citoyens et medias

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  • 1. Guide pratique pour un dialogue entre citoyens et Media Citoyens et media Prof. Jamal Eddine NAJI Chaire UNESCO/ORBICOM Rabat Organisation Marocaine des Droits de lHomme (OMDH). CI/COM/VG/2006/RP/3
  • 2. Guide pratique pour un dialogue entre citoyens et Media Citoyens et media Prof. Jamal Eddine NAJI Chaire UNESCO/ORBICOM Rabat Organisation Marocaine des Droits de lHomme (OMDH).
  • 3. Responsable de projet et coordonnateur pour lUNESCO : Dr.Vladimir GAI Direction de recherche : Chaire Orbicom/Unesco Raba en Communication publique et communautaire Analyse et rdaction : Prof. Jamal Eddine NAJI Coordination pour lOMDH : Mme Amina Bouayach, Mr Abdallah Oualladi Recherche et enqute : Mme Meriem Ben Khouya, Mme Amina El Gani et Mr Assem Mohydin Maquette et Graphisme : Rachid Jankari, Hicham Rahmaoui Impression : Editions Maghrbines Premire dition 2006 Copyright UNESCO Tous droits rservs. La reproduction dun extrait quelconque de ce livre, par quelque procd que ce soit, tant lectronique que mcanique, est interdite sans lautorisation crite de lditeur. Les organisations sans but lucratif peuvent cependant copier et distribuer librement des extraits de cette publication dans la mesure o elles nen tirent aucun avantage nancier. Les appellations employes dans cette publication et la prsentation des donnes qui y gurent nimpliquent de la part de lUNESCO aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorits, ni quant au trac de leurs frontires ou limites. Les auteurs sont responsables du choix et de la prsentation des faits gurant dans cet ouvrage, ainsi que des opinions qui y sont exprimes, lesquelles ne sont pas ncessairement celles de lUNESCO et nengagent pas lOrganisation. .
  • 4. Prface 5 Introduction 8 A. Le contrat Mdias et citoyens en 7 questions. 15 1. Pourquoi les citoyens doivent-ils sorganiser dans la sphre des mdias? 18 o Rfrentiel universel 18 o Rfrentiel de lONU et de la socit civile 20 o Le concept de l intrt public 23 o Dmocratie et dmocratisation de la communication 26 2. Qui sorganise? Quel type dorganisation choisir? 29 o Un champ ferm 29 o Citoyens volontaires pour le dialogue 31 o Une conance mutuelle 35 o Droits et responsabilits des citoyens 37 o Trois options dorganisation 43 3. O et Comment sorganiser? 54 o Diversit des prols et des centres dintrt 55 o Un membre crdible et qui cotise 58 o Soutien au nancement des mdias 60 o Institutionnaliser le volontariat citoyen 63 o Mcanismes internes dorganisation 67 4. Quand sorganiser? Avec quelles consquences et perspectives? 72 o Lintrusion du pouvoir conomique 74 o Le d du dcit dmocratique 78 o La ncessaire contextualisation 84 B. Perspectives dapplications en Afrique francophone 92 o Dimportantes mutations en cours 94 o Peu dintrt de la socit civile pour les mdias 96 o Absence de la notion de participation aux mdias 97 o Souci de mdiatisation des activits des ONG 100 o Souhait critique pour une organisation citoyenne 106 o Le poids du contexte de pays en dveloppement 108 C. Annexes 114 SOMMAIRE
  • 5. Cest au Sommet mondial sur la socit de linformation que les reprsentants des peuples du monde ont proclam leur volont et leur dtermination communes ddier une socit de linformation dimension humaine, inclusive et privilgiant le dveloppement, une socit de linformation, dans laquelle chacun ait la possibilit de crer, dobtenir, dutiliser et de partager linformation et le savoir et dans laquelle les individus, les communauts et les peuples puissent ainsi mettre en uvre toutes leurs potentialits en favorisant leur dveloppement durable et en amliorant leur qualit de vie, conformment aux buts et aux principes de la Charte des Nations Unies ainsi quen respectant pleinement et en mettant en oeuvre la Dclaration universelle des droits de lhomme . Ils ont convenu que Les mdias traditionnels, quelle que soit leur forme, jouent un rle important dans la socit de linformation et les TIC devraient y contribuer . LEngagement de Tunis reconnat la libert dexpression et la libre circulation des informations, des ides et du savoir comme facteurs essentiels de la socit de linformation et du dveloppement, limportance capitale de laccs universel linformation, du respect de la diversit culturelle et linguistique et le rle des mdias. LUNESCO sest attache accrotre le rle de la radiotlvision de service public en tant que service unique dont la spcicit est doffrir un accs universel linformation et la connaissance par des programmes diversis et de qualit, rpondant aux besoins, aux proccupations et aux aspirations des diffrents groupes cibles ; renforcer les organismes de radiotlvision de service public jouissant dune indpendance ditoriale, lobjectif tant de leur permettre de remplir leur mission culturelle et ducative ; nouer des alliances stratgiques avec les principaux professionnels intresss, les dcideurs, et la socit civile ; et promouvoir les mouvements associatifs en faveur des mdias et dune radiotlvision de qualit. En coopration avec les organisations professionnelles telles que lAsia Pacic Institute for Broadcasting Development (AIBD), la Commonwealth Broadcasting Association (CBA), le Conseil mondial de Radio et Tlvision (CMRTV), ainsi quavec des associations de citoyens et de mdias, Prface 3
  • 6. entre autres, du Royaume-Uni, du Canada et du Pakistan, lUNESCO partage les bonnes pratiques qui existent dans ce domaine pour faciliter la participation citoyenne dans la socit via les mdias lectroniques, en particulier la radiotlvision publique, la radio communautaire et les centres multimdias communautaires. LUNESCO soutient les associations de citoyens intresss par une radiotlvision de qualit et des mdias citoyens et encourage un dialogue entre les citoyens et les mdias, plus particulirement la socit civile et les radio-tldiffuseurs. Plusieurs runions ont t organises aboutissant la conclusion que la participation dun important groupe de partenaires - les citoyens de chaque pays constituant laudience est un maillon faible dans les rapports entre les principaux partenaires tels que les radio-tldiffuseurs, les gouvernements, les rgulateurs et les citoyens. Selon les participants, une solide relation base sur la conance mutuelle entre les citoyens et les radio-tldiffuseurs est essentielle lexistence dorganisations des medias forts et libres et au fonctionnement dune dmocratie saine. Des publications ont t prpares et distribues, un site web lanc, intitul Citizens Media Dialogue ayant pour but daider les associations des mdias citoyens (http://www.wiredet.com/cmd/). Les termes exacts selon lesquels le dialogue devrait tre men varient dune socit lautre. Cependant, le principe sous-jacent doit tre bas sur une conance mutuelle. Cette conance repose en premier lieu sur la comprhension par le public des contraintes pratiques auxquelles les mdias (en particulier la radio et la tlvision) font face : contraintes de temps, dpendance vis--vis des revenus commerciaux et des subventions gouvernementales. En second lieu, elle repose sur la conance du public envers les radio-tldiffuseurs et les mdias en gnral, favorise par la promotion dun dialogue entouteintgritprofessionnelle, sans exploitation des ns promotionnelles. Cette publication intitule Citoyens et mdia rdige par le professeur Jamal Eddine Naji, expert de renomme de la communication et les mdias, dcrit le contexte de certains pays francophones africains et maghrbins et propose 4
  • 7. les bonnes pratiques recommander par rapport leurs identits et leurs spcicits de contexte. La publication contient un certain nombre dapproches, conseils et modles possibles, tirs dexpriences avances dans dautres rgions, et qui pourraient servir les citoyens et les socits civiles de ces pays promouvoir leur participation dans les mdias lectroniques. Dr Abdul Waheed Khan Sous-directeur-gnral pour la Communication et lInformation. UNESCO 5
  • 8. Lvolution historique et technologique des mdias, travers le monde, nous apprend une leon : apparition dun type de mdias, souvent grce plusieurs inventeurs et/ou diffrentes socits humaines rpartis sur tout le globe, prote dans un premier temps, quasi exclusivement, llite, aux puissants, aux minorits nanties. Puis, progressivement, selon des rythmes et modes qui diffrent dune socit une autre, dune aire culturelle ou civilisationnelle une autre, le nouveau mdia se gnralise, devient populaire , dans le sens dun mdia trs large audience au point de devenir une prsence ordinaire connue de tout le monde dans une socit. Ce fut le cas tout le long du sicle dernier, pour la presse crite, puis le cinma, puis la radio, puis la tlvision, et maintenant, avec ce nouveau sicle, le mouvement est en cours pour lInternet. Du moins la communaut internationale lappelle de tous ses vux, notamment depuis le premier Sommet mondial sur la socit de linformation, le SMSI deux rounds (Genve 200