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Terme Définition Abdication Action de renoncer à une dignité souveraine. En Belgique, ce terme ne s´applique qu´à la fonction royale. L´abdication du roi n´est pas prévue par la Constitution, pas plus que l´éventualité du refus du prince héritier d´accéder au trône. Ce mutisme de la Constitution ne signifie pas que l´abdication soit inconstitutionnelle. Le roi peut abdiquer pour diverses raisons : état de santé, préférence personnelle, difficultés politiques… L´histoire politique de la Belgique ne compte qu´une abdication, celle du roi Léopold III, le 16 juillet 1951. Celleci s´est située au terme de la Question royale qui avait eu pour enjeu la politique de guerre et l´éventualité du retour en Belgique du roi Léopold III. Après la consultation populaire du 12 mars 1950 qui avait fait apparaître l´existence d´une majorité favorable à son retour (mais avec de grandes différences régionales), et après les élections législatives du 4 juin 1950 qui avaient donné aux sociauxchrétiens la majorité des sièges dans les deux Chambres, le roi était rentré le 22 juillet. Un mouvement d´opposition émaillé de violences s´était alors déclenché, surtout dans les centres industriels wallons. L´exercice des pouvoirs constitutionnels du roi avait été délégué le 11 août 1950 à son fils, le prince héritier Baudouin, qui devint roi le 17 juillet 1951 au lendemain de l´abdication de Léopold III.   Abrogation Acte qui met fin à la validité d’une disposition légale ou réglementaire. Pour entrer en vigueur, une disposition légale doit être votée, sanctionnée, promulguée et publiée au Moniteur belge. Une disposition réglementaire (arrêté royal ou arrêté de gouvernement) doit être adoptée par l’exécutif et publiée au Moniteur belge. Pour cesser d’être en vigueur, la disposition doit être abrogée. Elle l’est le plus souvent par une nouvelle disposition juridique qui mentionne explicitement l’abrogation du texte : c’est l’abrogation expresse. Parfois, l’abrogation est implicite, lorsqu’elle résulte d’une incompatibilité entre les dispositions d’une loi nouvelle et celles d’une loi plus ancienne, incompatibilité dont ni le législateur ni le §Conseil d’État§ ne se seraient aperçus au moment de la rédaction du nouveau texte. Dans ce dernier cas les dispositions les plus anciennes sont implicitement abrogées. L’abrogation ne doit pas être confondue avec l’annulation d’une disposition légale ou réglementaire. Une norme annulée est supposée n’avoir jamais existé : l’annulation a un effet rétroactif. L’abrogation met fin à l’application d’une norme : elle ne concerne que l’avenir.   Absentéisme politique Absence des électeurs ou des élus au moment de remplir des obligations civiques. L´absentéisme des électeurs consiste en leur nonparticipation aux scrutins. Il se mesure par la différence entre le nombre d´électeurs inscrits et le nombre d´électeurs ayant déposé un bulletin ou une carte magnétique dans l´urne. Dans un pays comme la Belgique  le vote est obligatoire, il ne peut y avoir, en droit, d´absentéisme pur et simple. Mais il y a un absentéisme de fait qui est soit excusé (personnes incapables de se déplacer pour raison 

Vocabulaire politique du crisp

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Le vocabulaire politique est mis à la disposition du public par le Centre de recherche et d´information socio-politiques (CRISP). Il constitue un lexique de termes qui sont d´usage courant dans la vie politique mais aussi socio-économique en Belgique. Source : http://www.vocabulairepolitique.be/

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Terme  Définition 

Abdication  Action de renoncer à une dignité souveraine. En Belgique, ce terme ne s´applique qu´à la fonction royale. L´abdication du roi n´est pas prévue par la Constitution, pas plus que l´éventualité du refus du prince héritier d´accéder au trône. Ce mutisme de la Constitution ne signifie pas que l´abdication soit inconstitutionnelle. Le roi peut abdiquer pour diverses raisons : état de santé, préférence personnelle, difficultés politiques… L´histoire politique de la Belgique ne compte qu´une abdication, celle du roi Léopold III, le 16 juillet 1951. Celle‐ci s´est située au terme de la Question royale qui avait eu pour enjeu la politique de guerre et l´éventualité du retour en Belgique du roi Léopold III. Après la consultation populaire du 12 mars 1950 qui avait fait apparaître l´existence d´une majorité favorable à son retour (mais avec de grandes différences régionales), et après les élections législatives du 4 juin 1950 qui avaient donné aux sociaux‐chrétiens la majorité des sièges dans les deux Chambres, le roi était rentré le 22 juillet. Un mouvement d´opposition émaillé de violences s´était alors déclenché, surtout dans les centres industriels wallons. L´exercice des pouvoirs constitutionnels du roi avait été délégué le 11 août 1950 à son fils, le prince héritier Baudouin, qui devint roi le 17 juillet 1951 au lendemain de l´abdication de Léopold III.   

Abrogation  Acte qui met fin à la validité d’une disposition légale ou réglementaire. Pour entrer en vigueur, une disposition légale doit être votée, sanctionnée, promulguée et publiée au Moniteur belge. Une disposition réglementaire (arrêté royal ou arrêté de gouvernement) doit être adoptée par l’exécutif et publiée au Moniteur belge. Pour cesser d’être en vigueur, la disposition doit être abrogée. Elle l’est le plus souvent par une nouvelle disposition juridique qui mentionne explicitement l’abrogation du texte : c’est l’abrogation expresse. Parfois, l’abrogation est implicite, lorsqu’elle résulte d’une incompatibilité entre les dispositions d’une loi nouvelle et celles d’une loi plus ancienne, incompatibilité dont ni le législateur ni le §Conseil d’État§ ne se seraient aperçus au moment de la rédaction du nouveau texte. Dans ce dernier cas les dispositions les plus anciennes sont implicitement abrogées. L’abrogation ne doit pas être confondue avec l’annulation d’une disposition légale ou réglementaire. Une norme annulée est supposée n’avoir jamais existé : l’annulation a un effet rétroactif. L’abrogation met fin à l’application d’une norme : elle ne concerne que l’avenir.   

Absentéisme politique 

Absence des électeurs ou des élus au moment de remplir des obligations civiques. L´absentéisme des électeurs consiste en leur non‐participation aux scrutins. Il se mesure par la différence entre le nombre d´électeurs inscrits et le nombre d´électeurs ayant déposé un bulletin ou une carte magnétique dans l´urne. Dans un pays comme la Belgique où le vote est obligatoire, il ne peut y avoir, en droit, d´absentéisme pur et simple. Mais il y a un absentéisme de fait qui est soit excusé (personnes incapables de se déplacer pour raison 

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médicale, décédées après l´établissement de la liste électorale, en voyage à l´étranger le jour de l´élection, ne jouissant pas des droits civils et politiques, etc.), soit réprimé par des peines très légères (pour autant qu´il soit poursuivi). L´obligation de voter introduite dans la Constitution belge en 1893 a fait baisser le taux d´absentéisme de 16 % en 1892 à environ 6,5 % en 1894. Lors des élections pour la Chambre des représentants de 2010, le taux d´absentéisme était dans l´ensemble du pays de 10,8 % en moyenne, sans que l´on puisse distinguer l´absentéisme excusé et l´absentéisme répréhensible. Lors des élections régionales et communautaires de 2009, le taux d´absentéisme était de 11 % en Région wallonne, de 15,7 % en Région de Bruxelles‐Capitale et de 7,5 % en Région flamande. L´absentéisme des élus se traduit par leur non‐participation aux séances parlementaires. Ces absences peuvent être justifiées par la maladie, par un voyage officiel, par la présence dans une autre assemblée qui tient une séance au même moment, voire par l´abandon de séance par un groupe politique en guise de protestation. La plupart des assemblées parlementaires, confrontées à l´absentéisme des élus, ont adopté des règlements visant à pénaliser les députés en cas d´absence trop importante lors du vote en séance plénière. À la Chambre des représentants, le règlement prévoit que si le parlementaire a pris part sans excuse admise à moins de 80 %, 70 % ou 50 % des votes en séance plénière, son indemnité parlementaire sera amputée respectivement de 10 %, 30 % ou 60 %. Le règlement de l´Assemblée de la Commission communautaire française tout comme le statut du membre du Parlement flamand prévoient que l´indemnité des parlementaires absents sera amputée dans les mêmes proportions que celles prévues pour la Chambre des représentants. Le Parlement bruxellois (et, par la même procédure, l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune) a adopté le même régime de sanction et l´a étendu aux absences régulières lors des réunions des commissions, mais tant en séance plénière qu´en commission, on considère comme présent le membre qui a participé à la majorité des votes inscrits à l´ordre du jour. Quant au Parlement de la Communauté germanophone, ses membres recevant des jetons de présence, ils sont d´office sanctionnés en cas d´absence. Si ces mesures incitent les parlementaires à participer à ce moment crucial dans la vie des assemblées qu´est celui du vote des lois, décrets ou ordonnances selon les cas, des motions de méfiance et de vote de confiance, des propositions de résolution, etc., elles ne règlent toutefois pas la question de leur participation active à l´ensemble des travaux de leur assemblée. Voir aussi : abstention et abstentionnisme.  

Abstention  Refus d´un électeur de voter lors d´un scrutin, ou refus d´un membre d´une assemblée de participer à un vote au sein de l´assemblée. L´abstention est l´acte posé par une personne présente au moment d´un vote ou d´une élection, et par lequel elle indique son refus de se prononcer, de faire un choix entre les candidats ou les propositions en compétition. L´abstention étant un refus de voter, elle ne peut être assimilée à un « oui » ou à un « non » comme certains croient devoir le faire. Il s´ensuit que, dans tous les cas, les abstentions ne 

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sont pas prises en compte dans la dévolution des sièges et dans les calculs de la majorité. Elles ne renforcent pas la position majoritaire comme on le pense souvent. Dans une assemblée, le membre qui s´abstient est présent ; il participe dès lors au quorum des présences. Par contre, comme il ne vote pas, son abstention n´intervient pas pour fixer le chiffre de la majorité : une proposition sera adoptée si elle recueille plus de la moitié des suffrages, compte non tenu des abstentions. Voir aussi : abstentionnisme.  

Abstentionnisme  Comportement d´un électeur qui refuse de voter lors d´un scrutin, ou comportement d´un membre d´une assemblée qui refuse de participer à un vote au sein de l´assemblée. Si, dans le langage courant, l´abstentionnisme est souvent confondu avec l´absentéisme, il convient toutefois d´établir une distinction entre absence et abstention. L´abstentionnisme des électeurs peut prendre la forme d´un vote blanc : l´électeur ne choisit aucune liste et aucun candidat et il remet un bulletin blanc (dans le cas du vote sur support papier), ou il valide un vote blanc (dans le cas du vote sur support électronique). Il peut aussi prendre la forme d´un bulletin que l´électeur a volontairement rendu nul, par exemple en écrivant ou en dessinant sur le bulletin papier ou encore en le déchirant. Le vote nul est rendu quasi impossible dans le cas du vote électronique. Dans le cas du vote sur support papier, le vote nul n´est pas nécessairement volontaire. Ainsi, un électeur peut rendre son bulletin de vote nul en ne le remplissant pas correctement (par exemple en le « panachant », c´est‐à‐dire en portant son choix sur plusieurs candidats appartenant à des listes différentes), ou en faisant par inadvertance une marque qui sera considérée par le bureau de dépouillement comme suffisante pour rejeter le bulletin, parce qu´elle pourrait permettre d´identifier l´électeur. Dans un pays où le vote est obligatoire comme en Belgique, le taux d´abstentionnisme est plus élevé que dans les pays où cette obligation n´existe pas. Il n´est cependant pas possible de distinguer l´abstentionnisme volontaire de l´involontaire, de même qu´aucune donnée ne permet de quantifier séparément les votes nuls et les votes blancs. Aux élections pour la Chambre des représentants de 2010, le taux d´abstentionnisme était en moyenne pour le pays de 5,8 %. Lors des élections régionales et communautaires de 2009, le taux d´abstentionnisme était de 7,7 % en Région wallonne, de 5 % en Région de Bruxelles‐Capitale et de 5,5 % en Région flamande L´abstentionnisme des élus est un refus de voter : le membre qui s´abstient est présent au moment du vote et il participe au quorum des présences. Mais ce membre ne vote pas. Son abstention n´entre donc pas en compte dans le calcul de la majorité : l´abstention ne peut en effet pas être interprétée comme un vote « oui » ou un vote « non ». Par exemple : dans une assemblée, 51 membres sont présents au moment du vote ; 25 répondent « oui » et 24 répondent « non » : l´assemblée a adopté la proposition à la majorité absolue, deux membres s´étant abstenus. Comme il n´est pas normal qu´un membre n´émette pas de vote, il est généralement demandé de justifier son abstention.   

Page 4: Vocabulaire politique du crisp

Accord de coopération 

Convention négociée entre Autorité fédérale, régions et communautés, ou certaines d´entre elles, afin d´accroître la collaboration et d´éviter des controverses entre ces entités. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Accord de gouvernement 

Accord négocié entre les partis appelés à former une nouvelle coalition. Des accords de gouvernement sont négociés aussi bien au niveau fédéral que pour la formation des gouvernements de communauté ou de région. Ces accords n´ont pas de valeur juridique, mais ils lient politiquement les partis qui forment un gouvernement sur la base d´un compromis entre les programmes des diverses composantes de la coalition. Le texte de l´accord est soumis aux assemblées des partis appelés à constituer une coalition gouvernementale, assemblées qui approuveront ou refuseront la participation de leur parti à la coalition. On y trouve consigné le programme détaillé du nouveau gouvernement, accompagné d´indications sur le calendrier de réalisation. Le texte figure généralement en annexe de la déclaration gouvernementale. On a observé au fil des dernières décennies une évolution vers l´élaboration de textes d´accords gouvernementaux de plus en plus détaillés et précis. Le temps de la négociation pour la formation des gouvernements est ainsi devenu un temps de décision.   

Accord de la Saint‐Michel 

Accord politique conclu le 28 septembre 1992 entre les présidents des partis de la majorité au niveau national. L´accord de la Saint‐Michel a été conclu entre les partis sociaux‐chrétiens et socialistes francophones et flamands. Il fut remanié dans son volet financement le 30 octobre 1992 avec la participation de trois partis susceptibles de faire l´appoint pour la majorité spéciale au Parlement (Écolo, Agalev et la Volksunie). Il prévoyait une révision de la Constitution destinée à modifier les structures de l´État, des communautés et des régions dans le but de faire de la Belgique un État fédéral (article premier de la Constitution) et à permettre à la Région wallonne et à la Commission communautaire française (COCOF) d´exercer des compétences de la Communauté française (article 138). Il prévoyait également un nouveau transfert de compétences de l´État central vers les régions et, de façon marginale, vers les communautés. Outre le transfert des moyens financiers liés à l´exercice des compétences nouvellement transférées, l´accord prévoyait aussi une amélioration du financement des communautés par une augmentation de leur dotation IPP et son adaptation à la croissance du PNB. Il a principalement été mis en œuvre, outre la révision de la Constitution, par la loi spéciale visant à achever la structure fédérale de l´État et par la loi ordinaire visant à achever la structure fédérale de l´État, toutes deux publiées au Moniteur belge le 20 juillet 1993. Le transfert de l´exercice de compétences de la Communauté française vers la Région wallonne et la Commission communautaire française a été organisé par l´accord de la Saint‐Quentin. Voir aussi : transfert de compétences   

Page 5: Vocabulaire politique du crisp

Accord interprofessionnel 

Compromis négocié par les interlocuteurs sociaux en dehors du cadre formel de la concertation sociale, au niveau national et pour l´ensemble du secteur privé, visant à traiter l´ensemble des revendications sociales. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Accord de la Saint‐Quentin 

Accord politique conclu le 31 octobre 1992 en vue d´organiser le transfert de compétences de la Communauté française vers la Région wallonne et la Commission communautaire française. Le but poursuivi par ce transfert de compétences était d´alléger les finances de la Communauté française en transférant certaines de ses compétences sans transférer la totalité des budgets qui leur étaient liés, le solde restant à la disposition de la Communauté française pour mener sa politique dans les compétences dont elle continuait à assurer l´exercice. L´accord de la Saint‐Quentin a été conclu entre le PS, le PSC et Écolo. Il a été mis en œuvre après le vote de la révision de la Constitution prévue par l´accord de la Saint‐Michel et destinée à permettre ce type de transfert (article 138 nouveau de la Constitution). Il a nécessité l´adoption de décrets spéciaux votés dans toutes les assemblées concernées : le Conseil de la Communauté française, le Conseil régional wallon, l´Assemblée de la Commission communautaire française (COCOF). Les compétences totalement ou partiellement transférées à la Région wallonne et à la Commission communautaire française concernent des matières culturelles (les infrastructures sportives, le tourisme, la promotion sociale), des matières personnalisables (une partie de la politique de santé, une partie de la politique familiale, la politique d´aide sociale, la politique d´accueil et d´intégration des immigrés, la politique des handicapés et la politique du troisième âge) et quelques éléments de la politique d´enseignement (le transport scolaire et la gestion, avec la Communauté française, de six sociétés d´administration des bâtiments scolaires).   

Accords du Lambermont 

Accords conclus le 16 octobre 2000 et le 23 janvier 2001 entre les composantes de la majorité au niveau fédéral (les partis libéraux, socialistes et écologistes flamands et francophones). Le 16 octobre 2000 a été conclu l´accord du Lambermont I ou de la Sainte‐Thérèse. Le 23 janvier 2001 a été conclu l´accord du Lambermont II ou de la Saint‐Polycarpe. Ces accords comprennent deux volets : ‐ un volet institutionnel qui prévoit que de nouvelles compétences de l´Autorité fédérale seront transférées aux régions. Ce transfert concerne l´agriculture, le commerce extérieur et les pouvoirs locaux. L´accord prévoit également le transfert aux communautés et aux régions de certaines parties de la coopération au développement. Ce volet a été mis en œuvre par la loi spéciale du 13 juillet 2001 portant transfert de diverses compétences aux régions et communautés (Moniteur belge, 3 août 2001), sauf en ce qui concerne la coopération au développement restée de compétence fédérale ; ‐ un volet financier qui prévoit un important refinancement pour les communautés et une forte augmentation de l´autonomie fiscale des régions. Ce volet a été mis en œuvre par la loi spéciale du 13 juillet 2001 portant 

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refinancement des communautés et extension des compétences fiscales des régions (Moniteur belge, 3 août 2001).   

Actiris  Organisme chargé du placement des demandeurs d´emploi dans la Région de Bruxelles‐Capitale. Contrairement à la Région wallonne et à la Communauté germanophone qui ont mis sur pied des organismes chargés à la fois du placement des demandeurs d´emploi et de la formation professionnelle, dans la Région de Bruxelles‐Capitale, des organismes distincts ont été créés pour ces deux missions. Le placement des demandeurs d´emploi est du ressort d´un organisme régional, ACTIRIS, anciennement Office régional bruxellois de l´emploi (ORBEM), en néerlandais, Brusselse Gewestelijke Dienst voor Arbeidsbemiddeling (BGDA), tandis que la formation professionnelle est du ressort de deux organismes communautaires, Bruxelles Formation et le Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en Beroepsopleiding (VDAB), ce dernier étant chargé non seulement de la formation professionnelle mais également du placement des demandeurs d´emploi dans la région de langue néerlandaise. L´ordonnance du 18 janvier 2001 portant organisation et fonctionnement de l´Office régional bruxellois de l´emploi charge l´ORBEM de mettre en œuvre la politique régionale de l´emploi et d´assurer le fonctionnement du marché du travail. ACTIRIS qui reprend l´ensemble des missions de l´ORBEM est l´intermédiaire officiel entre les demandeurs d´emploi et les employeurs qui recherchent de la main‐d´œuvre. Ses missions sont énumérées dans le contrat de gestion qui le lie au gouvernement de la Région de Bruxelles‐Capitale. Il met en œuvre les programmes de remise au travail des chômeurs décidés par le gouvernement régional. Il verse diverses indemnités aux personnes qui font appel à lui, notamment l´intervention dans la rémunération des chômeurs involontaires d´âge avancé, handicapés ou considérés comme difficiles à placer, qui sont recrutés à son intervention, l´intervention dans les frais de réinstallation des travailleurs en chômage, l´intervention dans la rémunération des travailleurs touchés par la reconversion de leur entreprise, etc. L´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011 prévoit le transfert aux régions d´une nouvelle compétence qui concerne l´emploi (le contrôle des chômeurs). Lorsque cet accord sera mis en œuvre, il est possible que ce transfert ait des répercussions sur les missions d´Actiris. ACTIRIS est géré paritairement par des représentants des organisations patronales et des syndicales. Site d´Actiris   

Administration  Ensemble des moyens matériels et humains organisés par l´État ou une autre collectivité politique pour exécuter ses tâches d´intérêt général. L´administration comprend l´ensemble des services et des organismes mis à la disposition du pouvoir exécutif pour mettre en œuvre sa politique et faire appliquer la législation. L´Autorité fédérale, les entités fédérées, les provinces et les communes disposent de services administratifs. Au niveau fédéral les ministères ont été transformés en services publics fédéraux (SPF). Au sens large, l´administration comprend aussi des organismes d´intérêt public, que les autorités publiques créent pour exécuter des missions spécifiques 

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qu´elles leur confient. Ces organismes disposent d´une autonomie de gestion propre à leur statut. Aux États‐Unis, lorsqu´un nouveau parti politique arrive au pouvoir après une élection présidentielle, une grande partie du personnel administratif est renouvelée. La Belgique se rattache à une autre tradition, dans laquelle l´administration représente un facteur de stabilité et de continuité par rapport aux changements d´équipe dirigeante au gouvernement, ce qui ne signifie pas que l´administration est indépendante du pouvoir politique. La politisation de l´administration recouvre notamment les mécanismes d´influence des partis sur les nominations de fonctionnaires. Le régime juridique de l´administration est défini par le droit administratif, qui comprend des règles communes à tous les niveaux de pouvoir et des règles variables selon les pouvoirs. Les contentieux entre les personnes ou les entreprises et l´administration sont jugés par des juridictions administratives, par le Conseil d´État ou par les cours et tribunaux. Le recours contre la décision d´une juridiction administrative est de la compétence exclusive du Conseil d´État. Voir aussi : fonction publique portail fédéral   

Affaires courantes  Affaires généralement traitées par un gouvernement démissionnaire. En cas de démission d´un gouvernement de communauté ou de région, la loi dispose qu´il expédie les affaires courantes en attendant la nomination d´un nouveau gouvernement. En cas de démission du gouvernement fédéral, le gouvernement démissionnaire peut traiter toutes les affaires sauf si le roi, ayant accepté la démission, restreint ses pouvoirs en le chargeant d´expédier les affaires courantes. Ces affaires sont dites courantes dans la mesure où elles constituent la trame normale et quotidienne de la fonction gouvernementale. La notion d´affaires courantes n´a été définie par aucune disposition de droit écrit. On considère généralement qu´elle désigne un ensemble de décisions de gestion journalière indispensables à la continuité du service public ainsi que des décisions qui ne souffrent pas de retard. On considère au contraire qu´elle ne peut couvrir des choix politiques nouveaux, ni de décisions à propos de l´objet du désaccord qui est à l´origine de la démission du gouvernement. Au niveau fédéral, il faut observer qu´un collège de juristes consulté en janvier 1974 a considéré qu´ « en l´absence de gouvernement ayant le plein exercice de ses pouvoirs, les membres du Parlement ne peuvent déposer utilement une proposition de déclaration de révision de la Constitution, ni discuter pareille proposition ou projet : la déclaration est, en effet, un acte du « pouvoir législatif » tout entier auquel doivent collaborer ses trois branches ».   

Agence de notation  Organisme privé qui évalue le risque de solvabilité financière d´entreprises, de banques et d´organismes publics dont des États. Ces agences ont une triple fonction. Premièrement : la notation. Des émetteurs de titres de dette, tels que des obligations, sollicitent contre rémunération une évaluation qui leur permettra, dans l´hypothèse d´une note favorable, d´accéder à moindre coût au marché du crédit. Les agences procèdent également à certaines notations de leur propre initiative. Le champ d´intervention des agences peut être national ou transnational. Dans le second cas, trois 

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agences dominent le marché : Standard & Poor´s, Moody´s et Fitch. Deuxièmement : une activité d´information et de conseil. Les agences de notation vendent les informations statistiques et financières qu´elles récoltent dans le cadre des analyses qu´elles mènent pour établir leurs notations. Troisièmement : la participation à la création et l´évaluation, dans un second temps, de produits structurés, contenant par exemple les subprimes. Les origines de la notation financière remontent à 1868. L´objectif est alors de réduire les asymétries d´information dont pâtissent les investisseurs désireux de confier leur épargne aux grandes sociétés de chemin de fer. En 1909, John Moody propose un système de notation sous forme de lettres (de Aaa à C). Il sera globalement repris par les autres agences. Ce rating influence, via le taux d´intérêt pratiqué par les organismes prêteurs, le coût de financement des instances notées. Ces dernières années, des critiques de plus en plus fréquentes se sont élevées à l´égard de ces agences. Celles‐ci facturent leurs services aux émetteurs de titres de dette, ce qui pose la question de possibles conflits d´intérêt. Les agences pourraient en effet favoriser leurs clients en leur attribuant une bonne note. Suite à la faillite d´Enron (2001), à la crise des subprimes et à celle de la dette publique des États européens et des États‐Unis, on reproche également aux agences d´avoir dégradé trop tard et de manière sévère la note d´entreprises ou d´États déjà en grande difficulté, ne faisant que précipiter leur chute. Des initiatives ont été prises, aux États‐Unis comme en Europe, pour encadrer les agences de notation et leur imposer une plus grande transparence. Leurs effets restent limités et les appels persistent à une réforme radicale du système.   

Agglomération  Organe supra‐communal de droit public chargé de l´exercice de certaines compétences communales. L´agglomération est une institution supra‐communale introduite dans la Constitution en 1970 (articles 108bis et 108ter de l'époque). En application de cette révision de la Constitution, la loi du 26 juillet 1971 fixait les règles générales de fonctionnement de ces nouvelles institutions. Cette loi énumérait cinq agglomérations à créer : Anvers, Charleroi, Gand, Liège et Bruxelles. Seule l´agglomération de Bruxelles fut mise sur pied en 1971 : pour les dix‐neuf communes constituant l´arrondissement administratif de Bruxelles‐capitale, une série de compétences communales étaient transférées à l´agglomération, et ce en matière d´aménagement du territoire, d'environnement, d´enlèvement et de traitement des immondices, de transport public, de lutte contre l´incendie, d´aide médicale urgente, d´expansion économique, etc. L´agglomération était dotée d´un conseil d'agglomération (assemblée délibérante adoptant des règlements) et d´un collège (exécutif). Les élections pour le conseil de l´agglomération de Bruxelles se déroulèrent le 21 novembre 1971. Le dispositif adopté prévoyait la répartition des conseillers en deux groupes linguistiques et la parité linguistique au sein du collège. La liste du Rassemblement bruxellois emporta la majorité des sièges. La présence sur cette liste à majorité francophone de candidats réputés flamands lui valut une représentation dans les deux groupes linguistiques et des échevins tant francophones que flamands. La 

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majorité politique au sein des organes de l´agglomération avait alors une autre orientation que la majorité gouvernementale et que la majorité provinciale dans le Brabant. Il en résulta des blocages de décision. Contrairement à ce que prévoyait la loi, il n´y a pas eu d´autre élection d´agglomération que celle du 21 novembre 1971. L´agglomération bruxelloise avait également été dotée de deux commissions de la culture, respectivement française et néerlandaise, composées de membres élus par le groupe linguistique correspondant au conseil d´agglomération. Séparément ou réunies, les commissions exerçaient des compétences de pouvoir organisateur en matière de culture et d´enseignement. Les compétences et le mode de fonctionnement de l´agglomération ont été réformés par la loi du 21 août 1987, qui enlevait notamment à l´agglomération bruxelloise les compétences qui avaient été régionalisées en 1980. La loi spéciale relative aux institutions bruxelloises du 12 janvier 1989 n'a pas supprimé formellement l'agglomération de Bruxelles mais a confié l'exercice de ses compétences résiduelles – lutte contre l´incendie et aide médicale urgente, enlèvement et traitement des immondices, réglementation sur les taxis et coordination des activités communales – au Parlement et au gouvernement de la Région de Bruxelles‐Capitale. Les compétences des commissions de la culture ont été reprises par les commissions communautaires.   

Altermondialisme  Cette définition sera bientôt mise en ligne. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Amendement  Proposition de modification d’un texte soumis à une assemblée. L'amendement peut porter sur un projet ou sur une proposition de loi ou de décret, sur une proposition de résolution, etc. Il tend à modifier un texte soumis à approbation. Il émane soit d'un ou de plusieurs membres de l'assemblée, soit d'un ou de plusieurs membres du gouvernement. Les amendements doivent s'appliquer effectivement à l'objet précis du texte à modifier. La demande de suppression pure et simple d'un article n'est pas un amendement mais une demande de vote sur cet article. Un amendement supprimant tout le texte d'un projet ou d'une proposition pour y substituer un autre texte est irrecevable. L'auteur doit dans ce cas déposer une proposition nouvelle, soumise à la procédure de prise en considération quand elle est prévue par le règlement de l'assemblée. Que ce soit en commission ou en séance plénière, les amendements font l'objet d'un vote par lequel la commission ou l'assemblée les approuve ou les rejette.   

Apparentement  Système de répartition des sièges lors d´une élection selon lequel les listes de candidats peuvent additionner les voix qu´elles ont recueillies dans les diverses circonscriptions d´une même province. Dans un système de scrutin de listes dans lequel plusieurs sièges sont à attribuer dans chaque circonscription (ce qui le distingue du système uninominal), l´apparentement est un mécanisme correctif qui permet de respecter le mieux possible la représentation proportionnelle. La répartition des sièges par la méthode de l´apparentement provincial ne concerne plus actuellement en 

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Belgique que l´élection du Parlement wallon et les trois circonscriptions de Nivelles, Louvain et Bruxelles‐Hal‐Vilvorde§ pour l´élection de la (apparentement entre BHV et Nivelles d´une part, et entre BHV et Louvain d´autre part), les autres élections étant organisées soit sur la base de circonscriptions de la taille des provinces (Parlement flamand et Chambre des représentants à l´exception de l´ancienne province de Brabant), soit sur la base de circonscriptions de taille supérieure à celle des provinces (Sénat et Parlement européen), soit encore sur la base d´une circonscription unique (Parlement de la Région de Bruxelles‐Capitale et Parlement de la Communauté germanophone). L´apparentement doit faire l´objet d´une déclaration préalable à l´élection : sur le document officiel de présentation des candidatures dans chaque circonscription, les listes annoncent qu´elles font groupe au niveau de la province. N´accèdent toutefois à la répartition provinciale que les listes qui ont atteint le quorum de 0,33 (Chambre des représentants) ou 0,66 (Parlement wallon). Le quorum est le quotient électoral minimum qu´une liste doit obtenir dans au moins une des circonscriptions de la province pour pouvoir participer à l´apparentement. Les listes isolées, c´est‐à‐dire qui se présentent dans une seule circonscription de la province, qui obtiennent le quorum dans la circonscription où elles déposent leur liste, participent également à la répartition des sièges au niveau de la province. Ainsi, après qu´une première répartition des sièges ait été opérée au niveau de chaque circonscription, on procède à une seconde répartition, au niveau de la province, sur la base des voix non utilisées lors de la première répartition. Ne sont par ailleurs admises à la répartition provinciale que les listes qui franchissent le seuil de 5% des votes dans la province. En pratique, ce sont des listes appartenant à un même parti politique qui s´apparentent. Toutefois, depuis les élections de 2004, un mécanisme de groupement de listes proche de l´apparentement à été instauré en Région de Bruxelles‐Capitale. Ce mécanisme permet à des listes appartenant au même groupe linguistique (français ou néerlandais) de faire déclaration réciproque de groupement afin que leurs voix soient additionnées et que ce soit sur la base de leur total que s´effectue la dévolution des sièges. Il est à noter que l´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011 non encore traduit en termes juridiques prévoit la scission de la circonscription électorale de Bruxelles‐ Hal‐Vilvorde et la suppression de l´apparentement dans l´ancienne province de Brabant avec première application lors des élections à la Chambre de 2014. Exemple concret   

Appel  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Arrêt  Décision judiciaire prononcée par une cour d'appel, une cour du travail, une cour d'assises ou la Cour de cassation. La décision rendue par un tribunal s'appelle un jugement ; la décision rendue par une cour s'appelle un arrêt. Dans les litiges civils, les décisions rendues en référé, vu l'urgence, s'appellent des ordonnances. En cour d'assises, la réponse du jury aux questions qui lui sont posées est appelée verdict. L'acquittement ou la condamnation prononcés par la cour porte le nom d'arrêt. Des juridictions n'appartenant pas au pouvoir judiciaire 

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rendent également des arrêts. Il en est ainsi de la Cour constitutionnelle et du Conseil d´État (section d'administration). Au niveau européen, la décision rendue par la Cour de justice de l´Union européenne s'appelle également un arrêt.   

Arrêté  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Arrondissement  Subdivision du territoire utilisée pour organiser l´administration et la justice. On distingue l´arrondissement administratif et l´arrondissement judiciaire. L´arrondissement administratif est une subdivision d´une province ou correspond au territoire d´une province, à l´exception de l´arrondissement administratif de Bruxelles‐Capitale (19 communes bruxelloises) qui présente la particularité de couvrir un territoire sur lequel il n´existe plus de province et qui est le seul arrondissement bilingue français‐néerlandais. Il y a, pour un ou plusieurs arrondissements administratifs, un commissaire d´arrondissement qui remplit diverses missions pour le compte de l´Autorité fédérale, de la région et du gouverneur de province (dans l´arrondissement administratif de Bruxelles‐Capitale, ces missions sont attribuées au gouverneur de l´arrondissement). Le commissaire d´arrondissement est spécialement chargé, sous la direction du gouverneur dont il est l´adjoint direct, de veiller au respect des lois et des règlements d´administration générale. Il a des prérogatives similaires à celles du gouverneur en matière de maintien de l´ordre et est officier de police administrative. L´arrondissement judiciaire est une subdivision d´une province, à l´exception de l´arrondissement de Bruxelles qui recouvre l´arrondissement administratif de Bruxelles‐Capitale et l´arrondissement administratif de Hal‐Vilvorde|Bruxelles‐Hal‐Vilvorde§, situé en province de Brabant flamand. L´arrondissement judiciaire de Bruxelles est bilingue français‐néerlandais. Il existe 27 arrondissements judiciaires, qui comprennent chacun un procureur et ses substituts, un tribunal de première instance (dont fait partie le tribunal de la jeunesse), un tribunal de commerce, un tribunal du travail et un tribunal d´arrondissement. Chaque arrondissement judiciaire compte aussi au moins un tribunal de police (32 dans l´ensemble du pays). Les subdivisions territoriales que constituent l´arrondissement administratif et l´arrondissement judiciaire sont utilisées dans toute une série de réglementations pour en organiser l´application de manière décentralisée, jusqu´à des conventions collectives de travail conclues en sous‐commission paritaire et propres à certains arrondissements dans deux secteurs d´activité. Jusqu´il y a peu, la législation électorale appelait arrondissement électoral la subdivision territoriale au sein de laquelle les listes étaient déposées et les sièges attribués. La législation parle désormais de , mais l´ancienne appellation continue à être utilisée, notamment à propos de la circonscription de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde.   

Association européenne de 

Association économique regroupant l´Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse, au sein d´une zone de libre‐échange des produits industriels. En 1956, le Royaume‐Uni, hostile au projet d´union douanière des pays de la Communauté européenne du 

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libre‐échange (AELE) 

charbon et de l´acier (Benelux, France, Italie, République fédérale d´Allemagne), propose la création d´une grande zone de libre‐échange entre les pays de la CECA et les autres membres de l´OECE, l´Organisation européenne de coopération économique (Autriche, Benelux, Danemark, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Norvège, Portugal, République fédérale d´Allemagne, Royaume‐Uni, Suède, Suisse, Turquie). Cette démarche pousse alors les pays de la CECA à accélérer les négociations du traité de Rome, en 1957, qui institue une union douanière au sein du marché commun : c´est ainsi que naît la Communauté économique européenne (CEE). Suite à la ratification du traité de Rome et devant l´hostilité de la France à une grande zone de libre‐échange entre pays de l´OECE, le projet est abandonné au profit d´un autre, plus modeste. Le 4 janvier 1960 est signée la convention de Stockholm entre l´Autriche, le Danemark, la Norvège, le Portugal, le Royaume‐Uni, la Suède et la Suisse. Elle institue l´ Association européenne de libre‐échange, ou AELE (en anglais EFTA, European Free Trade Association), dont le siège est à Genève et qui est durant une décennie dominée politiquement et économiquement par le Royaume‐Uni. En vertu de l´union douanière avec la Suisse, le Liechtenstein applique également la convention AELE sans en être pour autant membre. L´AELE a comme mission principale l´établissement et l´administration d´une zone économique de libre‐échange des produits industriels, en dehors de la Communauté économique européenne. Elle est également chargée de gérer ses rapports avec l´extérieur, notamment avec la CEE, son premier partenaire commercial. Contrairement à l´Union européenne, elle ne poursuit aucune politique commune. De plus, elle ne prévoit aucune forme d´intégration européenne et ne fixe aucun tarif douanier extérieur. L´organe suprême de l´Association est un Conseil, secondé par un comité consultatif représentatif du monde économique, un comité de parlementaires et différents comités techniques. En 1970, l´Islande rejoint à son tour l´AELE tandis que le Danemark et le Royaume‐Uni quittent en 1973 l´Association pour rejoindre la CEE. Après le départ de ces membres fondateurs, l´AELE doit repenser ses liens avec la CEE. Cette dernière signe alors une série d´accords bilatéraux de libre‐échange des produits industriels avec les États membres de l´AELE en 1972‐73. Par la suite, la Finlande, associée depuis 1961 à l´AELE, en devient membre à part entière en 1986, année où le Portugal quitte l´association. Le Liechtenstein entre lui aussi dans l´AELE (1991) peu avant le départ, en 1995, de l´Autriche, de la Finlande et de la Suède pour l´Union européenne. Depuis l´accord de Porto, entré en vigueur en 1994, les États membres de l´Union européenne et ceux de l´AELE (excepté la Suisse) se trouvent réunis au sein de l´Espace économique européen (EEE).   

Association sans but lucratif (asbl) 

Groupement de personnes physiques ou morales qui poursuivent des objectifs non lucratifs. La Constitution belge reconnaît la liberté d´association. Celle‐ci peut prendre la forme juridique d´une association sans but lucratif (ASBL), regroupant des personnes physiques ou morales personne morale qui se livrent à des activités non lucratives. La loi du 27 juin 1921 instituant les ASBL a été modifiée par la loi du 2 mai 2002. L´ASBL a le statut de personne 

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morale, et ne cherche pas à procurer de gain matériel à ses membres. Des activités lucratives accessoires sont permises, pour autant qu´elles participent à la réalisation du but de l´association. La responsabilité et le patrimoine de l´ASBL sont distincts de ceux de ses membres. Les principaux domaines d´activité des ASBL sont la culture, l´action sociale, les convictions religieuses, la recherche, le sport, les loisirs, l´éducation et la défense des consommateurs. Il existe aussi de nombreuses associations de fait, qui n´ont pas pris la forme d´une ASBL, et qui vont de simples groupes informels et temporaires de citoyens aux syndicats et aux partis politiques. Les statuts de l´ASBL doivent être constatés par écrit, par un acte sous seing privé ou par un acte authentique. La loi énumère les mentions qui doivent obligatoirement se trouver dans les statuts. Parmi celles‐ci figurent la dénomination, les termes « association sans but lucratif » ou l´abréviation « ASBL », l´interdiction d´utiliser le terme « fondation », l´adresse, le but, l´identification des fondateurs, les attributions et le mode de convocation de l´assemblée générale et la destination de l´actif résultant de la liquidation éventuelle, qui doit être affecté à une fin désintéressée. L´ASBL est composée obligatoirement de deux organes, l´assemblée générale, qui doit compter au moins trois membres, et le conseil d´administration ; les statuts peuvent également instituer un délégué à la gestion journalière. Les statuts de l´ASBL, les actes relatifs à la nomination des administrateurs, une copie du registre des membres, et, le cas échéant, les actes relatifs à la nomination des personnes déléguées à la gestion journalière, des personnes habilitées à représenter l´ASBL et des commissaires, doivent être déposés au greffe du tribunal de commerce. Celui‐ci en transmet le cas échéant la demande de publication au Moniteur belge. En matière comptable, la loi établit trois catégories d´ASBL, chacune étant soumise à des obligations spécifiques. Les grandes ASBL remplissent deux des trois critères suivants : au moins 5 travailleurs occupés (en équivalents temps plein), au moins 250.000 euros de recettes, au moins 1.000.000 d´euros de patrimoine ; leur comptabilité doit être de type analogue à celle des sociétés commerciales. Parmi elles, les très grandes (au moins 50 travailleurs, au moins 6.250.000 euros de recettes, au moins 3.125.000 euros de patrimoine, ou bien plus de 100 travailleurs quel que soient les recettes et le patrimoine) doivent en outre faire appel à un réviseur d´entreprise. Les petites, c´est‐à‐dire toutes les autres, tiennent une comptabilité de type « débit‐crédit ». Toutes établissent leur comptabilité selon des schémas normalisés et déposent leurs comptes au greffe du tribunal de commerce, et, pour les grandes et les très grandes, à la Centrale des bilans de la Banque nationale de Belgique (BNB). La dissolution d´une ASBL peut être volontaire ou judiciaire (notamment en cas d´absence de dépôt des comptes relatifs à trois exercices consécutifs). L´association internationale sans but lucratif (AISBL) est une association de droit belge à but non lucratif d´utilité internationale.   

Autonomie constitutive 

Pouvoir d´auto‐organisation accordé, dans des matières précises, à des entités fédérées. L´expression d´autonomie constitutive peut tromper : il ne s´agit pas d´un droit, pour les entités fédérées qui 

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bénéficient de cette autonomie, de modifier elles‐mêmes la Constitution ou d´adopter leur propre Constitution. L´autonomie constitutive implique simplement que des entités fédérées peuvent adopter elles‐mêmes des règles concernant certains aspects de leur organisation qui sont actuellement réglés par la loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles. L´autonomie constitutive est un pouvoir d´auto‐organisation dans des matières précises, relatives à l´organisation du gouvernement ou du parlement d´une communauté ou d´une région. Actuellement, les articles 118 et 123 de la Constitution accordent cette autonomie à la Communauté française, à la Communauté flamande et à la Région wallonne. Elle n´est donc accordée ni à la Région de Bruxelles‐Capitale ni à la Communauté germanophone (ce qui pourrait changer à court ou moyen terme). L´autonomie constitutive est mise en œuvre par le parlement de la communauté ou de la région concerné : ce parlement peut modifier, pour ce qui concerne son entité fédérée, la loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles en abrogeant, modifiant, complétant ou remplaçant certains de ses articles. Ces modifications de la loi spéciale doivent faire l´objet d´un décret voté à la majorité spéciale des deux tiers. Les matières concernées par l´autonomie constitutive portent, pour l´essentiel : ‐ sur la composition des parlements des entités fédérées concernées (dont le nombre de membres) ; ‐ sur le fonctionnement du parlement (élection et tâches du bureau, caractère public ou secret des séances…) ; ‐ sur la composition du gouvernement des entités fédérées concernées (fixation du nombre maximum de membres) ; ‐ sur les droits et obligations du gouvernement à l´égard du parlement ; ‐ sur les règles de fonctionnement du gouvernement (délibération collégiale, responsabilité du gouvernement devant le parlement, motions de méfiance et de confiance…) ; ‐ sur l´introduction d´incompatibilités supplémentaires pour les membres du gouvernement ou du parlement de l´entité fédérée concernée.   

Autorité des services et marchés financiers (FSMA) 

Autorité de contrôle belge compétente pour l´intégrité des marchés financiers et le traitement loyal des consommateurs financiers. Les différents acteurs du secteur financier belge sont soumis, dans plusieurs domaines, à un contrôle permanent dont l´objectif est de préserver la stabilité des marchés financiers et un traitement équitable des investisseurs et des consommateurs financiers. Depuis le 1er avril 2011, et suite à la crise financière de 2008, ce contrôle est exercé selon un modèle bipolaire (ou « Twin Peaks ») faisant intervenir deux autorités de contrôle autonomes, la Banque nationale de Belgique (BNB) et l´Autorité des services et marchés financiers (Financial Services and Markets Authority ou FSMA). La FSMA est un organisme d´intérêt public autonome qui succède à l´ancienne Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA), qui résultait elle‐même de la fusion en 2004 entre la Commission bancaire et financière et l´Office des assurances, tandis que la collaboration avec la Banque nationale de Belgique était étendue en 2003 avec l´installation d´un Comité de stabilité financière, puis, en 2007, avec la création d´une « financial task force » institutionnalisant les débats entre les représentants de l´Autorité fédérale, de la 

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Banque nationale de Belgique, de la CBFA, de la Fédération financière belge (Febelfin) et d´Euroclear, et enfin, dans le contexte de la crise financière, avec la constitution en 2009 d´un Comité des risques et établissements financiers systémiques (CREFS) regroupant les comités de direction de la CBFA et de la BNB. Le CREFS a été supprimé le 1er avril 2011 dans le cadre de la réforme du contrôle des institutions financières. Ainsi, les différentes fonctions de contrôle macro‐prudentiel et micro‐prudentiel sont exercées par la Banque nationale de Belgique, y compris certaines compétences dévolues antérieurement à la CBFA. La FSMA de son côté, a pour mission d´assurer la surveillance des marchés financiers et des sociétés cotées, d´agréer et de contrôler certaines catégories d´établissements financiers, de veiller au respect des règles de conduite par les intermédiaires financiers, de superviser la commercialisation des produits d´investissement destinés au grand public et d´exercer le contrôle dit « social » des pensions complémentaires. Le législateur a également chargé la FSMA d´apporter une contribution à l´éducation financière des épargnants et des investisseurs. Plus précisément, la FSMA est chargée du contrôle des émissions et des offres publiques d´acquisition ; du régime des sociétés cotées ; des marchés et des entreprises de marché, en ce compris la prévention et la répression des abus de marché ; des organismes de placement collectif ; des sociétés de gestion d´organismes de placement collectif ; des sociétés de gestion de portefeuille et de conseil en investissement ; des bureaux de change ; des intermédiaires d´assurances et de réassurances ; des intermédiaires en services bancaires et en services d´investissement ; des entreprises et opérations visées par la loi du 4 août 1992 relative au crédit hypothécaire ; de la loi du 25 juin 1992 sur le contrat d´assurance terrestre, ainsi que de certaines dispositions non prudentielles de la loi du 9 juillet 1975 relative au contrôle des entreprises d´assurances ; enfin du respect des règles visant à protéger le public contre l´offre ou la fourniture illicites de produits ou de services. La FSMA reprend également en direct les compétences d´ordre public exercées par le Fonds des rentes à l´égard des transactions passées sur le marché de la dette publique. Les organes de la FSMA sont le conseil de surveillance, le comité de direction, le président et le secrétaire général. Le conseil de surveillance est composé du président et de 11 membres nommés par le Roi. Le comité de direction est composé du président et de 4 membres nommés par le Roi. Le financement de l´institution incombe pour l´essentiel aux acteurs contrôlés. Voir aussi : group 

Avant‐projet (de loi, de décret, d´ordonnance) 

Initiative législative d´un ministre, soumise à l´approbation de l´ensemble du gouvernement avant d´être déposée devant l´assemblée législative correspondante. Le Roi (soit, en pratique, le gouvernement fédéral), les gouvernements de communauté ou de région ainsi que le collège de la Commission communautaire française et le collège réuni de la Commission communautaire commune disposent du droit d´initiative. Ils peuvent soumettre un texte à l´assemblée devant laquelle ils sont responsables afin que celle‐ci adopte une nouvelle législation. Lorsqu´un ministre souhaite faire adopter une nouvelle législation, il présente à ses collègues de 

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gouvernement ou de collège un avant‐projet de loi, de décret ou d´ordonnance. Cet avant‐projet peut avoir été rédigé par le cabinet du ministre, par l´administration dont celui‐ci a la responsabilité, par un centre d´études, par un cabinet d´avocats, par un organe spécifique ou par d´autres acteurs. Le gouvernement ou le collège examine l´avant‐projet. Si les collègues du ministre désapprouvent le texte, ils peuvent lui demander de le retirer ou de le retravailler. En cas d´accord, l´avant‐projet est transmis au Conseil d´État afin qu´il remette son avis sur le texte. D´autres organes peuvent également être consultés. Les avant‐projets relatifs aux budgets, aux comptes, aux emprunts, aux opérations domaniales et au contingent de l´armée ne doivent pas être soumis au Conseil d´État. Si le gouvernement ou le collège demande l´urgence, le Conseil d´État examine le texte qui lui est soumis en principe uniquement si la matière abordée est bien de la compétence du niveau de pouvoir concerné. Dans les autres cas, le Conseil d´État examine aussi la qualité juridique de l´avant‐projet et sa conformité à la législation existante. Le Conseil d´État peut proposer des modifications au gouvernement ou au collège. Le gouvernement ou le collège n´est pas tenu par l´avis du Conseil d´État. Cependant, si ce dernier estime que le gouvernement ou le collège n´est pas compétent pour traiter des matières abordées, l´avant‐projet est transmis au comité de concertation qui peut demander au gouvernement ou au collège concerné de modifier son avant‐projet. Après avoir reçu l´avis du Conseil d´État, le ministre à la base de l´initiative soumet au gouvernement ou au collège un texte, soit identique à l´avant‐projet adopté en première lecture, soit différent de celui‐ci. Lorsque le gouvernement ou le collège s´accorde sur ce texte, celui‐ci est déposé sur le bureau du président de l´assemblée compétente afin de poursuivre son parcours législatif. Il est désormais appelé projet de loi, de décret ou d´ordonnance.   

Avis  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Banque centrale européenne (BCE) 

Institution financière en charge de la politique monétaire européenne. La création de la Banque centrale européenne (BCE) en 1998 s´inscrit dans le processus de construction de l´Union économique et monétaire décidée par le Conseil européen en 1988. Elle succédait à l´Institut monétaire européen créé en 1994 pour coordonner les politiques monétaires des banques centrales des pays membres de l´Union européenne et préparer l´introduction de la monnaie unique. Depuis le 1er septembre 1999, la Banque centrale européenne, dont le siège est établi à Francfort (Allemagne), est responsable de la politique monétaire dans la zone euro, c’est‐à‐dire les pays de l’Union européenne qui ont adopté l’euro. La BCE est l´organe qui dirige le Système européen de banques centrales (SEBC) et l´Eurosystème. Le SEBC comprend la BCE et les banques centrales nationales des États membres de l’ue, qu´ils aient ou non adopté l’euro. L´Eurosystème regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales des États membres de l´UE qui ont adopté l’euro. En attendant que tous les pays de l’Union européenne fassent partie de la zone euro, l’Eurosystème accomplit des missions 

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confiées au SEBC par le Traité de Maastricht. L´objectif principal de la BCE est de maintenir la stabilité des prix et d´apporter son soutien aux objectifs économiques de l´Union européenne. Ses missions fondamentales sont : ‐ la définition et la mise en œuvre de la politique monétaire de la zone euro. La politique monétaire, et donc le pouvoir de jouer sur l´offre de monnaie, était initialement aux mains des banques centrales nationales. En déléguant cette compétence à la BCE, les pays abandonnent au profit de l´Europe un important instrument de politique économique ; ‐ la conduite des opérations de change ; ‐ la gestion des réserves officielles de change ; ‐ la promotion du bon fonctionnement des systèmes de paiement. Les organes de la Banque centrale européenne sont : ‐ le conseil des gouverneurs. Il regroupe les membres du directoire et les gouverneurs des banques centrales nationales de la zone euro. Il définit la politique monétaire de l’Eurosystème et prend les décisions nécessaires à l’accomplissement des missions qui lui sont confiées ; ‐ le directoire. Il se compose de six membres, dont un président et un vice‐président nommés d’un commun accord par les chefs d’État ou de gouvernement des pays de la zone euro. Il est chargé de la mise en œuvre de la politique monétaire décidée par le Conseil des gouverneurs et de la gestion courante de la BCE ; ‐ le conseil général. Il regroupe le président et le vice‐président de la BCE et les gouverneurs des banques centrales des 27 pays membres de l’Union européenne. Il s’agit d’un organe transitoire qui prépare l’accès à l’euro de tous les membres de l’Union. La Banque centrale européenne décide de manière indépendante. Elle n’est soumise à l’autorité ni de la Commission européenne, ni du Conseil de l’Union européenne§, ni du . Elle remet un rapport annuel sur ses activités à ces trois institutions et au Parlement européen. Contrairement à la banque centrale des États‐Unis ou à celle d´Angleterre, la BCE est soumis à une stricte orthodoxie monétaire, imposée initialement par l´Allemagne, concernant le rachat d´obligations des États membres de la zone euro. Afin d´éviter tout risque inflationniste, il lui est en effet interdit d´acheter directement la dette des États et donc de monétiser les dettes publiques. Cette orthodoxie est aujourd´hui remise en question dans le contexte de la crise de la dette et beaucoup souhaite faire évoluer le mandat de la BCE dans le but de diminuer la pression des marchés sur les dettes souveraines. Site de la Banque centrale européenne   

Banque mondiale  Agence des Nations unies qui prend la forme d´une banque d´investissement et qui rassemble les pays membres du Fonds monétaire international. Institution soeur du Fonds monétaire international (FMI), la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), plus connue sous le nom de Banque mondiale, a été créée en 1945. Elle a contribué par ses prêts à financer la reconstruction de l´Europe après la Seconde Guerre mondiale, avant de se tourner vers l´octroi de prêts pour l´aide aux pays en développement. Ces prêts financent soit des projets de développement économique soit des programmes d´ajustement. Les fonds proviennent principalement d´emprunts sur le marché international des capitaux. La procédure pour l´obtention de ces prêts 

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et les critères de sélection (notamment l´obligation d´appliquer les recommandations du FMI) sont critiqués par des ONG de coopération au développement, et plus généralement par les partisans d´un allègement de la dette des pays en voie de développement. Les organes de la Banque mondiale sont : ‐ le conseil des gouverneurs. Il comprend un membre et un suppléant par pays membre. Les décisions y sont prises à la majorité simple des votes, chaque pays membre détenant un nombre de votes proportionnel à sa contribution au capital de la banque ; ‐ le conseil d´administration. Il se compose de 24 administrateurs, dont 5 sont toujours désignés par les souscripteurs les plus importants. Quatre associations associées à la Banque mondiale forment avec elle le Groupe de la Banque mondiale : ‐ l´Association internationale de développement (AID), qui accorde des prêts aux pays qui ne satisfont pas aux critères de la BIRD ; ‐ la Société financière internationale (SFI), destinée à encourager l´investissement privé ; ‐ le Centre international pour le règlement des différends relatifs à l´investissement (CIRDI) ; ‐ l´Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI). Le siège de la Banque mondiale se trouve à Washington (États‐Unis). Site de la Banque mondiale   

Banque nationale de Belgique (BNB) 

Banque centrale faisant partie intégrante du Système européen de banques centrales (SEBC), dont les statuts ont été fixés par un protocole annexé au Traité de Maastricht instituant la Communauté européenne. La Banque nationale de Belgique a été créée, avec le statut de société anonyme, en vertu de la loi du 5 mai 1850, qui réglait les conditions de l´émission des billets de banque. Le capital de la banque fut souscrit à l´origine par des actionnaires privés, auxquels se joignit bientôt l´État belge à hauteur de 50 %. Le comité de direction et le conseil de régence de la banque sont présidés par le gouverneur, nommé par le Roi, pour un terme de cinq ans, renouvelable. Les autres membres du comité de direction, qui sont également nommés par le Roi, sont nommés pour un terme de six ans, renouvelable, sur proposition du conseil de régence. Dans certains des organes de la banque (notamment le conseil de régence) siègent des représentants du patronat et des syndicats. Avec la Banque centrale européenne (BCE) et les autres banques centrales des pays qui ont adopté l´euro, la Banque nationale de Belgique contribue depuis 1999 à la définition et à la mise en œuvre de la politique monétaire de l´Eurosystème. Dans ce cadre, elle détient et gère les réserves officielles de change et conduit des opérations de change ; elle met les billets de banque et les pièces de monnaie en circulation ; elle exerce la fonction de banquier des banques. Par ailleurs, elle a une fonction de surveillance du système financier en contribuant à la sécurité et à l´efficacité des systèmes de paiement et de règlement des titres. Dans ce contexte, en vertu de la nouvelle répartition des compétences entre la BNB et l´Autorité des services et marchés financiers (FSMA) mise en place le 1er avril 2011, la BNB, qui assurait déjà le suivi des développements macroéconomiques, est désormais également chargée du contrôle prudentiel individuel des acteurs suivants du système financier : les établissements de crédit, en ce compris les groupes de services financiers ; les entreprises 

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d´investissement ayant la qualité de société de bourse ; les entreprises d´assurance et de réassurance ; les organismes de compensation ; les organismes de liquidation et assimilés ; les établissements de paiement ; les établissements de monnaie électronique ; enfin les sociétés de cautionnement mutuel. La BNB agit également, à l´égard des établissements cités, en qualité d´autorité de contrôle au sens de la loi du 11 janvier 1993 relative à la prévention de l´utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Elle assure enfin la fonction de caissier de l´Autorité fédérale, c´est‐à‐dire le service financier des emprunts émis par l´État et la centralisation quotidienne des dépenses et recettes courantes de l´État, et gère pour l´Autorité fédérale le Fonds des rentes. Enfin, son centre d´études collecte, analyse et diffuse de nombreuses informations économiques et financières. Site de la Banque nationale de Belgique   

Banque‐carrefour de la sécurité sociale (BCSS) 

Institution publique de sécurité sociale chargée de l´échange de données entre les institutions de sécurité sociale. La BCSS a été instituée par la loi du 15 janvier 1990 relative à l´institution et à l´organisation d´une Banque‐carrefour de la sécurité sociale. Elle est notamment chargée de : ‐ l´autorisation, l´organisation et la conduite des échanges de données entre les institutions publiques de sécurité sociale ; ‐ la coordination entre ces institutions et le Registre national ; ‐ la collecte auprès des institutions de sécurité sociale des données d´identification non disponibles dans le Registre national ; ‐ la collecte auprès des institutions de sécurité sociale d´informations utiles à la gestion, à la conception et à la connaissance de la sécurité sociale. Lors de l´exécution de ces missions, la Banque‐carrefour doit tenir compte de la protection des données en général, et de la protection de la vie privée des assurés sociaux en particulier. La Banque‐carrefour est gérée paritairement par des représentants des organisations patronales et syndicales. La BCSS a créé la carte SIS comme moyen d´identification unique des assurés sociaux dans tous leurs rapports avec les organismes de la sécurité sociale. Les dossiers des assurés sociaux résident en effet dans les banques de données informatiques de ces organismes sur la base de la clé d´identification mentionnée sur la carte. Site de la Banque carrefour   

BECI‐Union des entreprises de Bruxelles (BECI‐UEB) 

Organisation représentative des entreprises de la région de Bruxelles‐Capitale L´Union des entreprises de Bruxelles (UEB) – en néerlandais : Verbond van ondernemingen te Brussel (VOB) – a été créée en 1971 dans le but d´organiser la représentation des entreprises bruxelloises en fonction des nouvelles structures économiques régionales, en particulier au sein du Conseil économique et social de la Région de Bruxelles‐Capitale depuis la création de celui‐ci en 1994. L´UEB a adopté la forme juridique de l´asbl. Selon ses statuts, elle a pour objet : ‐ de grouper les entreprises ayant un siège d´activité sur le territoire de la Région de Bruxelles‐Capitale, en vue de promouvoir l´activité économique et sociale dans cette région ; ‐ de participer à toute consultation ou représentation de la vie économique et sociale sur le plan local, régional, national ou international. Un rapprochement s´est opéré entre l´UEB et la Chambre de commerce et d´industrie de 

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Bruxelles (CCIB). En 2006, les deux organisations ont signé une convention de collaboration consolidant leur synergie. En 2007, elles décidaient de donner une image publique à cette collaboration en adoptant un nom commun : (BECI). Chacune a cependant tenu à conserver son autonomie, l´UEB en tant qu´interlocuteur social, la CCIB en tant que service aux entreprises. La chambre de commerce et l´organisation patronale demeurent deux organisations juridiquement distinctes, avec chacune leur conseil d´administration et leurs organes de pouvoir, mais elles se sont dotées d´un comité exécutif commun composé à parité de délégués francophones et néerlandophones des conseils d´administration de chaque association. BECI‐UEB s´est chargée des missions de représentation des entreprises pour les matières relevant des compétences de la Région bruxelloise. Elle est reconnue par les autorités régionales pour ces missions. Elle est également partenaire des autres organisations patronales régionales, le VOKA et l´Union wallonne des entreprises (UWE) ainsi que de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) au sein d´un comité de coordination et de contact, dont l´objectif est de favoriser la cohérence des positions patronales au niveau fédéral et au niveau des régions. Outre le Conseil économique et social de la Région de Bruxelles‐Capitale, BECI‐UEB siège dans nombre d´instances régionales comme l´Agence bruxelloise pour l´entreprise (ABE), l´Institut pour la promotion de la recherche scientifique à Bruxelles (IRSIB), la Société de développement régional pour la Région de Bruxelles‐Capitale (SDRB), ACTIRIS, Bruxelles Formation, etc. Site de BECI‐UEB   

Belgique  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Benelux  Union économique entre la Belgique, les Pays‐Bas et le Luxembourg. L´union douanière Benelux, négociée pendant la guerre et conclue à Londres le 5 septembre 1944, a supprimé les droits de douane et d´accise, uniformisé les tarifs douaniers envers les pays tiers et induit un rapprochement des législations en matière de normes de production. Elle a été élargie à une union économique par le Traité de La Haye du 3 février 1958. À noter que depuis 1922 existait une union plus étroite entre la Belgique et le Grand‐Duché de Luxembourg : l´Union économique belgo‐luxembourgeoise (UEBL). Au sein du Benelux, l´organe décisionnel est le Comité des ministres, qui réunit les ministres des Affaires étrangères, des Affaires économiques et des Finances des trois pays. La présidence en est assurée pour six mois par chaque pays à tour de rôle. Les décisions sont prises à l´unanimité. Le centre administratif du Benelux est le secrétariat général qui est installé à Bruxelles. Depuis 1974, il existe une Cour de justice Benelux, qui siège également à Bruxelles et qui a pour rôle essentiel de promouvoir l´uniformité dans l´application des règles juridiques communes aux trois pays du Benelux. Si l´intégration européenne a rétréci le champ d´activités du Benelux, l´intégration entre les trois pays demeure plus poussée dans certains domaines (transports, réglementations…) qu´au niveau européen. L´union économique se double parfois d´une entente politique, les trois Etats 

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coordonnant leurs positions dans certains dossiers européens. Site du Benelux   

Bourgmestre  Chef de la commune, dont il préside à la fois l´assemblée élue et l´organe exécutif, et représentant de l´Autorité fédérale, de la région et de la communauté dans la commune. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Bourse  Système organisé d´échange et de cotation de produits et de services, et, plus spécifiquement, des titres ou des valeurs mobilières. La bourse constitue l´une des composantes du système financier. Elle est à la fois un lieu de financement pour les entreprises, les États ou les collectivités et un lieu de placement pour les investisseurs. Marché réglementé, la bourse organise les transactions de nombreux produits financiers négociables, parmi lesquels les actions (titres de propriété d´une société), les obligations (titres de créances) ou encore les produits dérivés. Le marché boursier est scindé en marché primaire et marché secondaire. Le rôle du marché primaire est d´organiser la rencontre entre les sociétés qui cherchent à financer leur développement et des détenteurs de capitaux via l´émission d´actions ou d´obligations. Quant au marché secondaire, il permet aux différents intervenants de s´échanger les titres existants. Ceux‐ci sont cotés en continu selon le mécanisme de l´offre et de la demande. En Belgique, l´organe de contrôle des marchés financiers et des opérations de bourse est l´Autorité des services et marchés financiers (FSMA) ; elle en surveille le bon fonctionnement, l´intégrité et la transparence. Toute entreprise voulant organiser un marché réglementé doit remplir certaines conditions prévues à l´article 17, paragraphe 1 de la loi du 2 août 2002 relative à la surveillance du secteur financier et aux services financiers et recevoir un agrément du ministre des Finances, sur avis de la FSMA. En pratique, l´entreprise qui souhaite placer ses actions en bourse doit publier un prospectus contenant les informations nécessaires au public. La FSMA est chargée d´approuver ce prospectus ainsi que la publicité entourant ces opérations. En cas d´offre publique d´acquisition (OPA), la FSMA veille en outre au respect des règles qui déclenchent l´obligation de lancer une OPA ou qui organisent le déroulement de l´OPA. Euronext Bruxelles (société anonyme de droit public) est la principale bourse de Belgique. Depuis 2007, elle appartient à NYSE Euronext, premier groupe mondial de places boursières, né de la fusion entre le New York Stock Exchange et le groupe Euronext (né en 2000 et regroupant les bourses d´Amsterdam, de Bruxelles et de Paris, le London International Financial Futures and Options Exchange et la bourse portugaise BVLP). Site de la bourse de Bruxelles site de l‘Autorité des services et marchés financiers   

Brabant  Une des neuf provinces originelles de la Belgique, aujourd´hui scindée en Brabant flamand et en Brabant wallon. Constitué en duché au xiième siècle, le Brabant comprenait à son apogée territoriale les provinces belges actuelles de Brabant flamand et wallon, la Région de Bruxelles‐Capitale et la province néerlandaise actuelle de Brabant septentrional. Partagé entre les Provinces Unies et les Pays‐Bas 

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espagnols au xviième siècle, les territoires du Brabant tombés sous administration française en 1795 sont partagés en deux départements, celui des Deux Nèthes autour d´Anvers et celui de la Dyle autour de Bruxelles. En 1815, le département de la Dyle devient la province du Brabant méridional du royaume des Pays‐Bas, et après l´indépendance de la Belgique, la province de Brabant est l´une des neuf provinces du royaume de Belgique, ayant pour chef‐lieu Bruxelles. Après la fixation du tracé de la frontière linguistique en 1962, la province de Brabant est demeurée la seule province traversée par celle‐ci, et donc officiellement bilingue. La province de Brabant a été scindée en 1995. La province de Brabant wallon rassemble 27 communes et fait partie de la Région wallonne. Son chef‐lieu est Wavre. La province de Brabant flamand rassemble 65 communes. Sept d´entre elles sont des communes dites à facilités. La province de Brabant flamand fait partie de la Région flamande. Son chef‐lieu est Louvain. Les 19 communes qui constituent la Région de Bruxelles‐Capitale ne font plus partie d´aucune province. Les compétences provinciales y sont exercées par les institutions régionales ou communautaires, et par le gouverneur de l´arrondissement administratif de Bruxelles‐Capitale.   

Bruxelles  Ville capitale de la Belgique et siège de plusieurs institutions internationales. La ville de Bruxelles (32 km² et 145.000 habitants) est la plus grande et la plus peuplée des dix‐neuf communes qui constituent la Région de Bruxelles‐Capitale, une entité de plus d´un million d´habitants. La ville de Bruxelles est une commune bilingue : tant le néerlandais que le français y sont utilisés pour tous les actes administratifs. De nombreuses entreprises et administrations sont installées à Bruxelles, qui accueille quotidiennement un grand nombre de personnes qui y travaillent sans y habiter. Cette situation impose à la ville de Bruxelles des dépenses supplémentaires, alors que le revenu des Bruxellois est inférieur à la moyenne nationale. Des moyens en provenance de la Région bruxelloise et de l´Etat fédéral sont alloués à la ville pour y faire face. Bruxelles est la capitale de la Belgique, de la Communauté flamande et de la Communauté française. Elle abrite également de nombreuses institutions internationales, dont la Commission européenne. Site de la ville de Bruxelles site de la Région de Bruxelles‐Capitale   

Bruxelles‐Hal‐Vilvorde (BHV) 

Circonscription électorale couvrant la région bilingue de Bruxelles‐Capitale et un arrondissement administratif de la région de langue néerlandaise. L´expression « Bruxelles‐Hal‐Vilvorde » désigne en fait deux réalités. 1. Une circonscription électorale, employée pour l´élection de la Chambre des représentants, du Sénat et du Parlement européen. Cette circonscription s´étend sur une région bilingue, celle de Bruxelles‐Capitale, et sur une région unilingue, de langue néerlandaise, à laquelle appartient l´arrondissement de Hal‐Vilvorde. Cette circonscription permet aux francophones de Hal‐Vilvorde, aux trois scrutins cités, de mêler leurs voix à celles des électeurs bruxellois pour déterminer la répartition des sièges et le nom des élus. 2. Un arrondissement judiciaire, dont le nom officiel est « arrondissement judiciaire de Bruxelles ». Il couvre à la fois Bruxelles et Hal‐Vilvorde, 

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ce qui permet aux francophones de la périphérie flamande de Bruxelles de voir leurs dossiers judiciaires traités en français. La circonscription électorale et l´arrondissement judiciaire existent depuis la création de la Belgique : ils étaient calqués sur l´arrondissement administratif de Bruxelles, qui a été scindé en 1963. Jusqu´il y a peu, on parlait d´ « arrondissements » électoraux et non de « circonscriptions ». Après l´adoption des lois linguistiques de 1962‐1963, opérée notamment sous la pression du Mouvement flamand, la circonscription électorale de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde devient, aux yeux des responsables politiques flamands, un des rares dispositifs qui consacrent l´existence d´une minorité francophone dans la périphérie flamande de Bruxelles. Selon cette lecture, ce dispositif empêche l´homogénéité linguistique de la région de langue néerlandaise. Pour les francophones, cette circonscription fait partie intégrante des décisions de 1962‐1963 sur la fixation de la frontière linguistique et le régime des facilités, à défaut d´avoir pu maintenir les six communes à facilités de la périphérie dans l´arrondissement administratif de Bruxelles. Le fait que cette circonscription et que l´arrondissement judiciaire de Bruxelles garantissent des droits aux francophones de la périphérie motive leur scission du point de vue flamand, et leur maintien du point de vue francophone. En cas de scission, la question se poserait de la préservation de certains droits électoraux ou judiciaires pour les francophones de la périphérie. La pression flamande pour la scission de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde s´est fortement accrue depuis qu´un arrêt de la Cour d´arbitrage, le 26 mai 2003, a conclu que le maintien de la circonscription de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde pour l´élection de la Chambre n´était plus acceptable dans le cadre nouveau de circonscriptions coïncidant avec le territoire des provinces. L´arrêt de la Cour n´impose cependant pas la scission comme seul moyen de répondre à l´exigence de modifier le découpage en vigueur pour l´élection de la Chambre.   

Budget  Prévision des dépenses nécessitées par les besoins de l'État ou d'autres collectivités, et des recettes nécessaires pour couvrir ces dépenses. Acte par lequel ces recettes et ces dépenses sont autorisées. Les recettes de l'État sont mentionnées dans le budget des voies et moyens. Elles ne sont pas affectées à une dépense particulière (principe de l'unité budgétaire). Les dépenses de l'État sont inscrites dans divers budgets : celui de la dette publique, celui des dotations, celui des différents départements ministériels, celui des pensions. Les budgets des dépenses sont votés article par article, ce qui empêche de transférer d’un article à l’autre les parties de crédits non utilisés (principe de la spécialité). L’exposé général du budget de l’année à venir constitue une synthèse de tous les budgets présentés. Au niveau fédéral, le budget est voté annuellement (principe de l'annualité budgétaire) par la Chambre des représentants après délibération du projet de budget établi par le gouvernement. Le vote du budget est un des fondements du contrôle parlementaire : en le votant, la Chambre n'exerce pas le pouvoir législatif proprement dit. Les communautés et les régions, les provinces et les communes ont aussi un budget qui leur est propre, qui répond aux mêmes 

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principes et qui est adopté par leur assemblée sur proposition de leur pouvoir exécutif. Voir aussi : contrôle budgétaire   

Bureau fédéral du plan 

Organisme d´intérêt public chargé principalement de diverses missions d´études prévisionnelles en matière économique et sociale. Le Bureau fédéral du plan a été créé par la loi du 21 décembre 1994 portant des dispositions sociales et diverses. Il succède au Bureau du plan, créé par la loi du 15 juillet 1970 portant organisation de la planification et de la décentralisation économique, qui succédait lui‐même au Bureau de programmation économique, créé en 1959. Chargé à l´origine de l´élaboration des plans quinquennaux sur la base d´opérations de prévision et de procédures de consultation des organisations représentatives des employeurs et des travailleurs, le Bureau du plan a vu ses missions évoluer. La planification a cédé la place à la fin des années 1970 aux prévisions et aux projections à moyen terme relatives à la situation économique belge et internationale, et à des études d´impact sur des thèmes ciblés. Le Bureau fédéral du plan a repris ces missions, et est en outre chargé de fournir au gouvernement fédéral les données prévisionnelles nécessaires à l´élaboration du budget et les données permettant le suivi permanent de la conjoncture économique. Il est encore chargé, notamment, de procéder à des évaluations des politiques économiques, sociales et environnementales à la demande du Conseil central de l´économie (CCE), du Conseil national du travail (CNT) ou du Parlement fédéral ; de l´élaboration, tous les quatre ans, d´un avant‐projet et d´un projet de plan fédéral pour le développement durable ; des prévisions à long terme de l´évolution démographique et des conséquences financières du vieillissement de la population ; et de l´évaluation de la planification de la politique énergétique. Le Bureau fédéral du plan est placé sous l´autorité du Premier ministre et du ministre des Affaires économiques. Il est dirigé par le commissaire au plan, assisté du commissaire adjoint. Site du Bureau fédéral du plan   

Cabinet ministériel  Ensemble des collaborateurs d´un ministre. Au niveau fédéral, a pris le nom de cellule stratégique. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Candidat  Personne qui concourt en vue d´occuper un poste ou une fonction. Dans le contexte électoral, le candidat est celui qui se présente à un scrutin en vue d´être élu à un mandat de représentant dans une assemblée. Le candidat est tenu de remplir les conditions d´éligibilité parmi lesquelles des conditions de nationalité, d´âge et de domicile. En Belgique où le système électoral est celui de la représentation proportionnelle, les candidats se présentent sur une liste comprenant au maximum autant de candidats effectifs qu´il y a de sièges à pourvoir, et comprenant dans la plupart des cas des candidats suppléants dont le nombre minimum et maximum est fixé par la loi. Les candidats effectifs (encore appelés candidats titulaires) sont ceux qui, s´ils atteignent le chiffre d´éligibilité (c´est‐à‐dire le nombre de voix requis pour être élu), siègeront effectivement dans l´assemblée, tandis que les candidats suppléants constitueront une réserve au cas 

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où un ou plusieurs élus renoncent à leur mandat (démission pour raison personnelle ou politique, par exemple). Rien n´impose au candidat effectivement élu de siéger dans l´assemblée pour laquelle il a été élu. Ainsi, un ministre ou un parlementaire à un autre niveau de pouvoir peut se présenter comme candidat à une élection en vue de soutenir la liste tout en sachant qu´il ne siègera pas s´il est élu. Aucun mécanisme n´existe pour dissuader ou pénaliser cette pratique. La sélection des candidats est le fait des partis politiques. Le président de parti joue généralement un rôle prépondérant dans la composition des listes pour l´élection du Sénat (à partir de 2014 celui‐ci ne sera plus partiellement élu directement) et du Parlement européen car l´élection a lieu dans le cadre de collèges regroupant l´ensemble des francophones d´une part et l´ensemble des néerlandophones d´autre part, voire des germanophones qui constituent un collège distinct de celui des francophones pour l´élection européenne. Les structures régionales, provinciales ou d´arrondissement des partis sont les lieux où s´élaborent les listes pour les élections à la Chambre des représentants, aux parlements de communauté et de région et aux conseils provinciaux, tandis que les sections locales procèdent à la constitution des listes pour les élections communales. Dans le cadre de la confection des listes, les structures internes des partis jouissent donc d´une autonomie dont l´étendue peut varier selon les partis. Les listes de candidats doivent désormais satisfaire à une exigence de parité, chacune devant compter le même nombre de femmes que d´hommes (à une unité près en cas de nombre impair de candidats). Certains candidats occupent des places particulières sur la liste. Le premier candidat est appelé la tête de liste (qu´il ne faut pas confondre avec la case de tête) ; on dit aussi qu´il tire ou conduit la liste. Le dernier candidat d´une liste, celui qui la pousse, est la queue de liste. Le candidat qui occupe la place de combat est celui qui est situé à la place correspondant au nombre de sièges qu´a obtenu la liste à l´élection précédente plus un (par exemple, si une liste a obtenu quatre sièges à l´élection régionale de 2009, on dira du cinquième candidat de la liste en 2014 qu´il est à la place de combat).  

Case de tête  Espace réservé au vote qui surmonte la liste des candidats, et sur lequel se porte le vote de l´électeur qui ne souhaite pas modifier l´ordre des candidats tel qu´il est présenté sur la liste. La case de tête est située sous le numéro et le logo de la liste et au‐dessus des noms des candidats. Elle est l´endroit où l´électeur indique qu´il vote pour une liste sans vouloir intervenir dans l´ordre dans lequel les candidats sont présentés. S´il souhaite favoriser un ou plusieurs candidats de la liste, l´électeur doit voter en leur faveur en cochant la case en regard de leurs noms. L´ensemble des bulletins marqués d´un vote en case de tête intervient dans le calcul du chiffre électoral de la liste (le nombre de voix qu´elle a obtenu) ainsi que dans le calcul du nombre de sièges acquis par elle, au même titre que tous les bulletins valables qui contiennent un ou plusieurs votes nominatifs en faveur de candidats de cette liste. Si par erreur un électeur a rempli à la fois la case de tête et une ou des cases en regard de candidats de la même liste, il sera réputé avoir voulu émettre un vote préférentiel en faveur de ces candidats. Son bulletin sera donc considéré comme valable, 

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mais il ne sera pas tenu compte de son vote en case de tête. Lors de la dévolution des sièges, sont d´abord élus les candidats qui ont obtenu assez de voix de préférence pour atteindre le chiffre d´éligibilité. Ensuite, la moitié des voix portées en case de tête (auxquelles on assimile les bulletins contenant des votes uniquement en faveur de candidats suppléants) est distribuée aux candidats qui n´atteignent pas le chiffre d´éligibilité. Le premier candidat, s´il n´a pas recueilli sur son nom suffisamment de voix pour être élu, recevra de la case de tête (que l´on appelle parfois le pot commun) le nombre de voix qui lui manquent, puis on complétera le nombre de voix du deuxième candidat, puis du troisième et ainsi de suite jusqu´à épuisement du pot commun. Une fois le pot commun vide (constitué donc de la moitié de l´ensemble des votes portés en case de tête) seules les voix de préférence de chaque candidat sont prises en considération pour l´attribution des sièges. Jusqu´en 2000, le pot commun était constitué de l´ensemble des voix émises en case de tête. Depuis lors, seule la moitié des votes exprimés dans la case de tête est distribuée aux candidats de la liste. Cette réduction de moitié de l´effet dévolutif de la case de tête est un compromis entre une revendication plus radicale visant à supprimer totalement la possibilité de voter en case de tête et une position opposée visant à maintenir le système antérieur. Elle a pour avantage de donner un poids plus élevé au vote de l´électeur dans la détermination des candidats qui sont élus. Elle a pour inconvénient de personnaliser les campagnes électorales et de favoriser le vedettariat.   

Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB) 

Syndicat de travailleurs appartenant au monde libéral. Un syndicalisme indépendant des mouvements ouvriers socialiste et chrétien s´est développé dès la fin du xixe siècle. En 1920 fut créée avec l´appui du Parti libéral la Centrale nationale des syndicats libéraux dans le but de fédérer diverses organisations existantes en Flandre et à Bruxelles. Elle deviendra la Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique en 1939. La CGSLB – en néerlandais, Algemene Centrale der Liberale Vakbonden van België (ACLVB) – ne s´appuie ni sur des principes doctrinaux inspirés du marxisme, ni sur la doctrine sociale de l´Église catholique. Sa charte sociale, adoptée en 1945, s´inspire des droits sociaux définis par la Déclaration universelle des droits de l´homme. Le syndicat libéral possède une structure interprofessionnelle décentralisée au plan géographique. Elle s´est adaptée à la fédéralisation du pays par la création en 1989 de structures régionales ayant leurs compétences propres. Les agents des services publics possèdent leur propre organisation affiliée à la CGSLB, le Syndicat libre de la fonction publique (SLFP), de même que les enseignants du réseau libre, avec l´Association professionnelle du personnel de l´enseignement libre (APPEL). Au total, la CGSLB affiliait 274 308 travailleurs et assurés sociaux en 2010. Elle est particulièrement bien implantée en Flandre et à Bruxelles. Comme organisation représentative des travailleurs, la CGSLB siège dans un grand nombre d´organes consultatifs aux côtés des autres syndicats. Elle participe également à la négociation sociale sectorielle dans la plupart des commissions paritaires et à la négociation sociale interprofessionnelle. Appartenant au monde libéral, la CGSLB n´a plus 

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de liens officiels avec les partis libéraux depuis le début des années 1960, même si du point de vue doctrinal elle ne partage pas toutes les options de ces partis dans les matières économiques et sociales. Site de la CGSLB   

Centre de coordination 

Entreprise spécialisée dans la prestation de services à des groupes d´entreprises internationaux et bénéficiant d´un régime fiscal privilégié d´application jusqu´à la fin 2010. Ce régime fiscal est instauré par l´arrêté royal n° 187 du 30 décembre 1982, visant à attirer en Belgique des activités de centralisation de grands groupes d´entreprises étrangers. Il peut être accordé à toute société de droit belge et à toute succursale belge d´une société de droit étranger, pour une période de dix ans renouvelable, si elle satisfait à certaines conditions, comme celle de faire partie d´un groupe à caractère multinational d´une dimension minimale. L´entreprise doit aussi avoir pour objet exclusif le développement et la centralisation, au seul profit des sociétés du groupe, d´activités de publicité, fourniture et rassemblement d´informations, assurance et réassurance, recherche scientifique, relations avec les autorités nationales et internationales, centralisation de travaux comptables, administratifs et informatiques, centralisation des opérations financières et de couverture des risques de change. Les avantages fiscaux des centres de coordination comprennent la détermination forfaitaire de leur bénéfice imposable, l´exonération du précompte immobilier, l´exonération du précompte mobilier ou encore l´exonération du droit d´enregistrement proportionnel sur les apports. Les centres de coordination bénéficient par ailleurs d´une dispense de permis de travail ou de carte professionnelle pour les cadres et chercheurs de nationalité étrangère. De 1982 à 2010, la Belgique a compté jusqu´à 250 centres de coordination actifs, occupant environ 10 000 personnes et regroupés au sein d´une fédération, l´asbl Forum 187. Les avantages accordés sont modifiés à plusieurs reprises, sous l´action de la Commission européenne qui les considère dès la fin des années 1990 comme des régimes fiscaux dommageables à la concurrence. En 2003, la Commission réclame la disparition progressive des centres de coordination. En Belgique, les gouvernements Verhofstadt I et II s´opposent à la Commission par voie de recours afin de conserver quelques années encore ce régime fiscal. En 2006, la Belgique instaure le régime des intérêts notionnels qui permet de maintenir sur le territoire national la présence de la plupart des anciens centres de coordination mais sous un nouveau statut. Le régime particulier lié aux centres de coordination est officiellement abandonné depuis la fin 2010. Voir aussi : groupe d´entreprises   

Centre pour l´égalité des chances et la lutte contre le racisme 

Organisme fédéral chargé de la lutte contre les discriminations. C'est pour répondre aux recommandations du Commissariat royal à la politique des immigrés que fut votée la loi du 15 février 1993 créant un Centre pour l´égalité des chances et la lutte contre le racisme. Le Centre a reçu pour mission la lutte contre les discriminations basées sur la prétendue race, la couleur, l´ascendance et l´origine nationale ou ethnique. Ses missions ont été ensuite élargies à d´autres formes de discrimination interdites (loi du 25 février 2003 tendant à lutter 

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contre la discrimination et modifiant la loi du 15 février 1993 créant un Centre pour l´égalité des chances et la lutte contre le racisme), telles que celles basées sur l´orientation sexuelle, l´état civil, l´âge, le handicap. Cependant, la discrimination basée sur le sexe n´est pas de ses compétences, mais bien de celles de l´Institut pour l´égalité des femmes et des hommes. Le Centre est également chargé de veiller au respect des droits fondamentaux des étrangers, de développer le dialogue entre tous les acteurs concernés par la politique d´accueil et d´intégration des immigrés, d´étudier les flux migratoires et de stimuler la lutte contre la traite des êtres humains. Il constitue aussi un service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l´exclusion sociale. La loi du 10 mai 2007 tendant à lutter contre certaines formes de discrimination, qui transpose la directive européenne 2000/78/CE portant sur l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail, renforce le cadre général de lutte contre la discrimination en Belgique et les missions du Centre. Pour remplir ses missions, le Centre conduit des études, adresse des recommandations tant aux pouvoirs publics qu´aux personnes privées, apporte aide et information aux personnes qui le sollicitent pour connaître leurs droits, et peut représenter les victimes en justice dans les cas de discrimination au sens de la loi du 25 février 2003 et dans les litiges découlant de l´application de la loi du 30 juillet 1981 tendant à réprimer certains actes inspirés par le racisme ou la xénophobie, de la loi réprimant le négationnisme (loi du 23 mars 1995 tendant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l´approbation du génocide commis par le régime national‐socialiste allemand pendant la Seconde guerre mondiale) et de la loi réprimant la traite des êtres humains (loi du 13 avril 1995 contenant des dispositions en vue de la répression de la traite des êtres humains et de la pornographie enfantine). Le Centre recueille les statistiques relatives à l´application de la loi de 1981 contre le racisme et de la loi de 2003 contre les discriminations. Le Centre remet un rapport annuel au Premier ministre qui en transmet copie au Parlement fédéral. L'accord institutionnel pour la sixième réforme de l'État du 11 octobre 2011 prévoit la transformation du CECLR en un centre interfédéral. Un accord de coopération entre l'Autorité fédérale et les entités fédérées a été conclu le 20 juillet 2012 à ce sujet. Le nouveau Centre interfédéral pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme et les discriminations devrait être opérationnel le 30 juin 2013. Les missions actuelles du CECLR qui concernent les migrations, les droits fondamentaux des étrangers et la traite des êtres humains sont confiées à un nouvel organisme à créer au niveau fédéral pour le 30 juin 2013. L´Institut pour l´égalité des femmes et des hommes sera transformé en un organisme interfédéral. Les deux centres et l'institut seront amenés à coopérer au sein d'une Institution nationale des droits de l'homme, à créer également d'ici le 30 juin 2013. Site du Centre pour l'égalité des chances Site du Service de lutte contre la pauvreté   

Centre public d´action sociale (CPAS) 

Service public autonome, installé dans chaque commune, et chargé de l´octroi d´une aide sociale généraliste. La loi impose à chaque commune d´organiser un centre public d´action sociale (CPAS), auparavant dénommé centre public d´aide sociale. Le CPAS est chargé 

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d´apporter une aide sociale à tout habitant de la commune qui en fait la demande et qui remplit les conditions nécessaires. L´examen des conditions suppose une enquête sur les revenus. Cette aide peut prendre diverses formes : aide financière, aide médicale, avance sur pensions alimentaires, aide psychologique, accueil de crise, etc. Le CPAS est en particulier chargé d´octroyer le revenu d´intégration sociale (anciennement dénommé minimex). Le CPAS peut également créer ou gérer des établissements et services à caractère social (maisons de repos, services à domicile, etc.). La législation sur les CPAS relève largement des communautés, ou, dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, de la Commission communautaire commune (COCOM). Pour la région de langue française, la Communauté française a transféré l´exercice de ses compétences en la matière à la Région wallonne. Le revenu d´intégration sociale demeure une compétence fédérale. Le CPAS est géré par le conseil de l´aide sociale. Les membres de ce conseil sont élus par les conseillers communaux (sauf dans huit communes à statut linguistique spécial, où ils sont élus directement en même temps que le conseil communal). Leur nombre est proportionnel à la population de la commune. Les conseillers de l´aide sociale élisent en leur sein un président. Le président du CPAS reçoit une indemnité égale à celle d´un échevin. Chaque CPAS a en outre un receveur et un secrétaire. Les moyens financiers dont disposent les CPAS sont partiellement liés à la richesse de la commune, ce qui constitue un facteur d´inégalité pour les usagers. Le collège des bourgmestre et échevins (en Wallonie, le collège communal) est chargé du contrôle du CPAS, sur lequel il exerce une tutelle. Pour certaines matières, les autorités communautaires ou régionales exercent également une tutelle. Site de la Fédération des CPAS de Wallonie   

Chambre de commerce et d´industrie 

Association de statut privé qui a pour objet la promotion du commerce et de l´industrie dans une ville, une province ou une partie de province. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Chambre des représentants 

Assemblée législative qui, avec le Sénat, compose le Parlement fédéral. Elle exerce le contrôle politique sur le gouvernement, vote les impôts et le budget et joue un rôle prépondérant dans l´adoption des lois. La Constitution belge de 1831 prévoit que le Parlement est bicaméral. Il se compose de la Chambre des représentants et du Sénat, deux assemblées aux pouvoirs identiques (bicaméralisme strict) mais à la composition différente par le nombre, par le mode de désignation et par l´âge de leurs membres. Ce régime de bicaméralisme strict sera d´application jusqu´en 1993. Après la réforme constitutionnelle de 1993 qui consacre le caractère fédéral de l´État belge, le bicaméralisme subsiste (il y a toujours deux chambres au niveau fédéral), mais les deux assemblées qui composent le Parlement fédéral ne sont plus sur pied d´égalité. La Chambre des représentants a des compétences exclusives énoncées à l´article 74 de la Constitution. Ainsi, elle est seule à exercer le contrôle politique sur le gouvernement : elle vote l´investiture, ainsi que les motions de confiance et de méfiance. Les lois relatives à la 

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responsabilité civile et pénale des ministres sont de sa seule compétence. Elle est seule à voter les impôts et le budget de l´État. Elle fixe le contingent de l´armée. Elle octroie les naturalisations. Dans les matières énoncées à l´article 77 de la Constitution, la compétence est partagée à égalité avec le Sénat. Il en va notamment ainsi des révisions de la Constitution et des lois institutionnelles, qu´elles soient spéciales ou ordinaires. La Chambre a, dans la plupart des cas, le dernier mot lors de l´adoption des lois : en dehors des situations prévues à l´article 77 de la Constitution et des matières de la compétence exclusive du Sénat, la Chambre des représentants a le pouvoir final de décision. La Chambre des représentants est composée de 150 députés, élus directement lors des élections fédérales pour une durée maximale de quatre ans.   

Chambres réunies  Réunion en une seule assemblée de la Chambre des représentants et du Sénat. La Constitution ne prévoit cette réunion que dans trois cas : ‐ au cas où le successeur du trône est mineur à la mort du monarque, afin de pourvoir à la régence et à la tutelle (article 92) ; ‐ en cas d´impossibilité de régner du roi, afin de pourvoir à la régence et à la tutelle (article 93) ; ‐ en cas de vacance du trône, afin de pourvoir provisoirement à la régence, en attendant la réunion en commun des Chambres intégralement renouvelées qui pourvoient définitivement à la vacance (article 95). La loi du 19 juillet 1945 a prévu qu´il appartient aux Chambres réunies de constater que l´impossibilité de régner du roi a pris fin.   

Circonscription électorale 

Division du territoire établie en vue d´une élection (anciennement : arrondissement électoral). Le découpage en circonscriptions électorales diffère selon les assemblées à renouveler. C´est à ce niveau que les candidats sont présentés et que le calcul de la répartition des sièges entre les listes est opérée (sauf pour le Sénat et le Parlement européen). Le nombre d´élus par circonscription électorale est proportionnel à la population de la circonscription. Pour l´élection de la Chambre des représentants, les circonscriptions électorales recouvrent chacune le territoire d´une province, à l´exception de la province de Brabant flamand et de la Région de Bruxelles‐Capitale pour lesquelles existent deux circonscriptions : la circonscription de Louvain correspondant au territoire de l´arrondissement administratif de Louvain (soit une partie de la province de Brabant flamand), et la circonscription de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde§, qui est à cheval sur deux §régions linguistiques et dont le territoire est celui des arrondissements administratifs de Bruxelles (les 19 communes constituant la Région bruxelloise) et de Hal‐Vilvorde (soit l´autre partie de la province de Brabant flamand). Pour l´élection du Sénat, il y a trois circonscriptions électorales : flamande, wallonne et de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde. Mais les listes sont établies au niveau de deux collèges électoraux : le collège électoral français (qui élit 15 sénateurs) et le collège électoral néerlandais (qui élit 25 sénateurs directs). Les électeurs de la circonscription flamande ne peuvent voter que pour les listes de candidats néerlandophones, les électeurs de la circonscription wallonne que pour les listes de candidats francophones et germanophones, tandis que les électeurs 

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de la circonscription de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde ont le choix entre les listes de candidats francophones et les listes de candidats néerlandophones. La situation est assez semblable pour l´élection du Parlement européen. Mais à la différence de l´élection du Sénat, il y a une quatrième circonscription et un troisième collège : les germanophones domiciliés dans les neuf communes de la région de langue allemande élisent leur unique représentant sur des listes spécifiques déposées dans la circonscription germanophone. Les listes du collège électoral français (8 députés à élire) sont donc présentées dans la circonscription wallonne amputée de la région de langue allemande et dans la circonscription de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde, et les listes du collège électoral néerlandais (13 députés à élire) dans la circonscription flamande et dans la circonscription de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde. Pour l´élection du Parlement wallon, les circonscriptions électorales correspondent à un ou plusieurs arrondissements administratifs ; il y a 13 circonscriptions électorales. Pour l´élection du Parlement flamand, il y a une circonscription par province ainsi qu´une circonscription de Bruxelles. Pour l´élection du Parlement bruxellois, il y a une seule circonscription composée des 19 communes constituant le territoire de la région. Pour l´élection du Parlement de la Communauté germanophone, il y a une seule circonscription couvrant le territoire des neuf communes germanophones. Pour les élections provinciales, les circonscriptions s´appellent districts. Pour les élections communales elles correspondent au territoire des communes. Il est à noter que l´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011 non encore traduit en termes juridiques prévoit la scission de la circonscription électorale de Bruxelles‐ Hal‐Vilvorde avec première application lors des élections à la Chambre de2014. À partir de ce moment‐là, toutes les circonscriptions électorales pour l´élection de la Chambre recouvriront le territoire d´une province ou de la Région de Bruxelles‐Capitale.   

Circulaire  Lettre contenant un ordre ou une recommandation, adressée à des fonctionnaires pour les aider à appliquer correctement une réglementation ou une politique. Une circulaire contient des ordres ou des recommandations qu´un ministre adresse à des fonctionnaires afin qu´une législation soit correctement comprise et appliquée. Les circulaires se sont multipliées au fur et à mesure que les lois devenaient plus nombreuses et plus complexes. Dans certains cas, les circulaires sont aussi envoyées pour information à des personnes morales (associations sans but lucratif, entreprises) ou aux citoyens eux‐mêmes. Les circulaires se situent au plus bas niveau de la hiérarchie des normes juridiques. À la différence des lois et des règlements, elles ne sont en principe pas contraignantes pour les citoyens et pour les tribunaux : elles ont avant tout une valeur explicative et pratique pour les fonctionnaires chargés de les appliquer. Elles contiennent l´interprétation qu´un ministre chargé de l´application de lois et d´arrêtés donne de ceux‐ci. Cependant, il arrive que des circulaires publiées deviennent une source formelle du droit : par souci de sécurité juridique, les tribunaux refuseront que l´administration s´écarte des circulaires qui ont reçu une certaine 

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publicité. Comme tous les actes administratifs, les circulaires peuvent faire l´objet d´un recours au Conseil d´État. Outre les circulaires interprétatives qui viennent d´être décrites, il existe également des circulaires dites indicatives, qui sont élaborées directement par une administration pour se fixer une ligne de conduite dans une matière où il existe de nombreux cas d´espèce. Les circulaires ne peuvent pas ajouter de règles nouvelles aux règles déjà existantes. Certaines sont cependant d´une grande portée, y compris politique, dans la mesure où elles donnent une interprétation dans une matière controversée. Plusieurs circulaires en matière d´emploi des langues dans les communes à facilités de la région de langue néerlandaise ont ainsi défrayé la chronique, leur interprétation des lois linguistiques étant contestée par des administrés francophones, qui ont néanmoins échoué à les faire annuler par une chambre flamande du Conseil d´État. Les circulaires peuvent être publiées au Moniteur belge.   

Citoyenneté  Droits et pratiques accessibles aux membres d´une collectivité politique. On définit la citoyenneté comme un ensemble de droits et de pratiques ouverts aux citoyens : classiquement, on distingue ainsi les droits civils (droits et libertés fondamentales), les droits politiques (droit de vote, droit d´éligibilité, droit de pétition) et les droits économiques et sociaux (prestations de sécurité sociale, droit au bien‐être). Le fait de résider dans un État, une région, une ville, ou d´avoir la nationalité de tel État, ne signifie pas que l´on possède automatiquement tous les droits organisés par cette collectivité politique. On appelle traditionnellement « citoyen » celui qui appartient à une collectivité politique et bénéficie des droits qu´elle offre à ses membres : dans ce cas, la citoyenneté se définit par opposition au statut de non‐citoyen (les étrangers, les bannis, les personnes frappées d´une condamnation infamante…). Mais au sein même des citoyens, il a toujours existé des droits réservés à certaines catégories selon leur âge, leur statut, leur sexe, etc. Il y a donc des degrés dans la citoyenneté, qui varient selon le temps, le lieu et la catégorie de personnes considérée. Le suffrage universel, par exemple, ou de manière générale le droit de vote, peuvent prendre des formes différentes. On a longtemps lié la citoyenneté à la nationalité. Dans l´Union européenne cependant, la citoyenneté européenne se définit surtout comme un ensemble de droits ouverts aux ressortissants des États membres, quelle que soit leur nationalité pour autant que ce soit celle d´un des États membres. Au niveau national, des droits sont accordés selon un critère de résidence plutôt que de nationalité : la Constitution belge accorde ainsi aux étrangers établis en Belgique la plupart des droits garantis aux Belges. Les droits peuvent également être garantis indépendamment de tout critère : c´est le cas des droits de l´homme. La citoyenneté est ainsi devenue une notion très complexe, toujours relative à un certain niveau d´analyse. Cette notion est de plus en plus employée dans un sens non juridique. Elle désigne alors la manière par laquelle les résidents des pays démocratiques font usage de leurs droits pour participer aux décisions relatives à la vie publique, pour entrer dans le débat politique et contribuer à la dynamique démocratique : c´est alors davantage un ensemble de pratiques que de droits. Elle peut même, 

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dans son sens le plus large, désigner une qualité morale, le simple fait de se soucier ou de prétendre se soucier de l´intérêt général («initiative citoyenne», «entreprise citoyenne») ou d´un enjeu bien défini (« citoyenneté écologique » par exemple).   

Classes moyennes  Catégorie sociale regroupant les professions libérales, l´artisanat et le commerce. Les classes moyennes sont composées des indépendants, c´est‐à‐dire des personnes exerçant une activité professionnelle sans être liées à un employeur par un contrat de travail. Comme catégorie socio‐professionnelle, les indépendants ont leur propre régime de sécurité sociale, qu´ils financent en cotisant à l´Institut national d´assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI). Celui‐ci recensait, en 2010, 664 474 indépendants au titre de l´activité principale et 209 088 indépendants à titre d´activité complémentaire. Le monde des classes moyennes est organisé au travers d´une multitude de groupements professionnels. Environ 140 groupements professionnels sont représentés au sein du Conseil supérieur des indépendants et des PME (anciennement Conseil supérieur des classes moyennes). Les indépendants sont également regroupés dans neuf organisations nationales interprofessionnelles, dont les deux plus importantes sont l´Unie van Zelfstandige Ondernemers (UNIZO) en Flandre et la Fédération nationale des unions de classes moyennes pour la partie francophone du pays. Beaucoup d´indépendants sont également des employeurs ou ont constitué une société qui emploie du personnel. À ce titre, ils sont représentés du côté patronal au sein du Conseil national du travail (CNT) et du Conseil central de l´économie (CCE) par les organisations précitées. Site du Conseil supérieur des indépendants et des PME site de l´INASTI   

Clivage  Division profonde à l´intérieur d´une société, qui se traduit par des tensions persistantes et la création de groupes et de partis opposés les uns aux autres sur l´objet du conflit. En science politique, le terme de clivage désigne une division en deux camps sur un sujet donné. Les démocraties occidentales ont été traversées, depuis le dix‐huitième siècle au moins, par des clivages qui expliquent largement leur évolution politique. Suite à la révolution industrielle et au passage à la démocratie représentative, entre autres, quatre grands clivages ont structuré la société civile et la vie politique de nombreux pays européens : – le clivage Église‐État (aussi appelé clivage philosophique), qui oppose les défenseurs de la liberté et de la prééminence de l´Église aux tenants d´un État neutre et laïque, notamment quant à leur rôle respectif en matière d´éthique, d´enseignement et d´assistance ; – le clivage possédants‐travailleurs (aussi appelé clivage socio‐économique), qui oppose les bénéficiaires de l´industrialisation et de la propriété privée des capitaux aux prolétaires et aux salariés ; – le clivage industrie‐agriculture ou ville‐campagne, qui oppose les défenseurs des intérêts industriels et urbains aux défenseurs des intérêts agricoles et ruraux ; – le clivage centre‐périphérie (aussi appelé clivage communautaire en Belgique), qui oppose les tenants d´un État unitaire (voire centralisé), comme l´est l´État français, aux tenants d´une autonomie (voire de l´indépendance) des régions périphériques, comme le permet le 

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fédéralisme. En Belgique, le troisième clivage n´a jamais pris d´importance majeure, à la différence du quatrième qui est à l´origine de la fédéralisation du pays et de ce qu´on appelle les problèmes communautaires, qui ont connu une grande acuité en raison notamment de la diversité des langues parlées par la population. Les clivages traversent le corps électoral et débouchent à terme sur la constitution de partis qui défendent l´une ou l´autre position (partis cléricaux/anticléricaux, partis bourgeois/partis ouvriers, etc.). Ils peuvent aussi susciter la création de groupes de pression et d´organisations structurés en piliers, chaque pilier partageant une même position autour d´un clivage majeur. Par‐delà une divergence de vues, un clivage révèle souvent un rapport de force inégal entre les tenants de l´une et l´autre thèse, les uns se félicitant ou tirant profit d´une situation que les autres subissent ou dénoncent. On débat beaucoup, notamment depuis la naissance des partis écologistes, de l´émergence d´un nouveau clivage, « matérialisme/post‐matérialisme », qui opposerait ceux qui donnent la primauté aux intérêts matériels (qu´ils soient de droite ou de gauche) à ceux qui donnent la primauté à des intérêts immatériels (valeurs éthiques, environnement, sécurité…).   

Coalition  Regroupement circonstanciel de différents acteurs pour poursuivre un but commun. Spécialement : association de différents partis pour former un gouvernement. Différents acteurs, individuels ou collectifs forment une coalition lorsqu´ils s´associent de manière temporaire pour poursuivre un même but et mener des actions en commun. Des associations ou des organisations non gouvernementales forment ainsi des coalitions ponctuelles pour mener ensemble une campagne d´action spécifique. Dans le cas des syndicats, on parle d´action en front commun. Des partis politiques s´associent également de manière temporaire (en principe, la durée d´une législature) pour gouverner ensemble un pays, une région ou une localité. On utilise alors le terme de coalition comme synonyme d´équipe dirigeante ou de gouvernement. Dans ce cadre, on parle de gouvernement de coalition ou de coalition gouvernementale pour souligner le caractère composite de la majorité gouvernementale. Les gouvernements de coalition se rencontrent surtout dans les pays où on applique le scrutin proportionnel, qui donne rarement à un seul parti la majorité absolue des sièges au sein de l´assemblée parlementaire. Une coalition peut également être formée lorsque plusieurs partis, voire la totalité des partis représentés au parlement, motivés par une situation exceptionnelle, décident de former un gouvernement d´union nationale. Anciennement, une coalition était une entente entre ouvriers ou entre patrons afin de faire pression sur les prix ou les salaires. Jusqu´en 1866, le code pénal a fait de la coalition un délit. Par la suite, jusqu´en 1921, certains modes d´action des coalitions ouvrières sont restés punissables.   

Collège des bourgmestre et échevins 

Organe exécutif de la commune, composé du bourgmestre et des échevins, qui se répartissent des compétences mais délibèrent de manière collégiale. Parlement de la Région de Bruxelles‐Capitale   

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Collège des procureurs généraux 

Collège constitué par les procureurs généraux près les cours d'appel et placé sous l'autorité du ministre de la Justice. Le collège décide, par consensus, de toutes les mesures utiles en vue : ‐ de la mise en œuvre et de la coordination de la politique criminelle ; ‐ du fonctionnement et de la coordination du ministère public. Le collège des procureurs généraux est en outre chargé d'informer le ministre de la Justice et de lui donner avis, d'initiative ou à sa demande, sur toute question en rapport avec les missions du ministère public.   

Collège électoral  Ensemble des électeurs participant à une élection. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Comité consultatif de bioéthique de Belgique 

Organe d´avis et d´information sur les problèmes éthiques en matière de biologie, de médecine et de santé. Le Comité consultatif de bioéthique de Belgique a été créé par l´accord de coopération du 15 janvier 1993 signé par l´Autorité fédérale, la Communauté flamande, la Communauté française, la Communauté germanophone et la Commission communautaire commune (COCOM). Il est composé de 43 membres parmi lesquels des personnalités issues des milieux universitaires, des docteurs en médecine, des avocats et des magistrats ainsi que des membres représentant les autorités publiques signataires de l´accord de coopération. La composition du comité respecte un équilibre entre les différentes tendances idéologiques et philosophiques, un équilibre entre les hommes et les femmes et un équilibre entre membres issus de milieux scientifiques et médicaux d´une part, et de milieux philosophiques, juridiques et des sciences humaines d´autre part. Le comité élabore ses avis d´initiative ou à la demande des présidents des divers parlements ou d´un membre d´un gouvernement, de même qu´à la demande d´un organisme de recherche scientifique, d´un établissement de soins, d´un établissement d´enseignement supérieur ou d´un comité d´éthique local. Les avis comprennent l´opinion de l´ensemble du comité lorsqu´il est possible de la dégager, et celle de sous‐ensembles de membres lorsqu´il n´y a pas unanimité. Le premier avis du comité date du 12 mai 1997. Il concernait l´opportunité d´un règlement légal de l´euthanasie. Parmi les sujets traités par les autres avis, on peut citer la problématique de la stérilisation des handicapés mentaux, le clonage humain reproductif, la recherche sur l´embryon humain in vitro, les cellules souches humaines et le clonage thérapeutique, la gestation pour autrui (mères porteuses), le don d´embryon, le don de sperme et d´ovules. Site du Comité consultatif de bioéthique de Belgique   

Comité de concertation 

Réunion de ministres fédéraux, communautaires et régionaux, chargée de prévenir les conflits d´intérêt entre ces différents pouvoirs. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Comité des régions  Institution de l´Union européenne qui rassemble les représentants des collectivités locales et régionales. Institué par le Traité de Maastricht, le Comité des régions est composé de représentants des collectivités locales et régionales, nommés pour quatre ans par le 

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Conseil de l´Union européenne. Les membres du Comité doivent obligatoirement être des élus ou être responsables devant une assemblée élue. Ils sont actuellement au nombre de 344, avec un nombre égal de suppléants. Le Comité désigne en son sein un président, un vice‐président et un bureau. Le Comité des régions a un rôle consultatif. Il remet des avis au Parlement européen, au Conseil et à la Commission. La consultation du Comité des régions est obligatoire dans les domaines touchant aux intérêts régionaux et locaux, à savoir : ‐ les transports ; ‐ l´emploi ; ‐ la politique sociale ; ‐ le Fond social européen ; ‐ la culture ; ‐ la santé publique ; ‐ l´environnement ; ‐ l´énergie ; ‐ la cohésion économique, sociale et territoriale ; ‐ la politique d´éducation, formation professionnelle, jeunesse et sport. Dans les autres domaines, le Comité des régions peut rendre un avis de sa propre initiative. Les avis sont adoptés à la majorité simple. Le traité de Lisbonne a apporté une innovation importante dans les missions du Comité des régions : il peut désormais, de même que les parlements nationaux, déposer un recours auprès de la Cour de justice de l´Union européenne pour violation du principe de subsidiarité contre les actes qui seraient selon eux contraires à ce principe. Le Comité des régions est organisé selon un axe double. D´une part, ses membres sont regroupés en délégations nationales ayant chacune à leur tête un président. D´autre part, ils constituent des groupes politiques ayant chacun un secrétariat. Ces groupes reflètent les groupes politiques du Parlement. Le Comité tient six sessions plénières par an, à Bruxelles. Site du Comité des régions   

Comité européen d´entreprise 

Organe d´information et de consultation des travailleurs des entreprises et des groupes d´entreprises implantés dans l´Union européenne. Le comité européen d´entreprise met en présence la direction d´un groupe d´entreprises ou d´une société multinationale avec des délégués des travailleurs des différents sièges répartis sur le territoire de l´Union européenne. Il a été institué par la directive 94/45/CE adoptée le 22 septembre 1996 par le Conseil européen des ministres de l´Emploi et du Travail. Sont concernés par la directive : ‐ les entreprises de dimension communautaire, c´est‐à‐dire celles qui emploient au moins 1 000 travailleurs dans les États membres et, dans au moins deux États membres différents, au moins 150 travailleurs dans chacun d´eux ; ‐ les groupes d´entreprises de dimension communautaire (un groupe comprenant une entreprise qui exerce le contrôle et les entreprises contrôlées), c´est‐à‐dire ceux qui remplissent les conditions suivantes : ‐ employer au moins 1 000 travailleurs dans les États membres ; ‐ compter au moins deux entreprises membres du groupe dans deux États membres différents ; ‐ compter au moins une entreprise membre du groupe employant au moins 150 travailleurs dans un État membre et au moins une autre entreprise membre du groupe employant au moins 150 travailleurs dans un autre État membre. L´initiative de la création d´un comité d´entreprise revient soit à la direction soit aux travailleurs. Dans le deuxième cas, il faut que la demande soit faite par au moins 100 travailleurs occupés dans au moins deux entreprises dans au moins deux États membres. La première étape de la constitution d´un 

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comité européen d´entreprise est confiée à un groupe spécial de négociation. Celui‐ci met en route un processus de négociation qui peut aboutir soit à la décision de renoncer à installer un comité (ou une autre procédure d´information et de consultation), soit à la constitution d´un comité européen d´entreprise, soit à la mise en place d´une procédure d´information et de consultation équivalente qui satisfait les parties. Celles‐ci fixent librement la composition du comité, ses attributions, la procédure, les modalités des réunions, la prise en charge des frais de fonctionnement, la durée de l´accord. En cas de refus de la direction ou d´impossibilité pour le groupe spécial de négociation d´arriver dans les trois ans à un accord avec la direction, des dispositions subsidiaires minimales sont prévues par la directive. Si l´on s´en tient à la procédure minimale prévue par la directive, le rôle du comité est assez limité. Cette procédure n´impose pas, par exemple, que l´information soit communiquée préalablement à toute décision pouvant avoir des conséquences sur la vie des travailleurs. La directive laisse aussi le soin aux parties de préciser quelles informations doivent être fournies aux représentants des travailleurs. La directive a été transposée en droit belge par la convention collective de travail n° 62 conclue au sein du Conseil national du travail le 6 février 1996, et plusieurs fois révisée. En 2009, une refonte de la directive de 1996 à conduit à l´adoption de la CCT n° 101 conclue au sein du CNT le 21 décembre 2010. Cette réforme concerne principalement la formation des membres du comité européen d´entreprise.   

Comité permanent de contrôle des services de police (Comité P) 

Institution de contrôle externe des services de police relevant du Parlement fédéral. Plusieurs commissions d´enquête parlementaire ont mis en lumière des dysfonctionnements dans les services de police et de renseignements. À la suite de l´affaire dite des tueurs du Brabant, toujours non élucidée, une commission parlementaire d´enquête « sur la manière dont la lutte contre le banditisme et le terrorisme est organisée » a été installée le 24 mai 1988. Le rapport de la commission, remis le 30 avril 1990, établit notamment que le contrôle interne s´était révélé inadéquat. La commission préconisait la création d´un organe externe chargé du contrôle de tous les agents ayant une compétence de police. C´est en application d´un plan plus général de réforme des services de police, appelé Plan de la Pentecôte, que fut promulguée la loi organique du contrôle des services de police et de renseignements et de l´Organe de coordination pour l´analyse de la menace du 18 juillet 1991. Cette loi crée le Comité P ainsi qu´un organe de contrôle semblable pour les services de renseignements (Comité R ). Sont soumis au contrôle du Comité P, les services de la Police fédérale, les services relevant d´autorités publiques et d´organismes d´intérêt public, dont les membres sont revêtus de la qualité d´agent ou d´officier de police judiciaire et les fonctionnaires relevant de différents ministères et services compétents pour rechercher et constater des infractions. Plutôt que de constater des faits individuels à sanctionner, le rôle du Comité P est de constater les dysfonctionnements occasionnels des services de police et de formuler des propositions afin d´y remédier. Le Comité P possède un Service d´enquête qui effectue, d´initiative ou 

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sur réquisition du procureur du roi, de l´auditeur militaire ou du juge d´instruction compétent, des enquêtes judiciaires auprès des membres des services de police. Le Comité P se compose de cinq membres effectifs, dont un président et un vice‐président. Un suppléant est nommé pour chacun d´eux. Tous sont nommés par la Chambre des représentants. Le Comité P remet chaque année un rapport d´activité qui est examiné au Parlement fédéral par la commission spéciale chargée de l´accompagnement parlementaire du Comité P. Site du Comité P   

Comité permanent de contrôle des services de renseignements (Comité R) 

Institution de contrôle externe des services de renseignements relevant du Parlement fédéral. Plusieurs commissions d´enquête parlementaire|commission d ont mis en lumière des dysfonctionnements dans les services de police et de renseignements. C´est en application d´un plan plus général de réforme des services de police, appelé Plan de la Pentecôte, que fut promulguée la loi organique du contrôle des services de police et de renseignements et de l´Organe de coordination pour l´analyse de la menace du 18 juillet 1991. Cette loi crée le Comité R ainsi qu´un organe de contrôle semblable pour les services de police (Comité P). Ce contrôle externe s´exerce sur les deux services de renseignements de l´État, c´est‐à‐dire d´une part, la Sûreté de l´État, et d´autre part, le Service général du renseignement et de sécurité des forces armées (SGR). Il vise une plus grande transparence du fonctionnement de ces services, afin de garantir la protection des droits que la Constitution et la loi confèrent aux personnes et d´assurer le contrôle de la coordination et de l´efficacité des services de renseignements. Le Comité R enquête sur les activités et les méthodes de ces services. Pour l´exercice de ses missions, il est assisté par un Service d´enquêtes. Il dispose d´un greffier ainsi que d´un personnel administratif et logistique. Le Comité R joue aussi le rôle d´organe de recours en matière d´habilitations de sécurité. Le Comité R dresse un rapport sur chacune de ses missions d´enquête. Ces rapports comprennent des conclusions sur la manière dont les services de renseignements se sont acquittés de leurs missions ; ils indiquent si les activités ou les méthodes employées ont mis en péril les droits que la Constitution et la loi confèrent aux personnes. Les rapports contiennent également des recommandations en vue de remédier aux lacunes constatées. Le Comité R peut décider de rendre public tout ou partie de ses rapports et conclusions. Il doit au préalable solliciter l´avis des ministres compétents et en aviser le Parlement. Un certain nombre de données ne peuvent jamais être rendues publiques, notamment l´identité d´un dénonciateur qui demande l´anonymat, des pièces et informations sur les enquêtes judiciaires en cours et des données possédant un degré de classification « secret » ou supérieur. Le Comité est composé de trois membres, nommés par le Sénat, pour un terme de cinq ans, renouvelable une fois. Ils sont choisis parmi des magistrats, des hauts fonctionnaires de police ou des personnes disposant d´une longue expérience administrative ou scientifique. Site du Comité R   

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Comité pour la prévention et la protection au travail 

Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Commissaire du gouvernement 

Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Commission communautaire 

Institution intervenant, dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, dans la sphère de compétence des communautés, et dont les responsables politiques sont des élus de la Région de Bruxelles‐Capitale. Lors de la création des communautés, il fallait définir le mode d´intervention de la Communauté française et de la Communauté flamande dans la région bilingue de Bruxelles. Comment garantir la présence de la Communauté flamande, minoritaire sur ce territoire ? Comment tenir compte, dans les politiques de la Communauté française, des Bruxellois, qui représentent près d´un quart des francophones ? Comment gérer les institutions bilingues ? Les commissions communautaires (qui ont pris le relais des anciennes commissions de la culture) ont été créées pour répondre à ces questions. La loi spéciale du 12 janvier 1989 relative aux institutions bruxelloises organise trois commissions communautaires : – la Commission communautaire française (COCOF), institution francophone compétente pour les matières de la Communauté française de Bruxelles‐Capitale ; – la Commission communautaire flamande (VGC), institution néerlandophone compétente pour les matières de la Communauté flamande de Bruxelles‐Capitale ; – la Commission communautaire commune (COCOM), institution bilingue compétente pour les matières communes aux deux Communautés de Bruxelles‐Capitale. Ces institutions comprennent chacune une assemblée et un organe exécutif, appelé collège, qui dispose d´une administration. Elles sont indépendantes de la Région de Bruxelles‐Capitale et possèdent chacune une personnalité juridique propre, mais elles ont pour particularité de gérer des compétences des communautés alors que leurs responsables politiques exercent nécessairement un mandat au gouvernement ou au parlement de la Région. Le collège de chaque commission est composé de ministres régionaux et, pour deux des commissions, d´un ou de deux secrétaires d´État régionaux. Les membres des collèges y agissent en toute indépendance à l´égard du gouvernement régional auquel ils participent par ailleurs. Quant aux assemblées des commissions communautaires, elles sont composées d´élus au Parlement bruxellois : chaque élu régional siège aussi dans l´assemblée de la commission communautaire correspondant à son appartenance linguistique et dans l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune, qui rassemble les élus des deux groupes linguistiques du Parlement bruxellois. Par‐delà ces règles communes, les commissions communautaires se distinguent fortement entre elles. La Commission communautaire flamande ne 

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possède pas de pouvoir législatif : elle n´exerce qu´un rôle de pouvoir organisateur dans les matières culturelles, les matières personnalisables et l´enseignement. La Commission communautaire française a reçu le même rôle de pouvoir organisateur, mais elle a surtout reçu le pouvoir décrétal dans les matières transférées par la Communauté française, ce qui en fait une entité fédérée à part entière. La Commission communautaire commune est également une entité fédérée, dotée du pouvoir législatif dans des matières personnalisables. Les Commissions communautaires française et flamande ont en outre hérité, le 1er janvier 1995, de compétences qui étaient exercées par l´ancienne province de Brabant. Site de la Commission communautaire française site de la Commission communautaire flamande   

Commission communautaire commune (COCOM) 

Organe politique bilingue doté du pouvoir législatif dans certaines matières sociales et de santé dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. La Commission communautaire commune est une des trois commissions communautaires créées par la loi spéciale du 12 janvier 1989 relative aux institutions bruxelloises. La Commission communautaire commune est compétente, dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, à l´égard des institutions (services publics, associations sans but lucratif) actives dans le domaine de compétence des communautés et qui ne relèvent pas uniquement de la Communauté française ou de la Communauté flamande. En pratique, cette compétence à l´égard d´institutions bilingues se limite au domaine des matières personnalisables, c´est‐à‐dire aux compétences des communautés dans l´aide sociale et la santé : CPAS, services sociaux et hôpitaux publics, maisons de repos, services sociaux privé. À l´égard de toutes ces institutions organisées de manière bilingue, la Commission communautaire commune joue le rôle de pouvoir législatif : elle adopte de manière autonome des ordonnances qui ont force de loi, ce qui en fait une entité fédérée à part entière. Toujours dans le domaine des matières personnalisables, la Commission communautaire commune est seule compétente, en théorie, pour les politiques qui s´adressent directement aux personnes physiques ou qui contraignent directement les personnes physiques. Le pouvoir législatif de la Commission dans ce domaine est cependant, en pratique, limité à certaines politiques. Comme pour les autres commissions communautaires, l´assemblée et l´organe exécutif de la Commission communautaire commune sont composés d´élus régionaux bruxellois : – son assemblée porte le nom d´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune. Elle se compose du groupe linguistique français et du groupe linguistique néerlandais du Parlement bruxellois, c´est‐à‐dire de l´ensemble des membres de ce parlement. Toute décision de l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune doit obtenir la majorité absolue dans chacun des deux groupes linguistiques qui la composent (cette règle est assouplie lors d´un second vote éventuel sur le même objet) ; – son organe exécutif est le collège réuni de la Commission communautaire commune. Il est composé des ministres de la Région de Bruxelles‐Capitale (en pratique, trois francophones et deux néerlandophones). Le président du gouvernement régional préside le 

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collège réuni mais n´y possède qu´une voix consultative et ne peut être chargé d´aucune compétence, ce qui garantit la parité linguistique au sein du collège réuni. L´Assemblée réunie adopte des ordonnances et joue un rôle de contrôle politique à l´égard du collège réuni. Le collège réuni adopte des arrêtés et dispose d´une administration pour appliquer les ordonnances de l´Assemblée réunie. Site du Parlement bruxellois   

Commission communautaire flamande (VGC) 

Organe politique néerlandophone jouant un rôle de pouvoir organisateur à l´égard des institutions relevant de la Communauté flamande dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. La Commission communautaire flamande (Vlaamse Gemeenschapscommissie, ou VGC) est une des trois commissions communautaires créées par la loi spéciale du 12 janvier 1989 relative aux institutions bruxelloises. À la différence des autres commissions communautaires, la VGC n´a pas de pouvoir législatif : elle ne peut donc pas adopter de décrets, mais seulement des règlements qu´elle adopte sous la tutelle de la Communauté flamande et qui doivent respecter et appliquer, en tenant compte des spécificités bruxelloises, les décrets de la Communauté flamande. La Communauté flamande ne lui ayant délégué aucune de ses compétences (alors que la loi spéciale du 12 janvier 1989 permet une telle délégation), la VGC doit se borner à jouer un rôle de pouvoir organisateur à l´égard des institutions flamandes établies dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. La Commission communautaire flamande est compétente, dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, à l´égard des institutions (associations sans but lucratif, écoles…) qui relèvent uniquement de la Communauté flamande, c´est‐à‐dire : – l´enseignement néerlandophone, en particulier les écoles néerlandophones anciennement organisées par la province de Brabant ; – pour les matières culturelles, les institutions dont les activités se déroulent en néerlandais ; – pour les matières personnalisables, les institutions dont l´organisation est faite en néerlandais. Si la VGC est un organe décentralisé et subordonné de la Communauté flamande à Bruxelles, son assemblée et son organe exécutif sont composés d´élus régionaux bruxellois : – son assemblée est l´Assemblée de la Commission communautaire flamande. Elle se compose du groupe linguistique néerlandais du Parlement bruxellois, c´est‐à‐dire de ses membres qui étaient candidats aux élections régionales sur une liste néerlandophone. Une disposition issue de l´accord du Lombard (29 avril 2001) prévoyait d´y adjoindre des membres supplémentaires, mais elle n´est pas appliquée suite à un arrêt de la Cour d´arbitrage ; – son organe exécutif est le collège de la Commission communautaire flamande. Il est composé des deux ministres néerlandophones de la Région de Bruxelles‐Capitale et du secrétaire d´État régional néerlandophone. L´Assemblée de la VGC adopte des règlements et joue un rôle de contrôle politique à l´égard du collège de la VGC. Le collège adopte des arrêtés et dispose d´une administration afin de faire appliquer les règlements de l´Assemblée. Site de la VGC   

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Commission communautaire française (COCOF) 

Organe politique francophone doté du pouvoir législatif dans certaines matières sociales et de santé dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. La Commission communautaire française, ou COCOF, est une des trois commissions communautaires créées par la loi spéciale du 12 janvier 1989 relative aux institutions bruxelloises. Depuis le transfert de compétences de la Communauté française dont elle a bénéficié, la Commission communautaire française est une entité fédérée à part entière, dotée du pouvoir législatif dans les matières transférées par la Communauté française. Dans ces matières relevant surtout de l´aide sociale et de la santé, la COCOF légifère de manière autonome par des décrets qui ont force de loi dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Ces matières représentent plus de 80 % de son budget. La COCOF est aussi, dans les matières personnalisables non transférées par la Communauté française, ainsi que dans les matières culturelles et d´enseignement, un organe décentralisé et subordonné de la Communauté française. Dans ce cadre elle adopte des règlements sous la tutelle de la Communauté française, qui doivent respecter et appliquer, en tenant compte des spécificités bruxelloises, les décrets de la Communauté. Dans tous les cas, la Commission communautaire française est compétente, dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, à l´égard des institutions (associations sans but lucratif, écoles…) qui relèvent uniquement de la Communauté française, c´est‐à‐dire : – l´enseignement francophone, en particulier les écoles francophones anciennement organisées par la province de Brabant ; – pour les matières culturelles, les institutions dont les activités se déroulent en français ; – pour les matières personnalisables, les institutions dont l´organisation est faite en français. Comme pour les autres commissions communautaires, l´assemblée et l´organe exécutif de la COCOF sont composés d´élus régionaux bruxellois : – son assemblée est l´Assemblée de la Commission communautaire française (elle se fait appeler, pour le public, « Parlement francophone bruxellois »). Elle se compose du groupe linguistique français du Parlement bruxellois, c´est‐à‐dire de ses membres qui étaient candidats aux élections régionales sur une liste francophone ; – son organe exécutif est le collège de la Commission communautaire française (il se fait appeler, pour le public, « gouvernement francophone bruxellois »). Il est composé des trois ministres francophones de la Région de Bruxelles‐Capitale et des deux secrétaires d´État régionaux francophones. L´Assemblée exerce un rôle de contrôle politique à l´égard du collège. Elle a les compétences d´un organe législatif dans les matières transférées par la Communauté française, tandis qu´elle adopte de simples règlements dans les autres matières qui sont de sa compétence. Le collège, lui, adopte des règlements et des arrêtés pour appliquer les décrets de l´Assemblée, et des arrêtés pour appliquer les règlements de l´Assemblée. Il dispose d´une administration. Site de la COCOF   

Commission de régulation de 

Organisme fédéral autonome de régulation des marchés du gaz et de l´électricité en Belgique. La Commission de régulation de l´électricité et du gaz, dotée de la personnalité juridique, a été instituée par les 

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l´électricité et du gaz (CREG) 

lois du 29 avril 1999 relatives à l´organisation du marché de l´électricité et à l´organisation du marché du gaz. Elle est investie d´une mission consultative auprès des autorités publiques, d´une part, et d´une mission de surveillance et de contrôle de l´application des lois et règlements auprès des différents opérateurs du secteur, d´autre part. Cette mission de surveillance s´applique notamment au libre accès par les producteurs aux réseaux de transports nationaux (lignes à haute tension et conduites de gaz) et aux prix fixés à cet effet. Les deux organes internes de la CREG sont le comité de direction et le conseil général. Le comité de direction assure la gestion opérationnelle. Il donne des avis motivés et soumet des propositions dans les cas prévus par les lois « électricité et gaz » et dans le contexte des objectifs de la note de politique du gouvernement fédéral. Il peut également effectuer, de sa propre initiative ou à la demande du ministre fédéral en charge de l´énergie ou d´un gouvernement de région, des recherches et des études relatives aux marchés de l´électricité et du gaz. L´étude prospective sur l´approvisionnement en électricité et en gaz est toutefois établie par la direction générale de l´énergie en collaboration avec le Bureau fédéral du plan et soumise pour avis à la CREG et éventuellement aux régions. Le comité de direction doit coopérer avec le Conseil de la concurrence dans l´instruction des affaires introduites en vertu de la loi du 10 juin 2006 sur la protection de la concurrence économique. Il coopère également avec la chambre des litiges et le service de conciliation et d´arbitrage de la CREG. Outre le président, le comité de direction comprend trois membres à temps plein, chargés respectivement du fonctionnement technique du marché, du contrôle des prix et des comptes et des aspects administratifs. Le conseil général est composé de représentants des pouvoirs publics (gouvernement fédéral, gouvernements des régions), de délégués des organisations représentatives des travailleurs et des petits consommateurs, de délégués des organisations représentatives des employeurs et des grands consommateurs, de représentants des producteurs, des gestionnaires des réseaux de distribution, des associations environnementales et des intermédiaires et fournisseurs. Le conseil général supervise le comité de direction, formule des avis et définit, d´initiative ou à la demande du ministre fédéral en charge de l´Énergie, les orientations de l´application de la loi « électricité » et de la loi « gaz ». Les recours contre les décisions de la CREG sont confiés par la loi du 20 juillet 2005 à la Cour d´appel de Bruxelles. Au niveau européen, la CREG est membre du Council of European Energy Regulators (CEER), organisme de coordination réunissant les régulateurs de l´énergie des pays de l´Union européenne, de l´Islande et de la Norvège, ainsi que de l´European Regulators Group for Electricity and Gas (ERGEG), organe consultatif créé à l´initiative de la Commission européenne. Des réunions de concertation régulières sont en outre organisées entre la CREG et les trois régulateurs régionaux (CWAPE, BRUGEL et VREG). Ce sont les régulateurs régionaux qui sont chargés d´autoriser les différents entreprises énergétiques à vendre de l´électricité et du gaz dans leur région. Ils peuvent aussi rémunérer par des « certificats verts » les producteurs d´énergies renouvelables. Par la loi du 8 janvier 2012, l´État belge a 

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transposé les dispositions du troisième paquet Énergie édicté par l´Europe. Ceci implique un élargissement des missions confiées à la CREG et une série de modifications qui interviendront progressivement dans le courant de l´année 2012. Site de la CREG site du CEER site de la cwape site de la VREG site de Brugel Re 

Commission d´enquête 

Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Commission européenne 

Institution de l'Union européenne en charge de l’application des traités européens et de la mise en œuvre des politiques décidées par le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen. La Commission européenne est une institution politique sui generis, qui n'est assimilable à aucune institution nationale ni à aucun organe assurant le fonctionnement d'une organisation internationale. Sa conception remonte à la création de la Haute Autorité de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). La Commission a le monopole de l'initiative législative : le Conseil de l´Union européenne et le Parlement européen ne peuvent adopter un acte législatif que sur la base d'une proposition élaborée par la Commission. En amont de cette proposition se trouvent cependant non seulement les traités, qui délimitent les domaines de compétence de l'Union, mais également les orientations politiques adoptées par le Conseil, voire des demandes ponctuelles du même Conseil ou du Parlement européen. Dans les matières intergouvernementales (la politique étrangère et de sécurité commune, ainsi que certaines questions liées à la coopération policière et judiciaire), l'adoption d'actes législatifs est exclue. La Commission formule des recommandations ou des avis sur les matières prévues par les traités. En tant que gardienne des traités et de l'acquis législatif de l'Union, la Commission européenne est aussi chargée d'une mission de contrôle : elle surveille l'application des traités dans et par les États membres. Elle peut introduire un recours devant la Cour de justice à l'encontre des États ou d'institutions européennes qui commettent des infractions au droit européen. Elle veille à l'application des règles européennes de concurrence. Elle peut engager des poursuites contre des entreprises ou des États membres dont elle estime qu'ils enfreignent les règles. Elle peut prendre des mesures contre plusieurs types de pratiques anticoncurrentielles, si celles‐ci affectent le commerce entre États membres. Elle exerce une mission d'administration contentieuse pour laquelle elle dispose de pouvoirs d'investigation, de prévention, de sanction et d'autorisation dans le cadre de l'application de la législation européenne. Enfin, dans les domaines où l'Union européenne coordonne des politiques, la Commission participe à l'évaluation de l'état d'avancement de ces politiques dans chacun des États membres. La Commission européenne est encore chargée de fonctions exécutives : d'une part, elle exécute le budget et gère les politiques communes définies par le Conseil, ainsi que les fonds européens ; d'autre part, elle participe à l'élaboration des mesures d'exécution des actes législatifs communautaires. La Commission a le pouvoir de négocier des accords 

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commerciaux avec les pays tiers, mais elle reçoit pour ce faire des directives de négociation définies par le Conseil, lequel décide en définitive de la conclusion de l'accord. La Commission est alors le porte‐parole des États membres dans des enceintes internationales telles que l'Organisation mondiale du commerce. La Commission se compose d'un commissaire par État membre, y compris le président et le haut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité. Elle est renouvelée tous les cinq ans. Le président de la Commission est élu par le Parlement européen selon la procédure suivante, définie par le Traité de Lisbonne. Le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission ; son choix doit tenir compte du résultat des élections au Parlement européen. Ce candidat est élu par le Parlement européen à la majorité des membres qui le composent. Si le candidat proposé ne recueille pas la majorité au Parlement européen, le Conseil a un mois pour proposer un autre candidat. Le haut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité est nommé à la majorité qualifiée par le 

Commission paritaire 

Organe de négociation sociale institué au niveau des branches d´activité économique. La négociation sociale est organisée à plusieurs niveaux : au niveau de l´entreprise, au niveau interprofessionnel, et à un niveau intermédiaire, celui des branches d´activité. C´est à ce niveau que sont instituées les commissions paritaires. C´est en 1919 que furent créés, par arrêté ministériel ou par la volonté des syndicats et des organisations patronales, les premiers organes sectoriels de négociation dans les grands secteurs industriels : mines, sidérurgie, etc. Institués sur une base paritaire, ils se sont multipliés dans l´entre‐deux‐guerres et ont rapidement pris le nom de commission paritaire. Aujourd´hui, le statut des commissions paritaires est régi par la loi du 5 décembre 1968 sur les conventions collectives de travail et les commissions paritaires. Des commissions sont instituées dans un grand nombre de secteurs. Dans les grands secteurs industriels, deux commissions paritaires sont instituées, l´une pour les ouvriers, l´autre pour les employés. Dans les secteurs où les ouvriers sont peu nombreux (banques, assurances, distribution, etc.), il existe des commissions paritaires mixtes, compétentes à la fois pour les ouvriers et les employés du secteur. Les entreprises qui ne relèvent d´aucune commission paritaire spécifique sont placées sous la compétence de commissions paritaires auxiliaires, l´une pour les ouvriers (commission paritaire n° 150), deux autres pour les employés (commissions paritaires n° 200 et 218). Dans certains secteurs sont instituées des sous‐commissions paritaires dont la compétence est limitée, notamment du point de vue géographique. La mission principale des commissions paritaires est l´élaboration de conventions collectives de travail par les organisations représentatives. Elles ont également pour mission de prévenir ou de concilier tout litige entre employeurs et travailleurs. Afin d´accomplir cette mission, un bureau de conciliation peut être instauré au sein de chaque commission. Elles ont également une mission consultative, et fournissent au gouvernement fédéral, au 

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Conseil national du travail et au Conseil central de l´économie, à leur demande ou d´initiative, des avis sur les matières qui relèvent de leur compétence. La loi du 5 décembre 1968 stipule que les commissions et sous‐commissions paritaires sont composées : ‐ d´un président et d´un vice‐président, indépendants des intérêts représentés et nommés par arrêté royal. Ils sont placés sous l´autorité du ministre de l´Emploi et du Travail ; en pratique, ce sont le plus souvent des conciliateurs sociaux du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, qui assument ces tâches ; ‐ d´un nombre égal de représentants d´organisations d´employeurs et d´organisations de travailleurs ; ‐ d´au moins deux secrétaires, nommés en principe par le ministre de l´Emploi et du Travail. En ce qui concerne les organisations de travailleurs, seules celles qui réunissent les conditions de représentativité prévues par la loi du 5 décembre 1968 entrent en ligne de compte. Il s´agit de la CSC, de la FGTB et de la CGSLB, ou pour les deux premières, de leurs centrales professionnelles. En ce qui concerne les organisations d´employeurs, leur représentativité est reconnue par le ministre de l´Emploi et du Travail sur la base d´une enquête et après avis du Conseil national du travail   

Commission parlementaire 

Groupe de parlementaires chargé de l´examen des propositions ou projets législatifs dans une matière déterminée. Composée d´un nombre limité de parlementaires désignés en respectant la proportion entre les différents groupes politiques, les commissions sont les principaux rouages de l´activité législative. Il existe des commissions permanentes (commission de la justice, commission des affaires sociales, commission des relations extérieures et de la défense…) et des commissions temporaires créées pour répondre à un objectif précis. Les commissions existent dans les assemblées parlementaires tant au niveau fédéral qu´au niveau des communautés et des régions. La tâche principale des commissions est l´examen et la discussion des projets et propositions de loi, de décret et d´ordonnance. Avant d´être éventuellement approuvés en séance plénière, les propositions et projets de lois sont examinés en commissions. Durant cet examen, les textes peuvent être amendés. Les commissions peuvent recourir à des auditions. Leur travail sur un texte se conclut par le vote, d´abord article par article, puis sur l´ensemble du texte proposé, et par la rédaction d´un rapport. Le rapport et le texte éventuellement adopté par la commission sont transmis à l´assemblée plénière qui est alors chargée d´examiner le texte et de s´exprimer à son tour par un vote. À la Chambre des représentants et au sein des parlements des régions et des communautés, les commissions participent également au contrôle politique : elles entendent les interpellations et les réponses aux questions posées par les parlementaires. La commission parlementaire de concertation a une fonction différente. Elle rassemble des membres tant du Sénat que de la Chambre et a pour tâche le règlement des conflits de compétence entre les deux assemblées fédérales. À noter que ne sont pas visées ici les commissions d´enquête parlementaire.   

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Commission parlementaire de concertation 

Commission composée paritairement de membres du Sénat et de la Chambre, chargée de la coordination des travaux entre les deux assemblées. La Commission parlementaire de concertation est instaurée par l´article 82 de la Constitution. Elle se compose de 11 sénateurs, dont le président du Sénat, et de 11 membres de la Chambre des Représentants, dont son président. Ils sont nommés pour la durée de la législature, proportionnellement au poids respectif des groupes politiques. La Commission est chargée de régler les éventuels conflits de compétence entre les deux assemblées quant à leur rôle respectif dans l´adoption des lois. Depuis 1993, trois procédures législatives sont en effet possibles, en fonction des matières : monocamérale, bicamérale et bicamérale optionnelle. La Commission décide de la procédure à suivre en cas de conflit d´interprétation, éventuellement après avoir demandé l´avis du Conseil d´État. Elle peut également, sous certaines conditions, allonger ou raccourcir les délais prévus dans le cadre de la procédure bicamérale. La Commission décide à la majorité absolue des membres de chacune de ses deux composantes. À défaut, elle statue à la majorité des deux tiers de l´ensemble de ses membres.   

Commission permanente de contrôle linguistique 

Commission chargée de veiller à l'application des lois sur l'emploi des langues en matière administrative. La Commission permanente de contrôle linguistique est composée d’un président nommé par la Chambre des représentants et de onze membres (cinq néerlandophones, cinq francophones, un germanophone). Les membres néerlandophones et francophones constituent deux sections. La section néerlandaise est compétente pour toute affaire relative à l’emploi des langues en matière administrative localisée dans la région de langue néerlandaise, à l’exception des communes à facilités. De même, la section française est compétente pour toute affaire localisée dans la région de langue française, à l’exception des communes à statut spécial. L’assemblée des sections réunies est compétente pour toute autre affaire. Le membre germanophone de la Commission n’intervient que pour les affaires localisées dans la région de langue allemande ou dans les communes à facilités qui bordent cette région linguistique (Malmedy et Waimes). La Commission est notamment consultée par le gouvernement fédéral en matière de fixation des cadres linguistiques dans l'administration fédérale et dans les établissements publics. La loi spéciale du 16 juillet 1993 a renforcé le rôle de la Commission permanente de contrôle linguistique en permettant aux particuliers d’introduire des plaintes auprès des sections réunies. Celles‐ci peuvent se substituer à une commune à facilités ou à une commune de l’arrondissement administratif de Bruxelles‐Capitale qui, malgré un avertissement de la Commission, ne respecte pas la législation sur l’emploi des langues en matière administrative. Les plaignants doivent justifier de l’intérêt qu’ils ont à l’affaire.   

Communauté  Entité fédérée possédant le pouvoir législatif et exécutif dans quatre grands domaines de compétence. Les trois communautés sont, avec les trois régions, les composantes de l´État fédéral belge. Les trois 

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communautés sont : la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone. En vertu des articles 127 à 129 de la Constitution, la Communauté française et la Communauté flamande légifèrent par décret dans les matières suivantes : – les matières culturelles, qui incluent entre autres les médias, le sport et les loisirs ; – l´enseignement, des écoles maternelles aux universités ; – les matières personnalisables, relevant de la santé ou de l´aide sociale ; – certains aspects de l´emploi des langues. L´article 130 de la Constitution attribue les mêmes matières à la Communauté germanophone, sauf en ce qui concerne l´emploi des langues. Dans toutes ces matières, les compétences des communautés connaissent des exceptions au bénéfice de l´Autorité fédérale. Les communautés exercent concrètement des compétences variables d´un cas à l´autre car : – outre ses compétences propres, la Communauté flamande exerce aussi les compétences de la Région flamande ; – la Communauté française et la Communauté germanophone ont fait jouer des mécanismes de transfert de compétences qui restreignent les compétences de la première et qui élargissent celles de la seconde. À la différence des régions, la Constitution n´attribue pas à chaque communauté un territoire qui lui est propre. Elle dispose néanmoins que les décrets des communautés ont force de loi sur des territoires définis par les régions linguistiques. Dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, l´action des deux grandes communautés est complétée par celle des commissions communautaires. Chaque communauté dispose d´un parlement, d´un gouvernement, d´une administration et d´un financement. Leur pouvoir législatif s´accompagne de compétences auxiliaires qui leur donnent les moyens de leur politique. Les communautés n´étant en outre pas soumises à une tutelle de l´Autorité fédérale, elles possèdent une pleine autonomie dans leurs domaines de compétence. Les organes législatifs et exécutifs des trois communautés sont : – le Parlement de la Communauté française et le gouvernement de la Communauté française ; – le Parlement flamand et le gouvernement flamand ; – le Parlement de la Communauté germanophone et le gouvernement de la Communauté germanophone. À la différence du niveau fédéral, il n´y a donc qu´une assemblée législative pour chaque communauté, et les membres des gouvernements de communauté ne sont pas nommés ou révoqués par le roi.   

Communauté flamande 

Une des trois communautés composant l´État fédéral, compétente dans la région de langue néerlandaise et dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Comme la Communauté française, la Communauté flamande possède le pouvoir législatif dans quatre domaines en vertu des articles 127 à 129 de la Constitution : – les matières culturelles, qui incluent entre autres les médias, le sport et les loisirs ; – l´enseignement, des écoles maternelles aux universités ; – les matières personnalisables, relevant de la santé ou de l´aide sociale ; – certains aspects de l´emploi des langues. Dans toutes ces matières, l´Autorité fédérale conserve certaines compétences précises. Depuis 1980, la Communauté flamande exerce aussi toutes les compétences de la Région flamande, en vertu d´un mécanisme 

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prévu par l´article 137 de la Constitution. Le parlement et le gouvernement de la Communauté flamande ont ainsi une double série de compétences : aux domaines déjà énumérés il faut notamment ajouter les compétences relative à l´aménagement du territoire, à l´environnement, au logement, à l´agriculture, à l´emploi, à l´économie, au commerce extérieur, à l´énergie, aux pouvoirs locaux, aux travaux publics et aux transports. Dans les matières attribuées aux communautés, les décrets de la Communauté flamande s´appliquent dans la région de langue néerlandaise et dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Cependant, dans cette dernière région linguistique, les décrets ne peuvent pas porter directement sur les personnes, mais seulement sur les institutions (services publics, associations sans but lucratif…) établies dans la région qui utilisent le néerlandais dans leurs activités ou leur fonctionnement. D´autre part, la Communauté flamande n´exerce aucune compétence en matière d´emploi des langues dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale ni dans les douze communes à facilités de la région de langue néerlandaise. Enfin, les décrets de la Communauté flamande relatifs aux matières attribuées aux régions s´appliquent uniquement dans la région de langue néerlandaise. Les compétences de la Communauté flamande sont mises en œuvre par le Parlement flamand et par le gouvernement flamand, ce dernier disposant d´une administration, le Ministère de la Communauté flamande (Ministerie van de Vlaamse Gemeenschap). Le Parlement flamand élit les membres du gouvernement flamand, pas nécessairement en son sein. Tous deux sont installés à Bruxelles, capitale de la Communauté flamande. Le gouvernement flamand participe au pouvoir législatif (il peut élaborer des projets de décret et déposer des amendements) et exerce le pouvoir exécutif en adoptant les arrêtés nécessaires à l´application des décrets. Le gouvernement est responsable devant le parlement. Le gouvernement flamand comporte au moins un ministre domicilié dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Dans un souci de coordination avec la minorité flamande de Bruxelles, il arrive qu´il compte un ministre qui est en même temps membre du gouvernement bruxellois. La Communauté flamande dispose d´un financement d´origine fédérale, pour ses compétences communautaires comme pour ses compétences régionales, et de compétences auxiliaires qui lui donnent les moyens de sa politique. Elle est donc pleinement autonome dans les domaines de sa compétence. Site de la Communauté flamande   

Communauté française 

Une des trois communautés composant l´État fédéral, compétente dans la région de langue française et dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Comme la Communauté flamande, la Communauté française possède le pouvoir législatif dans quatre domaines en vertu des articles 127 à 129 de la Constitution : – les matières culturelles, qui incluent entre autres les médias, le sport et les loisirs ; – l´enseignement, des écoles maternelles aux universités ; – les matières personnalisables, relevant de la santé ou de l´aide sociale ; – certains aspects de l´emploi des langues. Dans toutes ces matières, l´Autorité fédérale conserve certaines compétences précises. Depuis le 1er janvier 1994, la Communauté française 

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n´exerce plus toutes ces compétences. Elle a en effet appliqué un mécanisme de transfert qui a pour effet que certaines de ses compétences ont été transférées à la Région wallonne (qui les exerce dans la région de langue française) et à la Commission communautaire française (COCOF) (qui les exerce dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale). Les matières transférées sont surtout des matières personnalisables. Les décrets de la Communauté française s´appliquent dans la région de langue française et dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Cependant, dans cette dernière région linguistique, les décrets ne peuvent pas porter directement sur les personnes, mais seulement sur les institutions (services publics, associations sans but lucratif…) établies dans la région qui utilisent le français dans leurs activités ou leur fonctionnement. D´autre part, la Communauté française n´exerce aucune compétence en matière d´emploi des langues dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, ni dans les six communes à facilités de la région de langue française. Les compétences de la Communauté française sont mises en œuvre par le Parlement de la Communauté française et par le gouvernement de la Communauté française, ce dernier disposant d´une administration, le Ministère de la Communauté française. Le Parlement de la Communauté française élit les membres du gouvernement, pas nécessairement en son sein. Tous deux sont installés à Bruxelles, capitale de la Communauté française. Le gouvernement participe au pouvoir législatif (il peut élaborer des projets de décret et déposer des amendements) et exerce le pouvoir exécutif en adoptant les arrêtés nécessaires à l´application des décrets. Le gouvernement est responsable devant le parlement. Le gouvernement de la Communauté française comporte au moins un ministre domicilié dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Dans un souci de coordination entre entités fédérées francophones, les membres du gouvernement de la Communauté française peuvent être en même temps membres du gouvernement wallon ou du gouvernement bruxellois. La Communauté française dispose d´un financement d´origine fédérale, et de compétences auxiliaires qui lui donnent les moyens de sa politique. Elle est donc pleinement autonome dans les domaines qui restent de sa compétence. Le nom de « Communauté française », fixé par la Constitution, a été critiqué. Depuis 1999, la Communauté a adopté d´autres dénominations dans ses actes de gestion quotidienne (Communauté Wallonie‐Bruxelles, Communauté française Wallonie‐Bruxelles). Site de la Communauté française   

Communauté germanophone 

Une des trois communautés composant l´État fédéral, compétente dans la région de langue allemande. Comme les Communautés française et flamande, la Communauté germanophone possède le pouvoir législatif dans : – les matières culturelles, qui incluent entre autres les médias, le sport et les loisirs ; – l´enseignement, des écoles maternelles aux universités ; – les matières personnalisables, relevant de la santé ou de l´aide sociale. Dans toutes ces matières, l´Autorité fédérale conserve certaines compétences précises. En ce qui concerne l´emploi des langues, les compétences de la Communauté germanophone se bornent à l´emploi des langues pour l´enseignement dans les établissements créés, subventionnés ou 

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reconnus par les pouvoirs publics. En outre, la Communauté germanophone exerce des compétences législatives dans des matières régionales. Un mécanisme de transfert a pour effet que certaines compétences de la Région wallonne ont été transférées par celle‐ci à la Communauté germanophone, qui les exerce dans la région de langue allemande. Les matières transférées sont d´ordre culturel ou économique, ou relatives aux pouvoirs locaux. Les décrets de la Communauté germanophone, qui ont la même valeur juridique que les lois, s´appliquent dans la région de langue allemande. Les compétences de la Communauté germanophone sont mises en oeuvre par le Parlement de la Communauté germanophone et par le gouvernement de la Communauté germanophone, ce dernier disposant d´une administration, le Ministère de la Communauté germanophone (Ministerium der Deutschsprachigen Gemeinschaft). Le Parlement de la Communauté germanophone élit les membres du gouvernement, pas nécessairement en son sein. Tous deux sont installés à Eupen, capitale de la Communauté germanophone. Le gouvernement participe au pouvoir législatif (il peut élaborer des projets de décret et déposer des amendements) et exerce le pouvoir exécutif en adoptant les arrêtés nécessaires à l´application des décrets. Le gouvernement est responsable devant le parlement. La Communauté germanophone dispose d´un financement d´origine fédérale, et de compétences auxiliaires qui lui donnent les moyens de sa politique. Elle est donc pleinement autonome dans les domaines de sa compétence. Site de la Communauté germanophone   

Commune  Collectivité territoriale dotée d'organes démocratiques issus d'élections au suffrage universel. Les communes sont des entités politiques dont l’origine remonte au Moyen Âge, lorsque les habitants des bourgs se sont progressivement affranchis de l’autorité seigneuriale. Après la fin de l’Ancien Régime, la centralisation administrative qui a accompagné la formation des États a entraîné une transformation des communes en entités territoriales administratives soumises à l’autorité du pouvoir central. En Belgique s’est réalisé un équilibre entre l’autonomie communale et la volonté centralisatrice de l’État, ainsi qu’en atteste la loi communale adoptée en 1836. C’est ainsi que les communes exercent une double fonction. D’une part, elles sont des collectivités politiques autonomes, dotées de leur propre pouvoir de décision : elles sont libres de prendre des initiatives dans la mesure où la loi ne leur interdit pas de le faire. Les communes mènent ainsi des politiques en matière de logement, de tourisme, de promotion économique, d’activités culturelles et sportives, etc. D’autre part, elles sont des pouvoirs locaux subordonnés : elles sont chargées de l’exécution de certaines décisions prises par d’autres pouvoirs. Par exemple, les communes ont l’obligation de créer et de cofinancer un centre public d´action sociale (CPAS), d’organiser l’enseignement communal primaire, de tenir les registres de l’état civil, d’établir les listes électorales, d’entretenir les voiries communales et de veiller au maintien de l'ordre. Cette dernière mission est assurée par la police locale, qui est organisée par zone de police soit monocommunale, soit pluricommunale. Le bourgmestre cumule la double qualité de chef de 

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la commune et de représentant du pouvoir central dans la commune. Deux pouvoirs supérieurs exercent une tutelle sur les décisions communales, la province et la région (la Communauté germanophone, pour les communes situées dans la région de langue allemande). Ce sont surtout les actes relevant de l'autonomie communale qui sont soumis à la tutelle. Le budget communal doit également être approuvé par l'autorité de tutelle. Le budget des communes est alimenté par plusieurs sources de financement : ‐ le Fonds des communes ‐ les impositions communales (centimes additionnels prélevés sur certains impôts, taxes) ; ‐ les subventions des pouvoirs supérieurs ; ‐ les revenus du patrimoine communal et les donations ; ‐ les rétributions liées aux services et établissements communaux ; ‐ les emprunts. Pour accomplir ses différentes missions, la commune peut adopter une gestion directe par les services communaux ou une gestion indirecte. En cas de gestion indirecte, la commune s’associe à d’autres communes pour remplir certaines tâches, qu'elle ne pourrait pas assumer seule, en créant des intercommunales, par exemple pour la distribution de l'eau, du gaz et de l'électricité. Elle peut aussi créer des asbl ou des régies communales autonomes, ou confier la gestion à un particulier ou à un organisme d’intérêt public (on parle dans ce cas de concession, comme pour les sociétés de transport urbain, la gestion d'un hall omnisport ou d'une piscine). Chaque commune comporte une assemblée d’élus, le conseil communal, élu lors des élections communales qui ont lieu tous les six ans, et un exécutif, le collège des bourgmestre et échevins, appelé le collège communal en Région wallonne. Dans cette région, le collège communal comprend également le président du centre public d'action sociale (CPAS). Les communes sont régies par la Nouvelle loi communale. Depuis le 1er janvier 2002, cette loi est devenue dans presque tous ses aspects une compétence des régions. Il y a en Belgique 589 communes : 308 en Flandre, 262 en Wallonie et 19 dans la Région de Bruxelles‐Capitale. Site de l'Union des villes et communes belges site de l'Union des villes et communes de Wallonie site de l'Association de la ville et des communes de la Région de Bruxelles‐Capitale site de la Vereniging van  

Commune à facilités 

Commune qui doit offrir des facilités administratives aux habitants qui emploient une autre langue officielle que celle de la commune. La création de « facilités administratives » est une conséquence des lois linguistiques qui règlent l´emploi des langues en Belgique. En dehors des 19 communes de la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, toutes les communes doivent employer, dans leurs actes et dans leurs relations avec leurs administrés, la langue officielle de la région linguistique (française, néerlandaise ou allemande) dans laquelle se situe la commune. Cet unilinguisme des services pose problème dans les communes où habite une minorité (voire une majorité) d´habitants qui emploient une autre langue officielle. Des facilités ont donc été octroyées aux habitants de certaines communes, qui leur permettent d´obtenir les actes, informations, certificats et autres documents administratifs dans une autre langue officielle que celle de la commune, et d´employer cette autre langue dans leurs relations 

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avec la commune (ce régime a été restreint, pour ce qui concerne les communes de langue néerlandaise, par l´adoption de circulaires très controversées). Il existe 27 communes à facilités au total, soit : – des communes de langue néerlandaise avec facilités pour les francophones (dans la périphérie bruxelloise : Drogenbos, Kraainem, Linkebeek, Rhode‐Saint‐Genèse, Wemmel, Wezembeek‐Oppem ; sur la frontière linguistique : Biévène, Espierres‐Elchin, Fourons, Herstappe, Messines, Renaix) ; – des communes de langue française avec facilités pour les néerlandophones (Comines‐Warneton, Enghien, Flobecq, Mouscron, situées sur la frontière linguistique) ; – des communes de langue française avec facilités pour les germanophones (Malmedy et Waimes) ; – les neuf communes de langue allemande, avec facilités pour les francophones. Les communes à facilités sont aussi appelées « communes à statut linguistique spécial ». Les facilités administratives que les communes sont contraintes d´offrir varient, dans le détail, d´un groupe de communes à l´autre. La bonne application des lois linguistiques établissant ce régime de facilités — lois qui n´en prévoient pas la limitation dans le temps — est vérifiée par la Commission permanente de contrôle linguistique, le collège des gouverneurs, le gouverneur‐adjoint de la province de Brabant flamand, le commissaire d´arrondissement à Mouscron et le commissaire‐adjoint à Tongres. Une loi fixant le régime linguistique dans l´enseignement reconnaît également, pour certaines communes et dans certaines conditions, le droit à créer un enseignement gardien et primaire dans une autre langue officielle que celle de la commune. En outre, pour certaines des communes citées ci‐dessus, des règles garantissent les droits politiques des deux composantes linguistiques de la population. Ces mesures visent à éviter que des minorités linguistiques soient soumises sans protection à la législation et à la tutelle de la région dont dépend leur commune (Région flamande ou Région wallonne), mais aussi à éviter que des communes puissent prendre des décisions dommageables pour une partie de la population. Les mesures adoptées varient d´un groupe de communes à l´autre ; les communes faisant l´objet des règles les plus complexes et les plus spécifiques sont les six communes de la périphérie bruxelloise, Fourons (dans la région de langue néerlandaise) et Comines‐Warneton (dans la région de langue française). Par ailleurs, il existe également des mécanismes protégeant la minorité néerlandophone dans les communes de la région bilingue de Bruxelles‐Capitale.   

Compétences auxiliaires 

Compétences complémentaires attribuées à un pouvoir pour lui permettre d´accomplir pleinement sa mission. On évoque généralement les compétences auxiliaires à propos des communautés et des régions, mais la notion vaut pour tout niveau de pouvoir, y compris l´Autorité fédérale. Les compétences auxiliaires sont des compétences complémentaires attribuées à un pouvoir pour lui permettre d´exercer pleinement ses compétences de base, qu´il s´agisse d´un pouvoir législatif, d´une autorité locale (communes et provinces), d´un pouvoir organisateur, etc. À la différence des compétences implicites, les compétences auxiliaires sont 

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explicitement fixées par la Constitution ou par des lois. Toutes les entités fédérées se sont vu attribuer des compétences auxiliaires quasi identiques, qui leur donnent pratiquement les mêmes moyens d´action que l´Autorité fédérale dans leur sphère de compétence. Il s´agit, pour l´essentiel : – de compétences en matière de relations internationales, dont le droit de conclure des traités et d´avoir une représentation à l´étranger ; – de compétences en matière de recherche scientifique : le principe de base est que chaque pouvoir dispose des compétences en recherche scientifique dans les matières qui lui sont attribuées, y compris la recherche scientifique dépendant de dispositions internationales ; – du droit de conclure des accords de coopération ; – du droit de prendre les mesures nécessaires en matière d´infrastructures ; – du droit de créer et de gérer un service public décentralisé : création de services (dont les organismes d´intérêt public), d´établissements et d´entreprises, ou prises de participations en capital ; – du droit à organiser une tutelle spécifique sur les pouvoirs locaux ; – du droit de préemption (droit préférentiel pour l´achat d´un bien) et du droit d´expropriation pour cause d´utilité publique ; – de compétences pénales, c´est‐à‐dire du droit à ériger en infraction les manquements à la législation propre à un niveau de pouvoir, à établir des peines pour ces manquements, etc. Dans tous les cas de figure, les compétences auxiliaires s´exercent dans les limites fixées par la Constitution et par les lois, et au moyen de normes juridiques. Les compétences citées ci‐dessus valent pour toutes les entités fédérées, y compris dans le cadre d´un transfert de compétences : l´entité qui bénéficie d´un tel transfert reçoit aussi les compétences auxiliaires qui étaient attachées aux matières transférées.   

Compétences implicites 

Compétences qui ne sont pas explicitement attribuées à une autorité publique, mais dont elle doit disposer pour accomplir sa mission. Comme leur nom l´indique, et à la différence des compétences auxiliaires, les compétences implicites ne sont pas attribuées dans le détail à telle ou telle autorité. Le droit reconnaît cependant aux pouvoirs législatifs (Autorité fédérale et entités fédérées) la possibilité de prendre des dispositions, par la loi, le décret ou l´ordonnance, dans des domaines qui ne font pas partie de leurs compétences, mais sur lesquels il leur faut impérativement légiférer pour pouvoir exercer leurs compétences. C´est ainsi, par exemple, que la Cour d´arbitrage a reconnu le droit aux entités fédérées de prendre des dispositions complémentaires en matière de marchés publics, à condition que leur champ d´application reste restreint. Il faut bien noter que seules des dispositions rigoureusement nécessaires à l´exercice de ses compétences peuvent ainsi être prises par une autorité publique : elle ne peut pas profiter des compétences implicites pour élargir ses compétences. En outre, selon la jurisprudence de la Cour d´arbitrage, les dispositions prises par une autorité en vertu de ses compétences implicites ne peuvent avoir qu´une incidence marginale sur l´exercice des compétences d´une autre autorité. Les conflits de compétence qui pourraient surgir à cause d´un recours aux compétences implicites sont réglés par la Cour d´arbitrage. Site de la Cour d´arbitrage   

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Compétences résiduelles 

Dans un État fédéral, ensemble des compétences qui reviennent à un niveau de pouvoir parce qu´elles ne sont pas attribuées aux autres niveaux de pouvoir. Contrairement à ce que leur nom semble indiquer, les compétences résiduelles sont d´une importance majeure. Jusqu´à présent, en Belgique, les communautés et les régions ne possèdent que les compétences qui leur sont explicitement attribuées par la Constitution et par les lois de réformes institutionnelles. Elles ont donc un champ de compétence limité à ce qu´on appelle des compétences attribuées. Toutes les autres compétences, qu´on appelle résiduelles, appartiennent de droit à l´Autorité fédérale : cela signifie que toute intervention publique dans un domaine non attribué aux entités fédérées revient au pouvoir fédéral (par exemple s´il s´agit d´un nouveau domaine d´intervention publique). Actuellement, les compétences résiduelles sont plus importantes, au moins en termes budgétaires, que les compétences attribuées aux communautés et aux régions. Cependant, le système qui vient d´être décrit devrait théoriquement être inversé. En effet, ce système qui était la règle au début du processus de fédéralisation de l´État ne repose plus, depuis 1993, que sur une disposition transitoire de la Constitution. Celle‐ci dispose au contraire, en son article 35, que « l´autorité fédérale n´a de compétences que dans les matières que lui attribuent formellement la Constitution et les lois portées en vertu de la Constitution même », les communautés ou les régions étant compétentes pour toutes les autres matières dans les conditions et selon les modalités fixées par une loi spéciale. La Constitution impose donc un mécanisme inverse à celui actuellement en vigueur : une loi spéciale devrait fixer la liste limitative des matières attribuées à l´Autorité fédérale, toute autre matière étant alors de la compétence des communautés ou des régions. Cette disposition de la Constitution n´étant toujours pas appliquée, le régime transitoire reste en vigueur et confie donc les compétences résiduelles à l´Autorité fédérale. Si elle est un jour adoptée, la loi spéciale qui attribuera à l´Autorité fédérale ses compétences propres et qui confiera dès lors les compétences résiduelles aux entités fédérées pourrait restreindre considérablement le champ des compétences fédérales.   

Compétitivité  Capacité concurrentielle des entreprises, notamment sur le plan international. La sauvegarde de leur compétitivité sur le plan international est une contrainte économique qui s´impose aux entreprises dans une économie ouverte. La mondialisation, qui a accentué l´ouverture traditionnelle de l´économie belge, a mis les entreprises du pays en concurrence avec des économies où les coûts de la main‐d´œuvre sont plus bas. Cette évolution a eu des conséquences sur le système de la concertation et de la négociation sociale. La loi du 26 juillet 1996 relative à la promotion de l´emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité prévoit un mécanisme destiné à prévenir les difficultés dues à une perte de compétitivité des entreprises. Cette loi met en place un mécanisme qui couple de manière formelle les problématiques de l´emploi et de la compétitivité avec la négociation de l´accord interprofessionnel. Celui‐ci est appelé à encadrer les négociations sectorielles par des 

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mesures contraignantes visant à maintenir ou à sauvegarder la compétitivité des entreprises. Le mécanisme comporte d´abord une phase d´étude et d´observation de la situation de l´économie du pays et ensuite une phase de négociation. Deux fois par an, avant le 31 janvier et le 31 juillet, le Conseil central de l´économie et le Conseil national du travail émettent un rapport commun sur l´évolution de l´emploi et du coût salarial en Belgique et dans les pays de référence (la France, l´Allemagne et les Pays‐Bas). Ce rapport comporte également une analyse de la politique de ces États en matière de salaires et d´emploi, ainsi que des motifs d´une éventuelle évolution divergente de la Belgique par rapport à ces pays. Il est également fait rapport sur les aspects structurels de la compétitivité et de l´emploi. Le cas échéant, des suggestions sont formulées en vue d´apporter des améliorations. La phase de la négociation salariale peut débuter au niveau interprofessionnel après qu´un rapport technique ait été émis sur la marge maximale disponible pour l´évolution du coût salarial sur la base de l´évolution des deux dernières années ainsi que de l´évolution du coût salarial attendue dans les pays de référence. Une fois fixée au niveau interprofessionnel par les interlocuteurs sociaux, la marge s´impose impérativement aux négociateurs patronaux et syndicaux appelés à renouveler les conventions collectives de travail dans les négociations sectorielles qui se déroulent dans les commissions paritaires. En pratique cependant, la norme reste seulement indicative et les sanctions prévues par la loi ne sont pas appliquées.   

Compte général de l´Etat 

Tableau reprenant toutes les opérations budgétaires (compte d'exécution du budget), patrimoniales (compte des variations du patrimoine) et de trésorerie (compte de la trésorerie) exécutées du 1er janvier au 31 décembre d'une année déterminée. Il faut bien distinguer le compte général de l'État, qui établit la situation financière de celui‐ci, après enregistrement des opérations effectuées au cours de l'exercice écoulé, et le budget de l'État, qui est la prévision des recettes et des dépenses au cours de l'exercice à venir. Le compte général est établi lorsque les comptes sont arrêtés, ce qui veut dire que recettes et dépenses sont fixées définitivement. Le compte général de l'État est établi par le SPF Finances. La Cour des comptes l'examine et fait part de ses observations. La Chambre des représentants, sur proposition du gouvernement, arrête la §loi§ de comptes. La loi de comptes, ou loi de règlement définitif du budget, est votée plusieurs années après la clôture de l'année budgétaire considérée, ce qui a été à l'origine de nombreuses critiques.   

Concertation économique et sociale 

Discussions entre les interlocuteurs sociaux et un gouvernement sur des matières économiques et sociales. Dans le langage courant, le terme de concertation désigne toute forme de relations entre des organisations patronales et des organisations syndicales auxquelles s´associe éventuellement un gouvernement. On distinguera cependant ici plus précisément la concertation de la négociation sociale et de la consultation. La concertation se distingue de la négociation par le nombre de parties en présence. Alors que la négociation sociale se déroule entre interlocuteurs sociaux selon un 

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principe de parité, la concertation voit un troisième acteur s´adjoindre aux deux premiers, l´acteur gouvernemental. En cas de non‐accord, celui‐ci garde son autonomie lors de la décision finale. L´origine de la concertation remonte aux années 1930, lorsque furent organisées les premières conférences nationales du travail. Plusieurs conférences de ce type ont eu lieu entre 1936 et 1940. L´un des accords importants auxquels elles aboutirent fut la décision d´accorder une semaine de congés payés aux travailleurs, décision qui fut coulée en projet de loi par le gouvernement pour être adoptée par le Parlement. La concertation sociale interprofesionnelle se déroule en dehors de tout cadre institutionnel. Des rencontres ponctuelles ont lieu au niveau fédéral entre les interlocuteurs sociaux et le gouvernement, mais aussi au niveau des communautés et des régions avec leur gouvernement respectif. Quand les décisions à prendre sont nombreuses ou que le gouvernement souhaite orienter un pan entier de sa politique, ces rencontres sont appelées conférences nationales du travail, conférence économique et sociale, table ronde de politique industrielle, table ronde de la santé, table ronde des pensions, etc. Au niveau fédéral, la négociation de l´accord interprofessionnel comporte une part de concertation tripartite dans la mesure où les partenaires sociaux souhaitent connaître les intentions du gouvernement, voire peser sur la décision politique dans un certain nombre de matières avant de négocier directement entre eux là où ils peuvent aboutir à un accord. Ces contacts avec le gouvernement aboutissent souvent à un engagement du gouvernement d´exécuter une décision arrêtée avec les interlocuteurs sociaux. Au niveau des régions les gouvernements rencontrent aussi les interlocuteurs sociaux de façon informelle en Région wallonne, de façon plus institutionnalisée dans la Communauté flamande et dans la Région de Bruxelles‐Capitale. La Communauté flamande a créé un organe pour la concertation économique et sociale, le Vlaams Economisch en Sociaal Comité (VESOC), au sein duquel sont conclus des accords tripartites. Le secrétariat du VESOC est assuré par le Sociaal en Economisch Raad voor Vlaanderen (SERV). Un organe de ce type a été créé en 1997 au sein du Conseil économique et social de la Région de Bruxelles‐Capitale (CESRBC), le Comité bruxellois de concertation économique et sociale. Dans la fonction publique, le terme de concertation est réservé à la procédure officielle, distincte de la négociation, par laquelle les autorités consultent les représentants syndicaux sur des questions relatives au statut du personnel et à l´organisation du travail, questions considérées comme de moindre importance que celles qui sont soumises à la négociation. Dans le secteur public, la concertation est donc l´équivalent de la consultation dans le secteur privé. Site du SERV Site du CESRBC   

Conciliation  Procédure à laquelle font appel les parties à un conflit social lorsqu’elles ne peuvent y mettre fin par elles‐mêmes. Les conflits collectifs du travail trouvent normalement une solution pacifique par la négociation entre l´employeur (ou une organisation d´employeurs) et les syndicats de travailleurs. Si cette solution n´est pas trouvée, une autre procédure peut être tentée, la conciliation, par laquelle 

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l´intervention d´un tiers, un conciliateur social, vise à rapprocher les points de vue jusqu´à l´acceptation par les deux parties d´une solution de compromis. Les commissions paritaires fixent les modalités particulières de conciliation dans chaque branche d´activité économique. À cet effet, elles peuvent se doter d´un bureau de conciliation. La Direction générale des relations collectives du travail du Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale comprend la Division de la conciliation sociale où est logé le Corps des conciliateurs sociaux, composé de quatre premiers conciliateurs sociaux, treize conciliateurs sociaux et onze conciliateurs sociaux adjoints. Les conciliateurs sociaux sont également président de commission paritaire et exercent leur fonction sous l´autorité directe du ministre de l´Emploi et du Travail. Le conciliateur social intervient lorsque la négociation ne permet pas de mettre fin à un conflit collectif dans une entreprise ou dans un secteur. Il peut intervenir également en cas de litige individuel. Il tente d´améliorer la communication entre les parties en conflit. Il leur prête ses bons offices en leur faisant des propositions, qui sont cependant non impératives. Comme la négociation, la conciliation des conflits collectifs débouche normalement sur une convention collective de travail. Site du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale   

Concurrence  Dans une économie libérale, principe de base d´organisation du marché visant à empêcher l´abus de positions dominantes et que les pouvoirs publics font respecter. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Confédéralisme  Mode d´organisation politique associant plusieurs Etats indépendants qui gèrent certains de leurs intérêts en commun. La mise en place d´une confédération résulte de la volonté de plusieurs Etats souverains qui passent entre eux une alliance par un traité de droit international qui institue la confédération et qui règle ses compétences et son fonctionnement. Les Etats qui sont ainsi liés restent pleinement indépendants dans toutes les matières qui ne sont pas concernées par le traité. Les confédérations possèdent des traits caractéristiques que l´on peut résumer comme suit. 1. Une confédération est une construction de droit international, le résultat d´un traité par lequel des Etats décident de s´associer pour gérer certains de leurs intérêts en commun en créant des organes politiques interétatiques (assemblée de représentants des Etats, notamment). 2. Chaque Etat membre d´une confédération possède un droit de sécession à l´égard de la confédération. 3. Les Etats membres d´une confédération n´attribuent à cette dernière que des compétences limitées, notamment des décisions en matière économique, douanière ou militaire. 4. Les décisions prises dans une confédération requièrent l´accord unanime des Etats membres, que ce soit pour modifier le traité confédéral ou pour adopter des décisions engageant la confédération et ses membres. 5. Les citoyens des Etats associés au sein d´une confédération n´ont pas de lien direct avec celle‐ci : ils n´ont pas la nationalité de la confédération, mais celle d´un des Etats membres, et ils n´exercent pas de droit de vote pour élire les organes politiques de la confédération. Historiquement, 

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les confédérations ont surtout été des régimes de transition : des Etats voisins, initialement indépendants, entrent dans une confédération qui se transforme plus ou moins rapidement en fédération. Les Etats‐Unis sont passés rapidement d´une confédération à une fédération ; les cantons suisses, confédérés pendant plusieurs siècles, forment un Etat fédéral depuis 1848. La CEI (Confédération des Etats indépendants), qui rassemble des pays ayant appartenu à l´ancienne URSS, est née dans des conditions différentes. En Belgique, depuis le début du 21e siècle, le terme de confédéralisme est utilisé en un sens non juridique, pour désigner des projets de réforme radicale du fédéralisme belge. En plaidant pour un « Etat belge confédéral », ces projets emploient un terme inapproprié puisqu´une confédération, par définition, unit plusieurs Etats indépendants. En réalité, les projets dits confédéralistes visent avant tout, en particulier lorsqu´ils sont défendus par des partis flamands, à transférer aux communautés ou aux régions de nombreuses compétences relevant encore de l´Autorité fédérale, ce qui rapprocherait la Belgique du troisième trait caractéristique du confédéralisme relevé ci‐dessus. Par ailleurs, et toujours en un sens plus politique que juridique, on relève dans le système politique belge quelques traits qui le rapprochent d´une logique confédérale. Il en va notamment ainsi, au sein des institutions de niveau fédéral, de la parité néerlandophones/francophones au Conseil des ministres, de l´existence de groupes linguistiques à la Chambre et au Sénat, des règles de double majorité régissant l´adoption des lois spéciales et de la procédure dite de la sonnette d´alarme. Ces différents mécanismes ont pour effet que certaines décisions ne peuvent être prises par la majorité numérique flamande contre la volonté de la minorité francophone, ce qui rapproche le fonctionnement de l´Etat fédéral belge du quatrième trait caractéristique des confédérations évoqué ci‐dessus.   

Confédération des syndicats chrétiens de Belgique (CSC) 

Syndicat de travailleurs appartenant au monde chrétien. Les débuts d´une organisation centralisée du syndicalisme chrétien remontent à la création en 1904 d´un Secrétariat général des unions professionnelles chrétiennes. La CSC adopte son nom actuel en 1923 (en néerlandais Algemeen Christelijk Vakverbond van België (ACV)). Longtemps minoritaire, elle a dépassé en nombre d´affiliés la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) à la fin des années 1950 et est depuis lors le premier syndicat en Belgique. En 2010, 48,3 % des syndiqués le sont à la CSC. Le syndicalisme chrétien est marqué à son origine par un fort sentiment d´anti‐socialisme. Sa doctrine est imprégnée de l´enseignement de l´Église en matière sociale, définie entre autres par l´encyclique Rerum Novarum (1891). Cette option doctrinale, qui rejette la lutte des classes, est toujours perceptible aujourd´hui dans les entreprises, où la CSC est perçue comme un syndicat qui tente d´éviter l´affrontement et qui est davantage enclin au compromis que son rival socialiste. La CSC est organisée selon une structure à la fois professionnelle (les centrales) et géographique (les fédérations régionales). Les centrales professionnelles pour ouvriers sont : ‐ CSC‐Bâtiment, industrie et énergie ; ‐ ACV‐CSC‐Metea (métal et textile) ; ‐ CSC‐Alimentation et services ; ‐ CSC‐Transcom (transport 

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et communications). La CSC compte deux centrales distinctes pour employés : ‐ la Centrale nationale des employés‐Groupement national des cadres (CNE‐GNC) ; ‐ la Landelijke Bedienden Centrale‐Nationale Vakverbond voor Kaderleden (LBC‐NVK). Dans le secteur public et l´enseignement les centrales de la CSC sont : ‐ CSC‐Services publics ; ‐ CSC‐Enseignement. Les fédérations régionales sont au nombre de huit en Wallonie, d´une à Bruxelles et de douze en Flandre. Le nombre d´affiliés de la CSC monte à 1 665 217 (chiffres de 2010). Ces membres sont répartis de façon différente selon les régions. Ils sont 63 % en Flandre (non compris le Brabant flamand), 21 % en Wallonie (non compris le Brabant wallon) et 21 % à Bruxelles et dans les provinces de Brabant wallon et de Brabant flamand. La CSC est l´une des organisations constitutives du Mouvement ouvrier chrétien (MOC) du côté francophone, et de l´Algemeen Christelijke Werknemersverbond (ACW) du côté flamand. Les liens privilégiés qu´entretenaient ces organisations avec les partis sociaux‐chrétiens ont longtemps fait de ces partis leurs relais politiques privilégiés grâce au poids que représentaient au sein de ces partis les parlementaires de tendance démocrate‐chrétienne. La perte d´identité de cette tendance au sein de ces partis et, du côté francophone, le fait que le MOC se soit prononcé en faveur d´un pluralisme politique en 1972, ont distendu ces liens. Site de la CSC   

Conférence intergouvernementale (CIG) 

Négociation entre les gouvernements des États membres de l´Union européenne préalable à la modification des traités. Une Conférence intergouvernementale (CIG) se déroule sur plusieurs mois. Elle est ouverte par le Conseil des ministres, sur proposition des États membres ou de la Commission. Elle réunit les représentants des gouvernements des États membres. Le Parlement européen y délègue des observateurs. La CIG comporte des réunions fréquentes entre les experts des différents gouvernements et se conclut lors d´un Conseil européen. Les traités de Maastricht, d´Amsterdam,de Nice et de Lisbonne ont été élaborés par des Conférences intergouvernementales. La Conférence intergouvernementale qui s´est déroulée d´octobre 2003 à juin 2004 a eu pour objectif d´établir le texte du projet de traité établissant une §Constitution pour l´Europe|Constitution européenne§. Cette CIG avait été pour la première fois préparée par les travaux d´une Convention réunissant tant des acteurs politiques (notamment des parlementaires européens et nationaux) que des représentants de la société civile. Cette innovation dans la procédure de révision des traités était destinée à assurer une large participation à la prise de décision et un dépassement des intérêts nationaux. Elle a allongé et compliqué la procédure de révision des traités qu´il reste sans doute nécessaire de réformer. À la suite du rejet du projet de traité constitutionnel européen, c´est une nouvelle CIG qui a conduit à l´adoption du traité de Lisbonne en 2007.   

Conférence interministérielle 

Concertation régulière entre minsitres fédéraux, communautaires et/ou régionaux dans des matières où leur coopération est nécessaire. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

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Conférence pour la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) 

Organisation internationale qui a rassemblé des pays de l´Est et de l´Ouest durant la guerre froide et a fait place à l´Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. La Conférence pour la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) est une organisation internationale née pendant la guerre froide. L´idée d´une conférence sur la sécurité en Europe était apparue dans les années 1960‐1970 avec la détente des relations Est‐Ouest. Une première série de réunions se sont tenues à Helsinki de novembre 1972 à juin 1973. Elles ont débouché sur la création en 1975, par l´Acte final d´Helsinki, de la Conférence pour la sécurité et la coopération en Europe (CSCE). Les 35 signataires de l´Acte final d´Helsinki s´engageaient à respecter leurs frontières réciproques, à ne pas intervenir dans les affaires internes des autres pays participants, à renoncer à la force comme instrument de règlement des conflits et à promouvoir les droits de l´homme. La CSCE a constitué un forum de discussion entre les dirigeants des pays occidentaux et des pays communistes jusqu´à la fin de la guerre froide. Elle a également permis de mettre l´accent sur le respect des droits de l´homme dans les pays du bloc communiste. En 1990, la Charte de Paris a réorienté les missions de la CSCE : renforcement de la démocratie, respect des droits de l´homme, gestion pacifique des conflits, développement de la sécurité commune notamment par la maîtrise des armements. En 1995, la CSCE a fait place à l´Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Note : il existe depuis 1976 une agence du gouvernement américain dénommée la Commission pour la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) qui est chargée de surveiller l´application de l´Acte final d´Helsinki, particulièrement en matière de respect des droits de l´homme.   

Conflit d´intérêts  Conflit susceptible de surgir dans un État fédéral lorsqu´un pouvoir prépare ou prend une décision menaçant gravement les intérêts d´un autre pouvoir. Il y a conflit d´intérêts lorsqu´un parlement ou un gouvernement s´estime gravement lésé par une décision ou un projet de décision d´une autre composante de l´État fédéral, ou encore par l´absence de décision d´une autre composante. Le pouvoir qui s´estime lésé peut recourir aux procédures de prévention et de règlement des conflits d´intérêts. Seules les neuf composantes de l´État fédéral belge possédant un pouvoir législatif peuvent enclencher ces procédures. Ces procédures diffèrent selon que le conflit oppose des gouvernements ou des parlements. D´autre part, ce n´est qu´au niveau des gouvernements que l´absence de décision d´une autre entité permet d´enclencher une procédure pour conflit d´intérêts. C´est le comité de concertation qui est saisi lorsqu´un gouvernement estime qu´il y a conflit d´intérêts avec un autre gouvernement. Il dispose de 60 jours pour rendre une décision. Ce Comité réunit des représentants des différents gouvernements dans le respect de la parité linguistique et dans le respect de la parité entre membres désignés par l´Autorité fédérale et membres désignés par les entités fédérées. Toutes les décisions du Comité de concertation doivent être prises par consensus. Si les membres du Comité ne parviennent pas à adopter une décision, aucun recours n´est prévu : 

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le gouvernement mis en cause peut poursuivre la politique qui était contestée. Il en va de même si le Comité a pris une décision par consensus : les décisions prises par le Comité n´ont pas de pouvoir contraignant ; le Comité n´est d´ailleurs pas une juridiction. Si le conflit d´intérêts concerne des parlements, c´est‐à‐dire si une assemblée législative s´estime gravement lésée par un projet ou une proposition de loi, de décret ou d´ordonnance déposée devant un autre parlement, elle peut, par une motion adoptée à une majorité renforcée (trois quarts des voix dans le cas du Parlement fédéral, du Parlement flamand, du Parlement de la Communauté française, du Parlement de la Communauté germanophone, du Parlement wallon, du Parlement de la Région de Bruxelles‐Capitale et de l´Assemblée de la Commission communautaire française ; la majorité des voix dans chacun des groupes linguistiques dans le cas de l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune), demander la suspension de la procédure législative entamée dans cette autre assemblée. Les deux assemblées ont alors un délai de 60 jours pour essayer de s´entendre. Si la concertation entre elles n´a pas abouti dans le délai suspensif de 60 jours, le Comité de concertation rend une décision selon la procédure du consensus, dans un délai variable selon les cas, et après un éventuel avis du Sénat (le Sénat dispose de 30 jours pour remettre un avis motivé au Comité de concertation qui doit rendre à son tour une décision dans les 30 jours ; si toutefois c´est la Chambre des représentants ou le Sénat qui met en œuvre le mécanisme de suspension de la procédure parlementaire à l´origine du conflit d´intérêts, le Sénat ne rend pas d´avis et le Comité de concertation dispose de 60 jours pour rendre sa décision). La décision du Comité de concertation n´étant pas contraignante, ce mécanisme, comme le précédent, est davantage un mécanisme de prévention que de règlement des conflits d´intérêts. La Constitution dispose que c´est le Sénat qui se prononce par voie d´avis motivé sur les conflits d´intérêts entre parlements, mais la loi spéciale qui doit fixer les modalités d´intervention du Sénat à cette fin n´a pas encore été élaborée. Par ailleurs, des conflits d´intérêts sont évités au moyen de concertations et d´accords qui prennent notamment la forme de conférences interministérielles et d´accords de coopération.   

Conflit de compétence 

Conflit susceptible de surgir dans un État fédéral lorsqu´un pouvoir excède ses compétences en adoptant une législation. Le plus souvent, il y a conflit de compétence lorsqu´une des entités de l´État fédéral (Autorité fédérale, communauté ou région) affirme qu´une loi, un décret ou une ordonnance émanant d´une autre entité excède la compétence de celle‐ci. Il s´agit donc d´un conflit entre deux pouvoirs possédant une capacité législative. Les conflits de compétence font l´objet de mécanismes de prévention, intervenant donc avant que la norme législative soit adoptée. Même s´il n´a pas été instauré dans ce but, le Conseil d´État joue un rôle dans la prévention des conflits de compétence à travers sa section de législation : lorsqu´elle rend un avis motivé sur un projet ou sur une proposition de norme législative, cette section vérifie, entre autres, que le pouvoir qui légifère n´excède pas ses compétences. Lorsqu´une demande d´avis soulève une question relative aux compétences respectives de l´Autorité 

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fédérale, des communautés et des régions, la demande est examinée par les chambres réunies (comportant un nombre égal de néerlandophones et de francophones) de la section de législation. Le Conseil d´État intervient aussi dans le règlement des conflits de compétence : la section d´administration du Conseil d´État peut annuler des décisions administratives parce qu´elles ne respectent pas certaines règles portant sur les relations entre les différents niveaux de pouvoirs. Le Conseil d´État intervient ainsi après l´adoption de la norme contestée. Cependant, le règlement des conflits de compétence est surtout assuré par la Cour d´arbitrage, qui a été spécialement créée, en 1980, pour régler de tels conflits (même si son rôle de cour constitutionnelle est aujourd´hui plus large). Lorsqu´une norme législative est contestée pour conflit de compétence, la Cour d´arbitrage statue par la voie d´un arrêt qui a l´autorité de la chose jugée, et qui peut annuler la norme contestée en tout ou en partie. La Cour d´arbitrage peut aussi être saisie d´un conflit de compétence par une juridiction. Si, à l´occasion d´une affaire traitée par une juridiction, il est constaté qu´un conflit pourrait exister entre deux normes législatives émanant de pouvoirs différents, le juge saisi de l´affaire doit interroger la Cour d´arbitrage pour déterminer s´il y a effectivement excès de compétence (on appelle des telles questions des questions préjudicielles). La procédure devant cette juridiction est suspendue en attendant l´arrêt de la Cour d´arbitrage. Afin d´éviter qu´elle penche en faveur de l´une ou l´autre communauté ou région dans l´exercice de ses missions, la Cour d´arbitrage est composée paritairement de juges néerlandophones et de juges francophones. A noter que ne sont pas visés ici les conflits de compétence entre la Chambre des représentants et le Sénat, qui sont réglés par une commission parlementaire spécifique. Site de la Cour d´arbitrage   

Conseil central de l´économie (CCE) 

Organe consultatif paritaire institué au niveau fédéral et compétent en matière économique. Le Conseil central de l´économie a été instauré par la loi du 20 septembre 1948 portant organisation de l´économie. Il est chargé d´adresser à un ministre ou au Parlement fédéral, d´initiative ou à la demande de ces autorités, des avis ou propositions concernant la politique économique du gouvernement fédéral. Son domaine d´intervention couvre la concurrence et la politique des prix, les mesures d´encouragement des investissements à risques, les mesures de sauvegarde de la compétitivité des entreprises, etc. Le CCE joue un rôle important dans l´application de la loi du 26 juillet 1996 relative à la promotion de l´emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité. Les services du Conseil réunissent les données nécessaires à la mesure de l´évolution de la compétitivité du pays. Avec le Conseil national du travail (CNT), le CCE remet deux fois par an un rapport commun sur les évolutions de l´emploi et du coût salarial en Belgique et dans les pays de référence, sur la politique en matière d´emploi et de salaires ainsi que sur les aspects structurels de la compétitivité et de l´emploi, et formulent le cas échéant des suggestions en vue d´apporter des améliorations. Tous les deux ans, avant le début de la négociation de l´accord interprofessionnel, un rapport technique est élaboré par le 

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secrétariat du Conseil concernant les marges maximales disponibles pour l´évolution du coût salarial. Éclairés par ces rapports, les partenaires sociaux engagent alors la négociation de la norme salariale à ne pas dépasser dans les négociations sectorielles. Au‐delà de sa mission légale d´organe de consultation, le Conseil central de l´économie est un forum de rencontre entre les interlocuteurs sociaux, leur permettant d´analyser et d´approfondir les grands débats socio‐économiques. À cette fin, le Conseil organise régulièrement des rencontres entre les interlocuteurs sociaux et des experts extérieurs qui permettent de réfléchir aux enjeux d´un monde en mutation. Le CCE compte 44 membres effectifs, nommés paritairement parmi les candidats présentés : – par les organisations les plus représentatives de l´industrie, de l´agriculture, du commerce et de l´artisanat, certains candidats représentant les petites entreprises ainsi que les entreprises familiales ; – par les organisations les plus représentatives des travailleurs, certains candidats représentant les coopératives de consommation. En outre, six membres cooptés par les membres précédents sont choisis pour leur capacité scientifique ou leur compétence technique. Le président, personnalité étrangère à l´administration et aux organisations représentées au sein du Conseil, est désigné par arrêté royal après consultation du Conseil. Son mandat est de six ans et renouvelable. Le Conseil choisit en son sein quatre vice‐présidents. Site du CCE   

Conseil communal  Assemblée élue pour une période de six ans par la population de la commune, et qui adopte des règlements et des ordonnances. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Conseil d´entreprise 

Organe bipartite d´avis et d´information des travailleurs institué dans les entreprises. Le conseil d´entreprise a été créé par la loi du 20 septembre 1948 portant organisation de l´économie. Il doit être institué dans les entreprises du secteur privé (marchand et non marchand) comprenant au moins cent travailleurs. Il est composé du chef d´entreprise et d´un ou plusieurs délégués effectifs et suppléants désignés par lui, ainsi que de membres du personnel élus par les travailleurs de l´entreprise. Une représentation séparée des cadres est prévue dans les entreprises qui occupent au moins quinze cadres. Les représentants des travailleurs sont élus tous les quatre ans au scrutin secret au cours des élections sociales. Les listes des candidats sont proposées par les organisations représentatives des travailleurs présentes dans l´entreprise. Pour les candidats à la représentation des cadres, les listes peuvent en outre être déposées par des cadres n´appartenant pas à une organisation représentative. Le nombre de représentants des travailleurs siégeant au conseil d´entreprise dépend du nombre de travailleurs de cette entreprise. Il ne peut toutefois être inférieur à 4 ni supérieur à 25. Il y a autant de membres effectifs que de membres suppléants. Les candidats et les élus disposent d´une protection particulière contre le licenciement. Le conseil d´entreprise a une importante mission d´avis. Il doit être consulté notamment sur l´organisation du travail, les conditions de travail et le rendement de l´entreprise, les critères de licenciement et 

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d´embauche des travailleurs, la formation professionnelle ainsi que les mesures propres à favoriser le développement de l´esprit de collaboration entre l´employeur et son personnel. Il doit être consulté aussi sur la politique d´emploi de l´entreprise, notamment en cas de licenciement collectif. Le conseil d´entreprise a une importante mission d´information des travailleurs en matière d´emploi et en matière économique et financière. La liste des informations à fournir est prévue par la convention collective du Conseil national du travail (CNT) n° 9 du 9 mars 1972 et l´arrêté royal du 27 novembre 1973 portant réglementation des informations économiques et financières à fournir au conseil d´entreprise. Le conseil d´entreprise doit être informé préalablement à toute décision portant sur des licenciements collectifs. Ces informations peuvent donner lieu à des échanges de vue et peuvent nourrir les discussions qui se déroulent dans le cadre de la négociation avec la délégation syndicale. Le conseil d´entreprise veille au respect des conventions collectives de travail ainsi que des législations économiques et sociales applicables dans l´entreprise. Il a un pouvoir de décision et de gestion dans certaines matières : il élabore le règlement de travail et informe le personnel à ce sujet ; il gère les œuvres sociales ; il désigne le réviseur d´entreprise et fixe la date des vacances annuelles.   

Conseil d´État  Organe doté d´un double rôle juridictionnel et consultatif. Créé par la loi en 1946, le Conseil d´État est aujourd'hui établi par l´article 160 de la Constitution. Il ne relève pas du pouvoir judiciaire. Il a une double mission : ‐ sa section d´administration est la plus haute juridiction administrative du pays. Elle statue par voie d´arrêts sur les recours introduits contre des actes administratifs. Le Conseil d´État dispose du pouvoir d´annuler ou de suspendre l´exécution des actes administratifs (tels les arrêtés qu´il juge non conformes à la loi ; ‐ sa section de législation est chargée de fournir un avis technique aux parlements et aux gouvernements à propos des textes de loi examinés. L´avis du Conseil d´État a pour objet de vérifier la conformité des textes proposés avec les normes juridiques existantes, la compétence de l´autorité qui en prend l´initiative et la bonne rédaction des textes. L´avis du Conseil d´État est obligatoire sur les avant‐projets de loi, de décret ou d´ordonnance. Il peut également être sollicité par les présidents des assemblées législatives. L´avis de la section de législation du Conseil d´État n´a pas de force juridiquement contraignante, mais il revêt un grand poids. Le Conseil d´État est organisé en chambres composées chacune de trois conseillers. Chaque chambre est soit francophone, soit néerlandophone, soit bilingue (une seule chambre). Les conseillers (15 francophones et 15 néerlandophones) sont nommés à vie par le roi. Ils sont assistés par des assesseurs, qui sont des juristes spécialisés dans un domaine particulier, nommés par le roi pour une période de cinq ans. Le Conseil d´État comprend également un auditorat, chargé de l´instruction des affaires. Son avis revêt un poids particulier à l'audience de la section d'administration. Site du Conseil d'État   

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Conseil de gouvernement 

Réunion commune des ministres et des secrétaires d´État fédéraux. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Conseil de l´Europe  Organisation intergouvernementale ayant pour objectif la défense des valeurs politiques fondamentales : la démocratie, les droits de l´homme et l´État de droit. Créé en 1949, le Conseil de l´Europe est la plus ancienne organisation européenne. Le nombre de ses membres est passé de 10 États à l´origine à 47 États en 2012. Si le Conseil de l´Europe est totalement indépendant de l´Union européenne, en faire partie constitue cependant un préalable à l´adhésion à l´Union. Depuis 1989, le Conseil de l´Europe a joué le rôle de « sas d´accueil » pour les pays d´Europe de l´Est. La liste des accords internationaux conclus au sein du Conseil de l´Europe compte aujourd´hui plus de 200 traités, conventions et protocoles. Ceux‐ci sont signés par les États puis ratifiés par les parlements nationaux avant d´entrer en vigueur. Parmi les plus importants d´entre eux figure la Convention européenne des droits de l´homme, dont l´application est vérifiée par la Cour européenne des droits de l´homme. Citons également la Charte sociale européenne (1961), qui garantit les droits fondamentaux dans les domaines de la famille, de l´assurance sociale et de la représentation syndicale, et la Convention‐cadre pour la protection des minorités nationales, qui a été conclue en 1994 et est entrée en vigueur le 1er janvier 1998. La Belgique a signé cette Convention, mais ne l´a pas encore ratifiée. Les organes principaux du Conseil de l´Europe sont : ‐ le Comité des ministres : il rassemble les ministres des Affaires étrangères des États membres. C´est l´organe décisionnel ; ‐ l´Assemblée parlementaire : elle rassemble des représentants des parlements des États membres, en nombre proportionnel à leur population. Elle adopte des recommandations et des résolutions, et exprime des opinions. Le Conseil de l´Europe comprend également le secrétariat général, dirigé par un secrétaire général élu pour cinq ans par l´Assemblée sur proposition du Comité des ministres, et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l´Europe, créé en 1994 et composé de deux chambres où siègent des membres des assemblées régionales et locales des États membres. Le Conseil de l´Europe est établi à Strasbourg. Il ne faut pas le confondre avec le Conseil européen ni avec le Conseil de l´Union européenne. Site du Conseil de l´Europe   

Conseil de l´Union européenne 

Institution de l'Union européenne qui détient le pouvoir législatif, le plus souvent conjointement avec le Parlement européen, et exerce des fonctions budgétaires, d'orientation des politiques et de coordination. Le Conseil de l’Union européenne (appelé aussi Conseil des ministres, ou simplement Conseil) est constitué par un ou parfois plusieurs représentants de chaque gouvernement des États membres de l’Union européenne au niveau ministériel. Ces représentants diffèrent selon les matières traitées. Par exemple, dans sa formation « Affaires économiques et financières », le Conseil rassemble les ministres en charge de l’Économie et des Finances des pays membres. Depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne le 1er décembre 

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2009, le Conseil compte dix formations selon les matières traitées : ‐ Affaires générales ; ‐ Affaires étrangères ; ‐ Affaires économiques et financières ; ‐ Justice et Affaires intérieures ; ‐ Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs ; ‐ Compétitivité (Marché intérieur, Industrie, Recherche et Espace) ; ‐ Transports, Télécommunications et Énergie ; ‐ Agriculture et Pêche ; ‐ Environnement ; ‐ Éducation, Jeunesse, Culture et Sport. La présidence du Conseil de l'Union européenne est exercée à tour de rôle par chaque pays membre pour une durée de six mois, à l'exception du Conseil des Affaires étrangères, qui est présidé par le haut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, sauf lorsque le conseil traite de politique commerciale. Le Conseil siège à Bruxelles. Il a pour missions principales : ‐ l’adoption de la législation européenne, dans certains domaines conjointement avec le Parlement européen ; ‐ la coordination des orientations des politiques économiques des États membres ; ‐ la conclusion des accords internationaux entre l’Union européenne et des pays tiers ou des organisations internationales ; ‐ le budget de l’Union, conjointement avec le Parlement européen ; ‐ la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) ; ‐ la coopération judiciaire et policière. Le Conseil prend ses décisions soit à la majorité qualifiée (procédure la plus courante), soit à l’unanimité (notamment pour la fiscalité, la protection sociale, l'adhésion de nouveaux États à l'Union européenne, la politique étrangère et de défense commune et la coopération policière opérationnelle entre les États membres). Le nombre de voix dont disposent les États membres est pondéré en fonction de leur population, avec un mécanisme correcteur qui favorise les plus petits pays. Le total des voix est de 345. La majorité qualifiée est atteinte avec 255 voix, représentant au moins la majorité simple des États si la proposition émane de la Commission européenne et 2/3 des États si la proposition n’émane pas de la Commission. Un État membre peut demander de vérifier que la majorité qualifiée représente au moins 62 % de la population de l’Union. Ce système de majorité qualifiée, qui date du Traité de Nice, sera modifié, en application du Traité de Lisbonne, une première fois en 2014, et une deuxième fois en 2017, pour aboutir à un nouveau système de double majorité qui requiert les voix de 55 % des États représentants 65 % de la population de l'Union. Le Conseil est assisté par un secrétariat général. Le Conseil se prononce sur les textes qui lui sont soumis par la Commission. Ses délibérations sont préparées par le Comité des représentants permanents des États membres (COREPER). Il ne faut pas confondre le Conseil de l'Union européenne avec le Conseil européen, qui rassemble les chefs d'État et de gouvernements, et qui a d'autres fonctions. Site du Conseil de l’Union européenne   

Conseil de la Communauté germanophone 

Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

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Conseil de la concurrence 

Juridiction administrative qui a des compétences de décision, de proposition et d´avis en matière de protection de la concurrence économique Constitué en 1991 et mis en place en 1999, le Conseil de la concurrence a vu ses missions étendues par les lois du 10 juin 2006 sur la protection de la concurrence économique et instituant le Conseil de la concurrence. La réforme prévoit un système d´interdiction des pratiques restrictives de concurrence et de contrôle préalable des concentrations, qui s´appuie sur cinq instances : le Conseil de la concurrence, l´Auditorat, le greffe, le Service de la concurrence du SPF Économie, PME, Classes moyennes et Énergie et la Commission de la concurrence (commission consultative instituée au sein du Conseil central de l´économie (CCE)). Le Conseil de la concurrence est chargé du contrôle des cartels et des ententes sur les prix, de la répression de l´abus de position dominante et de l´analyse des concentrations (à partir de seuils définis par la loi, révisables tous les trois ans par arrêté délibéré en Conseil des ministres). Le Conseil de la concurrence est composé d´une assemblée générale, d´un auditorat et d´un greffe. L´assemblée générale du Conseil est composée de douze conseillers, nommés pour un mandat de six ans. Le président, le vice‐président et quatre conseillers exercent leurs fonctions à plein temps. Le Conseil est divisé en chambres, composées chacune de trois conseillers, auxquelles le président distribue les affaires à traiter. L´auditorat, composé de minimum six et de maximum dix membres nommés par le Roi, est chargé de recevoir les plaintes, de diriger et d´organiser l´instruction et de veiller à l´exécution des décisions prises par le Conseil de la concurrence. Le greffe assure le secrétariat du Conseil, sous la direction de son président. Les dossiers traités par le Conseil de la concurrence peuvent être ouverts sur la base de plaintes, de sa propre initiative, ou obligatoirement pour les entreprises qui dépassent certains seuils de chiffre d´affaires. La cour d´appel de Bruxelles est compétente pour traiter les recours contre les décisions du Conseil de la concurrence et de son président. Les parties concernées peuvent par ailleurs introduire un recours en annulation devant le Conseil d´État contre les décisions du Conseil en matière de concentrations. Enfin, le Conseil de la concurrence peut traiter, dans certains cas, les recours contre les décisions rendues par les autorités sectorielles de régulation. Le Conseil de la concurrence doit coopérer avec ces dernières, notamment la Commission de régulation de l´électricité et du gaz (CREG), l´Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) et le Conseil supérieur de l´audiovisuel (CSA). Depuis mai 2005, la législation mise en place au niveau européen prévoit la décentralisation du contrôle européen en matière de concurrence au niveau des États membres jusqu´à un certain niveau d´importance des affaires. En ce qui concerne des cas purement nationaux, les services de la Commission européenne ne conservent qu´un pouvoir d´évocation. Outre des réunions semestrielles avec la direction générale de la Concurrence de l´Union européenne, le Conseil de la concurrence participe au niveau européen à la mise en œuvre de la modernisation du droit de la 

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concurrence. Page du site du SPF Économie consacrée à la concurrence   

Conseil de la Couronne 

Réunion des ministres d’État et des ministres en exercice, sous la présidence du roi. Institution coutumière, purement consultative, le Conseil de la Couronne ne peut prendre de décision impliquant la responsabilité ministérielle. Le Conseil de la Couronne s’est réuni : ‐ en juillet 1870 pour déterminer s’il fallait réunir les Chambres en session extraordinaire ou maintenir l’arrêté de dissolution qui venait d’être pris ; ‐ le 2 août 1914 à la suite de l’ultimatum allemand ; ‐ le 4 mai 1919 pour examiner le traité de Versailles ; ‐ le 22 juillet 1950 pour entendre une communication du roi Léopold III ; ‐ le 18 février 1960 pour donner son avis sur les résolutions de la conférence belgo‐congolaise de la table ronde.   

Conseil des ministres 

Réunion de l´ensemble des ministres fédéraux. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Conseil européen  Réunion périodique des chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne, également appelée « Sommet européen ». La tenue régulière de réunions des chefs d’État et de gouvernement n’avait pas été prévue par le Traité de Rome créant la Communauté économique européenne. La nécessité de tenir des réunions périodiques autour de la dynamique générale de la construction européenne s’est toutefois imposée dès le début des années 1970. À partir de 1975, les réunions régulières du Conseil européen succèdent aux sommets occasionnels. Même si les Traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice font mention du rôle d'impulsion et d'orientation générale du Conseil européen, c'est le Traité de Lisbonne qui en fait une institution de l'Union européenne, séparée du Conseil de l´Union européenne. Il est composé de chefs d’État et de gouvernement de tous les États membres ainsi que du président de la Commission européenne. Le Conseil européen se réunit au moins quatre fois par an, mais peut être convoqué plus souvent par son président. Jusqu'à l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le Conseil européen était présidé par le chef de l'État qui exerçait la présidence semestrielle du Conseil de l´Union européenne. Depuis l'entrée en vigueur de ce traité, il élit un président, qui n'exerce pas de mandat national, pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. Le premier président permanent a été élu lors d'un Conseil européen extraordinaire en novembre 2009. Il s'agit du Belge Herman Van Rompuy. Il a été réélu pour un nouveau mandat le 1er mars 2012. Le Conseil européen est chargé de définir les orientations politiques générales de l’Union et de lui donner les impulsions nécessaires à son développement. C'est lui qui a décidé de parvenir à une Union économique et monétaire qui a permis le passage à la monnaie unique. De nouvelles politiques de l’Union ont été initiées lors de réunions du Conseil européen tenues dans des villes dont le nom s’attachait ainsi à la politique décidée ; par exemple, les critères de Copenhague (critères d’adhésion à l’Union définis au sommet de Copenhague en 1993) ou la Stratégie de 

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Lisbonne (plan de développement économique décidé à Lisbonne en 2000). En application du Traité de Nice, c’est à Bruxelles que se tiennent les réunions du Conseil européen. Il ne faut pas confondre le Conseil européen avec le Conseil de l´Union européenne, qui est une institution permanente de l’Union, ni avec la Conférence intergouvernementale (CIG), qui est un processus de négociation intergouvernementale, ni avec le Conseil de l´Europe, une organisation internationale créée en 1949 qui compte davantage de membres que l'Union européenne.   

Conseil national du travail (CNT) 

Organe paritaire de négociation sociale et de consultation institué au niveau fédéral. Le Conseil national du travail est l´un des deux grands organes (l´autre étant le Conseil central de l´économie) créés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans le but d´associer les organisations patronales et les syndicats de travailleurs à la décision politique en matière économique et sociale. Le Conseil national du travail a été créé par une loi du 29 mai 1952. Historiquement, la première mission du CNT est une mission consultative. Il remet des avis à un ministre ou au Parlement fédéral sur les matières sociales qui sont de la compétence de l´Autorité fédérale : le droit social (relations individuelles et collectives de travail), la sécurité sociale, etc. Si l´avis préalable du Conseil est requis pour l´adoption de mesures d´exécution de nombreuses lois, l´avis conforme est cependant exceptionnellement exigé. La loi du 5 décembre 1968 sur les conventions collectives de travail et les commissions paritaires a donné au CNT le pouvoir de conclure des conventions collectives de travail. Celles‐ci s´étendent le plus souvent à l´ensemble des branches d´activité mais peuvent se limiter à certaines d´entre elles. En outre, le CNT peut conclure une convention pour une branche d´activité qui ne relève pas d´une commission paritaire instituée, ou lorsqu´une commission paritaire instituée ne fonctionne pas. À côté de ces missions générales, des tâches consultatives plus spécialisées incombent au Conseil national du travail en vertu de lois particulières. Par exemple, la loi du 26 juillet 1996 relative à la promotion de l´emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité stipule que le Conseil central de l´économie et le CNT remettent deux fois par an un rapport commun sur l´évolution de l´emploi et du coût salarial en Belgique et dans les États membres de référence de l´Union européenne, sur la politique en matière d´emploi et de salaires ainsi que sur les aspects structurels de la compétitivité et de l´emploi. Les deux conseils formulent le cas échéant des suggestions en vue d´apporter des améliorations. Le Conseil national du travail compte, outre le président, qui est une personnalité indépendante choisie par le Ministre de l´Emploi et du Travail pour ses compétences en matière sociale et économique, vingt‐six membres effectifs et autant de membres suppléants. Ceux‐ci sont nommés par le Roi pour une durée de quatre ans ; leur mandat est renouvelable. Les sièges sont répartis paritairement entre les organisations interprofessionnelles les plus représentatives des employeurs et des travailleurs. Depuis 2010 la représentation des employeurs comporte un délégué d´une organisation patronale du secteur non marchand. Site du CNT   

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Conseil provincial  Assemblée élue pour une période de six ans par la population de la province, et qui adopte des règlements et des ordonnances. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Conseil supérieur de l´audiovisuel (CSA) 

Autorité administrative indépendante chargée de la régulation de la radiodiffusion en Communauté française. Le CSA a été créé en 1987 sous la forme d´un organe consultatif intégré à l´administration de la Communauté française. Le décret du 24 juillet 1997 lui a octroyé des compétences de contrôle et de sanction parallèlement à une indépendance institutionnelle. Le décret du 27 février 2003 lui donne le statut d´autorité administrative indépendante, dotée de la personnalité juridique et la plénitude des compétences en matière d´autorisation des radios et télévisions tout en élargissant ses missions de contrôle. Il le charge également d´assurer le pluralisme de l´offre médiatique et de veiller en permanence à la transparence des structures économiques des entreprises du secteur ainsi qu´à leur indépendance. Le CSA est compétent pour autoriser tout service de radiodiffusion sonore de tout éditeur de services privé dans le cadre du cadastre des fréquences hertziennes défini par le gouvernement de la Communauté française. En d´autres termes, c´est le gouvernement de la Communauté française qui détermine les fréquences utilisables et le CSA qui détermine qui les utilise. Le CSA est dirigé par un bureau, composé du président et de trois vice‐présidents, dont les compétences sont similaires à celles d´un conseil d´administration. Il assure la cohérence des travaux des deux collèges : le Collège d´autorisation et de contrôle et le Collège d´avis. Le Collège d´autorisation et de contrôle est composé de dix membres (dont les membres du bureau) nommés pour leurs compétences dans les matières traitées par le régulateur et qui sont soumis à un régime d´incompatibilité stricte pour en assurer l´indépendance à l´égard des pouvoirs politiques et économiques. C´est l´organe qui a en charge les autorisations des éditeurs (par exemple, la RTBF ou MCM Belgique), les prises en compte des déclarations des distributeurs de services (par exemple Be TV ou Belgacom TV) et des opérateurs de réseaux (par exemple Brutélé ou Seditel), qui assure les contrôles annuels des acteurs en Communauté française, qui décide de sanctions à leur encontre en cas de manquements aux lois et règlements en matière d´audiovisuel sur plaintes du public ou d´initiative, etc. Le Collège d´avis est composé de trente membres auxquels se joignent les membres du bureau. Organe consultatif, il est représentatif des métiers de la radiodiffusion et des infrastructures en Communauté française. Il rend des avis ou émet des recommandations d´initiative ou sur demande du gouvernement ou du Parlement de la Communauté française. Un accord de coopération entre le gouvernement fédéral et les gouvernements de communautés a été conclu le 17 novembre 2006 pour la gestion des infrastructures de communications électroniques conjointes. L´accord institue notamment une Conférence des régulateurs du secteur des télécommunications électroniques (CRC), qui réunit le CSA, l´Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT), le Vlaamse Regulator voor de Media (VRM) et le Medienrat. Les organes 

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de régulation de 42 pays européens se sont dotés d´une instance commune, l´European Platform of Regulatory Authorities (EPRA). Par ce biais, le CSA a participé, dans le contexte de la préparation de la nouvelle directive sur les services de médias audiovisuels, aux discussions avec l´European Regulators Group (ERG) sur les implications en termes de régulation de la convergence entre secteurs des médias et des télécommunications. De son côté, la Commission européenne va lancer une consultation publique sur la télévision connectée au deuxième semestre 2012 et mettre à jour ses lignes directrices sur la publicité télévisée en 2013. Site du CSA site du VCM site du Medienrat site de l´IBPT site de l´EPRA   

Conseil supérieur de la justice 

Organe chargé de la présentation des candidats aux postes de magistrat, du contrôle du fonctionnement de la justice, et d'émettre des avis et des propositions sur le fonctionnement de la justice. La création du Conseil supérieur de la justice est l'une des principales mesures décidées dans le cadre de la réforme de la justice enclenchée après l'affaire Dutroux. Elle s'est faite par la révision de l'article 151 de la Constitution, en 1998. L'un des objectifs principaux de la mise en place du Conseil est de rompre avec la pratique des nominations politiques au sein de la magistrature. Le Conseil se compose de 44 membres, selon une double parité linguistique et professionnelle : 22 membres francophones et 22 membres néerlandophones ; 22 magistrats et 22 non‐magistrats. Les magistrats sont élus au scrutin secret par et parmi leurs pairs. Les membres non‐magistrats sont nommés par le Sénat. Les compétences du Conseil sont les suivantes : ‐ la présentation des candidats aux postes de magistrat ; ‐ les règles d'accès à ces postes et la formation des magistrats ; ‐ la rédaction d'avis et de propositions sur le fonctionnement de la justice ; ‐ la réception et le traitement des plaintes concernant le fonctionnement de la justice. Le Conseil est indépendant tant du pouvoir judiciaire que du pouvoir exécutif. Il dispose d'un pouvoir d'enquête. Il rédige un rapport annuel. Le Conseil est organisé en deux collèges, l'un francophone et l'autre néerlandophone. Au sein de chaque collège il y a deux commissions : la commission de nomination et de désignation et la commission d'avis et d'enquête. Site du Conseil supérieur de la justice   

Conseil supérieur des finances (CSF) 

Organe consultatif fédéral compétent en matière de politique budgétaire, financière et fiscale. Le Conseil supérieur des finances est institué auprès du Service public fédéral Finances. Il est chargé d´assister le ministre des Finances dans l´élaboration et l´application des lois, des règlements et de toutes mesures ayant trait à la politique financière et à la politique fiscale. Le Conseil est présidé par le ministre des Finances. Il se compose de : 1° six membres nommés en raison de leurs compétences dans les domaines budgétaire et économique : ‐ trois membres sur proposition de la Banque nationale de Belgique ; ‐ un membre sur proposition du Ministre des Finances ; ‐ un membre sur proposition du Ministre du Budget ; ‐ un membre sur proposition du Ministre des Finances et du Ministre du Budget ; 2° six membres nommés en raison de leurs compétences le domaine financier et économique, sur la proposition du Ministre des Finances 

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et du Ministre du Budget et sur présentation des gouvernements des communautés et des régions ; 3° six membres nommés en raison de leurs compétences dans le domaine fiscal et présentés par les gouvernements des entités fédérées ; 4° quatre membres nommés en raison de leurs compétences dans le domaine fiscal et parafiscal sur la proposition du Ministre des Finances dont deux sont présentés par le Ministre du Budget et un présenté respectivement par le Ministre des Affaires sociales et par le Bureau fédéral du plan ; 5° deux membres nommés en raison de leurs compétences et expérience dans le domaine fiscal sur la proposition du Ministre des Finances ; 6° les deux vice‐présidents. Le mandat des membres du Conseil est de cinq ans ; il est renouvelable. Il comporte deux sections permanentes et un comité d´étude. La section « Besoins de financement des pouvoirs publics » publie chaque année deux avis : ‐ au mois de mars, une évaluation de l´exécution du programme de stabilité de la Belgique au cours de l´année précédente ; ‐ au mois de juin, un rapport annuel sur les besoins de financement des différents pouvoirs publics belges ainsi que sur la politique budgétaire à suivre. Elle émet, d´initiative ou à la demande du ministre des Finances, un avis quant à l´opportunité de restreindre la capacité d´emprunt d´un ou de plusieurs pouvoirs publics. La section « Fiscalité et parafiscalité » donne des avis sur les problèmes généraux et spécifiques en matière de fiscalité et de parafiscalité. Elle contrôle le transfert aux administrations locales des recettes fiscales perçues au niveau fédéral. La loi du 5 septembre 2001 portant garantie d´une réduction continue de la dette publique et création d´un Fonds de vieillissement crée le Comité d´étude sur le vieillissement au sein du Conseil supérieur des finances, qui est chargé de la rédaction d´un rapport annuel sur les conséquences budgétaires et sociales du vieillissement moyen de la population. Site du Conseil supérieur des finances   

Consensus  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Constitution  Charte fondamentale qui détermine la forme de gouvernement d’un État, qui proclame les droits et libertés des citoyens et qui précise l’organisation des pouvoirs. Sous l’Ancien Régime, le terme de Constitution désignait l’ensemble des privilèges, libertés et franchises caractéristiques d’une principauté. Les premières Constitutions écrites ont été la Constitution des États‐Unis de 1787, la Constitution polonaise du 3 mai 1791 et la Constitution française du 3 septembre 1791. Si la première est toujours en vigueur, les deux suivantes n’ont été en application que pendant à peine plus d’un an. Œuvre du Congrès national élu le 3 novembre 1830 et réuni pour la première fois le 10 novembre, la Constitution belge a été décrétée le 7 février 1831 et promulguée le lendemain. Ses sources principales furent : la Loi fondamentale du Royaume des Pays‐Bas de 1815, la Charte constitutionnelle française de 1830 (et donc aussi la Charte « octroyée » de 1814), la Constitution française de 1791, sans oublier une certaine influence du droit constitutionnel anglais. Le Congrès national fit œuvre originale en quelques matières, notamment les libertés d’enseignement et d’association, les rapports de l’Église et de l’État, la composition du Sénat. La Constitution belge servit à son tour 

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de source d’inspiration lors de l’élaboration des chartes fondamentales de nombreux États, en Europe et hors d’Europe. La Constitution a été révisée de multiples fois depuis 1893, dans un premier temps pour permettre le passage du suffrage censitaire au suffrage universel, dans un second temps pour permettre le passage de l’État unitaire à l’État fédéral. De nombreuses révisions ont également été décidées sur des points particuliers. La Constitution de 1831 et les articles révisés en 1893 ne furent rédigés qu’en français. Compte tenu de la législation en matière d’emploi des langues adoptée entre‐temps, les articles révisés en 1920‐1921 le furent également en néerlandais. Il faudra attendre 1967 pour que le texte entier soit officiellement établi en néerlandais. Enfin, depuis 1991, le texte de la Constitution est également établi en allemand. En 1994, il a été décidé d’adapter la numérotation des articles et des subdivisions d’articles et la subdivision de la Constitution en titres, chapitres et sections, de modifier la terminologie des dispositions non soumises à révision pour les mettre en concordance avec la terminologie des nouvelles dispositions, et d’assurer la concordance entre les textes français, néerlandais et allemands de la Constitution. La procédure de révision de la Constitution, instituée par son article 195, est très contraignante. Outre la nécessité de réunir une majorité spéciale, la procédure ne permet de réviser que les articles déclarés ouverts à révision au cours de la législature précédente. Cette contrainte étant de nature à empêcher la mise en œuvre de la sixième réforme de l'État, qui exigeait de réviser des articles de la Constitution qui n'avaient pas été déclarés ouverts à la révision, l'article 195 a été complété, le 12 mars 2012, par une disposition transitoire permettant aux Chambres constituées après les élections du 13 juin 2010 de réviser une liste définie d'articles dans le sens indiqué par cette disposition, sens correspondant à l'accord de réformes institutionnelles du 11 octobre 2011.   

Consultation  Procédure par laquelle une autorité publique demande ou reçoit l´avis de représentants du domaine concerné en vue d´être éclairée dans sa prise de décision. La consultation peut être informelle ou être plus ou moins formalisée. On parle de consultation informelle pour désigner un avis auquel n´est donné aucune publicité particulière ou qui n´est prévu par aucun texte législatif. La pratique du « livre vert » au niveau européen apparaît comme davantage formalisée dans la mesure où la demande d´avis est présentée officiellement aux milieux concernés par la décision en préparation. La consultation a atteint un haut degré de formalisation en Belgique avec la création, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, du Conseil central de l´économie et du Conseil national du travail. Ces deux organes consultatifs réunissant, à parité de nombre, des représentants des employeurs et des travailleurs ont été légalement chargés de remettre des avis au Parlement et au gouvernement, soit à la demande de ceux‐ci, soit d´initiative. Pour les groupes représentatifs d´intérêts économiques et sociaux, la consultation ainsi organisée leur permet de participer à la décision politique. La création de cette « fonction consultative » fut saluée à l´époque comme le point de départ d´une démocratie économique et sociale complétant la 

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démocratie politique. La consultation en matière économique et sociale s´est développée dans d´autres organes spécialisés. On peut citer les comités de gestion des organismes parastataux de sécurité sociale, le Conseil supérieur des indépendants et des PME, le Conseil de la consommation et le Conseil supérieur de l´emploi. Certains organes consultatifs comprennent des experts nommés pour leur compétence reconnue dans ces matières. Mais le plus souvent, les membres d´un organe consultatif sont choisis par l´autorité publique sur des listes présentées par les milieux concernés et représentés. Parmi les grands organes consultatifs dans des matières autres que la politique économique ou la politique sociale, on peut citer au niveau fédéral le Conseil supérieur des finances, le Conseil supérieur de la justice, le Conseil fédéral du développement durable et le Comité consultatif de bioéthique de Belgique. Les communautés et les régions ont également créé des organes consultatifs dans les matières de leur compétence. Les régions ont notamment créé des conseils consultatifs dans les matières économiques et sociales, d´environnement, d´urbanisme, etc. En Communauté française, citons le Conseil supérieur de l´audiovisuel, le Conseil de l´éducation et de la formation et le Conseil supérieur de l´éducation permanente. La force d´un avis émis par un organe consultatif réside dans son caractère unanime. Bien que l´autorité publique ne soit pas contrainte de suivre un avis unanime, elle est assurée qu´en suivant cet avis elle va dans le sens du « consensus social » qu´elle recherche lors des grandes décisions ou des grandes réformes. Si l´organe consulté n´arrive pas à dégager un avis unanime, l´avis est dit partagé et contient les opinions exprimées en son sein. La décision politique qui suivra éventuellement l´avis ne réunira pas les conditions d´un consensus et sera l´objet d´une insatisfaction plus ou moins forte de la part de l´un ou l´autre segment de la société représenté. Voir aussi : négociation sociale, concertation économique et sociale   

Consultation populaire 

Mécanisme de vote par lequel on demande à la population de marquer sa préférence entre deux ou plusieurs décisions possibles sur un sujet donné. Comme le référendum avec lequel on la confond souvent, la consultation populaire est un mécanisme de démocratie directe : la population est invitée à voter directement sur une ou des questions bien déterminées afin d´exprimer son choix. Dans les deux cas, les résultats se mesurent en nombre de votes en faveur de chaque option, ce qui permet de dégager une majorité lorsque deux options sont proposées (pour ou contre le projet de Constitution européenne, etc.). En cas de référendum, la population impose son choix, qui doit obligatoirement être mis en pratique par les autorités. Par contre, comme son nom l´indique, la consultation populaire consiste à demander simplement l´avis de la population et non l´expression de sa volonté : les autorités sont libres de suivre cet avis ou non. Le référendum n´étant pas prévu par la Constitution, qui définit la manière dont les pouvoirs s´exercent, on considère qu´il est interdit en Belgique. La consultation populaire est par contre autorisée au niveau des provinces et des communes, qui peuvent en organiser dans les matières qui sont de leur compétence. Une révision de la Constitution permettra peut‐être bientôt l´organisation 

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de consultations populaires à l´échelle des régions, là aussi dans les matières qui sont de leur compétence. La consultation populaire organisée le 12 mars 1950 pour chercher une issue à la Question royale reste la seule qui ait été organisée à l´échelle de tout le pays : il s´agissait d´une initiative exceptionnelle, non prévue par la Constitution. On peut distinguer les consultations populaires selon leur objet : il peut s´agir de se prononcer sur un projet de Constitution ou sur une révision de la Constitution, de confirmer, de modifier ou d´abroger une loi, de décider de l´implantation d´une infrastructure, etc. La décision d´organiser une consultation populaire peut être confiée à une assemblée politique, à un pouvoir exécutif (gouvernement, collège des bourgmestre et échevins…) ou à la population elle‐même. Dans ce dernier cas, il faut qu´un nombre déterminé de citoyens demande le recours au vote dans telle ou telle matière, l´autorité concernée étant contrainte d´organiser la procédure de vote si le seuil fixé est atteint. Il n´est pas rare que la Constitution ou la loi interdise que certains sujets fassent l´objet d´une consultation, parce qu´ils sont trop fondamentaux pour être mis en jeu, ou susceptibles de nourrir une controverse douteuse. En Belgique, la Nouvelle loi communale interdit toute consultation sur les questions financières, les questions de personnes et l´inscription, dans les communes, de certaines catégories d´étrangers. Les conditions imposées aux citoyens pour pouvoir participer à une consultation populaire peuvent être plus souples que les conditions permettant de bénéficier du droit de vote : en Belgique, c´est le cas de l´âge minimum (16 ans) et de la nationalité (aucune exclusion).   

Contrôle budgétaire 

Procédure de confrontation entre les données budgétaires initiales et les réalisations (recettes et dépenses effectives). Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Convention collective de travail (CCT) 

Accord conclu entre un employeur ou des représentants d´employeurs d´une part, et des représentants de travailleurs d´autre part. On situe au lendemain de la guerre 1914‐1918 le début de la pratique des conventions collectives. Celles‐ci sont conclues principalement au niveau sectoriel parallèlement à la création des premières commissions paritaires, dans les grands secteurs industriels (mines, sidérurgie, etc.). Les conventions collectives sont donc apparues bien avant qu´une loi ne leur donne un statut légal et les fasse entrer dans la hiérarchie des normes juridiques de droit. C´est en effet la loi du 5 décembre 1968 sur les conventions collectives de travail et les commissions paritaires qui a défini les règles à respecter par les commissions paritaires et le Conseil national du travail concernant la forme et la publicité des conventions qu´ils concluent, ainsi que les règles qui concernent la représentativité des parties qui concluent un accord. La pratique de la négociation sociale aboutissant à la signature de conventions a été possible grâce à la reconnaissance mutuelle des organisations patronales et des syndicats comme interlocuteurs légitimes. Du côté patronal, cette pratique a pour avantage d´apaiser les conflits du travail, une convention collective étant censée s´accompagner de la paix sociale durant sa période de validité. La liberté de conclure des conventions collectives dans les 

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entreprises, dans les commissions paritaires et au Conseil national du travail est un élément central du système des relations collectives du travail. L´existence d´une convention collective a pour effet que les aspects du contrat individuel de travail qu´elle couvre ne sont plus réglés par des ententes bilatérales entre chaque travailleur et son employeur, mais par la négociation entre des représentants d´employeurs et des représentants des travailleurs, négociation dont les résultats s´appliquent à tous les travailleurs repris dans le champ d´application de la convention. Les conventions collectives règlent des matières comme le niveau des salaires (augmentation salariale, primes, salaire minimum, etc.), la liaison des salaires à l´index, la durée hebdomadaire du travail, la formation professionnelle, les prépensions, les nouvelles technologies, le travail intérimaire, etc. Une convention collective de travail peut être rendue obligatoire par arrêté royal à la demande d´une des parties signataires. Cette procédure a pour effet d´élargir le champ d´application de la convention quant aux entreprises couvertes. Les accords interprofessionnels ne sont pas des conventions collectives au sens de la loi de 1968. Pour appliquer certaines de leurs dispositions, des conventions collectives de travail sont à conclure au sein du Conseil national du travail et des commissions paritaires.   

Convention européenne des droits de l´homme 

Traité signé par les États membres du Conseil de l’Europe le 4 novembre 1950. La Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, dite Convention européenne des droits de l´homme, est entrée en vigueur le 3 septembre 1953. Suite à l’élargissement progressif du Conseil de l´Europe, elle vise aujourd'hui à protéger les droits de près de 850 millions de citoyens européens. La Convention a pour objectif premier de permettre l’application concrète de la Déclaration universelle des droits de l´homme, proclamée par l’assemblée des Nations unies le 10 décembre 1948. Elle institue une procédure juridique qui permet aujourd’hui à tout citoyen d’un État membre du Conseil de l’Europe de déposer une requête devant la Cour européenne des droits de l’homme contre l’État dont il estime qu’il viole les droits qui lui sont garantis par la Convention. Un État peut également déposer lui‐même une requête. La Cour est composée d’un nombre de juges égal à celui des États contractants, élus par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Ils siègent à titre personnel. La Cour européenne des droits de l’homme a vu sa charge de travail augmenter rapidement au cours des dernières années, et des projets de réforme sont en discussion. La Convention européenne des droits de l’homme a été complétée par des protocoles additionnels, dont le Protocole n° 6 qui proclame l’abolition de la peine de mort (1985). Depuis 1999, un commissaire aux droits de l’homme est élu pour six ans par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe parmi trois candidats proposés par le Comité des ministres. Il a pour tâches la promotion du respect effectif des droits de l’homme, l’éducation et la sensibilisation aux droits de l’homme et l’identification des insuffisances dans le droit et la pratique des États membres. Site de la Cour européenne des droits de l’homme   

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Conventions de Genève 

Traités qui protègent les droits des non‐combattants en temps de guerre. Adoptées en 1949 sous les auspices du Comité international de la Croix‐Rouge, les quatre Conventions de Genève sont une base fondamentale du droit humanitaire international. En cas de guerre, elles protègent les droits de ceux qui ne combattent pas (les civils) ou ne combattent plus (les blessés et les prisonniers). Elles sont les héritières de conventions antérieures conclues dès 1864. Les conventions imposent le respect des droits fondamentaux de la personne humaine même en cas de conflit armé, dans la ligne de la Déclaration universelle des droits de l´homme adoptée aux Nations unies en 1948. La première convention concerne le sort des blessés et des malades dans les forces armées en campagne ; la deuxième convention concerne le sort des blessés, des malades et des naufragés des forces armées sur mer ; la troisième convention concerne le traitement des prisonniers de guerre ; la quatrième convention concerne la protection des civils. Les États contractants ont l’obligation d’incorporer les dispositions des conventions dans leur législation nationale et de prévoir des sanctions aux infractions. De plus, les conventions prévoient l’universalité de la juridiction pour les infractions graves : chaque pays peut ainsi en poursuivre les auteurs. Le projet de création d’une juridiction internationale chargée spécifiquement de l’application des conventions n’a pas été retenu dans leur rédaction finale. La Cour pénale internationale, installée en juillet 2002 et dont 120 États ont ratifié le statut, est cependant compétente pour les infractions graves aux conventions de Genève (crimes de guerre). En 1977, deux protocoles additionnels ont été adoptés. Ils concernent la protection des victimes dans les conflits internationaux et non internationaux. Au 1er janvier 2005, 192 États avaient ratifié les Conventions de Genève ; respectivement 162 et 157 avaient ratifié les protocoles additionnels. Le dépositaire des Conventions et des ratifications est le département suisse des Affaires étrangères à Berne. Site du Comité international de la Croix‐Rouge site de la Cour pénale internationale   

Cordon sanitaire  Accord politique passé entre les partis démocratiques flamands pour empêcher toute participation au pouvoir de partis d´extrême droite. Par extension, l´expression s´emploie aussi du côté francophone du pays. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Cour constitutionnelle 

Cour qui règle les conflits de compétence et veille à l´application de certains droits fondamentaux garantis par la Constitution. Jusqu´en mai 2007, la Cour constitutionnelle s´appelait la Cour d´arbitrage. Elle a été créée en 1980 pour régler les conflits de compétence, c´est‐à‐dire les conflits susceptibles de surgir lorsqu´une composante de l´État fédéral excède ses compétences en adoptant une législation. Elle a aussi été chargée, à partir de 1988, de statuer sur les violations, par une loi, un décret ou une ordonnance, des articles 10, 11 et 24 de la Constitution (qui portent respectivement sur l´égalité des citoyens devant la loi, sur la non‐discrimination et sur l´organisation de l´enseignement, matière transférée aux communautés en 1988). Les missions de la Cour ont été élargies en 2003. Elle contrôle aujourd´hui 

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le respect de l´ensemble du titre II de la Constitution (droits fondamentaux des citoyens), ainsi que des articles 170, 172 et 191 de la Constitution (règles fondamentales en matière d´impôts ; élargissement aux étrangers de la protection accordée aux personnes et aux biens). La Cour d´arbitrage, jouant le rôle de cour constitutionnelle, en a reçu le nom en 2007. La Cour est établie par l´article 142 de la Constitution. La Cour constitutionnelle statue par voie d´arrêts qui ont l´autorité de la chose jugée à partir de leur publication au Moniteur belge. Une norme annulée par la Cour est réputée n´avoir jamais existé, sauf si l´arrêt de la Cour limite les effets de l´annulation. La Cour peut ainsi annuler, en tout ou en partie, une loi, un décret ou une ordonnance qui violerait un ou plusieurs articles de la Constitution dont elle garantit le respect, ou les règles constitutionnelles ou législatives de répartition des compétences. Comme toute juridiction, la Cour ne peut pas se saisir d´office d´un litige pour le trancher. Pour être amenée à contrôler la constitutionnalité d´une norme législative dans le cadre d´un conflit de compétence ou d´autres articles de la Constitution, la Cour peut être saisie de deux manières : soit par des recours en annulation, soit par des questions qui lui sont posées par une juridiction qui veut s´assurer de la constitutionnalité d´une norme avant de l´appliquer (on appelle ces questions des questions préjudicielles). La procédure devant cette juridiction est suspendue en attendant l´arrêt de la Cour. La Cour constitutionnelle est composée de douze membres : six francophones et six néerlandophones. Ces douze membres sont désignés en suivant un second principe de parité : ils se composent de six spécialistes du droit et de six anciens parlementaires. Site de la Cour constitutionnelle   

Cour de justice de l´Union européenne 

Institution chargée de veiller au respect de la législation de l’Union européenne dans les États membres. Une Cour de justice européenne avait été instituée en 1952 par le Traité de Paris qui créait la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Après la signature du Traité de Rome elle est devenue la Cour de justice des Communautés européennes (aujourd’hui Union européenne), chargée de veiller au respect de la législation européenne. Elle est compétente tant pour les litiges entre les États membres et les institutions européennes que pour ceux qui concernent les particuliers ou les entreprises. Elle peut annuler des actes posés par les institutions européennes et sanctionner les manquements des États. Ainsi, lorsqu’un État membre ne satisfait pas à ses obligations, par exemple en ne transposant pas une directive européenne dans sa législation endéans les délais prescrits, la Commission européenne peut saisir la Cour de justice qui peut condamner l’État fautif. Le citoyen européen peut contester auprès de la Cour une décision prise par une institution communautaire. Lorsqu’une affaire instruite devant une juridiction nationale concerne un point de droit européen, le juge national peut former un renvoi préjudiciel pour demander à la Cour de justice son interprétation de ce point. C’est par ce mécanisme que les arrêts de la Cour de justice en matière de sécurité sociale ont, par exemple, établi la mobilité des assurés sociaux dans l’Union. La Cour de justice de l'Union européenne est 

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elle‐même un ensemble d'institutions judiciaires. Elle regroupe la Cour de justice, le Tribunal et le Tribunal de la fonction publique. Elle est assistée si nécessaire par des tribunaux spécialisés, que peuvent décider de créer le Conseil et le Parlement. La Cour de justice est composée de 27 juges (un par État membre) et de 8 avocats généraux (jusqu'à 11 en cas de demande de la Cour), nommés d'un commun accord par les États membres pour un mandat de six ans renouvelable. Les arrêts sont rendus à la majorité. La Cour n’est en rien une juridiction d’appel des décisions rendues par les tribunaux nationaux : elle n’est compétente que pour l’application du droit européen. La Cour siège à Luxembourg. Site de la Cour de justice   

Cour des comptes  Juridiction administrative qui exerce son contrôle sur tous les comptables du Trésor. L´article 180 de la Constitution, qui crée la Cour des comptes, précise : « Cette Cour est chargée de l´examen et de la liquidation des comptes de l´administration générale et de tous comptables envers le trésor public. Elle veille à ce qu´aucun article des dépenses du budget ne soit dépassé et qu´aucun transfert n´ait lieu. […] Elle arrête les comptes des différentes administrations de l´État et est chargée de recueillir à cet effet tout renseignement et toute pièce comptable nécessaire. Le compte général de l´État est soumis à la Chambre des représentants avec les observations de la Cour des comptes. » Sa mission est donc triple : ‐ une mission de contrôle administratif de l´exécution correcte des budgets, tant pour les recettes que pour les dépenses ; ‐ une mission juridictionnelle de surveillance des comptables : elle donne quittance, c´est‐à‐dire qu´elle atteste que leur gestion est exacte et régulière, ou elle condamne en cas de faute ou de négligence ; ‐ une mission d´information des assemblées législatives. La Cour ne peut juger de l´opportunité d´une dépense ; elle vérifie seulement s´il n´y a pas dépassement ou transfert de budget ou si une dépense n´est pas illégale. En cas de dépassement, de transfert ou d´illégalité, elle refuse son visa et le dossier retourne à l´autorité dont il émane avec les motifs du refus. Le Conseil des ministres ou le gouvernement de communauté ou de région qui a décidé de la dépense peut passer outre au refus de visa, sous sa responsabilité. La Cour des comptes est tenue dès lors de signaler le fait à l´assemblée parlementaire compétente. En principe, toutes les dépenses sont soumises au visa. Certaines dépenses fixes en sont cependant exemptées en raison de leur périodicité (exemple : les états de paiement des pensions et traitements). La Cour des comptes exerce son contrôle sur les dépenses et les recettes de l´Autorité fédérale, des communautés et des régions, des provinces ainsi que de divers organismes d´intérêt public. Les finances communales ne sont pas soumises à son contrôle. Les membres de la Cour sont nommés par la Chambre des représentants pour un terme de six ans et peuvent être révoqués. Le mandat est renouvelable. La Cour comporte une chambre française et une chambre flamande, comprenant chacune un président, quatre conseillers et un greffier. Le président le plus ancien porte le titre de premier président, le greffier le plus ancien celui de greffier en chef. Site internet de la Cour des comptes   

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Cours et tribunaux  Instances appelées à juger, c´est‐à‐dire d´une part à trancher les litiges entre personnes physiques ou morales, d´autre part à réprimer les infractions à la loi. Les cours et tribunaux se répartissent selon le critère de leur compétence d´attribution en : ‐ tribunaux civils, qui traitent les litiges opposant les parties sur leurs droits respectifs, qui ne condamnent pas à des peines et décident des dommages encourus et des dédommagements à régler en conséquence, et en ‐ tribunaux répressifs ou pénaux, qui jugent de la conformité ou de la non‐conformité d´actes à la loi, qui sanctionnent les infractions à la loi et peuvent condamner les contrevenants à des peines plus ou moins lourdes. Les cours et tribunaux se répartissent en outre selon le critère de leur ressort territorial. On trouve tout d´abord 187 justices de paix (compétentes pour les « petites » affaires civiles et commerciales) et 34 tribunaux de police (compétents en matière pénale pour les contraventions, c´est‐à‐dire les infractions les moins graves). Ensuite il y a dans chacun des 27 arrondissements judiciaires un tribunal de première instance, un tribunal de commerce (litiges commerciaux), un tribunal du travail (droit social). Le tribunal de première instance se compose de trois sections : tribunal civil (droit des personnes, affaires civiles qui dépassent la compétence du juge de paix), tribunal correctionnel (répression des délits) et tribunal de la jeunesse (dossiers concernant des mineurs d´âge). C´est également au sein des tribunaux de première instance que l´on trouve les juges d´instruction et les juges des saisies. Que ce soit dans un procès au civil ou au pénal, les parties qui ne sont pas d´accord avec le jugement rendu par le tribunal peuvent interjeter appel, c´est‐à‐dire demander que l´affaire soit rejugée par une juridiction supérieure. Il y a 5 cours d´appel et 5 cours du travail. Dans chaque province (et à Bruxelles‐Capitale) est établie une Cour d´assises. Il y en a donc 11 dans tout le pays. La Cour d´assises est compétente pour les crimes (c´est‐à‐dire les infractions les plus graves). Chargée de contrôler la légalité des décisions prises en instance ou en appel, la Cour de cassation est établie à Bruxelles ; elle est unique pour tout le pays dans la mesure où son rôle consiste sinon à unifier du moins à harmoniser la jurisprudence.   

Culte reconnu  Culte qui bénéficie d´un financement public en application de l´article 181 de la Constitution. Six cultes sont actuellement reconnus : les cultes catholique, protestant, israélite, anglican, islamique et orthodoxe. Leur financement public adopte diverses formes, dont les principales sont le paiement des traitements et pensions des ministres du culte (pris en charge par l'Autorité fédérale), la couverture du déficit des fabriques d'église (prise en charge par les communes et les provinces) et, selon certaines modalités, l´organisation de cours de religion dans les écoles publiques (prise en charge par les communautés). C´est l´Autorité fédérale qui reconnaît les cultes, c´est‐à‐dire qui les inscrit au rang des bénéficiaires du financement public, tandis que ce sont les régions qui reconnaissent les communautés locales (paroisses, mosquées…), et organisent leur gestion. Depuis 2002, le mouvement laïque a accès, en tant que communauté philosophique non confessionnelle, à un financement 

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public très semblable à celui dont bénéficient les cultes reconnus, à cela près qu´il est entièrement de la compétence de l´Autorité fédérale. Conformément au prescrit constitutionnel, l´État ne peut s´immiscer dans la nomination des ministres des cultes. Pour chaque culte reconnu, l´État reconnaît un interlocuteur central, souvent dénommé organe chef de culte, chargé des rapports du culte avec les autorités publiques. Les organes chefs de culte sont la Conférence épiscopale des évêques catholiques, le Conseil administratif du culte protestant et évangélique, le Consistoire central israélite de Belgique, le Comité central anglican, l´Exécutif des musulmans de Belgique et le Métropolite‐archevêque du patriarcat œcuménique de Constantinople ou son représentant. Pour la laïcité organisée, le Conseil central laïque remplit un rôle analogue. En 2006, l'Union bouddhique belge (UBB) a déposé auprès du ministre de la Justice une demande de reconnaissance, non pas comme culte, mais comme communauté philosophique non confessionnelle. Dans un premier temps, un subside provisoire, destiné à préparer la reconnaissance définitive, a été accordé à l'ubb.   

Cumul  Exercice simultané de plusieurs mandats. Dans les premières années de l´État belge, de nombreux parlementaires étaient en même temps fonctionnaires, magistrats, officiers, gouverneurs de province, commissaires d´arrondissement. Autre exemple : jusqu´en 1995, un membre d´un pouvoir législatif (assemblée parlementaire) pouvait en même temps être membre de l´exécutif correspondant (gouvernement), exerçant ainsi des fonctions peu compatibles (siéger à la fois dans un gouvernement et dans l´assemblée chargée de le contrôler). Le fait d´exercer simultanément plusieurs mandats paraissant problématique, des règles d´incompatibilité ont été édictées. La première fut une loi de 1848. D´autres dispositions ont été adoptées au fil du temps, si bien qu´une coordination des mesures prises pour éviter le cumul de mandats s´imposait. Le Moniteur belge du 28 juillet 1999 a publié quatre lois datées du 4 mai et une cinquième datée du 25 mai 1999 visant à limiter les cumuls de mandats : elles fixent les règles d´incompatibilité en ce qui concerne les mandats de parlementaire fédéral et européen, de parlementaire régional et communautaire, de député permanent, de bourgmestre et d´échevin. Par ailleurs, des dispositions ont été adoptées en 1995 et en 2004 qui obligent les ministres, leurs chefs de cabinet, les hauts fonctionnaires, les députés européens, fédéraux, régionaux et communautaires, les députés permanents des provinces, les bourgmestres, échevins et présidents de CPAS, etc., à déposer une liste de leurs mandats, fonctions et professions, ainsi qu´une déclaration de patrimoine (lois spéciale et ordinaire du 2 mai 1995, Moniteur belge du 26 juillet 1995 ; lois spéciale et ordinaire du 26 juin 2004, Moniteur belge du 30 juin 2004).   

Déclaration gouvernementale 

Programme de politique générale lu devant l´assemblée législative par le ministre qui préside l´exécutif responsable devant cette assemblée. Au niveau fédéral, la déclaration gouvernementale est lue à la Chambre par le Premier ministre. Les ministres‐présidents des entités fédérées lisent la déclaration de leur gouvernement au 

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parlement de leur région ou de leur communauté. Elle est publiée dans les documents parlementaires. Le contenu de la déclaration gouvernementale est un résumé de l´accord politique qui lie les partis de la coalition au pouvoir, accord négocié soit au début de la législature, soit au cours de celle‐ci lorsqu´un nouvel accord politique s´est avéré nécessaire. La déclaration gouvernementale relève de la coutume institutionnelle qui est née des rapports entre le Parlement et le gouvernement. Elle donne lieu à un large débat politique où s´affrontent majorité et opposition et où le Premier ministre (ou le ministre‐président) ainsi que les autres ministres concernés répondent aux interventions des parlementaires en précisant et en clarifiant le programme gouvernemental exposé. Le débat se termine par un vote de confiance qui manifeste que le gouvernement est soutenu par une majorité suffisante pour être en mesure d´exercer le pouvoir.   

Déclaration universelle des droits de l´homme 

Résolution de l'assemblée des Nations unies proclamée le 10 décembre 1948. La Déclaration universelle des droits de l´homme constitue l'un des principaux textes internationaux affirmant les droits inaliénables et inviolables de la personne humaine. Rédigée dans le sillage des atrocités commises durant la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration constitue la première reconnaissance internationale des droits fondamentaux de l'être humain défendus par les philosophes des Lumières et proclamés aux Etats‐Unis et en France à la fin du xviiième siècle. La Déclaration comprend 30 articles qui consacrent chacun un droit ou une liberté fondamentale. Elle reconnaît les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels de chaque être humain. La Déclaration est un instrument de grand poids moral, mais elle n'est pas contraignante juridiquement. Les Nations unies ont adopté deux pactes qui sont, eux, contraignants : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, adoptés en 1966 et entrés en vigueur en 1976. Ils n'ont cependant pas été ratifiés par tous les États. Depuis l'adoption de la Déclaration, d'autres instruments ont été adoptés, soit à vocation régionale soit à vocation sectorielle, visant entre autres la défense des droits de l'enfant ou l'établissement de l'égalité entre les femmes et les hommes. Ces instruments sont à la fois plus restreints et plus précis, mais la Déclaration demeure la pierre d'angle de la défense des droits de l'homme, même si certains ont mis en doute son caractère universel, estimant que le texte de la Déclaration reflétait trop la culture d'origine européenne de ses auteurs. Site du haut Commissariat des Nations unies aux Droits de l'homme   

Décret  Norme juridique, de valeur égale à la loi fédérale, édictée par l´assemblée parlementaire de certaines entités fédérées. Un décret est une norme générale et impersonnelle adoptée par le Parlement flamand, le Parlement wallon, le Parlement de la Communauté française, le Parlement de la Communauté germanophone ou l´Assemblée de la Commission communautaire française (COCOF) dans le cadre de leurs compétences législatives. (Le Parlement bruxellois et l´Assemblée réunie de la Commission communautaire 

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commune (COCOM) adoptent des ordonnances.) Les décrets ont la même valeur juridique que les lois fédérales (on parle d´équipollence). Ils s´appliquent à des domaines de compétence différents de ceux attribués au Parlement fédéral et dans les limites de la compétence territoriale de l´entité fédérée qui les a adoptés. L´élaboration d´un décret suit un parcours comprenant plusieurs étapes. Un ou plusieurs membres de l´une des assemblées parlementaires énumérées ci‐dessus (le Parlement flamand, le Parlement wallon, le Parlement de la Communauté française, le Parlement de la Communauté germanophone ou l´Assemblée de la Commission communautaire française) peuvent déposer une proposition de décret sur le bureau du président de l´assemblée à laquelle ils appartiennent. La proposition de décret est accompagnée des développements dans lesquels sont exposés les objectifs du texte soumis à l´assemblée. L´assemblée doit se prononcer sur la prise en considération de cette proposition de décret, ce qui constitue généralement une formalité. Le gouvernement d´une entité fédérée (ou le collège dans le cas de la Commission communautaire française) peut quant à lui déposer un projet de décret. Le projet ou la proposition de décret est ensuite examiné par la commission parlementaire compétente. Après discussion, la commission adopte, amende ou rejette le texte proposé par un vote sur chaque article et par un vote sur l´ensemble du texte. À la demande de son ou de ses auteurs, le texte est ensuite examiné en séance plénière. Celle‐ci adopte, amende ou rejette le projet ou la proposition de décret par un vote sur chaque article et par un vote sur l´ensemble du texte. À tout moment de la procédure, le président de l´assemblée peut demander au Conseil d´État de remettre un avis sur le texte en cours d´examen. Il est tenu de demander un tel avis si un tiers des membres de son assemblée le demande. Une telle demande d´avis au Conseil d´État suspend la procédure en cours durant l´examen en séance plénière, mais pas durant l´examen en commission. Le texte adopté est transmis au gouvernement (ou au collège). En signant le texte, le gouvernement (ou le collège) le sanctionne et le promulgue, ce qui marque la reconnaissance de l´existence du décret et indique que celui‐ci doit être publié au Moniteur belge et exécuté. Le décret est ensuite publié au Moniteur belge. Il entre en vigueur le jour déterminé dans le texte ou, à défaut, dix jours après sa publication.   

Défédéralisation  Transfert d´une matière exercée par l´Autorité fédérale vers les entités fédérées. La défédéralisation ne désigne pas, comme on pourrait le croire, un renoncement à la structure fédérale de l´État, donc un retour à un État unitaire. Elle désigne au contraire un glissement de compétences au sein d´un État fédéral. S´il y a du transfert d´une compétence fédérale vers les communautés ou les régions, cette compétence cesse d´être fédérale et est donc « défédéralisée ». Les communautés et les régions se sont vu attribuer des compétences propres dont la liste s´est étoffée au fil du temps. L´une des étapes de la réforme des institutions a été la reconnaissance en 1993 du « fait fédéral » par l´introduction du concept d´État fédéral dans l´article premier de la Constitution. C´est après cette date que le néologisme de défédéralisation a été utilisé 

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pour désigner ce que l´on appelait auparavant, selon les cas, communautarisation (transfert de compétences aux communautés) ou régionalisation (transfert de compétence aux régions).   

Délégation syndicale 

Organe de représentation des travailleurs auprès du chef d´entreprise. La première reconnaissance de la délégation syndicale a été acquise par un accord conclu entre les organisations d´employeurs et de travailleurs lors de la Conférence nationale du travail des 16 et 17 juin 1947. Cet accord a été remplacé par la convention collective de travail (CCT) n° 5 conclue au Conseil national du travail le 24 mai 1971 concernant le statut des délégations syndicales du personnel des entreprises. Elle est amplifiée par de nouvelles conventions en 1971 et en 1978. Ces conventions collectives contiennent des principes généraux et renvoient aux commissions paritaires la tâche d´élaborer les modalités d´application pour chaque branche d´activité économique. Beaucoup de conventions collectives sectorielles permettent elles‐mêmes des applications plus spécifiques au niveau des entreprises. Les conventions collectives conclues par les délégations syndicales sont applicables à tout le personnel de l´entreprise et pas seulement au personnel syndiqué. La délégation syndicale doit être instituée si une ou plusieurs organisations syndicales en font la demande au chef d´entreprise. Les membres de la délégation syndicale font partie des travailleurs de l´entreprise. Ils sont désignés par les organisations syndicales ou, plus rarement, élus par les travailleurs de l´entreprise. Leur nombre est fixé par les conventions collectives sectorielles et dépend du nombre de travailleurs de l´entreprise. Un nombre minimal de travailleurs est toujours nécessaire de sorte que des délégations syndicales ne peuvent être instituées dans les petites et moyennes entreprises. Les délégués syndicaux bénéficient d´une protection contre le licenciement dans l´exercice de leur mandat syndical. La délégation défend les intérêts individuels et collectifs des travailleurs de l´entreprise auprès du chef d´entreprise. Elle a le droit d´être reçue par l´employeur ou son délégué à l´occasion de tous litiges ou différends de caractère individuel ou collectif qui n´ont pu être résolus par la voie hiérarchique. Ses compétences concernent les relations de travail en général, et en particulier l´application au sein de l´entreprise de la législation sociale, des conventions collectives de travail, du règlement de travail et des contrats de travail individuels. Elle peut transmettre au chef d´entreprise les revendications des travailleurs et mener les négociations en vue de conclure des conventions collectives. La délégation syndicale est également chargée d´exercer certaines compétences habituellement attribuées au conseil d´entreprise et au comité pour la prévention et la protection au travail lorsque ces organes n´ont pas été institués dans l´entreprise. Lorsqu´un travailleur souhaite formuler une réclamation auprès de l´employeur, il peut se faire assister, à sa demande, par un délégué syndical.   

Démocratie  Régime dans lequel la souveraineté politique appartient à la population, qui l´exerce soit directement, soit indirectement par la voie d´élections libres. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

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Démocratie directe / démocratie représentative 

Système dans lequel les citoyens prennent eux‐mêmes des décisions politiques, sans passer par des représentants issus d’une élection. / Système dans lequel des représentants élus par la population élaborent et votent les lois. À l’heure actuelle, tous les États démocratiques sont des démocraties représentatives, dans lesquelles les lois sont élaborées par des représentants élus par la population ou par le gouvernement, et votées par le parlement. Cependant, la démocratie représentative peut être complétée par des mécanismes de démocratie directe, appelés ainsi parce qu’ils donnent directement le pouvoir de décision aux citoyens dans certaines circonstances. La démocratie représentative a toujours fait l’objet de nombreuses critiques. Outre que la représentativité des élus n’est pas parfaite, en raison entre autres des limites apportées au droit de vote, la démocratie représentative a pour principal inconvénient de confier le pouvoir de décision, non au peuple lui‐même comme l’idée de démocratie le suggère, mais aux représentants élus par la population et à des gouvernements désignés au second degré, sans parler de désignations plus indirectes encore dans les organismes d’intérêt public ou dans d’autres institutions. La population est ainsi dépossédée de son rôle de souverain, au profit de ce qu’il est convenu d’appeler le monde politique, dans lequel les partis jouent un rôle important. Le principal avantage de ce système tient précisément au fait que les décisions (lois, arrêtés, mesures gouvernementales…) sont prises par des élus ou des professionnels de la politique qui peuvent consacrer du temps à étudier les décisions à prendre et qui sont supposés aptes à nouer des compromis et à concilier les intérêts particuliers qui s’affrontent. On attend ainsi des représentants qu’ils aient une certaine indépendance par rapport à ceux qui les ont élus (pas de mandat impératif), qu’ils créent un certain écart entre la volonté populaire immédiate et la décision politique : le système représentatif permet d’éviter que le peuple fasse lui‐même la loi. La démocratie directe rend son rôle de souverain à la population en lui permettant de prendre elle‐même certaines décisions, notamment par la technique du référendum ou celle de la consultation populaire. Elle constitue une tradition forte dans certains pays, dont le plus emblématique est la Suisse, mais seul un petit nombre de décisions sont prises par cette voie. Elle repose sur le principe selon lequel la population dans son ensemble prendra la meilleure décision, étant directement concernée par les conséquences de son choix : elle est supposée savoir, mieux que les élus, où résident sa volonté et ses intérêts. La démocratie représentative est aussi complétée, à des degrés divers selon les pays, par des mécanismes de consultation (hors consultation populaire) et de concertation. On peut parler à leur sujet de « démocratie participative », ces mécanismes permettant à la population de participer à l’élaboration des décisions en étant consultée, en débattant, en proposant, en déposant des pétitions, le dernier mot revenant à des représentants élus.   

Député  Membre, élu directement ou indirectement, de la Chambre des représentants, d´une assemblée législative européenne, 

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communautaire ou régionale. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Député permanent  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Dette publique  Encours de l´ensemble des emprunts contractés par l´État, les entités fédérées et les pouvoirs locaux pour faire face à leur besoin de financement. Depuis l´établissement d´un système de grande circulation monétaire au Moyen Âge, rendu possible par l´essor de la banque moderne, les États ont pris l´habitude de recourir à l´emprunt pour leurs besoins de financement. L´État peut se procurer des ressources par l´emprunt sous diverses formes, dont les plus classiques sont : ‐ l´émission d´obligations, c´est‐à‐dire de titres au porteur remboursables à une échéance fixe et productifs d´intérêts fixes également ; ‐ l´émission de bons du Trésor ou de certificats de Trésorerie remboursables à plus court terme et également productifs d´intérêts fixes. L´administration en charge d´assurer la gestion opérationnelle et le service financier de la dette publique fédérale est l´Agence de la dette. Son rôle est de minimiser le coût du financement de l´État dans le cadre d´une gestion prudente des risques et en respectant les objectifs généraux fixés par les politiques budgétaire et monétaire. Le coût de financement de la dette dépend essentiellement du taux d´intérêt associé à l´émission des titres de dette par l´État. Ce taux est notamment influencé par les notes accordées par les agences de notation qui jugent de la soutenabilité de l´endettement du pays. L´encours de la dette de l´État correspond, en principe, à la somme des déficits annuels successifs de l´État. Le volume de dette publique varie selon les méthodes et les concepts utilisés pour le calculer. Une première distinction est faite entre la dette brute et la dette nette. La dette brute comprend tous les engagements financiers contractés par les pouvoirs publics c´est‐à‐dire l´Autorité fédérale, les communautés, les régions, les provinces et les communes, ainsi que les institutions publiques de sécurité sociale. La dette nette est obtenue en soustrayant de l´endettement brut les actifs financiers détenus par les pouvoirs publics. Selon les organismes emprunteurs, la dette se subdivise également en dette directe et en dette indirecte (ou débudgétisée). La dette directe est contractée directement par l´État ou une entité fédérée pour couvrir ses propres besoins. La dette indirecte est contractée au profit de certaines institutions ou services publics. Les charges d´amortissement et d´intérêt de cette dette sont supportées par l´État et imputées dans les budgets des administrations qui ont la tutelle sur les organismes emprunteurs. Depuis le Traité de Maastricht et la définition des critères de convergence, l´Union européenne a adopté un système européen de comptes économiques intégrés (SEC 95). Celui‐ci fournit un cadre cohérent de comptabilité nationale qui sert désormais de référence pour les analyses de données macroéconomiques et les comparaisons internationales des pays membres. Ainsi, il existe une définition précise de la dette publique au sens de Maastricht. Elle représente le total des dettes brutes à leur valeur nominale en cours à la fin de l´année et consolidées à l´intérieur des secteurs du gouvernement général. Dans 

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le but de coordonner leurs politiques budgétaires, les pays de l´Union européenne ont adopté en 1997 le Pacte de stabilité et de croissance. Cet instrument désigne un ensemble d´objectifs et de critères que les pays de la zone euro se sont engagés à respecter, dont celui de maintenir le rapport de la dette publique au PIB en‐dessous du seuil de 60%. En 2012, la crise budgétaire européenne et l´exigence de réduire les niveaux de dette publique qui a suivie ont accéléré l´adoption de nouvelles règles et de sanctions destinées à renforcer la discipline budgétaire et garantir la stabilité économique au sein de la zone euro. Site de l´Agence de la dette   

Développement durable 

Coordination des politiques visant un développement économique et une amélioration des conditions de vie qui ne dégradent pas l´environnement. À la rencontre de l´économie et de l´écologie, la politique du développement durable vise à assurer un développement actuel qui ne compromette pas celui du futur. Il s´agit d´une approche globale des politiques publiques, tant économiques que sociales et environnementales. Le développement durable est devenu un objectif des Nations unies à la Conférence des Nations unies sur l´environnement et le développement (appelée également Sommet de la terre) organisée à Rio en juin 1992. À Rio, la plupart des États se sont engagés à élaborer une stratégie nationale de développement durable. En Belgique, la loi du 18 juin 1997 relative à la coordination de la politique fédérale du développement durable a tracé les lignes directrices de cette politique et mis en place deux institutions : la Commission interdépartementale du développement durable (CIDD) et le Conseil fédéral du développement durable (CFDD). La Commission interdépartementale du développement durable est chargée de coordonner l´activité des différents ministères et organismes publics, et de préparer et assurer le suivi du Plan fédéral quadriennal de développement durable. Le premier plan couvrait la période 2000‐2004, le deuxième plan couvre la période 2004‐2008. La Commission se compose d´un représentant de chaque membre du gouvernement fédéral, d´un représentant du Bureau fédéral du plan, et d´un représentant de chaque gouvernement des régions et des communautés. Le Conseil fédéral du développement durable est chargé de remettre des avis au gouvernement fédéral sur la politique fédérale de développement durable, et en particulier sur le respect par la Belgique de ses engagements internationaux en la matière, dont le Protocole de Kyoto. Il agit à la requête du gouvernement fédéral, du Parlement fédéral, ou de sa propre initiative. Le Conseil s´exprime également sur le plan fédéral de développement durable présenté tous les quatre ans. Le Conseil est composé d´experts scientifiques, de représentants des ONG pour la protection de l´environnement, la coopération au développement et la défense des consommateurs, de représentants des organisations de travailleurs et d´employeurs, de délégués des ministres fédéraux et de représentants des communautés et des régions. Les délégués des pouvoirs publics n´ont pas le droit de vote. En 1999, le gouvernement fédéral Verhofstadt I (1999‐2003) a pour la première fois comporté un secrétaire d´État en charge du développement durable. En 2002, le Service public fédéral de programmation 

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Développement durable a été créé et chargé de la préparation de la politique en matière de développement durable. Au sein du Bureau fédéral du plan, un groupe d´experts constitue la Task force Développement durable qui établit le rapport fédéral sur le développement durable tous les deux ans. Site portail du développement durable site du Conseil fédéral du développement durable site de la Commission interdépartementale du développement durable   

Dévolution des sièges 

Répartition des sièges entre les listes participant à une élection, et répartition entre les candidats d´une liste, des sièges acquis par cette liste. Dans le système de représentation proportionnelle tel qu´il est pratiqué en Belgique, les élections ont lieu sur la base de listes comprenant un nombre de candidats équivalent au maximum au nombre de sièges à pourvoir (candidats effectifs) ainsi que, pour la plupart des élections, d´un certain nombre de candidats suppléants, nombre qui est fixé par les lois contenant les dispositions propres à chaque élection. Lors du dépouillement des votes, la première étape consiste à établir le nombre de voix obtenues par chaque liste (son chiffre électoral) et, sur cette base, à répartir les sièges à pourvoir entre les listes. Au sein d´une liste, pour être élu, un candidat doit atteindre le chiffre d´éligibilité. Cela signifie qu´il doit avoir reçu sur son nom le nombre de voix requis pour avoir droit à un siège, ou qu´il complète ses voix propres par une partie de celles portées dans la case de tête, ce qui suppose qu´il soit aux premières places de la liste de candidats. Le chiffre d´éligibilité varie d´une liste à l´autre et d´un scrutin à l´autre : il fait chaque fois l´objet d´un calcul qui traduit les rapports de force du moment. Il se calcule en divisant le chiffre électoral de la liste (le nombre de voix qu´elle a obtenu) par le nombre de sièges attribués à la liste plus un. Par exemple, une liste a obtenu 60 000 voix, ce qui lui donne droit à 5 sièges. Le chiffre d´éligibilité sera de 60 000 voix ÷ (5 sièges + 1) = 10 000 voix. Autrement dit, tout candidat, quelle que soit sa place sur la liste, qui obtient 10 000 voix est d´office élu. Ensuite, on ajoute – en les prélevant du pot commun constitué par la moitié des votes en case de tête – des voix aux premiers candidats sur la liste dans l´ordre où ils y apparaissent, en attribuant à chacun le nombre de voix qui lui manque pour atteindre le chiffre d´éligibilité. Une fois le pot commun épuisé, s´il reste des sièges à attribuer, ils reviendront d´abord au candidat qui a obtenu le plus grand nombre de voix de préférence, puis au suivant, et ainsi de suite.   

Directive  Acte législatif européen qui doit impérativement être transposé dans les droits nationaux des États membres. Une directive est un acte législatif adopté par l'Union européenne et qui prévaut sur l'ordre juridique des États membres. Ceux‐ci disposent d'un délai pour transposer la directive dans leur droit national, c'est‐à‐dire adapter celui‐ci au prescrit de la directive. Les États membres y procèdent sous des formes qui sont propres à chacun d'eux et aussi selon des rythmes très différents. La transposition prend généralement la forme d'une loi. En Belgique, certaines directives sont transposées sous la forme d'une convention collective de travail. Le processus 

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d'élaboration d'une directive dans le cadre de la procédure législative ordinaire est le suivant : ‐ dépôt d'un projet par la Commission européenne ; ‐ examen simultanément au Parlement (première lecture) et au Conseil ; ‐ éventuellement, modifications et réexamen (seconde lecture au Parlement) ; ‐ adoption du texte par le Conseil. Une directive doit donc être approuvée par le Conseil et par le Parlement. Le développement de l'Union européenne a généré un nombre important de textes législatifs, parmi lesquels les directives figurent en bonne place. Les directives portent un numéro d'ordre dont les quatre premiers chiffres correspondent à l'année de leur adoption. Voir aussi : législation européenne   

Discrimination  Traitement défavorable appliqué à une catégorie de personnes. Établir une discrimination, c´est réserver à une personne ou à un groupe un traitement moins favorable qu´à une autre personne ou à un autre groupe en raison d´une caractéristique de la personne ou du groupe sans relation avec l´objet du traitement. Historiquement, les discriminations les plus longues et qui ont donné lieu aux combats les plus acharnés pour l´égalité sont celles basées sur la race et sur le sexe. La seconde moitié du xxème siècle a vu s´intensifier la lutte contre les discriminations de tous ordres dans de nombreux pays et sur le plan international, où les instruments visant à garantir les droits de l´homme comprennent des dispositions anti‐discrimination. L´Union européenne a fait de la lutte contre les discriminations une priorité. Les directives européennes interdisent toute discrimination basée sur le sexe ou sur l´origine raciale ou ethnique. Elles interdisent également la discrimination basée sur la religion ou les convictions, le handicap, l´âge ou l´orientation sexuelle en matière d´emploi et de travail. En Belgique, la Constitution affirme le principe de non‐discrimination. Selon l´article 10, tous les Belges sont égaux devant la loi, et l´égalité des hommes et des femmes est garantie. L´article 11 énonce que la jouissance des droits et libertés reconnus aux Belges doit être assurée sans discrimination. Les droits des minorités philosophiques et culturelles sont garanties entre autres par le Pacte culturel. La loi du 25 février 2003 tendant à lutter contre les discriminations interdit toute forme de discrimination, directe et indirecte, pour quelque motif que ce soit, ‐ dans la fourniture d´un bien ou d´un service ; ‐ dans l´accès au travail et les conditions de travail, tant pour le secteur public que pour le secteur privé ; ‐ dans la nomination ou la promotion d´un fonctionnaire ; ‐ dans la rédaction de pièces officielles ; ‐ en ce qui concerne l´accès ou la participation à toute activité économique, sociale, culturelle ou politique accessible au public. Le Centre pour l´égalité des chances et la lutte contre le racisme a notamment pour mission la lutte contre les discriminations basées sur la prétendue race, la couleur, l´ascendance, l´origine nationale ou ethnique, l´orientation sexuelle, l´état civil, la naissance, la fortune, l´âge, la conviction religieuse ou philosophique, l´état de santé actuel ou futur, le handicap ou la caractéristique physique. La lutte contre la discrimination basée sur le sexe relève de l´Institut pour l´égalité des femmes et des hommes. Site du Centre pour l´égalité des chances site de l´Institut pour l´égalité des femmes et des hommes   

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Dissolution  Acte mettant fin à l’existence d’une assemblée avant la fin de la période pour laquelle elle a été élue. Le droit de dissolution des assemblées parlementaires n’existe, en Belgique, qu’au niveau du Parlement fédéral. La durée de la législature au niveau fédéral est de quatre ans. Le Roi, qui nomme et révoque les membres du gouvernement fédéral, possède cependant le droit de dissoudre la Chambre des représentants avant la fin de la législature, mais dans des limites étroites précisées lors de la révision de la Constitution de 1993. La dissolution peut être décidée par le Roi dans chacune des situations suivantes : ‐ si la Chambre, à la majorité absolue des ses membres, rejette une motion de confiance déposée par le gouvernement fédéral et ne propose pas au Roi, dans un délai de trois jours à compter du jour du rejet de la motion, le nom d’un successeur au Premier ministre ; ‐ si la Chambre, à la majorité absolue de ses membres, adopte une motion de méfiance à l’égard du gouvernement fédéral et ne propose pas simultanément au Roi le nom d’un successeur au Premier ministre ; ‐ si le gouvernement fédéral démissionne, et si en outre la Chambre donne son accord à la dissolution à la majorité absolue de ses membres. La dissolution de la Chambre entraîne celle du Sénat, ainsi que l’organisation d’élections dans les 40 jours suivant l’acte de dissolution (Constitution, article 46). L’acte de dissolution prend la forme d’un arrêté royal. Jusqu’à la révision de la Constitution de 1993, la dissolution des Chambres ne devait pas être motivée. On notera que la Constitution dispose que le Roi « peut » dissoudre la Chambre dans les circonstances décrites, et non qu’il doit le faire. Le choix laissé au Roi de dissoudre ou non la Chambre paraît cependant assez théorique, car les circonstances prises en compte laissent peu de chance de trouver une solution politique qui évite la dissolution. La dissolution des Chambres et la convocation des électeurs sont automatiques lorsqu’une déclaration de révision de la Constitution est publiée. Cette dissolution de plein droit permet le cas échéant à la majorité fédérale de provoquer des élections anticipées sans passer par la démission du gouvernement. Il existe un autre cas de dissolution de plein droit, à savoir la vacance du trône.   

Droit de vote  Faculté de participer à une élection en tant qu´électeur. À l´indépendance de la Belgique, le droit de vote était réservé aux Belges de sexe masculin âgés de 25 ans au moins, qui payaient un impôt minimum appelé le cens (vote censitaire) ou qui avaient atteint un certain niveau d´instruction ou occupaient une fonction reconnue dans la société (vote capacitaire). L´élection des 200 membres du Congrès national le 3 novembre 1830 s´est ainsi déroulée selon un mode à la fois censitaire et capacitaire. La Constitution de 1831 retient le vote censitaire mais pas le vote capacitaire pour les élections de la Chambre des représentants, du Sénat et des conseils provinciaux et communaux. Le cens connaîtra deux diminutions, en 1848 et en 1871, qui auront pour effet d´élargir le corps électoral. En 1883 le vote capacitaire sera réintroduit, entraînant lui aussi un accroissement du nombre des électeurs. En 1893, le suffrage universel est inscrit dans la Constitution : à partir de cette date, tous 

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les Belges de sexe masculin de plus de 25 ans sont électeurs. Mais certains disposent d´une ou de deux voix supplémentaires (vote plural) parce qu´ils sont électeurs capacitaires, sont chef de famille, ont plus de 35 ans ou paient une taxe de résidence de 5 francs minimum et/ou détiennent un livret d´épargne de 2 000 francs minimum ou bénéficient d´une rente viagère de 100 francs. Jusqu´alors, il fallait avoir 21 ans pour voter aux élections communales. L´âge minimum est porté à 30 ans en 1893 et une quatrième voix est accordée, pour ces seules élections, aux pères de famille payant un cens électoral déterminé ou dont le revenu cadastral atteint 150 francs. Simultanément est introduite l´obligation constitutionnelle de voter, qui est toujours en vigueur pour tous les scrutins. Le suffrage universel pur et simple est appliqué dès 1919, mais inscrit dans la Constitution en 1921 seulement ; il vise les hommes de plus de 21 ans, chacun disposant désormais d´une et une seule voix. Les femmes obtiennent en 1921 le droit de voter aux élections communales tandis que les veuves de guerre et les mères de soldats décédés peuvent également participer aux autres élections. Ce n´est qu´en 1948 que le droit de voter sera octroyé à l´ensemble des femmes pour les élections législatives et provinciales. L´âge minimum est abaissé à 18 ans d´abord pour les élections communales (première application en 1970), puis pour les autres élections (à partir de 1981). Les ressortissants d´un État membre de l´Union européenne peuvent, moyennant inscription sur la liste des électeurs de la commune où ils résident, participer aux scrutins européens et communaux (et être candidats à ceux‐ci). Les autres étrangers, moyennant certaines conditions, peuvent s´inscrire pour être électeurs aux élections communales à partir de celles d´octobre 2006 ; ils ne peuvent toutefois pas être candidats.   

Droits civils et politiques 

Droits de l'homme dits de la première génération, qui protègent la personne et ses biens et lui garantissent l'exercice de la citoyenneté. Les droits civils et politiques sont les premiers droits de la personne humaine à avoir été revendiqués dans le combat contre l'arbitraire du pouvoir politique sous l'Ancien régime. Les premiers textes qui garantissent certains de ces droits sont le Bill of Rights anglais de 1689, la Déclaration d'indépendance des États‐Unis du 4 juillet 1776 et la Déclaration française des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789. Ces droits consacrent d'une part les droits de l'individu face à l'État (respect de la vie privée, de la vie familiale, de la propriété…) d'autre part la participation de l'individu à la vie collective (droit de vote, libertés fondamentales…). Affirmés dans la Déclaration universelle des droits de l´homme de 1948, ces droits sont garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté par l'Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 1966. Ce Pacte comporte les éléments suivants : • droit à la vie ; • interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; • interdiction de l’esclavage et des travaux forcés ; • droit à la liberté et à la sécurité, interdiction de la détention arbitraire ; • égalité devant les tribunaux et les cours de justice ; • droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; • droit de réunion pacifique ; • droits culturels des minorités. Ce Pacte constitue 

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avec le Pacte de 1966 sur les droits économiques, sociaux et culturels et la Déclaration universelle des droits de l'homme, la « Charte internationale des droits de l'Homme ». Ce sont également les droits civils et politiques que vise à garantir la Convention européenne des droits de l´homme (1950).   

Droits de l´homme  Ensemble de droits inaliénables et universels inhérents à la dignité de la personne humaine Les premiers textes politiques proclamant les droits de l’homme ont vu le jour à la fin du xviiie siècle, aux États‐Unis (Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776) et en France (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789). La déclaration française inspirera les mouvements progressistes en Europe tout au long du xixe siècle. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale qu’un texte de référence sera élaboré et adopté au niveau international : la Déclaration universelle des droits de l´homme (1948) des Nations unies. En Europe, la Convention européenne des droits de l´homme (1950) du Conseil de l´Europe constitue un engagement plus profond et plus contraignant pour les États participants. Les droits de l’homme englobent aussi bien les droits civils et politiques que les droits économiques, sociaux et culturels. Les premiers comprennent notamment le droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à un procès équitable, la liberté d’opinion, de religion, d’association, de participation à la vie politique. Les seconds comprennent notamment le droit à l’éducation, au travail et à la propriété. Durant la guerre froide, les droits civils et politiques étaient mis en avant par les États occidentaux et les droits sociaux et économiques étaient surtout défendus par les États du bloc communiste. Le changement de régime dans ces pays a contribué à une réaffirmation plus vigoureuse du volet civil et politique des droits de l’homme. L’expression « droits de l’homme » est de plus en plus fréquemment remplacée par celles de « droits humains » ou de « droits de la personne », plus respectueuses des droits des femmes. Depuis quelques années, le caractère universel des droits de l’homme est remis en cause par des partisans du relativisme culturel. Des instruments catégoriels ont également été élaborés dans des domaines comme les droits de l’enfant, les droits des femmes, ou les droits des étrangers. Dans de nombreux pays (une centaine dont l’ensemble des pays démocratiques) sont organisées organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme, dont beaucoup sont antérieures à la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948). Voir également libertés fondamentales. Site de la Ligue des droits de l'homme (Belgique francophone) site de la Fédération internationale des droits de l'homme   

Droits économiques et sociaux 

Droits de l'homme dits de la seconde génération, fondés sur les concepts d'égalité et de justice sociale. L'affirmation de droits économiques et sociaux en tant que droits de l´homme a pour origine les luttes sociales du xixe siècle et s'est appuyée notamment sur les théories marxistes. Elle a trouvé une première concrétisation internationale dans la création de l'Organisation internationale du travail (1919). Ces droits, parfois qualifiés de « droits‐créances », obligent l'État à créer les conditions nécessaires à leur réalisation. Ils 

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ont été affirmés aux Nations unies dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966). Ce Pacte garantit les droits suivants : ‐ le droit au travail ; ‐ des conditions de travail justes et favorables (rémunération, sécurité, etc.) ; ‐ la liberté syndicale (y compris le droit de grève) ; ‐ le droit à la sécurité sociale ; ‐ le droit à la nourriture et à la santé ; ‐ le droit à l'éducation ; ‐ la participation à la vie culturelle. Ce Pacte constitue avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Déclaration universelle des droits de l´homme, la Charte internationale des droits de l'Homme.   

Dynastie  Famille régnante dans un régime monarchique ; succession des monarques appartenant à cette famille. En Belgique, le choix de la dynastie a découlé du choix du premier Roi : Léopold de Saxe‐Cobourg‐Gotha, élu roi des Belges le 4 juin 1831 par le Congrès national par 152 voix sur 196 (le 24 novembre 1830, le Congrès national avait prononcé, par 161 voix contre 28, l´exclusion à perpétuité de la maison d´Orange‐Nassau du trône de Belgique). L´ordre de succession au trône des membres d´une dynastie est établi soit par un pacte de famille soit par une Constitution. En Belgique, c´est la Constitution qui a établi l´ordre de succession au trône, préalablement au choix du premier roi. Selon l´article 85 alinéa 1er de la Constitution, “les pouvoirs constitutionnels du roi sont héréditaires dans la descendance directe, naturelle et légitime de S.M. Léopold, Georges, Chrétien, Frédéric de Saxe‐Cobourg, par ordre de primogéniture“. En Belgique, l´ordre de primogéniture est établi par branche et non par tête : il impose comme successeur l´aîné des enfants du monarque régnant et c´est à nouveau l´aîné des enfants du successeur au trône qui est appelé à lui succéder. Ce n´est qu´en cas d´absence de descendance d´un monarque que la succession passe à la branche suivante : c´est ainsi que le roi Albert II a succédé à son frère Baudouin. C´est aussi en fonction de cette règle que l´ordre de succession situe actuellement les enfants du prince Philippe avant la princesse Astrid et ses enfants, quoiqu´ils soient plus jeunes qu´eux. De 1831 à 1991, la succession au trône a été réservée aux hommes. Cette disposition, connue sous le nom de loi salique, a été alors abrogée. Les princesses appartenant à la branche de la famille royale appelée à régner peuvent désormais accéder au trône.   

Échevin  Adjoint du bourgmestre,membre du collège des borugmestre et échevins (ou collège communal en Région wallonne), généralement en charge de domaines spécifiques. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Économie sociale  Activités économiques développées sans but prioritaire de profit. En Belgique, et en particulier en Wallonie, ce concept issu du mouvement coopératif, des mutualités et des associations s´est redéfini à partir des années 1980. En 1990, le Conseil wallon de l´économie sociale (CWES) définissait l´économie sociale comme suit : « L´économie sociale se compose d´activités économiques exercées par des sociétés, principalement coopératives, des mutualités et des associations dont l´éthique se traduit par les principes suivants : la 

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finalité de service aux membres ou à la collectivité plutôt que le profit ; l´autonomie de gestion ; le processus de décision démocratique ; la primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus. » Certaines associations y ajoutent une composante environnementale et s´inscrivent dans une dynamique de développement durable. Dans ce contexte, un certain nombre d´associations intéressées à l´économie sociale ont par ailleurs créé un fonds d´investissement dénommé Fonds de l´économie sociale et durable. Depuis 1995 existe en outre un statut de société à finalité sociale. La Fédération belge de l´économie sociale et coopérative (Febecoop) exerce les mandats de représentation du mouvement coopératif et de l´économie sociale au sein de diverses instances régionales, nationales et européennes. L´accord de coopération du 30 mai 2005 entre l´État fédéral, la Région flamande, la Région wallonne, la Région de Bruxelles‐Capitale et la Communauté germanophone relatif à l´économie plurielle, approuvé par la loi du 10 mai 2006, définit les engagements réciproques des entreprises et des pouvoirs publics, dans le contexte d´une synergie entre une dynamique économique et des objectifs de cohésion sociale. Il apporte dans cette perspective un soutien aux deux piliers de l´économie plurielle, à savoir l´économie sociale et la responsabilité sociale des entreprises. La régionalisation des compétences en matière d´économie sociale a fait l´objet d´un accord le 25 février 2008, mais celui‐ci n´a pas encore été entièrement mis en œuvre en 2012. Le concept d´économie sociale recouvre donc en partie celui de secteur non marchand et se distingue en principe de celui‐ci par son autonomie financière par rapport aux pouvoirs publics. Comme le secteur non marchand, l´économie sociale a été prise en compte par la politique sociale dans le cadre des programmes de résorption du chômage. Au niveau fédéral, des domaines d´intervention importants concernent la mise à disposition des CPAS de subventions majorées en vue de l´engagement d´ayants‐droit à l´intégration sociale ou à l´aide sociale et des subsides en faveur des employeurs de l´économie sociale. Par ailleurs, les entreprises de l´économie sociale bénéficient de diverses politiques : la fiscalité (TVA), la sécurité sociale, l´emploi et le travail (titres‐services), la justice (droit des sociétés, Conseil national de la coopération), l´environnement (entreprises écologiques), l´économie (marchés publics), etc. Le Conseil fédéral pour l´économie plurielle a des missions de représentation et de conseil auprès du gouvernement fédéral. Le Conseil wallon de l´économie sociale (CWES) conseille le gouvernement dans la préparation et la politique de développement de l´économie sociale en Région wallonne. En Région de Bruxelles‐Capitale, une plateforme de concertation de l´économie sociale joue ce rôle. En Flandre, le Vlaams Overleg Sociale Economie (VOSEC) fait des recommandations au ministre flamand de l´Économie sociale. Fédération belge de l´économie sociale et coopérative Fédération bruxelloise des organismes d´insertion socioprofessionnelle Vlaams Overleg Sociale Economie Fonds de l´économie sociale et durable Carrefour de l´économie sociale L´économie sociale sur le portail fédéral   

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Église  Communauté des adeptes d’une religion chrétienne. En Belgique, dénomination usuelle de l’Église catholique. L’Église catholique est la plus ancienne des Églises chrétiennes, elle s’est organisée dans les premiers siècles de notre ère. Au fil des siècles, des communautés de chrétiens s’en sont détachés pour former des Églises orthodoxes, réformées et autres. En Belgique, l’Église catholique demeure aujourd’hui le culte qui rassemble le plus grand nombre d’adeptes. L’Église catholique s’est développée dans un lien étroit avec les autorités politiques. Avant la Révolution française, le catholicisme est religion d’État dans les pays catholiques et l’Église y jouit de privilèges importants : perception de la dîme (impôt d’Église obligatoire), riches propriétés foncières, proximité entre le haut clergé et la haute aristocratie qui dirige les affaires de l’État, monopole de l’enseignement et de l’état civil… La philosophie des Lumières, affirmant la suprématie de la raison sur la foi, puis prônant la séparation de l’Église et de l’État, entame le pouvoir de l’Église. La Révolution française constitue un point de rupture, entraînant en France et dans les territoires qui lui seront soumis une laïcisation brutale de la société. En 1830, la liberté de culte a été reconnue parmi les libertés fondamentales par le gouvernement provisoire de la Belgique. La Constitution de 1831 a confirmé la liberté de culte et instauré un régime d’indépendance mutuelle entre l’Église et l’État accompagné d’un financement public des cultes. Le dix‐neuvième siècle est une époque de tensions entre certains pouvoirs politiques et l’Église, ainsi qu’à l’intérieur de celle‐ci entre les partisans d’une acceptation au moins partielle de la modernité et les défenseurs d’un retour à l’Ancien Régime. La position de l’Église évoluera vers l’acceptation d’un État qui admet la liberté de conscience et qui octroie progressivement l’égalité de droits à l’ensemble de ses citoyens. La publication de l’encyclique Rerum Novarum par le pape Léon XIII en 1891 marque un tournant décisif en créant une doctrine sociale de l’Église. En Belgique, de nombreuses organisations inspirées par la doctrine de l’Église vont se développer ou voir le jour : écoles, universités, syndicats, mutualités, hôpitaux, associations… Au vingtième siècle, le concile Vatican II (1962‐65) réforme en profondeur l’Église, tant au niveau des rites (liturgie en langue vernaculaire et non plus en latin) que du dogme. Il marque notamment l’acceptation par l’Église de la tolérance religieuse. L’Église catholique est une organisation structurée et très hiérarchisée à la tête de laquelle se trouvent le pape qui réside dans l’État indépendant du Vatican, et la curie romaine, qui administre l’Église. En Belgique, l’Église est géographiquement constituée de neuf diocèses (Anvers, Bruges, Gand, Hasselt, Liège, Malines‐Bruxelles, Namur et Tournai) à la tête desquels se trouve un évêque nommé par le pape. Les évêques sont réunis au sein de la Conférence épiscopale, qui est présidée par l’archevêque de Malines‐Bruxelles. Le territoire belge est divisé en 4120 paroisses. Dans chaque paroisse, l'aspect matériel du culte est administré par un conseil de fabrique. A côté des prêtres et vicaires qui forment le clergé dit séculier, les congrégations religieuses constituent le clergé dit régulier. Le Vatican, État souverain et indépendant, entretient des relations diplomatiques 

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avec la Belgique. L’ambassadeur du Vatican s’appelle le nonce apostolique. Site du Vatican site francophone de l'Église belge site néerlandophone de l’Église belge   

Élection  Désignation à une fonction au moyen de votes. Dans les démocraties contemporaines, l´élection est la principale manière de désigner les représentants de la population à différents niveaux du pouvoir politique. D´autres modalités de désignation sont toutefois également pratiquées, par exemple la cooptation d´une partie des sénateurs. L´élection, dans les systèmes démocratiques, a un caractère temporaire : régulièrement, les électeurs sont invités à renouveler la composition des assemblées. La périodicité comme les modalités des scrutins (élection et scrutin sont quasiment synonymes) varient en fonction de chaque assemblée. En Belgique, l´élection des représentants politiques s´effectue au suffrage universel. L´acte d´élire s´effectue au moyen du vote. L´électeur accorde sa voix ou son suffrage à un ou plusieurs candidats, voire à une liste de candidats. Afin de garantir la liberté de choix de l´électeur, le vote est secret. À cette fin, l´électeur se rend dans un isoloir dans lequel il est seul face au bulletin de vote, en cas de vote sur support papier, ou à l´ordinateur, en cas de vote électronique. Dans aucun cas, il ne peut être contraint à révéler son vote. Dans certains cas, l´élection vise le renouvellement intégral de l´assemblée. Dans d´autres cas, elle ne procède qu´à un renouvellement partiel. Ainsi, par exemple, aux États‐Unis, le Sénat est renouvelé par tiers tous les deux ans. L´élection est souvent directe : les électeurs désignent leurs représentants et ceux‐ci siègent dans l´assemblée pour laquelle ils ont été élus. Mais il arrive aussi qu´elle soit indirecte : ainsi en va‐t‐il des sénateurs de communauté (voir Sénat), ou des membres du Parlement de la Communauté française qui sont tous élus au Parlement wallon ou au Parlement de la Région de Bruxelles‐capitale. Selon les pays, et parfois au sein d´un même État, selon les élections, les modes de scrutin diffèrent. En Belgique, le mode de scrutin est, à une exception près, celui de la représentation proportionnelle. Seule la désignation du membre germanophone au Parlement européen correspond de fait à un scrutin majoritaire puisqu´il n´y a qu´un seul membre à élire dans une seule circonscription électorale. Dans d´autres États, on applique le scrutin majoritaire, selon des modalités qui varient d´un pays à l´autre. Quel que soit le mode de scrutin, des conditions d´éligibilité sont imposées qui ont trait à l´âge, à la nationalité, etc. À l´issue du scrutin, le candidat qui est élu siège dans l´assemblée tout en conservant une liberté d´action à l´égard de ceux qui ont voté pour lui. L´élu représente le corps électoral dans son ensemble, et pas seulement ceux qui l´ont élu. Il n´est par ailleurs pas tenu de respecter les promesses qu´il a faites durant la campagne électorale. La liberté de l´élu peut néanmoins être restreinte par la discipline de vote que peut lui imposer son parti politique dans certaines matières ou à certains moments.   

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Élections communales 

Désignation des membres des conseils communaux au moyen de votes. L´élection des conseillers communaux a lieu au suffrage universel direct tous les six ans, le deuxième dimanche du mois d´octobre. Les prochaines élections communales se tiendront le 8 octobre 2006. Le renouvellement des conseils communaux a lieu à date fixe et il ne peut y avoir d´élections anticipées. Les conseils communaux comptent entre 7 et 55 membres selon le nombre d´habitants de la commune. L´élection des conseillers communaux était régie jusqu´au scrutin d´octobre 2000 par la loi électorale communale, appliquée uniformément sur l´ensemble du territoire de la Belgique. Depuis la réforme des institutions intervenue en 2001, la loi communale et la loi électorale communale ont été régionalisées, de sorte que chaque région (wallonne, flamande et de Bruxelles‐Capitale) peut modifier les dispositions électorales antérieures ou en adopter de nouvelles. Pour être électeur il faut remplir un certain nombre de conditions : être âgé de 18 ans au moins, être domicilié dans la commune, ne pas être déchu de ses droits civils et politiques. Depuis la loi du 27 janvier 1999, les étrangers ressortissants d´un État membre de l´Union européenne peuvent participer au vote à condition de s´inscrire sur la liste des électeurs de leur commune. La loi du 19 mars 2004 visant à octroyer le droit de vote aux élections communales à des étrangers a ouvert quant à elle le droit de vote aux ressortissants de pays non membres de l´Union européenne, ayant établi leur résidence principale en Belgique de manière ininterrompue pendant cinq ans, pour autant qu´ils s´inscrivent sur la liste des électeurs de leur commune et qu´ils remplissent une déclaration par laquelle ils s´engagent à respecter la Constitution, les lois du peuple belge et la Convention de sauvegarde des droits de l´homme et des libertés fondamentales. Les candidats à l´élection doivent remplir un certain nombre de conditions d´éligibilité qui sont identiques aux conditions d´électorat, à la différence que les électeurs étrangers ne ressortissant pas d´un État de l´Union européenne ne sont pas éligibles. Les candidats se présentent sur des listes qui, dans le cas des élections communales comme des élections provinciales, ne comportent pas de liste spécifique de candidats suppléants. Les suppléants, qui constituent une réserve en cas de démission d´un conseiller communal, sont désignés parmi les candidats non élus de la liste. La répartition des sièges entre les listes en compétition s´opère selon le principe de la représentation proportionnelle par application du système Imperiali. Quant à la dévolution des sièges au sein des listes qui ont obtenu des élus, elle s´effectue en ne prenant en compte que la moitié des votes exprimés en case de tête.   

Élections européennes 

Désignation des membres du Parlement européen (pour la Belgique, 14 Flamands, 9 francophones, 1 germanophone) au moyen de votes. Les élections européennes ont lieu au suffrage universel direct tous les cinq ans. La première élection du Parlement européen au suffrage universel a eu lieu en 1979. Auparavant, il était constitué de membres désignés par les parlements nationaux. Il n´existe pas de code électoral européen uniforme. Toutefois, les élections européennes sont régies par un certain nombre de règles communes à l´ensemble 

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de l´Union européenne, énoncées par le Traité d´Amsterdam et diverses décisions du Conseil. Les principales dispositions sont : ‐ l´élection des députés européens au suffrage universel, libre et secret ; ‐ l´ouverture du droit de vote à tous les ressortissants européens, qui l´exercent dans leur pays d´origine ou dans leur pays de résidence au sein de l´Union (ils ne peuvent voter qu´une seule fois) ; ‐ l´organisation du scrutin dans tous les États membres, dans une même période débutant le jeudi matin et s´achevant le dimanche suivant ; ‐ un scrutin proportionnel, de liste (vote pour une liste de plusieurs candidats) ou de vote unique transférable (élection de plusieurs candidats d´une liste en les classant, des voix d´un candidat élu ou d´un candidat éliminé en raison de la faiblesse de son nombre de voix étant reportées sur d´autres candidats) ; ‐ l´interdiction de procéder au dépouillement des bulletins de vote avant la clôture des élections dans chaque État membre ; ‐ la possibilité de constituer des circonscriptions, pour autant qu´elles ne portent pas globalement atteinte au caractère proportionnel du scrutin ; ‐ la possibilité de fixer un seuil électoral minimal pour que les listes puissent obtenir une représentation ; ce seuil ne peut dépasser les 5 % des voix. Lors des dernières élections européennes qui ont eu lieu entre le 4 et le 7 juin 2009 dans les 27 États membres de l´Union européenne, 388 millions d´électeurs étaient invités à participer au scrutin, mais seulement 42,9 % d´entre eux se sont rendus dans les bureaux de vote. Les élections européennes sont organisées en Belgique sur la base de quatre circonscriptions électorales : les circonscriptions wallonne, flamande, de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde et germanophone. Mais les mandats à pourvoir sont attribués et les candidatures sont présentées par collège électoral. Il y a trois collèges électoraux correspondant aux trois communautés : les collèges français, néerlandais et germanophone. Le collège électoral français désigne 8 représentants, le collège néerlandais 13 et le collège germanophone 1. Les candidatures étant présentées à l´échelle de toute une communauté, les dirigeants des partis interviennent directement dans la composition des listes, et ce d´autant plus que les élections européennes constituent, de fait, un test de popularité pour les principaux candidats des partis politiques. Il est à noter que l´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011, non encore traduit en termes légaux, prévoit de scinder la circonscription électorale de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde à partir des élections européennes de 2014.   

Élections fédérales  Désignation des membres des assemblées législatives fédérales (Chambre des représentants et Sénat) au moyen de votes. Les élections législatives fédérales ont lieu au suffrage universel direct, en principe tous les quatre ans. En principe, car des élections anticipées peuvent être organisées dans trois cas : soit la Chambre rejette une motion de confiance du gouvernement fédéral et ne propose pas au Roi un nouveau Premier ministre ; soit la Chambre adopte une motion de méfiance à l´égard du gouvernement fédéral et ne propose pas au Roi un nouveau Premier ministre ; soit le gouvernement fédéral démissionne et la Chambre donne son accord à la dissolution de l´assemblée. La dissolution de la Chambre entraîne celle du Sénat. 

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Des élections doivent être organisées 40 jours au plus tard après la dissolution, comme en dispose la Constitution (article 46). Des élections anticipées doivent également être organisées dans les 40 jours suivant la publication d´une déclaration de révision de la Constitution : la déclaration de révision entraîne la dissolution de plein droit des deux Chambres (article 195 de la Constitution). Les élections fédérales se déroulent au suffrage universel pur et simple. Comme pour tous les scrutins en Belgique, le vote est obligatoire. Les sièges sont répartis entre les différentes listes à la représentation proportionnelle. C´est le code électoral qui précise les modalités d´organisation des élections. Plusieurs éléments différencient l´élection de la Chambre de celle du Sénat, dont le nombre d´élus, les catégories d´élus et les circonscriptions électorales. Les conditions d´éligibilité sont par contre identiques. La Chambre des représentants est composée de 150 députés élus dans des circonscriptions électorales correspondant aux provinces, sauf pour le Brabant flamand et la Région bruxelloise. Le Sénat est composé de 71 sénateurs répartis en trois catégories : les sénateurs élus directement, les sénateurs de communauté et les sénateurs cooptés. Seuls les premiers sont élus lors des élections fédérales. Cependant, les résultats de l´élection des 40 sénateurs élus directs déterminent la répartition entre les listes des deux autres catégories de sénateurs. L´élection des 40 sénateurs élus directement a lieu dans trois circonscriptions électorales. Il y a une incompatibilité entre la fonction de député et celle de sénateur, et la double candidature sur une liste pour le Sénat et sur une liste pour la Chambre est interdite. Il est à noter que l´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´Etat du 11 octobre 2011, non encore traduit en termes juridiques, prévoit que les élections pour la Chambre des représentants auront lieu tous les cinq ans, le même jour que les élections européennes régionales et communautaires. La scission de la circonscription électorale de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde conduira à ce que les circonscriptions électorales correspondront partout aux provinces ou à la Région de Bruxelles‐Capitale. Cette réforme connaîtra une première application lors des élections à la Chambre de 2014. Le même accord prévoit que le Sénat, à partir de 2014, ne sera plus composé de sénateurs élus directement, mais bien de 50 représentants des parlements des entités fédérées et de 10 cooptés.  

Élections législatives 

Désignation des membres des assemblées législatives (Chambre des représentants et Sénat au niveau fédéral, parlements régionaux et communautaires), au moyen de votes. Les élections législatives ont lieu au suffrage universel, en principe tous les quatre ans pour les élections fédérales, et obligatoirement tous les cinq ans pour les élections régionales et communautaires. Dans la plupart des cas, les élections ont lieu au suffrage direct, c´est‐à‐dire que les électeurs désignent directement leurs représentants par leur vote. Ce n´est toutefois pas le cas pour une partie des sénateurs, et pour les membres du Parlement de la Communauté française et des assemblées des commissions communautaires qui sont composées de manière indirecte (les membres de ces assemblées sont d´abord élus dans une autre assemblée : par exemple, les députés de la 

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Communauté française sont tous élus soit au Parlement wallon, soit au Parlement bruxellois). Les termes « élections législatives » sont réservés aux scrutins visant à renouveler la composition des assemblées législatives (parlements), qu´elles soient fédérales ou des entités fédérées. Les élections locales, c´est‐à‐dire les élections communales et provinciales, ne sont pas des élections législatives dans la mesure où les assemblées de ces niveaux de pouvoir n´ont pas de compétence législative (les dispositions générales qu´elles adoptent – ordonnances, règlements – n´ont pas la valeur d´une loi). Si toutes les élections législatives en Belgique sont soumises aux mêmes principes généraux comme le mode de suffrage universel pur et simple, la représentation proportionnelle, le vote obligatoire, etc., les modalités propres aux différentes élections sont énoncées dans des lois. Le code électoral contient les dispositions relatives à l´élection de la Chambre des représentants et du Sénat. La Constitution réserve pour sa part le droit de vote aux élections législatives aux seuls Belges. Les élections législatives pourvoient au renouvellement intégral de l´assemblée. Les candidats sont libres d´occuper une autre fonction avant l´élection, quitte à devoir, en cas d´élection, faire un choix entre différentes fonctions incompatibles entre elles. Depuis 2003 (élections fédérales) et 2004 (élections régionales et communautaires), les scrutins législatifs sont découplés. Cette dissociation est contestée par certains parce que les périodes répétées de campagne électorale ont tendance à enrayer l´activité politique.L´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011, non encore traduit en termes juridiques, prévoit que les élections pour la Chambre des représentants auront lieu tous les cinq ans, le même jour que les élections européennes régionales et communautaires. La scission de la circonscription électorale de §Bruxelles‐Hal‐Vilvorde§ conduira à ce que les circonscriptions électorales correspondront partout aux provinces ou à la Région de Bruxelles‐Capitale. Cette réforme connaîtra une première application lors des élections à la Chambre de 2014. Le même accord prévoit que le Sénat, à partir de 2014, ne sera plus composé de sénateurs élus directement, mais bien de 50 représentants des parlements des entités fédérées et de 10 cooptés.   

Élections provinciales 

Désignation des membres des conseils provinciaux au moyen de votes La Belgique compte dix provinces, cinq provinces wallonnes et cinq flamandes. L´arrondissement de Bruxelles n´appartenant à aucune province, ce sont les institutions de la région qui exercent les compétences provinciales. L´élection des conseils provinciaux a lieu au suffrage universel direct tous les six ans, le même jour que l´élection des conseils communaux, le deuxième dimanche du mois d´octobre. Des élections provinciales ont lieu le 14 octobre 2012. Les élections provinciales se font par districts, chaque district se compose de plusieurs communes et compte un nombre de conseillers provinciaux proportionnel à sa population. Les conseils provinciaux comptent entre 47 et 84 membres selon le nombre d´habitants de la province. L´élection des conseillers provinciaux était régie jusqu´au scrutin d´octobre 2000 par une législation électorale commune à l´ensemble des provinces. Depuis la réforme des institutions 

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intervenue en 2001, la Région wallonne et la Communauté flamande peuvent modifier les dispositions électorales provinciales antérieures et en adopter de nouvelles. Pour être électeur, il faut remplir un certain nombre de conditions : être belge, être âgé de 18 ans au moins, être domicilié dans la province, ne pas être déchu de ses droits civils et politiques. Contrairement aux élections communales, les étrangers, qu´ils soient ressortissants de l´Union européenne ou non, ne peuvent pas participer aux élections provinciales. Les candidats à l´élection doivent remplir un certain nombre de conditions d´éligibilité qui sont identiques aux conditions d´électorat. Les candidats se présentent sur des listes uniques (c´est‐à‐dire qu´il n´y a pas de distinction entre la liste des candidats effectifs et la liste des candidats suppléants), comme pour les élections communales. Les suppléants, qui sont appelés à remplacer des conseillers provinciaux démissionnaires, sont désignés parmi les candidats non élus de la liste. La répartition des sièges entre les listes en compétition s´opère selon le principe de la représentation proportionnelle par application du système D´Hondt. Quant à la dévolution des sièges au sein des listes qui ont obtenu des élus, elle s´effectue en ne prenant en compte que la moitié des votes exprimés en case de tête.   

Élections régionales et communautaires 

Désignation des membres des assemblées des entités fédérées au moyen de votes. Avant 1995, les assemblées de la Région wallonne, de la Communauté française et de la Communauté flamande étaient composées des députés et des sénateurs élus directs, qui étaient désignés dans les différentes assemblées régionales et communautaires en fonction de leur lieu de domicile ou de leur langue. Aujourd´hui, les membres des parlements de communauté et de région sont élus au suffrage universel direct en ce qui concerne le Parlement flamand, le Parlement wallon, le Parlement bruxellois et le Parlement de la Communauté germanophone. Les autres députés communautaires sont des élus indirects : les 94 membres du Parlement de la Communauté française sont élus au Parlement wallon ou bruxellois et exercent un deuxième mandat à la Communauté ; de même, les 72 membres de l´Assemblée de la Commission communautaire française, les 17 membres de l´Assemblée de la Commission communautaire flamande et les 89 membres de l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune sont membres du Parlement bruxellois et siègent à ce titre dans les assemblées des commissions communautaires. Les élections régionales et communautaires sont des élections législatives puisqu´elles procèdent au renouvellement d´assemblées qui ont une fonction législative dans les matières qui leur sont attribuées (à l´exception de la Commission communautaire flamande qui n´a qu´un pouvoir réglementaire). Si les dispositions générales concernant l´élection du Parlement wallon (75 membres) et du Parlement flamand (124 membres) sont inscrites dans une loi commune aux deux institutions (loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles), ces deux assemblées disposent d´une autonomie constitutive qui les autorise à modifier certaines dispositions relatives au scrutin. Ainsi, les circonscriptions électorales ont été modifiées en ce qui concerne l´élection du Parlement flamand, de sorte qu´elles 

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sont désormais organisées à l´échelle des provinces. L´élection du Parlement bruxellois (89 membres, répartis en 72 francophones et 17 néerlandophones) et celle du Parlement de la Communauté germanophone (25 membres) ont lieu au sein de circonscriptions uniques : les listes de candidats sont présentées au niveau de la région ou de la communauté dans son ensemble. L´organisation de l´élection de ces parlements est régie par la loi spéciale du 12 janvier 1989 relative aux institutions bruxelloises et par la loi du 31 décembre 1983 de réformes institutionnelles pour la Communauté germanophone. Les élections régionales et communautaires ont lieu tous les cinq ans, le même jour que l´élection des représentants belges au Parlement européen. Seuls les Belges sont autorisés à y participer. Depuis les scrutins régionaux et communautaires de 2004, ces élections sont découplées des élections fédérales. Il est à noter que l´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011, non encore traduit en termes juridiques, prévoit que les élections pour la Chambre des représentants auront lieu tous les cinq ans, le même jour que les élections européennes régionales et communautaires, à partir de 2014.   

Élections sociales  Dans les entreprises du secteur privé, désignation au moyen de votes émis par les ouvriers, les employés et les cadres, des membres des conseils d´entreprise et des comités pour la prévention et la protection au travail. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Éligibilité  Aptitude à être élu. Conditions d´éligibilité : ensemble des conditions à remplir par un candidat pour avoir accès à un poste conféré par élection Les conditions d´éligibilité doivent en général être remplies le jour des élections. Pour être élu à la Chambre des représentants (article 64 de la Constitution), il faut : ‐ être belge ; ‐ jouir des droits civils et politiques ; ‐ avoir atteint l´âge de 21 ans accomplis ; ‐ avoir son domicile en Belgique. En outre, il faut ne pas se trouver dans l´un des cas d´exclusion ou de suppression visés par le Code électoral. Pour le Sénat, les mêmes conditions générales sont exigées (article 69 de la Constitution). Pour les parlements de communauté ou de région, les conditions sont identiques sauf que, depuis 2004, l´âge d´éligibilité est abaissé à 18 ans. Il faut en outre être domicilié dans une commune faisant partie du territoire de la région. Pour le conseil provincial, les conditions générales sont identiques ; l´âge d´éligibilité est également ramené à 18 ans. Il faut être domicilié dans la province. Pour le conseil communal, les conditions générales sont identiques : il faut en outre avoir sa résidence principale dans la commune et il suffit également d´avoir 18 ans. Les ressortissants des États membres de l´Union européenne sont éligibles, pour autant qu´ils se soient inscrits sur la liste des électeurs de leur commune. Depuis 2006, ils peuvent également être élus comme échevin. Pour le Parlement européen il faut : ‐ être inscrit en Belgique sur une liste des électeurs pour le Parlement européen. Peuvent donc se porter candidats, les électeurs belges, mais aussi les ressortissants des États membres de l´Union européenne, où qu´ils résident dans l´Union, et les ressortissants belges résidant à l´étranger qui ont été admis à voter pour les listes belges. Cette condition doit être remplie le jour de 

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l´arrêt de la liste des électeurs ; ‐ ne pas être exclu ou suspendu du droit de vote (les ressortissants européens ne doivent pas avoir été déclarés déchus ou suspendus du droit d´éligibilité dans leur État d´origine) ; ‐ avoir atteint l´âge de 21 ans accomplis ; ‐ être d´expression française si l´on se présente devant le collège électoral français, d´expression allemande si l´on se présente devant le collège électoral germanophone et d´expression néerlandaise si l´on se présente devant le collège électoral néerlandais. Cette appartenance linguistique est déclarée dans l´acte d´acceptation de candidature. Le chiffre d´éligibilité est le nombre de voix qu´un candidat doit obtenir pour être élu. Pour la plupart des élections, il se calcule en divisant le nombre de voix de la liste par le nombre de sièges acquis par la liste augmenté d´une unité (voir dévolution des sièges).   

Emploi des langues  Usage des différentes langues officielles en Belgique, considéré en tant qu´il fait l´objet de polémiques et de règles de droit. Il y a trois langues officielles en Belgique : le français, le néerlandais et l´allemand. Le principe de base en matière d´emploi des langues est la liberté : en vertu de l´article 30 de la Constitution, l´emploi des langues est facultatif. Seuls certains aspects de l´emploi des langues peuvent donc être réglés par les autorités publiques par exception à ce principe de liberté, mais ces aspects se sont fortement étendus au fil des lois linguistiques même si l´emploi des langues reste totalement libre pour les relations des personnes privées entre elles. Pour organiser l´emploi des langues, le territoire est divisé au plan administratif en quatre régions linguistiques : trois régions unilingues (de langue française, néerlandaise et allemande) et une région bilingue français‐néerlandais (Bruxelles‐Capitale). Le principe général est que les administrations et d´autres institutions soumises aux lois sur l´emploi des langues utilisent la langue ou les langues de la région linguistique dans laquelle elles sont implantées : le citoyen a donc affaire à des services et des institutions unilingues ou bilingues. Un certain nombre de communes ont un statut plus complexe en la matière, dans la mesure où elles organisent obligatoirement des facilités pour les administrés qui pratiquent une autre langue officielle que celle de la région linguistique où la commune est située, ou dans la mesure où le citoyen peut choisir en matière judiciaire entre les deux grandes langues officielles alors qu´il réside dans une commune unilingue. L´emploi des langues peut être réglé par l´Autorité fédérale, donc à l´échelle de tout le pays, pour deux aspects de cet emploi : les actes de l´autorité publique et les affaires judiciaires. Dans des limites territoriales que nous préciserons plus bas, la Communauté française et la Communauté flamande règlent par décret trois autres aspects de l´emploi des langues : 1. L´emploi des langues dans les matières administratives ; 2. L´emploi des langues dans les établissements d´enseignement créés, subventionnés ou reconnus par les pouvoirs publics (donc également dans les écoles privées reconnues) ; 3. L´emploi des langues dans les relations sociales entre les employeurs et leur personnel, ainsi que dans les actes et documents des entreprises imposés par la loi et les règlements. La Communauté germanophone ne peut régler l´emploi des langues que dans les établissements d´enseignement créés, 

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subventionnés ou reconnus par les pouvoirs publics : pour les autres aspects, c´est l´Autorité fédérale qui est compétente. L´article 129 de la Constitution introduit des exceptions territoriales aux compétences de la Communauté française et de la Communauté flamande en matière d´emploi des langues, et ce afin d´éviter qu´une communauté donnée légifère sur des communes bilingues. On retiendra que l´Autorité fédérale est compétente pour tous les aspects de l´emploi des langues dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, ainsi que dans les communes à facilités.   

Enquête parlementaire 

Droit attribué aux assemblées parlementaires de s´éclairer, de se renseigner, de procéder à des investigations en toutes matières politiques, administratives, économiques. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Entités fédérées  Composante d´un État fédéral (essentiellement, en Belgique, les communautés et les régions). Un État fédéral se compose, par définition, d´entités fédérées. Les entités fédérées sont des entités politiques qui possèdent un pouvoir législatif autonome, un gouvernement autonome et, souvent (mais pas en Belgique), un pouvoir judiciaire autonome dans certains domaines de compétence (culture, enseignement, aménagement du territoire, etc.). Les entités fédérées ne sont donc ni des pouvoirs locaux, ni des pouvoirs décentralisés qui appliquent une législation nationale uniforme. Les principales entités fédérées, en Belgique, sont les trois communautés et les trois régions. La Commission communautaire commune (COCOM) et la Commission communautaire française (COCOF), qui possèdent également un pouvoir législatif et un pouvoir exécutif, sont aussi des entités fédérées. Chaque entité fédérée se distingue par le territoire sur lequel elle exerce ses compétences. La Constitution belge n´attribue formellement de territoire qu´aux régions, mais les communautés sont aussi soumises à un principe de territorialité : leurs décrets ne s´appliquent que dans des territoires bien délimités. Les entités fédérées ont chacune une personnalité juridique propre, disposent d´un patrimoine, possèdent des moyens financiers et un budget et peuvent avoir recours à l´emprunt. Certaines possèdent également un pouvoir fiscal. Elles sont politiquement autonomes, aussi bien entre elles qu´à l´égard du pouvoir central (seule la Région de Bruxelles‐Capitale est soumise à la tutelle de l´Autorité fédérale dans quatre matières bien précises). Cependant, certaines entités fédérées ont choisi de voir leurs compétences exercées en tout ou en partie par d´autres entités : c´est particulièrement le cas de la Région flamande. Sur certains points, le fédéralisme belge accorde une autonomie limitée aux entités fédérées : l´Autorité fédérale conserve le monopole de l´organisation de la justice, et les entités fédéres ne peuvent pas participer directement au processus de révision de la Constitution, ni au processus de fédéralisation du pays (elles y participent indirectement par le biais de leurs sénateurs de communauté et, en pratique, par les accords noués entre les partis politiques flamands et francophones). Par contre, certaines entités fédérées bénéficient d´une autonomie constitutive, c´est‐à‐dire du droit de modifier certains aspects de leur organisation. En outre, 

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toutes les entités fédérées possèdent, à côté de leurs compétences législatives, de très larges compétences auxiliaires, y compris des compétences internationales (négociation et signature de traités internationaux ; participation à la définition de la position belge dans des négociations internationales). Enfin, en raison de la hiérarchie des normes en vigueur, les législations des entités fédérées (décrets et ordonnances) ont la même force juridique que les lois fédérales : l´Autorité fédérale ne dispose pas d´un droit d´arbitrage ou de décision en cas de conflit avec les entités fédérées ou entre entités fédérées.   

Entreprise  Structure économique dont l´objectif est la production de biens ou de services. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Entreprise à finalité sociale 

Entreprise dont les bénéfices sont affectés à la réalisation d´un but social. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Entreprise publique autonome (EPA) 

Entreprise publique à caractère économique ayant conclu un contrat de gestion avec l´Autorité fédérale (ou une région ou une communauté). La loi du 21 mars 1991 portant réforme de certaines entreprises publiques économiques, qui définit le cadre juridique des entreprises publiques autonomes, entendait répondre aux règles européennes de concurrence en renforçant l´autonomie des entreprises publiques du secteur des transports et des communications, tout en les maintenant dans un régime de droit public. Elle a ensuite servi de modèle pour la mise en place ou la restructuration d´autres entreprises à caractère public, tant au niveau des régions qu´au niveau des communautés (la RTBF par exemple). Les principes de cette loi comprennent la transparence des relations financières entre les pouvoirs publics et leurs entreprises ; la neutralité des prix des services offerts par les entreprises publiques par rapport aux normes de leur secteur ; la définition stricte des monopoles publics ; la séparation des fonctions de réglementation et de fourniture de services ; le contrôle sur les commandes des entreprises publiques. Une plus grande autonomie et un élargissement des moyens financiers des entreprises publiques autonomes de communications sont recherchés, par l´appel à un actionnariat privé dont la part doit rester minoritaire. La loi de 1991 introduit dans ce contexte une distinction au sein des activités des entreprises publiques autonomes entre les missions de service public et les activités exercées en concurrence (pour lesquelles l´autonomie de gestion est maximale). La loi redéfinit aussi les règles de tutelle et l´installation d´organes de gestion propres et indépendants et contraint les entreprises publiques autonomes à tenir compte des intérêts des usagers. Le contrat de gestion, conclu pour une durée de trois à cinq ans, précise les règles et conditions dans lesquelles l´entreprise exerce les missions de service public qui lui sont confiées par la loi. Les entreprises publiques autonomes peuvent prendre la forme d´une société anonyme de droit public. Si au départ l´État détenait la totalité des actions, il a pu ensuite en céder une partie à des autorités publiques ou, à défaut, à des capitaux privés moyennant 

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une double limitation : les actionnaires publics doivent conserver au moins 75 % des droits de vote et plus de 50 % du capital. Les entreprises publiques autonomes fédérales comprennent les entreprises visées par la loi du 21 mars 1991, à savoir Belgacom, Bpost, Belgocontrol et les entités du groupe SNCB, auxquelles s´ajoute l´Office national du Ducroire. La nomination du conseil d´administration, en particulier de l´administrateur délégué des entreprises publiques autonomes illustre les poids respectifs du pouvoir de tutelle exercé par le ministre compétent et des méthodes de gestion du secteur privé. Le contrôle des comptes de chaque entreprise publique autonome est confié à un collège de quatre commissaires, dont deux sont nommés par la Cour des comptes parmi ses membres. Voir aussi : privatisation site de la RTBF site de Belgacom site de Bpost site de la SNCB site de Belgocontrol site de l´Office national du Ducroire site de la Cour des comptes   

Espace économique européen (EEE) 

Association économique entre les États membres de l´Union européenne (UE) et ceux de l´Association européenne de libre‐échange (AELE), excepté la Suisse. L´idée d´un grand marché intérieur européen n´est pas neuve et, en 1972‐73 déjà, les pays de l´Association européenne de libre‐échange (AELE) signent avec la Communauté économique européenne (CEE) des accords de libre‐échange des produits industriels. La CEE (aujourd'hui Union européenne) est en effet le principal partenaire commercial de l´AELE depuis la création de cette dernière en 1960. Le projet d´un grand marché intérieur se précise avec la signature de l´Acte unique européen en 1986. Finalement, en 1989, Jacques Delors, président de la Commission européenne, propose un nouveau partenariat entre la CEE et l´AELE : le Traité sur l'Espace économique européen (EEE). Signé à Porto le 2 mai 1992 entre l´Europe des douze et les sept États membres de l´AELE (Autriche, Finlande, Islande, Liechtenstein, Norvège, Suède et Suisse), le Traité sur l´EEE entre en vigueur le 1er janvier 1994. La Suisse n´y adhère cependant pas puisque le traité y a été rejeté par référendum en décembre 1992. Le Liechtenstein ratifie son adhésion à l´EEE le 9 avril 1995 par référendum. Le Traité de Porto permet, au sein de l´Espace économique européen, la libre circulation des biens, des personnes (uniquement des travailleurs salariés et des indépendants), des services et des capitaux (les « quatre libertés »). Dans d´autres domaines, la coopération est renforcée. Il s´agit de la recherche et du développement, de l´environnement, de l´éducation et de la politique sociale. Par contre, l´accord ne concerne pas la politique agricole commune ni la pêche mais des accords bilatéraux permettent une libéralisation progressive dans ces deux matières. L´accord EEE ne couvre pas non plus les domaines suivants : l´union douanière et monétaire, les politiques communes en matière de relations extérieures ou d´affaires intérieures, de sécurité et de justice. En outre, l´AELE doit se conformer aux règles communautaires, notamment dans les domaines de la concurrence, des aides publiques, de l´ouverture des marchés publics, des droits des sociétés et de la protection des consommateurs. Quatre organes sont créés pour encadrer l´EEE : ‐ le Conseil, où siègent des représentants des gouvernements des États 

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membres, chargé de donner l´impulsion politique dans la mise en œuvre et l´évolution de l´accord, et de définir une orientation générale pour le Comité mixte ; ‐ le Comité mixte, chargé de la gestion courante de l´EEE. Il constitue également le lieu d´échange de points de vue et d´informations, afin de fournir une interprétation homogène de l´accord et de régler tout différend pouvant surgir entre les parties contractantes ; ‐ le Comité parlementaire mixte, composé de membres du Parlement européen et des parlements des États membres de l'aele, qui doit conduire à une meilleure compréhension de l´accord entre l´Union européenne et les pays de l´AELE ; ‐ le Comité consultatif EEE, lieu de rencontre entre les interlocuteurs sociaux. Depuis le Traité de Porto, tout pays qui intègre l´Union européenne doit également adhérer à l´Espace économique européen. Aujourd´hui, l´EEE comprend les 27 États membres de l´UE et trois des quatre derniers pays de l´AELE (Islande, Liechtenstein et Norvège). La Suisse, bien que ne faisant pas partie de l´EEE, possède le statut d´observateur au sein du Comité parlementaire mixte EEE et du Comité consultatif EEE. La Suisse a par ailleurs signé des accords bilatéraux avec l'Union européenne.   

Espace Schengen  Territoire constitué par les pays européens qui participent aux accords de Schengen qui instaurent la libre circulation des personnes et suppriment les contrôles aux frontières internes. Le 14 juin 1985 les trois pays du Benelux, entre lesquels était déjà établie une libre circulation, ainsi que la France et l’Allemagne ont conclu à Schengen (Luxembourg) des accords relatifs à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes et à la libre circulation des personnes à l’intérieur de l’espace constitué par leurs territoires. Ces accords impliquent une harmonisation de la politique des visas et du droit d’asile. Ils ont également mis en place le Système d’information Schengen qui centralise les informations policières et judiciaires communiquées par les États signataires. Il est installé à Strasbourg. La mise en œuvre des accords a été longue : la convention d’application qui avait été signée le 19 juin 1990 n’est entrée en vigueur que le 26 mars 1995. Il existe une clause de sauvegarde, qui permet à un pays participant de suspendre temporairement l’application de certaines dispositions de la convention si l’ordre public ou la sécurité nationale l’exigent. C’est ainsi que le rétablissement des contrôles frontaliers s’applique généralement lors de la tenue de sommets européens. Les premiers États de l’Union européenne à rejoindre les premiers signataires ont été l’Autriche, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la Grèce, l’Italie, le Portugal et la Suède. La République tchèque, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, Malte, la Pologne, la Slovénie et la Slovaquie ont rejoint l'espace le 21 décembre 2007. La Bulgarie, Chypre et la Roumanie ne sont pas encore membres à part entière de l'espace Schengen, les contrôles aux frontières entre ces pays et l'espace Schengen étant maintenus jusqu'à ce que le Conseil de l'Union européenne décide que les conditions de suppression de ces contrôles sont remplies. Des pays non membres de l’Union sont également liés par la convention en vertu d’un accord de coopération : l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein. La participation de deux premiers de ces pays s’est imposée en raison de l’existence d’un 

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système similaire entre les pays scandinaves, membres de l’Union nordique. L’Irlande et le Royaume‐Uni demeurent en dehors de l’Espace Schengen, bien qu'ils coopèrent à certaines de ses dispositions. À l’origine, la gestion de la Convention Schengen avait été confiée à un comité exécutif. Depuis 1999, ses attributions sont exercées par le Conseil de l´Union européenne et les dispositions de Schengen ont été intégrées dans le droit européen.   

Établissement d´utilité publique 

Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Établissements scientifiques et culturels fédéraux 

Établissements restés de compétence fédérale après le transfert aux régions et aux communautés des compétences relatives à la recherche scientifique et à la culture. Établissements restés de compétence fédérale après le transfert aux régions et aux communautés des compétences relatives à la recherche scientifique et à la culture. La loi spéciale de réformes institutionnelles du 8 août 1980, modifiée par la loi spéciale du 16 juillet 1993, maintient en faveur de l´Autorité fédérale la compétence relative aux « établissements scientifiques et culturels fédéraux ». L´expression « établissements scientifiques et culturels fédéraux » utilisée par la loi spéciale désigne, d´une part, quinze établissements scientifiques fédéraux, qui sont dotés d´une existence administrative autonome mais ne possèdent pas de personnalité juridique propre, et d´autre part, trois institutions culturelles fédérales ayant une personnalité juridique propre. Il y a seize établissements scientifiques fédéraux, qui relèvent : – du Service public de programmation Politique scientifique. Il s´agit : – des Archives générales du Royaume et Archives de l´État dans les provinces (AGR) ; – de la Bibliothèque royale de Belgique (BRB) ; – de l´Institut d´aéronomie spatiale de Belgique (IAS) ; – de l´Institut royal météorologique de Belgique (IRM) ; – de l´Institut royal du patrimoine artistique (IRPA) ; – de l´Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB) ; – du Musée royal de l´Afrique centrale (MRAC) ; – des Musées royaux d´art et d´histoire (MRAH) ; – des Musées royaux des beaux‐arts de Belgique (MRBAB) ; – de l´Observatoire royal de Belgique (ORB) ; – du Jardin botanique national de Belgique (JBNB) ; – du Service public fédéral Justice. Il s´agit : – de l´Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) ; – du Centre pénitentiaire de recherche et d´observation clinique (CEPROC) ; – du Service public fédéral Santé publique, Environnement et Protection de la consommation. Il s´agit : – de l´Institut scientifique de santé publique (ISP), qui a intégré en 2003 l´ancien Institut Pasteur ; – du Centre d´études et de recherches vétérinaires et agrochimiques (CERVA), qui est le laboratoire scientifique de référence de l´Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire ; – du Ministère de la Défense nationale. Il s´agit du Musée royal de l´armée et d´histoire militaire (MRA). Les institutions culturelles fédérales sont : – le Palais des beaux‐arts (PBA), qui est depuis 2002 une société anonyme de droit public à finalité sociale ; – le Théâtre royal de la Monnaie (TRM) ; – l´Orchestre 

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national de Belgique (ONB). Les deux dernières institutions sont des organismes d´intérêt public de type B.   

État  Collectivité politique indépendante et souveraine. Ensemble de pouvoirs politiques et de pouvoirs publics qui organisent cette collectivité. Plusieurs éléments doivent être réunis pour qu´un État soit constitué. Les éléments essentiels sont : – un territoire propre à l´État, délimité par des frontières qui assurent son indépendance ; – une population, qui ne doit pas nécessairement être homogène au plan culturel, linguistique, religieux, social… ; – des institutions politiques, et au minimum un gouvernement qui a seul le droit de recourir à la force pour imposer le respect des lois. Selon les cas, ce « monopole de la violence légitime » dont l´État se prévaut est reconnu par la population, ou ne se maintient que par la tradition ou par la violence exercée par le pouvoir. L´État est un phénomène historique assez récent, inconnu en Europe au Moyen Âge, et qui ne s´est que récemment répandu sur toute la planète. Les États peuvent disparaître ou se transformer au cours de l´histoire, soit en s´intégrant dans des ensembles plus vastes, soit en se désintégrant. Au dix‐neuvième siècle en particulier les États ont prétendu se confondre avec des nations, c´est‐à‐dire posséder une identité spécifique censée être inscrite dans la durée et qui assure leur légitimité ; mais les transformations des États montrent qu´il s´agit là davantage d´un idéal que d´une réalité incontestée. Un État est théoriquement reconnu par d´autres États qui admettent sa souveraineté au sein de ses frontières, mais certaines frontières d´État sont controversées et l´existence même de certains États est contestée par d´autres États. Un État peut décider d´adhérer ou non à des institutions internationales qui rassemblent différents États sur une base régionale comme l´Union européenne ou sur une base mondiale comme l´Organisation des Nations unies (ONU) et l´Organisation mondiale du commerce (OMC), et qui disposent de pouvoirs très variables selon les cas. L´ensemble des États, en particulier des États membres de l´ONU, forme ce qu´on appelle la communauté internationale. La reconnaissance internationale d´un État ne dépend pas, loin de là, de son degré de démocratie. En un sens plus étroit que celui défini ci‐dessus, l´État désigne l´ensemble des pouvoirs politiques (gouvernement, parlement), des institutions judiciaires et des pouvoirs publics (administration, organismes d´intérêt public) qui organisent l´existence au sein du territoire national. « État » s´oppose en ce sens à l´ensemble des personnes privées, citoyens ou entreprises, et à l´ensemble des pouvoirs de niveau local. Le mode de fonctionnement de l´État dépend de son régime politique, qui varie selon différents critères : l´État peut être unitaire, ou être au contraire une fédération ; il peut s´agir d´une monarchie, d´une république, d´un empire ; il peut constituer une démocratie plus ou moins achevée, ou exercer son autorité au nom de la religion, de la tradition ou par le recours à la force, etc. Au sein de certains États fédéraux, comme les États‐Unis et le Mexique, on appelle « États » les entités fédérées constitutives de la fédération.   

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État fédéral  État possédant une structure fédérale, caractérisée en Belgique par l´existence de deux types de pouvoirs intermédiaires entre le niveau central et le niveau local. Dans l´usage courant, on parle le plus souvent de « l´État fédéral » pour désigner le Parlement fédéral et le gouvernement fédéral, c´est‐à‐dire le niveau de pouvoir central ou national. La Constitution belge utilise pourtant l´expression d´État fédéral, non pas pour désigner les institutions politiques de niveau central, mais pour caractériser la structure fédérale de l´État (Constitution, article 1er). Nous suivons ici la Constitution en parlant d´État fédéral pour désigner cette structure de l´État, et en parlant d´Autorité fédérale, comme le fait la Constitution, pour désigner les institutions politiques du niveau central ou national. Le fait que la Belgique ait opté pour le fédéralisme ne signifie pas que l´État fédéral belge soit conforme aux modèles fédéraux. En effet, comme le dit l´article 1er de la Constitution, la Belgique est un État fédéral qui se compose des communautés et des régions, c´est‐à‐dire de deux types de pouvoirs intermédiaires entre le niveau central et le niveau local (communes et provinces). Il y a même davantage d´entités fédérées en Belgique que les trois communautés et les trois régions, puisque deux commissions communautaires possèdent, comme les communautés et les régions, un pouvoir législatif. En n´évoquant pas l´Autorité fédérale parmi les composantes de l´État fédéral belge, l´article 1er de la Constitution peut donner le sentiment d´accorder une place réduite au niveau central de pouvoir. De fait, l´article de la Constitution qui porte sur les compétences résiduelles prévoit que le pouvoir législatif appartient a priori aux communautés et aux régions, l´Autorité fédérale n´étant supposée légiférer, à l´avenir, que dans une série limitée de domaines qu´une loi spéciale devra énumérer.   

Euro  Devise adoptée par certains États membres de l´Union européenne en remplacement de leur monnaie nationale. L´euro se divise en 100 cents. L´adoption d´une monnaie européenne unique est une idée qui remonte au milieu des années 1970. Elle n´a été concrétisée que dans le Traité de Maastricht en 1992. Les pays candidats à l´euro se sont alors engagés dans un processus d´unification économique et monétaire (UEM), comportant des réformes du cadre législatif et institutionnel et des mesures de convergences économique. Ces mesures ont entraîné la poursuite d´une politique budgétaire très stricte dans la plupart des pays, dont la Belgique. L´euro est la devise officielle d´un groupe de pays européens depuis le 1er janvier 1999 ; les billets et pièces en euros ont fait leur apparition le 1er janvier 2002. Ils ont rapidement remplacé les billets et pièces des anciennes devises nationales qui ont été retirés de la circulation. Les treize pays qui ont adopté l´euro sont : l´Allemagne, l´Autriche, la Belgique, l´Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l´Irlande, l´Italie, le Luxembourg, les Pays‐Bas, le Portugal et la Slovénie. Ces pays constituent la zone euro. Au sein de cette zone, la politique monétaire est confiée à la Banque centrale européenne (BCE). Les pays qui ont adopté l´euro se sont engagés à observer un pacte de stabilité, c´est‐à‐dire à maintenir leur inflation, leur déficit et leur dette publique en deçà d´un certain niveau.   

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Fabrique d´église  Établissement public chargé de la gestion des biens d´une communauté religieuse locale. L’Église catholique dispose d’une organisation territoriale dont l’unité de base est la paroisse. Le curé en est responsable sur le plan spirituel, et la fabrique d’église l’administre sur le plan temporel. Lorsqu’un régime de financement public des cultes s’est mis en place après la Révolution française, la fabrique d’église a fait l’objet d’une législation spécifique : sa composition, son budget et ses comptes, son mode de fonctionnement ont été réglementés par les pouvoirs publics, qui ont imposé aux communautés locales des autres cultes reconnus une organisation similaire pour la gestion de leurs biens. Il existe donc dans chaque communauté locale d'un culte reconnu une fabrique d'église ou un établissement équivalent. La loi oblige les communes à couvrir le déficit des fabriques d’églises et établissements assimilés pour les cultes catholique, protestant, israélite et anglican. Une obligation identique est imposée aux provinces pour la couverture du déficit des fabriques et établissements assimilés des cultes orthodoxe et musulman, ainsi que du déficit des fabriques cathédrales du culte catholique. La loi spéciale de réformes institutionnelles du 13 juillet 2001 a transféré aux régions l’organisation des fabriques d’église en même temps que la quasi‐totalité de la loi communale. Comme le permet l'article 139 de la Constitution, la Région wallonne a transféré cette compétence à la Communauté germanophone pour les communes de la région de langue allemande au 1er janvier 2005. La gestion des fabriques d'église préoccupe les pouvoirs publics dans la mesure où les bâtiments religieux constituent ou contiennent une grande partie du patrimoine artistique et historique. On constate aujourd'hui que les communes doivent faire face à des difficultés financières qui peuvent conduire à des changements de priorités par rapport aux fabriques d'église et à l'affectation des bâtiments classés. De leur côté, les fabriques d'église des paroisses catholiques sont confrontées à un effectif vieillissant et à un manque de moyens dû à la baisse de la pratique religieuse.   

Fédéralisation  Action de transformer un État unitaire en un État fédéral. Le terme de fédéralisation, néologisme construit à partir de l´adjectif « fédéral », est utilisé pour désigner ce que devient un État unitaire quand il se scinde en deux ou en plusieurs entités fédérées, tout en maintenant une institution politique commune appelée, en Belgique, Autorité fédérale, qui comprend le gouvernement fédéral et le Parlement fédéral. Pour désigner le processus de construction d´un État fédéral au départ d´entités politiques indépendantes, on utilise plutôt le terme de fédération. Il ne faut pas confondre la fédéralisation avec la « refédéralisation », qui désigne le processus par lequel une compétence qui avait été transférée de l´Autorité fédérale vers les entités fédérées est transférée à nouveau à l´Autorité fédérale. Voir aussi : défédéralisation   

Fédéralisme  Système politique qui confie une partie du pouvoir législatif, du pouvoir exécutif voire du pouvoir judiciaire à des composantes internes au pays. Dans un système fédéral classique, l´État est divisé 

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en territoires (régions, cantons, Länder…) qui possèdent chacun un pouvoir législatif, un pouvoir exécutif voire un pouvoir judiciaire dans certains domaines, et qui coexistent avec une autorité centrale qui possède également un pouvoir législatif, exécutif et judiciaire. Le fédéralisme reconnaît donc à la fois la diversité et l´autonomie des grandes composantes d´une nation. Selon les cas, le système fédéral résulte de l´union d´États préexistants qui s´intègrent dans une nation unique tout en conservant une large autonomie, ou d´un processus inverse qui voit un État unitaire renoncer à certaines de ses compétences pour les confier à des composantes internes à l´État. D´un État fédéral à l´autre, la liste et l´ampleur des compétences confiées aux entités fédérées varient considérablement : ce n´est pas cet aspect qui caractérise le mieux le fédéralisme. Outre les points déjà notés, le fédéralisme suppose, classiquement, que les entités fédérées participent d´une manière ou d´une autre à l´élaboration et à la révision de la Constitution. Il suppose également que les parlements et les gouvernements des entités fédérées soient constitués sur base d´élections spécifiques, qui ont lieu à des dates distinctes de la date des élections législatives fédérales. En conséquence, les majorités politiques au pouvoir peuvent varier d´une entité fédérée à l´autre, et ne sont pas forcément semblables à la composition de la majorité fédérale, avec les difficultés que cette asymétrie peut engendrer. Les partis politiques sont cependant, sauf exception (partis séparatistes, autonomistes…), présents et organisés à l´échelle de tout le pays, puisque la participation au pouvoir fédéral est un enjeu important. Généralement, un organe judiciaire ou d´arbitrage (Cour constitutionnelle par exemple) est créé pour régler les conflits portant sur l´interprétation de la Constitution et sur les compétences respectives des différents niveaux de pouvoir. Si le fédéralisme possède ainsi des traits caractéristiques partagés par la grande majorité des États fédéraux, l´organisation d´un État fédéral est souvent soumise à révision périodique puisque les entités fédérées comme le pouvoir central peuvent aspirer à davantage d´autonomie, ou à une répartition plus efficace des compétences et des mécanismes de coopération entre les divers niveaux de pouvoir. Il n´existe pas de fédéralisme « pur », et l´État fédéral belge est particulièrement original sur ce point, sa fédéralisation restant partielle et limitant l´autonomie des entités fédérées, tandis que par certains traits la Belgique se rapproche, dans les faits, d´un système confédéral. Site du Forum des fédérations   

Fédération des entreprises de Belgique (FEB) 

Organisation interprofessionnelle représentative des employeurs au niveau fédéral. La FEB est née en 1973 de la fusion de la Fédération des industries de Belgique et de la Fédération des entreprises non industrielles. Le pluralisme idéologique que l´on trouve du côté syndical ne se retrouve pas du côté patronal. La FEB n´affilie pas directement les entreprises mais est une fédération d´organisations patronales sectorielles. Chaque organisation sectorielle affiliée est représentée par un membre au conseil d´administration de la FEB. La FEB représente les entreprises de l´industrie et des services, à l´exception des secteurs non marchands, quelle que soit leur taille. Dans les multiples secteurs de l´artisanat, du commerce et des 

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professions libérales, les entreprises sont affiliées à des organisations patronales qui se situent dans le monde des classes moyennes et non à la FEB. Comme organisation représentative des employeurs, la FEB est, avec les organisations interprofessionnelles de classes moyennes et d´agriculteurs, un interlocuteur des syndicats et du gouvernement fédéral sur les matières qui entrent dans le champ de la concertation économique et sociale au niveau fédéral. Il s´agit des matières qui concernent les entreprises et les travailleurs quelle que soit la branche d´activité : droit social, politique fédérale de l´emploi, sécurité sociale. À ce titre, la FEB siège au sein des grands organes paritaires interprofessionnels : le Conseil national du travail (CNT) et le Conseil central de l´économie (CCE). Elle siège également dans un grand nombre d´organes consultatifs spécialisés où sont représentés des intérêts plus divers : Conseil de la consommation, Conseil fédéral du développement durable, Commission de l´index, Conseil pour l´égalité des chances, etc. Elle participe à la gestion de la sécurité sociale en siégeant au sein des organes dirigeants des institutions publiques de sécurité sociale. Au plan européen, la FEB est affiliée à businesseurope, anciennement Union des industries et des entreprises d´Europe (UNICE). Site de la FEB   

Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) 

Syndicat de travailleurs appartenant au monde socialiste. La majorité des organisations syndicales existantes avant la création du Parti ouvrier belge (POB) en 1885 s´intégrèrent dans la Commission syndicale créée par le parti en 1898 pour coordonner et promouvoir l´action syndicale et la création de nouveaux syndicats. Avec la transformation de la Commission syndicale en Confédération générale du travail de Belgique (CGTB) en 1937, le niveau interprofessionnel se structure davantage. La FGTB actuelle (en néerlandais Algemeen Belgisch Vakverbond (ABVV)) est issue de la fusion en 1945 de la CGTB avec plusieurs organisations nées sous l´occupation. La doctrine de la FGTB est basée sur la Charte de Quaregnon adoptée en 1894 par le POB, qui fait directement référence à la lutte des classes comme moyen de transformation de la société. Cette option se traduit dans l´action par la volonté de contrôle des décisions du chef d´entreprise. La FGTB marque également un grand attachement aux initiatives des pouvoirs publics en matière économique et sociale. La FGTB est organisée selon une structure à la fois professionnelle (les centrales) et géographique (les sections régionales, regroupées en interrégionales). Les centrales professionnelles pour ouvriers sont : ‐ la Centrale générale (CG) ; ‐ la Centrale de l´industrie du métal de Belgique (CMB), scindée depuis 2006 en une organisation francophone, les Métallurgistes Wallonie‐Bruxelles (MWB), et une organisation flamande, ABVV Metaal ; ‐ la Centrale alimentation – horeca – services (HORVAL) ; ‐ la Centrale du textile, vêtement et diamant (TVD) ; ‐ l´Union belge des ouvriers du transport (UBOT). La FGTB possède une seule centrale pour les employés, le Syndicat des employés, techniciens et cadres (SETCA), et une seule centrale pour les agents des services publics, la Centrale générale des services publics (CGSP). Les sections régionales sont au nombre de dix en Wallonie où elles sont réunies au sein de l´Interrégionale wallonne, d´une à Bruxelles où elle forme 

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l´Interrégionale de Bruxelles et de sept en Flandre où elles sont réunies au sein de l´Interrégionale flamande. La FGTB compte 1 503 748 affiliés (chiffre 2010), soit 43,6 % des syndiqués. La répartition de ses affiliés présente une prépondérance francophone : 42 % en Wallonie (sauf Brabant wallon), 38 % en Flandre (sauf Brabant flamand) et 20 % pour Bruxelles, le Brabant wallon et le Brabant flamand. La FGTB fait partie du monde socialiste et entretient des liens structurels avec les partis socialistes francophone et flamand. Site de la FGTB   

Financement des communautés et des régions 

Mécanisme d´attribution de ressources financières aux communautés et aux régions destiné à leur permettre d´exercer leurs compétences et de mener leur politique. La plus grande partie des ressources financières des communautés et des régions provient de l´Autorité fédérale. En transférant des compétences aux entités politiques nouvellement créées, le choix a été fait de leur attribuer aussi les moyens financiers nécessaires à l´exercice de ces compétences. Les entités fédérées, si elles ont l´autonomie politique dans l´exercice de leurs compétences, ne disposent cependant pas de l´autonomie financière. Le mode de calcul des moyens financiers attribués aux Communautés flamande et française et aux Régions flamande, wallonne et de Bruxelles‐Capitale est contenu dans la loi spéciale du 16 janvier 1989 relative au financement des communautés et des régions. Quant au financement de la Communauté germanophone, il est prévu par la loi du 31 décembre 1983 de réformes institutionnelles pour la Communauté germanophone. Pour financer les Communautés française et flamande, l´Autorité fédérale leur attribue une partie du produit de la TVA et une partie de l´impôt sur le revenu des personnes physiques (IPP). Ces deux grandes sources de financement des communautés sont souvent appelées dotation (ou masse) TVA et dotation IPP. La dotation TVA a été calculée à l´origine en fonction des besoins des communautés en matière d´enseignement ; la dotation IPP a été calculée en fonction des dépenses des communautés dans leurs compétences (compétences culturelles et compétences sociales). Suite à la réforme institutionnelle de 2001, un financement complémentaire des communautés, appelé « refinancement », a été prévu. Il consiste, pour l´essentiel, en une augmentation annuelle et cumulative de la dotation TVA. L´Autorité fédérale verse également aux Communautés française et flamande une dotation en remplacement de la redevance radio et télévision, qui est devenue un impôt régional. Outre d´autres sources de financement marginales, les communautés peuvent faire appel à l´emprunt. Le financement des Régions flamande, wallonne et de Bruxelles‐Capitale consiste aussi pour la plus grande part en un transfert financier en provenance de l´Autorité fédérale. Il consiste en une part attribuée de l´IPP. Cette dotation IPP a été calculée à l´origine, comme pour les communautés, en tenant compte des montants effectivement dépensés par l´État avant le transfert de ses compétences aux régions. Mais la répartition de ces montants entre les régions est calculée en fonction du rendement de l´IPP sur leur territoire, selon un principe appelé le principe du « juste retour ». Un mécanisme de solidarité est néanmoins prévu en faveur de la ou des 

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régions dans lesquelles le rendement de l´IPP est inférieur à la moyenne nationale. Les régions ont également la possibilité de contracter des emprunts. Les régions sont aussi moins dépendantes de ressources en provenance de l´Autorité fédérale que les communautés, car elles bénéficient de recettes fiscales dont elles ont la maîtrise (autonomie fiscale), et dont les principales sont les droits d´enregistrement, la redevance radio et télévision, les droits de succession, la taxe de mise en circulation des véhicules automobiles. De plus, contrairement aux communautés, elles ont la capacité de prélever des impôts et des taxes sur leur territoire. Des transferts de compétences ont eu lieu entre entités fédérées. Ils ont été accompagnés du transfert, partiel ou total selon les cas, des moyens afférents à l´exercice de ces compétences. L´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011 prévoit d´importantes modifications du mode de financement des communautés et des régions. Sa mise en œuvre, qui demande des changements dans les lois citées ci‐dessus, n´a pas encore été effectuée. Deux principes, essentiellement, président à cette réforme : d´une part, une autonomie fiscale accrue pour les régions ; d´autre part,  

Financement des partis 

Moyens financiers, publics et privés, octroyés à des partis politiques selon des règles légales qui organisent également le contrôle de leur comptabilité. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Flandre  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Fonction publique  Ensemble du personnel employé par les services publics. La fonction publique est constituée de l´ensemble des fonctionnaires de l´Autorité fédérale, des communautés, des régions, des provinces et des communes. Au sens large, font également partie de la fonction publique les personnels de l´enseignement subventionné, de la magistrature, de la police, des institutions publiques de sécurité sociale, des organismes d´intérêt public, des centres publics d´action sociale, des intercommunales, etc. De même, au sens large, le personnel de la fonction publique comprend non seulement les agents statutaires, mais également les agents contractuels. L´agent statutaire n´est pas engagé sous contrat comme dans le secteur privé, mais bénéficie d´un statut, qui résulte d´un acte unilatéral de l´autorité publique. Le statut des agents des services publics comprend entre autres les dispositions relatives au recrutement, à la formation, à l´évaluation et à la carrière du fonctionnaire. Un grand nombre de personnes sont par ailleurs engagées sous contrat d´emploi par les différents organismes publics, soit à durée déterminée soit à durée indéterminée. Ces agents dits contractuels ne connaissent pas d´évolution de carrière comme les statutaires. Tout comme dans le secteur privé, les agents de la fonction publique ont la faculté de se faire entendre par l´intermédiaire de représentants syndicaux officiellement reconnus. L´ensemble des règles qui régissent les relations collectives dans la fonction publique constitue le statut syndical de la fonction publique.   

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Fondation  Organisme disposant d´un patrimoine affecté à la réalisation d´un but désintéressé. La loi du 2 mai 2002 sur les associations sans but lucratif, les associations internationales sans but lucratif et les fondations définit le statut juridique de la fondation. Une fondation est créée par un acte juridique émanant d´une ou de plusieurs personnes physiques ou morales qui décident d´affecter un patrimoine à la réalisation d´un but désintéressé déterminé. La fondation ne peut procurer un gain matériel ni aux fondateurs ni aux administrateurs : elle ne peut procurer un gain matériel à une autre personne que si ce gain est nécessaire pour atteindre le but désintéressé. Une fondation peut être reconnue d´utilité publique par arrêté royal lorsqu´elle tend à la réalisation d´une œuvre à caractère philanthropique, philosophique, religieux, scientifique, artistique, pédagogique ou culturel. Les fondations reconnues d´utilité publique portent l´appellation de « fondation d´utilité publique ». Les autres fondations portent l´appellation de « fondation privée ». La fondation privée est une nouvelle structure juridique à but non lucratif introduite par la loi de 2002 et qui se distingue de l´association sans but lucratif par le fait qu´elle ne comprend pas de membres, et que sa création nécessite un acte notarié et un patrimoine de départ. Voir aussi : secteur non marchand   

Fonds de l´aide sociale 

Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Fonds de participation 

Institution publique fédérale de crédit dont la mission s´est étendue progressivement à la fourniture de prestations administratives, techniques et financières. Le Fonds de participation est une institution publique de crédit créée par la loi de réorientation économique du 4 août 1978. Il est constitué depuis le 1er janvier 1993 sous la forme d´un établissement public doté de la personnalité juridique. Il a pour mission de soutenir les indépendants, les titulaires de professions libérales, les petites entreprises et les demandeurs d´emploi souhaitant lancer leur propre entreprise. Pendant de nombreuses années, le Fonds de participation a exercé son objet social essentiellement via l´octroi de crédits avantageux au bénéfice de son public cible. À cette fin, le Fonds a patronné la constitution en 2003 d´une filiale, la société coopérative Fonds Starters. Les crédits octroyés par le Fonds de participation sont garantis en partie par le Fonds européen d´investissement, filiale de la Banque européenne d´investissement. Progressivement, vu le savoir‐faire accumulé et à la demande des pouvoirs publics fédéraux, le Fonds de participation a vu ses missions s´élargir à la fourniture de prestations administratives, techniques et financières au profit d´autres organismes, essentiellement publics ou parapublics, afin de maximiser l´impact de ses interventions dans un contexte de lutte contre le chômage et de partenariat avec d´autres acteurs (comme pour le microcrédit, avec Crédal et Hefboom). Le Fonds de participation assure également l´hébergement et le soutien logistique du Centre de connaissances du financement des PME (CEFIP). Le 

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Fonds de participation, doté d´un capital de 160 millions d´euros, occupe une septantaine de personnes (équivalents temps plein). Il exerce ses missions sous la tutelle des ministres fédéraux des Classes moyennes, des Finances et de l´Emploi. L´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011 prévoit le transfert aux régions du Fonds de participation, avec le « maintien d´une structure légère associant les régions pour gérer le passé (crédits et emprunts en cours) ». Site du Fonds   

Fonds de vieillissement 

Fonds budgétaire doté de la personnalité juridique auquel sont affectées certaines recettes de l´Autorité fédérale en vue de faire face aux charges budgétaires futures liées au vieillissement de la population. Le Fonds de vieillissement a été créé par l´arrêté royal du 3 novembre 2001 en application de la loi§ du 5 septembre 2001 portant garantie d´une réduction continue de la et création d´un Fonds de vieillissement. Il a été mis en place à partir de 2002, afin de constituer des réserves financières pour faire face aux dépenses futures en matière de pensions. Son financement a été précisé et développé par la loi du 20 décembre 2005. Le Fonds est un organisme d´intérêt public de type B géré par un conseil d´administration composé de dix membres et placé sous la tutelle conjointe du ministre des Finances et du ministre du Budget. Le Fonds de vieillissement s´est vu attribuer diverses sources de revenus : des recettes non fiscales de l´État, des surplus budgétaires et des excédents de la sécurité sociale, auxquels s´ajoutent les produits des placements. La loi sur le Fonds de vieillissement stipule que les recettes qui l´alimentent doivent être placées en fonds d´État (bons du Trésor‐Fonds de vieillissement) avec échéance finale à partir de 2010, de manière à contribuer à la réduction de l´endettement de l´Autorité fédérale prévue dans le pacte de stabilité européen, tant que cet endettement est supérieur à 100 % du produit intérieur brut. En deçà de ce pourcentage, les recettes du Fonds peuvent être investies en placements émis par d´autres pouvoirs. La loi prévoit par ailleurs que le Fonds de vieillissement puisse contribuer au versement des différents régimes légaux de pensions, pour autant que le niveau de la dette de l´Autorité fédérale soit inférieur à 60 %, ce qui est loin d´être le cas. En revanche, le Fonds de vieillissement n´est pas autorisé à intervenir dans les coûts augmentés des soins de santé liés au vieillissement de la population. Les interventions relèvent en la matière d´un autre fonds créé par une loi‐programme du 27 décembre 2006, le Fonds pour l´avenir des soins de santé. Pendant les premières années, le Fonds de vieillissement a été essentiellement alimenté par le produit de recettes non fiscales, telles que la vente de Credibe, la reprise du fonds de pension de Belgacom, une partie des recettes de la vente des parts régionales des dettes du logement social (dénommée opération FADELS), la vente des actions BIAC, le dividende de Belgacom, le bénéfice de la BNB, etc. En 2005, une modification de la loi de 2001 instituant le Fonds de vieillissement stipule que celui‐ci doit être financé à partir de 2007 d´une manière plus structurelle par le biais de surplus budgétaires. Par manque d´excédents budgétaires, cette disposition est restée jusqu´à présent sans exécution. Depuis 2007, aucun moyen supplémentaire n´a été 

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attribué au Fonds, mis à part les intérêts des placements. Fin 2011, les capitaux propres du Fonds de vieillissement s´élevaient à un peu plus de 14 milliards d´euros, dont la valeur sera de 23,7 milliards d´euros aux échéances finales (soit un peu plus de la moitié du montant budgétaire affecté en 2011 aux régimes légaux de pension). L´évolution future du mode de financement, de fonctionnement et d´intervention du Fonds de vieillissement, voire sa suppression, constituent un enjeu politique, social et économique fondamental face à la nécessité d´assurer la viabilité à terme des régimes de pensions. Site du fonds de vieillissement site consacré au budget fédéral   

Fonds des communes 

Transfert financier général, d´abord de l´État, aujourd´hui des régions, vers les communes. Le Fonds des communes a été créé en 1860 lorsque l´on supprima les taxes levées à l´entrée des villes sur les boissons, comestibles, combustibles, fourrages et matériaux de construction (les « octrois »). Plusieurs fois réformé, il a été transféré aux régions en plusieurs étapes entre 1976 et 1989. Les moyens financiers que l´État (aujourd´hui l´Autorité fédérale) réservait au Fonds des communes sont annuellement distribués aux régions. En fait ces montants ont été inclus dans la dotation IPP que chaque région perçoit en provenance de l´Autorité fédérale. Deux enjeux majeurs marquent les décisions politiques régionales concernant leur fonds des communes. Le premier enjeu concerne le volume global du transfert qu´une région consent à dégager dans son budget au profit des communes (ce transfert s´appelle également « dotation »). Depuis que le fonds des communes est de la compétence des régions, celles‐ci peuvent doter leur fonds des communes comme elles l´entendent et dans les limites de leurs moyens d´action. Or ces moyens d´actions sont en grande partie fonction du rendement de l´impôt des personnes physiques (IPP) dans la région. Il s´agit d´un montant important qui, dans la Région wallonne par exemple, représente près d´un cinquième du budget régional. Pour les communes, les rentrées en provenance du Fonds représentent de 20 à 25 % des recettes ordinaires. Le deuxième enjeu concerne la répartition du fonds entre les communes de la région selon des critères appropriés (population, superficie, caractère central par rapport aux communes avoisinantes, emploi, fiscalité, etc.). Ces critères peuvent avoir des effets plus ou moins redistributifs, par exemple entre les communes riches et les communes pauvres ou entre les centres urbains et les zones rurales. Ils peuvent avoir un caractère incitatif plus ou moins fort pour les politiques locales. Les critères de répartition du Fonds entre les communes sont des choix politiques qui restent l´objet de controverses malgré leur diversification et les efforts d´objectivation. Certains critères orientent délibérément les politiques communales, par exemple en matière de logement, d´autres influencent la fiscalité communale, etc. Les trois régions ont suivi des voies différentes quant aux critères présidant à la répartition de leur fonds entre les communes. Néanmoins les trois fonds ont maintenu un objectif de solidarité entre les communes, en tenant compte principalement du rendement de la fiscalité locale.   

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Fonds Écureuil  Fonds destiné à équilibrer le budget de la Communauté française en cas de fluctuation de ses recettes. Le Fonds Écureuil de la Communauté française a été institué par un décret du 20 juin 2002. C´est un organisme d´intérêt public de type B placé sous le contrôle du ministre chargé du Budget. Le Fonds Écureuil a pour mission de constituer et de gérer des réserves financières devant permettre à la Communauté française : ‐ de compenser en tout ou en partie une éventuelle baisse de ses trois grandes sources de recettes en provenance du niveau fédéral (la partie attribuée du produit de la TVA, la partie attribuée du produit de l´impôt des personnes physiques et la dotation compensatoire de la redevance radio‐télévision) ; ‐ de mobiliser des moyens pour faire face à des risques ou des charges imprévisibles ; ‐ d´enclencher des politiques nouvelles. Les ressources du Fonds Écureuil sont constituées par : ‐ un pourcentage, fixé par le décret du 20 juin 2002, des recettes en provenance du niveau fédéral citées ci‐dessus ; ‐ les plus‐values et les revenus financiers de ses placements et de ses réserves ; ‐ les versements que la Communauté française effectue pour compenser des prélèvements antérieurs. Le Fonds Écureuil exerce ses missions selon les règles définies par le contrat de gestion qu´il a conclu avec la Communauté française. De même, un plan de développement fixant des objectifs et la stratégie à moyen terme du Fonds doit être établi annuellement. Le Fonds Écureuil fait partie d´une liste d´organismes publics auxquels s´applique le décret du 9 janvier 2003 relatif à la transparence, à l´autonomie et au contrôle des organismes publics, des sociétés de bâtiments scolaires et des sociétés de gestion patrimoniale qui dépendent de la Communauté française. Le décret‐programme du 15 décembre 2006 a modifié le décret de 2002. Il maintient sa mission principale de gestionnaire de réserves financières et la complète par des missions déléguées à caractère financier. Il confie notamment au Fonds la mission d´octroyer des avances à divers organismes subsidiés par la Communauté française dans les cas déterminés par le gouvernement. Voir aussi : financement des communautés et des régions   

Fonds européen de développement régional (FEDER) 

Instrument de la politique européenne de développement régional qui vise à réduire les écarts de développement économique entre les différentes régions de l´Union européenne. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Fonds européen de stabilité financière (FESF) 

Société anonyme de droit luxembourgeois dont la mission consiste à porter financièrement assistance aux États de la zone euro en difficulté économique. (en anglais, European financial stability facility – EFSF) Institué par un contrat international (accord‐cadre) signé le 7 juin 2010 par les États membres de la zone euro, le FESF a pour objectif de préserver la stabilité financière en Europe alors fortement ébranlée par la crise de la dette. Initialement prévu pour aider les pays en difficulté financière et membres de la zone euro par l´octroi de prêts, de lignes de crédit ou par l´achats de titres de dette sur le marché primaire (c´est‐à‐dire nouvellement émise), le FESF a vu ses missions s´élargir pour faire face à l´intensification de la crise. Depuis 

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le 21 juillet 2011, le FESF est en effet également autorisé à : ‐ intervenir sur les marchés secondaires dans des cas jugés exceptionnels par la Banque centrale européenne (BCE) ; ‐ à prêter aux États de manière préventive sur la base d´un programme établi à titre de précaution ; ‐ et à financer la recapitalisation des établissements financiers par des prêts aux gouvernements. Pour mettre en œuvre ces missions, le FESF dispose de la possibilité de lever des fonds sur les marchés financiers ou auprès d´institutions financières sous la forme d´émissions d´obligations. Celles‐ci sont garanties par les budgets des États membres au prorata de leur participation dans le capital de la BCE. Grâce aux garanties apportées par les États, les obligations émises par le FESF sont bien notées sur les marchés, ce qui lui permet d´y emprunter de l´argent à bas taux. Une fois l´argent emprunté, le FESF peut le prêter en retour aux États de la zone euro en difficulté à des taux que ceux‐ci n´auraient pu obtenir en empruntant directement sur les marchés financiers. Suite à la dégradation des notes des États, la capacité du FESF à lever des fonds s´est retrouvée diminuée et sa force d´intervention est jugée, par beaucoup, insuffisante. Les accords de prêt aux pays demandeurs sont soumis à plusieurs conditions : ‐ l´approbation par la Commission européenne, en liaison avec la BCE et le Fonds monétaire international (FMI), du programme de redressement proposé par l´État membre bénéficiaire pour alléger le fardeau de sa dette ; ‐ l´approbation unanime des pays membres de la zone euro représentés par leur ministre des Finances ; ‐ la conclusion entre le pays bénéficiaire et la Commission européennee d´un protocole d´accord qui inclut la somme maximum prêtée, le taux appliqué, la durée de l´opération, le nombre de versements, et enfin les conditions du prêt. Le FESF complète le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF) qui, à la différence du FESF, est garanti par le budget de la Commission européenne. Ces deux mesures font suite à la décision prise par le Conseil Ecofin les 9 et 10 mai 2010 pour faire face à la crise frappant plusieurs pays européens, dont la Grèce, le Portugal et l´Irlande. Le FESF et le MESF sont amenés à être remplacé par le Mécanisme de stabilité européen (MES) dont le rôle devrait être étendu. Site du FESF   

Fonds monétaire international (FMI) 

Institution spécialisée des Nations unies destinée essentiellement à assurer la stabilité des changes et le développement des échanges. C´est en 1944, à la conférence de Bretton Woods (États‐Unis), que fut prise la décision de créer un organisme capable de faire respecter la libre convertibilité des monnaies entre elles et d´assurer la stabilité des taux de change, deux éléments clés pour développer les échanges commerciaux et éviter la répétition d´une grande crise économique et financière semblable à celle des années 1930. Le Fonds monétaire international a alors pour mission première d´intervenir auprès des pays dont la balance des paiements est en grave déséquilibre. Le Fonds accorde des facilités de crédit – des droits de tirage – financés par les dépôts des États membres. Suite à l´abandon par les États‐Unis de l´étalon‐or en 1971 et l´instauration de taux de change flottants, le FMI perd une partie de sa raison d´être première et s´oriente vers le soutien de pays connaissant des difficultés 

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financières. Par l´octroi de crédits, le FMI tente de garantir la solvabilité du pays qui lui demande son aide. En échange de ces prêts, le FMI exige que le pays mette en place des programmes d´ajustement structurel. Ces programmes se composent d´une série de mesures visant à relancer la croissance économique : réduction des dépenses publiques, privatisation des entreprises publiques, libéralisation des prix et des marchés, lutte contre la corruption, création de mécanismes fiscaux incitatifs pour l´investissement, etc. L´efficacité de telles mesures est cependant remise en question. De nombreux économistes, de Stiglitz à Friedman, critiquent ainsi l´impact que ces plans peuvent avoir sur les plans économique et social. Selon eux, appliquées de manière indifférenciée dans chaque pays, ces mesures aggravent la pauvreté et les dettes tout en réduisant la capacité d´intervention des États. Le FMI compte 188 membres (en 2011). Le droit de vote est exercé proportionnellement à la contribution financière de chaque État. Ainsi, à eux seuls, les membres du G8 détiennent plus de 50 % des voix. Ce mode de décision spécifique au FMI est une des raisons de l´hostilité croissante que cette organisation rencontre. Avec la Banque mondiale, le FMI forme le système dit « de Bretton Woods ». Son siège est établi à Washington. Site du FMI   

Formateur  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Frontière linguistique 

Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

FSMA (Autorité des services et marchés financiers) 

Voir Autorité des services et marchés financiers (FSMA) voir Autorité des services et marchés financiers (FSMA)   

G8  Groupe de huit États parmi les plus riches du monde dont les dirigeants se réunissent annuellement. Le G6 a été créé à l’initiative du président français Valéry Giscard d’Estaing en 1975 pour permettre aux pays les plus industrialisés de mener une réflexion collective sur la politique économique, notamment en réaction au choc pétrolier. Il regroupe alors les États‐Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume‐Uni. En 1976, le Canada rejoint le groupe qui devient alors le G7 qui se transformera en G8 avec l’arrivée de la Russie en 1998. Le Groupe des huit ne dispose pas de structure permanente : les chefs d’État et de gouvernement se rencontrent annuellement lors de sommets auxquels participent également les président de la Commission européenne et du Conseil européen. Les sommets sont cependant préparés tout au long de l’année par les représentants personnels des chefs d’État. Chaque pays membre exerce à tour de rôle la présidence du groupe, le sommet se déroulant dans son pays. Initialement destiné à assurer une meilleure coordination des politiques économiques, le G8 a progressivement inscrit d’autres thématiques à son agenda, notamment en matière de santé, de sécurité et de développement 

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durable. Les mouvements altermondialistes contestent la légitimité du G8 qu’ils accusent de constituer un « gouvernement » mondial informel et de vouloir imposer à la planète une économie capitaliste ultra‐libérale. Les sommets du G8 sont depuis quelques années l’occasion de manifestations, parfois violentes (sommet de Gênes en 2001). Il est régulièrement question depuis plusieurs années d'élargir le G8 aux principaux pays émergents que sont la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud, le Brésil et le Mexique. Ceux‐ci sont régulièrement invités lors des sommets annuels afin de débattre de sujets tels que l'évolution du climat. En 2012, le sommet du G8 s'est tenu à Camp David (Maryland) aux États‐Unis. Le débat y a notamment porté sur la transition économique en Afghanistan ainsi que sur la remise en question de l'austérité budgétaire dans la zone euro. Site du sommet de Camp David (2012)   

Gouvernement  Organe collectif, composé de ministres et éventuellement de secrétaires d´État, chargé d´appliquer les lois et de diriger l´administration d´un État ou d´une des composantes d´un État. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Gouvernement fédéral 

Dans un État fédéral, organe collectif composé de ministres et éventuellement de secrétaires d´État, chargé d´appliquer les lois et de diriger l´administration de l´État au niveau central. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Gouverneur  Représentant des gouvernements dans la province, nommé par le gouvernement régional. Le gouverneur préside la députation permanente (ou collège provincial en région wallonne) et dirige l´administration provinciale. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Greffier  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Groupe d´entreprises 

Ensemble d´entreprises placées sous l´autorité d´un même centre de décision. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Groupe de pression  Organisation qui vise à exercer une influence sur la décision politique de façon à obtenir des résultats, ponctuels ou permanents, favorables à l´intérêt de ses membres ou à ses propres intérêts, et conformes à ses valeurs. L´existence de nombreux groupes spécialisés dans la défense d´intérêts particuliers ou catégoriels est le propre d´une société pluraliste où la liberté d´association est effective. Ces groupes se différencient fortement selon les intérêts et les valeurs qu´ils défendent, leur mode de structuration, leur degré de représentativité, leur permanence, leurs moyens d´action. En conséquence, leur capacité de pression est très inégale. Certains intérêts sont défendus autrement que par des groupes de pression. Le pouvoir politique a largement reconnu l´existence des groupes représentatifs d´intérêts et de valeurs en institutionnalisant la consultation systématique de certains d´entre eux. Les syndicats de travailleurs et les organisations patronales ont été les premiers à être 

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invités à siéger dans les organismes consultatifs. Après eux, un rôle consultatif a été également reconnu à des groupements représentant d´autres intérêts, comme ceux des familles, des consommateurs, de l´environnement, des droits humains, etc. Cette pratique a favorisé la structuration de groupes représentatifs d´intérêts dans des secteurs où ils n´existaient pas, par exemple dans le secteur non marchand.   

Groupe linguistique 

Ensemble de parlementaires classés dans un même groupe, français ou néerlandais, au sein d´une assemblée bilingue. Toutes les assemblées politiques, en Belgique, ne se composent pas de groupes linguistiques distincts : la plupart des assemblées, notamment locales, n´utilisent qu´une seule langue officielle, et certaines assemblées représentant une population bilingue, par exemple les conseils communaux des communes bruxelloises, ne s´organisent pas en groupes linguistiques (même s´il y existe des mécanismes qui favorisent la représentation et la protection de la minorité néerlandophone). L´obligation de composer deux groupes linguistiques, français et néerlandais, vaut pour la Chambre des représentants, le Sénat, le Parlement bruxellois et l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune. À la différence des autres assemblées citées, le Sénat comporte un membre (outre les sénateurs de droit) qui n´appartient à aucun des deux groupes linguistiques : il s´agit du sénateur désigné par le Parlement de la Communauté germanophone. Les députés fédéraux germanophones et les sénateurs élus directs germanophones font partie, eux, du groupe linguistique français de la Chambre ou du Sénat. La création de deux groupes linguistiques au sein d´une assemblée a pour objectif de protéger le groupe le moins nombreux, c´est‐à‐dire les francophones au Parlement fédéral (Chambre et Sénat) et les néerlandophones au Parlement bruxellois et à l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune. Dans ces deux dernières assemblées, le groupe minoritaire (néerlandais) bénéficie d´une représentation garantie au sein de l´assemblée, dans son bureau et dans les commissions parlementaires ; le groupe minoritaire (français) bénéficie également de garanties au sein du Parlement fédéral. Au Parlement bruxellois, la désignation des ministres (le ministre‐président excepté) et des secrétaires d´État bruxellois doit obtenir l´approbation (par la voie d´un vote ou d´une présentation) du groupe linguistique auquel les membres de l´exécutif régional appartiennent. Dans les quatre assemblées citées, l´organisation en groupes linguistiques donne une garantie au groupe minoritaire lors de certains votes, qui doivent réunir une majorité dans chaque groupe linguistique : c´est notamment le cas des lois spéciales adoptées au Parlement fédéral, mais aussi de certaines ordonnances adoptées par le Parlement bruxellois et de toute modification apportée à son règlement. À l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune, toute résolution, c´est‐à‐dire toute décision, ne peut être prise qu´à la majorité absolue des suffrages dans chaque groupe linguistique. Par cette exigence de double majorité, le groupe le moins nombreux a la garantie qu´une décision ne sera pas prise par une majorité composée essentiellement de membres de l´autre groupe. La répartition d´une assemblée en groupes linguistiques 

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prend une signification particulière lors de l´utilisation du mécanisme qu´on appelle familièrement la sonnette d´alarme. Par ce mécanisme, un groupe linguistique de la Chambre, du Sénat ou du Parlement bruxellois peut déposer une motion motivée, signée par les trois quarts au moins des membres du groupe, pour obtenir la suspension d´un projet ou d´une proposition de loi, d´ordonnance ou de règlement de nature à porter gravement atteinte aux relations entre les communautés. Le critère déterminant l´appartenance de tel membre de l´assemblée ou de l´exécutif à un des deux groupes linguistiques varie d´un cas à l´autre.   

Groupe politique  Dans les assemblées parlementaires, groupe d´élus réunis en fonction d´affinités politiques. Les groupes politiques correspondent le plus souvent aux listes électorales sur lesquelles leurs membres ont été élus, et donc, en pratique, à des partis politiques ou à des cartels de partis. Ce n´est toutefois pas toujours le cas. Au Parlement européen, les groupes politiques regroupent des membres élus sur des listes nationales aux intitulés différents. Plus rarement, des assemblées admettent la constitution de groupes dits techniques, dont les membres n´ont pas entre eux d´affinités politiques. Les élus forment des groupes politiques selon des modalités propres à chaque assemblée. Les conditions de reconnaissance des groupes politiques (nombre minimum de membres, etc.) Et le rôle de ces groupes sont propres à chaque assemblée et figurent dans les règlements de ces assemblées. Généralement, les commissions parlementaires sont composées de façon à refléter la représentation proportionnelle des groupes politiques. Les chefs de groupe, c´est‐à‐dire les élus qui président chaque groupe politique, ont une fonction particulière au sein de l´assemblée. Fréquemment, ils composent la conférence des présidents avec le président et les autres membres du bureau de l´assemblée. Les groupes politiques reçoivent le plus souvent un subside et une aide logistique (secrétariat) de l´assemblée dont ils regroupent les membres.   

Groupement d´intérêt économique 

Société de droit privé qui a pour objet de développer et de promouvoir les activités économiques des personnes physiques ou morales qui la constituent. Cette définition sera bientôt mise en ligne. 

Hiérarchie des normes 

Classement des règles de droit qui permet de déterminer quelles règles de niveau supérieur doivent être respectées par les règles de niveau inférieur. Les règles de droit, ou normes juridiques, adoptées par les pouvoirs politiques sont diverses : Constitution, lois, arrêtés Il existe une stricte hiérarchie entre elles, de sorte que chaque norme de niveau inférieur doit être conforme aux normes de niveau supérieur, ce qui permet d´éviter de nombreux conflits entre des normes qui, sans cette hiérarchie, se concurrenceraient ou se contrediraient. Le respect de la hiérarchie des normes est assuré par de nombreuses juridictions, dont le Conseil d´État, la Cour constitutionnelle et les cours et tribunaux. Sans évoquer les normes provinciales et communales, et abstraction faite des conventions collectives, la hiérarchie des normes en vigueur en Belgique est la 

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suivante : ‐ Les normes de droit international : elles ont une autorité supérieure à celle des normes internes à la Belgique lorsqu´elles sont imposées par des conventions ou des traités internationaux approuvés par les autorités belges compétentes. En vertu des traités européens, les règlements et des directives de l´Union européenne s´imposent automatiquement en droit belge. ‐ La Constitution : elle contient les règles qui déterminent les droits et les libertés fondamentales des citoyens, la structure de l´État belge et le fonctionnement des différents pouvoirs. ‐ Les lois spéciales : adoptées par le Parlement fédéral, elles se distinguent des lois ordinaires par le fait qu´elles doivent être votées par des majorités renforcées. Elles portent le plus souvent sur les compétences et l´organisation des communautés et des régions. Il existe également des décrets et des ordonnances qui doivent être adoptés à une majorité spéciale des deux tiers. ‐ Les autres normes législatives : lois adoptées par l´Autorité fédérale, décrets et ordonnances adoptés par les communautés, les régions ou certaines commissions communautaires. Ce sont les normes générales adoptées par les différents pouvoirs législatifs. Elles ont une valeur juridique quasi égale entre elles (très légèrement inférieure pour les ordonnances), et elles ne sont pas censées entrer en conflit car elles portent sur des matières et des territoires différents. ‐ Les règlements : ce sont des normes adoptées par les pouvoirs exécutifs en application de normes législatives. Les règlements prennent souvent la forme d´arrêtés : arrêtés royaux au niveau fédéral, arrêtés du gouvernement au niveau des communautés et des régions, arrêtés ministériels… À la différence des normes législatives, les règlements peuvent faire l´objet d´un recours en annulation auprès du Conseil d´Etat. ‐ Les circulaires : ce sont des ordres ou des recommandations destinés aux fonctionnaires. Les circulaires ne lient ni les citoyens, ni les tribunaux. Elles contiennent l´interprétation administrative des normes en vigueur.   

Immunité parlementaire 

Garantie constitutionnelle accordée aux parlementaires en matière civile et pénale, en vue d´assurer le libre exercice de leur mandat. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Incompatibilité  Interdiction de cumuler un mandat avec d´autres ou avec d´autres fonctions. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Indemnité parlementaire 

Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Index  Instrument de mesure de l´évolution des prix. L´index, ou indice des prix à la consommation, est calculé sur la base d´un ensemble (« panier ») de biens et services composé de façon à être représentatif du mode de consommation des ménages. Il évolue donc en fonction de la composition de ce panier. Les prix que l´indice reflète sont relevés dans des points de vente répartis dans l´ensemble du pays. Pour certains produits, des correctifs sont apportés pour atténuer les variations saisonnières des prix. L´indice des prix à la consommation est utilisé pour appliquer différentes dispositions légales et réglementaires, notamment pour indexer les salaires, c´est‐à‐dire 

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appliquer les dispositions des contrats individuels et des conventions collectives de travail qui prévoient une liaison des rémunérations à l´indice des prix à la consommation. Les systèmes d´indexation des salaires sont définis par des conventions collectives de travail négociées dans les commissions paritaires. Depuis le 1er janvier 1994, un indice différent de l´indice des prix à la consommation, appelé « indice santé », est pris en considération. Cet indice est obtenu en enlevant du panier de l´indice des prix à la consommation un certain nombre de produits, à savoir les boissons alcoolisées (qu´elles soient achetées en magasin ou consommées dans un débit de boissons), les produits du tabac et les carburants, à l´exception du LPG. L´index est calculé par le Service public fédéral Économie, PME, Classes moyennes et Énergie et est avalisé par la Commission de l´indice. Il est publié mensuellement au Moniteur belge.   

Inéligibilité  Situation de celui qui ne remplit pas l´ensemble des conditions d´éligibilité. Voir éligibilité   

Informateur  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Infraction  Acte pénalement punissable. Pour qu'un acte puisse être considéré comme pénalement punissable, il faut qu'il soit explicitement décrit comme tel par la loi, qu'il s'agisse du code pénal ou d'autres textes comme le code de la route ou la loi sur l'interdiction du port d'arme. Les infractions sont réparties en trois catégories : les contraventions, les délits et les crimes. Leur répartition entre ces catégories s'opère en fonction de leur gravité et plus concrètement en fonction de la gravité des peines que leurs auteurs encourent. Les contraventions sont les infractions punies d'une peine d'emprisonnement d'un à sept jours et d'une amende d'un à vingt‐cinq euros (ces montants doivent être multipliés par cinq). Les amendes doivent être payées à l'État. Les contraventions sont jugées par le tribunal de police. Les délits sont les infractions punies d'une peine d'emprisonnement de huit jours à cinq ans maximum et/ou d'une amende de plus de vingt‐cinq euros (à multiplier par cinq). Les délits relèvent du tribunal correctionnel. Les crimes sont les infractions punies d'un emprisonnement allant de cinq ans à la perpétuité. Ils sont jugés par la cour d'assises. Le Code pénal précise, pour chacun des crimes qui y sont mentionnés, si la peine d'emprisonnement qui le sanctionne est qualifiée de réclusion ou de détention. La peine de mort est abolie en Belgique et est remplacée par la peine de réclusion et de détention à perpétuité.   

Inspection des finances 

Corps composé d´inspecteurs qui conseillent et contrôlent les gouvernements en matière de budget et de finances. Des inspecteurs des finances sont accrédités auprès du gouvernement fédéral, des gouvernements de communauté ou de région et des collèges des commissions communautaires. L´Inspection des finances est un corps interfédéral, constitué d´inspecteurs relevant administrativement des ministres du budget au niveau fédéral, communautaire ou régional et fonctionnellement de l´exécutif auprès duquel ils sont accrédités. Les inspecteurs des finances exercent une triple mission : ‐ ils conseillent 

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les ministres auprès desquels ils sont accrédités, en leur adressant notamment des suggestions pour mieux employer les moyens engagés ou pour réaliser des économies ; ‐ ils contrôlent les ministres au nom des membres de l´exécutif qui ont le budget ou la fonction publique dans leurs attributions ; ‐ ils procèdent au contrôle préalable de la plupart des décisions de dépense envisagées par les ministres : ils rendent des avis avant les décisions de dépense, ainsi que sur les incidences financières des avant‐projets et des projets de loi, de décret, d´ordonnance ou d´arrêté. Les inspecteurs des finances peuvent aussi être chargés de contrôler les opérations financières des organismes d´intérêt public de type A, ou de remettre des avis sur les opérations financières des organismes de type B. Les inspecteurs des finances ont accès à tous les dossiers et reçoivent tous les renseignements qu´ils demandent, mais ils ne peuvent pas donner d´ordre tendant à empêcher ou à suspendre des opérations. Ils ont un simple pouvoir d´avis, et non un rôle de décision ou de gestion. Leurs avis portent sur trois aspects de la décision examinée : sa légalité, ses incidences budgétaires et financières, son opportunité au plan budgétaire et financier. Les ministres doivent obligatoirement demander l´avis de l´Inspection des finances dans certaines circonstances, tandis que les autres avis sont facultatifs. L´Inspection des finances exerce également un contrôle a posteriori, et pas seulement a priori comme par le passé.   

Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) 

Autorité administrative fédérale chargée de la régulation des services postaux et des télécommunications. Créé sous la forme d´un organisme parastatal de type A par la loi du 21 mars 1991 portant réforme de certaines entreprises publiques économiques, l´IBPT a commencé ses activités en 1993. Compte tenu des évolutions technologiques rapides du secteur et de l´ouverture du marché à la concurrence impulsée par l´Union européenne (UE), le champ effectif de la régulation de l´IBPT s´est depuis considérablement complexifié et élargi. Cette évolution a nécessité l´adoption de multiples lois visant notamment à se conformer aux directives européennes. Parmi celles‐ci, la loi du 19 décembre 1997 accorde à l´IBPT le statut d´organisme d´intérêt public. Celle du 17 janvier 2003 relative au statut du régulateur réforme l´IBPT et assure à l´institut l´indépendance que les directives européennes exigeaient. La loi du 13 juin 2005 relative aux communications électroniques, modifiée par la loi du 18 mai 2009 et par celle du 14 novembre 2011, soumet tous les réseaux et services de transmission électronique à un même cadre réglementaire conforme aux directives européennes. Enfin, la dernière directive européenne du 20 février 2008 relative à la libéralisation du secteur postal a été transposée en droit belge par la loi du 13 décembre 2010. L´IBPT encadre deux secteurs économiques : les postes et les télécommunications, aujourd´hui appelées communications électroniques. La compétence de l´IBPT s´exerce plus particulièrement dans deux types d´activités : ‐ la première concerne les missions nouvelles de régulation dans les marchés libéralisés des télécommunications. L´IBPT prend les dispositions nécessaires pour que le cadre réglementaire soit respecté, que la concurrence puisse se développer pleinement et équitablement, que certaines missions 

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d´intérêt public soient remplies et que les intérêts du consommateur soient préservés ; ‐ la seconde concerne l´exercice d´un pouvoir régalien sur des domaines techniques spécifiques. Certaines ressources sont rares, comme le spectre électromagnétique ou l´espace de numérotation : il faut un régulateur pour partager, réglementer et contrôler avec précision les usages. L´Institut remplit encore d´autres missions techniques d´intérêt public. Un accord de coopération a été conclu le 17 novembre 2006 entre l´Autorité fédérale et les Communautés concernant la consultation mutuelle lors de l´élaboration d´une législation en matière de réseaux de communications électroniques, lors de l´échange d´informations et lors de l´exercice des compétences en matière de réseaux de communications électroniques par les autorités de régulation en charge des télécommunications ou de la radiodiffusion et de la télévision. L´accord institue une Conférence des régulateurs du secteur des communications électroniques (CRC) qui réunit les différentes autorités de régulation compétentes dans le domaine des télécommunications et de l´audiovisuel (IBPT, Vlaamse Regulator voor de Medias, Medienrat et le Conseil supérieur de l´audiovisuel). Les missions de l´IBPT ne comprennent pas le règlement des litiges entre les opérateurs et leur clientèle, qui sont traités par les services de médiation des deux secteurs. Le conseil de l´IBPT se compose de quatre membres, à savoir un président et trois membres ordinaires, nommés pour six ans par le Roi§ par délibéré en Conseil des ministres. L´IBPT compte plus de deux cents collaborateurs. Outre son siège à Bruxelles, il dispose de centres de contrôle à Anderlecht, Anvers, Gand, Liège et Seneffe. Au niveau européen, l´IBPT est notamment membre de l´ERG (Europeans Regulators Group). Voir aussi : entreprise publique autonome site de l´IBPT site de l´ERG   

Institut bruxellois francophone pour la formation professionnelle (Bruxelles Formation) 

Organisme public francophone, également appelé Bruxelles Formation, chargé de la formation professionnelle à Bruxelles. La formation professionnelle est une matière de la compétence des communautés qui a été transférée par la Communauté française à la Région wallonne et à la Commission communautaire française (COCOF). Bruxelles Formation a été créé par un décret du 17 mars 1994 de la COCOF. L´Institut est notamment chargé d´organiser à destination des francophones dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale : ‐ pour les demandeurs d´emploi, l´apprentissage d´un métier, d´une profession ou d´une fonction ; ‐ pour les travailleurs, l´actualisation et la qualification dans le métier, la profession ou la fonction ; ‐ l´acquisition d´une formation de base nécessaire à l´exercice d´une activité professionnelle ; ‐ la reconversion professionnelle, le perfectionnement et l´élargissement des connaissances professionnelles ou leur adaptation à l´évolution du métier, de la profession ou de la fonction. Bruxelles Formation est géré paritairement par des représentants des organisations patronales et syndicales. Site de Bruxelles Formation   

Institut national d´assurance 

Institution publique de sécurité sociale chargée de la gestion administrative et financière du secteur santé de la sécurité sociale. L´INAMI a été institué par la loi du 9 août 1963. Il est aujourd´hui une 

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maladie‐invalidité (INAMI) 

institution publique de sécurité sociale (IPSS). L´INAMI est chargé de la gestion administrative et financière de l´assurance soins de santé, de l´assurance indemnités (indemnités pour incapacité de travail et frais funéraires) et de l´assurance maternité. Le remboursement des soins de santé et le payement des indemnités n´est pas versé directement aux bénéficiaires mais par les mutualités, sous le contrôle de l´INAMI. Celui‐ci verse aux mutualités les fonds nécessaires qui proviennent de l´ONSS, l´organisme chargé de la gestion fiancière globale de la sécurité sociale. En amont de ces flux financiers, l´INAMI : ∙ gère et organise le remboursement des soins de santé couverts par l´assurance obligatoire (nomenclature des actes médicaux et paramédicaux, tarification des remboursements, assurabilité des bénéficiaires…) ; ∙ gère l´octroi des indemnités accordées aux bénéficiaires de l´assurance obligatoire (pour raison d´incapacité de travail ou de maternité et pour frais funéraires) ainsi que les pensions d´invalidité des ouvriers mineurs ; ∙ contrôle le respect de la réglementation par les dispensateurs de soins (notamment l´utilisation de la nomenclature) et par les mutualités ; ∙ organise la concertation entre les différents acteurs de l´assurance soins de santé et indemnités. Le Comité général de gestion de l´INAMI est composé en nombre égal de représentants des organisations représentatives des employeurs et des travailleurs indépendants, de représentants des organisations représentatives des travailleurs salariés et de représentants des organismes assureurs (mutualités). Trois représentants du gouvernement fédéral assistent également aux réunions. Ils sont nommés par le Roi, sur proposition des ministres qui ont respectivement les Affaires sociales, le Budget et les Classes moyennes dans leurs attributions. Site de l´INAMI   

Institut national d´assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI) 

Institution publique de sécurité sociale chargée de la gestion générale du statut social des indépendants. L´arrêté royal n° 38 du 27 juillet 1967 organisant le statut social des indépendants – expression qui désigne la sécurité sociale des indépendants – avait créé l´Office national d´assurances sociales pour travailleurs indépendants. Celui‐ci a fusionné en 1970 avec l´Office national d´allocations familiales pour travailleurs indépendants et est devenu l´Institut national d´assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI). Les indépendants sont tenus de s´affilier et de verser leurs cotisations sociales à une caisse libre d´assurances sociales agréée ou à la Caisse nationale auxiliaire d´assurances sociales pour travailleurs indépendants gérée par l´INASTI. Le statut social des indépendants donne droit à des allocations familiales, à une pension, à l´assurance maladie (pour les gros risques et l´incapacité de travail), à l´assurance continuée en cas de cessation d´activité et à l´assurance en cas de faillite. L´INASTI a notamment pour mission : ‐ de vérifier si les personnes concernées sont affiliées à une caisse d´assurances sociales ; ‐ de tenir le répertoire général des assujettis ; ‐ de gérer la Caisse nationale auxiliaire d´assurances sociales pour travailleurs indépendants ; ‐ de fournir des renseignements statistiques relatifs aux assujettis et aux bénéficiaires ; ‐ de procéder, dans le cadre du statut social des travailleurs indépendants, à des études qui lui sont confiées par le ministre compétent. L´INASTI possède douze bureaux 

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régionaux répartis dans les différentes provinces et dans la Région de Bruxelles‐Capitale. Son conseil d´administration comprend, outre le président, dix‐huit membres dont trois représentent les agriculteurs et quinze les autres travailleurs indépendants, deux membres représentant les caisses libres d´assurances sociales pour travailleurs indépendants, deux membres représentant les organisations familiales, deux membres représentant respectivement les ministres ayant les Affaires sociales et l´Agriculture dans leurs attributions, le titulaire de la fonction de management chargé de la gestion journalière de l´Institut national et son adjoint. Voir aussi : institution publique de sécurité sociale (IPSS). Site de l´INASTI   

Institution  En Belgique, désigne plus particulièrement les différents types de pouvoirs politiques, ou les organismes par opposition aux personnes. Le terme d´institution a de multiples sens, en dehors et dans le cadre du vocabulaire politique. En Belgique, suite au processus de fédéralisation du pays, il désigne le plus souvent les différents niveaux de pouvoirs politiques : on parle en particulier de réforme des institutions pour désigner le passage de l´État unitaire fondé en 1830 à l´actuel État fédéral, ou pour désigner toute modification à la répartition des compétences entre le niveau fédéral de pouvoir (l´Autorité fédérale) et le niveau des entités fédérées, les communautés et les régions. Ces transformations sont organisées par des lois spéciales dont la plus importante est la loi spéciale de réformes institutionnelles du 8 août 1980, dont l´intitulé a contribué au succès des expressions de « réformes institutionnelles » ou « réforme des institutions ». Un autre sens assez spécifique à la Belgique est celui que le terme d´institution prend aux articles 127 et 128 de la Constitution et dans les lois spéciales qui les appliquent. Dans ces textes qui définissent les compétences de la Communauté française et de la Communauté flamande, le terme d´institution désigne tout organisme, public ou privé, qui relève des compétences des communautés dans les matières culturelles ou dans les matières personnalisables (politique de santé et d´aide aux personnes) : associations de fait, associations sans but lucratif, centres publics d´action sociale (CPAS), services communaux… En précisant que, dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale et dans ces matières, les communautés sont compétentes pour les institutions, la Constitution les prive d´une compétence directe sur les personnes, sur les citoyens : elles ne peuvent ni aider directement les personnes ni contraindre les personnes, et ce afin d´éviter que les Bruxellois, s´ils étaient soumis directement aux décrets des communautés, soient rattachés à l´une ou l´autre communauté et acquièrent ainsi une sorte de sous‐nationalité.   

Institution bicommunautaire/monocommunautaire 

Institution installée dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, et active dans le champ de compétence des communautés. Dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, deux communautés exercent leur pouvoir législatif : la Communauté française et la Communauté flamande. Les décrets de ces communautés influent parfois directement sur la vie des personnes, mais aussi et surtout sur des institutions diverses, publiques ou privées : des services publics, des 

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associations sans but lucratif, des écoles, etc. Pour savoir si une institution, active dans cette région linguistique et dans le champ de compétence des communautés, est soumise aux décrets de la Communauté française ou aux décrets de la Communauté flamande, on vérifie si elle appartient exclusivement à cette communauté. Le critère permettant de déterminer si telle ou telle institution appartient exclusivement à l´une des deux communautés varie selon la matière considérée : ‐ une institution relevant des matières culturelles, de l´enseignement ou de la coopération entre les communautés appartient exclusivement à une des deux communautés si ses activités se déroulent dans la langue de cette communauté ; ‐ pour une institution relevant des matières personnalisables (politiques de santé et d´aide aux personnes), c´est son organisation qui doit être prise en compte pour décider de son éventuelle appartenance exclusive à une des deux communautés (Constitution, articles 127 et 128). Un critère supplémentaire s´est imposé dans la pratique : si une institution a été agréée par une seule des deux communautés, elle est considérée comme lui appartenant même si ses activités et son public sont bilingues. Ainsi, un hôpital universitaire qui accueille des patients dans les deux langues sera considéré comme relevant de la seule communauté qui a reconnu l´université à laquelle cet hôpital est rattaché. La plupart des institutions privées établies dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale et relevant des matières communautaires appartiennent exclusivement à l´une ou l´autre des deux communautés. C´est pourquoi on les appelle « institutions monocommunautaires » (et, parfois, « monopersonnalisables » ou « monoculturelles » selon leur domaine d´activité). Ces institutions sont soumises aux décrets, soit de la Communauté française, soit de la Communauté flamande, soit de la Commission communautaire française (COCOF) si elles sont francophones et relèvent des matières transférées par la Communauté française à la Commission communautaire française. Les institutions bruxelloises actives dans le champ de compétence des communautés et qui n´appartient à aucune des deux communautés selon les critères rappelés sont familièrement appelées « institutions bicommunautaires ». Les services publics (CPAS, hôpitaux publics…) étant obligatoirement bilingues dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, ils relèvent de la Commission communautaire commune (COCOM) s´ils travaillent dans le champ des matières personnalisables (on les qualifie parfois d´institutions « bipersonnalisables »). Les établissements scientifiques et culturels fédéraux relèvent, eux, de l´Autorité fédérale, de même que de manière générale les institutions bilingues en matière culturelle, qu´on appelle parfois institutions « biculturelles ».   

Institution publique de sécurité sociale (IPSS) 

Organisme d´intérêt public chargé d´une mission particulière dans le cadre de la gestion de la sécurité sociale. La loi du 26 juillet 1996 portant modernisation de la sécurité sociale et assurant la viabilité des régimes légaux de pension a donné un nouveau cadre juridique aux organismes de sécurité sociale. La réforme a visé notamment à responsabiliser davantage les organismes de gestion de la de sécurité sociale en prévoyant des sanctions si les objectifs énoncés dans un 

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contrat d´administration ne sont pas atteints. Le contrat d´administration est conclu entre le gouvernement fédéral et l´IPSS. Il définit les tâches qu´il devra assumer, les objectifs quantifiés qu´il doit atteindre pour accomplir sa mission et le mode de calcul des crédits de gestion qui seront affectés à l´exécution de ces tâches. Les IPSS jouissent d´une autonomie de gestion en ce qui concerne le budget et les comptes, le cadre du personnel, le recrutement et l´emploi de personnel statutaire et contractuel et l´affectation des crédits de gestion. Les organismes qui ont le statut d´institution publique de sécurité sociale sont : • la Banque‐carrefour de la sécurité sociale (BCSS) ; • l´Office national de sécurité sociale (ONSS) ; • l´Institut national d´assurance maladie‐invalidité (INAMI) ; • l´Office national des pensions (ONP) ; • l´Office national de l´emploi (ONEM) ; • l´Office national d´allocations familiales pour travailleurs salariés (ONAFTS) ; • l´Institut national d´assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI) ; • l´Office de sécurité sociale d´Outre‐Mer (OSSOM) ; • le Fonds des accidents du travail (FAT) ; • le Fonds des maladies professionnelles (FMP) ; • la Caisse de secours et de prévoyance en faveur des marins naviguant sous pavillon belge ; • la Caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage (CAPAC) ; • l´Office national des vacances annuelles (ONVA) ; • l´Office national de sécurité sociale des administrations provinciales et locales (ONSSAPL) ; • la Caisse auxiliaire d´assurance maladie‐invalidité (CAAMI).   

Intercabinet  Réunion de membres de différents cabinets ministériels (ou cellules stratégiques) afin de préparer des décisions qui seront adoptées par les ministres en gouvernement, en conseil des ministres ou en conseil des ministres restreint. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   

Intercommunale  Association de communes dans le but de gérer des matières d´intérêt public. La décision de fonder une intercommunale est prise par les conseils communaux des communes concernées. On distingue les intercommunales pures, dont l´assemblée générale ne comprend que des délégués d´organismes publics (principalement des conseillers communaux, mais aussi des délégués de la région, ou de la province), et les intercommunales mixtes, dont l´assemblée générale comprend, outre les mandataires publics qui doivent rester majoritaires, des personnes privées ou des délégués de sociétés commerciales. Selon l´objet de l´association, l´intercommunale peut prendre la forme d´une association sans but lucratif, d´une société coopérative ou d´une société anonyme. L´intercommunale doit respecter la législation qui régit la forme juridique qu´elle adopte. Les régions exercent la tutelle administrative sur les pouvoirs locaux, et donc à ce titre, sur les intercommunales. Dans la Région wallonne, le décret du 19 juillet 2006 modifiant le Livre V de la première partie du Code de la démocratie locale et de la décentralisation et relatif aux modes de coopération entre communes a réformé en profondeur le mode de gestion des intercommunales et les relations entre les communes et celles‐ci. Dans la Région de Bruxelles‐Capitale, les intercommunales sont régies par l´ordonnance du 19 juillet 2001 organisant la tutelle administrative sur les intercommunales de la Région de Bruxelles‐

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Capitale. Les organes de gestion des intercommunales diffèrent selon les régions. Les domaines de coopération entre les communes qui prennent la forme d´une intercommunale sont très variés : gestion des déchets, distribution de l´eau, du gaz et de l´électricité, gestion de parcs naturels, de zonings industriels, d´institutions médico‐sociales, d´abattoirs, d´académies de musique, de centres sportifs, etc. Site de l´Union des villes et communes de Wallonie site de l´association de la ville et des communes de la Région de Bruxelles‐Capitale site de la Vereniging van Vlaamse Steden en Gemeenten   

Intérêt communal  Ensemble des domaines dans lesquels la commune peut agir au profit de sa population, sans toutefois empiéter sur les compétences des autres niveaux de pouvoir et sans blesser l´intérêt général. L´autonomie communale est une tradition ancienne respectée par la Constitution (article 162, 2°) et les lois, qui nomment l´intérêt communal sans en définir le contenu. L´intérêt communal est la résultante des intérêts de tous ordres des habitants d´une commune, tels que pris en compte par les élus et les mandataires communaux. Il est très large et évolue dans le temps. Il est marqué par les intérêts particuliers des composantes sociales qui sont représentées dans la majorité politique qui détient le pouvoir. La réalisation d´un objectif d´intérêt communal par les organes de gestion de la commune dépend entre autres des moyens financiers dont elle dispose. Le conseil communal joue un rôle essentiel dans cette réalisation en débattant de ses divers aspects, notamment à l´occasion de l´adoption du budget de la commune. Il peut décider d´organiser une consultation populaire communale sur une question d´intérêt communal. À la demande d´un certain nombre d´habitants de la commune, il est tenu d´organiser une telle consultation. Le nombre d´habitants demandeurs nécessaire à l´organisation d´une consultation populaire dépend du nombre total des habitants de la commune : – 20 % des habitants dans les communes de moins de 15 000 habitants ; – 3 000 habitants dans les communes d´au moins 15 000 habitants et de moins de 30 000 habitants ; – 10 % des habitants dans les communes d´au moins 30 000 habitants. Les décisions d´intérêt communal dépendent aussi de l´approbation des autorités de tutelle (province, région), qui veillent à ce que l´intérêt communal respecte l´intérêt général, défini à un niveau supérieur au niveau local. Pour réaliser des objectifs d´intérêt communal, des communes peuvent créer des régies communales ou des associations sans but lucratif. Elles peuvent s´associer en intercommunales. Outre cette forme ancienne de coopération, la Région wallonne a créé pour les communes la possibilité de coopérer par des conventions et par des associations de projets.   

Intérêt provincial  Ensemble des domaines dans lesquels la province peut agir au profit de sa population, sans toutefois empiéter sur les compétences des autres niveaux de pouvoir et sans blesser l´intérêt général. Tout comme l´autonomie communale, l´autonomie provinciale est une tradition ancienne respectée par la Constitution (article 162, 2°) et les lois, qui nomment l´intérêt provincial sans en définir le contenu. L´intérêt provincial est la résultante des intérêts de tous ordres des 

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habitants d´une province, tels que pris en compte par les élus et les mandataires provinciaux. Il est très large et évolue dans le temps. Il est marqué par les intérêts particuliers des composantes sociales qui sont représentées dans la majorité politique qui détient le pouvoir. La réalisation d´un objectif d´intérêt provincial par les&nb