Em Swedenborg La Sagesse Angelique Sur Le Divin Amour Et Sur La Divine Sagesse Le Boys Des Guays 1892

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Emanuel Swedenborg, La Sagesse Angélique sur le Divin Amour et sur la Divine Sagesse, 1763, traduction : J.F.E. Le Boys Des Guays et Charles Humann. 1892... / Voici un livre qui mérite d'être qualifié du beau nom de "Philosophie"... un livre pour Vrais Philosophes... un livre qui est à placer à l'origine de leurs formulations, intuitions, inspirations...

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  • 1. LASAGESS ANGE QUE StR LE DIVIN AMOUR BT sua U DI VI NE SAGESSAH EMMANUEL SW1:0ENBOR"",.1ltADUIr DU LATIN PAR. J.-F.-E. LE BOYS DES GUAYSSlllEditionprinps (Amsterdam,1763).EUl:IME tiDrr.ON Revue par C. H.~. PARIS, I.IBRAIRIE DE LA N()UVELl~i. J8BfJ8A. 12, RUE THOOIN.S92

2. ~~..0~~~~~7: ::> 0" Celui qui, par quelque pense, peut concevoir eL saisir lEtre eL lExister en soi, concevra etsaisira pleinementque cest le Soi-Mme et lUnique; est appel le Soi-Mmece qui seul EsL, et lUnique cc dont plocde tout autre.Maintenant, comm~ le Soi-Mme et lUniquE esl, une Substance et une Forme, il sen suit que cest la Substance mme et unique et la FOIme mme et unique; et commeceLte SubsLanee mme et cette Forme mme est le Divin moUl et la Divine Sagesse, il sen suit que cest l Amourmme et unique e.lla ~agesse mme et unique, que parconsquent cest lEssence mme et unique, et aussi la Viemme et unique, car lAmour et la Sagesse, cest la Vie. i6. Daprs cela, on peut voir combien pensent sensuellement. cest--dire, daprs les sens du corps, et dapr~~sles tnbres de ces sens dans les choses spirituelles, ceux qui disent que la Nature est daprs elle-mme; ils pen sent daprs lil, et ne peuvent penser daprs len Lendp- ment; la pense daprs lil ferme lentendement, mais la pense daprs lentendement ouvre, lil : ceux-l Jl(~ peuvenL pas penser quelque chose sur lEtre eLlExisteren soi. ni penser que cest lternel, lIncr et lInfini; ils ne peuvent pas non plus penselquelque chose SUl la Vie, sinon comme SUI une chose volatile qui tombe dans le nant, ni autrement SUI lAmouI et la Sagesse; ils ne pensent nul lement que cest de lun etde lautre que procdent toules les choses do la nature. Que toutes les choses de la nature procdent de lamour et de la sagesse, on ne peut pas non plus le vol, moins que la natUle ne soit considre da prs les Usages dans leur srie et dans leur ordre, et non aaprs quelques-unes de ses formes, qui sont les objets de lil seul; car les usages ne proviennent que de la vie, 26. 26LA SAGESSE ANGLIQUEet leur srie et leur ordre ne proviennent que de la sagesseel de lamour. mais les formes sont les contenants des usages ; si donc on ne considre que les formes, on ne peutpas dans la nature voir quelque dlOse de la vie, ni plusforle raison quelque chose de lamour et de la sagesse, nipm consquent quelque chose de Dieu. Le Divin Amour et la Divine Sagesse ne peuvent qutre et exister dans dauttes, s pm eux.47. Le soi-mAme de lamour nest pas de saimer, maiscest Jaimer les autres etdtre conjoint eux pal amour;le soi-mme de lamour est aussi dtle aim des autles.car ainsi il est conjoint; lessence de lout amom consistedans la conjonction; de plus, dans la conjonction consistesa vie quon appelle plaisir" charme, dlice, douceul, batitude, bonheur et flicit, Lamoul consisle en cela, quele sien soit un autre, et quil sente le plaisil de lautrecomme un plaisir en soi, cest l aimer; mais senlir sonplaisil dans un autre, et non le plaisl de lautle en soi, cenest point aimer; car ceci est saimel soi-mme, mais celaest aimer le prochain: ces deux genres damoul sont diamtralemenl oppos::; : lln etlautle genres conjoignent, ilest vlHi, et il ne semble pas quaimer le sien, cest--dire,soi-mme dans un autre, disjoigne, lorsque cependant celadisjoint au point, quautant quelquun a ainsi aim unautre, aul.ant ensuite illaen haine; Cal cette conjonctionest dissoute par soi successivement, et alols lalllour devienl haille dans l~ mme degr. 48, Comment celui qui peut considler lessence de lamour, peul-il ne pas voir cela ~ quest-ce, en elIel, quaimer soi seul, et non hor::; de soi quelquun de qui on soit aim en letam ? nest-ce pas plut6t une dissolution quune conjonction? la conjonction. de lamour existe par le rci-. proque, et il ny a point de rciproque dans soi seul; silon cloi t que cela a lieu, cest pal un rciproque imagi natif dans les autres, Daprs ces explications; il est vi denl que le Divin Amour ne peut qulro el exister dansdaulles, quil aime el dont il soit aim; cal puisque cela est dans t.out amour, cela doit tre plillcipalement, cest -dire, infiniment, dans lAmour Mme. 27. SUR LE DIVIN AMOUR27 49, Quant ce qui concerne Dieu, aimer et tre rciproquement aim ne peut pas avoillien dans dautres, dansleS41018 il y aUlait (IUelque cho~e tlo lin/illi, ou quelquechose e lesslJ(e el Je lu vie de ltnuoul en soi, ou quelque chose du DiYin ; cal si quelquo lhuse de l;infini, oude lessence eL de la vie de l,UlOUI elt soi, cest-i1-diJe,quelque chose du Divin, l.ail OH PLIX, alors il ne serait pasaim pal dau Lees, mais il SaiLllelail lui-mme; cal linfini ou le Divin est unique; si ("t"lait claus dautres, ceserait le ::;oi-iJme, et ce serait la 111 our mme de soi, dontil ne peut y :woir la moindre (hase (lans Dieu j car cestabsolumonl. loppos de lEssol1l( 1>ivin(~; eesl pourquoicela doit avoir lieu (lans dautres dalls 1t~4.uels il ny aitrien du Didn en soi: que cela ail lieu dans des lres cltspal le Divin, on le verra plu:" l1H8. ~Iilis poli! que cela aillieu, il faul quil y ail. la Slgcs~e Infinie qui fasse un aveclAmoU! Infini, cesL-udile quil fllut quU y ait le DivinArnoUl de la Divine Sagesse pt la lJii/lll Sagesse du DivinAmour, dont il a l tlaiL ci-dtssus, Nos 3!~ a9, 50, De la perception el de la cOllTw,sance de cet Alcane dpendent la peeceplion ,eL la (OIIWIsSlUCl de toules l(~schoses de lExisLence ou de la Cration, puis de toutescelles de la Sltbsisl.ance ou de la t:ollselaliun par Dieu,cest--diJe, de loutes les uvres de Vieu d:ms lUniverscr, desquelles il sera Ilail. dam; (e qui suit,51. Mais, je leu plie, ne mle I.os idees ni avoc le TempSni avec lEspace; en effet, auLanl il ) a dulemps lL de lespace dans les iMes quand Lu lis cc qui ~uit., auLant tu nele comprends pas, Cal]o Divin nlsi lJi dans l temps nidans lespace; OllIe vena clairement dans la c.onLinualionde cet Ouvrage, sp~ialln1()nL au ~t1Jc~ ll lmelnil. elInfinit el. cie la loule-Prsence,Touteschose,~ dans lU?ve-rs ont t I"{,:e:s J1Il le Divin Amou? et pal la Divine Sagessf dl- Dieu-Homme.52, LUners dans les lls-glallds tl dans les Lrs-petits,dans les premiers eL dans les derniPls, est tellement pleindu Divin Alli our et de la Divino Sagesse, quon peut direquil est le Divin Amour lLIa Divino Sagesse en image:quil en soit ainsi, on ll~ voit manifestement daprs la cor 28. 28 LA SAGSSE A~GLIQUErespondance de toutes les choses de lUnivers avec totescelles de lHomme: Toutes et chacune des choses quiexistent. dans lUnivers cr ont une telle corlespondancea,ec toutes et chacune des choses de lhomme, quon peutdire que lhomme aussi est un univers; il Y a correspon-dance de ses affeclions et de ses penses avec toutes leschoses du Hgne animal, de sa volont et de son entende-ment avec toutes celles du Rgne vgtal, et de sa vieDernire avec toutes celles du Rgne minral. Quil y aitune telle correspondance, personne ne le voit dans leMonde natJ.rel, mais cela est visible dans le Monde spiri-tuel pour quiconque y fait attention; dans ce Monde il yatoutes les choses qui existent dans les trois Hgnes duMonde naturel, et elles sont les correspondances es affec-tions et des penses. def; affections daprs la volont etdes penses daprs lentendement, et aussi des dernireschoses de l~ vie de ceux qui y sont; et les unes et les au-tres apparaIssent eutoul deux dans un aspect tel questcelui de lUnivers cr, avec cette diffrence que cest dansune plus petite effigie. Par l il est bien vident pour les an-~es que lUnivers cr est lImage reprsentative de Dieu-Homme, et que cest son Amour et sa Sagesse qui se pr-sentent en image dans lUnivels, non pas que lUniverscle soit Dieu-Homme, mais parce quil vient de Lui; carrien dans lUnivers cr nest substance et forme en soi,ni vie en soi, ni amour et sagesse en soi; et mme lhommenon plus nest pas homme en soi; mais tout vient de Dieu,qui est lHomme, la Sagesse et lAmour. la Forme et laSubstance en soi; ce qui est en soi, est Incl et Infini:mais ce qui vient de Dieu, cela, ne tenant chez soi rienqui soit en soi, a t cr et fini, et ceta reprsente limagede Celui Mme par Qui cela est. et existe: 53, Ltre et lexister, puis la substance et la forme,comme aussi la vie, et mme lamour et la sagesse, pl:U-vent se dirQ des objets crs et finis, mais toutes ces cho-ses sont cres et finies; si elles peuvent se dire de cesobjets, ce nest pas que quelque DIvin soit elles, maiscest quelles sont dans le Divin et gue le Divin est anselles: en effet, tout ce gui t cre est en soi inanim etmOIt, mais il est anime et vivifi paree que le Divin estdans les choses cres et finies, et qURlles sont dans leDivin. 29. !:?J1~, ~~ DJV~ (MOUR ~ 54, Le Divin nest pas clans un sujet autrement. que dansun autre, mais un sujet cr est diffrent dun autle, calil nyen a pas deux qui soient le mme, et par suite chaque contenant diffre dun autre; de l rsulte que le Divin dans son image se prsente vari, Dans la suite, ilsera pall de la prsence du Divin dans les opposs.Toutes choses dans lUnivers c1sontdes rcipients du DivinAmour et de la Divine Sagesse de Dieu-llormne. 55. Il est connu que toutes et chacune des choses delUnivers ont t cres par Dieu; lUnivfrs, par consquent, avec toutes et chacune des choses quil conlient estappel, dans la Parole, luvre des mains deJhovah. Ondit que le Monde dans son complexe a t cr du nalll.,et lon conselve du nant lide dun nant absolu, lorsquecependaI:lt dun nant absolu rien nest fait, ni aU,cunechose ne peut tle faite; cela est une vri t constan te ;cest poUJquoi lUnivers, qui est limage de Dieu, et parsuite plein de Dieu, l}a pu tre cr qU!3 dan,; Dieu palDieu; car Dieu est lEtro mme, et de lEtle doit venil cequi est; du nant qui nest point, crer ce qui est. cela estabsolument contradictoire. Mais nanmoins co qui a tcr duns Dieu par Dieu nesl poinl une continui t de Dieu,car Dieu est ltre en soi, et dans les objets crs il ny apas quelque chose de ltre el). soi; si dans les objels crsIl y avait quelque chose de lEtre en soi, ce serait une continuit de Dieu,