Le ministere de la guerison

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    28-Nov-2014

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Ellen White

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  • 1. 1 LLEE MMIINNIISSTTRREE DDEE LLAA GGUURRIISSOONN Ellen G. White
  • 2. 2 Prface Le monde est malade, et partout o demeurent les enfants des hommes, la souffrance abonde et on en recherche le soulagement. Il nentre pas dans les vues du Crateur que lhumanit soit accable dun fardeau de souffrance, que ses activits soient restreintes par la maladie, que sa force svanouisse et que sa vie soit raccourcie par les douleurs. Mais trop souvent, les lois tablies par Dieu pour gouverner la vie sont transgresses dune faon flagrante; le pch pntre dans le cur, et lhomme oublie quil dpend de Dieu, la source de la vie et de la sant. Alors sensuivent les consquences de la transgression douleurs, maladie, mort. Comprendre les lois physiques qui rgissent le corps et harmoniser avec ces lois les pratiques de la vie constituent un devoir dune importance primordiale. Il faut comprendre les diffrents lments contribuant au vritable bonheur: un
  • 3. 3 foyer attrayant, lobissance aux lois de la vie, des relations agrables avec son semblable. Lorsque la maladie frappe, il est essentiel que nous ayons recours aux diffrents agents qui, en coopration avec les efforts de la nature, fortifieront le corps et restaureront la sant. Il y a, galement, une question encore plus importante et plus vitale, celle de nos relations avec le Crateur qui lorigine donna la vie lhomme, pourvut en tout son bonheur, et sintresse aujourdhui son bien-tre. Dans cet ouvrage, lauteur, une femme dexprience dans les questions pratiques de la vie et doue dune perception et dune connaissance rares, a mis la porte de chaque pre et de chaque mre, de chaque homme et de chaque femme, laque ou professionnel, une riche somme de renseignements sur la vie et ses lois, la sant et les conditions quelle requiert, la maladie et ses remdes, les maux de lme et le baume de Galaad. Cet ouvrage est crit en une langue claire,
  • 4. 4 simple et harmonieuse, instructive pour celui qui tudie, remplie despoir pour le dcourag, rconfortante pour le malade, et reposante pour celui qui est las. Depuis plusieurs dizaines dannes, il transmet son message salutaire des centaines de milliers de personnes. Il a t imprim et rimprim dans de nombreux pays, en une douzaine des principales langues du monde. Que cet ouvrage, prsentant une voie meilleure, une vie plus simple, plus douce, plus remplie de joie et de bonheur, plus gnreuse dans sa dmonstration du principe quil y a plus de bonheur donner qu recevoir , puisse pleinement accomplir sa mission: cest lespoir sincre des diteurs et des FIDEICOMMISSAIRES DES PUBLICATIONS DELLEN G. WHITE
  • 5. 5 Chapitre 1 Notre exemple Notre Seigneur Jsus-Christ est venu en ce monde comme le serviteur inlassable des besoins de lhomme. Il a pris nos infirmits, et il sest charg de nos maladies afin de pouvoir rpondre chaque besoin de lhumanit. (Matthieu 8:17) Il est venu ter le fardeau de la maladie, de la misre et du pch. Restaurer totalement lhomme, telle tait sa mission. Il vint pour lui rendre la bont, la paix et la perfection du caractre. Les conditions et les besoins de ceux qui venaient lui taient varis. Mais personne ne repartait sans avoir reu son aide. De lui coulait un flot de puissance gurissante. Les hommes taient guris dans leur corps, leur esprit et leur me. Luvre du Sauveur ntait pas limite un lieu ni une poque dtermins. Sa compassion tait illimite. Il donna une telle ampleur son
  • 6. 6 uvre de gurison et denseignement quil nexistait en Palestine aucun btiment assez vaste pour contenir les multitudes qui se pressaient autour de lui. Ses hpitaux, ctaient les flancs des collines verdoyantes de la Galile, les voies de communication, le bord des mers, les synagogues, et tout autre lieu o les malades pouvaient lui tre amens. Dans toutes les villes, cits ou villages par lesquels il passait, il tendait les mains sur les affligs et les gurissait. Quand il rencontrait des mes prtes recevoir son message, il les rconfortait en leur donnant lassurance de lamour de leur Pre cleste. Tout le jour, il se penchait sur ceux qui venaient lui. Le soir, il accordait son attention ceux qui, pendant la journe, avaient travaill pour gagner la pitance de leurs familles. Jsus portait le poids crasant de la responsabilit du salut des hommes. A moins dun changement radical dans ses principes et ses buts, lespce humaine tait perdue. Jsus le savait. Ctait le fardeau pesant sur son cur. Personne ne
  • 7. 7 peut mesurer le poids que Jsus ressentait. Enfant, jeune homme et adulte, il marcha seul. Mais en sa prsence, on se croyait au ciel. Jour aprs jour, il faisait face aux preuves et aux tentations. Jour aprs jour, il tait en contact avec le mal et tait tmoin de son pouvoir sur ceux quil cherchait bnir et sauver. Mais il ne cda pas, il ne se dcouragea pas. En toutes choses, il soumit ses dsirs aux exigences de sa mission. Il glorifia sa vie en la subordonnant totalement la volont de son Pre. Quand, encore jeune, il fut trouv par sa mre lcole des rabbins, celle-ci lui dit: Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous? Il lui rpondit, et cette rponse est la note fondamentale de luvre de sa vie: Pourquoi me cherchiez- vous? Ne saviez-vous pas quil faut que je moccupe des affaires de mon Pre? (Luc 2:48, 49) Sa vie fut un renoncement constant. Il navait aucun foyer en ce monde en dehors de ceux que lui offrait la gentillesse de ses amis. Il vint vivre pour
  • 8. 8 nous la vie du plus pauvre, pour marcher et travailler parmi les souffrants et les ncessiteux. Il allait et venait au milieu du peuple pour lequel il avait tant fait, sans tre ni reconnu ni honor. Il tait toujours patient et serein. Les affligs lacclamaient comme un messager de vie et de paix. Il voyait les besoins des hommes et des femmes, des enfants et des jeunes, et tous il adressait linvitation: Venez moi. Pendant son ministre, Jsus passa plus de temps soigner les malades qu prcher. Ses miracles prouvaient la vracit de ce quil disait: Le Fils de lhomme est venu, non pour perdre les mes des hommes, mais pour les sauver. La bonne nouvelle de sa misricorde le prcdait partout o il allait. L o il tait pass, ceux qui avaient t lobjet de sa compassion se rjouissaient de leur sant retrouve et essayaient leurs forces neuves. Les foules se rassemblaient autour deux pour entendre de leurs lvres mmes le rcit des uvres
  • 9. 9 du Seigneur. Sa voix fut le premier son jamais entendu par beaucoup; son nom le premier mot jamais prononc par eux; son visage le premier quils aient jamais vu. Comment pourraient-ils ne pas aimer Jsus ou chanter ses louanges? Quand il traversait villes et villages, il tait comme un courant vivifiant, do manait lenthousiasme et la joie. Le peuple de Zabulon et de Nephtali, De la contre voisine de la mer, du pays au del du Jourdain. Et de la Galile des Gentils, Ce peuple, assis dans les tnbres, A vu une grande lumire; Et sur ceux qui taient assis dans la rgion et lombre de la mort La lumire sest leve. (Matthieu 4:15, 16) Chaque gurison tait, pour le Sauveur, une occasion dimplanter des principes divins dans lme et lesprit. Tel tait le but de son uvre. Il offrait des bndictions terrestres, afin dincliner le
  • 10. 10 cur des hommes recevoir lvangile de sa grce. Le Christ aurait pu occuper le plus haut rang parmi les matres de la nation juive, mais il prfra porter lvangile aux pauvres. Il allait de lieu en lieu; ainsi, les habitants des rgions les plus recules pouvaient entendre les paroles de vrit. Vers la mer, dans les montagnes, dans les rues des cits, dans les synagogues, on entendait sa voix expliquant les critures. Souvent aussi, il enseignait dans les parvis du temple, afin que les Gentils puissent entendre ses paroles. Lattention des gens tait attire, tant les enseignements du Christ taient diffrents des explications donnes sur les critures par les scribes et les pharisiens. Les rabbins sappuyaient sur la tradition, sur des thories et des spculations humaines. Souvent, ce que les hommes avaient enseign et crit au sujet des critures prenait la place des critures elles-mmes. La Parole de Dieu tait le sujet de lenseignement du Christ. Il rpondait ses interlocuteurs par un clair il est
  • 11. 11 crit , que disent les critures? ou que lis- tu? A chaque occasion, quand lintrt tait suscit par un ami ou un ennemi, il prsentait la Parole. Il proclamait le message de lvangile avec clart et puissance. Ses paroles jetaient un flot de lumire sur les enseignements des patriarches et des prophtes. Les critures parvenaient aux hommes comme une nouvelle rvlation. Jamais auparavant ses auditeurs navaient peru une telle profondeur de sens dans la Parole de Dieu. Il ny eut jamais un vangliste comme le Christ. Il tait la majest des cieux, mais il shumilia lui-mme jusqu prendre notre nature, afin de pouvoir rencontrer les hommes sur leur terrain. Le Christ, le messager de lalliance, apportait la bonne nouvelle du salut toute personne, riche ou pauvre, libre ou esclave. Sa rputation de grand Mdecin se rpandit dans toute la Palestine. Les malades se plaaient sur son chemin pour pouvoir lappeler leur aide. Beaucoup danxieux venaient aussi pour entendre sa parole et tre touchs par ses mains. Ainsi, de ville en ville, de cit en cit, prchant lvangile et
  • 12. 12 gurissant les malades, allait le Roi de gloire, revtu du pauvre costume de lhumanit. Il assistait aux grandes ftes de la nation juive. Aux multitudes absorbes par des crmonies extrieures, il parlait des choses clestes, mettant lternit dans leurs calculs. A tous il accordait les trsors de ses rserves de sagesse. Il leur parlait avec un langage si simple quils ne pouvaient manquer de le comprendre. Il aidait tous les affligs, les malheureux, par des mthodes bien lui. Avec tendresse, une grce courtoise, il uvrait en faveur des mes malades du pch, rpandant sant et force. Le Prince des matres cherchait atteindre le peuple au moyen des choses qui lui taient le plus familires. Il prsentait la vrit de telle faon quelle tait jamais entrelace, pour ses auditeurs, avec leurs souvenirs et leurs sympathies les plus sacres. Il leur faisait sentir combien parfaitement il stait identifi leurs intrts et leur bonheur par le biais de son enseignement. Ses auditeurs taient charms par ses leons si directes, ses
  • 13. 13 illustrations si appropries, ses paroles si sympathiques, si gentilles. La simplicit et la ferveur avec lesquelles il sadressait aux ncessiteux sanctifiaient chacune de ses paroles. Quelle vie active tait la sienne! Jour aprs jour, on pouvait le voir entrer dans lhumble demeure du besoin et de la tristesse, parlant despoir aux dcourags et de paix aux affligs. Aimable, le cur tendre, rempli de piti, il allait, relevant ceux que la vie avait courbs, et rconfortant les malheureux. Partout o il se rendait, il rpandait la bndiction. Tout en uvrant pour les pauvres, Jsus cherchait aussi des moyens datteindre les riches. Il recherchait le contact avec les pharisiens cultivs et riches, la noblesse juive et les chefs romains. Il acceptait leurs invitations, assistait leurs ftes. Il se familiarisait avec leurs intrts et leurs occupations afin de gagner laccs de leurs curs et de leur rvler les richesses imprissables. Le Christ vint en ce monde pour montrer quen
  • 14. 14 recevant la puissance den haut, lhomme peut mener une vie sans tache. Avec une patience infatigable et une sympathie serviable, il allait au- devant des besoins des hommes. Par laimable attouchement de sa grce, il bannissait de lme le doute et linquitude, transformant linimiti en amour, lincrdulit en confiance. Il pouvait dire qui il voulait: Suis-moi , et celui qui il sadressait se levait et le suivait. Lattrait des enchantements du monde tait rompu. Au son de sa voix, lesprit de lambition et de lavidit senfuyait des curs, les hommes se levaient, affranchis, pour suivre le Sauveur. Un amour fraternel Le Christ nadmettait aucune distinction de nationalit, de rang ou de croyance. Les scribes et les pharisiens dsiraient tirer un avantage local et national des dons clestes et en exclure le reste de la famille de Dieu. Mais le Christ est venu pour abattre tout mur de sparation. Il vint montrer que ses dons de misricorde et damour sont aussi
  • 15. 15 illimits que lair, la lumire ou les averses de pluie qui rafrachissent la terre. La vie du Christ a tabli une religion sans caste, une religion dans laquelle Juifs et Gentils, libres et esclaves, unis par les liens de la fraternit, sont gaux devant Dieu. Rien dartificieux ne teintait ses actes. Il ne faisait aucune diffrence entre voisins et trangers, amis et ennemis. Ce qui touchait le cur de Jsus, ctait lme assoiffe de leau de la vie. Il ne dlaissait aucun tre humain comme sans valeur, mais il sefforait dappliquer toute me le remde gurisseur. En quelque compagnie quil ft, il prsentait une leon approprie au moment et aux circonstances. Toute insulte ou ngligence dun homme envers un autre homme le rendait plus conscient du besoin de lhumanit pour une sympath...

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