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Éditions Amsterdam

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Text of Éditions Amsterdam

Mario Moretti
Entretien avec Carla Mosca et Rossana Rossanda
Traduit de l’italien par Olivier Doubre
Mario Moretti est arrêté en 1981, trois ans après avoir exécuté Aldo Moro, président de la Démocratie chrétienne au pouvoir et promoteur du «  compro- mis historique  » avec le Parti communiste. Dans cet entretien au long cours donné depuis sa prison de Milan, celui qui fut l’un des principaux dirigeants des Brigades rouges pendant les années 1970 pose un regard acéré sur la décennie qui vit l’émergence d’un mouvement massif d’insubordination dans la société italienne. Poussé dans ses retranchements par ses interlocutrices, il éclaire la série des événements et des ruptures politiques qui forment les «  années de plomb  », de la formation politique des premiers brigadistes au choix de la lutte armée et à sa mise en œuvre. Ce faisant, Moretti ne livre pas seulement un portrait précis et nuancé de l’une des organisations révolution- naires les plus décriées du siècle dernier : il en restitue la trajectoire parmi les tumultes qui agitaient alors la péninsule, du contexte de la Guerre froide à la « stratégie de la tension » menée par le gouvernement italien. Et interroge le prix d’une radicalité qui se voulait intransigeante.
Mario Moretti est l’un des fondateurs et des principaux dirigeants des Brigades rouges jusqu’à son incarcération en 1981. Il est en régime de semi-liberté depuis les années 1990.
Parution le 20 août 13,5 x 19,5 cm 416 pages 20 € isbn : 978-2-35480-176-2
A Fondées en 2003 par Charlotte Nordmann et Jérôme Vidal, les Éditions Amsterdam assurent la traduction et l’édition d’ouvrages de philosophie, d’histoire et de sciences sociales, d’essais critiques et politiques. Elles ont notamment introduit auprès du lectorat français des figures majeures du monde anglophone, accompagné la «  Spinoza Renais- sance », et travaillé les domaines de l’histoire atlantique, des cultural studies, des gender stu- dies et des postcolonial studies.
Animées depuis 2016 par une nouvelle équipe sous la direction éditoriale de Nicolas Vieillescazes, les Éditions Amsterdam voudraient participer à l’émergence d’une généra- tion d’intellectuels de gauche, notamment marxistes, tout en continuant à offrir à leurs lectrices et lecteurs le meilleur de la production intellectuelle de langue anglaise. Elles accueillent par ailleurs deux nouvelles collections  : «  L’ordinaire du capital  », qui publie des documentaires littéraires, et « Les Prairies ordinaires », dédiée à la culture et aux arts. Ce faisant, elles espèrent contribuer à ce qu’en matière d’idées, la radicalité redevienne un marqueur d’exigence dans l’espace hexagonal.
CAtALoGuE – AutoMNE 2018
Collection dirigée par Allan Popelard
« L’ordinaire du capital » est une collection de documentaires littéraires. Dédiée à la cri- tique de la vie quotidienne, elle décrit comment le capitalisme, à travers la production, la consommation, la circulation et la territorialisation du capital, organise et conforme l’ordinaire des sociétés. Écrits par des chercheurs, des écrivains et des militants, ces ouvrages allient la rigueur scientifique au souci littéraire. Ils associent l’art du journalisme (intrigue, portraits, description, dialogues) aux concepts des sciences humaines et natu- relles. Dans le sillage de l’histoire orale et des grands reportages anglo-saxons, ils donnent à voir et à entendre les discours, les pratiques et les imaginaires tels qu’ils se matérialisent dans les corps privés et dans le corps social.
Argent
Christophe Hanna Durant quatre années, Christophe Hanna a enregistré et retraduit les propos relatifs à l’argent des personnes avec qui il entrait en contact pour les besoins de l’écri- ture de son livre. Auteurs, éditeurs, poètes, journa- listes, directeurs d’institutions artistiques, familles, élèves et parents d’élèves sont ici réunis et classés par segments salariaux, dont la forme diagrammatique reproduit à l’identique la répartition des salaires en France. De Christophe254 à Pierre16000 en passant par Hocine1500 ou Nathalie2400, ce «  rapport  », où se devine l’influence de Francis Ponge, dessine un por- trait statistique, trivial et intime à la fois, d’une partie
du champ littéraire poétique, de ses protagonistes et de ses institutions. outre qu’il fait découvrir un microcosme très mal documenté, Argent éclaire, dans les récits qui le com- posent, l’ensemble des déterminations économiques et sociales de l’activité poétique.
Christophe Hanna, né en 1970, est enseignant de littérature et écrivain. Au sein du groupe informel La Rédaction, il rédige des rapports informatifs en inventant des formes procédu- rielles. Il les publie dans des revues (Nioques, Musica falsa, Axolotl, Éc/arts…) ou sous la forme de livres (Valérie par Valérie, Al Dante ; Les Berthier. Portraits statistiques, Questions théoriques).
Parution le 20 août 13,5 x 19,5 cm 264 pages 20 € isbn : 978-2-35480-177-9
Déjà parus dans la même collection :
La Plaine Récits de travailleurs du productivisme agricole
Gatien Élie
Dans la plaine de la Beauce, région spécialisée dans la céréali- culture intensive, la modernité technicienne n’admet guère de critiques. Nuisances industrielles, surcharge de travail, endet- tement, maladies professionnelles : rien n’y fait. Dépossédés de leur métier, les agriculteurs continuent néanmoins, consentants ou résignés, à faire le pari du progrès. Alternant portraits de chefs d’exploitation et chapitres analytiques, ce documentaire éclaire d’un jour nouveau l’engrenage productiviste. Des exploitations agricoles aux réu- nions syndicales, des agences bancaires aux coopératives de semences, des formations techniques aux salons agricoles, La Plaine est une enquête sociale sur le consentement des travailleurs du productivisme et sur les forces sociales de l’inertie politique.
Né en 1985, Gatien Elie est professeur d’histoire-géographie dans un lycée de Seine-Saint- Denis. Géographe de formation, il a travaillé sur la pauvreté dans les espaces ruraux. La Plaine est son premier ouvrage.
11,5 x 17,5 cm 160 pages 12 € isbn : 978-2-35480-170-0
Le Propriétaire absent Takiji Kobayashi
Traduction du japonais et préface de Mathieu Capel
À mi-chemin du reportage et du roman, Le Propriétaire absent peint la vie des paysans à Hokkaido dans les années 1920. Partis défricher et coloniser l’île par milliers après son annexion défini- tive à la fin du xixe siècle, ces migrants découvrent les duretés de l’exploitation et de la lutte. takiji Kobayashi livre, par des voies détournées, quelque chose de sa propre expérience et dénonce les abus de la Hokkaidô takushoku Bank, qui l’emploie alors, avant de se séparer de lui quand paraît ce roman à charge.
Takiji Kobayashi (1903-1933), écrivain et militant communiste, est une figure majeure de la littérature prolétarienne japonaise. Après la publication du Bateau-usine (Allia), Le Propriétaire absent est son deuxième livre traduit en français.
11,5 x 17,5 cm 232 pages 13 € isbn : 978-2-35480-161-8
ÉDItIoNS AMStERDAM CAtALoGuE – AutoMNE 2018
L’ordinaire du capitaL
Du même auteur :
Murs Les Murs de séparation et le déclin de la souveraineté étatique Traduit de l’anglais par Nicolas Vieillescazes
En ce début du xxie siècle, des murs sont construits frénétique- ment aux quatre coins du monde. Alors que le siècle précédent avait prétendu se clore sur la promesse d’une ère d’échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fer- meture et l’ouverture, l’universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux n’a cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terrible- ment concrets, d’acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d’un autre âge  ? Là où l’interprétation dominante voit dans ces murs les symptômes d’États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin de la souverai- neté étatique, au profit d’entités désormais plus puissantes : le capital et la religion. 11,8 x 1,85 cm 192 pages 15,30 € isbn : 978-2-35096-008-1
Les Habits neufs de la politique mondiale Néolibéralisme et néo-conservatisme Traduit de l’anglais par Christine Vivier Préface de Laurent Jeanpierre
La démocratie libérale est en train de mourir sous les coups de deux mouvements a priori antagonistes  : le néolibéralisme et le néo-conservatisme. Le premier fonctionne d’abord comme une rationalité politique, un mode de régulation générale des com- portements, et le second lui est devenu nécessaire. Car si le néo- libéralisme est l’ensemble des techniques de contrôle d’autrui et de soi par accroissement plutôt que par diminution de la liberté, la liberté y sera d’au- tant plus sûrement autolimitée qu’elle se trouvera moralisée. Au-delà d’une telle analyse, Wendy Brown pose la question d’un avenir pour la gauche, qui passe selon elle par un tra- vail de deuil : deuil d’une conception du pouvoir comme souveraineté, deuil d’un horizon de rupture politique défini dans la logique démocratique-libérale, mais aussi deuil d’une radicalité qui prend trop souvent la forme d’un désir de purification morale. 11,7 x 1,85 cm 144 pages 12,5 € isbn : 978-2-35096-016-6
Défaire le dèmos Le néolibéralisme,
une révolution furtive
Traduit de l’anglais par Jérôme Vidal
Au cours des dernières décennies, l’efficacité a été éri- gée au rang de valeur primordiale au sein des sociétés occidentales : de l’évaluation des pratiques gouverne- mentales et des institutions au rapport à soi des indi- vidus, l’impératif de valorisation est devenu la norme, tout et tout le monde étant désormais traité comme capital. Analysant les transformations de l’université,
celles de l’ordre juridique ou l’emprise acquise par le jargon des « meilleures pratiques », Wendy Brown montre comment la rationalité politique néolibérale – nouvel ordre du dis- cours qui excède largement le domaine de l’économie – introduit partout la logique du marché. Reprenant le fil de l’étude du néolibéralisme là où Foucault l’avait abandonnée, elle explique que la logique sacrificielle qui sous-tend les modèles de la « gouvernance » et de l’homo œconomicus menace la possibilité même de constitution de sujets politiques et, par conséquent, les fondements de la démocratie.
Si le néolibéralisme a récemment été étudié sous l’angle de l’histoire intellectuelle et de la sociologie historique, l’apport décisif de Wendy Brown se situe dans le domaine de la théorie politique. Son analyse des fondements du caractère performatif des discours néo- libéraux s’appuie sur des critiques claires, exprimées sans jargon, des apports respectifs de Marx, Weber, l’École de Francfort et Foucault à l’étude du développement de la rationa- lité instrumentale et de l’individuation de ses formes. Sa connaissance de la philosophie libérale lui permet en outre de montrer que ce développement n’entre pas seulement en contradiction avec les formulations radicales de l’idée démocratique, mais également avec ses acceptions libérales, telle celle de John Stuart Mill – proposition décisive à l’heure où la démocratie redevient un concept disputé dans le champ politique en France et en Europe.
Wendy Brown est professeure de science politique à l’université de Berkeley. Les problèmes qu’elle soulève se situent au croisement de la théorie politique, de la pensée féministe et de la critique culturelle.
Parution le 12 septembre 13,5 x 19,5 cm 296 pages 22 € isbn : 978-2-35480-172-4
ÉDItIoNS AMStERDAM CAtALoGuE – AutoMNE 2018
Godard Inventions d’un cinéma politique
David Faroult
La singularité du parcours de Jean-Luc Godard tient au fait de n’avoir jamais abandonné le cinéma et l’art à un utilitarisme militant, même au moment où il a engagé son travail au service des politiques d’éman- cipation. David Faroult cherche à fournir des outils pour rendre maniables les tâtonnements de cette recherche pratique, parfois datés même quand ils continuent de paraître neufs. Pour cela, il fallait histo- riciser les films ainsi que les propos tenus dedans ou autour, démêler autant que possible la part des contingences qui les déterminent, tenter d’y repérer les inventions esthétiques et leurs sources : un tel programme veut contribuer à leur usage critique par celles et ceux qui y puiseront de quoi orienter leurs propres pensées et pratiques artistiques. Lectrice et lecteur y trouveront aussi de quoi satisfaire leur curio- sité sur une période peu étudiée et mal documentée du parcours de Jean-Luc Godard, dont l’esquive a peut-être rendu moins lisibles les périodes suivantes.
Avec cinquante ans de recul, que reste-t-il de fécond des tentatives conduites par Jean-Luc Godard autour de l’ébranlement de 1968 pour inventer un cinéma politique ? Qu’est-ce qui, de ces expériences, est manifestement obsolète ? Qu’est-ce qui demeure un héritage fertile pour d’autres conjonctures ? outre une étude détaillée qui cherche à démêler ces questions pour aujourd’hui, ce volume fournit des documents totalement inédits ou jamais traduits en français, des instruments de travail sur les films (séquen- ciers, sources, matériaux) ainsi qu’un cahier de photos étayant certaines descriptions et analyses.
David Faroult, maître de conférences en cinéma à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière, est co-auteur de Jean-Luc Godard : Documents (Centre Pompidou, 2006) et de Mai 68 ou le cinéma en suspens (Syllepses, 1998). Il a présenté en bonus l’ensemble des films du « groupe Dziga Vertov » dans leur première édition en DVD (Intermedio, 2008).
Parution le 5 octobre 15 x 21,5 cm 568 pages 26 € isbn : 978-2-35480-171-7
Après le rachat du catalogue en 2017, nous avons souhaité relancer Les Prairies ordinaires sous la forme d’une collection dédiée à la culture et aux arts. De l’histoire sociale des cultures pop à la sémiologie des ruines en passant par la théorie du jeu vidéo, il s’agira, à l’heure où les objets comme les registres de la critique contemporaine apparaissent tou- jours plus fragmentés, de restituer à ce genre sa dimension d’intervention et son potentiel de perturbation.
Iconologie Image, texte, idéologie
W. J. T. Mitchell
Préface de Marie José Mondzain
À la confluence de l’histoire de l’art, de l’esthétique, de la théorie littéraire et des cultural studies, une discipline proprement «  inouïe  » a vu le jour outre- Atlantique  : les visual studies, dont W. J. t. Mitchell est l’un des principaux instigateurs. Avec Iconologie, il nous pousse à considérer que l’image participe de
l’intégralité de la sphère sociale, empreint toute discipline, de la littérature aux sciences, et toute politique, de l’image-making des politiciens à leurs discours.
Mitchell interroge à la fois la force du discours porté sur les images ou instrumenta- lisant les images et la performativité de ces discours sur le visible. À la recherche d’une théorie critique qui ne se satisferait pas des commodités de l’iconoclasme, il s’attelle à une déconstruction des idéologies de l’image, une déconstruction qui va jusqu’à reconsidérer l’idée même d’«  idéologie  ». D’autre part, si l’historicité du regard avait pu être prise en compte par l’histoire de l’art dès le xixe siècle, et si l’on ne saurait aujourd’hui faire l’im- passe sur la construction sociale du regard, l’idée d’une construction visuelle de l’idéolo- gie, de la philosophie, du langage et du social en son entier restait à formuler.
W. J. T. Mitchell est professeur de littérature et d’histoire de l’art à l’université de Chicago. Auteur de nombreux ouvrages, il dirige également la célèbre revue américaine Critical Inquiry.
Parution le 19 septembre 13,5 x 19,5 cm 312 pages 22 € isbn : 978-2-35480-179-3
ÉDItIoNS AMStERDAM CAtALoGuE – AutoMNE 2018
Les Prairies ordinaires
Sam Bourcier
Publié en trois volumes (2001, 2005 et 2011) par les Éditions Amsterdam (vol. 1 et 3) et La Fabrique (vol. 2), ce livre pionnier a permis l’ouverture d’un espace théorique et politique queer en France. Il propose une boîte à outils destinée aux activistes en quête de cultures et de politiques sexuelles qui ne soient pas (homo ou hétéro)normatives. Stimu- lants et provocants, les textes réunis dans ce recueil constituent également une introduction critique à la déconstruction des genres et aux travaux de Judith Butler et de Michel Foucault. Ils mettent de plus en évidence l’apport des subcultures trans, butch et SM à une réflexion plus large sur les rela- tions entre pouvoir et savoir, ainsi que le formidable potentiel des sexualités dissidentes et la continuité politique entre féminisme prosexe et activisme queer. Il s’agissait de mettre à disposition des lecteurs un outil politique et théorique désormais «  classique » des queer studies francophones.
Activiste queer et sociologue, fondateur de l’association Le Zoo, Sam Bourcier enseigne à l’université de Lille III et à l’EHESS. Il a récemment publié Homo inc.orporated – Le triangle et la licorne qui pète aux éditions Cambourakis.
Parution le 19 octobre 15 x 21,5 cm 880 pages 29 € (prix temporaire)
isbn : 978-2-35480-174-8
des pratiques collectives
en collaboration avec Thierry Müller et Olivier Crabbé
Qu’est ce qui permet à un groupe militant de fonc- tionner  ? Comment se prémunir des pièges sus- ceptibles d’entraver son devenir, des impasses dans lesquelles risquent de s’engager les subjectivités qui s’y nouent ? Envisageant les groupes comme des éco- systèmes aussi riches que fragiles, David Vercauteren
traque les impensés qui hantent les collectifs lorsqu’ils se concentrent exclusivement sur leurs domaines d’intervention ou leurs objectifs macropolitiques. À travers l’analyse d’une série de « situations-problèmes », il élabore un ensemble d’outils théoriques visant à nour- rir l’émergence de nouvelles formes d’organisations politiques, à distance des habitudes psychologisantes, replis identitaires et autres passions tristes liées à l’héritage de la forme parti et du mouvement ouvrier. Ce faisant, il invite les groupes contemporains à dévelop- per un savoir nomade des processus et des conjonctures à même de nourrir une « culture des précédents  » qui les renforce, tout en maintenant intact le désir d’expérimentation qu’ils manifestent.
David Vercauteren vit à Bruxelles. Son parcours militant l’a mené des Verts pour une Gauche alternative au Collectif sans nom, puis au Collectif sans ticket.
Parution le 19 septembre 13,5 x 19,5 cm 256 pages 16 € isbn : 978-2-35480-178-6
ÉDItIoNS AMStERDAM CAtALoGuE – AutoMNE 2018
Du même auteur :
Paris, capitale de la modernité Traduit de l’anglais par Matthieu Giroud
Comment, au milieu du xixe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l’incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque  : transformation physique, avec les grands projets d’Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l’irruption de ce qu’on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l’émergence de violents anta- gonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871. En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu’une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire. Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l’occasion d’une réflexion magistrale sur la ville contemporaine – sur la part de la population dans l’urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le « droit à la ville ». 14 x 21 cm 544 pages 32 € isbn : 978-2-35096-051-7
Le Capitalisme contre le droit à la ville Néolibéralisme, urbanisation, résistances Traduit de l’anglais par Clémence Garrot, Cyril Le Roy, Joséphine Gross et Nicolas Vieillescazes
Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d’accès indi- viduel aux ressources incarnées par la ville  : c’est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux. C’est aussi un droit plus collectif qu’individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d’urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d’analyser la manière dont nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d’urba- nisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponc- tué de violentes phases de restructurations urbaines , ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient. on saisira alors toute l’actualité de la thèse d’Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le contrôle collectif de l’emploi des surplus dans les processus d’urbanisation, doit devenir l’un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte des classes. 14 x 19 cm 96 pages 9 € isbn : 978-2-35480-095-6
Géographie de la domination
David Harvey
Préface de Cécile Gintrac
La logique capitaliste d’accumulation et de prédation bouleverse partout et constamment les équilibres
économiques et politiques, la technique et le travail, la production de richesse, les styles de vie et les modes de consommation… David Harvey s’attache à démontrer que le capita- lisme est, à quelque échelle qu’on le considère, une entreprise de production de l’espace, un pouvoir de détruire ou de construire, de façonner les lieux, de s’approprier les terres, de reconfigurer le visage des villes, de modifier en profondeur l’urbanisme et l’architecture, de bouleverser les rapports spatio-temporels. C’est dans l’espace que s’ancre le capital, par l’espace qu’il se développe et à travers l’espace qu’il trouve des « solutions » aux contradic- tions qui le minent. Mais, contrairement à ce que l’on croit souvent, l’extension mondiale des rapports marchands n’implique pas une homogénéisation : le capitalisme est aussi une « fabrique des différences » qui favorise les singularités culturelles locales.
Cette nouvelle édition d’un ouvrage paru en 2008 contient, outre une nouvelle pré- face rédigée par la géographe Cécile Gintrac (codirectrice de Villes contestées, 2014), trois textes inédits  : un article développant le concept central de la théorie de Harvey, celui de « fix spatial », un autre consacré au renouvellement permanent des formes culturelles et des styles de vie, et enfin, une brillante relecture géographique du Manifeste du parti communiste.
David Harvey, chef de file de la géographie radicale, est professeur dans le département d’anthropologie de la City university of New York.
Parution le 19 octobre 13,5 x 19,5 cm 200 pages 15 € isbn : 978-2-35480-180-9
ÉDItIoNS AMStERDAM CAtALoGuE – AutoMNE 2018
Dead Cities
Mike Davis Traduit de l’anglais par Maxime Boidy et Stéphane Roth
La Grande Ville capitaliste, depuis son émergence, n’a cessé d’être associée au spectre de sa destruction. Mike Davis affirme que l’aliénation cognitive produite par la mise au ban de la nature a suscité une angoisse constante tout au long du xxe siècle. Dans une veine à la fois mélancolique et optimiste, il invite à une nouvelle science urbaine qui permettrait d’envi- sager la ville dans la totalité des interactions qu’elle entretient avec son « dehors naturel ». Cela passe ici par un travail spécu- latif s’appuyant sur une hypothèse – la disparition de l’homme – et sur un extraordinaire corpus littéraire et scientifique, où les espèces végétales dansent sur les cendres de nos villes mortes.
Mike Davis enseigne l’histoire urbaine à l’université de Californie. Il est notamment l’auteur de City of Quartz (La Découverte, 2005), Le Stade Dubaï du capitalisme (Les Prairies ordinaires, 2007).
11,7 x 18,5 cm 144 pages 12,20 € isbn : 978-2-35096-013-5
Villes contestées Pour une géographie critique de l’urbain Sous la direction de Cécile Gintrac et Matthieu Giroud
Le capitalisme mondialisé contemporain affecte si profondé- ment les espaces urbains qu’il anéantit les idéaux de liberté, de rencontres et d’émancipation que les villes incarnaient naguère. Celles-ci méritent d’être bousculées, chahutées, contestées, ce que ce recueil se propose de faire en réunissant un ensemble d’auteurs dont la critique n’épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Les 11 textes rassem- blés ici, traduits pour la première fois en français, constituent un panorama cohérent et exhaustif de la radical geography  : les analyses, qui portent sur la financiarisation de la production urbaine, la dépossession du plus grand nombre de certaines ressources urbaines, les trompe l’œil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, ou plus globalement sur les formes de domi- nation qui régissent les rapports sociaux, sont unies par la volonté de pointer les contra- dictions urbaines du système néolibéral. 14 x 21 cm 416 pages 24 € isbn : 978-2-35096-083-8
À côté   de l’œuvre de David Harvey, les Éditions Amsterdam comme Les Prairies ordi- naires se sont efforcées ces dix dernières années de faire connaître au public français un des secteurs les plus dynamiques de la recherche contemporaine en sciences sociales  : la géographie radicale. Née sur les campus britanniques et américains en réaction à une approche descriptive et apolitique, la géographie radicale représente désormais un lieu incontournable de production et de diffusion des outils théoriques nécessaires à la com- préhension des sociétés modernes. Portée par une nouvelle génération de chercheur, cette approche étudie notamment la manière dont l’espace constitue le terrain par excel- lence de production et de reproduction des inégalités, pour en faire un terrain de contes- tation à hauteur des enjeux du xxie siècle.
Gentrifications Marie Chabrol, Anaïs Collet, Matthieu Giroud,
Lydie Launay, Max Rousseau, Hovig Ter Minassian
Hipsters, bobos, yuppies, gentrifieurs… Les termes ne manquent pas pour qualifier les nouvelles popula- tions qui s’approprient les quartiers centraux anciens de certaines métropoles au détriment des habi- tants populaires. Mais cette profusion empêche de comprendre le phénomène  : comment dépasser les oppositions binaires entre gentrifieurs et gentrifiés ? Quels sont les moteurs, les logiques et les enjeux de la gentrification ? Est-elle vraiment inéluctable ?
Ancrée dans des contextes précis – historiques et géographiques, économiques et politiques –, elle s’incarne dans des bâtiments, des commerces, des
groupes sociaux, des pratiques et des esthétiques propres aux lieux dans lesquels elle se déroule. Pour cette raison, elle est irréductible à une mécanique simple et identique d’une ville à l’autre, d’un quartier à l’autre. À travers l’exploration de la diversité des formes, des lieux et des acteurs de la gentrification dans une dizaine de villes européennes (parmi les- quelles Paris, Montreuil, Lyon, Grenoble, Roubaix, Barcelone, Lisbonne, Sheffield) cet ouvrage se propose donc de définir l’« ADN » de la gentrification : un rapport social d’ap- propriation de l’espace urbain, mettant aux prises des acteurs et des groupes inégalement dotés.
13,5 × 19,5 cm 360 pages 21 € isbn : 978-2-35480-145-8
ÉDItIoNS AMStERDAM CAtALoGuE – AutoMNE 2018
focus géographie radicale
Ouvrage dirigé par Michael Löwy
Cet ouvrage rassemble une abondante documenta- tion photographique sur les principaux mouvements révolutionnaires, depuis la Commune de Paris jusqu’à la révolution cubaine des années 1950-1960. Aborder l’histoire par la photographie, en particulier celle des révolutions, permet de découvrir ce que les textes ne peuvent raconter : les visages, les gestes, certains mouvements, certaines situations, des ambiances. on y lit ce que les révolutions ont d’universel, mais aussi leurs particularités historique, culturelle et nationale. Si certains de ces temps historiques ont fait l’objet par le passé de publications très riches en photographies, comme par exemple la guerre d’Espagne ou la révolution cubaine, d’autres ont plus rarement été abordés sous cet angle (la révolution hongroise de 1919, les révolu- tions chinoises de 1911 et 1949…).
Le parti-pris de l’ouvrage consiste à considérer la photographie comme un support à part entière du récit historique, et non comme un seul élément artistique ou journa- listique. De ce fait, on n’y retrouve pas seulement les clichés célèbres de photographes réputés, comme Robert Capa ou Henri Cartier-Bresson, mais également de nombreux instantanés réalisés par des anonymes, des révolutionnaires eux-mêmes, dévoilant un regard plus incarné, intime et spontané sur ces moments historiques.
Michael Löwy est sociologue et philosophe, directeur de recherche émérite au CNRS, et enseignant à l’EHESS. Spécialiste de la pensée marxiste, il est également réputé pour ses tra- vaux sur la culture juive, et en particulier les penseurs juifs de l’émancipation.
Parution le 9 novembre 15 x 21,5 cm 500 pages 35 € isbn : 978-2-35480-182-3
L’Égalité radicale Jacques Rancière et au-delà
Antonia Birnbaum
L’Égalité radicale propose de repenser l’égalité dans la conjoncture présente, à partir du philosophe qui, dans Le Maître ignorant, en a proposé la formulation contemporaine la plus forte avec le postulat de l’éga- lité des intelligences. Durant la période qui s’ouvre avec la publication de La Leçon d’Althusser (1974) et se clôt avec La Mésentente (1995), Rancière n’a en effet cessé de critiquer les discours intellectuels, de gauche ou de droite, qui expliquent, aux prolétaires en parti- culier, les raisons de l’impuissance et l’impossibilité d’en sortir. De la même façon, il a insisté sur l’émanci-
pation comme désidentification, c’est-à-dire arrachement aux places sociales assignées, et sur le fait que la politique est non pas consensus, maître-mot d’une époque « post-idéolo- gique », mais litige entre positions irréconciliables.
C’est sur ces idées qu’Antonia Birnbaum s’appuie pour penser avec Rancière, en dehors de lui et aussi contre lui : elle le confronte à Lacan, d’une part, et, d’autre part, à ses propres objets, Gauny et Jacotot, elle expose les distorsions qu’il fait subir à la pensée de Marx, révèle ses impensés (la violence, l’organisation politique), montre ce que les luttes des femmes font à sa pensée, souligne les apories d’une focalisation sur l’émancipation individuelle, croise le fer avec la «  politique des identités  »… Le but  ? Refaire de la poli- tique, avec « nos petits moyens ».
Antonia Birnbaum est philosophe, professeure à l’université Paris 8-Saint-Denis. Spécialiste de la pensée allemande, en particulier de l’École de Francfort, elle traduit le cours d’esthétique d’Adorno, à paraître aux Éditions Klincksieck, et vient de préfacer la nouvelle édition de Cri- tique de la violence de Walter Benjamin (Payot, 2018).
Parution le 19 octobre 13,5 x 19,5 cm 260 pages 17 € isbn : 978-2-35480-181-6
ÉDItIoNS AMStERDAM CAtALoGuE – AutoMNE 2018
Ces corps qui comptent De la matérialité et des limites discursives du « sexe »
Judith Butler
Traduit de l’anglais par Charlotte Nordmann
Judith Butler opère dans Ces corps qui comptent une reformulation de ses vues sur le genre, répondaient à ceux qui y voyaient l’expression d’un volontarisme (on pourrait « performer» son genre comme on joue un rôle au théâtre, on pourrait en changer comme de chemise) et d’un idéalisme (le genre ne serait qu’une pure construction culturelle ou discursive, il n’y aurait pas de réalité ou de substrat corporel derrière le genre). Selon l’auteure, la prise en compte de la matérialité des corps n’implique pas la saisie effective d’une réalité pure, naturelle, derrière le genre: le sexe est un présupposé nécessaire du genre, mais nous n’avons et n’aurons jamais accès au réel du sexe que médiatement, à travers nos schèmes culturels. Autrement dit, le sexe, comme le genre, constitue une catégorie normative, une norme culturelle, donc historique, régissant la matérialisation du corps. Il importe dans cette perspective de souligner que le concept de matière a une histoire, et qu’en cette his- toire sont sédimentés des discours sur la différence sexuelle.
or, si certains corps (par exemple les corps blancs, mâles et hétérosexuels) sont valorisés par cette norme, d’autres (par exemple les corps lesbiens ou noirs) sont pro- duits comme abjects, rejetés dans un dehors invivable parce qu’ils ne conforment pas aux normes. Butler s’efforce ici de ressaisir la façon dont les corps, informés par des normes culturelles, peuvent défaire ces normes et devenir un lieu d’une puissance d’agir transformatrice.
Judith Butler enseigne à l’université de Californie (Berkeley). Elle est entre autres l’auteure de Trouble dans le genre (La Découverte), du Pouvoir des mots (Éditions Amsterdam), d’Humain, inhumain  : le travail critique des normes (entretiens, Éditions Amsterdam) et de Défaire le genre (Éditions Amsterdam).
Parution le 21 novembre 13,5 x 19,5 cm 250 pages 19 € isbn : 978-2-35480-184-7
Posséder la nature Environnement et propriété
dans l’histoire
Ouvrage dirigé par Frédéric Graber et Fabien Locher
La propriété est centrale dans le rapport des sociétés aux environnements. Elle définit les usages légitimes, organise l’exploitation économique, transforme les écosystèmes. Aussi façonne-t-elle la nature et les relations sociales. Cependant, les réflexions sur la propriété sont aujourd’hui dominées par l’économie orthodoxe, qui soutient que l’appropriation privée
est optimale en termes d’efficacité productive et de conservation des ressources. Face à ce courant, un mouvement a émergé en faveur des communs – de la nature, de la connais- sance et de la société –, pensés comme outils d’une transition vers plus de soutenabilité et de justice sociale. Mais, malgré son importance, ce mouvement semble limité par une absence de réflexion d’ensemble sur la constellation complexe et changeante des formes d’appropriation de la nature.
or depuis trois décennies, d’autres travaux ont renouvelé notre vision de l’histoire longue et conflictuelle de la propriété, saisie dans son rapport à l’environnement  : ce sont ces voix que l’ouvrage voudrait faire entendre. Il comprend 12 textes inédits en français, choisis pour leur force de proposition théorique, leur capacité à déstabiliser les idées reçues, leur potentiel à informer les débats sur la crise environnementale, les com- muns ou les enclosures de la connaissance. Des forêts d’Indonésie aux grandes banlieues modernes, c’est notre rapport, passé et présent, à la nature et à la possession qu’il s’agit ici d’interroger.
Fabien Locher et Frédéric Graber sont historiens au CNRS et au Centre de recherches his- toriques de l’EHESS.
Parution le 9 novembre 13,5 x 19,5 cm 500 pages 26 € isbn : 978-2-35480-183-0
ÉDItIoNS AMStERDAM CAtALoGuE – AutoMNE 2018
La domination et les arts de la résistance James C. Scott
Traduit de l’anglais par Olivier Ruchet
Derrière le masque de la subordination et l’écran du consensus couve la politique souterraine, cachée, des dominés. Il faut donc refuser les théo- ries de la «  fausse conscience  », et s’efforcer de rassembler les fragments du discours subalterne pour en dégager la logique. Fondé sur l’analyse de sociétés dans lesquelles il n’existe pas d’espace public où contester légiti- mement l’ordre existant, ce livre offre des outils théoriques pour tous ceux qui cherchent à éclairer les formes subjectives de la vie sociale et les expé- riences de domination, d’exploitation et de répression.
15 x 23,5 cm 272 pages 20 € isbn : 978-2-91554-761-0
L’Hydre aux mille têtes L’histoire cachée de l’Atlantique révolutionnaire Marcus Rediker et Peter Linebaugh
Traduit de l’anglais par Christophe Jaquet et Hélène Quiniou
Les historiens Marcus Rediker et Peter Linebaugh mettent ici un terme à l’« invisibilité historique » du « prolétariat atlantique », cette « classe mul- ti-ethnique qui fut essentielle à l’avènement du capitalisme ». Ils retracent l’histoire des insurrections qui marquèrent les premiers temps du com- merce intercontinentale, au-delà des frontières nationales, de classes ou de races, et qui trouvèrent leur aboutissement dans les révolutions française, haïtienne et américaine.
14 x 21 cm 519 pages 27 € isbn : 978-2-35480-036-9
Guerres et Capital Éric Alliez et Maurizio Lazzarato
La contre-histoire du capitalisme ici proposée vise à recouvrer la réalité des guerres qui nous sont infligées et déniées : non pas la guerre idéale des philo- sophes, mais les guerres de classe, de race, de sexe ou de genre, les guerres de civilisation et environnementales, les guerres de subjectivité qui font rage au sein des populations et constituent le moteur secret de la gouvernementalité libérale.
13,5 x 19,5 cm 448 pages 20 € isbn : 978-2-35480-144-1
Meilleures ventes Histoire des révoltes panafricaines
C. L. R. James
Traduit de l’anglais par Véronique Samson Préface de Selim Nadi, postface de Matthieu Renault
Ce petit livre de propose une histoire mondiale de la résistance des Noirs, de Saint-Domingue aux colonies africaines, en passant par les États-unis et d’autres îles des Antilles. Révoltes d’esclaves, émeutes, grèves, mouve- ments millénaristes ou antiracistes : rompant avec le cliché de populations subissant passivement leur exploitation, James souligne la diversité des rébellions, leur constance et leur place centrale dans le monde moderne.
13,5 x 19,5 cm 160 pages 17 € isbn : 978-2-35480-169-4
L’Invention de la tradition Sous la direction d’Eric Hobsbawm et Terence Ranger
Traduit de l’anglais par Christine Vivier
Les différentes études réunies dans ce recueil décrivent comment les États-nations modernes en gestation, mais aussi les mouvements antisys- témiques qui se développèrent en leur sein et les sociétés dites « tradition- nelles  », ont délibérément cherché, souvent avec succès, à réinterpréter radicalement ou à inventer, parfois de toutes pièces, des traditions et des « contre-traditions » pour se légitimer, s’inscrire dans la longue durée, assu- rer la cohésion de la communauté ou encore garantir le contrôle des métro- poles impériales sur les sujets coloniaux.
14 × 21 cm 384 pages 20 € isbn : 978-2-35480-093-2
Identités et Cultures 1 Politiques des cultural studies
Stuart Hall
Édition établie par Maxime Cervulle Traduit de l’anglais par Christophe jacquet
Stuart Hall, invente de nouveaux langages de contestation, dans un contexte de réorganisation complète de des formes de la culture, de ses usages et de son déploiement économique. C’est la lutte idéologique qui se déploie sur le terrain de la culture qu'il nous donne à penser, du rôle actif des représen- tations médiatiques dans la formation des identités aux conflits discursifs au travers desquels où se forgent les antagonismes politiques, en passant par l’hybridité culturelle propre au « moment » postcolonial.
13,5 × 19,5 cm 576 pages 22 € isbn : 978-2-35480-156-4
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