Du secteur au territoire de santé : L’exemple du modèle suisse P. Giannakopoulos

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    04-Apr-2015

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<ul><li> Page 1 </li> <li> Du secteur au territoire de sant : Lexemple du modle suisse P. Giannakopoulos </li> <li> Page 2 </li> <li> Organisation des structures de soins F Trs htrogne en labsence dun pilotage fdral fort F Cinq centres universitaires et plus de 50 centres de formation rgionaux F Trs faible prsence du secteur priv: 88% public, 12% priv F 1,3 lit /1000 habitants (0.20 1.7), 167000 cas ambulatoires mais seulement 8700 cas en hpital de jour F Prvalence annuelle des hospitalisations : 0,65% F Prvalence annuelle dadmissions en hpital de jour : 0,03% F Prvalence annuelle de suivis ambulatoires : 0,23% 2 </li> <li> Page 3 </li> <li> Caractristiques (1) F Dure mdiane de sjour en hospitalier suprieure celle des pays limitrophes (18 jours) mais de trs importantes disparits rgionales (de 9,4 Genve plus de 30 dans des cantons de la Suisse centrale) F Au cours de la dernire dcennie, trs fort dveloppement des structures ambulatoires publiques sans lien avec la diminution des lits F 25% daugmentation de cots ambulatoires les dernires 7 annes 3 </li> <li> Page 4 </li> <li> Caractristiques (2) F 6,5% des femmes et 3% des hommes suisses sont suivis rgulirement par la psychiatrie prive ou publique F En moyenne, le cot hospitalier reprsente 3,4% du budget total de sant F Ce pourcentage est de 1,4% pour lambulatoire F Mais ces pourcentages dpassent 10% dans les centres universitaires (Genve, Lausanne, Berne, Ble, Zurich) F Les pourcentages sont trompeurs 4 </li> <li> Page 5 </li> <li> Quelques particularits (1) F Lhospitalisation est un quasi-monopole publique dans la partie romande F Les lits privs reprsentent moins de 20% du nombre total en Suisse almanique mais presque 50% pour le canton du Tessin F La politique asscurologique est une adaptation du systme amricain: F assurances prives mais non dpendantes de lemploi, F assurance de base obligatoire avec catalogue de prestations trs large dfini par lautorit politique F complmentaires pour les soins privs F faible dveloppement des rseaux de soins F Lanalogie 45%-55% (Etat-assurances) pour la psychiatrie F Trs bonne couverture de la psychothrapie par lassurance de base F Double titre de spcialiste 5 </li> <li> Page 6 </li> <li> Quelques particularits (2) F Un investissement fort dans la formation postgrade (6 ans, double titre de spcialit, 3 6,6% du budget total des hpitaux universitaires) F 10% du budget hospitalier pour la recherche et linnovation en milieu universitaire F Peu de recherches valuatives mais dveloppement trs rapide des quality officers au cours des 5 dernires annes et de la dimension mdico-conomique F Un attachement traditionnel au secteur avec interventions dans le milieu en Suisse romande, une tendance la spcialisation avec centres experts en Suisse almanique F Le passage du secteur la rgion est limit par la langue, les structures cantonales et des visions fondamentalement diffrentes de certains enjeux (proximit, performance conomique, scurit) 6 </li> <li> Page 7 </li> <li> Lexemple de Genve: inflation et qualit F 450 psychiatres pour 450000 habitants F 150 lits de secteur, 150000 consultations du secteur public/an F 4500 admissions par an avec un taux de radmission 3 mois de 5% F 125 millions de francs de budget annuel avec 1000 professionnels F Un fort attachement la logique du secteur (4 en fonction des rgions socio-sanitaires avec toute la palette de soins y compris des lits de trs courts sjours dans la communaut) F La prsence de 27 lits lhpital gnral centrs sur la crise et les premires demandes de soins 7 </li> <li> Page 8 </li> <li> Les points forts F Un systme richement dot au niveau de la crise F Des structures davant garde pour certaines populations vulnrables en dehors de la sectorisation (gs, addicts, troubles envahissants du dveloppement) F Secteurs avec mobilit accrue (quipes mobiles) pour les usagers vulnrables avec tradition dintervention infirmire F Un investissement politiquement accept sur la formation et la recherche F La prsence des trois lignes (premier recours, rfrence, sous-spcialits) sans friction majeure F Une forte implantation lhpital gnral (plus de 80 units) 8 </li> <li> Page 9 </li> <li> Les points faibles F Raret des hpitaux de jour, des foyers et des structures intermdiaires orientation socio-sanitaire F Forte rfrence lhpital (sous linfluence allemande) F La multitude des modles et lexposition politique F La tendance la stigmatisation avec une faible tolrance socitale malgr une volont daide affiche 9 </li> <li> Page 10 </li> <li> Les tendances F Tous les gouvernements cantonaux diminuent leur part de subventionnement en exigeant une meilleure efficience face aux assureurs F Le remboursement hospitalier passera du modle forfaitaire celui par pathologie et dure F Un quilibre subtile entre le besoin des soins communautaires et les reprsentations ngatives de la maladie mentale F Une plus grande rgulation de la formation postgrade sur un plan fdral 10 </li> <li> Page 11 </li> <li> Mais en mme temps F Plus de 35% de psychiatres trangers dans les hpitaux publics (CE en grande majorit) F Distribution totalement ingale du nombre de praticiens privs entre les rgions urbaines (une des densits les plus fortes au monde) et rurales F Support social acquis au niveau du remboursement de la psychothrapie F Volont de sauvegarder un systme perfectionniste 11 </li> <li> Page 12 </li> <li> Conclusions F Il n y a pas un mais des exemples suisses avec une diversit frappante des expriences culturelles, du rfrentiel historique et des orientations conceptuelles F La formation et la recherche reprsentent le socle le plus solide et homogne F La pratique de soins oscille entre un modle dambulatorisation sectorielle mobile avec un grand investissement politique en Suisse romande et une approche de cit hospitalire garantissant lexcellence universitaire en Suisse Allemanique F La planification sanitaire est resolument oriente vers la crise F La dimension asscurologique conditionne les pratiques favorisant la psychothrapie 12 </li> </ul>