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La jeune mariée livrée à son voisin de palier Posillipo En rentrant du bureau, ce soir-là, j’ai trouvé ma chérie passablement excitée. — Figure-toi que notre voisin de palier est technicien en informatique. Il s’est proposé de réparer notre ordinateur. Elle s’est collée contre moi, comme elle le fait souvent quand elle a besoin de petits câlins. Dans ces moments-là, elle est attendrissante à souhait et ses sourires me transportent de bonheur.

La jeune mariée livrée à son voisin de palier

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Posillipo
En rentrant du bureau, ce soir-là, j’ai trouvé ma
chérie passablement excitée.
technicien en informatique. Il s’est proposé de
réparer notre ordinateur.
Elle s’est collée contre moi, comme elle le fait
souvent quand elle a besoin de petits câlins. Dans
ces moments-là, elle est attendrissante à souhait
et ses sourires me transportent de bonheur.
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cheveux blonds et en déposant de petits baisers
sur ses joues délicates.
Elle s’est mise à rire contre ma poitrine. Je sentais
son parfum exquis, la chaleur tiède de sa peau, le
léger tremblement de son corps.
— Pourquoi ris-tu ?
d’une façon un peu timide :
— Il m’a fait des propositions.
Elle s’est serrée davantage, en m’enlaçant la
taille. Son corps semblait se dissoudre dans le
mien.
— Oh ! Pas tout à fait des propositions… Disons
qu’il m’a fait comprendre que je lui plaisais bien.
— Mais c’est un vieux ! me suis-je exclamé.
Laurella et moi étions un jeune couple. Nous
avions aménagé depuis quelques semaines à
peine. J’avais croisé à quelques reprises ce voisin.
C’était un homme petit, à l’air assez timide, un
peu rondouillard, avec quelques rares cheveux
blancs sur la tête. Il devait avoir au moins
cinquante ans, c’est-à-dire deux fois plus que ma
mie.
Il n’était vraiment pas le genre à faire rêver ma
petite Laurella, si jolie, si fleur bleue. Non, son
prince charmant, elle l’avait déjà trouvé. C’était
moi. Étant donné que j’écris cette histoire, je
pourrais raconter n’importe quoi, dire que je suis
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toutes les demoiselles. Eh bien non, je vais dire la
vérité. Je suis un homme qui entre tout à fait dans
la norme, ni très grand, ni play-boy. Mon atout, il
paraît que c’est dans mon regard qu’il faut le
chercher. Des yeux noirs, plutôt sombres, qui font
leur petit effet auprès des dames. D’ailleurs ils ont
séduit Laurella. Ils pourraient séduire des tas de
femmes, m’a-t-elle dit souvent. Eh oui ! Laurella,
si réservée, si bien élevée par des parents
catholiques pratiquants, a un fantasme. Elle
aimerait me voir faire l’amour avec une autre
femme. De mon côté, je ne suis pas en reste,
j’aimerais qu’elle se fasse prendre par un homme.
Ces fantasmes s’invitent dans notre lit dans les
moments les plus chauds. Nous les accueillons
toujours volontiers. Souvent nous imaginons
qu’un homme, ou même plusieurs, partagent nos
plaisirs. Je raconte à Laurella qu’ils la prennent de
tous les côtés, et la simple évocation de toutes ces
queues qui nous frôlent la fait jouir. Cette nuit-là,
elle a voulu que nous pensions à notre voisin. Mais
il n’est pas beau, ai-je soufflé. — Je sais, mais ça
ne fait rien. Je suis tellement cochonne que
j’adorerais qu’un vieux comme lui… tu comprends,
n’est-ce pas ? Ces simples mots m’ont excité, et je
l’ai labourée comme un sauvage, et elle a joui dans
des cris superbes. C’était merveilleux.
Pendant plusieurs nuits, nos étreintes furent
pimentées par la présence imaginaire du voisin.
Je n’ai pas tardé à me rendre compte qu’il n’était
pas un fantasme comme les autres. Car jusqu’ici
nous avions imaginé des hommes qui n’existaient
pas dans la réalité, nous nous étions mêlés à des
corps virtuels. Cette fois, il s’agissait d’un être en
chair et en os qui habitait à quelques mètres de
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ce récit. Puisque je viens d’évoquer nos fantasmes
communs, je dois préciser que celui que nous
aimions le plus avant que cette histoire de
voisinage ne surgisse, concernait un récit que
nous avions lu dans Rêve de femme : l’histoire de
Lucile et ses bourreaux, par Aliamet. On
s’échauffait comme des fous ma femme et moi en
imaginant les belles amazones qui avançaient
avec fierté sur les lieux de leur supplice. Nous
vivions réellement ces scènes terribles, si
excitantes et si bien décrites, et nous jouissions
ensemble au moment où les archers décochaient
leurs flèches dans les ventres et les poitrines de
ces demoiselles nues.
— Qu’y a-t-il ? ai-je demandé.
Elle riait :
Devant mon air un peu ahuri, elle a ajouté :
— Le voisin, pardi ! Si tu l’avais vu, il était dans
tous ses états, surtout que j’avais mis une jupe
au ras des fesses. Il n’arrêtait pas de lorgner mes
cuisses en suant à pleines gouttes.
J’ai souri :
— Et ça te fait plaisir, petite coquine, d’exciter un
pauvre vieux. C’est pas très gentil.
— Si, si. J’ai été très gentille. J’avais même un peu
de peine pour lui, alors je l’ai laissé me frôler à
plusieurs reprises.
— Oh ! Rien de bien méchant. Nous étions assis
côte à côte devant l’ordinateur, et il en a profité
pour serrer sa cuisse contre la mienne. Je l’ai
laissé faire. Je ne me suis pas retirée.
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Laurella a ri encore.
— Je crois que c’est ce qu’il a pensé. À un
moment, il s’est permis de poser sa main sur ma
cuisse.
Comme je la regardais sans rien dire, elle
précisa :
– Mais pas tout de suite. J’ai fait comme si je ne
m’apercevais de rien. C’est seulement au bout de
quelques secondes que je l’ai grondé.
Toujours en riant, elle ajouta :
— Je suis coquine, non ?
— Tu mérites la fessée… D’autant que tu me
sembles très excitée. Qu’as-tu ressenti quand il a
mis sa main ?
Un peu de rouge a coloré ses belles joues pâles.
— Tu veux la vérité ?
— J’ai envie de faire l’amour avec toi. Maintenant.
Je l’ai dévisagée avec un peu de surprise :
— Tu es sûre que vous n’êtes pas allés plus loin ?
— Non, je t’assure. Mais j’avoue que sentir sa
main sur moi m’a procuré des picotements dans
le ventre.
livraient à de chauds ébats. Oh, je suis excitée !
Je suis excitée !, n’arrêtait pas de répéter Laurella.
Je l’avais rarement vue aussi chaude, en vérité.
C’était magnifique. Après, nous sommes restés
étendus, rompus par nos jouissances, et j’ai dit,
en essayant d’être le plus tendre possible :
— Sincèrement, tu aimerais qu’il te baise ?
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Elle n’a pas répondu tout de suite. Ce n’est qu’au
bout de deux minutes au moins qu’elle a murmuré
d’une voix à peine audible :
— Pourquoi pas, Pierre, j’aimerais… Et toi ?
Elle a posé une main délicate sur mon ventre. Il
n’était pas nécessaire que je réponde. Ma verge
avait repris en un éclair une vitalité incroyable.
Elle m’a embrassé la bouche, puis :
— Je te choque, mon chéri ? Nous avons toujours
dit qu’un jour ou l’autre il faudrait vivre nos
fantasmes, n’est-ce pas ? Cette fois…
Je ne l’ai pas laissée terminer. Je me suis entendu
dire :
J’avais peur. Il me semblait qu’un fossé existait
entre les fantasmes et leur réalisation. Oui,
j’adorais jouer au cocu dans nos divagations
érotiques. Mais dans la réalité, ce rôle me plairait-
il ? Je passais des lendemains difficiles, tiraillé par
mes pulsions d’un côté et par mes réserves de
l’autre. Je savais bien qu’un jour ou l’autre
Laurella et moi mènerions une vie dissolue. J’en
avais très envie même. Mais n’était-il pas trop
tôt ? Trois mois de mariage seulement. À ce
rythme qu’adviendrait-il de nous dans dix ans ?
Notre couple serait-il toujours uni ? Pourrions-
nous encore nous aimer ? Quand j’approfondissais
ma réflexion, je me rendais compte que mes
hésitations n’avaient qu’une seule source : la peur
de perdre Laurella. N’allait-elle pas trouver mieux
que moi ? N’allait-elle pas s’amouracher du
premier venu ?
risque. Après tout, la quasi-totalité des gens qui
divorcent n’a jamais fait une partouze de leur vie.
Peut-être d’ailleurs est — ce pour cela qu’ils ont
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tant envie de quitter femmes, époux, enfants,
pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Pas
pour des partouzes, bien sûr. Non, tout
simplement pour connaître d’autres corps,
d’autres jouissances. Ils explosent, à la longue. Ils
ne sont pas équipés d’une soupape de sécurité,
c’est-à-dire de la possibilité d’une infidélité libre,
consentie et partagée.
particulièrement de ces considérations. Je crois
que ce qui m’a poussé à jeter Laurella dans les
bras du voisin, c’est la conviction que j’allais
satisfaire un de ses plus grands désirs. Je l’aimais
tellement Laurella que je lui aurais apporté un
amant sur un plateau d’argent si elle me l’avait
demandé. La savoir heureuse, même dans la
couche d’un autre, me comblait de joie. Je voulais
me sacrifier pour elle, comme les chevaliers
d’autrefois qui mouraient parfois en joutes pour
leur belle. Je voulais m’effacer, ne plus exister.
Seul son plaisir comptait.
elle un dimanche après-midi, alors qu’il pleuvait à
verse dehors et que nous n’avions aucune envie de
nous promener en ville.
qui me signifiait de répondre oui.
— Alors, viens ! me dit-elle. Laisse-toi faire ! Elle
me conduisit sur la terrasse baignée par la pluie.
— Avance ! dit-elle.
– Bien sûr. Où serait le plaisir, sinon ?
J’ai obéi. L’eau coulait dru. Ma chemise et mon
pantalon furent trempés en quelques secondes.
— Enlève tout ça ! fit-elle. Mets-toi à poil !
Je l’ai regardée, médusée. Son regard trahissait
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retrouvé nu devant elle. Elle a attaché mes
poignets à l’aide de cordages reliés à des anneaux
fixés au mur. J’avais les bras en l’air, comme un
supplicié, mon corps offert à son regard et à la
pluie qui le fouettait. Je ressentais une
merveilleuse excitation. Elle a passé ses mains sur
ma poitrine, mon ventre et sur mon sexe raide
comme une barre de fer. Puis, elle m’a embrassé
avec fougue, avant de se reculer et de saisir d’une
verge de roseau. En m’a vu frémir.
— Ne crains rien ! Je ne te ferai pas mal… du moins
pas trop. Mais je ne vais pas te frapper
maintenant. Je vais attendre qu’on te voie.
Je savais qui était ce « on ». De l’immeuble d’en
face, on pouvait nous apercevoir d’un seul
appartement. Il était occupé par un jeune couple,
et nous ne nous gênions jamais pour paraître nus
sous leurs yeux. Mais cette fois, c’était différent.
Ils ne nous avaient jamais vus en train de nous
livrer à des jeux érotiques.
— Quand ils apparaîtront, tu recevras quelques
coups. Je suis sûr que ça leur plaira, et qu’ensuite,
en faisant l’amour, ils penseront à toi, à tes cris,
au bruit de la verge sur ta peau, à ton beau corps
exposé sous la pluie et livré au sadisme de ton
épouse.
J’ai adoré. La femme nous a vus en premier. Elle a
appelé son mari, et ils sont restés sans rien dire
pendant toute la durée de mon si agréable
supplice. Plus tard, une fois rentrés dans
l’appartement, ma femme et moi, nous nous
sommes branlés, l’un en face de l’autre, tout en
nous racontant des histoires bien fortes, bien
troublantes. Des images nous hantaient. Les
amazones que l’on attachait aux poteaux, sous les
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Lucile se réjouissant de ce merveilleux spectacle.
Elles étaient belles ces amazones au moment où
les archers pointaient leurs flèches, dignes,
magnifiques, et elles s’offraient à tour à tour aux
flèches mortelles sans une plainte.
Le voisin de palier revint au bout de quelques
jours voir Laurella. Bien sûr, il avait attendu que
je sois parti pour venir frapper à la porte. Il avait
attendu aussi que sa femme.
— Une sorte de matrone qui vous disait bonjour
du bout des lèvres quand vous la rencontriez dans
l’escalier — soit partie elle aussi. Laurella m’a
raconté qu’elle a laissé Antoine seul devant
l’ordinateur pendant un long moment, histoire de
le faire languir, avant de lui demander s’il voulait
boire quelque chose.
— Volontiers, a-t-il dit.
Elle lui a servi un whisky et elle est venue s’asseoir
près de lui. Elle portait un jean cette fois. Ce qui
n’a pas gêné notre homme de glisser une main
sur ses cuisses.
— Oh ! Chère voisine, je ne fais pas grand mal.
Laissez-moi s’il vous plaît vous caresser
gentiment. J’ai tellement besoin d’affection,
savez-vous.
— Nous nous parlons à peine. Alors, pour ce qui
est de l’affection… Vous m’avez compris.
Laurella m’a dit que le pauvre vieux lui a fait de la
peine. Elle est comme ça, Laurella, très sensible,
la larme à l’œil pour un rien. Lui, il a dû en
remettre deux ou trois couches pour se faire
plaindre. Toujours est-il qu’elle a accepté qu’il
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— N’aie crainte ! J’ai simplement ouvert un peu
mes cuisses. Si tu l’avais vu ! Il était cramoisi, le
malheureux, il respirait avec effort.
— Sa main est remontée jusqu’où ?
Laurella a enlacé mon cou et déposé un baiser
sur ma bouche.
— Ben, là où tu penses, pardi ! Mais c’est pas
grave, il y avait le pantalon pour me protéger.
Elle s’est détachée pour observer mon expression.
Je ne devais pas avoir l’air très ravi, car elle a
demandé d’une voix timide :
— Tu es fâché ?
Non, après tout, je n’étais pas fâché. Ou du moins
je me disais que je ne devais pas l’être. Le voisin
ne pouvait constituer une menace. Trop laid, trop
vieux. Ce n’est pas pour lui que Laurella ferait ses
valises. Et puis cette histoire commençait
vraiment à me plaire. J’adorais voir Laurella si
excitée. Sa libido faisait de la cavalcade, et en fin
de compte c’est moi qui en profitais. D’ailleurs, ce
soir-là, au lit, nous avons encore parlé du voisin
(au fait il s’appelle Antoine). Parlé n’est pas
l’expression qui convient. Disons qu’il nous a
hantés. Il était là parmi nous, invisible,
impalpable, mais il était là quand même. Nous
étions trois. J’enfonçais Laurella par devant, et lui
arrivait par-derrière, pour une impeccable prise
en sandwich. Bref, nous avons imaginé plein de
choses, et après l’amour, ma petite épouse
adorée m’a chuchoté à l’oreille :
— Tu vois que ça te plaît quand il me baise.
OK. Elle avait gagné. Va avec lui, si tu veux, ai-je
répondu.
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ses beaux yeux bleus qui étaient à moi jusqu’ici
et qui bientôt plongeraient dans le regard
d’Antoine quand elle lui dirait : « C’est bon !
Encore ! Prends-moi ! » ou d’autres mots
semblables.
— C’est vrai ? C’est bien vrai ? s’est-elle exclamée
avec une joie enfantine, comme si je lui avais
promis un diamant ou un séjour aux Seychelles.
Ça m’excitait de sentir son désir, son avidité de
sexe.
— Je suis fier de toi, de ta décision, m’a-t-elle dit.
Moi aussi j’étais fier d’elle. Laurella était vraiment
la femme de mes rêves. Gentille, adorable et
terriblement salope. Une perverse. C’est ça que
j’aimais. Je bandais en pensant qu’elle rêvait de
la bite du voisin, qu’elle rêvait de ses couilles et
de son cul. Souvent, quand nous étions chauds,
elle me criait : je suis une petite salope, ta
vicieuse, ta pute.
— Tu verras, m’a-t-elle susurré. Tu verras que je
suis une bonne, une vraie.
Je l’ai serrée contre moi et nous n’avons pas tardé
à dormir. Le lendemain, le voisin est revenu.
Laurella avait mis un short minuscule pour
l’accueillir, un short qui laissait voir ses longues et
fines jambes et qui serrait bien son ravissant
derrière. Elle avait enfilé aussi un tee-shirt très
moulant, sans soutien-gorge. Je dois dire que
quand je la vois comme ça, elle me fait sacrément
de l’effet. Elle a un petit corps splendide et on a
envie d’y mettre ses mains partout. Elle m’a dit
qu’Antoine a failli s’étrangler quand elle lui a
ouvert la porte. Il n’a pas tardé à se précipiter sur
elle, mais elle l’a retenu, pas assez cependant
pour l’empêcher de glisser les mains sur sa
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poitrine. Si tu avais vu, m’a raconté Laurella, il
était tout tremblant. Moi, ça me faisait mouiller.
J’ai résisté bien sûr. Mais il était tellement
entreprenant, tellement nerveux. Et puis c’était
bon de sentir ses mains sur moi. J’avais envie au
fond qu’il me fouille partout. C’était dur de
résister. À un moment, il a collé sa bouche contre
la mienne. J’ai fini par lui céder et on s’est roulé
une pelle pas possible.
Bon sang, comme ce récit m’a chaviré ! J’étais
assis sur le divan quand elle m’a raconté cela. J’ai
posé une main sur mon sexe à travers le pantalon.
Il était devenu tout rigide, et je l’ai caressé un
peu. Laurella est venue s’asseoir contre moi. Elle
m’a embrassé, en chuchotant : tu vois que ça te
fait de l’effet ! Tu vois que tu aimes ça !
J’ai voulu savoir jusqu’où ils étaient allés. Laurella
m’a raconté qu’elle avait consenti quelques
baisers seulement, des baisers bien chauds quand
même, et qu’elle s’était laissé peloter pendant un
petit quart d’heure, le temps pour lui de glisser
une main sous le caleçon dans l’entrejambe et
d’introduire un doigt dans son sexe humide.
— Mais tu es une vraie salope ? ai-je murmuré. Tu
l’as laissé faire ?
Elle riait :
— Oh ! Ce n’était pas si méchant. Et puis, ça me
faisait tellement de bien.
— Et toi ? Qu’as-tu fait ?
— J’ai posé une main sur sa queue. À travers le
pantalon, bien sûr. Il a voulu que je déboutonne
sa braguette, mais j’ai refusé. Alors, il a
commencé à enlever son pantalon. Mais je me
suis levée, en faisant semblant d’être fâchée et je
l’ai mis à la porte.
Je n’étais donc pas encore cocu. Mais j’avais
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Au prochain rendez — vous, Antoine obtiendrait
davantage, et ainsi de suite, jusqu’au moment
final, jusqu’à l’apothéose. En tout cas, ça me
plaisait bien tout ça, même si ça me faisait un peu
peur. Et le lendemain, au bureau, je n’ai pas
arrêté de penser à ce que Laurella aurait à me
raconter à mon retour. J’étais certain qu’ils
allaient franchir de nouvelles étapes. Je me
sentais vraiment heureux de la sorte. J’avais
l’impression de vivre mieux, d’une façon plus
large, plus forte, comme si mes poumons
respiraient un air nouveau et tonifiant. En fait,
j’étais en plein tourbillon. J’assistais avec un
certain délice à l’effondrement de mes repères,
comme si j’avançais en pleine ivresse au bord d’un
ravin, les yeux bandés. J’avais conscience de vivre
dangereusement, et cela me procurait d’agréables
décharges d’adrénaline. Je quittais avec délice les
rives tranquilles d’une existence médiocre pour
m’aventurer dans des espaces plus vastes, mais
pleins d’embûches peut-être, bâtis à la mesure de
mes attentes. Je savais que j’allais être cocu. Et
ce terme de cocu, que je méprisais tant autrefois,
devenait comme une sorte de trophée. Je le
savourais avec bonheur. J’en prononçais les deux
syllabes avec délectation. Le mot qui me faisait si
peur, je l’aimais désormais. J’imaginais bien que
ma salope de femme — excusez-moi cette
expression, mais le mot salope, je l’emploie ici
comme un compliment — j’imaginais bien, donc,
que la salope ne s’arrêterait pas à Antoine, et
qu’elle me cocufierait encore et encore, toujours
avec mon assentiment. Depuis peu, je m’étais mis
en tête que ce serait bien qu’elle se fasse tout
l’immeuble. Oh ! Ce n’était qu’un tout petit
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construites juste avant la guerre de 14, avec
quatre étages et deux appartements à chaque
palier (pour la petite histoire, nous habitions au
quatrième). Oui toute la maison forniquant avec
ma tendre et si charmante épouse. Quelle
aventure ! Quel bonheur ce serait !
Pendant la semaine qui a suivi, Antoine est revenu
cinq fois. Il a livré cinq batailles et il est reparti
chaque fois avec une toute petite victoire
supplémentaire. Laurella lui abandonnait son
corps au compte-gouttes. Un jour, il lui a
demandé d’enlever son tee-shirt. Elle a refusé. Elle
l’a laissé simplement caresser ses seins à travers
le tissu, puis, juste au moment où il allait partir,
elle l’a ôté. Il s’est jeté sur elle. Il a pétri ses seins
comme un fou. Elle l’a laissé faire pendant une ou
deux minutes, puis elle l’a repoussé sur le palier.
Ce soir-là, j’ai dit à Laurella :
— Le moment approche. Tu ne peux plus le faire
tourner en bourrique comme ça. Il doit se branler
tout seul chez lui.
— Oui, c’est ce qu’il m’a dit. Il m’a confié qu’il
n’arrêtait pas de se masturber dans la salle de
bains en pensant à moi. Il devait faire attention
pour que sa femme ne s’en aperçoive pas.
— C’est normal, le pauvre.
— Le pauvre ? Il a bien de la chance de pouvoir me
peloter !
sérieuse, presque grave :
— À présent j’aimerais bien qu’on passe à la
vitesse supérieure.
Je l’ai serrée contre moi et nous avons échangé
un long baiser passionné, un de ces baisers bien
profonds et pleins de désirs enfouis, comme en
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ont les couples en proie à par leurs pulsions les
plus folles. J’ai murmuré :
— Oui, j’ai envie désormais. Je n’arrête pas de
penser à vous deux. Je bande comme un malade
chaque fois que je vous imagine en train de faire
l’amour et de souiller notre lit conjugal.
Elle m’a enlacé, en répétant :
— Oh ! Merci chéri, j’en ai tant envie, si tu savais.
Tant envie. Elle a hésité avant d’ajouter en me
regardant d’une façon presque maternelle : cela
ne te choque pas au moins ce que je te dis, que
j’ai envie d’un autre ? Tu ne seras pas
malheureux, n’est-ce pas ? Tu sais, ce n’est pas de
ma faute si je suis comme ça. Quand que je vois
un homme qui me plaît, certains jours, je ressens
des fourmillements dans le ventre. Si je pouvais,
je me ferais baiser par la terre entière !
— Non, j’adore que tu sois une salope, j’adore que
tu veuilles me tromper.
— Mais je ne te trompe pas. Je le fais avec ton
accord…
— Je sais, je sais bien. Mais je porterai les cornes
quand même.
— Oh oui, mon chéri, je veux que tu portes de
belles cornes, toujours.
jour. Je ne voulais pas qu’ils couchent déjà. Non,
mais je voulais que la frontière soit
irrémédiablement franchie et qu’Antoine sache
que désormais Laurella allait vraiment baiser avec
lui, et même que la chose allait se produire
bientôt.
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devant l’ordinateur. Tu lui diras que tu attendais
mieux de lui et que ton mari n’est pas content
parce que l’appareil a encore des problèmes et
qu’il a menacé de faire venir un vrai réparateur.
C’est ainsi que Laurella a agi. Et tandis que le
pauvre Antoine se mettait au travail, elle s’est
absentée dans la salle de bains. Quand elle est
revenue, cinq à dix minutes plus tard, le pauvre
voisin a failli s’écrouler sous l’effet de la surprise.
Jamais il n’aurait pu penser que la scène qu’il avait
sous les yeux aurait pu se produire. Là, à trois
mètres de lui, dans l’entrebâillement de la porte,
venait de surgir une apparition, un spectacle à
peine croyable, un spectacle qui éblouissait ses
yeux et le frappait en pleine poitrine comme un
coup de poing : Laurella le regardait, debout,
immobile et nue, oui complètement nue, sans le
moindre voile pour couvrir sa peau. Les épaules
nues, la poitrine nue, le ventre nu, les jambes
nues. Elle se tenait les mains derrière le dos, les
cuisses légèrement écartées, exhibant sans
pudeur le triangle doré de son sexe.
— Il n’a pas bougé, m’a raconté Laurella. On
aurait cru qu’il avait été saisi par la foudre,
paralysé en somme, la bouche ouverte, les yeux
exorbités. Alors, coquine comme je suis, je me
suis approchée, histoire qu’il en prenne plein la
vue, pour qu’il me voie en gros plan, qu’il me mate
bien. Je voulais que ses yeux me boivent, me
dévorent, qu’ils ne perdent pas une parcelle de
ma peau. C’était bon, tu ne peux pas savoir, de
sentir son regard lubrique sur moi. Je mouillais, je
mouillais… Une vraie fontaine. Vas-y, je lui ai dit,
profite ! Mate ! Régale-toi ! Je veux que tu me
scrutes complètement. Mais attention. Cette fois,
défense de toucher. Ne fais pas l’imbécile ! Si tu
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fais un geste vers moi, c’est fini, je te chasse pour
toujours. Le pauvre, il était bien incapable de faire
quoi que ce soit. Il suait à grosses gouttes, il
haletait, et même il bavait un peu. C’est à ce
moment-là que la sonnerie du téléphone a retenti.
Je me suis tournée pour aller prendre le combiné
sur le guéridon. J’ai marché lentement pour qu’il
ait le temps de bien me voir de dos. C’était toi à
l’autre bout du fil. Tu m’annonçais que tu rentrais
plus tôt que prévu que tu allais arriver d’ici cinq
minutes.
de sortir de la salle de bains, Laurella m’avait
envoyé un SMS. Je savais que dans cinq minutes
à peu près, le temps qu’elle se fasse admirer par
Antoine, je devrais l’appeler. Antoine est donc
rentré chez lui dans l’état qu’on devine. Mais
auparavant, il a demandé à Laurella de lui jurer
qu’elle recommencerait.
la prochaine fois.
le regretteras pas.
savions que le moment fatal était imminent.
— Arrêtons de le faire marcher, ai-je dit. Donne-
lui ce qu’il veut !
Laurella s’est jetée sur moi avec passion.
— Oui, oui, s’est-elle écriée. Cette fois, je dois y
passer. Il faut qu’il me baise. J’en ai terriblement
envie, tu sais.
Je l’ai serrée très fort pour lui murmurer entre
deux
baisers sur son cou :
— Tu veux sa queue, n’est-ce pas. Tu veux qu’il
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te la mette…
— Oui, oui, oui. C’est ça. Oh, Pierre, je mouille fort
rien que d’y penser. Quand veux-tu que je le
fasse ? Quand veux-tu que ta petite femme chérie
te fasse enfin cocu ?
d’abord.
— Mais quoi ?
— Tu verras.
J’ai pris un petit air mystérieux, et elle n’a pas
cherché à en savoir davantage. Ce travail, j’y
songeais depuis quelques jours déjà. Il allait me
permettre de profiter à merveille de la situation.
Car si j’appréciais l’idée que ma femme puisse
jouir dans les bras d’un autre homme et qu’elle
me raconte ensuite son aventure, je préférais de
loin assister moi-même aux ébats. Oui, je suis
voyeur, je le confesse sans honte. J’ai toujours
rêvé de voir un couple faire l’amour, d’admirer
deux êtres collés l’un à l’autre et sombrant, au
milieu de leurs gémissements, dans un océan de
plaisirs. Mais comment voir ma femme et Antoine
ensemble ? Comment savourer leur spectacle ?
Élémentaire, mon cher Watson. Il faut savoir que
notre chambre communique avec une penderie
très vaste, presque aussi grande qu’une vraie
pièce. Et que le haut de la porte de cette penderie
est percé d’un rectangle muni d’une vitre
translucide.
Le lendemain, je suis donc allé chez un miroitier,
j’ai fait tailler une glace sans tain à la dimension de
la vitre. Ensuite, j’ai enlevé la vitre et je l’ai
remplacée par la glace.
plaçant derrière la porte, que j’aurais soin de
fermer à clef, je dispose d’une vision parfaite de
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
19
la chambre, et je demeure invisible.
Elle a vérifié. Il était impossible de me voir, il était
impossible de savoir qu’il s’agissait d’une glace
sans tain.
— Tu ne peux pas savoir comme ton idée me plaît,
m’a-t-elle confié. Comme ce sera bon de savoir
que tu me regardes, comme ce sera délicieux
d’offrir mon corps à ta vue, mon corps pris par un
autre, souillé par un autre, mon corps qui se
tordra de plaisir.
plus belles de notre union. Nous nous sommes
aimés comme jamais. Le simple fait de savoir que
dans quelques heures mon voisin serrerait contre
lui cette femme que j’aimais tant me remplissait
d’une excitation étrange, inconnue jusqu’ici et
terriblement bonne. Quand je glissais mes mains
sur ses seins, son ventre ou sa croupe, j’imaginais
Antoine qui allait faire les mêmes gestes, je
pensais à la joie qu’il en retirerait. Quel plaisir il
aurait de sentir cette chair si tendre et si ferme à la
fois au bout de ses doigts, quel plaisir de la pétrir
jusque dans les endroits les plus intimes ! C’était
tellement bon de posséder Laurella que j’aurais
voulu que le monde entier ressente ce que
j’éprouvais avec elle, un peu comme un riche
collectionneur qui tire sa satisfaction dans
l’exhibition de ses œuvres d’art. J’étais sûr
qu’Antoine m’envierait d’avoir une femme comme
ça, aussi belle, aussi voluptueuse ; et c’est lui qui
serait jaloux, pas moi.
devait être bon pour elle d’avoir un corps nouveau
contre soi, de pouvoir toucher une autre peau, de
sentir une autre bite, une autre paire de couilles !
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
20
et aux coups de boutoir de ce nouvel amant !
J’aurais donné une fortune pour qu’il existât un
appareil branché sur Laurella et moi pour me
transmettre toutes les émotions qu’elle
éprouverait, qui me donnerait l’illusion que ces
émotions étaient aussi les miennes.
Nous nous sommes endormis très tard dans la
nuit, repus, les sens engourdis. Au matin, j’étais
dans un état d’euphorie. Je n’étais plus moi-
même. C’est comme si un autre avait pris ma
place, un autre Pierre surexcité comme jamais,
ivre du bonheur de livrer bientôt sa femme à
toutes les débauches. Je me disais : Plus que
quelques heures à attendre, et je jetterai ma
chérie dans les bras du voisin, je la verrai jouir, je
la contemplerai tout mon saoul. Quel
extraordinaire moment ce sera !
baisers sur ses joues et sa poitrine.
— C’est le grand jour, lui chuchotai-je, le jour le
plus intense, le plus dangereux aussi, que notre
couple a vécu.
rose. Elle a dit :
ne changera rien à mes sentiments pour toi. Je
t’aimerai toujours. Quelle merveilleuse complicité
nous avons !
perverse.
Et j’ai recommencé à bander. Je l’ai embrassée
partout et je l’ai de nouveau chevauchée en lui
disant : dans quelques instants, c’est Antoine qui
fera ça, c’est lui qui sera à ma place, tu auras sa
queue dans le con, tu te rends compte ? Tu
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
21
réalises ? Elle n’arrêtait pas de jouir. Je me suis
arrêté parce que je voulais qu’il lui reste assez
d’énergie pour le voisin. Je l’ai aidée à se lever afin
de la conduire dans la salle de bains.
— Non, a-t-elle protesté, il faut que j’aille aux
toilettes d’abord.
Je l’ai donc emmenée aux toilettes, comme si elle
avait été une enfant et je l’ai assise sur la cuvette.
Laurella n’a pas de fausse pudeur. Elle fait
souvent ses besoins en laissant la porte ouverte.
Elle n’est pas gênée par les bruits qu’elle peut
faire. Moi, c’est pareil. Je trouve ça très bien de ne
pas être coincé sur ce plan. Il faut savoir ne rien se
cacher quand on vit ensemble, il faut savoir aussi
accepter son corps, l’accepter totalement, avec
tous ses aléas ; et faire caca, contrairement à ce
qu’on nous a enseigné dans notre petite enfance,
n’est pas un acte sale, du moins c’est mon
opinion, c’est un acte naturel, voilà tout. Pendant
qu’elle a fait ses besoins, je suis resté là, près
d’elle, et elle m’a dit :
— Approche-toi ! Donne-moi ta queue !
Elle l’a prise dans sa bouche, et j’ai songé qu’elle
allait
longtemps. Du coup, j’ai bandé encore plus, mais
je me suis retiré bientôt pour ne pas jouir, car je
savais que la matinée serait longue et chaude et
que je devais me réserver.
— Tu vas prendre un bain relaxant, ai-je dit. Je le
ferai couler, je déposerai des sels odorants dans
l’eau tiède, je te laverai, je te sécherai. Je veux te
préparer amoureusement. Je veux prendre le plus
grand soin de ton corps avant de l’offrir à cet
homme. J’hydraterai ta peau avec tes meilleures
crèmes et je te parfumerai comme une déesse.
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
22
Jamais je n’ai pris autant de plaisir à laver
Laurella. Ce bain était plus qu’un bain, c’était un
acte érotique. Tout d’ailleurs devenait érotique
entre nous depuis quelques jours, tant nous
étions imprégnés par la douce perspective du coït
adultère. Qui a pu penser que ce que nous nous
préparions à commettre pouvait anéantir un
mariage, assassiner un amour ? C’était tout le
contraire. Jamais, je crois, Laurella et moi nous ne
nous étions autant aimés. J’avais l’impression que
nous étions deux piles électriques, et qu’entre
nous passaient une toute l’énergie et tout l’amour
du monde.
glissé mes doigts savonneux dans sa chatte. Il
faut que la prépare bien pour Antoine, lui ai-je dit
en souriant. Oui, chéri, me répondait-elle,
prépare-la bien, car tout à l’heure il va y enfiler sa
grosse queue. Nous avons ri en évoquant son
engin.
— Il doit être assez gros, m’a-t-elle dit, si j’ai pu
en juger en le caressant à travers le pantalon.
— J’espère qu’il sera plus gros que le mien et qu’il
te donnera plus de plaisir encore.
J’ai glissé aussi un doigt dans son anus, et j’ai pris
du plaisir à bien le nettoyer. Je savais que ce trou-
là serait interdit à Antoine, du moins cette fois. Je
ne veux pas lui donner tout le premier jour,
m’avait dit Laurella. J’étais bien d’accord.
Ensuite, j’ai passé de la crème hydratante sur sa
peau. Je voulais que son corps soit le plus
agréable possible au toucher, je voulais que les
mains d’Antoine glissent sur ma femme comme
sur un tissu de soie fine et légère. Je voulais que
mon voisin éprouve le plus de désirs possible, qu’il
bande sans retenue et qu’il enfourche bien ma mie
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
23
Bon, maintenant je crois que je vais m’arrêter là.
Je comptais raconter la suite, c’est impossible.
Comment pourrais-je transmettre dans mon récit
toute l’intensité, toute la force des sensations que
j’ai éprouvées devant le spectacle que m’ont offert
Laurella et Antoine ? Même l’écrivain le plus doué,
même le peintre le plus fin, le plus précis, le plus
talentueux ne pourrait décrire ce que fut le flot
riche et puissant de mes émotions. Il faudrait
posséder la plume du diable pour cela, et encore !
Quelques jours après que ces deux la eurent fait
l’amour
— l’expression faire l’amour ne convient pas ici, il
vaudrait mieux dire baiser — Laurella me dit :
— Mais pourquoi t’arrêtes-tu d’écrire ? Pourquoi
ne poursuis-tu pas ton histoire, notre histoire ?
Je lui ai répondu :
— Désolé chérie, mais ne je peux pas, et je lui ai
expliqué pourquoi.
Elle m’a traité de fou, et même de joyeux
imbécile.
attendent de lire ce qui va se passer ?
— Oh, ai-je fait, tous les gens, c’est beaucoup
dire. Je ne pense pas que ce que nous avons fait
intéresse grand monde. C’est banal, au fond.
J’ai vu une larme percer au coin de son œil.
— Banal pour les autres, a-t-elle dit, mais pas
pour nous.
d’unique, de si précieux ! C’était tellement fort,
tellement beau !
— Oui, et bien c’est justement pour cela que je ne
peux pas écrire, parce que c’était si fort et si beau
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
24
au lecteur.
allée s’enfermer dans la chambre, cette chambre
qui pour moi, quelques jours auparavant, avait
été le centre du monde, le point de gravité de
l’univers visible et invisible.
« Très bien, me suis-je dit, je vais continuer, pour
lui faire plaisir. Je vais raconter la suite. Mais qu’on
ne compte pas sur moi pour entrer dans les
détails, pour expliquer que le pénis était comme
cela ou comme ceci, mesurait tant de
centimètres, et pour énoncer toutes les acrobaties
auxquelles un couple se livre dans ces cas
semblables. Le style une jambe par-dessus, une
jambe par-dessous, en haut, en bas, par-devant,
par-derrière, et toutes ces descriptions de
positions physiques ça m’assomme vraiment.
Chaque fois que je lis un truc comme ça, je passe
au paragraphe suivant, parce que je ne
comprends rien. C’est comme les descriptions
détaillées de mouvements de gymnastique qui
illustrent les croquis dans les livres. Ça me prend
la tête, et au bout d’un moment je décroche. »
Bref, replongeons-nous donc dans l’ambiance de
cette belle matinée. Après le bain de mon épouse,
j’avais mis le nez dehors quelques instants sur le
balcon. Un chaud soleil de fin d’été baignait la
façade ocre, un soleil du sud de la France qui
brillait dans un ciel d’un bleu intense. Des grillons
chantaient dans les arbres, et je me dis que j’avais
de la chance de vivre là, dans cette région
magnifique, aux côtés de cette femme si belle et
si chaude et si particulière. Laurella avait mis une
robe blanche. C’est à dessein, m’avait-elle
expliqué. Le blanc évoque la pureté. J’ai
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
25
l’impression d’être très pure, en vérité, parce que
les sentiments qui m’animent, les pulsions qui
surgissent en moi semblent relever d’une vérité
profonde et sans tache.
sur les lèvres de ma chérie. Mon cœur battait la
chamade quand la sonnette retentit. Très vite, ils
sont entrés dans la chambre.
— Reste-là, debout ! a dit Laurella à Antoine, en
le maintenant à distance près du lit. Tu vois, le
moment que tu attendais tant est arrivé. Tu vas
parvenir à tes fins, car c’est bien cela, n’est-ce
pas, tu as envie de me prendre ?
Antoine, le visage écarlate, fit oui de la tête.
— Alors, mon bon ami, je vais exaucer ton désir.
Mais tu devras m’obéir. Ainsi, je te demande de
ne pas bouger pendant que je vais me dévêtir. Oui,
j’enlèverai moi — même mes vêtements, sans que
tu me touches. Je veux que tu me regardes, que
tu me mates comme hier. J’adore m’exhiber. Je
mouille déjà en sachant que je vais me dénuder.
Je les regardais tour à tour. Antoine fixait Laurella
avec un regard lubrique, tandis que les yeux de
ma chérie brillaient d’un éclat particulier et que
son teint pâle avait cédé la place à un rose
étincelant, aussi lumineux qu’un pétale de fleur.
Laurella défit quelques boutons, avec une lenteur
délicate, et la robe tomba à terre. Puis, assez vite,
elle retira le haut et le bas. Je n’avais que très
rarement eu l’occasion de la contempler à cette
distance. Elle me parut plus belle encore que
d’habitude. C’est comme si je la voyais pour la
première fois. Ses formes avaient une grâce
infinie, presque magique, qui remuaient en moi de
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
26
brûlants désirs. Oui, on ne pouvait qu’avoir envie
d’attirer à soi ce corps si bien fait, on avait envie
de le prendre et de s’y blottir, d’en caresser tous
les contours et d’en saisir les chairs à pleine main
ou à pleine bouche.
moche et vieux. La belle et la bête, ne puis-je
m’empêcher de penser.
auparavant, permets-moi de te déshabiller moi-
même.
érotique, elle a retiré un à un tous ses vêtements.
Quand Antoine s’est retrouvé en caleçon, elle s’est
agenouillée devant lui et elle a enlevé ce dernier
morceau de tissu, découvrant une pine énorme.
Elle a saisi l’engin dans la main en poussant un petit
cri d’admiration. Comme il est beau ! Quelle bonne
trique tu as là ! Si mon mari te voyait, il serait
jaloux. Et elle a glissé un regard coquin dans ma
direction. Elle a enveloppé la queue de ses mains,
arrachant des cris de bonheur à notre Antoine,
puis, sans prévenir, elle l’a englouti dans la bouche.
Moi, derrière la glace sans tain, j’étais au paradis.
Je bandais comme un fou. Voir ma femme gober
la queue du voisin, c’était quelque chose
d’énorme. Je n’en revenais pas. Je me disais que
c’était trop bon, trop fort, que je devais réaliser à
fond ce que je vivais. Mais en même temps, je
ressentais des sentiments contraires. J’éprouvais
une certaine jalousie. Assister en direct à son
cocufiage, même si on l’a souhaité, désiré, voulu,
ce n’est quand même pas facile. Cependant je fis
en sorte de refouler ces éléments négatifs qui, si
je les avais laissés m’envahir, m’auraient
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
27
Elle a sucé Antoine avec un appétit féroce. On
voyait qu’elle aimait ça. Elle enfonçait le dard
jusqu’au fond de la gorge et elle le retirait tout
baveux dans des mouvements parfois doux et
lents, parfois frénétiques. D’autrefois sa bouche
lâchait un moment la pine toute raide au gland
bien dur et bien violacé, pour s’emparer des
couilles. Elle les avalait avec gourmandise, ou
plutôt avec frénésie, comme une affamée qui se
jetterait sur un plat succulent. En même temps,
elle glissait les mains sur ses fesses. Tout ça me
plongeait dans des états démentiels. Ma queue
était sortie de la braguette et je l’astiquais comme
il faut. Je savais que je ne devais pas jouir afin de
garder ma semence pour mon épouse adorée,
mais c’était impossible. Tôt ou tard, ça partirait
malgré moi. Jamais, me semblait-il, je n’avais
connu une pareille excitation.
de sperme. Elle en avala une partie.
— J’espère, dit-elle, que tu en as gardé pour tout
à l’heure. Parce que je veux que tu m’inondes le
con, je veux ton jus dans mon trou.
Elle l’emmena sur le lit. Elle était déchaînée.
— Viens, fit-elle. Viens baiser ta voisine ! Viens te
la faire ! C’est ce que tu voulais n’est-ce pas depuis
le début, quand tu me lorgnais dans l’escalier ou
dans la rue ? Tu voulais, mais tu ne pensais jamais
y arriver, non ? Tu me prenais pour une jeune
femme bien sage qui adore son petit mari,
incapable d’être infidèle. Eh bien non ! Ta voisine
est une pute ! Une vraie chienne, et tu vas la
baiser. Viens ! Monte-moi ! Et dis-moi des
insanités ! J’adore ça. Dis-moi que je suis une
salope, une grosse salope, une putain, la dernière
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
28
Je n’en revenais pas de ce vocabulaire. Mon petit
amour était devenu une bête folle. Bien sûr,
c’étaient des mots qu’elle me disait souvent, mais
là, d’emblée, avec le voisin, ça me stupéfiait. Elle
lui montra notre photo, la photo de mariage,
posée sur un guéridon.
m’excite de me faire baiser devant lui, devant ce
cliché qui symbolise tant de choses. Ça m’excite
aussi que tu m’enfonces ici, comme une chienne,
sur le lit conjugal, dans les draps où il dort, où il
me baise, où il m’a baisé ce matin et où il me
baisera ce soir…
J’ai eu peur que Laurella, sur sa lancée, ne dérape
bientôt et ne lui avoue que j’étais caché derrière la
porte. Mais non, elle s’est arrêtée de parler, elle
s’est mise à quatre pattes et elle s’est bien ouverte
pour se faire enfiler. Mon Dieu ! La queue
d’Antoine dans le con de ma femme ! C’était
magique, ahurissant. Je me pinçais pour constater
que je ne rêvais pas, tant cela me paraissait irréel,
surréaliste. Des émotions terribles me
submergeaient comme si tout à coup les murs
s’étaient ouverts sous la puissance de torrents qui
emportaient tout sur leur passage. Je me retenais
pour ne pas crier. Je croyais devenir fou. Vous
pensez que j’exagère ou que je suis trop sensible ?
Mais non. Vous ne pouvez pas savoir ! Imaginez
un instant, un tout petit instant, votre femme à la
place de la mienne, mais imaginez-le vraiment, et
peut-être vous comprendrez ce que pouvaient
être les sensations qui se bousculaient en moi, qui
me soulevaient la poitrine et m’entraînaient vers
des abîmes infinis.
29
Antoine, qui s’était montré un peu timide au début,
devint un amant diabolique. Il enfonçait Laurella
d’une façon divine, avec une force insensée,
arrachant des cris démentiels à mon épouse.
— C’est bon ! C’est bon ! Oh ! n’arrête pas !,
répétait-elle souvent avec sa petite voix
chantante.
Une fois, elle a dit :
— ça n’a jamais été aussi bon. Jamais je n’ai
connu ça.
— Ton mari ne t’a jamais fait un tel effet, n’est-ce
— pas ? a surenchéri Antoine.
Jamais Pierre ne m’a baisé comme ça. Oh !
Antoine chéri, tu es le meilleur.
Je savais que Laurella voulait s’amuser en disant
cela, qu’elle voulait m’exciter aussi. Elle me
regardait d’ailleurs, avec de petits sourires en
coin. Ces propos m’ont fait un peu de peine
cependant, mais ils m’ont fouetté agréablement
aussi. Allez comprendre pourquoi ! L’homme est
ainsi fait, tiraillé entre ses contradictions. C’est
quand ils ont pris la position du missionnaire que
j’ai souffert le plus. Parce qu’elle le regardait avec
ces mêmes yeux si reconnaissants et si empreints
de bonheur qu’elle avait pour moi d’habitude. Elle
avait les mêmes petits cris, les mêmes
gémissements, et je voyais bien qu’ils n’arrêtaient
pas de se regarder au fond des yeux et qu’ils
communiaient ensemble intensément. Elle
fougue. Mais c’était une souffrance que je pourrais
qualifier de plaisante, au risque de paraître
masochiste. De toute façon, souffrance ou pas,
une seule chose comptait : le bonheur de
Laurella, et j’étais content de lui en avoir donné
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
30
tous les deux comme des bêtes. C’était un
spectacle unique, à couper le souffle.
Une fois que ce fut fini, elle a demandé à Antoine
de se rhabiller en vitesse et de déguerpir.
— On se reverra bientôt ? a-t-il demandé à voix
basse, comme un garçon timide.
— Oui, oui, a fait Laurella un peu agacée.
Elle était redevenue froide, presque glaciale,
comme si elle avait parlé à un étranger, et Antoine
est reparti un peu penaud. J’ai alors ouvert la
porte et elle m’a sauté dans les bras.
— Oh, mon chéri, mon petit chéri, ne cessait-elle
de dire. Comme j’ai été heureuse, comme j’étais
bien ! Merci, merci. Oh ! comme j’ai bien baisé ! Si
tu savais ! Tout ce que j’ai éprouvé ! C’était
merveilleux. Et toi, et toi, raconte mon chéri,
raconte ! Mais viens d’abord !
Elle a ouvert ses cuisses. Son con était encore tout
ouvert, dégoulinant de sperme.
— Le jus d’Antoine, dit-elle, le jus tout chaud de
ton voisin. Viens le lécher ! Viens ! Je veux que tu
mettes ta langue dessus, je veux que tu le lapes
comme du bon lait et que tu l’avales !
J’ai obéi. J’étais fou de joie, fou d’ivresse. Ma tête
tournait. J’étais au septième ciel. Ensuite, je l’ai
enfoncée, j’ai trempé ma bite dans la crème
d’Antoine, dans le trou chaud que sa queue venait
de quitter. Et nous avons fait l’amour comme des
dieux.
Voilà le résumé de l’histoire. Ah ! J’oubliais ! Je
dois ajouter un autre élément. Il y avait longtemps
que je n’avais plus été en présence d’un sexe
d’homme — en dehors du mien, bien sûr — et je
dois dire que cela ne m’a pas laissé indifférent.
Quand Laurella l’avait caressé puis pris entre ses
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
31
lèvres, j’ai eu pendant un court instant la vision
que c’était moi qui faisais ces gestes, moi qui
avais cette belle queue en bouche. Je n’ai pas peur
de l’avouer : la nudité d’Antoine, même si elle
n’avait rien de particulièrement attirant, m’avait
troublé. Ai-je des tendances, comme l’on dit ?
Évidemment oui. Je me suis dit alors, du fond de
ma penderie, qu’il faudrait qu’un jour je goûte aux
joies de la
Laurella m’annonça :
— Tu sais, les pédés italiens de l’étage au —
dessous, ils ne sont pas si pédés que ça. J’étais
dans l’ascenseur avec eux, et il faut voir comment
ils ont mis les yeux dans mon décolleté. J’en avais
des frissons.
Il y a longtemps que Laurella rêve, lors de nos
étreintes, que des hommes se mêlent à nos jeux,
des hommes qui ne seraient pas là uniquement
pour elle, des hommes auxquels nous goûterions
tous les deux.
d’abonnement chez nous. Au moins deux fois par
semaine, il frappe à la porte. Laurella le fait entrer.
Elle a su tirer parti de la situation. Elle attend qu’il
sorte un billet de cinquante euros de la poche, elle
s’en saisit, va les introduire dans une tirelire, puis
elle baisse sa jupe ou son pantalon, selon le cas,
afin d’offrir sa croupe. Et il la prend comme ça,
debout, tandis qu’elle se penche, appuyée à la
table de la salle à manger. Vas-y ! Tire ton coup !,
lui dit-elle dans un souffle. Viens vider tes
couilles ! Évidemment, elle garde tout le jus dans
sa chatte pour m’obliger à le lécher à mon retour.
Elle fait ça d’ailleurs le soir peu avant mon arrivée,
La jeune mariée livrée à son voisin de palier
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afin que ce soit encore bien chaud. Tu comprends,
me dit-elle, je ne le fais pas payer parce que je
suis vénale. Non, ce n’est pas ça du tout. C’est
parce que j’aime jouer à la pute, j’aime qu’on
paye pour me baiser. C’est mon côté pervers.
Moi, quand elle me dit ça, je grimpe au plafond. Je
bande comme un âne. Délicieuse Laurella. Je crois
que j’ai épousé la femme la plus merveilleuse du
monde.