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Présentation de l’AFDEL Présentation de l’AFDEL 23 mars 2006, Supinfo.

Présentation de lAFDEL 23 mars 2006, Supinfo.. Le logiciel en tant que bien économique… Le logiciel est un bien économique caractérisé par : –Une faiblesse

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Présentation de Présentation de l’AFDELl’AFDEL

23 mars 2006, Supinfo.

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Le logiciel en tant que bien Le logiciel en tant que bien économique…économique…

Le logiciel est un bien économique caractérisé par :

– Une faiblesse des coûts marginaux comparés aux coûts moyens : Le coût initial de production est élevé et le coût marginal de reproduction est quasi nul.

– Des effets de réseau: « Effet club » : dès lors qu’il permet l’échange de données et de fichiers entre

utilisateurs, un logiciel induit une externalité positive de consommation. « Effet parc » : plus la base d’utilisateurs d’un logiciel est importante, plus le coût

d’adoption par le dernier utilisateur est faible.

– L’absence d’usure physique à l’usage: La durée de vie d’un logiciel ne s’apprécie pas en termes d’usure physique

contrairement aux biens matériels d’équipement ou de consommation  

Ce qui implique :

Une tendance structurelle

à la

concentration de l’offre

Une tendance structurelle

à la

concentration de l’offre

Une adoption mécanique

de

standards par le marché

Une adoption mécanique

de

standards par le marché

Une obligation d’enrichissement fonctionnel

et d’innovation régulières

Une obligation d’enrichissement fonctionnel

et d’innovation régulières

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Différents modèles Différents modèles économiques coexistentéconomiques coexistent

L’édition logicielle est au cœur d’un espace économique très dense

Au sein duquel opèrent des acteurs dont les produits ou services sont partiellement substituables:

L’édition logicielle correspond aux entreprises qui produisent des logiciels de masse et des logiciels d’entreprise. Les éditeurs de logiciels sont les acteurs dont la part de service dans le CA d’affaire est la plus faible et la part de R&D la plus forte.

Logiciel embarqué et le logiciel édité tendent à converger à mesure que les processeurs embarqués progressent. Par exemple, les logiciels utilisés dans les téléphones portables étaient à l’origine des purs logiciels embarqués.

Le logiciel libre est en compétition directe avec nombre de produits de l’édition logicielle en transférant la valeur de la cession d’une licence à la vente de services.

Les logiciels en ligne (du type « Google ») sont proches techniquement des logiciels édités, mais introduisent un modèle (en partie) basé sur la gratuité et le financement par la publicité.

Certaines SSII combinent services et édition ou proposent des prestations qui viennent en concurrence de produits édités.

Le début de la décennie 2000 est caractérisé par l’émergence combinée de nouveaux :

modes d’élaboration des logiciels modes de distribution des logiciels modèles économique autour du logiciel

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Nouvelles tendances…Nouvelles tendances…

Une course à la croissance externe en 2005 : Oracle rachète : PeopleSoft, JD Edwards, ProfitLogic, Retek, Siebel, G-Lock SAP achète TomorrowNow, Triversity Fusion entre Symantec et Veritas Adobe rachète Macromedia pour 3,4 milliards $

Ces observations indiquent une tendance et non un épisode: Les effets de club et de parc combinés sont des facteurs naturels de concentration. L’émergence des logiciels « libres » et « en ligne », la prolifération du piratage sont autant

de facteurs qui contribuent à une accélération.

L’espace du « libre » ou de « l’open source » voit l’émergence de stratégies orientées vers les services en aval de la chaîne de valeur (SSLL) ou de stratégies de « discrimination » qui mixent versions gratuites et payantes.

Or : L’opposition entre libre et propriétaire ne peut reposer sur la césure gratuit vs payant. Le libre participe également de l’émergence de nouveaux modèles économiques. Le débat place en avant l’affrontement entre le monde libre et les grands éditeurs

américains… … mais il importe de souligner que la kyrielle de petits et moyens éditeurs français est

également impactée

Les éditeurs français sont très en deçà d’une taille critique qui s’accroît :

Le CA cumulé des 100 premiers éditeurs français est 60% inférieur à celui de SAP… … et 90% à celui de Microsoft

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Un secteur dynamique et Un secteur dynamique et stratégique…stratégique…

L’édition de logiciels est un de ces secteurs dont on peut dire en France qu’ils tirent la croissance :

1. L’Edition de logiciels est au cœur d’un écosystème informatique global. Attention au risque du chaînon manquant : l’affaiblissement de l’édition impacterait directement les autres éléments de la chaîne de valeur.

2. 3 000 éditeurs employant 33 000 salariés, dont 80% de cadres, pour un chiffre d'affaires annuel cumulé de 12 milliards d'euros.

3. Les 100 premières entreprises représentaient en 2004 un réservoir de 820 millions d’euros de R&D, soit 2,3% de la dépense annuelle de R&D en France.

4. Ces entreprises réalisent des taux de croissance trois fois supérieurs au PIB national (+7,7% en 2004) et créent beaucoup d’emplois (+8,3% en 2004).

5. Ces 100 entreprises, dont 16 étaient cotées sur Euronext 2004, consacrent 29% de leur Chiffre d’affaires à la R&D.

6. 100 entreprises qui comptent parmi elles de magnifiques réussites internationales comme Dassault Systèmes, Business Objects ou Cegid.

 

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Mais qui pâtît …Mais qui pâtît …

D’un manque d’acteurs solides et de champions– La France dispose de champions nationaux de taille mondiale dans les différents champs des Tics

mais pas dans l’Édition de logiciel :– Seuls 3 Éditeurs dépassent le seuil des 100 M de CA, 40 celui de 5 M de CA et 100 celui de 2

M de CA. (Source Truffle 100), ce qui laisse 2900 sociétés sous les 2 M.– La R&D française représente 25 fois moins que ce que font les américains (avec 20,5

milliards € en R&D contre 0,85 en France (PAC 2004).

D’un handicap certain à l’international Le choix n’est plus qu’entre la course à la taille critique ou la différenciation que ne favorise pas l’étroitesse du marché français. Le secteur n’ a pas une propension naturelle à viser l’international.

D’un déficit de connaissance et de visibilité– La dimension industrielle du secteur de l’édition de logiciels est méconnue sinon ignorée.

Deuxièmement c’est un métier bien spécifique et confronté à des évolutions permanentes.

D’un manque de soutien des pouvoirs publics. – Certains éditeurs, en particulier les PME, déplorent un manque de soutien des pouvoirs publics. Il

n’y a pas en France de disposition pour aider les petites structures à avoir accès aux marchés publics de type Small Business Act (voir plus loin).

D’une R&D difficile à valoriser En effet, l'investissement en R&D implique une augmentation des charges et donc une baisse du bénéfice. De plus, si vous placez la R&D en immobilisation, elle sera jugée comme une immobilisation incorporelle difficilement vérifiable, ce qui se répercute sur le risque de l'entreprise. Par conséquent, les entreprises qui font de la R&D s'en trouvent sanctionnées

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D’autres constats…D’autres constats…

L’informatique a renoué avec les marchésPas moins de 65 sociétés technologiques européennes se sont introduites en Bourse en 2004, selon PWC. C'est près de 3 fois plus qu'en 2003 .Le marché français des fusions acquisitions dans le secteur des technologies de l'information a lui plus que doublé en 2005. .L'indice IT 20 (valeurs technologiques) affiche une progression de 30,1% sur un an .

Mais la réalité de l’investissement est plus morose La France est une terre d’investissement mais l’amorçage en demeure le parent pauvreUne culture du risque relative : les capitaux-risqueurs se sont concentrés sur l’étape suivante de développement.Les capitaux-risqueurs américains se concentrent eux massivement sur les technologies et rachètent les jeunes entreprises innovantes européennes :Kelkoo pour Yahoo Un essaimage industriel largement insuffisantSpin – off :Mis à part quelques pionniers tels Thales, EDF, France Télécom, ou des instituts de recherche comme l’INRIA ou le CEA, c'est presque le désert.

 

Le manque de vision du marchéLa France a mis trop longtemps l'accent sur la supériorité technologique, et non sur le savoir-faire marketing. On observe notamment une très grande faiblesse sur le management des ventes et sur la stratégie produit. Il faut mettre l’accent sur la nécessité initiale de se positionner à l’international.

Avec l’étranger, un comparatif en notre défaveur

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Naissance de …Naissance de …

L’AFDEL s’est créée en octobre dernier à l’initiative d’une dizaine d’éditeurs - AIMS, Cegid,

Dassault Systèmes, Reportive, Geac France, Berger-Levrault, Microsoft France, Navidis,

Staff&Line

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Les missions de l’AFDEL …Les missions de l’AFDEL …

Etre un porte-parole pour le secteur d’activité et devenir l’interlocuteur de référence

Assurer la représentation de tous (start-up, PME, grands groupes)

Évaluer et cartographier l’industrie de l’édition de logiciel en France

Démontrer sa capacité à créer de la valeur, de la croissance et donc des emplois

Être force de proposition au plan juridique, fiscal et économique

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Déjà quelques suggestions :Déjà quelques suggestions :

1. Le levier fiscal en faveur de l’amorçage : Réorienter l’épargne des ménages, Etendre le dispositif du crédit impôt recherche, Accroître les montants investis

2. Renforcer les capacités des Start up : Muscler les incubateurs, formation commerciale des chercheurs et des ingénieurs, Renforcer les passerelles entre la recherche et l’industrie, Le développement de l’essaimage industriel et public (Le taux de mortalité d'une start-up dans les hautes technologies est proche de 80 %, mais de 15 % pour une "spin-off". Un chiffre qui parle de lui-même. )

3. Encourager le positionnement à l’international : la conquête du marché européen comme première étape (Intégration, normes, Fonds européens), Une campagne de communication

4. Faciliter l’obtention des aides publiques : Assouplir les conditionnalités en fonds propres de certaines aides, Un guichet unique des aides publiques

5. Le soutien de la commande publique au développement des PME : neutralité, levier et SBA