Psaume 40 pour le 7° dimanche du temps ordinaire B ?· Psaume 40 pour le 7° dimanche du temps ...…

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    13-Sep-2018

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  • Psaume 40 pour le 7 dimanche du temps ordinaire B Encore un psaume peu connu : il nest utilis que pour le 7 dimanche de lanne B, donc tous les 3 ans et condition que le carme ne commence pas trop tt. Ce psaume 40 est la plainte dun malade il comporte 4 strophes et une doxologie. Nous allons le lire en entier. La premire strophe est un rappel universel. Heureux qui pense au pauvre et au faible : le Seigneur le sauve au jour du malheur. ! Il le protge et le garde en vie ; heureux sur la terre, Seigneur, ne le livre pas la merci de lennemi ! Le Seigneur le soutient sur son lit de souffrance si malade quil soit, tu le relves Puis le malade se plaint surtout de son exclusion : la maladie tait interprte comme la consquence dune faute : J'avais dit : piti pour moi, Seigneur, guris-moi, car j'ai pch contre toi ! Mes ennemis me condamnent dj : Quand sera-t-il mort, son nom effac ? Si quelquun vient me voir, ses propos sont vides ; il emplit son cur de penses mchantes, Il sort, et dans la rue il parle. Unis contre moi mes ennemis murmurent, mon sujet, ils prsagent le pire : Cest un mal pernicieux qui le ronge ; le voil couch il ne pourra plus se lever Mme lami, qui avait ma confiance et partageait mon pain, ma frapp au talon. Ces dernires paroles sont cites par St Jean dans son vangile propos de la trahison de Judas. Laptre avait la confiance de Jsus et il la frapp au talon . Cest aussi ce que dit le livre de la Gense en parlant du serpent il meurtrira au talon la descendance dve. Jsus est cette descendance : il livre le combat dfinitif contre le mal : il en passera par la mort. Mais la dernire strophe lance un appel confiant. L encore nous pouvons penser Jsus qui dans son innocence met en Dieu toute son esprance : Mais toi, Seigneur, prends piti de moi ; relve-moi, je leur rendrai ce quils mritent. Oui, je saurai que tu m'aimes si mes ennemis ne chantent pas victoire. Dans mon innocence tu m'as soutenu et rtabli pour toujours devant ta face. Bni soit le Seigneur, Dieu dIsral, depuis toujours et pour toujours ! Amen ! Amen ! Le psaume, nous lavons vu, se termine par une doxologie, une parole la gloire de Dieu : il y en a quelques unes qui rythment lensemble du psautier, la fin de chacune des 5 parties de ce livre. Pour ce 7 dimanche nous verrons Jsus accueillir le paralys descendu par le toit devant lui grce 4 compagnons. Nous comprenons comment, dans la tte des spectateurs la paralysie est lie au pch, mais aussi comment Jsus va lencontre de lexclusion du malade en le gurissant. Voici les versets retenus : Heureux qui pense au pauvre et au faible : le Seigneur le sauve au jour du malheur. Il le protge et le garde en vie ; il le soutient sur son lit de souffrance.

  • J'avais dit : piti pour moi, Seigneur, guris-moi, car j'ai pch contre toi ! Mes ennemis me condamnent dj : Quand sera-t-il mort, son nom effac ? Mais toi, Seigneur, prends piti de moi, et je saurai que tu m'aimes. Dans mon innocence tu m'as soutenu et rtabli pour toujours devant ta face. Le refrain est : Guris mon me, Seigneur, car j'ai pch contre toi. Voici une premire mis en uvre propose par la revue Signes au n 218

    La gurison montre par lvangile gagne tous ceux qui sont dans la maison : le malade est port et non mis part, accueilli et non rejet et finalement il trouve sa place, son chemin au milieu dune foule dense. Cest vraiment un monde nouveau qui se construit comme le dit le prophte Isae dans la 1 lecture : Ne voyez-vous pas les germes ? Quelle bonne question ! Et nous, que voyons nous germer aujourdhui ? Cette participation de lentourage nous pouvons la retrouver dans la mise en uvre : proposer lassemble de rpter la dernire ligne de chaque strophe aprs la soliste .Cette seconde musique est de Frdric Desenclos au n144 du psautier de lanne B dit par glise qui chante .

    Pour chanter ce psaume, pour le faire ntre, il est important de se mettre la place du paralys. Il est descendu par ses quatre compagnons au bout de cordes sur son brancard : comme un cercueil dans une tombe. Au fond du trou, au bout de la vie, dans lultime dsespoir : Jsus se tient l ! Oui, nous navons jamais rien vu de pareil ! ! Comme scrie la foule aprs la gurison et le pardon donn par Jsus.

    Jean Pierre Belliard

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