SÉQUENCE III- REGARDS SUR LA SECONDE GUERRE MONDIALE Croiser des regards dartistes sur la seconde guerre mondiale, entre hommages et dénonciation Trois

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    03-Apr-2015

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  • SQUENCE III- REGARDS SUR LA SECONDE GUERRE MONDIALE Croiser des regards dartistes sur la seconde guerre mondiale, entre hommages et dnonciation Trois uvres -Le muse juif de Berlin -Le monument contre le fascisme, de Jochen Gerz -Oradour, de Tardieu Sance propose par Galle CABAU
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  • HISTOIRE DES ARTS Le muse juif de Berlin Domaine artistique : Art du visuel avec de larchitecture uvre du XXme sicle Le muse juif de Berlin: une uvre dart engage.
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  • I- PRSENTATION
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  • CARTE DIDENTIT Date de ralisation Le concours pour le muse juif de Berlin a t lanc en 1988. Parmi de nombreux architectes, Daniel Libeskind le remporte. Les travaux du muse se droulent entre 1993 pour une livraison en 1999. Alors quil ny a encore aucune collection, le muse est visit et obtient un vif succs. Linauguration officielle du btiment aura lieu en 2011. Dimension : Ldifice abrite 3000 m2 dexposition. Fonction : Muse retraant 2000 ans de culture juive en Allemagne travers des objets dart, de culte et de la vie courante. Lieu : Berlin, en Allemagne.
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  • ORGANISATION
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  • LE MUSE EST RPARTI EN DEUX DIFICES le Kollegienkaus, ancienne cour de justice Prusse, qui abrite les expositions temporaires, les vestiaires et autres lieux de restauration et de vente de souvenirs. Ldifice de Daniel Libeskind : celui- ci comporte un sous sol ( o se situent les axes de la continuit, de lexil et de lholocauste), au rez-de-chausse, et deux tages.
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  • POURQUOI CETTE UVRE? Une uvre originale car cette uvre architecturale ne se contente pas dabriter une exposition qui prsente la tragique histoire des juifs en Allemagne et en Europe centrale, histoire qui aboutit lholocauste. Libeskind a travaill lensemble de son btiment de manire nous faire ressentir physiquement et mentalement ce qua vcu ce peuple.
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  • UN TITRE Le projet sintitule Between the lines. Cela voque les portes des partitions de musique. Pour le concepteur, le muse constitue le 3 me acte de lopra inachev Mose et Aaron, dArnold Schoenberg, un acte de silence. Enfin ce sous-titre introduit la notion dinvisible : lire entre les lignes. En effet, larchitecture de Libeskind nest pas seulement fait de bton, mais aussi des ractions provoques chez le spectateur.
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  • II- VISITE GUIDE DANS LOEUVRE
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  • LECLAIR Le btiment sorganise en forme dclair, ce qui lui vaut le surnom de Blitz de la part des Berlinois : Cette forme prserve les arbres existants du site. Cette ligne brise est symbolique car elle voque une toile de David clate. Le choix de lclair exprime la violence subie par le peuple juif. Les fentres sont des meurtrissures, de vritables cicatrices que le muse arbore. Elles sont en quelque sorte la mtaphore de la violence et des agressions subies par les juifs au cours de lHistoire.
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  • Lentre du muse seffectue dans le Kollegienhaus. Larchitecte nous fait comprendre que lhistoire allemande et lhistoire juive sont entremles. LENTREE La construction d'origine date de 1735, mais seuls les murs extrieurs rsistrent aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Le btiment est restaur en 1963 en tant que muse de la ville de Berlin.Seconde Guerre mondiale
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  • La circulation entre les deux btiments se fait par un souterrain auquel on accde par un escalier noir. On descend alors dans un puits de bton, qui transperce lancien btiment, comme si on entrait dans les profondeurs de la mmoire. Demble Libeskind impose un parcours sinueux, voire mme reintant pour le visiteur. La lumire artificielle met mal laise. LESCALIER DE LENTREE
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  • LES AXES
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  • Les axes de circulation se prsentent successivement : En descendant par le vide de lentre, on rejoint le sous-sol et lAxe de la Continuit. Celui-ci est coup par lAxe de lExil qui mne au jardin de lExil. Et lAxe de lHolocauste, qui mne la tour de lHolocauste. Ces axes sont bas de plafond, clairs artificiellement, en pente. La profondeur de laxe est ainsi accentue. Les parois des axes sont penches, accentuant le malaise des visiteurs.
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  • LE JARDIN DE LEXIL Par laxe de lExil, on accde au jardin de lexil. Aprs la dcouverte de la lumire extrieure du jardin de lExil, soffre devant le visiteur un vritable labyrinthe de piliers. Ils sont trs lancs et trs rapprochs. Pour accentuer cette dsorientation, le sol et les piliers sont inclins. Cela traduit la perte de repre qui accompagne lExil. Il sagit alors de saccoutumer de nouvelles terres. Le visiteur exprimente laspect physique du changement de repre. Le jardin de lExil est encaiss et lon ne peroit pas le monde extrieur.
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  • Dfinition du terme Holocauste LA TOUR DE LHOLOCAUSTE La tour de lHolocauste nest relie au muse juif que par laxe souterrain de lHolocauste. Cest un puits de bton plong dans le noir, symbolisant la mort. En franchissant une porte lourde sur pivot, le visiteur bascule dans lobscurit et la froideur du bton. Il sy trouve sans repre. Puis, le rai de lumire au sommet de la tour, et les sons de la ville qui parviennent timidement aux oreilles des visiteurs, les tirent de la torpeur dans laquelle on les avait plongs. http://www.youtube.com/watch?v=qXEMbzhycPM&featur e=related
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  • LES VIDES Le muse contient des puits de bton sur toute la hauteur de ldifice, les vides. Ils ponctuent la visite. Six de ces vides constituent lAxe du Vide. Ces vides, munis de balcons incarnent labsence dune partie du peuple juif. Un rythme sinstalle entre les vides et les espaces de visites.
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  • Le vide de la mmoire se trouve une extrmit de lAxe du Vide. Cest au rez- de-chausse que lon peut y accder. Au fur et mesure que lon se rapproche du vide de la mmoire, on distingue un fracas mtallique. Au sol se trouve une multitude de visages mtalliques rouills. Les pas des visiteurs font sentrechoquer les ttes de mtal. Lcho amplifie ces sons et ces visages semblent crier. LE VIDE DE LA MMOIRE http://www.youtube.com/watch?v=A9WNLqEI_Sc &feature=related
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  • Elles se ressemblent. De mme que les couloirs que lon emprunte et que les vides situs sur laxe du vide, que lon rencontre successivement se ressemble. Cela engendre la confusion des espaces que lon parcourt. LES SALLES DEXPOSITION
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  • LESCALIER PRINCIPAL Lorsquon dcouvre lescalier principal, on passe de lespace comprim des axes un espace sur toute la hauteur du btiment. Il donne une impression dinfini. Cette sensation est appuye par la lumire naturelle que lon retrouve aprs la descente dans le sous-sol et qui inonde cet espace. Dautre part, cette remonte vers la lumire parat difficile. Cette exprience de remonte vers la lumire incarne lavance perptuelle de la culture juive.
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  • POUR COMPLTER LA VISITE Visite de 14 minutes dans le muse: http://www.youtube.com/watch?v=srz-k90dk68&feature=player_embedded http://www.youtube.com/watch?v=srz-k90dk68&feature=player_embedded Suite de la visite en 12 minutes: http://www.youtube.com/watch?v=aqIiSBL4wwo&feature=player_embedded http://www.youtube.com/watch?v=aqIiSBL4wwo&feature=player_embedded
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  • III- QUELLE SIGNIFICATION?
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  • UNE UVRE DART Le muse juif possde un ct trs sculptural de part sa forme. Il est une uvre dart part entire, dans le sens o le btiment lui-mme provoque des motions chez le visiteur et produit du sens.
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  • LARCHITECTURE COMME EXPRIENCE Larchitecture de Libeskind impose une suite dexpriences aux visiteurs dont les ressentis sont physiques : avec la privation dun sens (la vue) dans la tour de lholocauste le dsquilibre dans le jardin de lexil ltouffement dans les axes souterrains du muse la rduction du corps du visiteur lide dinfime dans le Vide de la Mmoire. Larchitecte nous prive de nos repres et nous donne la sensation dtre pris au pige de ldifice.
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  • UNE UVRE SYMBOLIQUE QUI VOQUE LHISTOIRE COLLECTIVE Lide de violence se trouve dans les formes employes : omniprsence de lignes brises et dintersections de droites. Les conditions dans lesquelles le visiteur est plong, provoque son malaise : des plafonds bas, des parois non verticales, la lumire artificielle. Larchitecture impose un parcours difficile pour suggrer les douleurs endures par le peuple juif. De cette manire, les motions produites par larchitecture touchent plus le public que tous les mots ou photographies qui peuvent lui tre exposs.
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  • IV- FAIRE LE LIEN AVEC DAUTRES OEUVRES Le monument contre le fascisme, en travaillant autour de ltymologie du mot monument (moneo, ce qui reste). Un survivant de Varsovie, de Schoenberg, en travaillant autour de lide de tmoignage.

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