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santé MAGAZINE ESSENTIEL PRÉVENTION Vieillir à domicile : être aidé pour mieux vivre NOV. 2007 - Nº2 Apprivoiser son sommeil SANTÉ Faut-il manger bio ? SOCIÉTÉ

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PRÉVENTION

Vieillir à domicile :être aidé pour mieux vivre

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13Continuer à profiterpleinement dechaque instantde la vie.

SOMMAIRE›SO

CIÉT

É› 7

3 ‹ ACTUALITÉS

7Manger bioapporte-t-ilvraiment unbénéfice?

10Les frontières

de l’adolescencevarient d’une

personne à l’autre.

20La scintigraphieest une branchede la radiologie.

SANT

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7 NUTRITION : FAUT-IL MANGER BIO?Les aliments bio sont-ils meilleurs pourla santé? Le point sur la question.

10 ADOLESCENCE : DUR, DUR?Vivre l’adolescence aujourd’hui.

12 MÉDICAMENTS : ATTENTION CONTREFAÇONLes « faux » médicaments peuvent se révéler dangereux.

13 MIEUX VIVRE : BIEN VIEILLIR À DOMICILEPour être conseillé et aidé quand, petità petit, on perd son indépendance.

18 SANTÉ SUR INTERNET : SURFER BIEN INFORMÉComment savoir identifier les sources d’information fiables?

20 SCINTIGRAPHIEElle sert à visualiser lesdysfonctionnements du corps.

22 APPRIVOISER LE SOMMEILPour retrouver le sommeil, il suffit parfois de lui ménager une bonne place dans sa vie quotidienne.

25 VOTRE MUTUELLE, PAGES SPÉCIALESDe la page 25 à la page 32, pagesspéciales, actualité, conseils pratiquessur les garanties proposées par votremutuelle, les services mis à votredisposition.

Contact lecteurs : [email protected] bimestriel paraissant cinq fois par an, édité par Harmonie Mutuelles (union soumise aux dispositions du livre III du code de lamutualité). Siret : 479834012000 11. Centre Espace Performance, Bât. G, 35769 Saint-Grégoire Cedex. Tél. : 02 23 25 24 00 ›Directeurde la publication : Guy Herry ›Directrice presse-rédactrice en chef : Anne-Marie Guimbretière › Assistante de direction : ArmelleCollouard ›Rédactrices en chef adjointes pages spéciales : Marie-France Lacour, Brigitte Imber › “Essentiel Santé Magazine” estsous copyright › Tirage : 1 898 000 exemplaires › Le numéro : 0,49 € › L’abonnement : 2,45 € › Publication membre de l’ANPCM,duSPS et de la FNPS ›Conception-réalisation : Paris ›Photo de couverture :Michel Gaillard/REA › Impression :Presses de Bretagne, ZI Sud-Est, rue des Charmilles, 35577 Cesson-Sévigné Cedex › N° Commission paritaire : 0912 M 08162› ISSN : 1771-2718 ›Dépôt légal : à parution.

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Priorité santé mutualistePriorité santé mutualiste (PSM), tel est le nomdéfinitif du “parcours de santé mutualiste”prochainement mis en place par la MutualitéFrançaise. Rappelons que ce “bouquet” deservices permettra aux adhérents mutualistesd’être mieux informés, mieux orientés et mieux accompagnés, soit directement à partir de chez eux par l’intermédiaire d’un centre de contact téléphonique, soitdans le cadre de services accessibles àproximité de leur domicile. “PSM” sera rodédébut 2008 en Bretagne et en Languedoc-Roussillon. Il seradonc accessible auxadhérents de cesdeux régions, avantd’être généralisé à la France entièreen 2009.

Essentiel Santé Magazine - novembre 2007 3

En toutefranchise !Le gouvernement prévoitd’instaurer de nouvellesfranchises en 2008. Chaqueannée, 850 millions d’eurossupplémentaires serontdirectement à votre charge. Car, à l’heure où j’écris, le projetdu gouvernement interdit aux mutuelles de rembourserces franchises sous peine d’êtrelourdement taxées fiscalement.Ce qui entraînerait uneaugmentation des cotisationsde 10 %.Certes, il faut de l’argent pourrépondre aux besoins de santé.Mais en toute franchise,trouvez-vous admissible que les personnes atteintes de lamaladie d’Alzheimer contribuentelles-mêmes à financer le futurplan Alzheimer à raison de 50 centimes pour chaque boîtede médicaments que leur étatnécessite, de 50 centimes paracte paramédical, ou de 2 eurospar transport sanitaire ?Certes, il faut responsabiliser.Mais pas seulement les patients.Car tous les acteurs sontconcernés : les assurés, les professionnels de santé, les gestionnaires de l’assurancemaladie et, enfin, l’État !Pour nous, mutuellesd’Harmonie Mutuelles, mettreles malades à contributionest inadmissible car nousdéfendons la solidarité entremalades et bien portants, et notre conception de laresponsabilité n’est pas fondéesur la pénalisation répétée des patients.Nos engagements à votre égardresteront fidèles à ces valeurs.

Guy HerryPrésident d’Harmonie Mutuelles

ACTUALITÉ

Mises en place début 2008, les fran-chises sont censées financer les “grandschantiers prioritaires”, à savoir le can-cer, la maladie d’Alzheimer, et les soinspalliatifs. Cet “effort de solidarité” setraduira par le non-remboursement de50 centimes d’euro par boîte de médi-cament et par acte médical, et de 2eurospar transport sanitaire, avec un plafondde 50 euros par an et par patient. Seulsen seront exonérés : les bénéficiaires dela couverture maladie universelle (CMU),les femmes enceintes et les enfantsmineurs. Mais pas les malades en affec-tions de longue durée (ALD), ni les acci-dentés du travail ou les personnes souf-frant d’une maladie professionnelle.Question : ces franchises pourront-ellesêtre remboursées par les mutuelles? Enpratique, non. En effet, si les mutuellesles remboursent, le gouvernementdevrait taxer les cotisations de leursadhérents, ce qui entraînera une aug-mentation très importante de leur mon-tant. Jean-Pierre Davant, président dela Mutualité Française, déplore cettenouvelle mesure qu’il juge profondé-

ment injuste : “Ce dispositif, à la seulecharge des assurés, tend à exonérer lesprofessionnels de santé de leurs res-ponsabilités. Et dorénavant, ce ne sontplus les bien portants qui sont solidairesdes patients. Ce sont les malades quipaient pour les malades.” ●

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ÉDITO›

Assurance maladie : les malades à nouveau mis à contributionLes malades vont devoir payer davantage pour financer les dépenses de santé. Le gouvernement a en effet confirmé, le 24 septembre dernier, l’instauration de trois nouvellesfranchises médicales, sur le médicament, les transportssanitaires et les actes paramédicaux.

03 Actualite_ESM N2 20/11/07 2:06 Page 3

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SUR INTERNETSimuler sa retraiteLe site www.marel.fr permetde calculer sa future retraiteen ligne quel que soit son âge.Valable pour la quasi-totalitédes régimes de base etcomplémentaires, le sitepermet de simuler son âge de départ à la retraite à tauxplein, le montant de sapension selon différenteshypothèses d’évolution deses revenus, ou encore lesincidences en cas de départanticipé ou retardé.

SOS Amitié en ligneL’association SOS Amitiépropose un nouveau serviced’écoute… sur internet.Prenant la forme d’un “chat” (dialogue en direct par écrit), ce service appliqueles mêmes règles que l’écoute téléphonique, en particulier l’anonymat et la confidentialité. www.sos-amitie-internet.fr

La finance à la portée de touswww.lafinancepourtous.com,le site de l’Institut pourl’éducation financière dupublic (IEFP), est une bonnesource d’information pourtous ceux qui veulent ensavoir plus sur la “planète”finance, sans y être forcémentinitié. Il en donne le B.A.BA, en décrypte les mots, etéclaire sur certains sujetsd’actualité, tels que le délitd’initié ou le “paquet fiscal”.

d’automobilistes ont un défaut visuel non ou mal corrigé,soit 20 % des conducteurs en France, prévient

l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (Asnav), qui conseille fortement de consulter un spécialiste en cas de doute.Documents d’information à télécharger sur www.asnav.org ou à demander à l’Asnav, 185, rue de Bercy, 75579 Paris Cedex 12.

ACTUALITÉ

Grippe :il est encore temps de se faire vaccinerLa grippe peut entraîner descomplications chez les personnesâgées ou celles qui ont une maladiecardiaque, pulmonaire, métabolique,immunologique, ou cancéreuse.Depuis l’année dernière, la prise en charge par l’assurance maladie a été élargie aux vaccins antigrippauxpour les enfants et pour les adultesasthmatiques ainsi qu’aux personnesatteintes d’une broncho-pneumopathieobstructive. Il est encore temps de sefaire vacciner tout en sachant que laprotection est effective quinze joursaprès l’administration du vaccin.

Prévenir les jeuxdangereuxPour prévenir les pratiques violentesà l’école, le ministère de l’Éducationnationale diffuse un document quiinforme sur les caractéristiques des“jeux dangereux”, leurs conséquencesphysiques et psychologiques, et lessignes qui doivent alerter les adultes.Consultable et téléchargeable surwww.eduscol.education.fr/D0203/jeux_dangereux.htm

8 millions

4 Essentiel Santé Magazine - novembre 2007

DR

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) mène, depuis sep-tembre, une campagne d’information (visuel ci-dessus) intitulée “La meilleure contracep-tion, c’est celle que l’on choisit”. L’idée centrale est que, pour être bien acceptée et suivie,la méthode doit être adaptée à chaque femme, et choisie par elle, en fonction de sa réalitéquotidienne. Outre un film largement diffusé à la télé et au cinéma, le dispositif comprendun site internet, www.choisirsacontraception.fr, et un numéro anonyme et gratuit depuisun poste fixe, joignable 7 jours sur 7 de 8 heures à minuit : le 0800235236.

“Choisir sa contraception”

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Médicament : informer les médecins?

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NET

par an, c’est le rythme d’évolution des dépenses d’assurance maladie, prévu jusqu’en2015, selon une récente étude de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).

Les dépenses de santé passeraient ainsi de 140 milliards d’euros en 2006 à 210 milliards d’euros en 2015.

5,3 %

Allô diabèteau 32 60“Allô diabète” est un servicetéléphonique d’écoute etd’information pour les personnesdiabétiques et leur entourage. Ceservice non médical est ouvert àtous. Il emploie deux conseillèressanté, une juriste, une conseillèresociale et une diététicienne.Composer le 32 60 et dire “Allôdiabète” (0,15€/min). Du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00.Association française desdiabétiques, 88, rue de laRoquette, 75544 Paris Cedex 11.Tél. : 01 40 09 20 30.

Dépression : en savoir plus pour en sortir

Si les médecins se disent globalementbien informés sur le médicament, ilssont malgré tout très nombreux à faireétat de manques et d’un besoin cruciald’une information indépendante desenjeux commerciaux et “visant à laclarté et à la simplicité”.C’est en tout cas ce qui ressort d’un rap-port, rendu public fin octobre par l’Ins-pection Générale des Affaires Sociales(IGAS), et qui met en avant l’influencedes laboratoires dans ce domaine, enparticulier par le biais des visiteurs médi-caux. Une situation dénoncée depuisplusieurs années par la Mutualité Fran-çaise et par certains médecins qui, déjà,se forment de façon indépendante.Le rapport de l’IGAS propose quela Haute Autorité de Santé (HAS)

devienne “l’émetteur unique de l’infor-mation sur le médicament” et qu’un“observatoire de la prescription” soitmis en place.

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Aujourd’hui en France, près de 8 mil-lions de personnes ont vécu ou vivrontune dépression au cours de leur vie.Pour mieux faire connaître la maladieet améliorer sa prise en charge, l’Ins-titut national de prévention et d’édu-cation pour la santé (Inpes) a conçudeux nouveaux outils. Le premier estun site internet, qui donne des infor-mations pour comprendre les symp-tômes et accompagner les prochesgrâce à de nombreux témoignages. Lesecond est un guide complet sur lamaladie, La Dépression, en savoir plus

pour en sortir, qui a pour objectifd’améliorer le dialogue entre lepatient et son médecin. Il peut êtreconsulté et téléchargé sur le site,www.info-depression.fr, ou bien com-mandé par téléphone au 0 821 22 2324 (0,12 €/min depuis un poste fixe)jusqu’au 31 décembre 2007.

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ACTUALITÉ

des victimes d’infarctus avant 45 ans sont des fumeurs. C’est ce qui ressort d’une étude communiquée par la Fédération française de cardiologie, qui mène actuellement une campagne nationale de prévention du tabagisme chez les jeunes. www.fedecardio.com80 %

Un nouveau plan

AlzheimerGrande cause nationale en 2007, la maladied’Alzheimer fait l’objet d’un nouveau plannational pour la période 2008-2012. Objectif :mieux diagnostiquer la maladie et mieux la prendre en charge en favorisant, enparticulier, le choix du maintien à domicile. Numéro national d’aide et d’écoute pour les malades et leurs proches : 0811 112 112 (coût d’un appel local) – www.francealzheimer.orgÀnoter aussi : la parution d’un guide pratique qui répond avec simplicité aux interrogations des malades et de leur entourage. Alzheimer etles maladies apparentées, par le Dr B. Croisile,éd. Larousse, 2007. 9,50 €.

6 Essentiel Santé Magazine - novembre 2007

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Les services à la personne ont le vent en poupe. Dix-huitmois après le lancement du “chèque emploi-service uni-versel” (Cesu), qui simplifie la rémunération de ces servicespar les particuliers, un Français sur six y a aujourd’huirecours pour améliorer sa vie quotidienne. En 2007, 160000nouveaux emplois devraient ainsi avoir été créés. Lancéeen septembre dernier, une campagne nationale vise à mon-trer la diversité des services proposés, à l’encontre de l’idéeselon laquelle ils se limiteraient à l’entretien de la maison,à la garde d’enfant ou de personnes âgées. Parmi les acti-vités en plein essor : l’assistance informatique, la livraisondes courses à domicile, ou encore le jardinage. Pour retrouver ces services près de chez soi, ou pour touteautre information : www.servicesalapersonne.gouv.fr, ou,par téléphone, composer le 32 11, facturé 0,12 € la minute,du lundi au vendredi de 8 h à 20 h et le samedi de 8 h à 12 h.

Les services à la personne en plein essor

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Essentiel Santé Magazine - novembre 2007 7

SOCIÉTÉ

NutritionFaut-il manger bio?

Les aliments issus de l’agriculture et de l’élevage biologiques sont-ils réellement meilleurs pour la santé? Le point sur la question avec plusieurs scientifiques. ›››

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8 Essentiel Santé Magazine - novembre 2007

SOCIÉTÉ

Les aliments biologiques sontproduits selon des pratiques“respectueuses des équilibresnaturels*”. Peu de pesticides,

pas d’engrais de synthèse pour lesvégétaux, interdiction d’utilisationdes OGM ; large accès au plein air,nourriture biologique, et limitationdes traitements médicamenteux pourles animaux d’élevage. Pour autant,les produits bio sont-ils réellementmeilleurs pour la santé ?En 2003, l’Agence française de sécu-rité sanitaire des aliments (Afssa) aréalisé une évaluation nutritionnelleet sanitaire des aliments issus de l’agri-culture biologique. “Sous l’angle nutri-tionnel, explique Marie-Hélène Lou-lergue, directrice adjointe à la directionde l’évaluation des risques nutrition-nels et sanitaires, nous n’avons pas pumettre en exergue de différencenotable entre les fruits et légumes pro-duits de façon biologique et ceux quisont produits selon d’autres modes. Lateneur des aliments en certains nutri-ments est tributaire de multiples fac-teurs indépendants du mode de pro-duction, comme leur variété, le faitqu’ils aient, ou non, été cueillis à matu-

rité, le type de sol, ou encore le cli-mat. Au sein d’un même type de pro-duction, il peut déjà y avoir d’impor-tantes différences.” Des labels nonbio, Label Rouge par exemple, impo-sent aussi aux producteurs d’éleverleurs animaux en plein air.En fait, effectuer des comparaisonsscientifiques se révèle difficile, car laproduction non bio est elle-même mul-tiforme. Elle peut être “raisonnée”,lorsque le producteur s’engage à ren-forcer la sécurité sanitaire, et à réduireles effets négatifs de ses pratiques surl’environnement. Certaines appella-tions sont aussi un signe de qualité,comme l’Appellation d’origine contrô-lée (AOC).“Quant aux pesticides, poursuit Marie-Hélène Loulergue, leur restriction enproduction biologique conduit indé-niablement à une moindre présencede résidus dans les aliments. Cepen-dant, il est important de noter qu’au-jourd’hui les pesticides autorisés enagriculture conventionnelle le sontdans des conditions d’emploi tellesque la limite tolérée dans les alimentsne présente aucun danger pour leconsommateur.” D’autant que ces pro-

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POUR VOUS AIDER

› Agriculture biologique : un nouveau règlement à l’horizon 2009Un nouveau règlement européen sur l’agriculture biologique a été adoptéen 2007. Il entrera en application le 1er janvier 2009. Les changementstoucheront surtout l’étiquetage. Comme dans le précédent règlement,seules les denrées constituées d’au moins 95 % d’ingrédients d’origine biopourront être étiquetées comme étant “biologiques”. Mais la catégorie“70 % à 95 % d’ingrédients biologiques” disparaîtra, et les produitscontenant moins de 95 % d’ingrédients biologiques pourront désormaisfaire état de la présence d’éléments bio dans leur composition, maisuniquement dans la liste de leurs ingrédients.

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Divimprecava

Les quantités maximales de résidus depesticides, admises dans les produitsalimentaires, ne correspondent pas à des seuils de toxicité mais à desseuils de sécurité. Ceux-ci sontcalculés pour être cent fois inférieursà la dose sans effet.

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Les alimentsbiologiques peuvent, toutcomme les autres aliments,

contenir des graissesbutyriques et des graissessaturées qu’il vaut mieuxéviter de consommer en

trop grande quantité.

Dr Jean-MichelLecerf,spécialiste enendocrinologie et maladiesmétaboliques, et chef du servicenutrition à l’InstitutPasteur de Lille

POINT DE VUE

Le bio n’est sûrement pas une assurance santé

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Il est faux de dire queconsommer des produitsnon bio est néfaste. Cartoutes les études qui ontmontré les bénéfices d’unrégime alimentaire varié etéquilibré ont été menéesauprès de consommateursde produits ordinaires!Certes, manger bio n’est pasincompatible avec unebonne santé, mais ce n’estsûrement pas une assurancesanté. On sait par exempleque la qualité nutritionnelledes œufs ne dépend que dela nature des alimentsdonnés à la poule, maïsou lin par exemple, etpas du tout du fait quecet aliment soit bio ounon. Cela étant, il a été démontré que les fruits et les légumesbio ont une densiténutritionnelle un peu plus

importante du fait d’uneteneur en eau supérieure àcelle des végétauxconventionnels. Mais auregard de la quantitéréellement absorbée par leconsommateur, l’intérêt estrelatif. Enfin, si les pesticidespeuvent être dangereuxpour les utilisateurs, c’est-à-dire les agriculteurs, il n’existe aucune preuve de leur toxicité pour lesconsommateurs.

L’Agence française de sécurité sanitairedes aliments (Afssa) a publié un rapportintitulé Évaluation nutritionnelle etsanitaire des aliments issus del’agriculture biologique (juillet 2003),qui est disponible à l’adresse internet suivante :www.afssa.fr/ftp/afssa/basedoc/rapportagribio290703.pdfou envoyé sur demande auprès del’Afssa, 27-31, avenue du Général-Leclerc, 94701 Maisons-Alfort Cedex.Tél. : 01 49 77 13 50.

Pour en savoir plus

duits font désormais l’objet d’uneréglementation très stricte et qu’unplan interministériel prévoit notam-ment de réduire de 50 % les quanti-tés vendues des substances considé-rées comme les plus dangereuses d’ici2009. ●

Catherine Janvier

*Règlement européen n° 2092/91 du 24 juin 1991,complété par un cahier des charges du 28 août 2000,textes disponibles sur le site du ministère de l’Agri-culture :http://agriculture.gouv.fr/sections/thematiques/ali-mentation/signes-de-qualite/les-signes-d-identifica-tion-de-la-qualite-et-de-l-origine/l-agriculture-biolo-gique/l-agriculture-biologique/

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Diversifier les aliments est le plusimportant. On peut aussirecommander de laver les fruitsavant de les consommer.

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10 Essentiel Santé Magazine - novembre 2007

SOCIÉTÉ

Aujourd’hui décrite comme unepériode charnière par lesspécialistes, l’adolescencedésigne à la fois la puberté et

l’accès à une certaine autonomie. Selonl’Organisation mondiale de la santé(OMS), elle démarre à 13 ans et s’achèveà 19. Dans les faits, l’adolescence s’ex-prime dès 9-10 ans, et elle peut s’éter-niser au-delà des 20 printemps.

Ados : qui sont-ils ?Les jeunes d’aujourd’hui sont moinscontestataires que leurs aînés au mêmeâge, mais ils sont capables de descen-dre dans la rue quand le sujet le néces-site, comme le montrent les manifes-tations anti-CPE de mars 2006. Trèsprécoces dans leur besoin d’indépen-dance, filles et garçons partagent unemême culture issue d’internet et de latélévision, et maîtrisent pour la plu-part les nouvelles technologies de l’in-formation et de la communication(NTIC). Cela leur donne une nouvelleautonomie relationnelle (je parle à quije veux, quand je veux et où je veux)avec, en parallèle une plus grandetyrannie de l’apparence, et parfois unedifficulté à supporter les frustrationset à faire des compromis.

Pas plus difficile, simplementdifférentEst-ce plus dur d’être adolescent en2007 ? “Le processus est aujourd’huisans doute plus compliqué car le modèled’adulte à imiter est désormais moinsclair”, explique Pierre-Henri Tavoillot,philosophe, professeur à la Sorbonne

et co-auteur avec Éric Deschavanne dePhilosophie des âges de la vie (Grasset,2007). Autrement dit, dans une sociétéoù plus personne ne veut faire son âgeet où les “référents” de l’âge adulte (lepremier salaire, l’installation en couple,le premier enfant) sont plus tardifs etréversibles (on peut perdre son emploi,divorcer), il est plus compliqué pour unjeune de vivre cette période de muta-tion qu’est l’adolescence.“Mais c’est en même temps plus simpleet passionnant car l’adolescence n’estplus ce choc brutal et inattendu, maisune phase de transition à laquelle on

Adolescence : dur, dur?L’adolescent de 2007, plus fragile que sesprédécesseurs? Pas sûr, car il se pourrait bien quela rupture avec l’enfance soit aussi moins brutale.

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Les parents ont valeur d’exemple.

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TON Dix, treize, ou vingt ans… les frontières de l’adolesc

d’un individu à l’autre.

TÉMOIGNAGES

Mes parents ne me font pasassez confiance. Je sais qu’ilsessayent de me protéger desdangers de la société. Maisj’aimerais qu’ils croient plus en moi, qu’ils me soutiennentdavantage dans mes initiatives.

Mathilde, 16 ans

Mon père et ma mère sont hyperstressés par leurtravail. Du coup, ils me mettentla pression pour que j’aie de bonnes notes. J’aimerais bien qu’ils me parlent de leur métier de manière pluspositive.

Romain, 13 ans

La génération de ma fille est une génération solidaire.Quand il y a une difficulté, les amis sont présents. Ils se défendent mutuellement si nécessaire. Je constate unevraie entraide entre eux.

Joëlle, mère de Julie, 17 ans

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Essentiel Santé Magazine - novembre 2007 11

s’attend, on se prépare”, ajoute le phi-losophe. Et, en faisant abstraction dessituations de détresse mais aussi decertaines maladies psychiques quiapparaissent à cet âge, comme aimele préciser le pédopsychiatre MarcelRuffo, “si l’adolescence est parfois dif-ficile, elle n’a rien à voir avec la notionde maladie”. Les adolescents ne sont pas nécessai-rement des êtres dépressifs, révoltéset polémiques. Ne plus les réduire àcette image stéréotypée, c’est amor-cer le dialogue dont ils ont tantbesoin. ●

Patricia Lebouc-Coignard

POINT DE VUE

Les ados sont confrontésà des questions essentiellespar rapport à eux-mêmes etaux autres.Plutôt qu’un état de crise, l’adolescencen’est-elle pas uneconstruction?Pas tout à fait. L’adolescenceest une phase nécessairepour poursuivre laconstruction de son identitéqui a démarré dès l’enfanceet se prolonge à l’âge adulte.C’est un moment de rupture,de décalage, voire derévolte, avec les modèlesque sont les parents.

À quoi l’ado doit-il faire face?Tout d’abord, et on ne le ditpas assez, alors que c’estessentiel, les adolescents se trouvent confrontés à des questions majeuresconcernant leur proprecorps qui se transforme etse sexualise. Est-ce que jesuis joli(e)? Est-ce que jesuis trop gros(se), tropgrand(e), trop petit(e), tropmaigre? À cette série dequestionnements à soi sesuperpose une autre sériede questionnements au monde car le regard

des autres devient trèsimportant. Par exemple, est-ce que je suis aimable au sens de “digne d’êtreaimé(e)”? Quelle placej’occupe pour l’autre dans la relation amoureuse?

Pour quelles raisonscertains parents ne fontpas assez confiance à leurs ados?Parce que la notion deconfiance n’est pas la mêmepour eux que pour leursenfants. Les parents,craignant qu’il arrivequelque chose à leurs ados,ont tendance à limiter leurschoix et leurs déplacements.Ce que les jeunesinterprètent comme unmanque de confiance à leurencontre! Les parentsdevraient sans doute se faire plus confiance dans ce qu’ils ont transmis à leurs enfants et accepter le fait que leurs adolescentssont capables de prendreleurs responsabilités.

Joseph Naouri,pédopsychiatrewww.filsantejeunes.com

Fil santé jeunes : 0 800 235 236,numéro vert anonyme et gratuit,disponible tous les jours (y compris les jours fériés) de 8 h à minuit.

À lireLa vie en désordre, par le Pr MarcelRufo, éd. Anne Carrière, 2007. 18,50 €.

Philosophie des âges de la vie, parPierre-Henri Tavoillot, Éric Deschavanne,éd. Grasset, 2007. 20,90 €.

Dictionnaire de l’adolescence,par Joseph Naouri, Presses de laRenaissance, 2005. 20 €.

Pour en savoir plus

tières de l’adolescence sont floues et varient

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12 Essentiel Santé Magazine - novembre 2007

La contrefaçon concerneraitaujourd’hui 10 % du marchémondial des produits pharma-ceutiques, selon l’Organisation

mondiale de la santé (OMS). Le phéno-mène, qui a débuté en Asie, commenceà toucher les pays occidentaux : lesÉtats-Unis, mais aussi l’Europe, et enparticulier le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Si aucun cas de fabrication demédicaments contrefaits n’a pour l’ins-tant été signalé en France, les douanessaisissent régulièrement des marchan-dises y transitant. La dernière en dateconcerne 100 000 doses de médica-ments en provenance de Chine. “Aujour-d’hui, plus de la moitié des produitscirculant sur internet sont contrefaits.Il nous faut donc mettre les gens engarde contre la dangerosité de ces pro-duits, ainsi que sur celle des contre-façons de dispositifs médicaux, leslentilles de contact par exemple”, ex-plique Stéphane Lange, chef de l’unitédes Enquêtes spéciales à l’Agence fran-

çaise de sécurité sanitaire des produitsde santé (Afssaps), qui diffuse desdépliants pour informer le grand publicet les pharmaciens.

Pas un produit comme les autresTranquillisants, stimulants sexuels,traitements contre le vieillissement…Les faussaires se concentrent sur desproduits de grande consommation.Sous-dosés, ces faux médicamentspeuvent se révéler simplement ineffi-caces. Surdosés, ou intégrant des sub-stances toxiques, ils peuvent être dan-gereux. Il convient donc d’être vigilant,y compris lors d’un voyage à l’étranger.Le mieux étant d’amener ses médica-ments pour éviter d’avoir à les achetersur place.D’ici à 2010, un nouveau mode de mar-quage, assurant une meilleure traçabi-lité des lots, devrait favoriser la luttecontre les contrefaçons. À plus longterme, des officines électroniques

Télécharger la brochure Médicament etcontrefaçon à l’adresse :http://afssaps.sante.fr/htm/10/contre_facon/depliant_contre_facon.pdf sur lesite de l’Afssaps (Agence française desécurité sanitaire des produits de santé).Si elle n’est pas disponible enpharmacie, vous pouvez égalementdemander cette brochure par courrier au service communication de l’Afssaps,143-147, bd Anatole-France, 93285Saint-Denis Cedex.

Pour en savoir plus

dûment réglementées (e-pharmacies)pourraient être autorisées à vendre desmédicaments sur internet… Le Forumdes droits sur internet* réfléchit à uneréglementation en ce sens. ●

Olivier Sauvy

*Le Forum des droits sur internet est un organismeparapublic de statut associatif, créé en mai 2001, etfinancé à 80 % par des fonds publics. Il a pour objec-tif d’élaborer les règles et les usages de l’internet.www.foruminternet.org/

Désormais mondiale, la contrefaçon demédicaments est un phénomène àprendre très au sérieux. Fabriqués frauduleusement,et vendus sans ordonnance,les “faux” médicamentspeuvent se révélerdangereux.

Médicaments : attention aux contrefaçons

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Essentiel Santé Magazine - novembre 2007 13

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Mieuxvivre

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Bien vieillirà domicile

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Comment vieillir chez soi quand, petit à petit, on perd son indépendance?Comment continuer à profiter de sa maison quand les jambes ont du mal à suivre? Le point pour être conseillé et aidé. ›››

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14 Essentiel Santé Magazine - novembre 2007

SANTÉ

Selon l’Union nationale del’aide, des soins et des servicesaux domiciles (UNA), 20 % despersonnes âgées de plus de

75 ans ont besoin d’être aidées et soi-gnées quotidiennement. Parmi elles,80 % préfèrent rester à domicile. “C’estleur vœu le plus cher, souligne Marie-Pierre Hervy, chef du service de géria-trie de l’hôpital Bicêtre à Paris. Ellesont ainsi le sentiment d’être encorepleinement dans leur vie, et cela pré-serve leur bonne santé physique etmorale le plus longtemps possible.”Mais comment rester à la maison lors-qu’il devient de plus en plus difficiled’aller faire ses courses, de monter sesescaliers, de faire son ménage ou satoilette? Tout simplement en bénéfi-ciant de l’intervention d’un profes-sionnel de l’aide à domicile. Aujour-d’hui, plus de 130 000 travailleurssociaux interviennent auprès de1200000 personnes âgées.On trouve ainsi les “aides à domicile” quiviennent seconder les personnes âgéesau quotidien pour leur ménage, leurrepassage, leurs courses… à raison d’uncertain nombre d’heures par semaine.Lorsque la dépendance devient plusimportante, et qu’elle nécessite une pré-sence régulière, il est possible de faireappel à une aide à domicile telle qu’uneauxiliaire de vie, de jour et/ou de nuit,qui assure, par exemple, les gestes de latoilette, l’aide aux déplacements…En plus de ces aides, il est possible,dans certaines communes, de béné-ficier de services complémentaires,comme le portage de repas à domi-cile ou encore le transport de per-sonnes. Quant aux soins infirmiers,ils sont traditionnellement assuréspar des services de soins infirmiers àdomicile sur prescription du médecintraitant. Ces services sont-ils suffi-

sants pour réussir son maintien à domi-cile ? “Non, répond Florence Leduc,directrice générale de l’UNA. Ces aidesne peuvent pas être apportées 24h sur24, car cela coûterait trop cher auxfamilles et à la collectivité. Par ailleurs,il est important que les personnes âgéesparticipent à l’élaboration des solutionsfavorisant leur autonomie et qu’ellessoient soutenues par leur entouragequand il existe (famille, proches). Celui-ci doit adhérer pleinement au projet etêtre en capacité de l’assumer, avec

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Continuer à profiter pleinement de chaque instant d

Même avec une mobilitérestreinte, la plupart des personnesâgées aspirent à rester chezelles.

Le rôle del’aidant estfondamental“Pour les personnes qui ont besoind’un accompagnement permanent,les services d’aide et de soins àdomicile ne peuvent pas répondre à toutes les sollicitations. C’estpourquoi le rôle de “l’aidant” estfondamental*. Il s’agit généralementd’un proche, conjoint ou enfant. Sa tâche est prenante, souventingrate, et même parfois difficileémotionnellement. C’est pourquoi je conseille de ne pas hésiter à se faire aider par un psychologue sil’on en ressent le besoin.”

Docteur Marie-Pierre Hervy,chef du service gériatrie de l’hôpitalBicêtre à Paris

*Sur le thème des aidants, se reporterau numéro d’Essentiel Santé Magazineparu en février 2007, pages 10-11.

POINT DE VUE

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trer les personnes dans leur lieu de vie.Nous pouvons ainsi évaluer avec ellesleurs besoins réels et leurs possibilitésde financement. Ensuite, nous organi-sons l’aide, en veillant notamment à ceque les temps de présence de chacundes intervenants soient bien répartisdans la journée. Notre rôle est égale-ment de voir tout ce qui pourrait êtreamélioré dans la maison pour faciliterle maintien des personnes âgées àdomicile.” Les Clic s’adressent égale-ment aux proches, auxquels revientgénéralement la responsabilité d’or-ganiser cette aide. “Pour répondre auxquestions, et parfois à l’angoisse desfamilles, nous proposons régulière-ment, au Clic de Cholet, des réunionsbaptisées « pauses-café » en présenced’un professionnel (médecin, psycho-logue…), ajoute Aurélie Savidan. Cesmoments de dialogue permettent auxfamilles d’échanger leurs expériences.La parole du professionnel apporte unecaution objective à des choix souventproposés par les proches à leursparents, mais qui ne sont pas toujoursbien acceptés par ces derniers.” Car,pour réussir à bien vieillir à domicile,la volonté et le désir de la personneconcernée doivent être au cœur detoute action. ●

Yves Lusson

l’aide et l’appui des professionnels.”Le maintien à domicile est d’autantmieux réussi qu’il a été pensé bienavant que surviennent les problèmesde dépendance. “Il faut garder à l’es-prit que la perte d’autonomie n’est pasnormale, quel que soit l’âge. Elle a sou-vent des causes psychologiques ouenvironnementales, remarque Marie-Pierre Hervy, chef du service de géria-trie de l’hôpital Bicêtre à Paris. La perted’un être cher peut être très mal vécue,ou bien la présence d’un escalier dansla maison peut rendre la vie impossible.Il est important d’en parler et d’agir leplus tôt possible.”

Avec l’aide des ClicLes Centres locaux d’information et decoordination (Clic) ont été créés pouraider les personnes âgées à prendre lesbonnes décisions. Structures de proxi-mité, ces centres rassemblent les pro-fessionnels du maintien à domicile quitravaillent en concertation pour pro-poser des solutions sur mesure. “Pourcontacter le Clic le plus proche de chezsoi, il suffit de se renseigner à la mai-rie, auprès de son médecin traitant,de sa caisse de retraite ou du conseilgénéral, indique Aurélie Savidan, direc-trice du Clic de l’agglomération de Cho-let dans le Maine-et-Loire. Nous nousdéplaçons à domicile, afin de rencon-

e chaque instant de la vie.

vec bilitéte, rt sonnesspirent chez

À lireAider nos parents âgés, éd. J’ai lu/60 millions de consommateurs, 2006.6,10 € + 1 € de frais de port.Pour le commander, écrire à 60 millions de consommateurs,22, rue René-Boulanger, 75010 Paris,ou téléphoner au 01 55 56 70 40.

Quand nos parents vieillissent,éd. Autrement, 2007. 20 €.Témoignages de nombreux professionnelset de familles. Un cahier pratique donne,avec précision et exhaustivité, desinformations sur l’aménagement dudomicile, les aides financières possibles,les soutiens à domicile disponibles et les démarches à accomplir pour y avoir accès.

Aménager votre maison pour éviter les chutesUne brochure claire et didactiqueproposée par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) :http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/327.pdf

Pour en savoir plus

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SANTÉ

À SAVOIR

Où en faire la demande?Auprès du centre communal ouintercommunal d’action sociale(CCAS, CIAS), ou directement au conseil général.

Quelle est la procédured’attribution?Une équipe médico-sociale,mandatée par le conseil général, se rend au domicile du demandeurafin d’évaluer son “degré dedépendance” et de lui proposer un“plan d’aide”. Ce dernier peut êtreassisté, s’il le souhaite, de sonmédecin traitant et de membres

de son entourage. Le président du conseil général dispose d’un délaide deux mois, à compter du dépôt du dossier, pour notifier sa décisionau bénéficiaire.

Quel est son montant mensuel ?Il est calculé en fonction du degré dedépendance : GIR 1 (correspondant à la dépendance la plus lourde),1 190 euros ; GIR 2, 1020 euros ; GIR 3, 765 euros et GIR 4, 510 euros.Les ressources du demandeur sontprises en compte pour déterminersa participation financière au pland’aide.

L’APA

tion s’échelonne de 510 à 1190 eurospar mois pour les plus dépendants (lireencadré). L’APA est cependant rarementsuffisante, et c’est ce qui a conduit lesmutuelles à créer, en complément, desgaranties dépendance pour leursadhérents. Il existe également desaides spécifiques, comme par exemplel’aide pour l’adaptation du logement,attribuée aux propriétaires, sur dos-sier et sous conditions de ressources,par les associations Pact (Protection,aménagement, conservation, trans-formation), ou encore des aides autransport dans certains départements.Il faut également savoir que le coût du

Rester chez soi, oui, mais àquel prix? La qualité du main-tien à domicile des personnesâgées est aussi une question

financière. D’où la création de l’alloca-tion personnalisée d’autonomie (APA)en 2001 pour les personnes âgées deplus de 60 ans. “L’APA a été une révo-lution, remarque le docteur Marie-Pierre Hervy, chef du service gériatriede l’hôpital Bicêtre à Paris. Elle adéveloppé l’économie de l’aide, et,comme son nom l’indique, elle parti-cipe au financement du maintien àdomicile malgré la dépendance.” Déli-vrée par le conseil général, l’alloca-

Financer le maintien à domicileL’allocation personnalisée d’autonomie (APA) permet de financer tout ou partiede l’aide à domicile. D’autres aides peuvent la compléter.

Près d’un million de personnes âgées bénéficient de l’APA.

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maintien à domicile est déductible desimpôts à hauteur de 50 % des dépenseseffectuées si vous employez un salariéà votre domicile et si vous avez faitappel à des associations ou entreprisesde services à la personne agréées parl’État. Cependant, si vous avez perçudes allocations ou des aides financièresau cours de l’année précédente, vousdevez les déduire des dépenses quevous déclarez.À noter, pour les personnes dont ledegré de dépendance est jugé tropfaible pour l’APA, une aide peut êtredélivrée – sous certaines conditions –par la plupart des caisses de retraite debase et/ou complémentaires. ●

Y. L.

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• Agence nationale des services à la personne : 3, square Desaix75015 Paris.Tél. : 01 44 49 84 60http://www.servicesalapersonne.gouv.fr/

• Le site portail des Clic (Centre locald’information et de coordination)pour trouver le Clic le plus proche dechez soi, par exemple.http://clic-info.personnes-agees.gouv.fr

• Institut national de prévention etd’éducation pour la santé42, boulevard de la Libération93203 Saint-Denis Cedex.Tél. : 01 43 33 22 22Pour la prévention des chutes,par exemple, de nombreux documentssont consultables surhttp://www.inpes.fr

• Pour s’informer sur l’APA,http://www.travail-solidarite.gouv.fr/,rubrique “Personnes âgées”, puis“Zoom sur l’APA”.

• Allô service public au 39 39(0,12 €/min). Lundi-vendredi 9 h-18 h.

Contacts

Découvrir internet et ses applications avec l’appui de quelqu’un de plus jeune facilite beaucoup l’apprentissage.

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Les mutuellesprivilégient d’abord la prévention. C’est pourquoi ellesproposent à leursadhérents toute unesérie d’ateliers pourinciter les personnesâgées à adopter des comportementsleur permettant de rester autonomes le plus longtempspossible : ateliers“Mémoire”, ateliers“Gym/mémoire” –associant l’activitéphysique et exercicesintellectuels –, ouencore ateliers “Santé,équilibre et plaisir”.Certaines mutuellesproposent également

des ateliers tels que :“Alimentation etnutrition”, “Aide à lamobilité”, “Préventiondes chutes”, ou encore“Amélioration del’habitat”. D’autresaccompagnent elles-mêmes l’effort demaintien à domicile des personnes âgées en leur proposant des services de soinsinfirmiers à domicile,des prestationsspécifiques (aides à domicile, auxiliairesde vie, portage demédicaments, etc.), ou encore des servicesde téléassistance.Enfin, les adhérents des mutuelles de

la Mutualité Françaisebénéficient aujourd’huid’une plate-forme de services à domicilemise en place enpartenariat avec l’Unionnationale de l’aide, dessoins et des servicesaux domiciles (Una) etl’Union nationale descentres communauxd’action sociale(Unccas). BaptiséeFrance domicile*, ellepropose une grandepalette de prestations,et en particulier desservices d’assistanceaux personnes âgées ou handicapées.

*France domicile au0 826 27 15 15 de 8 h à20 h (0,15 € TTC/min).

Mutuelles à vos côtés

Proposer des servicesd’aide de qualité

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Plus de la moitié des inter-nautes* auraient déjà utiliséinternet pour y chercher desinformations santé, pour eux-

mêmes ou leurs proches. Il faut êtreattentif car la probabilité de lire desinformations erronées ou fausses estimportante. Au contraire des maga-zines papier, dont l’éditeur, le direc-teur de publication et la date de paru-tion sont toujours mentionnés pourrespecter une obligation légale, lesauteurs des sites internet ne sont pastoujours identifiables. Et il est parfoisdifficile de déterminer le niveau defiabilité des informations données. Ilfaut donc rester prudent et ne jamaisse limiter à une seule source ou secontenter d’un seul avis.Quelques règles simples peuvent éga-lement aider à identifier la nature dessites visités, à commencer par la lec-ture attentive, dès la page d’accueil,de la rubrique “Qui sommes-nous?”. Demême, la rubrique “Contacts” doit clai-rement faire apparaître l’auteur ou leresponsable du site, ainsi que sesadresses électronique et postale. Il fautégalement faire attention à repérer lespartenariats et les soutiens financiers.Cela permet de mieux comprendre lesliens commerciaux susceptibles de“biaiser” l’information diffusée.Pendant la lecture, il faut acquérir denouveaux réflexes, comme celui deregarder systématiquement les datesde publication, ou de mise à jour des

informations. Il est également impor-tant de se méfier des liens hypertextessusceptibles d’aiguiller le lecteur versd’autres sites, surtout lorsqu’ils ont uncaractère commercial. Ultime pré-caution et non des moindres :toute proposition de diagnostic,de traitement, ou d’achat demédicaments doit être sys-tématiquement repoussée.Même pour un patient bieninformé, les décisionsimportantes concer-nant sa santé doi-vent toujours seprendre en accordavec le médecintraitant. ●Olivier Sauvy

*Premiers résultatsd’une étude de l’Ins-titut national dela santé et de larecherche médi-cale (Inserm) encours.

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SANTÉ

Santé sur internet : surferbien informé

Vers plus de transparenceEn prolongement de la loi du 4 mars 2002, encadrant les droitsdes malades et la qualité dusystème de santé, le législateur a confié à la Haute Autorité de santé(HAS) la mission de certification des sites internet français dédiés à la santé. Une mission difficile au vu des flux très importantsd’informations à vérifier.

Ce vaste chantier se décline en trois volets :

• une recommandation généralepour les internautes, avec desconseils d’utilisation,

• une collaboration avec lafondation suisse Health on the Net(HON), pour la certification(www.hon.ch), associée à un travailavec le moteur de recherche GoogleHealth, en cours d’expérimentation,pour favoriser le référencement dessites certifiés**,

• une action pédagogique auprèsdes professionnels de santé pour lesaider à utiliser internet à bon escientdans la relation avec leurs patients.

**Le nouveau logo HONcode devrait appa-raître sur les premiers sites certifiés avantla fin 2007, faisant de la France un pays pré-curseur en la matière.

Faire des recherches sur des pathologies ou des médicaments, participer à des groupes de soutien… c’est possible sur internet. Encore faut-il savoir identifier les sources d’information fiables.

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Garder unelecture critique“En allant sur internet, les patientscherchent à mieux comprendre leursmaladies et à améliorer leur qualité de vie. Cela va dans le bon sens, à condition toutefois de garder une lecture critique.”

Étienne Caniard, président de la commission de la “qualité et de la diffusion de l’information médicale”à la Haute Autorité de santé (HAS).

POINT DE VUE

Sites institutionnelswww.sante.fr : ce portail fédère desorganismes sous tutelle du ministère de la Santé. Il accueille notammentl’espace santé du ministère de la Santé,de la Jeunesse et des Sports(www.sante.gouv.fr), l’Institut nationalde prévention et d’éducation pour la santé (www.inpes.sante.fr),(www.sante-environnement-travail.fr),la Haute Autorité de santé (www.has-sante.fr), l’Agence française de sécuritésanitaire des aliments (www.afssa.fr),l’Agence française de sécurité sanitairede l’environnement et du travail(www.afsse.fr), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits desanté (http://afssaps.sante.fr).www.sante.gouv.fr : le ministèrepropose un dossier “Informations de santé sur internet” téléchargeable surle lien suivant : www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/qualite/criteres_qual.htm

Sites internationauxLe portail “santé” de l’Union européenne(http://ec.europa.eu/health-eu/index_fr.htm), l’Organisationmondiale de la santé (OMS)(www.who.int/fr/), et le premier portaileuropéen sur l’alcool, les drogues et lesaddictions (www.addictionsinfo.eu).

Sites spécialiséswww.chu-rouen.fr/cismefp : index des sites médicaux francophones à destination des patients et de leursfamilles.www.orpha.net : serveur d’informationsur les maladies rares et lesmédicaments orphelins.

Pour en savoir plus

Toujoursapprécier lacrédibilité d’uneinformation selonsa provenance :organisme publicou laboratoireprivé, parexemple.

M. PEARSON/GETTY IMAGES

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20 Essentiel Santé Magazine - novembre 2007

SANTÉ

Le corps humain est une “machine”extraordinairement complexe oùs’échangent constamment toutessortes de substances. La scinti-

graphie permet de visualiser cette acti-vité. Bien plus qu’une technique d’image-rie anatomique, elle permet de voir si unorgane ne fonctionne pas correctement,même s’il n’est apparemment pasatteint.Son principe consiste à injecter unemolécule spécifique dans la zone quel’on souhaite étudier. Pour qu’elle soitvisualisable, on a préalablement fixé àcette molécule un “traceur radioactif”.Celui-ci émet continuellement des radia-tions, captées par une caméra spéciale,la “gamma caméra”. Ainsi, en étudiantavec précision la localisation de cesmolécules, on peut détecter d’éven-tuelles anomalies dans le fonctionne-ment de l’organisme. Lorsque l’on veutconnaître, par exemple, la gravité d’unefracture osseuse, on injecte une molé-cule traceuse qui va venir s’accumulerdans la zone de la fracture.Aujourd’hui, il existe une grande variétéde molécules qui permettent d’analyserde plus en plus de dysfonctionnements.Outre les principaux organes comme le

cœur, les reins, ou le foie, la scintigra-phie permet désormais d’étudier avecprécision l’activité de la thyroïde, celledu cerveau (détection de la maladied’Alzheimer, par exemple) ou du pou-mon (diagnostic des embolies). Elle per-met même de déceler certains cancers,ou encore des infections, grâce au mar-quage des globules blancs. ●

Pierre Helion

LEXIQUE

TRACEUR RADIOACTIF :

substance radioactivedécelable par le rayonnementnucléaire qu'elle émet.

GANGLION :

petit renflement réparti le longdes vaisseaux lymphatiques

Scintigraphie

Visualiser lesdysfonctionnementsdu corpsInoffensive et indolore, la scintigraphie permet de visualiser l’activité de l’organisme et de faireressortir ses éventuels dysfonctionnements.

Scintigraphie et cancer du sein :traquer le ganglion“sentinelle”La scintigraphie a amélioré le traitement ducancer du sein. Auparavant, les patientesdevaient subir l’ablation de tous les ganglionssusceptibles de servir de relais à la tumeurpour se disséminer et créer des métastases.Aujourd’hui, la scintigraphie permet delocaliser le premier relais ganglionnaire,entre la tumeur et l’aisselle, dans le systèmelymphatique. Il suffit ensuite de prélever ce ganglion, baptisé “sentinelle”, et del’analyser. Si aucune trace de “malignité”n’est détectée, il est inutile d’enlever les autres ganglions.

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L’INJECTION DU PRODUITElle ne fait pas plus mal qu’une simple prise de sang. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun. Seule contre-indication : la grossesse.

LES DOSES DE TRACEURS RADIOACTIFSMinimes, elles ne sont pas nocives. Une scintigraphieosseuse expose à moins de deux fois la dose deradioactivité naturelle que l’on reçoit en un an en France.

SCINTIGRAPHIE DU CŒURLors d’une scintigraphie cardiaque, les régionsinsuffisamment irriguées apparaissent plus sombres. Il s’agit d’une aide précieuse pour décider d’unestratégie afin de mieux évaluer l’infarctus.

TEP CORPS ENTIERLa TEP (tomographie par émissions de positons) est ladernière née des méthodes de scintigraphie. Son traceur,un glucose marqué au fluor 18, évalue l’étendue d’uncancer sur l’ensemble de l’organisme. Cela permet non seulement de diagnostiquer la maladie, mais aussid’orienter le traitement.

L’EXAMENL’examen dure en général moins de 20 minutes, mais il est parfois obligatoire d’attendre un certain tempsaprès l’injection du produit radioactif avant d’effectuerl’examen. Pour les os, 3 heures sont nécessaires, tandisque la recherche de certaines tumeurs requiert 5 joursd’attente après l’injection. Le patient peut rentrer chezlui entre-temps et reprendre ses activités habituelles.

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22 Essentiel Santé Magazine - novembre 2007

SANTÉ

Les troubles du sommeil sur-viennent parce que les condi-tions pour bien dormir ne sontpas réunies. “Trop de gens

oublient une règle essentielle : il estnécessaire de respecter l’espace et letemps dédié au sommeil, prévient ledocteur Michel Lecendreux, psychiatreet spécialiste du sommeil à l’hôpitalRobert-Debré à Paris. Il faut savoirqu’on peut se remettre à bien dormirsimplement en changeant quelqueshabitudes.”Optimiser son environnement, c’estl’un des premiers conseils des méde-cins. Ce qui signifie, en clair, faire desa chambre un lieu où l’on se sent bien,au calme, à l’abri des événements exté-rieurs. Le mieux est qu’elle serve uni-quement pour dormir, si possible sansordinateur ni télévision.Ne pas oublier de s’isoler du bruit,favoriser l’obscurité, et veiller à ce quela température ne dépasse pas 18 °C.Dans certains cas, un simple change-ment de literie peut aider à retrouverle sommeil.

Retrouver un rythme régulierL’organisme est rythmé par les cyclesdu jour et de la nuit, grâce à son hor-loge biologique qui régule notam-ment le niveau d’éveil et la tempéra-ture interne.Les premières heures de la nuit sontles plus réparatrices, mais attention,il s’agit des premières heures habi-tuelles. Mieux vaut donc se coucher àheures régulières, tôt pour les sujetsdu matin, tard pour les sujets du soir,et se lever quand on se réveille spon-tanément.

Respecter son cycle naturelUn “train de sommeil” passe toutes lesheures et demie et correspond audébut d’un cycle naturel de sommeil.En dehors, l’endormissement est plusdifficile. C’est pourquoi il est conseilléde connaître cet horaire – qui varied’une personne à l’autre – afin de gérerau mieux son heure de coucher, touten se réservant une certaine sou-

Apprivoiser le sommeilUn plaisir pour certains, une hantise pour d’autres. Pour préserver ou retrouver le sommeil, il suffit parfois de lui ménager une bonne place dans sa vie quotidienne.

POINT DE VUE

Pasnécessairement un problème

L’insomnie est considérée commepathologique dès lors qu’elle persiste et qu’elle est source de fatigue. C’est alors qu’il faut consulter sonmédecin traitant. Celui-ci décidera s’il est à même de soigner son patient,ou s’il juge préférable de l’adresser à un confrère qui connaît bien lesproblèmes de sommeil (psychiatre,neurologue, etc.).Si quelqu’un, malgré unendormissement difficile et des réveilsmultiples, est en pleine forme pendantla journée, c’est qu’il n’est pasinsomniaque, mais court dormeur :il a besoin de peu d’heures de sommeil.Je lui conseille de ne pas chercher à dormir plus, et de profiter du tempsdisponible pour se distraire, se cultiver… pendant que les autresdorment!

Docteur Patrick Lemoine,médecin spécialiste du sommeil àl’université Claude-Bernard de Lyon ›SOMNIFÈRES :

À UTILISER LE MOINS POSSIBLEDélivrés uniquement sur ordonnance, les hypnotiques (somnifères)sont des béquilles chimiques que les médecins prescrivent le moinspossible et le moins longtemps possible. En effet, ils induisent desphénomènes de dépendance, réduisent le sommeil profond (celui-làmême qui est réparateur), et peuvent entraîner des somnolencesindésirables dans la journée.Ce sont des produits qui ne sont bien tolérés que s’ils sont pris sur unecourte période, dans des circonstances exceptionnelles, pour traiterune insomnie transitoire, liée par exemple à un événement familialgrave ou à un long voyage.

POUR VOUS AIDER

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plesse. Pour connaître l’heure oùpasse “le train du sommeil”, il suffitde guetter les signes d’endormisse-ment : bâillement, picotement desyeux, paupières lourdes…

Se préparer à s’endormirEn s’inventant des petits rituels, on seprépare à entrer doucement dans lanuit. Rien de tel, par exemple, que dese mettre au lit avec un bon livre pourlaisser derrière soi les préoccupationsde la journée. La télévision et l’ordi-nateur peuvent également rester des

À lireInsomnie, par le Dr Patrick Lemoine,Larousse, coll. Guides Santé, 2006.9,50 €.Bien dormir enfin !, par le Dr DamienLéger, First Éditions, 2006. 2,90 €.Le sommeil, par le Dr MichelLecendreux, éditions Solar, 2002.18,90 €.Dormir, c’est vivre aussi… Undépliant édité par l’Inpes (Institutnational de prévention et d’éducationpour la santé) pour une meilleurecompréhension du sommeil chezl’enfant. Il est disponible gratuitementauprès de l’Inpes, Service diffusion,42, boulevard de la Libération,93203 Saint-Denis, et téléchargeable à l’adresse suivantehttp://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1050.pdf

Pour en savoir plus

›DES CENTRES POUR LES TROUBLES DU SOMMEILIl existe une quarantaine de “centres dusommeil” répartis dans toute la France.Ils permettent de réaliser un diagnostic

précis et de prescrire, le cas échéant, untraitement médical adapté. Pour connaître

les coordonnées du centre le plus proche :http://www.sommeilsante.asso.fr/

compagnons fréquentables, mais il estsouhaitable de les éteindre au moinsune demi-heure avant d’aller se cou-cher. Dans tous les cas, l’activité doitêtre relaxante.

Retrouver une bonne hygiène de vieL’alimentation a aussi une influencesur le sommeil. Idéalement, il fautattendre 2 à 3 heures après le dîneravant d’aller se coucher. Préférer lessucres lents (pâtes, féculents) quiapportent l’énergie suffisante pourtraverser la nuit. À bannir dans tous

les cas, et plus particulièrement le soir,l’alcool et le tabac. L’alcool provoquede nombreux réveils nocturnes quiempêchent le sommeil d’être répara-teur. Quant à la “cigarette du soir”, lanicotine qu’elle contient est un stimu-lant qui réduit la capacité à dormir. ●

Yves Lusson

Depuis une cinquantaine d’années, le temps de sommeil a diminué de 1h30 environ.

DR

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QUIZ

Vrai Faux

SI VOUS AVEZMoins de six bonnes réponses : attention, vous manquez de concentration, et c’estpeut-être dû à un manque de sommeil. En dormant bien, vous augmenterez voscapacités cognitives, et notamment votre mémoire.Au moins sept bonnes réponses : le royaume de Morphée n’a plus de secret pourvous.

Vrai: 2, 3, 4, 7, 8Faux: 1, 5, 6, 7,9.

1 )) IL EST CONSEILLÉ DE METTRE SA TÉLÉ DANS SACHAMBRE POUR BIEN DORMIR.

2)) IL FAUT ÉVITER QUE LA TEMPÉRATURE DE LACHAMBRE DÉPASSE LES 18 °C.

3)) POUR RETROUVER LE SOMMEIL, IL VAUT MIEUXSE LEVER TOUS LES MATINS ET SE COUCHERTOUS LES SOIRS À LA MÊME HEURE.

4)) IL EXISTE 40 CENTRES DU SOMMEIL EN FRANCE.

5)) NOTRE “TRAIN DE SOMMEIL” PASSE TOUTES LESHEURES.

6)) IL EST PLUTÔT CONSEILLÉ DE MANGERBEAUCOUP DE VIANDE AU DÎNER.

7)) L’ALCOOL EMPÊCHE LE SOMMEIL D’ÊTRERÉPARATEUR.

8)) L’INSOMNIE N’EST PAS TOUJOURS UN PROBLÈMEGRAVE.

9)) LES SOMNIFÈRES SONT LA MEILLEURE SOLUTIONPOUR RÉGLER LES TROUBLES CHRONIQUES DUSOMMEIL.

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Retrouver le plaisir de dormir

Pour retrouver un bonsommeil, il est important de penser à la notion

de plaisir. Aller se coucher ne doit pas êtreune contrainte mais un vraiplaisir. C’est d’autant plus vrai pour les enfants qui s’entendent tropsouvent dire : “Si tu n’es pas sage,tu vas aller au lit.”

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Rechercher les bonnes attitudes

Troublesmusculo-

squelettiques

VOTRE MUTUELLEM

ATTO

N

HARMONIE MUTUELLES

Nos vies professionnelles sont de plus en plus souvent à la source de troublesmusculo-squelettiques (TMS). Quelques bonnes attitudes et une réorganisationdu travail avec l’entreprise sont la clé d’une prévention efficace. ›››

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26 Essentiel Santé Magazine - novembre 2007

VOTRE MUTUELLE

“Le travail, c’est la santé”, disaitla chanson. Pas si sûr. Avec40000 cas reconnus en 2005

par l’assurance maladie et une pro-gression de 20 % par an, les troublesmusculo-squelettiques (TMS) affectentde plus en plus de salariés dans tousles secteurs d’activité. Ces pathologiesrésultent d’un déséquilibre entre lesaptitudes physiques de chacun et lessollicitations en situation de travail(flexions, torsions…). Gêne(s) ou dou-leurs au niveau des muscles, des ten-dons et des nerfs, des articulations(poignet, épaule, genoux…) peuventalors s’aggraver, voire réduire la capa-cité de travail.

Des causes multifactoriellesOutre les caractéristiques propres àchacun (âge, état de santé…), lescauses d’origine professionnelle desTMS sont souvent diverses et com-plexes. Parmi elles, on relève les fac-teurs de risque dits biomécaniques. Àcommencer par la répétitivité desgestes qui pèse sur le poignet (com-pression d’un nerf ou syndrome ducanal carpien; inflammation ou tendi-nite). “Il est conseillé, lorsque c’estpossible, de récupérer lors de périodescourtes (moins de 2 minutes) et régu-lières. Toute personne soumise à unecertaine cadence devrait pouvoir chan-ger de rythme ou changer de poste detravail, et varier les gestes ou étirer lesmuscles sollicités”, indique le docteurCaroline Nayrat, en charge de la poli-tique Santé au travail à l’Associationmédico-sociale de Normandie et ergo-nome de ladite association. En cas d’ef-forts excessifs (prise avec les doigts ouune pince), le salarié fragilise ses ten-dons et muscles. Et s’il travaille enpositions extrêmes (en extension, enrotation…), il peut abîmer ses articu-lations. “Il s’agit donc de réduire lesélévations importantes des bras, le portde charge, et les temps de contrac-tion”, précise Jean-Jacques Atain-Kouadio, chef de projet TMS et ergo-

Les secteurs les plus touchésL’agro-alimentaire (industrie de la viande…)La métallurgieLa sous-traitance automobileLe bâtiment et les travaux publicsLes services (commerces, hôtellerie,tourisme, banques…), et notamment toutepersonne travaillant devant un ordinateur :secrétaire, assistante de direction…

• Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et desmaladies professionnelles (INRS)30, rue Olivier-Noyer,75680 Paris Cedex 14.Tél. : 01 40 44 30 00. www.inrs.fr

• Agence européenne pour la sécurité et la santé au travailL’Agence européenne pour la sécuritéet la santé au travail a produit un filmpour apprendre à éviter les TMS sur :http://ew2007.osha.europa.eu/napo/

Pour en savoir plus

nome à l’Institut national de rechercheet de sécurité (INRS). Ces recomman-dations ergonomiques sont des pointsde repère en situation de travail. Mais,seules, elles ne suffisent pas.

Revoir l’organisation du travail“Il n’y a pas de bons ou de mauvaisgestes, mais un geste efficace : celui quipermet d’effectuer un travail de qualitésans se blesser. Si le salarié ne peut pasexécuter des gestes adaptés ou les réa-liser dans de bonnes conditions, il estexposé à des risques”, explique ÉvelyneEscriva, pilote du projet TMS et ergo-nome pour le réseau de l’Agence natio-nale pour l’amélioration des conditionsde travail (Anact). Il est important quele poste de travail offre une possibi-lité de rotation, de changement deposition… ●

Anne-Laure Guiot

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À SAVOIR

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Face à l’ordinateur• Adapter la hauteur de l’écrande l’ordinateur au niveau du bureau pour qu’il soit dans le champ visuel : l’horizontale de l’œil doit être entre le milieuet le bord supérieur de l’écran.L’avant-bras tendu et en appui

détermine la bonne distanceentre les yeux et l’écran (l’écran

est entre 50 et 70 cm de l’œil).

• Avoir toujours le poigneten extensionet en contact avec le tapisde souris et utiliser lesraccourcis clavier pourlimiter les mouvements.

• Régler la luminosité de l’écranselon sa sensibilité. Et ajouter, si possible, une lampe d’appoint pouréviter les contrastes de lumière, notamment

entre l’écran, trèslumineux, et le papier.

• Faire une pause avec une autre activitéde 5 minutes toutes les heures en cas de tâcheintensive, ou de15 minutes toutes les 2 heures.

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VOTRE MUTUELLE

Les cinq livres en compétition pourle prix Solidarité 2008 sont connus !Les quarante adhérents, membres du jury, ont trois mois pour découvrirdes univers bien différents : l’histoire d’une fratrie pas comme les autres, l’une est blanche, l’autreest noire ; le parcours d’une jeune

fille dans un camp de harkis ; le destin poignant d’Africains lors de leur exil risqué vers l’eldoradoeuropéen ; les espoirs et les craintesd’une infirmière franco-irakienne en charge d’orphelins pendant la reddition ; et l’univers précaire des sans-papiers.

Qui sera le lauréat? CharlotteDubreuil pour Au cœur del’Ombrière? Dalila Kerchouche pour Leïla? Laurent Gaudé pourEldorado? Virginie Langlois pour Les Sabliers du temps, ou Alain Absire pour Sans pays? Réponsedans le numéro de février !

Cinq romans en compétition

Accessoires auditifs : du confort en plus

V eiller sur le sommeil de son bébé,mener une conversation télépho-nique, entendre le réveil…, ces

actes de la vie quotidienne peuvents’avérer difficiles lorsque l’audition estfortement diminuée. Pour faciliter lequotidien des personnes malenten-dantes, le réseau Audition Mutualistea récemment réalisé un guide sur lesaccessoires auditifs. Celui-ci donne unaperçu des solutions existantes pourun plus grand confort d’écoute : télé-

phones, casques, boucles ou systèmespour télévision, réveils et montres,signalisations lumineuses et vibrantes,systèmes audio sans fil, casques oubouchons anti-eau et anti-bruit. Pourtélécharger le guide, aller à l’adressesuivante : http://194.117.210.195/stable/index.php/fwm_front/services_des_mutuelles/les_services_de_sante_et_d_accompagnement_mutualistes_ssam/audition_mutualiste, puis se rendre surle lien de téléchargement. ●

EN B

REF

Un portail pour les PME et les indépendantsLe portail pme.service-public.fr a été conçu pour faciliter les tâchesadministratives des petites et moyennes entreprises et des professions indépendantes. Plusieurs dossiers thématiques y sont proposés: création d’entreprise,

marchés publics, exportation,implantation à l’étranger et formalitésdouanières.

Apprendre à travailler sans tabacConçu en partenariat avec l’Office françaisde prévention du tabagisme, le guideTravailler sans tabac fournit aux

entreprises toutes les informationsjuridiques, scientifiques etorganisationnelles, ainsi que dessolutions d’accompagnement des fumeurs. À commander sur le site de l’OFT:www.oft-asso.frOffice français de prévention dutabagisme, 66, boulevard Saint-Michel,75006 Paris. Tél. : 0143251965.

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Essentiel Santé Magazine - novembre 2007 29

charge pour le patient peut représenterjusqu’à 60 % du coût total.Ce sont les médecins conventionnés àhonoraires différents (ou libres), classésen secteur 2 qui pratiquent majoritaire-ment des dépassements d’honoraires.Plusieurs critères peuvent justifier cesdépassements. Le premier relève de lanotoriété du praticien pratiquant l’acte.Le deuxième de la nature des soinsdispensés, qui peut être liée au tempspassé, et à la complexité de l’examen cli-nique ou technique. Le troisième relèvedu service rendu, apprécié par le méde-cin en son âme et conscience. Enfin lequatrième critère concerne les possibi-lités financières du patient, autrementdit l’application du principe “avec tactet mesure”, inscrit dans le Code de déon-tologie. La loi impose aux médecins d’af-ficher le montant de leurs honorairesdans leur cabinet de façon visible.Malheureusement, certains d’entre euxn’appliquent toujours pas cette obliga-tion. Il est donc essentiel de s’informer.

Où s’informer ?Sur le site internet de l’assurance mal-adie, www.ameli.fr (rubrique “Assurés”,puis “Annuaires”, puis “Annuaire desprofessionnels de santé”), ou auprès desa caisse d’assurance maladie. Les assu-rés peuvent aussi désormais appelerleur caisse d’assurance maladie pourconnaître les coordonnées des profes-sionnels de santé les plus proches, et

Secteur 1, secteur 2 : en pratiqueLe médecin qui s’installe en exercice libéral ale choix entre deux secteurs conventionnels :Secteur 1 : les médecins sont “conventionnés”,c’est-à-dire qu’ils appliquent les tarifs officielsdits “opposables” fixés dans le cadre d’uneconvention avec l’assurance maladie (exemple :22 euros pour un généraliste depuis le1er juillet dernier). Ils ne sont pas autorisés à dépasser ces tarifs, sauf en cas decirconstances exceptionnelles, de temps ou de lieu, dues à une exigence particulière du patient non liée à un motif médical oulorsqu’un patient est hors parcours de soins(dépassement autorisé uniquement par un médecin spécialiste).Ces dépassements restent à la charge dupatient et ne sont pas, en général, pris encharge par les mutuelles.Secteur 2 : les médecins fixent eux-mêmesleurs tarifs, ils sont “conventionnés, honoraireslibres”. Ils sont autorisés à pratiquer desdépassements d’honoraires au-delà destarifs conventionnels.À noter : dans tous les cas, les dépassementsd’honoraires ne sont pas remboursés parl’assurance maladie.

Le dépassement d’honorairesconstitue la différence entre letarif conventionnel (ou tarifopposable), qui sert de base aux

remboursements de l’assurance maladie,et le tarif pratiqué par le médecin. Ainsi,le tarif de consultation d’un généralisteconventionné en secteur 1 est fixéà 22 euros. L’assurance maladie rem-bourse 70%, du tarif de convention, soit15,40 euros, moins 1 euro au titre dela participation forfaitaire. En cas dedépassement d’honoraires, par exemplepour une consultation à 30euros, auprèsd’un médecin généraliste conventionnésecteur2, l’assurance maladie remboursetoujours 14,40 euros (70 % du tarifconventionnel, moins 1 euro). La diffé-rence reste à la charge de l’assuré et/oude sa mutuelle, selon la garantie sous-crite. Pour certains actes, le reste à

Dépassements d’honoraires : s’informerLes dépassements d’honoraires peuvent laisser aux patients des “restes àcharge” très importants. Il est primordial de s’informer avant toute consultation.

De nouvelles mesuresDans le cadre du projet de loi de financementde la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008,de nouvelles mesures devraient êtreadoptées. Les médecins de secteur 2 devront désormais remettre au patient “uneinformation écrite préalable précisant le tarifdes actes effectués ainsi que la nature et le montant des dépassements facturés”.Cette disposition vise à renforcer l’obligationd’affichage dans les salles d’attente dumontant des honoraires. Par ailleurs, lesspécialistes du secteur 2 pourraient êtreamenés à pratiquer une proportion minimaled’actes sans dépassement d’honoraires.

obtenir des informations sur leurs tarifsde consultation.Pour les médecins à honoraires libres,l’assurance maladie donne une four-chette des tarifs les plus courammentpratiqués par chacun et le tarif le plusfréquemment utilisé par l’ensemble dela profession. ●

Sarah Valenti

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Les dépassements d’honoraires représentent près de 2 milliards d’euros.

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30 Essentiel Santé Magazine - novembre 2007

La DMLA n’est pas une fatalitéLa dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une affection de la rétinequi touche les personnes de plus de 50 ans. Un dépistage précoce permetd’enrayer son évolution, et l’adoption d’une bonne hygiène de vie diminue le risque de développer la maladie.

L’examen du fond de l’œil ou l’angiographie permettent de diagnostiquer la DMLA dès les premiers symptômes.

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VOTRE MUTUELLE

Première cause de malvoyancechez les plus de 55 ans, la dégé-nérescence maculaire liée à l’âge

(DMLA) touche 1,5 million de per-sonnes en France, dont 25 % ont plusde 75 ans. C’est une atteinte de lamacula, une toute petite partie aucentre de la rétine, qui n’occupe que de2 à 3 % de la surface, mais qui trans-met 90 % de l’information visuelle trai-tée par le cerveau!La DMLA se traduit par une baisse pro-gressive de la vision aboutissant à uneperte de la vision centrale. Celle quipermet de lire, de conduire, de voir lesdétails. Les personnes atteintes gar-dent néanmoins une autonomie pourse déplacer, s’habiller, ou se promener.Dans 25 % des cas, la maladie évoluetrès rapidement, d’où la nécessité dela dépister au plus tôt.

Les symptômesÀ partir de 50 ans, il faut être vigilantet consulter un ophtalmologiste dèsl’apparition de symptômes, sur unœil ou sur les deux yeux : une baissed’acuité visuelle rapide, une visiondéformée ou gondolée, l’apparitiond’une tache centrale, le besoin d’unmeilleur éclairage pour lire ou une ten-dance à l’éblouissement. Plus la mala-die est détectée tôt, plus la récupéra-tion visuelle est importante. Plusieurstypes d’examens, comme la techniquedu fond de l’œil ou l’angiographie,permettent d’établir un diagnostic.Aujourd’hui, la médecine dispose de

nouvelles techniques pour détruire cer-taines des lésions causées par la DMLA,notamment les interventions au laserou la photothérapie.

Une prévention possibleS’il existe une prédisposition génétiqueà la DMLA (le risque est quatre fois plusimportant en cas d’antécédents fami-liaux), une hygiène de vie saine permetde retarder, voire peut-être d’empêcher,son apparition. Le tabagisme, mêmepassif, est au premier rang des accusés.Il n’est donc jamais trop tard pour arrê-ter ! L’obésité semble aussi multiplierle risque. Le rôle de l’alimentation n’estdonc pas négligeable. ●

Marie-France Lacour

Pour en savoir plus• Association DMLA c/o Fima54, rue de Billancourt,92100 Boulogne-Billancourt.Numéro vert : 0 800 880 660.Internet : www.association-dmla.com

• Rétina France2, chemin du Cabirol, BP 62,31771 Colomiers Cedex.Numéro azur : 0 810 30 20 50 (prix d’un appel local depuis un poste fixe).Internet : www.retina.fr

À lireDégénérescence maculaire liée à l’âge, guide à l’usage des patients et de leur entourage, par leDr Salomon Yves Cohen et le Dr ThomasDesmettre, éd. Bash, 2004. 15 €.

CONTACT > [email protected].

Les pages spéciales Harmonie Mutuelles s’adressent à des adhérents en contrat collectif de la Mutuelle de l’Anjou, de laMutuelle de Vendée, de Prévadiès, et de la Touraine Mutualiste.

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