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DATES DU SEJOUR - Collège Montesquieu La brède · ... victoire de Sparte, début de l'hégémonie spartiate. ... constitution de l'empire romain ; la Grèce devient ... la représentation

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  • DATES DU SEJOUR:Le sjour se droulera du 7 au 12 fvrier 2015

    TRANSPORT : Le dpart se fera de laroport de Bordeaux-Mrignac B. (Compagnie Air France) ainsi que le retour.

    RendezRendez--vous vous llaaroport roport de Bordeaux-Mrignac Ble SAMEDI 7 FEVRIER 2015 le SAMEDI 7 FEVRIER 2015 14h0014h00(Directement au comptoir denregistrement du vol)

    (Pas de pr(Pas de pr--acheminement)acheminement)Vol AF 7629 dpart de Bordeaux 16h00 et arrive Paris Roissy Terminal 2F 17h20. Vol AF 1032 dpart de Paris Roissy Terminal 2F 18h30 et arrive Athnes 22h45.

    Le retour le JEUDI 12 fvrier 2015 23h05 Bordeaux-MrignacConvocation laroport dATHENES 13h10.

    Vol AF 1533 dpart dAthnes 15h10, arrive laroport de Paris Roissy Terminal 2F 17h35. Vol AF 7630 dpart de Paris Roissy Terminal 2F 21h50 et arrive Bordeaux 23h05.

    PROGRAMME DETAILLE DU SEJOURPROGRAMME DETAILLE DU SEJOUR

    1

    SAMEDI 7 FEVRIER 2015 : Vols BORDEAUX/PARIS/ATHENES Vols rguliers.BORDEAUX/PARIS/ATHENES.

    Transfert par autocar priv lhtel et installation lhtel, nuit GLYPHADA, agrable station balnaire, proche dAthnes, sur la cte Apollon.

    DIMANCHE 8 FEVRIER 2015 : DELPHES Guide Francophone.Petit-djeuner lhtel, DELPHES, muse et sanctuaire dApollon. Djeuner. Diner et nuit OLYMPIE

    LUNDI 9 FEVRIER 2015: OLYMPIE Guide FrancophonePetit-djeuner lhtel. OLYMPIE, site, muse Archologique, muse des Jeux Antiques, monument Pierre de Coubertin, Djeuner. Dpart pour lArgolide; Dner et nuit TOLO.

  • CONSIGNES ET CONSEILS1) Commencez par une introduction : vos attentes, vos inquitudes par rapport au voyage les semaines et les jours

    prcdant le dpart .2) Racontez et commentez au jour le jour votre sjour, en consacrant un ou plusieurs paragraphes chacune des

    journes prcisment dates .Vous voquerez ce que vous avez fait, vu, appris, vcu et vous ferez part de vos sentiments et rflexions .Diffrents points sont aborder :

    - Le voyage aller-retour et les dplacements en gnral - La visite des sites et des muses - La vie en groupe et les relations avec les autres - Lhbergement et les repas .- La Grce et les Grecs de nos jours

    3) Terminez par une conclusion : Jugement global sur le sjour, par rapport, entre autres, vos attentes et vos inquitudes .

    4) Illustrez le journal de photos, dessins, cartes postales, documents divers . Pour les photos, demandez laccord de toutes les personnes qui y figurent .

    5) Votre journal donnera lieu une valuation (coefficient 1) qui sera prise en compte dans la moyenne de grec ou de latin. La note napparatra pas sur le carnet ni aucune remarque ou correction . Cest un document personnel qui sera comme un album souvenir . Soignez la prsentation .

    6) Ce travail est rendre votre professeur de grec ou de latin obligatoirement dans la semaine qui prcde les vacances de Printemps. Relisez ventuellement les documents distribus pour vous rafrachir la mmoire ou viter les fautes dorthographe sur les noms propres .

    Bon courageBon courage !!

    CARNET DE VOYAGECARNET DE VOYAGE7 f7 fvriervrier-- 12 f12 fvrier 2015vrier 2015

    2MARDI 10 FEVRIER 2015: ARGOLIDE Guide FrancophonePetit-djeuner lhtel. Passage TIRYNTHE. MYCENES, visites et djeuner. Courte promenade NAUPLIE. EPIDAURE, visites. Arrt au canal de CORINTHE. Dner et nuit GLYPHADA.

    JEUDI 12 FEVRIER 2015: VOLS ATHENES/PARIS/BORDEAUX Petit-djeuner lhtel. Excursion au CAP SOUNION. Djeuner panier-repas (dernire prestation servie). Transfert aroport. Vols rguliers ATHENES/PARIS/BORDEAUX.

    GLYPHADA

    MERCREDI 11 FEVRIER 2015: ATHENES Guide FrancophonePetit-djeuner lhtel. Visites dATHENES (transports en commun pour les transferts Glyphada-Athnes-Glyphada).Visites : Acropole, muse de lAcropole, muse Archologique National, thtre de Dionysos, Pnyx, Hphasteion, Agora, Monastiraki Djeuner-pita. Dner et nuit GLYPHADA

  • PRESENTATINO GENERALE

    GRCE : PRSENTATION GNRALE

    Prsentation de la Grce

    Superficie : 131 957 km dont environ 20% sont constitus par 437 les ; 80% de montagnes ; 28 sommets

    dpassent 2000 m (point culminant : l'Olympe, 2917 m). Population (en 2005) : 11 080 000 ha ; 80,5 ha/km. Villes principales : Athnes (4,5 millions ha avec la banlieue) ; Thessalonique (1,1 million ha). Religion : 97,6% dorthodoxes, (1,3% de musulmans, 0,4% de catholiques). Lglise grecque orthodoxe

    est autocphale (=indpendante de tout pouvoir religieux) et a ses propres statuts, mais sa doctrine est ratta-che celle du patriarcat cumnique de Constantinople. Il n'y a pas de sparation entre l'glise et l'tat.

    La Grce appartient l'OTAN depuis 1952, l'Union Europenne depuis 1981 ; elle fait partie de la zone

    euro depuis janvier 2002.

    tec_adminZone de texte PRESENTATION GENERALE

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  • GRCE : PRSENTATION GNRALE

    Les subdivisions administratives de la Grce Le territoire est divis en 13 rgions ("priphries") et 52 dpartements ("nomes").

    Les rgions grecques : 1 Attique ; 2 Grce Centrale ; 3 Macdoine centrale ; 4 Crte ; 5 Macdoine orientale et Thrace ; 6 pire ; 7 les Ioniennes ; 8 Nord de l'ge ; 9 Ploponnse ; 10 sud de l'ge ; 11 Thessalie ; 12 Grce occidentale ; 13 Macdoine occidentale. Il faut ajouter une rgion

    autonome, la communaut religieuse du Mont Athos.

    Le prsident de la Rpublique Hellnique (Karolos Papoulias depuis 2005) est lu par le Parlement. C'est le Premier Ministre (depuis 2004 Costas Caramanlis) qui dtient l'essentiel du pouvoir. Le Parlement est constitu par la Vouli (), qui comporte 300 dputs lus tous les quatre ans. La fte nationale est le 25 mars (commmoration du dbut de la guerre d'indpendance en 1821) ; il y a

    une seconde fte nationale le 28 octobre (commmoration du "non" l'ultimatum fasciste de 1940).

    Quelques mots

    kalililili mra bonjour parakaloooo s'il vous plat efcharistoooo merci kalililili spra bonsoir * kalililili niiiichta bonne nuit kalililili oooorexi bon apptit potitititiri verre . piaaaato assiette / machri couteau * pirououououni fourchette . koutaaaali cuiller nro eau / psmiiii pain petsta serviette gramatoooosimo timbre

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  • GRCE : PRSENTATION GNRALE

    La Grce antique

    Chronologie de la Grce antique

    1600 - 1200 av Apoge de la civilisation Mycnienne

    1200 - 900 av ges obscurs 900 - 700 av poque gomtrique 700 - 480 av poque archaque 480 - 323 av poque classique 323 146 av poque hellnistique 146 - 31 av poque romaine

    31 av 476 ap poque impriale Premires civilisations prhellniques IIIe millnaire : panouissement de la civilisation prhistorique cycladique. 2200-1450 : panouissement de la civilisation minoenne en Crte. Protohistoire Vers 2000 av : arrive de populations indo-europennes en Grce. XVIIe-XIe av : ges du Bronze Moyen et Rcent ( partir de 1600) ; civilisation mycnienne (poque

    suppose de la guerre de Troie vers 1200). Xe sicle : dbut de l'ge du fer.

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  • GRCE : PRSENTATION GNRALE

    Priodes historiques mergence de la civilisation grecque VIIIe sicle : pomes homriques ; adoption de l'criture alphabtique ; mergence des cits-tats ; mou-

    vement de colonisation vers l'occident (Sicile, Italie du sud) VIIe-VIe sicles : conflits sociaux et politiques dans plusieurs cits (apparition de "tyrans" qui s'opposent

    aux aristocraties traditionnelles) ; Sparte assure son contrle sur une partie du Ploponnse ; adoption de la monnaie au VIe sicle.

    Fin VIe : tablissement de la dmocratie Athnes. L'ge d'or 490-479 : guerres mdiques opposant Perses et Grecs ; dbut de l'hgmonie athnienne. 431-404 : guerre du Ploponnse opposant Athnes et ses allis Sparte et ses allis ; victoire de Sparte,

    dbut de l'hgmonie spartiate. 371-362 : Thbes conteste l'hgmonie de Sparte. 356-338 : Philippe II, roi de Macdoine, un royaume situ au nord de la Grce, prend progressivement le

    contrle de la Grce. La domination macdonienne 336-323 : rgne d'Alexandre le Grand, fils de Philippe II ; conqute d'un immense empire en orient. IIIe sicle : la Grce est dans la dpendance du royaume de Macdoine, mme si certaines cits ou conf-

    drations de cits tentent d'assurer leur autonomie ou leur indpendance. IIe sicle : conflits entre la Macdoine et les Romains ; en 197, victoire des Romains Cynocphales (le

    gnral romain Flamininus proclame l'indpendance des cits grecques du joug macdonien) ; en 167, victoi-re des Romains Pydna.

    La domination romaine 146 : le royaume de Macdoine est devenu une province romaine ; Corinthe est dtruite par les Romains.

    Le reste de la Grce garde une apparence d'indpendance. Ier sicle av. : conflits entre des cits grecques et Rome ; 86 : prise d'Athnes par Sylla. La Grce est un

    des lieux o se rglent les guerres civiles entre Romains : bataille de Pharsale, en Thessalie en 48 (entre C-sar et Pompe), bataille de Philippes, en Macdoine, en 44 (contre les meurtriers de Csar), bataille navale d'Actium, en pire, en 31 (entre Octave et Antoine/Cloptre).

    27 av : constitution de l'empire romain ; la Grce devient la province d'Achae. L'empire romain La Grce n'a plus aucun rle politique, mais reste une rfrence culturelle. 117-138 : rgne dHadrien, lempereur philhellne 267 : premires invasions barbares (les Hrules) en Grce. 393 : interdiction des cultes paens. 395 : invasion de la Grce par les Goths. 395 : partage dfinitif de l'empire en empire d'Occident (capitale : Rome) et empire d'Orient (capitale :

    Constantinople, ancienne Byzance) auquel est rattache la Grce. 476 : fin de l'empire romain d'Occident.

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  • GRCE : PRSENTATION GNRALE

    Chronologie de la Grce aprs l'Antiquit

    La Grce dans l'empire byzantin (jusqu'en 1453) Les trois ges d'or de l'empire byzantin : 1) VI s: "sicle de Justinien" (527 565) : premier ge dor de lempire byzantin 726-843 : la "Querelle des images" dchire l'empire ; liconoclasme (doctrine condamnant comme idoltres la reprsentation et la vnration des images du Christ et des saints) se dchane. 2) 867-1056 : "Renaissance macdonienne", second ge dor de lempire byzantin, avec la "dynastie mac-donienne" d'empereurs. 1054 : "grand schisme" dans lglise chrtienne entre chrtiens latins (catholiques) et chrtiens byzantins (orthodoxes) ; la Grce sera orthodoxe. 13 avril 1204 : Constantinople est prise dassaut et pille par les Latins de la 4e croisade. Lempereur se rfu-gie en Orient et constitue lempire de Nice. 1204-1261 : occupation par les Latins de la majeure partie de lempire byzantin (dont la Grce), o ils crent un phmre Empire latin. 15 aot 1261 : rtablissement de lempire byzantin dans Constantinople reprise par Michel VIII Palologue. Cration du despotat de More avec Mystra comme capitale. 3) 1261-1453 : "Renaissance palologue", troisime ge d'or, malgr la menace turque. 29 mai 1453 : Constantinople est prise par les Turcs. Quant la Grce, elle sera conquise entre 1430 et 1460. La Grce sous la domination ottomane (1453-1830) 1460 : Mystra, dernier bastion de lempire byzantin, tombe aux mains des Ottomans. 7 octobre 1571 : bataille navale de Lpante (aujourd'hui Naupacte). Victoire des forces de la Sainte Ligue (Espagne, Venise, Saint-Sige) sur la flotte ottomane. Fin 1648 : la Crte est conquise par les Turcs, sauf Candie tenue par les Vnitiens, qui tombe en 1669. 1770 : rvoltes en Crte et premiers mouvements dinsurrection dans le Ploponnse. 1790-1803 : rvoltes contre les Turcs en pire. 1814 : cration Odessa de la Philiki Hetairia ("Socit des Amis"), socit secrte qui recrute dans tout le monde grec jusquen Russie et dans les Provinces Danubiennes, ainsi quen Grce, notamment dans le Plo-ponnse, et soutient les mouvements de rvolte. 1821-1827 : la guerre d'indpendance 25 mars 1821 : dbut de linsurrection. 1822 : lindpendance est proclame par les insurgs dans le thtre dpidaure. Une 1e Assemble nationale vote une constitution dmocratique et forme un gouvernement phmre. 1822 : contre-attaque turque : massacres de Chio ; siges de Missolonghi (1822 et 1825-1826) par les Turcs aids des gyptiens. 1827 : bataille navale de Navarin (aujourd'hui Pylos) entre la flotte turco-gyptienne et les escadres de la Triple-Alliance (Angleterre, France et Russie). Destruction de la plupart des navires turco-gyptiens. 1830 : la Grce devient officiellement indpendante.

    La Grce indpendante 1832 : trait de Constantinople : la Turquie reconnat lindpendance de la Grce, limite au Ploponnse, la Grce centrale et lEube. Othon de Bavire est impos comme roi de Grce par les puissances occiden-tales. 1834 : Athnes devient la capitale. 1843 : soulvement qui impose Othon une monarchie constitutionnelle. 1862 : Georges de Danemark devient roi de Grce. 1864 : indpendance des Iles ioniennes et rattachement la Grce. 1875 : lAssemble impose au roi un rgime parlementaire. 1881 : indpendance de la Thessalie et de lpire orientales, rattaches la Grce. 1897-98 : conflits aboutissant un statut d'autonomie pour la Crte. 1912-1913 : guerres balkaniques, provoques par le dpart des Ottomans des Balkans, pour la dfinition des frontires ; en 1913, le Trait de Londres accorde le rattachement la Grce de la Crte, la Macdoine, louest de lpire et les les de lge.

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  • GRCE : PRSENTATION GNRALE

    1914-1918 : premire guerre mondiale ; le roi Constantin soutient l'Allemagne, mais son premier ministre, Venizlos soutient les Allis et forme partir de 1916 un gouver-nement rpublicain Thessalonique. La Grce fera partie du camp des Allis (contre l'Allemagne et ce qui reste de l'empire otto-man). 1919 : les traits de paix donnent la Grce la Thrace, les les dImbros et de Tndos et la rgion de Smyrne, en Asie Mineure. 1921-1922 : guerre grco-turque, victoire de la Turquie. Cette "Grande Catastrophe" sonne le glas des ambitions grecques en Asie Mineure. 1923 : trait de Lausanne, aux termes duquel la Grce doit renoncer Smyrne et la Thrace orientale. change de populations

    : environ 1,5 million de Grecs dAsie Mineure arrivent en Grce et 500 000 "Turcs" (en fait, des musulmans, souvent des Grecs convertis) quittent la Grce pour la Turquie. 1924-1940 : priode de grande instabilit politique (conflits entre royalistes et rpublicains) marque par plusieurs coups dtat militaires. Instauration en 1936 de la dictature du gnral Mtaxas. 1940-1944 : deuxime guerre mondiale ; 28/10/1940 : Mtaxas refuse de cder un ultimatum de Mussolini. Entre en Grce des troupes italiennes, qui sont vaincues et refoules en Albanie. Printemps 1941 : invasion allemande et occupation du territoire jusqu'en octobre 1944. Le roi George II s'est rfugi au Caire. Plusieurs mouvements de Rsistance se montrent trs actifs. Octobre 1946-octobre 1949 : guerre civile entre les mouvements issus de la Rsistance. Certains sont com-munistes, d'autres se rclament du roi, soutenu par les Anglais puis les Amricains. Les derniers maquis communistes sont battus en 1949. 1949-1967 : priode politique trs tendue ; chasse aux gauchistes, succession de gouvernements conserva-teurs. L'arrive au pouvoir du parti de l'Union du Centre de Georges Papandrou inquite les plus raction-naires. 1967-1974 : coup d'tat militaire (21/04/1967) et dictature des "Colonels" ; la monarchie est dfinitivement abolie le 1 juin 1973. 23 juillet 1974 : Fin de la dictature des colonels, impliqus dans une tentative de coup de main sur Chypre qui conduit un dsastre (occupation d'une partie de l'le par les troupes turques). tablissement de la dmo-cratie avec Constantin Caramanlis. 1er janvier 1981 : la Grce entre dans la CEE (Communaut conomique europenne).

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  • GRCE : PRSENTATION GNRALE

    Architecture : les trois ordres de l'architecture grecque antique I La faade dorique

    II La faade ionique

    III l'entablement corinthien

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  • GRCE : PRSENTATION GNRALE

    Plan des diffrents temples avec leur colonnade

    1. Temple in antis (colonnes places entre les montants, antes, de l'ouverture). 2. Prostyle (colonnes pla-ces en avant du mur d'entre). 3. Amphiprostyle (colonnes en avant des deux faades principales). 4 Priptre (la colonnade fait le tour du temple). 5 Diptre (double colonnade).

    La sculpture grecque dans l'Antiquit

    Les premires statues grecques taient des figurines votives en terre cuite, en bois ou en bronze. Sculpture archaque (VIIe-VIe) Au VIIe et surtout au VIe sicle apparaissent des statues de grande taille (taille humaine, voire plus), le

    plus souvent en marbre. On trouve un modle trs typ de statue masculine : le kouros (cest--dire le jeune homme) ; le jeune homme est reprsent nu, le pied gauche en avant, les bras plutt colls au corps, sourire aux lvres, yeux en amandes, cheveux longs boucls ou tresss ; la pose est trs fige. Ces statues reprsen-tent soit un dieu, quand elles ont t offertes dans un sanctuaire (statues votives), soit un dfunt quand elles proviennent dun cimetire. Le modle fminin correspondant est la kor (la jeune fille), reprsente vtue, le plus souvent d'une tunique (chiton) et d'un manteau (himation), ou bien d'un pplos.

    Sculpture classique (Ve-IVe) On distingue 3 temps. 1) Le style svre (1re moiti du Ve sicle) : les personnages ont un mouvement plus naturel qu

    lpoque archaque, mais restent assez figs. Les statues sont en pierre ou en bronze comme le Posidon du cap Artmision.

    2) Le premier style classique (2me moiti du Ve sicle) : il est marqu par 2 grands artistes, Phidias dAthnes et Polyclte dArgos ; celui-ci a mis au point le canon (la rgle) de la proportion idale (la tte doit reprsenter 1/7e du corps). Les statues sont dsormais en appui sur une jambe, avec un lger dhanche-ment plus naturel que pour les statues archaques.

    3) Le second style classique (IVe sicle) : il est illustr par 3 grands sculpteurs, Praxitle dAthnes (qui accentue nettement le dhanchement des statues), Scopas de Paros (qui introduit une expression pathtique sur les visages), Lysippe de Sicyone qui dfinit un nouveau canon (o la tte doit reprsenter 1/8e du corps). Cette poque voit aussi apparatre les premiers nus fminins (reprsentant la desse Aphrodite).

    Sculpture hellnistique (IIIe- Ie) On trouve soit des uvres qui reprennent lidal classique (comme la Vnus de Milo au muse du Lou-

    vre), soit des uvres qui abandonnent lidal de beaut intemporelle des sicles prcdents pour reprsenter des personnages individualiss ou typs, des enfants, des groupes pittoresques

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  • GRCE : PRSENTATION GNRALE

    Typologie des vases grecs

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  • DELPHES

    Plan du sanctuaire dApollon

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    tec_adminZone de texte DELPHES

  • DELPHES

    Sanctuaire de Marmaria En arrivant Delphes depuis lest on rencontrait un premier sanctuaire surnomm Marmaria, les marbres lpoque moderne, car les habitants rcupraient les pierres des vestiges qui sy trouvaient. Ce sanctuaire tait consacr Athna dite Pronaia ( en avant du temple ). Un mur de soutnement entoure la terrasse o se trouvent les diffrents difices du sanctuaire.

    1 Porte monumentale (fin VIe av) 2 Mur de soutnement 3 Btiments archaques (trsors ou hrons) 4 Grand autel (fin VIe av) 5 Autels de diverses divinits (Hygie, Ilithyie, Athna Ergan) 6 Temple de la fin du VIe attribu Athna Pronaia.

    7 Trsor dorique (dbut Ve) 8 Trsor olique, dit trsor de Marseille (2e moiti VIe av) 9 Tholos : difice circulaire, vers 380-370 av ? 10 Temple attribu Athna (vers 360 av) 11 difice du Ve, partiellement recouvert par les fondations du temple n 10.

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  • 1DELPHES

    DELPHES Laura du sanctuaire de Delphes doit sans doute autant la majest dun paysage impressionnant, sur

    les flancs du Parnasse, toujours menac par une catastrophe naturelle, qu la puissance prophtique dun dieu solaire, matre de lharmonie et de la raison, protecteur des arts, mais aussi parfois terrible et inexo-rable. Ce sanctuaire aux dimensions modestes (un peu plus de deux hectares) joua un rle non ngligeable dans lhistoire et la vie spirituelle de la Grce antique.

    A consulter Beaucoup de textes antiques voquent Delphes. On se rfrera notamment Pausanias (livre X de la Description de la Grce), qui donne une description trs dtaille du sanctuaire quil a visit au IIe sicle ap. J.C., et Plutarque (50-120 env. ap.) qui fut prtre dApollon Delphes et a consacr au sanctuaire trois Dialogues Pythiques (Sur lEpsilon de Delphes, Sur les Oracles de la Pythie, Sur la Dcadence des Oracles). Les oracles nous sont connus par plusieurs sources, par exemple Hrodote. Une slection en est propose dans Les Oracles de Delphes, dition bilingue (traduction et commentaires de Jean-Paul Sivignac), dition Orphe La Diff-rence. Pour la description du site et des rsultats des fouilles archologiques, on pourra consulter : -Les guides de lEcole franaise dAthnes dits chez de Boccard, lun sur le site, lautre sur le muse ; trs com-plets, mais rserver aux spcialistes. -Le numro spcial des Dossiers de lArchologie (n151, juillet-aot 1990), qui donne en outre une large bibliogra-phie. -G. Roux, Delphes, son oracle et ses dieux, 1976. -Catalogue de lexposition Le Corps et lEsprit , Fondation de lHermitage, Lausanne, 1990 pour les Jeux Pythi-ques. -M. Delcourt, LOracle de Delphes, Paris, 1955 pour les cultes, les rites et leur interprtation.

    LEGENDES ET TRADITIONS CONCERNANT LE CULTE ET LORACLE

    Beaucoup de lgendes complexes sont lies lexistence de loracle et aux cultes rendus Delphes.

    Comme souvent, les mythes sont parfois contradictoires et tentent avec peine de concilier des traditions diffrentes.

    1) Loracle fut dcouvert dabord par des chvres1, paissant prs du ravin o se trouve actuellement ladyton du temple. En sapprochant de ce lieu, elles avaient un comportement trange, comme les poss-ds. Leur gardien ressentit le mme phnomne et se mit prophtiser. On considra que ctait la desse Terre qui se manifestait l ; beaucoup de gens tentrent la mme exprience, mais certains, sous leffet du dlire prophtique, se jetaient dans le ravin. Pour viter ce genre daccident, les habitants dcidrent de dsigner comme prophtesse pour tous une seule femme, qui, pour ne pas courir de risque en tant poss-de par le dieu, serait installe sur un objet trois pieds, le trpied.

    A lorigine, loracle ntait donc pas la proprit dApollon, mais de G, la Terre, et cest sa fille Thmis, la Justice, qui rendait les oracles au nom de sa mre.

    2) Apollon, n Dlos, cherchant sur le continent un lieu pour y recevoir un culte, choisit dabord un site en Botie. Mais la nymphe dune source locale, Telphoussa, ne souhaitant pas de concurrence, conseilla au dieu daller plutt Delphes. L, il dut dabord tuer de ses flches un monstrueux serpent femelle qui gardait loracle ; le combat fut grandiose : un coup de la queue du serpent fendit la montagne, crant ainsi limmense crevasse qui spare les deux rochers appels Phdriades et do jaillit la fontaine Castalie. Ensuite, Apollon laissa le corps du serpent pourrir sur le sol, cest pourquoi le lieu prit le nom de Pyth (du verbe pythesthai , pqesqai, pourrir). Aprs sa victoire, le dieu alla punir Telphoussa en rendant la source souterraine. Sur le corps du monstre fut bti un premier temple en laurier, remplac par un second fait de plumes et de miel, puis un troisime en bronze. Aprs le meurtre, le dieu partit se puri-fier durant 8 ans dans la valle du Temp, en Thessalie, donnant lexemple de la purification rituelle aprs un crime de sang. Le nom de Delphes est expliqu soit par le nom du dragon (Delphyn, alors que

    1 Selon le rcit transmis par Diodore de Sicile, Bibliothque historique, XVI, 26

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  • 2DELPHES

    dautres versions nomment un dragon mle, Python) soit parce quApollon transform en dauphin ( del-phis , en grec) aurait oblig des marins crtois devenir les premiers prtres de son culte.

    3) La tradition ne fait pas dApollon le seul occupant du lieu : outre G et Thmis, dj mentionnes, Posidon semble avoir prcd Apollon. De plus, ce dernier sest vu contester la matrise du sanctuaire par Hracls, qui tenta de lui en disputer le symbole, le trpied. Hracls en effet, devenu fou aprs avoir tu son compagnon Iphitos, demanda Delphes comment se purifier. La Pythie refusa de lui rpondre, parce qu'il tait souill par son crime ; Hracls voulut s'en aller en emportant le trpied pythique pour installer un oracle ailleurs, auquel il prtendait avoir droit puisqu'il tait, lui aussi, fils de Zeus. Apollon sinterposa et Zeus dut les sparer au moyen de la foudre. Finalement, la Pythie accepta de rendre un ora-cle et expliqua Hracls comment il pourrait se purifier.

    4) Dautres dieux taient honors conjointement Apollon, le cas le plus frappant tant celui de Dio-nysos : celui-ci rgnait sur le sanctuaire durant les trois mois dhiver, quand Apollon stait retir dans la contre mythique des Hyperborens. Dans le temple se trouvait mme un tombeau de Dionysos. On sait que ce dernier fut mis en pices par les Titans et cuisin dans un chaudron ; tous les deux ans, les Thyades, les mnades de Delphes, clbraient au solstice dhiver la rsurrection du dieu reprsent comme un enfant dans un van (panier avec un rebord sur trois cts qui servait aussi bien vanner le bl qu coucher les bbs). Le culte de Dionysos semble avoir eu une importance particulire sur le Par-nasse. Rgulirement, des Athniennes venaient rejoindre les Thyades de Delphes.

    5) Paralllement loracle de la Pythie, dautres procds divinatoires continuaient exister Del-phes : on avait pratiqu lincubation dans le sanctuaire de G (en dormant mme le sol, le consultant re-cevait au cours de ses rves un claircissement sur ses problmes). Une tradition veut galement quune Sibylle (il en existait une dizaine dans le monde antique) ait prophtis longtemps avant la Pythie, assise sur un rocher ; on la disait originaire soit de lHlicon (o elle aurait t nourrie par les Muses), soit de la rgion de Lamia, et Pausanias dit mme quelle sappelait Hrophil et tait petite-fille de Posidon. Est atteste galement lexistence dun pyrkoos, un devin charg dinterprter partir dune flamme.

    6) A Delphes se trouvait la pierre que Rha avait donne Cronos la place de Zeus quil voulait d-vorer. Une fois que Cronos eut vomi la pierre, elle fut place dans le sanctuaire, o on la montrait, entou-re de bandelettes ; selon Pausanias, on loignait dhuile tous les jours.

    7) Noptolme ou Pyrrhus, fils dAchille, fut assassin Delphes sur lautel et faisait lobjet dun culte hroque.

    8) Enfin, noublions pas que Delphes est pour les Anciens le centre du monde. Un test irrfutable initi par Zeus la prouv : deux aigles lchs depuis chacune des extrmits de lunivers se rejoignirent au-dessus du sanctuaire, laissant tomber une pierre, lomphalos, cest--dire le nombril du monde.

    ELEMENTS DINTERPRETATION

    Comme pour beaucoup de sites de la Grce antique, on constate une succession chronologique des cultes. A lpoque mycnienne, larchologie atteste la prsence dun habitat assez important la place du sanctuaire ; par ailleurs des offrandes votives (figurines en phi et psi) suggrent lexistence dun culte dune divinit fminine, peut-tre lest de Marmaria. Aprs une probable priode dabandon (et non par simple substitution dun nouveau culte un autre plus ancien), un peu avant 800, un nouveau culte, celui dune divinit masculine, est fond lemplacement actuel du sanctuaire. En tout cas, lhistoire de Del-phes comme sanctuaire dApollon est atteste de la fin du IXe sicle av. J.C. la fin du IVe ap.

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  • 4DELPHES

    PARTICULARITES DU SANCTUAIRE DE DELPHES UN SANCTUAIRE GERE PAR UNE AMPHICTYONIE2 Alors que la plupart des sanctuaires panhellniques sont administrs par une cit, ds le dbut du VIe,

    le sanctuaire dApollon et loracle passrent sous le contrle dune amphictyonie. De nombreux plerins affluant de multiples cits pour consulter loracle, il tait devenu progressivement un enjeu politique et financier. Les habitants de Kirrha, port de la cit de Krissa, qui tait le principal accs pour les consultants venant par voie maritime, en tablissant une taxe trop leve furent la cause de la premire guerre sa-cre. Pour protger leur sanctuaire, les Delphiens sallirent une association de 12 cits, qui grait ga-lement le sanctuaire de Dmter Anthla aux Thermopyles. Ce groupe de cits prit le nom damphictyonie Pylo-delphique, et nomma des reprsentants qui se runissaient deux fois par an, une fois dans chaque sanctuaire. Parmi les cits reprsentes se trouvaient lAthnes de Solon et la Sicyone de Clisthne. Chaque cit dsigne 1 ou 2 magistrats, les hiromnmons qui veillent lentretien du sanc-tuaire, sassurent que le territoire consacr na pas t mis en culture, organisent les Pythia ou Jeux Pythi-ques, et pour cela proclament la Trve Sacre. ct des hiromnmons sont dsigns des pylagores, qui nont pas le droit de vote au syndrion, lassemble ordinaire de lamphictyonie. Si la constitution de lamphictyonie eut dabord pour rle de protger le sanctuaire contre ses voisins immdiats, elle devint son tour lobjet de tentatives de contrle. Ainsi, lors de la 3me guerre sacre, pour venir bout des Phoci-diens, on accepta laide de Philippe II, roi de Macdoine ; ce dernier, aprs la victoire, se fit attribuer les voix des vaincus et se hissa ainsi au rang de dfenseur de lhellnisme.

    DIMMENSES RICHESSES Apollon tait immensment riche. Tout dabord, la suite de la premire guerre sacre, la plaine de

    Kirrha lui fut consacre, et il fut considr comme impie de la mettre en culture. Ce fut lorigine de conflits ultrieurs, en particulier les 2me et 3me guerres sacres, contre les peuples voisins, naturellement attirs par cette plaine fertile. De plus dautres terres, cette fois-ci cultivables, appartenaient au sanctuaire et lui apportaient des revenus. Par ailleurs, la consultation de loracle tait une affaire rentable pour le sanctuaire et son clerg, le paiement dune taxe tant ncessaire et une partie des animaux sacrifis reve-nant aux prtres qui avaient la rputation dtre assez avides. Enfin, les offrandes, venues de cits ou de riches particuliers, saccumulaient dans le sanctuaire : de quoi susciter encore la convoitise des pillards et conqurants.

    UN ORACLE TRES PRISE Cest dabord bien sr pour consulter loracle que lon venait Delphes. Avant le VIe s. av J.C., l'ora-

    cle tait rendu un seul jour par an, le 7 du mois de Bysios (fvrier-mars), jour anniversaire de la naissance dApollon, puis le 7 de chaque mois, sauf les 3 mois d'hiver, o Apollon est absent et o le sanctuaire est confi Dionysos.

    1) Rites de consultation : le consultantLe consultant, aprs s'tre purifi la fontaine Castalie, offre un planos (gteau rituel, offrande non

    sanglante, vendu au profit du sanctuaire) ou une somme d'argent pour acquitter le droit de consultation, puis sacrifie sur l'autel d'Apollon une chvre. Asperge, la bte doit trembler de tout son corps, si le dieu accueille favorablement le sacrifice, sans quoi la consultation est remise une date ultrieure. Un ordre de passage dtermine qui consultera le premier (la promantie, cest--dire le privilge de consulter avant tout le monde, tait accorde ceux qui on voulait faire un honneur ; en cas de concurrence entre deux titu-laires de la promantie, on procdait par tirage au sort). La question tait apparemment pose oralement la Pythie, car on n'a pas retrouv de tablettes comme Dodone. Le consultant ne voyait pas la Pythie ; il tait assis dans un local, tandis que la Pythie se trouvait dans ladyton, la partie du temple interdite daccs autrui. 2 Lorthographe amphictionie est galement possible. En grec ancien on trouve mfiktiona antrieurement mfiktuona, ainsi que pour tous les mots drivs.

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  • 5DELPHES

    2) La Pythie, elle, est une femme jeune au dpart, puis plus ge. Il y a mme eu plusieurs Pythies en

    service en mme temps, pour rpondre aux demandes d'oracles de plus en plus nombreuses. Elle devait tre ge d'au moins 50 ans, abandonner mari et enfants, mener une vie chaste dans la maison qui lui est rserve, sur le temenos d'Apollon. Elle est lintermdiaire du dieu, non une prtresse proprement parler (les dieux masculins comme Apollon ont des prtres, non des prtresses). Le clerg se composait, en tout cas du temps de Plutarque, au moins de deux prtres (que lon appelle parfois prophtes), de cinq saints (les Hosio ), chargs des sacrifices, de nocores (des subalternes, chargs des tches mat-rielles).

    La Pythie, elle aussi, s'est purifie la fontaine Castalie avant de gagner le sanctuaire. Elle a mch des feuilles de lauriers, puis bu une gorge de leau de la source Cassotis qui passait sous le temple avant de prendre place dans l'adyton, sur un trpied ou un tabouret 3 pieds. La nature exacte du fameux tr-pied reste inconnue. Plusieurs reprsentations figures ds lpoque archaque montrent un trpied tel quon le conoit ordinairement : un chaudron sur un support 3 pieds. Cest galement la forme de nombreuses offrandes faites dans le sanctuaire. Comme le mot trpouj peut dsigner tout objet, par exemple un sige, 3 pieds, on a pens que la Pythie sasseyait simplement sur un sige de ce type, car le trpied traditionnel nest pour cet usage ni lgant ni commode. Mais des raisons cultuelles lont peut-tre emport sur les raisons pratiques.

    La rponse donne par la Pythie est transcrite par des prtres, parfois sous forme d'un discours indi-rect commenant par "le dieu dit que" suivi dune proposition infinitive, ce qui rend possible une confu-sion entre sujet et objet.

    3)Do vient linspiration de la Pythie ? Les textes antiques indiquent tout dabord que la vertu prophtique est lie au avant tout au lieu

    (loracle existait avant Apollon). Dune crevasse du sol slevait un pneuma (un souffle ?) ; cest au-dessus de cette crevasse que se tenait le trpied de la Pythie, dans ladyton du temple. Plutarque voque des exhalaisons au parfum suave perues par les consultants (qui ne voyaient pas la Pythie : ils en taient probablement spars par un rideau). Mais les fouilles de la fin du XIXe sicle, si elles mirent en vi-dence sous ladyton la prsence de canalisations et de trous contenant un peu deau, ne rvlrent pas lmission de gaz de quelque nature que ce soit. Bien plus, le terrain ntait pas volcanique et navait au-cune chance de produire des vapeurs soufres, comme aux Thermopyles par exemple. On considra donc que les descriptions de lantiquit taient plutt mtaphoriques, que le fameux pneuma , plus quun souffle, dsignait une inspiration, et que certaines descriptions transmises par les auteurs chrtiens (Ori-gne, St Jean Chrysostome) dune Pythie en transes ntaient quune affabulation pour discrditer le pa-ganisme.

    Ce point de vue a t remis rcemment en question par ltude gologique mene par une quipe am-ricaine pluridisciplinaire3 la suite des observations du gologue Jelle de Boer. Ces savants font remar-

    quer que si le sol de Delphes nest pas volcanique, en revanche il est plac dans une rgion lactivit sis-mique intense et que plusieurs failles y sont prsentes. Deux dentre elles en particulier traversent le sanc-tuaire, et se croisent sous le temple dApollon, prcisment sous ladyton. Or lactivit tectonique peut favoriser la remonte vers la surface, via des fissures, de gaz (certains hydrocarbures) sous forme de vapeur ; do lhypothse que ladyton surplombait une large fissure qui communiquait avec les failles passant sous le temple. Lanalyse de leau de source fit apparatre plusieurs gaz dont de lthylne ; or ce dernier dgage une odeur agrable, et faible concentration provoque un tat de transe bnigne, plutt euphorique, sans perte de conscience, mais des concentrations plus leves

    3 Cf. J. Hale, J. Zeilinga de Boer, J. Chanton, H. Spiller, Les Secrets de la Pythie, Pour la Science, n 311, sep-tembre 2003, pp. 70-75

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  • 6DELPHES

    conduit des ractions plus violentes et un langage incohrent voire une perte de conscience. Tout cela pourrait correspondre aux descriptions de Plutarque qui, prtre dApollon Delphes, connaissait bien le fonctionnement de loracle, et nest pas suspect de volont de dnigrement de celui-ci. Cela pourrait ex-pliquer que loracle ne fonctionnait pas les mois dhiver (il y a moins de remontes de gaz en priode froide) et linfluence dclinante de loracle avec le temps (lactivit sismique aurait partiellement bloqu la faille).

    4)Les ambiguts dApollon Quel que soit le phnomne physique existant ou non lorigine de loracle, le plus important est la

    signification que les Anciens lui accordaient. La formulation de loracle, souvent obscure, permettait de multiples interprtations, que lon pouvait toujours justifier aprs coup. Les sceptiques ne manquaient pas den faire tat et les impies daccuser le dieu, surnomm Loxias, lOblique, de les avoir cruellement in-duits en erreur. Les esprits religieux faisaient remarquer que, si loracle est un lment de communication entre les dieux et les hommes, cette communication est imparfaite du fait de limperfection des hommes, non de celle des dieux. La parole du dieu ne ment pas : Le Seigneur dont loracle est Delphes ne dit ni ne cache : il signifie (Hraclite).

    5)Le rle de loracle Loracle de Delphes a jou un rle majeur ds le VIIIe sicle pour la colonisation de loccident, en in-

    diquant au consultant o il devait fonder sa colonie (cest le cas dArchias, fondateur de Syracuse) ou mme en le poussant le faire sil ny songeait pas (par exemple Battos, venu consulter sur sa voix car il est bgue, et qui reoit en rponse lordre de fonder une cit en Libye ; aprs bien des tribulations, il fon-dera effectivement Cyrne). Dune manire gnrale, loracle intervient beaucoup dans la vie politique des Grecs. Parfois, il arrive mme que l'oracle se mle de politique de manire trop visible et qu'on le lui reproche. Cest le cas de l'oracle rendu aux Athniens pendant les guerres mdiques : Apollon fut accus dtre "mdisant". Les Athniens ne se laissrent dailleurs pas impressionner, se battirent et remportrent la victoire. Apollon fut galement un dfenseur des lois sacres et un pourfendeur de limpit : souvent il ordonna de fonder des cultes, ou bien de respecter ceux qui existaient dj. On peut dire que par son rle politique et thique, loracle fut une sorte dautorit morale unanimement reconnue par les Grecs. Enfin, protecteur des arts, Apollon fut galement le dfenseur des artistes et des intellectuels, ne manquant ja-mais de prendre leur dfense. Une bonne partie des expressions spontanes de la Pythie (oracles ren-dus avant mme que la question ft pose) concerne des potes (Homre, Hsiode, etc.).

    Pour conclure, rappelons quApollon a eu llgance dannoncer lui-mme la fin de son pouvoir : cest le sens du dernier oracle, rendu aux envoys de Julien l'Apostat, au IVe s :

    "Dites au roi : La belle demeure a croul, Phoibos a perdu son foyer, son laurier prophtique, et sa source chantante.

    Elle s'est tue, l'eau qui parlait." DES FETES ILLUSTRES La fte la plus ancienne atteste est celle du Septerion ou Stepterion, commmorant le combat victo-

    rieux dApollon contre le serpent Python, qui se clbrait tous les huit ans sur laire, esplanade du sanctuaire. Au cours de cette fte, un adolescent de Delphes devait mettre le feu une construction de bois reprsentant le palais du Serpent puis prendre la fuite et aller se purifier (comme Apollon dans la val-le du Temp). Parmi les autres ftes importantes de Delphes, signalons aussi les Steria, fte du salut cre aprs la victoire sur les Galates de 279-8.

    Mais la fte la plus renomme est celle des Pythia ou Jeux Pythiques (voir ci-aprs).

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  • 7DELPHES

    LES JEUX PYTHIQUES Ctait lorigine un concours musical qui se tenait tous les 8 ans. Aprs la rorganisation du sanc-

    tuaire sous lautorit de lamphictyonie et la fin de la 1re guerre sacre en 590, les Jeux Pythiques sont modifis : dsormais ils auront lieu tous les 4 ans (la 3me anne de chaque olympiade), au mois de bouka-tios (aot-septembre) et comporteront aussi un concours sportif. Les Jeux Pythiques deviennent ainsi un des 4 grands concours sportifs panhellniques de la Priode , un concours stphanite (dont la r-compense est une simple couronne de laurier, accompagne de pommes). Six mois avant le dbut des Jeux, des ambassadeurs du dieu (les Thores) allaient avertir les cits grecques (de Marseille la Mer Noire) de la date exacte4 du concours, selon un itinraire prtabli, et proclamaient une trve sacre (k-cheiria) ou en tout cas une priode sacre durant laquelle les peuples participant la fte sengagent ne pas attaquer les Thores, les plerins, les athltes.

    Les preuves gymniques taient : la course dun stade, le diaulos (2 stades), la course longue (le doli-chos, qui Delphes comptait 24 stades), la lutte, le pugilat, le pancrace, le pentathlon, auxquels il faut ajouter les courses hippiques (courses montes et courses de chars). Des catgories de groupes dge taient distingues. On a mme la mention de jeunes filles ayant particip une course du stade en 45 ap. J.C., mais on ignore dans quelles conditions exactes. On doit galement rattacher au concours gymnique des comptitions de hrauts et de trompettes. Le stade de Delphes na t amnag son emplacement ac-tuel quen 275 av. Avant cette date, les preuves devaient se drouler ailleurs, peut-tre dans la plaine. Quant aux espaces dentranement, ils ont t construits au IVe av.

    Les concours hippiques, surtout les courses de quadriges, restent dans les mmoires grce lart (la clbre statue de lAurige) et la littrature (les plus connues des Odes Pythiques de Pindare concernent des vainqueurs cette preuve ; on mentionnera galement le rcit de la fausse mort dOreste dans lElectre de Sophocle). Lhippodrome se trouvait dans la plaine, mais son emplacement na pas t re-trouv. Outre les courses de quadriges (institues ds 582 av), il y avait des courses de biges (apparues en 398), et des preuves quivalentes pour pouliches (quadriges en 378 et biges en 314) ; noublions pas que le vainqueur de la course est le propritaire des chevaux, non laurige ou le jockey.

    Le concours musical comportait des preuves de cithare et daulos (hautbois plutt que flte) avec et sans accompagnement de chant. Le morceau excuter, le Nome Pythique, tait dune grande difficult. Ce ntait pas une partition complte, mais un morceau programme racontant le combat dApollon et Python en 5 parties : les adversaires sobservent, se provoquent, le combat sengage, le Serpent est mor-tellement bless, il expire dans dhorribles grincements de dents et sifflements tandis que le dieu vain-queur danse ; chaque partie a ses propres contraintes mlodiques et rythmiques. Cette preuve ntait pas rserve aux artistes mdiocres, dautant plus que si le concurrent ntait pas la hauteur, il tait chass par les agonothtes (les juges) coups de fouet dans les jambes sous les quolibets de la foule. Des concours dramatiques seront crs ultrieurement (peut-tre ds le IVe sicle). Enfin, les Pythia tant ex-trmement populaires sous lEmpire, de nouvelles preuves sont cres, par exemple un concours dloge (enkmion, gkmion) et une preuve de pantomime. Le concours musical se tenait dans le thtre (et dans le stade avant la construction du thtre).

    Les Jeux Pythiques furent tellement populaires quils suscitrent des mules lpoque hellnistique et sous lempire : on vit se dvelopper des Pythia dans de nombreuses cits, notamment en Asie Mi-neure, et beaucoup de concours proposs par des cits sont appels isopythiques .

    4 Le manque de concordance entre les diffrents calendriers des cits grecques rendait ncessaire ce rappel chaque renouvellement des jeux.

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  • 8DELPHES

    LES EQUIPEMENTS SPORTIFS

    Le secteur du gymnase terrasse suprieure : a : entre - c : probablement un bassin xyste : portique servant de piste couverte m : ligne de dpart de la paradromis (piste non couverte) f : ligne darrive j : reste de caniveau amenant leau de la fontaine Castalie i : mur de soutnement de la terrasse suprieure terrasse infrieure : g : au-tre entre r : cour de la palestre, entoure dun pristyle sur les 4 cts A H : pices de la palestre (il nest pas possible de leur attribuer une fonction prcise ; G semble avoir t la pice principale [peut-tre la salle de conf-rence] ; il y avait sans doute un vestiaire, une salle de lutte, une salle de boxe, une salle pour senduire dhuile, etc. ; la pice D communique avec lextrieur) t, w :escaliers x : loutron, ou bassin (profondeur de 1,90 m, diamtre suprieur 10 m) q, v : murs de soutnement de la terrasse infrieure - 53 : thermes romains 54 : sanctuaire de Dmter. Pour lessentiel, les amnagements datent denviron 330 av. Le gymnase et la palestre servaient pour lentranement des athltes aux Jeux pythiques, mais aussi pour lducation de la jeunesse. Des orateurs, des potes, des savants y ont donn des confrences.

    Le Stade, rserv aux comptitions des Jeux Pythiques : situ sur les flancs du Parnasse bien au-dessus du sanctuaire, il ne fut pas cr avant la fin du IVe et connu plusieurs amnagements. Cest le richissime athnien Hrode Atticus qui lui donna la forme que nous voyons actuellement, avec des gradins en pierre et un arc de triomphe du ct est. Sur le mur extrieur sud du stade, 24 m de lextrmit est, on reprera un bloc portant une inscription : il sagit dun rglement interdisant demporter hors du stade le vin des sacrifices.

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    BP 08/05

    LE DROULEMENT DES JEUX

    Le point culminant des Jeux se situe le jour qui suit la deuxime pleine lune suivant le solstice dt. Nous appellerons ce jour J. La dure de la fte varie selon les poques et le nombre des comptitions. A lpoque classique, les Jeux durent 5 jours.

    Les prparatifs ont lieu lis, cit organisatrice. La description de cette dernire par Pausanias men-tionne essentiellement des btiments lis aux activits sportives (gymnases, bains, etc.) ce qui laisse supposer que ctait peu prs lquivalent dun village olympique moderne, du moins du temps de Pausanias.

    J - 10 mois : les hellanodices sinstallent dans lhellanodikaion dlis et reoivent une formation leurs nouvelles fonctions de la part de nomophylaques.

    J - 1 mois : dbut de la Trve Sacre. Celle-ci a t annonce au pralable par les spondophores se rendant dans les diffrentes cits grecques. Les athltes doivent tre arrivs lis.

    Durant le mois prcdant les Jeux : les athltes sentranent sous le contrle des hellanodices, ensemble et les uns contre les autres. Toute infraction au rglement est sanctionne, en gnral par des coups de fouets appliqus par les mastigophores.

    A mesure que les Jeux approchent, Olympie, on accueille les premiers spectateurs qui, en attendant le dbut des comptitions, peuvent faire des sacrifices. Arrivent galement une multitude de peintres et sculp-teurs dsirant exposer leurs uvres et trouver des commanditaires, et des crivains et orateurs prts faire connatre leurs talents. Dautre part le stade doit tre nettoy et mis en tat : la rigole qui lentoure est net-toye, la terre de la piste est retourne la pioche, asperge deau et tasse. De la terre blanche (probable-ment de la chaux) est passe sur la piste, peut-tre pour dlimiter les couloirs de course. Le dispositif de d-part (hysplex) est mis en place.

    J - 3 : un cortge se met en route depuis lis pour Olympie ; en font partie probablement les hellanodices, les 50 bouleutes, les athltes (au nombre environ de 200 selon les poques), les chevaux et attelages qui vont concourir, les entraneurs, etc. Le trajet dure jusquau lendemain matin (on ne sait pas sil y a ou non un h-bergement en route).

    J 2 (dbut des Jeux proprement dits) : le cortge sarrte une source appele Pira ; les hellanodices subissent une purification rituelle en tant aspergs de sang de porc avant de se laver dans leau de la source. Alors seulement le cortge pntre dans laltis o lattend la foule. La premire halte est au bouleutrion, o les athltes prtent serment devant la statue de Zeus Horkios (Zeus du Serment) et sont dfinitivement clas-ss par catgories en fonction de leur ge apparent. Les premires preuves dterminent qui est le meilleur trompette et qui est le meilleur hraut : le premier devra obtenir lattention du public avant que le second fasse les annonces. Le reste de la journe se passe en sacrifices.

    J - 1 : une procession part du Prytane et fait des sacrifices sur les autels rigs par Hracls pour finir lhippodrome. Ont lieu alors les preuves hippiques (quadriges puis courses montes). Ensuite on se rend au stade o a lieu le pentathlon. La journe se termine peut-tre par un sacrifice Plops.

    J : une procession, compose des prtres, des hellanodices, des athltes et des ambassadeurs des cits grecques se rend prs du grand autel de cendres consacr Zeus, entre les temples de Zeus et dHra, pour assister une hcatombe (sacrifice de 100 bufs). Selon certaines sources, cest laprs-midi de ce jour quavaient lieu les comptitions des garons.

    J + 1 : les athltes se dirigent vers le stade, non sans tre passs auparavant devant les zanes. Quand le tunnel vot conduisant au stade existera, cest l quils se dshabilleront et senduiront dhuile. Puis ils p-ntrent sur le stade et participent aux preuves de course : le dolichos, le stade, le diaulos. En raison du grand nombre de candidats, il y a au pralable des preuves liminatoires. Aprs cela commencent les preuves de lutte. Cest peut-tre ce moment-l que lon dsigne les adversaires par tirage au sort (2 sries de tablettes de bois portant chacune une lettre de lalphabet sont places dans une urne ; lathlte sera oppos au concur-rent qui a tir la mme lettre que lui), puis se succdent la lutte, le pugilat, le pancrace. Les comptitions se terminent avec lhoplitodrome.

    J + 2 : les vainqueurs, qui ont dj reu une bandelette et une palme la suite de leur victoire, reoivent la plus haute rcompense, la couronne de lolivier sauvage, puis ils sont reus pour un banquet au Prytane.

    N.B. : les Jeux drainent de grandes foules. Des logements sont progressivement prvus pour les athltes et les personnalits, mais la grande masse des visiteurs doit se contenter de camper dans les environs du sanc-tuaire.

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  • OLYMPIE 14/18

    BP 08/05

    fig. 1 : Plan du sanctuaire au dbut du Ve sicle ( lpoque de Pindare) daprs H.V. Herrmann. A part les autels, exis-tent seulement le Prytane, les Trsors, lHraion, le Plopion, le stade et le Bouleutrion ; au sud-ouest de laltis est indiqu lemplacement de lolivier sauvage fournissant le cotinos.

    fig. 2 : Le sanctuaire au IIe sicle ap. J. C. (maquette)

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  • OLYMPIE 15/18

    BP 08/05

    fig. 3 : Plan du temple de Zeus

    fig. 4 : Temple de Zeus, vue longitudinale

    fig. 5 : Reprsentation de la faade est du temple de Zeus

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  • OLYMPIE 16/18

    BP 08/05

    fig. 6 : reprsentation de la faade ouest du temple de Zeus

    fig. 7 : Reconstitution de la statue de Zeus dans le temple

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  • OLYMPIE 17/18

    BP 08/05

    fig. 8 : Reconstitution des mtopes du temple de Zeus, reprsentant les Douze Travaux dHracls

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  • OLYMPIE 18/18

    BP 08/05

    fig. 9 : le sanctuaire travers le temps

    1. gymnase 2. piste dentranement 3. entre sud du gymnase 4. portique sud du gymnase 5. palestre 6. Thokolion 7. hron 8. atelier de Phidias 9. bains grecs 10. Lonidaion 11 entre romaine des processions 12 portique mridional 13. hippodamion ? 14. portique dcho 15. tunnel daccs au stade 16. stade 17. talus sud 18. talus nord 19. zanes 20. trsors 21.Mtron 22. exdre dHrode Atticus 23. Hraion 24. prytane 25. Philippion 26. Plopion 27. temple de Zeus 28. zone des statues honorifiques 29. mur grec de laltis 30. route (plan S. Garret)

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  • MYCNES

    LA CITADELLE

    Le rempart (XIVe-XIIIe av.) : lenceinte, longue denviron 1100 m, entoure la butte, sauf pour la partie surplombant le ravin, au sud, qui la protge naturellement. A. Portes des Lions (entre principale) B. Grenier ou plus probablement btiment en liaison avec la dfense de la Porte des Lions. C. Premier cercle de tombes : enclos funraire du XVIe av., conserv lors de la construction ultrieure du rempart. Cest l quon a retrouv les masques funraires en or. D. Centre cultuel : ensemble de plusieurs btiments consacrs au culte, dtruits la fin du XIIIe sicle sur lesquels furent construites des habitations.

    E. Autres btiments du XIIIe s. av. (Maison dite Tsountas) F. Partie centrale du palais G. Quartier des artisans , en fait aile est du palais. H. Maison des colonnes , appartenant lextension est du palais. I. Bastion est, ajout lenceinte la fin du XIIIe J. Poterne nord : porte secondaire. K. Porte secondaire sud-est. L. Galerie permettant daccder une citerne souterraine au-del du rempart. M. Magasins : des pithoi (immenses jarres pour le stockage des provisions) sont encore en place. N. Quartier nord : btiments de stockage du XIIIe sicle av. PARTIE CENTRALE DU PALAIS 1. Mur denceinte primitif 2. Salle de garde 3 Cour 4. Porte ouest 5. Corridor nord 6. Corridor sud 7. Passage ouest 8. Cour centrale 9. Grand escalier 10. Salle dite du trne 11. Antichambre de la salle 10 12. Porche 13. Vestibule 14. Mgaron 15 Accs aux dpendances du palais 16. Escalier 17. Bain 18. Sanctuaire 19. Dpt du sanctuaire 20. Temple dpoque historique (fin VIIe-IIIe s av.)

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    LES TOMBES DE LA CIVILISATION MYCNIENNE XVIE SICLE AV. JC Le premier cercle, ou cercle A (reconstitution hypothtique) vu depuis lintrieur de la citadelle. Au-del, le grenier et la Porte des Lions.

    XIIIE SICLE AV. JC

    LA VILLE BASSE En-dehors de la citadelle stend la ville basse, en particulier au sud ouest du rempart. En quittant la Porte des

    Lions, on trouve gauche 2 tombes tholos du XIIIe s. appeles traditionnellement tombes dgisthe et tombe de Clytemnestre, les traces dun thtre hellnistique, les restes dune fontaine, et un enclos funraire du XVII-XVIe av, le cercle B . A lextrieur du site on trouve dautres maisons (ateliers dartisans) et de multiples tholoi , tombes encorbellement des XIV-XIIIe sicles. On visite la tholos la plus clbre, appele traditionnellement trsor dAtre .

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  • MYCENES

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    MYCENES

    N.B. : il est recommand de consulter au pralable le dossier La civilisation mycnienne et la Grce lge du bronze et sa bibliographie.

    Le site, exceptionnel, est situ 278m daltitude, proche de la mer (Corinthe est 30 km, Nauplie

    15 km). Il commande le passage entre lArcadie et lIsthme et domine la plaine fertile dArgos. Les montagnes protgent lacropole isole par des ravins. Lenceinte suit le contour de la butte (30 ha).

    I MYTHOLOGIE ET ETYMOLOGIE Selon Pausanias, Mycnes a t fonde par Perse, pour les raisons suivantes : Perse, fils de Zeus

    et de Dana, elle-mme fille dAcrisios, roi dArgos, tua accidentellement son grand-pre ; accabl de douleur, il ne voulut pas rgner Argos, changea son royaume avec Mgapenths, roi de Tirynthe et entrepris de fonder une nouvelle cit dont il confiera la construction des remparts aux Cyclopes. Plu-sieurs explications sont proposes pour expliquer le nom : il driverait du mot , myks , le champignon, ou tout objet voquant la forme dun champignon, par exemple le pommeau dune pe. Limage viendrait donc de la chute de lpe de Perse, interprte comme un prsage favorable pour choisir le lieu de fondation ; ou bien Perse, assoiff, aurait eu lide de cueillir un champignon qui laurait dsaltr ; mais selon Homre, le nom de Mycnes viendrait simplement de celui dune nym-phe, Mykn. Pausanias voque galement la version selon laquelle le nom aurait t donn par un personnage nomm Mykneus. On le voit, toutes ces explications semblent laborieusement forges pour expliquer un toponyme qui est peut-tre prhellnique.

    Aprs Perse, ses descendants lui succdent. Quand Eurysthe, le dernier de ces rois, meurt, ses en-fants sont soit dj morts, soit poursuivis par la colre dHracls. Le trne est alors remis Atre, fils de Plops, et frre de Nicipp, la mre dEurysthe1.

    II HISTOIRE

    1) Si la prsence humaine est marque ds le nolithique (vers 3000 av J.C.), les premiers monu-

    ments importants sont attests partir du XVIIe sicle av. J.C., en liaison avec la civilisation la-quelle Mycnes donne son nom. Larchologie semble confirmer que la cit riche en or dAgamemnon a occup une position hgmonique : lampleur du site, le nombre lev de tombes, la richesse de leur contenu, la multiplicit et la varit des ateliers et des objets produits, traduisent un puissant centre de pouvoir suprieur aux autres. Il est cependant difficile de savoir si les autres grands centres taient des vassaux ou des rivaux. Les tombes des Cercles B et A aux XVIIe et XVIe sugg-rent la prsence de familles de rang lev, mais sil y a eu un palais cette poque, il nen reste plus de traces. La priode dapoge de Mycnes semble se situer aux XIVe et XIIIe sicles. Cependant le des-tin de Mycnes fut tumultueux : elle subit une destruction partielle par un incendie ds 1250, suivie dune reconstruction immdiate. A la fin du XIIIe sicle ou vers 1190, un nouvel incendie (peut-tre provoqu par un sisme) met fin la puissance du palais, tandis que tout le systme palatial mycnien est dtruit la mme poque. Le site est roccup ensuite sur une surface moindre avant dtre totale-ment dtruit et abandonn au dbut du XIe sicle.

    2) au Xe sicle, le sommet est occup par un sanctuaire (probablement consacr Athna), qui sera en usage jusqu lpoque romaine.

    1 Voir la lgende des Atrides la fin de ce dossier.

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  • MYCENES

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    CHRONOLOGIE au IIe millnaire av.

    vers 2000 : arrive des Grecs.

    Helladique Moyen (Bronze Moyen) 2000-1600 av

    vers 1700-1600 : mergence de la civilisation mycnienne.

    HR I A 1600-1500 priode des tombes fosses.

    1650-1550 : priode dutilisation du Cercle B 1600-1510 : Cercle A

    HR I B 1500-1450 premires tombes chambre et coupole. premier groupe de tholo.

    HR II 1450-1400 deuxime groupe de tholo. HR III A 1 1400-1375

    apoge du monde mycnien ; premier palais Tirynthe vers 1400.

    HR III A 2 1375-1325

    premier palais attest Mycnes ; premire section des rem-parts.

    HR III B 1 1325-1250

    implantation du palais actuellement visible, et agrandisse-ment de la muraille englobant le Cercle A, la maison sud, le centre cultuel . 3me groupe de tholo (tombes de Clytemnestre, dAtre).une partie de la citadelle et le quartier de la Ville Basse com-prenant les maisons ouest, du Marchand dhuile, du Sphinx et des Boucliers sont dtruits par un incendie vers 1250.

    HR III B 2 1250-1190

    extension des fortifications au nord-est, englobant laccs la citerne souterraine. construction de la maison aux Colonnes, et de plusieurs di-fices dans le quartier sud-ouest de la citadelle. Destruction par un incendie touchant la fois la citadelle et la Ville Basse vers 1190 (sisme ?). Destruction de la plupart des sites palatiaux la fin de la priode.

    Helladique R-cent (Bronze Rcent) = HR

    HR III C 1 1190-1065

    Nouvelle occupation de la citadelle, sur une moindre superfi-cie : maison du Vase aux Guerriers, nouveaux btiments dans le quartier sud-ouest, grenier. vers 1100 ou aprs, un incendie violent ravage lensemble du site qui est alors abandonn.

    Age du Fer HR III C 2 1065-1015

    fin de la civilisation mycnienne.

    3) Une cit renat dans des proportions restreintes lpoque archaque, et elle envoie un contin-

    gent de 80 hommes aux cts des Lacdmoniens aux Thermopyles (Hrodote, VII, 202), et un autre contingent Plates (400 hommes en tout avec les hommes de Tirynthe ; cf. Hrodote, IX, 28) ; mais en conflit avec Argos, elle est dtruite par cette dernire en 468 av., les habitants sont rduits en es-clavage et la cit rase. Argos y fonde de nouveau une ville au IIIe av, mais pour une courte dure. Nanmoins lemplacement du site na jamais t oubli. A lpoque classique les Grecs avaient remar-qu les restes des remparts en appareil polygonal, quils avaient appels cyclopens .

    Du premier millnaire av. J.C. datent plusieurs btiments : des sanctuaires archaques Ars-Enyalos ( Asprochoma, 1,5 km au nord de lacropole ; construit au VIIIe ou au VIIe sicle, il fut dtruit par les Argiens en 468 puis reconstruit au IIIe sicle), Agamemnon ( 1 km au sud de lacropole ; un des principaux sanctuaires de lpoque historique, de forme orthogonale, le btiment fut en usage du VIIe au IIe av), Athna ou Hra au sommet de lacropole ; plusieurs amnagements remontent au IIIe sicle, notamment un thtre prs de la tombe de Clytemnestre , mais beaucoup de vestiges du Ier millnaire se trouvant au-dessus ceux du IIe ont t dtruits par les fouilles.

    4) Au IIe ap., Pausanias visite Mycnes, dont il ne reste que des ruines. Cest lui qui a transmis les appellations traditionnelles : Porte des Lions, Trsor dAtre ; il prcise quEgisthe et Clytemnestre taient ensevelis lextrieur du rempart, tandis quAgamemnon et ses compagnons taient ensevelis lintrieur (cf. Pausanias, II, 16).

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  • MYCENES

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    Essai de reconstitution de la citadelle (depuis louest)

    Reconstitution du Cercle funraire A (daprs J.B. Wace)

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  • MYCENES

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    Essai de reconstitution de la Porte des Lions (daprs P. Astrm).La partie surmontant le pilier central voque limitation dune architecture en bois (les formes circulaires pouvant reproduire lextrmit de rondins). La dcoration surmontant lensemble pouvait aussi bien tre des cornes de conscration que des oiseaux.

    Proposition de reconstitution de la faade du Trsor dAtre

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  • MYCENES

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    Les Atrides

    Iphignie Electre Chrysothmis Oreste

    Agamemnon+

    Clytemnestre

    Hermione

    Mnlas+

    Hlne

    Atre+

    Arop

    2 fils Plopia laquelle Thyeste s'unit et engendre

    Egisthe

    Thyeste

    Eurysthe

    Nicipp+

    Sthnlos, fils de Perse

    Plops+

    Hippodamie

    Niob

    Tantale

    Zeus

    Ce tableau sappuie, avec beaucoup de simplifications, sur le Dictionnaire de la Mythologie grecque et ro-maine de Pierre Grimal (P. U. F., Paris, 1951).

    A la mort dEurysthe, la royaut de Mycnes doit tre remise, selon un oracle, un fils de Plops. Atre et Thyeste se disputent alors le trne. Arop, femme dAtre, remet secrtement Thyeste, son amant, la toison en or dun agneau quAtre dtenait, pour revendiquer son droit au pouvoir. Sur le conseil dHerms, dpch par Zeus, Atre obtient que lon lui accorde le pouvoir si le soleil renverse sa course. Thyeste accepte, mais le pro-dige se produit et Atre devient le roi. Pour se venger, il invite son frre un banquet, feignant une rconcilia-tion, et sert dner Thyeste les propres fils de celui-ci, puis le chasse aprs lui avoir rvl la vrit.

    Thyeste se rfugie Sicyone et ayant viol sa fille, Plopia, sans quelle le reconnaisse, il conoit Egisthe. Ce dernier est dabord abandonn par sa mre sa naissance et recueilli par des bergers qui le nourrissent de lait de chvre (do le nom dEgisthe, drivant du mot qui veut dire chvre). Aprs cela Plopia pouse Atre qui fait rechercher et lve lenfant. Quand Egisthe est devenu adulte, Atre, pour se dbarrasser dfinitivement de son frre, lenvoie le tuer, mais Thyeste reconnat son pe (que Plopia avait conserve aprs le viol dont elle avait t lobjet et quelle avait remise son fils) et identifie son fils. Finalement ce dernier tuera non pas Thyeste, mais Atre.

    Cest bien sr Agamemnon qui succde son pre. Agamemnon et Mnlas ont pous deux surs, Clytem-nestre et Hlne, filles de Lda, pouse du roi de Sparte Tyndare, et surs des Dioscures, Castor et Pollux. Zeus ayant sduit Lda sous lapparence dun cygne est en ralit le pre des Dioscures (ou de lun dentre eux) et dHlne. Le mariage avec cette dernire apporte Mnlas le trne de Sparte, en mme temps que de lourdes menaces, la belle Hlne ayant de nombreux prtendants. Tyndare fait promettre tous les prtendants de porter aide au mari dHlne en cas de besoin. Quand Hlne sera enleve par le prince troyen Pris, Mnlas rappelle-ra aux autres leur promesse, ce qui dclenchera la guerre de Troie.

    Lexpdition des princes grecs contre Troie a pour chef Agamemnon qui est la tte du royaume le plus puissant. Mais, pour obtenir les vents favorables au dpart, il doit sacrifier la desse Artmis sa fille ane, Iphignie. La guerre, victorieuse mais meurtrire, dure dix ans. Pendant ce temps, Egisthe sduit Clytemnestre. Le couple, averti du retour de larme de Troie par des signaux lumineux, prpare lassassinat dAgamemnon ; celui-ci sera abattu lors dun banquet ou dans son bain, selon les versions.

    Aprs le meurtre dAgamemnon, sa fille Electre met labri son frre Oreste, qui est encore un enfant. Deve-nu grand, Oreste revient Mycnes, se fait reconnatre de sa sur, et venge la mort de son pre en tuant Egisthe et Clytemnestre, devenant par l le meurtrier de sa propre mre. Poursuivi par les terribles desses de la ven-geance, les Erynies, il devient fou, jusqu ce quun oracle dApollon lenvoie se soumettre au jugement du tri-bunal athnien de lAropage qui va lacquitter.

    Selon certaines variantes, Iphignie nest pas morte au cours du sacrifice, mais au dernier moment la desse a eu piti et un animal lui a t substitu tandis que la vritable Iphignie tait emmen en Tauride. Dans cette r-gion, prtresse dArtmis, elle pratiquait des sacrifices humains sur lordre du roi Thoas, jusquau moment o se prsentrent deux trangers, Oreste et son ami Pylade. Aprs avoir reconnu son frre, au lieu de le sacrifier elle prit la fuite avec lui.

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  • PIDAURE

    PLAN GNRAL DU SITE

    Lentre actuelle se fait au sud du site (on arrive entre le thtre et le muse). La visite du sanctuaire commence, aprs avoir travers un bois de pins, devant le Katagogion. Voir le plan du cur du sanctuaire au verso.

    tec_adminZone de texte EPIDAURE

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  • PIDAURE

    LE SANCTUAIRE DASCLPIOS

    1. Mur denceinte de la fin de lantiquit (IVe ap) 2. Temple dArtmis (fin IVe av.) 3. Restes de btiments votifs (trsors) du dbut du IVe s av. 4. Btiment E , btiment du culte primitif, cr au VIe sicle pour honorer Apollon. De nombreux am-nagements sont faits au cours des sicles suivants. On pratiquait des banquets rituels. 5. Autel dApollon (VIe av.) 6. Temple dAsclpios (375-70 av. JC) ; devant la faade est se trouvait une statue-fontaine (6a) du dieu (IVe-IIIe s). Leau amene secrtement dans la statue coulait dune coupe quil tenait la main et scoulait vers les bains dAsclpios (n11)

    7. Tholos (360-330 av) ; btiment circulaire compor-tant un souterrain en forme de labyrinthe. 8. Portique dincubation, appel enkoimtrion (lieu o lon dort) ou abaton (lieu inaccessible) du IVe sicle av. ; cest l que les malades passaient la nuit pour avoir des conseils curatifs lors de leurs rves. 9. Extension du portique dincubation (portique 2 niveaux) ; le btiment situ louest est une fontaine. 10. Puits sacr du VIe s, incorpor ensuite dans la construction du portique dincubation. 11. Btiments du culte primitif (portique du VIe et salles dincubations) recouverts par des constructions romaines appeles bains dAsclpios . 12. Autel dAsclpios (IVe)

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    PIDAURE : LE SITE

    Le sanctuaire dAsclpios appartenait la cit dpidaure, situe une trentaine de kilomtres sur la cte est de lArgolide. A lpoque classique, la prosprit de la cit est due au sanctuaire.

    Le site, inscrit depuis 1988 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, fait l'objet de restaurations concernant plusieurs parties du sanctuaire (notamment les propyles du "gymnase", le portique d'incubation, la tholos).

    Le thtre accueille des reprsentations les vendredis et samedis soirs de juillet et aot.

    Origine du culte et du sanctuaire Selon la mythologie, Asclpios est n dun dieu (Apollon) et dune mortelle, Coronis, fille de Phlgyas roi

    des Lapithes en Thessalie. Diverses traditions concernent sa naissance particulire. Selon une premire version (celle de Pausanias), Coronis mourut pidaure en le mettant au monde et lenfant fut nourri par une chvre. La version la plus populaire, transmise par Pindare, veut que Coronis, infidle, ft tue par Artmis la demande dApollon, et rvla en mourant quelle tait enceinte. Sur le bcher funbre, Apollon pratiqua une csarienne post-mortem et sauva in extremis lenfant. On dit aussi que cest un corbeau blanc qui annona Apollon linfidlit de sa compagne, et quApollon rendit noires les plumes du messager (Coronis est galement le nom

    de la corneille en grec : ) pour avoir failli provoquer la mort de lenfant natre. Aprs cela, Apollon confia Asclpios au centaure Chiron qui lleva en Thessalie. Il lui enseigna la mdecine et plus tard Asclpios, qui vivait en Thessalie (il rgnait sur la ville de Trikka), remporta un tel succs dans cet art quil russit ressus-citer des morts (par exemple Hippolyte, fils de Thse). Zeus le foudroya pour cette atteinte lordre naturel des choses, puis le plaa dans la constellation du Serpentaire.

    Le culte semble dabord avoir t celui dun hros local thessalien avant dtre celui dun dieu. On pense que le sanctuaire le plus ancien est celui de Trikka (aujourdhui Trikkala) an Thessalie. pidaure, comme lieu de la naissance et de la mort dAsclpios devint le sanctuaire le plus clbre, mais la cit de Messne prtendait ga-lement lavoir vu natre (dans ce cas les Messniens prtendent que sa mre est Arsino, fille de Leucippos). On le voit, les versions du mythe sadaptent aux lieux de cultes, et vice-versa.

    A pidaure, cest en fait Apollon qui fut dabord honor : Apollon "Malatas" a un sanctuaire sur les pentes du mont Kynortion (sur lequel sappuie le thtre) o lon trouve des offrandes remontant lge du bronze, et mme des vestiges prhellniques ; les premiers tmoignages du culte sur le site actuel dpidaure remontent au VIe sicle et se seraient aussi adresss dabord Apollon, puis Asclpios lui fut associ et finit par le supplanter. La fte panhellnique des Asclpieia, comportant des preuves sportives, puis des concours musicaux, renforait lattrait du sanctuaire. De plus le culte du dieu gurisseur devient de plus en plus populaire dans le monde grec, et de nouveaux sanctuaires apparaissent, mais cest sous le patronage de celui dpidaure, Athnes (le culte est implant lors de la peste de la guerre du Ploponnse et le pote tragique Sophocle semble avoir jou un rle particulier dans cet pisode), Cos, Pergame, Rome

    Histoire du sanctuaire dpidaure Les premiers btiments remontent la fin du VIe sicle : il sagit dun portique situ prs dune source sacre

    (sous la partie est de labaton actuellement visible) et du premier tat du btiment E , comportant un autel constitu par les cendres des animaux sacrifis et un petit temple Apollon. Une partie du culte consistait en banquets rituels.

    Au Ve sicle, le btiment du culte primitif est partiellement clos par un portique et un mur. Un stade est cr pour les Asclpiia.

    Le IVe sicle correspond lessor du culte dAsclpios et aux amnagements architecturaux les plus remar-quables : temples dAsclpios et dArtmis, tholos, thtre, nouvelle salle pour les banquets rituels. Quelques amnagements sont encore faits lpoque hellnistique : entre du stade pour les athltes, bains, citerne

    Au Ier sicle av., le sanctuaire est pill (il comportait de magnifiques offrandes) par Sylla puis saccag par des pirates Ciliciens en 67 av.

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  • PIDAURE 2/7

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    Au IIe sicle ap., le sanctuaire connat un nouvel clat, grce dabord la gnrosit dun snateur romain, Sextus Julius Antoninus, qui subventionne en 163 la rparation ddifices dtruits et la construction de nouveaux btiments. Cette renaissance du culte parat lie linfluence de dieux orientaux (ainsi Pausanias1 mentionne un temple dHygie, Asclpios et Apollon, les deux derniers surnomms dieux gyptiens ).

    Peu aprs, Pausanias (II, 26, 3 II, 28, 1) visite les lieux, admire les temples, la tholos, le thtre tout particu-lirement, et les constructions dAntoninus. Il dcrit lensemble du site comme un bois sacr dlimit par des bornes en de desquelles il est interdit de mourir et daccoucher, comme sur lle de Dlos (grce la gnrosit dAntoninus, un btiment fut construit pour accueillir les parturientes et les mourants). Toutes les offrandes (animaux sacrifis ?) doivent tre consommes lintrieur du primtre sacr et ne jamais en sortir. Il prsente le stade et le thtre comme parties intgrantes du sanctuaire.

    A la fin du IVe sicle, le sanctuaire est mis sac par les Goths dAlaric ; ensuite le culte chrtien (basilique consacre Saint-Jean au nord du site) succdera celui du dieu de la mdecine.

    Les Asclpiia Des concours sportifs furent crs au plus tard vers 520 av. et les participants connus furent d'abord des athl-

    tes de la rgion. Toutefois, le concours avait vocation tre panhellnique et se tenait neuf jours aprs les Jeux Isthmiques, ce qui permettait aux athltes et spectateurs de se rendre facilement d'un concours l'autre, mais une fois sur deux seulement, car les Asclpiia taient une fte penttride, et avaient donc lieu tous les quatre ans alors que les Jeux Isthmiques se tenaient tous les deux ans. Le concours se dveloppa au Ve sicle, et s'y ajout-rent des concours musicaux. Le dbut du dialogue de Platon, Ion2, nous montre le rhapsode Ion d'phse qui vient de remporter le prix pidaure et se prpare participer aux Panathnes. L'origine du rhapsode montre que le concours attire dsormais des participants de cits loignes, et cette popularit semble aller de pair avec celle du culte d'Asclpios. La clbration du concours est atteste encore jusqu'au IIIe sicle ap. JC au moins, mme si son importance semble avoir assez vite dclin : bien que concours sacr panhellnique, il n'a pas attir pour lui-mme les athltes les plus rputs.

    Le concours tait organis par un agonothte et des hellanodices. Les preuves gymniques, pour adultes et enfants, taient les courses d'un, deux, quatre stades, la course "longue" (dolichos), la boxe, la lutte, le pancrace, le pentathlon ; s'affrontaient galement des trompettes et hrauts. Des preuves de course fminines sont attes-tes l'poque impriale.

    Il existait un concours hippique comportant plusieurs preuves, et donc un hippodrome (mentionn par une inscription, mais dont l'emplacement n'a pas t localis).

    Le concours musical opposait des rhapsodes, des aultes, des cithardes ; il y avait aussi un concours de co-mdie et tragdie.

    La rcompense tait une couronne de feuillage, probablement du laurier.

    Les particularits du culte expliquent les caractristiques du sanctuaire : 1 Asclpios, mortel ressuscit puis divinis, est un dieu chthonien, li la terre. Le serpent lui est associ car

    c'est l'animal chthonien par excellence, qui vit la fois sur et sous la terre, et en contact permanent avec elle. Or, pour gurir les hommes, c'est de la terre et des plantes qu'elle produit que l'on peut tirer des remdes. Asclpios est souvent reprsent avec un caduce, cest--dire un bton autour duquel s'enroule un serpent, aujourd'hui en-core emblme des professions mdicales. Une varit de grands serpents inoffensifs semble avoir t prsente dans lAntiquit sur le site dpidaure. La tholos, quelle quen soit la fonction exacte, est par son labyrinthe sou-terrain lie lunivers chthonien.

    2 La cure des malades exige des btiments particuliers, notamment le portique dincubation, mais aussi des lieux permettant un sjour plus ou moins long, comme le katagogion, une activit mdicale humaine se dve-

    1 II, 27, 7 2 La scne du dialogue est cense se drouler vers 395/4, bien que Socrate soit mort cette date L'ignorance de Socrate concernant l'existence de concours de rhapsodes pidaure ne prouve pas que l'institution soit toute rcente, Socrate n'tant pas, de toute vidence, passionn par ce genre de manifestation.

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  • PIDAURE 3/7

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    loppant paralllement aux miracles accomplis par le dieu 3 Les sanctuaires gurisseurs se dveloppent toujours auprs de sources ; en effet, avant de remplir une fonc-

    tion d'hygine et d'agrment, les bains grecs ont eu une fonction thrapeutique et curative. On constate donc la prsence de sources, de fontaines amnages, de systmes dadduction deau, et de thermes construits lpoque romaine.

    4 Des banquets rituels semblent avoir jou un rle important dans le culte dApollon puis dAsclpios, do lexistence ddifices comme lhestiatorion. Le btiment E (appel ainsi par les fouilleurs en raison de sa forme semblable la lettre de lalphabet) pourrait avoir eu ce rle galement.

    5 La fte des Asclpiia explique lexistence des installations sportives et du thtre.

    Le thtre Le thtre est distance (500 m) du temple d'Asclpios car il fallait utiliser une pente naturelle pour y adosser

    les gradins. Il tait utilis en particulier lors des ftes panhellniques des Asclpiia. Cet lment le plus connu d'pidaure est clbre pour sa beaut (Pausanias, au IIe s. de notre re, le considre comme l'un des plus beaux de toute la Grce) et pour son acoustique d'une exceptionnelle qualit. Il a t construit la fin du IVe sicle, et peut-tre remani et agrandi au milieu du IIe : c'est ce moment-l que l'on aurait ajout les 21 gradins de la par-tie suprieure. Sa beaut est traditionnellement attribue au fait qu'il est construit sur la base du nombre d'or, tra-duction mathmatique de l'harmonie visuelle3.

    Le thtre tel qu'on le voit aujourd'hui a une capacit de 13 000 14 000 spectateurs rpartis sur 55 gradins. Les gradins sont diviss verticalement en 12 kerkides (sections) pour la partie infrieure, et 24 pour la partie su-prieure. Les siges du premier rang et ceux du dernier rang de la partie infrieure ainsi que du premier rang de la partie suprieure de la cavea sont pourvus de dossiers : ils taient rservs aux invits de marque (prtres, re-prsentants divers).

    Le thtre tant amnag, comme tous les thtres grecs, sur une pente naturelle, il fallait prvoir l'coule-ment des eaux de pluie : c'est le cas, et il existe tout un systme d'vacuation des eaux sous les gradins. Un cani-veau borde l'orchestra du ct des gradins et se prolonge de part et d'autre de la scne de faon souterraine.

    L'orchestra circulaire, en terre battue, est borde par un muret en pierre calcaire. Au centre, une pierre circu-laire creuse d'une mortaise en son axe a t interprte tort comme un autel de Dionysos. Il pourrait s'agir d'un repre de construction pour l'orchestra et le koilon.

    Deux parodos en pierre deux ouvertures relient le koilon au btiment de scne. Le btiment de scne, en pierre, dont les substructures sont encore visibles, se composait deux niveaux. Le

    niveau infrieur comportait un prosknion dont la faade tait pourvue de 14 piliers demi-colonnes ioniques et formait une faible saillie chaque extrmit. L'entrecolonnement central tait occup par une double-porte, les autres pouvaient tre dots de panneaux de bois amovibles. Derrire le prosknion, la skn proprement dite communiquait avec lui par trois portes. L'tage suprieur s'ouvrait sur le toit du prosknion par 5 portes, et tait couvert par un toit double-pente. L'amnagement dfinitif des btiments de scne date de l'poque hellnisti-que.

    On a longtemps cherch expliquer l'acoustique exceptionnelle de ce thtre, o le son se diffuse trs bien, horizontalement comme verticalement, si bien que l'on peut percevoir distance (60 m sparent l'orchestra et le dernier rang de gradins) des paroles prononces sans que le locuteur ne force sa voix. On a remarqu que tout obstacle la diffusion du son a t limin et que tout est fait pour favoriser la circulation du son l'intrieur de la cavea : le thtre a la forme d'un demi-cercle lgrement outrepass, de sorte que le son est renvoy d'un ct l'autre de ce demi-cercle sans en sortir. On a voqu le sens du vent, de la scne vers les gradins (mais l'acous-tique est bonne mme en l'absence de vent), le rle des masques (dont la fonction de porte-voix n'a jamais t prouve) Une tude rcente4 a montr que c'est la disposition des gradins qui servait de filtre acoustique natu- 3 Voir le dossier Rapports et proportions dans larchitecture grecque classique . 4 Declercq N. F. & Dekeyser C. S.. "Acoustic diffraction effects at the Hellenistic amphitheater of Epidaurus: Seat rows res-ponsible for the marvelous acoustics", Journal of the Acoustical Society of America, April 2007 -- Volume 121, Issue 4, pp. 2011-2022

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  • PIDAURE 4/7

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    rel en rduisant les sons de basse frquence, qui constituent lessentiel du bruit ambiant, tout en transmettant les sons de haute frquence, notamment les voix des acteurs. Cet effet serait d plus prcisment la faon dont le son est reflt par les surfaces ondules A pidaure, les frquences infrieures 500 hertz sont davantage as-sourdies que les autres lorsque le son est renvoy par les gradins, et le bruit ambiant est ainsi en partie filtr. Ce filtrage sapplique aussi aux basses frquences de la voix, mais le systme auditif humain est capable de com-penser ou de restituer cet affaiblissement dune partie du signal, partir des sons haute frquence qui lui sont parvenus. Il se peut que le phnomne fonctionne moins bien quand le thtre est plein. On ne peut dire toutefois si ce phnomne est le rsultat d'une vritable matrise technologique ou le fruit du hasard.

    Le stade On distingue plusieurs phases dans sa ralisation : - Une premire phase au Ve sicle consiste en un amnagement sommaire. - la fin du Ve ou au dbut du IVe on cre une piste rectangulaire d'environ 180 m de long et 22 m de lar-

    ge, et entoure d'un talus ; la sphendon s'appuie sur une dclivit naturelle. - au dernier quart du IVe sicle, une bordure en pierre est ajoute au bord de la piste (pour canaliser et va-

    cuer les eaux de pluie), on cre des gradins en pierre sur une partie des cts nord et sud, et une tribune. - au milieu ou la fin du IIIe sicle, on refait les gradins nord ; on ajoute la mme poque ou un peu plus

    tard un passage vot pour l'entre des athltes.

    Les btiments du culte - le temple d'Asclpios : bti vers 380 av. J.-C. par l'architecte Thodotos, il abritait une statue chryslphan-

    tine d'Asclpios, uvre de Thrasymds de Paros, place dans une fosse de 60 cm de profondeur environ, ce qui est le cas des sanctuaires des dieux chthoniens, en particulier les dieux gurisseurs et oraculaires.

    - Le btiment appel gymnase a fait lobjet de nouvelles tudes lors des travaux de restauration, qui conduisent une nouvelle interprtation : il sagirait en fait dun hestiatorion, btiment o se tenaient des ban-quets rituels car on y a trouv en particulier des restes de foyers et de nourriture. Il fut construit la fin du IVe ou au dbut du IIIe sicle av ; il comportait un propyle monumental du ct nord. Dtruit par les Ciliciens, ac-cueilli en son sein, vers le dbut du IIIe ap, un odon, avec un changement dorientation puisque celui-ci est tourn vers louest, tandis que lancien propyle fut transform en sanctuaire dHygie.

    - Le portique dincubation est rendu ncessaire par le culte puisque le consultant doit passer la nuit dans un dortoir sacr. Le succs croissant du culte a rendu ncessaires de multiples remaniements architecturaux cet difice. Le premier amnagement du dbut du IVe sicle fut la construction dun portique ionique 17 colonnes dans la partie est, englobant dans son angle nord-est la source sacre du culte primitif. Puis il fallu agrandir le portique la fin du IVe, mais la forte dclivit du terrain louest obligea ajouter un tage infrieur. Dans la partie ouest on a ainsi un tage infrieur, et un tage suprieur (avec 31 colonnes) au mme niveau et dans le prolongement du portique dorigine. Dautre part lentrecolonnement est garni de murets qui protgent les oc-cupants de labaton des regards indiscrets et profanes.

    - Le btiment le plus nigmatique d'pidaure est la tholos, parfois appele thyml. Il s'agit d'un difice circu-laire, de 22 m de diamtre, construit entre 360 et 330 par l'architecte Polyclte le Jeune. C'tait un ouvrage ma-gnifique, tout en marbre blanc, comportant une colonnade extrieure dorique et une colonnade intrieure corin-thienne ; entre les deux, un plafond caissons dcors de motifs vgtaux ( voir au muse) ; l'intrieur avait t dcor par le peintre Pausias. Particularit : ce btiment possdait un sous-sol constitu de corridors circulaires concentriques ; pour passer de l'un l'autre et aller du centre vers la priphrie ou l'inverse, il faut faire tout un parcours labyrinthique, car les ouvertures permettant de passer d'un cercle l'autre ne se trouvent pas en face les unes des autres. Qui tait cens effectuer ce parcours, auquel on serait facilement tent d'attribuer une significa-tion initiatique ou mystique, ou, tout le moins, mystrieuse ? Des malades ? On a dit que ce soubassement la-byrinthique pouvait tre le refuge des serpents sacrs ; on a galement mis l'hypothse que cette tholos pouvait tre le tombeau d'Asclpios, une sorte d'hron rappelant les origines mortelles, par sa mre, Coronis, du dieu ;

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  • PIDAURE 5/7

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    bref, les suppositions les plus varies ont t faites, sans que le secret de cet difice (dont le nom grec, thyml, autel, atteste la destination religieuse) soit perc.

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    "Bien des mystres rsident encore pidaure, dans la signification comme dans la technique des rites qui s'y

    pratiquaient. On ne sait rien - cela est vrai de l'origine du sanctuaire, rien de l'histoire lgendaire d'Asclpios, rien, non plus, des pratiques qui se droulaient dans le labyrinthe souterrain de la tholos, un des monuments les plus troublants de ce site. Mais approfondir ce mystre, c'est creuser, au sens propre comme au sens figur dans la chair de la terre et dans la chair de l'homme : les couloirs, les passages, les labyrinthes de la tholos, cur et nombril des mystres d'pidaure, voquent les labyrinthes du corps humain o l'homme, alors, ne s'aventurait qu' ttons.

    Que cette tholos ait t le sanctuaire primitif d'un dieu-taupe, le refuge de serpents sacrs utiliss au cours des rites de gurison ou l'antre d'un dieu cach rendant ses oracles et rvlant ses recettes depuis les entrailles de la terre, elle reprsente, comme l'antre de la Pythie De