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Novembre | Décembre 2006 134 A la rencontre des entrepreneurs étrangers du Lot INTERNET H@UT DÉBIT comment en finir avec les zones blanches…

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Magazine bimestriel de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Lot.

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Novembre | Décembre 2006

N° 134

A la rencontre des entrepreneurs étrangers du Lot

INTERNET H@UT DÉBITcomment en finir

avec les zones blanches…

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2 E N T R E P R E N D R E 1 3 4

Cabinet d'assurance

Jean-Michel INESTA David THIRION

une équipe de spécialistes dans tout le LOT

Le cabinet n° 1 lotois Le n° 2 lotois en Assurances Vie, en assurances dommages retraite et prévoyance et entreprises

20, rue de la Préfecture - 46000 CAHORS Tél. 05 65 35 70 421, rue Baduel - 46100 FIGEAC Tél. 05 65 34 71 35

Cabinet d'assurance

Jean-Michel INESTA David THIRION

une équipe de spécialistes dans tout le LOT

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 3

Taxes :appel à lamodération

Les entreprises lotoises ontréalisé en 2005 une per-formance remarquable en

renouant avec une croissanceforte (+ 4,2% selon l’enquêtemenée par la CCI) tout en amé-liorant sensiblement leur rentabilité. Plusieurs faits d’actualitéimposent pourtant de tempérer cet heureux constat et des’interroger sur les évolutions de l’économie en 2007.

Les premiers concernent évidemment les nouveaux effortsque devront consentir les sous-traitants de l’industrie aéro-nautique, et notamment d’Airbus, dont chacun connaît lerôle déterminant dans le développement du département.D’autres indicateurs, tels que le ralentissement de laconsommation des ménages ou le recul des ventes d’auto-mobiles, viennent rappeler que l’embellie enregistrée en2005 n’est nullement un acquis.

Dans ce contexte, les nouvelles évolutions de l’impositiondes entreprises (voir notre étude pages 32 et 33), sous toutesses formes, conduisent à alerter les élus des collectivités ter-ritoriales sur la responsabilité qui est la leur. Concrètement,les entreprises sont placées dans la situation de coureurs defond contraints de traîner des boulets chaque année pluslourds. Sachant qu’il leur est dans le même temps demandéde constamment accélérer leur vitesse, l’exercice peut légiti-mement être considéré comme insupportable.

En l’occurrence, les élus ont aujourd’hui l’occasion dedémontrer leur engagement pour le développement desentreprises et de l’économie locales. A partir de 2007, le tauxde la taxe professionnelle sera en effet plafonné à 3,5% de lavaleur ajoutée de chaque entreprise. Cette évolution atten-due de la loi a pour but de mettre fin à la surenchère de lataxe professionnelle. Ses effets positifs ne doivent pas êtreréduits à néant par des hausses inconsidérées des autresimpôts concernant les entreprises, depuis la taxe foncièresur les propriétés bâties jusqu’à la taxe d’enlèvement desordures ménagères. Dans tous les cas, les entreprisesseraient alors affectées par de nouvelles augmentations deleurs charges.

Il est évident que l’action des élus sera également évaluée àl’aune de la modération dont ils sauront faire preuve.

Jean-Pierre LaganePrésident de la CCI du Lot

4-13 DOSSIER4-5 Internet haut débit

Comment en finir avec les zones blanches6-7 Enquête exclusive de la CCI du Lot

Les entreprises lotoises et Internet8-9 Haut débit

Une généralisation incomplète10-11 Entretien

Annie Algranti, Directrice du marché des collectivités territoriales,France Télécom Midi-Pyrénées

12-13 Zone blanchela réponse de Sauliac-sur-Célé

14-17 ENTREPRISE14-15 Grenier Bâtiment et Génie civil

Quatre générations de maçons... sinon plus16-17 Publicité Neyrat

La bonne impression sur tous supports

20-33 ENJEUX20-23 L’ingénierie du partenariat

ANT : les expertises complémentairesMasters : une réponse collective aux nouveauxdéfis d’Airbus

24-28 Les entrepreneurs étrangers dans le Lot30-31 Economie lotoise

2005 : retour à la performance32-33 Taxe professionnelle

Les collectivités territoriales jouent avec le feu

34-36 INITIATIVE CCI34-35 Réseau Pyramide

Se former au plus près de chez soi36 Journées de l’Entreprise

Le cycle de conférences a mobilisé 400 entreprises

37-50 L’ACTUALITÉ EN BREF36-38 Repères Éco39 Commerce40-41 Tourisme42 Vient de paraître43-45 Formation46-48 Conjoncture49 Indicateurs50-51 Petites annonces

Entreprendre BimestrielChambre de Commerce et d’Industrie du LotQuai Cavaignac - 46000 CahorsTél. 05 65 20 35 48

Directeur de la Publication : Michel BèsConception, réalisation, régie publicitaire : Campagne de PressePhotos : Pierre Lasvènes, Michel CamiadeMise en page : François CadartImprimerie : France Quercy / CahorsCommission paritaire : 1 402 ADEPISSN : 0992 - 681 XAbonnement : 7,50 €

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DOSSIER

Internet

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 5

Il existe pour le moins deux façons d’analyser lasituation du haut débit dans le Lot. La premièreconsiste à rappeler le développement extrêmement

rapide du nombre d’accès ADSL depuis l’été 2004, dateà laquelle le département etFrance Télécom ont signé uneconvention « Départementinnovant ». De ce point de vue,la progression est effective-ment remarquable : au31 décembre 2006, 85% desLotois auront accès à l’ADSL,contre moins de 40 % en2004. Ce point de vue estlogiquement défendu parFrance Télécom, qui ne manquepas de préciser qu’il auraéquipé la totalité des centrauxtéléphoniques à la fin de cetteannée et investi un milliardd’euros au niveau national.

Le second point de vue estcelui des 15 % de Lotois quin’accèderont toujours pas àl’ADSL en 2007, sachant qu’ilest désormais officiel qu’ilne s’agit plus d’une ques-tion de temps : ils devrontfaire appel à d’autres tech-nologies, dites alternatives,pour accéder au haut débit.Par ailleurs, l’importance des zones blanches dans ledépartement apparaît comme l’un des grands enjeuxde l’aménagement du territoire pour les collectivités

locales et l’Etat, qui ne peuvent laisser 15 % des Lotoissans haut débit alors que la moyenne nationale n’est

que de 2 %. Dans tous les cas, il apparaît que les zonesblanches ne sont pas cantonnées à quelques

communes : la quasi-totalité des territoires commu-naux sont concernés, dans

des proportions qui varientde 80 % à moins de 10 %.

Dans ce contexte, la CCI duLot a mené depuis le prin-

temps une étude sur lesattentes des entreprises en

matière de haut débit.Les résultats font tout

d’abord apparaître l’exigencelégitime des entreprises debénéficier d’une égalité de

traitement et de tarif quelleque soit leur implantation.

80 % des entreprises qui disposent d’un débit égal ou

inférieur à 512 Kb/s souhaitentaccéder au plus vite à un

niveau de performance supérieur. Une demande quiconcerne plus de 800 entre-

prises lotoises. Par contre, leursattentes vis-à-vis du très haut

débit restent mesurées : lagrande majorité d’entre elles

considère que le « bon » débitest de 1 Mb/s. Ce dossier détaille les résultats de cette

enquête et fait le point sur l’avancement réel de l’ADSLet des technologies alternatives.

DOSSIER

h@ut débitcomment en finir avec

les zones blanches…

Forte mobilisation des entreprises et des collectivitésDans le cadre des Journées de l’Entreprise,la CCI du Lot a organisé le 17 octobre dernier,à Souillac, une réunion d’information sur le

thème « Internet haut débit en zonerurale », faisant notamment intervenirFrance Télécom, le Conseil Général, le ConseilRégional, des collectivités territoriales quiont mené des projets de technologies alter-natives, ainsi que des prestataires régionauxtel qu’Alsatis. Plus de cent entreprises etcollectivités ont participé à ce rendez-vous.

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L’enquête menée par la CCI du Lotsur les attentes des entreprises dudépartement en matière de liai-

sons Internet bouleverse bon nombred’idées reçues. En premier lieu, la partdes entreprises qui a accès au haut débit(ADSL) a augmenté dans des propor-tions inattendues au cours des derniersmois. D’autre part, la demande pour desaccès de très haut débit est moinsimportante que prévue. Enfin, pour lesentreprises implantées dans des « zonesblanches » (le Lot est le département deMidi-Pyrénées qui en compte le plus),les solutions alternatives existent, maisse révèlent complexes à gérer.Le Lot apparaît ainsi comme un départe-ment rural et informatisé. C’est sansdoute le premier enseignement del’étude menée par la Chambre deCommerce et d’Industrie auprès desentreprises de cinq salariés et plus :99,5 % des sociétés ayant répondu pos-sèdent au moins un ordinateur. Parailleurs, 84 % disposent d’au moins unordinateur connecté à Internet. En cequi concerne les niveaux de débitaccessibles, les satisfecit se font plusrares : 68 % des entreprises sondéesn’accèdent qu’à un débit inférieur ouégal à 512 Kb/s. Concrètement, ce débitest insuffisant pour échanger desfichiers dans un cadre professionnel.Quel débit demandent les entrepriseslotoises ? C’est assurément cette question

qui génère le plus de surprise. En fait, laquasi-totalité des entreprises se satisferaitd’un débit de 1 Mb/s et serait combléeavec 2 Mb/s. Cela signifie qu’il « suffirait »que les accès ADSL soient généralisésdans tout le département pour que toutle monde y trouve son compte. Or, lecompte n’y est pas pour une raisonsimple : Orange (auparavant FranceTélécom) considère qu’il est allé au boutde ce qu’il pouvait réaliser à des coûtssupportables. En la matière, l’opérateurrappelle légitimement qu’il est désormaisune société privée et que l’Etat ne lui aconfié une mission de service public quesur la téléphonie et non sur l’accès àInternet. En d’autres termes, ce n’est pasOrange qui prendra en charge l’équipe-ment des zones dites « blanches ». Dans leLot, lesdites zones blanches concernentenviron 15 % des habitants et près d’untiers du territoire. A leur sujet, le discoursd’Orange est désormais plus explicite : ilaffirme qu’il ne peut pas financer leurdisparition et qu’il s’agit désormais d’undossier lié à l’aménagement du territoire,pour lequel seuls l’Etat et les collectivitésterritoriales sont compétents.Ce nouveau discours a pour le moins lemérite de la clarté et, de plus, il n’est pasréellement contredit par les attentesexprimées par les entreprises. Ainsi, l’en-quête réalisée par la CCI du Lot met enlumière de fortes disparités entre lesdemandes selon le secteur d’activité, la

taille ou le débit actuel auquel accèdel’entreprise. Aussi surprenant que celapuisse paraître, à la question « souhaitez-vous accéder à un débit plus important ? »,45 % des entreprises ayant répondu parla négative. Encore faut-il ajouter àcelles-ci les 12 % d’entreprises qui sou-haiteraient un débit plus important enprécisant « plus tard ». Dans les faits, untiers seulement des entreprises dudépartement demandent à accéder auplus vite à un débit plus important.

L’usage crée le débit,et inversement…

En toute logique, c’est le niveau de débitactuel qui détermine le taux de satisfactiondes entreprises. Parmi celles qui disposentd’accès inférieurs à 512 Mb/s, 85 % sou-haitent passer à une vitesse supérieure. Al’inverse, seules 39 % de celles qui utilisentdes débits supérieurs à 512 Kb/s envisa-gent d’aller au-delà. Dans le détail, les dif-férences apparaissent de façon encoreplus marquées si l’on prend également encompte le métier et l’implantation de l’en-treprise. Seules 10 % des entreprises dubâtiment et des travaux publics accèdent àdes débits de 512 Kb/s ou plus, contreprès de 40 % pour l’industrie ou le com-merce. Dans ce contexte, les réponses desentreprises lotoises au sujet du « très hautdébit » (100 Mb/s et plus) ne sont par défi-nition pas exploitables. Le nombre d’en-treprises qui accèdent, ou qui souhaite-raient accéder, à de tels débit n’est pasreprésentatif pour l’instant. Autre facteurdéterminant : si les entreprises n’expri-ment pas plus massivement le souhaitd’accéder à des débits plus élevés, c’estgénéralement parce qu’elles méconnais-sent les usages qui peuvent en être faits.

Les entreprises lotoiseset InternetEnquête exclusive de la CCI du Lot

Enquête par courrier auprès de 1 000 entreprises

lotoises de 5 salariés ou plus.

DOSSIER

L’enquête menée par la CCI du Lot sur le haut débit confirme laforte progression de la part du territoire éligible à l’ADSL. Pourautant, les professionnels constatent que les disparités restentfortes et qu’il est encore impossible de parler d’une généralisationdu haut débit. En l’occurrence, les demandes des entrepriseslotoises paraissent raisonnables : 1 Mb/s partout ou pour tous.

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DOSSIER

Dans leur grande majorité, les entreprisesinterrogées ont donc des demandes apriori très raisonnables, qui pourraientêtre résumées par « un débit de 1 Mb/spour tous et partout ». Dans la pratique,c’est pourtant l’exigence la plus difficile àsatisfaire à court terme. Le résultat de cestatu quo est que les usages d’Internetrestent largement cantonnés dans lesfonctions de consultation (recherche d’in-formation, consultation des comptes ban-caires ou veille technologique et profes-sionnelle). A contrario, les services quidemandent une implication plus forte,comme l’achat ou encore plus la vente,demeurent peu utilisés. En moyenne,seule une entreprise lotoise sur quatre

réalise des achats via Internet et les plusréticents sont en l’occurrence les com-merçants, principalement par manque deconfiance dans la sécurité du système.

Les vitrines sur Internet

60 % des entreprises lotoises ayantrépondu ont créé un site Internet et 15 %sont en train d’en créer un. Une propor-tion qui semble flatteuse mais l’analysedu contenu des sites conduit à modérerl’appréciation. Concrètement, la grandemajorité des entreprises ont créé ce queles professionnels des nouvelles techno-logies appellent des « sites vitrines », c'est-

Au royaume du jargonLes professionnels des technologiesInternet abusent de sigles et d’acronymesincompréhensibles. Il n’est donc pasinutile de rappeler quelques définitions.

Pour commencer, la traduction deAsymmetric Digital Subscriber Line (ADSL)pourrait être « Réseau de RaccordementNumérique Asymétrique », ce qui n’aidepas davantage à la compréhension.

Concrètement, cette technologie permetd’utiliser les fréquences hautes d’une lignetéléphonique, les plus basse étant utiliséespour la voix. Le terme « asymétrique » prendtoute sa signification lorsque l’on sait que ledébit « descendant » (lorsqu’on navigue surInternet, par exemple) est de quatre à dixfois supérieur au débit « montant » (qu’onutilise lors de l’envoi d’un fichier). Parailleurs, l’importance du débit dépend de ladistance qui sépare l’abonné du central télé-phonique dont il dépend. Au-delà de deuxkilomètres, la déperdition est telle qu’il n’estplus possible de parler de « haut-débit ».

En l’occurrence, Orange affirme que 90 %des lignes lotoises pourront accéder àl’ADSL à la fin de cette année. Pour les 10 %restant à équiper, il n’existe aucun calen-drier et il semble que, plutôt que versl’ADSL, les entreprises concernées devrontse tourner vers les solutions dites alterna-tives. Parmi elles, on trouve notamment leSDSL (soit le réseau de raccordementnumérique symétrique) qui assure lemême niveau de débit dans les sens ascen-dant et descendant, jusqu’à 2 Mb/s, maisqui ne permet pas de téléphoner. Les autrestechnologies sont le CPL (courant porteuren ligne) qui utilise le réseau électrique et leWiFi, basé sur les ondes hertziennes.

à-dire des contenus figés, qui présententen quelques lignes l’activité de l’entre-prise et qui rappellent ses coordonnées.Beaucoup plus rares sont les sites quipermettent de passer des commandes,de réserver ou d’obtenir immédiatementune réponse à une question spécifique.Enfin, quasiment aucun site ne permetaujourd’hui au client de payer en ligne.Là encore, le niveau d’avancement desentreprises dépend largement de leursecteur d’activité et de leur taille. Ainsi,72 % des petites entreprises du BTP (de5 à 9 salariés) ne disposent pas de siteInternet alors que parmi les entreprisesayant répondu, 90 % des professionnelsdu tourisme en sont dotés.

Votre entreprise possède-t-elle au moins un ordinateur connecté à Internet ?Oui : 84 %. Non : 16 %

De quel débit disposez-vous ? (en %)<512 Kb/s 512 Kb/s >512 Kb/s

Commerce 14 47 39 Industrie 16 45 39 BTP 20 70 10 Tourisme 17 62 21 Total 13 55 32

Souhaitez-vous un débit plus important et, si oui, dans quel laps de temps ? (en %)Oui, rapidement Oui, plus tard Non Ne sait pas

Commerce 36 25 36 3Industrie 36 15 41 8BTP 33 24 43 0Tourisme 25 8 63 4Total 33 18 45 4

Quel débit souhaiteriez-vous avoir ?1Mb/s : 42 % Plus d’1 Mb/s : 58 %

Votre entreprise utilise-t-elle Internet pour les fonctions suivantes ? (en %)Recherche Services Veille Service Achat de Achats de matières

d’informations bancaires professionnelle après-vente logiciels premières ou de et financiers fourniture stratégiques

Commerce 90 70 50 35 15 20Industrie 90 80 65 40 30 15BTP 90 55 40 35 20 25Tourisme 90 70 45 30 30 40Total 90 71 53 36 24 25

Votre entreprise possède-t-elle son site Internet en propre ? (en %)Oui En cours Non

Commerce 45 20 35Industrie 60 5 35BTP 40 0 60Tourisme 90 4 6Total 68 7 25

Votre entreprise a-t-elle recours à des sites spécialisés dans les appels d’offre et fonctionnant comme des places de marché ou des bourses d’affaires ? (en %)

Oui, pour vendre Oui, pour acheterCommerce 22 11Industrie 24 13BTP 33 28Tourisme 48 36Total 30 20

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DOSSIER

D’un point de vue statistique, leLot fait figure de parent pauvreen ce qui concerne l’accès à

l’ADSL. Le département est ainsi le moinsbien pourvu de la région Midi-Pyrénées,laquelle est elle-même loin d’atteindre leniveau d’équipement de la plupart desautres régions de France. Deux chiffrespermettent de prendre la mesure del’écart qui sépare le Lot de la moyennenationale. Selon l’Autorité de Régulationdes Communications Electroniques etdes Postes (ARCEP), 2 % de la populationfrançaise demeurera en zone blanche(absence totale d’accès au haut débit) ougrise (débit inférieur à 512 Kb/s) après le31 décembre 2006. Dans le Lot, cette pro-portion atteindra 15 %, une fois que latotalité des 126 centraux téléphoniquesauront été équipés (16 l’auront été aucours du dernier trimestre de cetteannée).

Pour toute personne non spécialiste, lapremière question qui s’impose est :pourquoi tant de Lotois n’auront-ilstoujours pas accès à l’ADSL alors que100 % des centraux téléphoniquesseront équipés ? Deux problèmesexpliquent qu’une telle proportion deLotois soit exclue du haut débit. Lapremière est liée à un habitat très dis-persé sur la plupart des territoirescommunaux, sachant que le signalADSL commence à faiblir dès que ladistance entre le central et l’abonnédépasse trois kilomètres et qu’il dispa-raît quasiment au-delà de cinq kilo-

mètres. La seconde est que FranceTélécom a dû installer de nombreuxéquipements en renfort des centraux(tels que les multiplexeurs ou lesconcentrateurs) pour assurer complè-tement sa mission de service public,dite « service universel », sur les com-munications téléphoniques. Or, ceséquipements sont incompatibles avecla technologie ADSL, sauf à engagerdes investissements lourds.

Concrètement, cela signifie qu’aucunecommune ne sera complètement àl’écart de l’ADSL mais que, pour cha-cune d’entre elles, la part du territoirecouverte par l’ADSL varie de moins de10 % jusqu’à 80 % et plus. A titred’exemple, il est désormais officiel que70 mairies lotoises, sur 340, seront tou-jours dans des zones blanches ou grisesl’an prochain, tout simplement parcequ’elles ne sont pas situées sur la partie« éligible » de la commune.

Face à ce constat général, les différentsintervenants en charge de l’ADSL fonttous valoir des analyses divergentes etcherchent à redéfinir leur rôle. Ainsi,France Télécom propose sa propre défi-nition de ce qu’est une zone blanche :un territoire où moins de 50 % de lapopulation n’est pas éligible à l’ADSL.Selon ce critère, seules 70 communes dudépartement se trouvent dans une zoneblanche. De son côté, le ConseilRégional estime que la zone est blanchedès lors que moins de 80 % des habi-

tants n’accèdent pas au haut débit, cequi porte le nombre de zones blanchesà 125, sur 340.

Qui sont les « exclus » de l’ADSL ?

26 800 Lotois ne peuvent pas accéder àl’ADSL. Contrairement à l’idée commu-nément admise, près de 40 % d’entreeux vivent dans des communes réputéeséligibles au haut débit, notamment dansles agglomérations les plus importantesdu département. Ainsi, les 215 com-munes dont le territoire est couvert àplus de 80 % génèrent à elles seules10 400 personnes « inéligibles », tandisque les 50 communes dont le taux decouverture ADSL est inférieur à 20 % neréunissent que 8 400 habitants. En théo-rie, la quasi totalité des communeslotoises disposent ainsi d’au moins unaccès ADSL (l’étendue de la couvertureavoisinerait donc 100 %). Dans la pra-tique, 85 % des Lotois seront éligibles àl’ADSL (profondeur de la couverture).

% du territoire Nombre de Estimation couvert par communes du nombrel’ADSL concernées de personnes

sans accès ADSL

Moins de 20 % 50 8 400De 20 % à 50 % 20 2 600De 50 % à 80 % 55 5 400Plus de 80 % 215 10 400

Ces cinq dernières années, plus de 10 millions de foyers français ont pu accéder à l’ADSL et laFrance est désormais l’un des trois pays les mieux équipés d’Europe. Si le Lot a, lui aussi, bénéfi-cié du développement accéléré de l’Internet haut débit, le département doit faire appel aux tech-nologies alternatives pour équiper ses nombreuses zones blanches.

Haut débitune généralisation incomplète

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 9

DOSSIER

Encore faut-il que chaque technologiedemande des investissements suppor-tables pour l’opérateur, pour l’Etat, pourles collectivités, pour les abonnés et, danstous les cas, pour le contribuable. Sur labase de cette grille de lecture, la promet-teuse technologie du courant porteur enligne (CPL), censée utiliser le réseau élec-trique pour généraliser le haut débit,paraît inadaptée. Les investissements sesont révélés trop importants pour les dif-férents intervenants (depuis l’Etat jusqu’àEDF, en passant par France Télécom). Atitre d’exemple, le projet WiFi mené àSauliac-sur-Célé a coûté 45 000 eurosquand une solution comparable en CPLaurait représenté un investissement d’en-viron 150 000 euros, notamment parceque l’adaptation de chaque transforma-teur nécessite près de 5 000 euros.

Les premiers pas du très haut débitAfin de garantir un développement territorialéquilibré, le ConseilGénéral du Lot a misé surla fibre optique. « Début2006, nous avons lancé unprogramme destiné à desservir les principaleszones d’activités écono-miques : le Sycala Cahors-Sud, Cressensac, Cambes et Figeac. Cela représenteun investissement de 8,5 millions d’euros »,explique Jean-Jacques Raffy, vice-président duConseil Général du Lot en charge des technologiesde l’information et de la communication. Resteque le déploiement d’un réseau de fibres optiquessur l’ensemble du territoire est un projet d’unetoute autre envergure au vu des investissementsqui seraient nécessaires.

Débits et transmissionsL’importance du débit conditionne notamment le temps nécessaire pour envoyer desdonnées. Voici, à titre d’exemple, quelques simulations concernant l’envoi de textes,de photographies, de musiques et de vidéos.

Nature des données Volume 56 Kb/s 512 Kb/s 2 Mb/s 32 Mb/sTexte 200 Ko 4 secondes 4 secondes 1 seconde 0,06 secondePhoto 300 Ko 2 minutes 8 secondes 2 secondes 0,12 secondesMusique 3 Mo 10 minutes 1 minute 15 secondes 1seconde(3 minutes)Vidéo 50 Mo 2 h 45 17 minutes 4 minutes 16 secondes(3 minutes)

En elles-mêmes, ces différences d’appré-ciation ne présentent pas un intérêt fla-grant pour les entreprises. Dans les faits,elles illustrent pourtant les évolutions desrôles entre les opérateurs télécoms, lescollectivités territoriales, l’Etat et les ins-tances européennes. En d’autres termes,elles permettent aux entreprises demieux identifier les interlocuteurs aux-quels elles doivent s’adresser lorsqu’ellesdemandent un débit plus important.En la matière, le discours de FranceTélécom est devenu beaucoup plus clair,comme l’atteste l’interview reproduite enpage 10 : l’opérateur respectera sonengagement d’adapter tous les centrauxtéléphoniques à l’ADSL, mais il n’ira pasplus loin. Quelles sont ses raisons ?D’une part, l’opérateur explique à justetitre qu’il est désormais une entrepriseprivée et que sa mission de servicepublic concerne la téléphonie et nonl’ADSL. D’autre part, il n’a plus le droit depercevoir des subventions publiques etinvestir lui-même pour compléter la cou-verture ADSL l’amènerait à financer desinfrastructures qui pourront profiter gra-tuitement à ses nouveaux concurrents. L’accès au haut débit dépend doncdésormais du talent et de l’entregent descollectivités territoriales pour monter desprojets alternatifs et obtenir des finance-ments auprès de l’Etat ou de l’Europe.En matière de solutions alternatives, ni larégion Midi-Pyrénées ni le départementdu Lot ne sont novices. Concrètement, laplupart des « plans B » ont été expéri-mentés. L’expérience a en l’occurrencemontré que la pertinence technologiquedes différentes solutions était une condi-tion nécessaire, mais pas suffisante.

Pour les particuliers, la solution quisemble la plus viable est la technologieWiFi, désormais proposée aussi bienpar France Télécom que par des socié-tés régionales. En ce qui concerne lesentreprises, l’option désormais mise enavant par France Télécom est le SDSL,qui est assurément la plus performanteavec des débits de 2 Mb/s mais égale-ment la plus chère, avec un abonne-ment de 377 euros par mois.

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déployables, jusqu’au courant porteuren ligne, sans oublier le recours auSDSL pour les entreprises. Nous savonsproposer des solutions adaptées à latotalité du territoire lotois.

Entreprendre : Quels sont les engagements de France Télécom vis-à-vis de ces différentes technolo-gies alternatives ?Annie Algranti : France Télécom pro-pose aujourd’hui aux collectivités, pourles besoins du grand public, une solu-tion dédiée aux zones d’ombres baséesur la technologie WiFi, le Pack SurfWiFi, et conduit notamment une expéri-mentation avec le Courant Porteur enLigne en Dordogne.

Entreprendre : Quelles sont les actionsmenées pour satisfaire les besoins desentreprises ?Annie Algranti : France Télécom aurainvesti 8,5 millions d’euros en 2005 et2006 dans le Lot. Les entreprises ontnaturellement bénéficié dans une largemesure de ces investissements, notam-ment via le plan « très haut débit » des-tiné aux zones d’activités économiques.En l’occurrence, l’engagement deFrance Télécom était clair : proposer letrès haut débit dans 2 000 Zonesd’Activité Economiques d’ici la fin 2008.En ce qui concerne le Lot, la zone duSycala a été équipée dès l’été 2005. Ilest possible d’avoir du 100 Mb/s surcette zone à des tarifs identiques à ceux

faisant évoluer le réseau avec le re-adslnotamment. Mais une couverture à100 % avec une seule technologie aussifiable et pérenne soit-elle, n’est pas réa-liste. Ainsi, les 10 % de lignes non éli-gibles sont celles qui sont trop éloignéesdes centraux téléphoniques et celles quisont raccordées derrière des multi-plexeurs ou des concentrateurs incom-patibles avec la technologie ADSL. L’ARCEP qui a bien compris cecontexte, vient d’attribuer à deux opéra-teurs sur la région Midi-Pyrénées, unelicence WiMax. Cette attribution com-porte pour ces derniers, l’obligation decouvrir des zones d’ombre.

Entreprendre : Les communes commeles entreprises situées sur des territoires non couverts viventlégitimement cette situation commeune injustice. Comment expliquer queFrance Télécom se retire de ces zonesblanches ?Annie Algranti : Ainsi que je vous ledisais, nous avons fait le maximum enADSL. Sur les zones d’ombre, nousavons des offres et nous menons desexpérimentations fondées sur la plupartdes technologies alternatives, depuisles solutions WiFi immédiatement

Entreprendre : Quel est l’étatd’avancement du haut débit dans le Lot ?Annie Algranti : Rappelons tout d’abordque France Télécom aura investi plusd’un milliard d’euros au niveau nationalpour étendre l’accès au haut débit et quela France est le pays européen qui béné-ficie des tarifs les plus bas, qu’il s’agissede l’Internet Haut Débit, de la téléphoniefixe ou de la téléphonie mobile. 11 mil-lions de foyers français sont aujourd’huiraccordés à Internet Haut Débit, et ce vial’ADSL dans plus de 95 % des cas.Quoi qu’il en soit, conformément à nosengagements, le 31 décembre 2006, tousles centraux téléphoniques du Lot aurontété équipés pour l’ADSL, ce qui porterale taux de couverture à 90 % des lignespour les débits égaux au minimum à512 Kb/s et à 80 % pour les débits d’aumoins 1 Mb/s. Ces investissements ontété intégralement pris en charge parFrance Télécom.

Entreprendre : Pourquoi FranceTélécom ne garantit-elle pas l’accès àl’ADSL pour la totalité des lignes ?Annie Algranti : France Télécom est alléetrès loin, aussi loin que le permettait latechnologie ADSL, et même au-delà, en

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DOSSIER

Pourquoi tant de zones blanches subsisteront-elles dans le Lot ?Quelles sont les technologies alternatives les plus pérennes ? Où en sont les expériences d’Internet à très haut débit ? Les réponses de France Télécom.

Entretien avec

Annie AlgrantiDirectrice des relations avec les collectivités locales,France Télécom - Direction Régionale Midi-Pyrénées.

« Les entreprises demandent le bon débit pour elles, qui n’est pas nécessairement du très haut débit »

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nologie accessible partout en France. Iln’existe donc aucune limite liée à l’iso-lement ou à la topographie des lieux.Par ailleurs, le SDSL garanti un débitégal pour la réception et l’émission dedonnées, jusqu’à 2 Mb/s. En la matière,il est important de rappeler que lesabonnés au SDSL paient tous le mêmeprix, qu’ils se trouvent dans une zoneéligible ou non.

Des tarifs encore peu transparents

En matière de haut débit, les opérateurs communiquentlogiquement sur des prix d’appel, avecdes abonnements mensuels inférieursà 20 euros. La facture se révèle rapidement plus élevée dans les zonesnon éligibles à l’ADSL. Dans le cas duSDSL, l’abonnement s’élève à 377 eurospar mois, sachant que les coûts desaménagements sont par contre prisen charge par France Télécom et queles collectivités ne sont pas sollicitéespour intervenir financièrement.Pour les technologies alternatives,et notamment pour le WiFi,la tarification dépend largementde l’investissement initial qu’exige la topographie et de l’étendue du territoire concerné (commune ou communauté de commune).

De ce fait, il n’existe pas de grille tarifaire normalisée. Pour le courantporteur en ligne, la tarification estd’autant moins établie que cette technologie est encore en phase d’expérimentation en Midi-Pyrénées,mais les différents intervenants(France Télécom, EDF et les collectivités) ne cachent pas qu’elle nesera pas moins chère que les autressystèmes alternatifs.

Enfin, concernant les accès à trèshaut débit, disponibles sur la zoned’activité du Sycala, les tarifs sontétudiés au cas par cas avec les entreprises demandeuses.

Le haut débit alternatif tisse sa toile enmilieu rural. Dernière initiative en date :la création de la SARL Numevia,implantée dans la petite commune deSaint-Cernin, et dont la vocation est dedéployer des solutions WiFi dans leszones blanches du département.Pour son fondateur, Sylvain Lacaze, parailleurs Président de l’association lotoiseWiFi Quercy, « la fracture numérique n’estpas une fatalité ». « La technologie WiFioffre une solution alternative,performante et économique, aux résidentsde zones rurales et excentrées, dont on saitdésormais qu’elles ne seront pas couvertesà 100 % par l’opérateur historique »,explique-t-il. Ainsi, l’association lotoise adéployé l’an dernier son propre réseauafin de desservir en haut débit(2 Mbit/s) les trois communes de Saint-Cernin, Lauzès et Sabadel, en captantl’ADSL à Labastide-Murat, six kilomètresplus loin. L’initiative de WiFi Quercy estloin d’être isolée puisque des projetssimilaires, portés par d’autres associations désormais regroupées au sein du RAN Group (Rural AreaNetwork), ont été menés àbien à Donnazac (81), Boudou(82), Villeneuve-Tolosane (31),Tamniès (24)… « Ce réseauassociatif nous permet demutualiser les énergies et lescompétences », affirme SylvainLacaze, dont la nouvellesociété propose ses servicesaux entreprises comme auxparticuliers.

Concrètement, Numevia réalise en amontune étude de faisabilité du projet de son client, permettant de définir, en fonction de la topographie durelief et des obstacles rencontrés (uneforêt par exemple ou une colline), lenombre de relais à installer pour desservirla zone concernée. « Nous utilisons unlogiciel de simulation sous Linux danslequel nous intégrons une carte IGN et quinous fournit des données satellitaires trèsprécises du relief », précise Sylvain Lacaze.Cette étude est facturée 350 euros,sachant que ce prix peut être révisé à lahausse en fonction de l’ampleur du projet. Puis, Numevia établit un devis d’intégration au réseau, comprenant lematériel et l’ingénierie. La société assureensuite la maintenance du réseau et desservices associés (messagerie, firewall,anti-spam et anti-virus) dans le cadred’un contrat d’exploitation, facturé25 euros par mois (35 euros avec l’optiontéléphonie IP). Le site Internet deNumevia (www.numevia.org), quidétaillera l’ensemble de ces prestations,sera prochainement mis en ligne.

Opérateur alternatif pour haut débit alternatif

Il n’est pas pertinent de vouloir absolu-ment proposer du « très haut » débit.Mieux vaut savoir proposer le bondébit au bon moment et s’engager àaccompagner l’évolution des besoins.Pour les entreprises situées hors zoned’éligibilité, la solution privilégiée estdésormais le SDSL. France Télécom a en effet pris l’engagement, endécembre 2005, de rendre cette tech-

pratiqués à Toulouse ou à Paris laDéfense. Des projets d’équipementd’autres zones du département sont parailleurs en cours de finalisation.Dans tous les cas, ces premières expé-riences nous amènent à constater undécalage entre ces offres et les besoinsréels des entreprises. Concrètement,nous n’avons pas de client à ce jourdans le département du Lot, pour desaccès très haut débit à 100 Mb/s.

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DOSSIER

Sylvain Lacaze

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Vis-à-vis de l’Internet à hautdébit, ce village de la vallée duCélé semble cumuler tous les

handicaps : une centaine d’habitantsseulement, une topographie dominéepar des falaises et une distance de 18kilomètres du central téléphonique leplus proche. Le Maire de Sauliac, RenéMagné, avait d’abord eu l’idée de se rap-procher des communes voisines deMarcilhac et Saint-Sulpice, qui connais-saient les mêmes difficultés. Avant quele projet ait pu voir le jour, les deuxcommunes ont finalement pu bénéficierde l’ADSL. « Pour nous, la situationdevenait très claire : fin 2005, FranceTélécom nous a informé que nousn’aurions jamais accès à l’internethaut débit par ADSL. Or, nous ne vou-lions pas priver la population de ce ser-vice essentiel. Après une phase d’études,largement financées par la région Midi-Pyrénées, nous avons finalement créé lepremier réseau WiFi du département »,explique René Magné.L’Arcep, autorité de régulation des com-munications électroniques, a donné sonaval au projet. Parallèlement, une enquêteavait fait ressortir les besoins et attentes :une vingtaine de foyers exprimaient leursouhait de pouvoir doper leur ordinateur.Suite à l’appel d’offre, deux réponses arri-vaient en mairie : celles de FranceTélécom et d’une petite société toulou-saine, Als@tis. Cette dernière a remportéle marché et aujourd’hui, 90 % du terri-toire communal est couvert. « L’ADSLarrive jusqu’à la mairie, qui est équipée

d’une antenne. Ensuite, le signal passepar ondes hertziennes et arrose la com-mune. Grâce à un accord, un pylône TdFa pu être utilisé comme support du relaisWi-Fi : il s’agit de la première conventionde ce type en France », souligne l’élu.Du fait de la topographie difficile, deuxautres relais ont été nécessaires : l’un,placé chez un particulier, irrigue un cam-ping naturiste. Un autre côté sud, ali-menté par des panneaux solaires, est fixésur un poteau en bois. Depuis septembredernier, le réseau exploité par Als@tisfonctionne parfaitement en 1024 kilo-bytes. La minoterie Grépon, implantéeau bord du Célé, est la seule activité pro-fessionnelle à disposer de l’équipement àce jour. « Mais nous ne désespérons pasd’attirer des télétravailleurs chez nous.

Nous comptons 22 abonnés, et nousdevrions passer rapidement à une qua-rantaine », recense le Maire de Sauliac.L’opération, d’un coût de 45 000 euros, aété financée à 80 % grâce à des fondsrégionaux et européens. En l’occurrence,dans le cadre du programme « ZonesBlanches », le Conseil Régional finance60 % de l’investissement (aide plafonnéeà 15 000 euros) et 30 % des coûts de fonc-tionnement (aide plafonnée à 1 000 eurospar an pendant trois ans).

Informations Conseil général du Lot,

M. Marrot : 05 34 31 93 87

DOSSIER

Ces cinq dernières années, plus de 10 millions de foyers français ont pu accéder à l’ADSL et laFrance est désormais l’un des trois pays les mieux équipés d’Europe. Si le Lot a, lui aussi, bénéfi-cié du développement accéléré de l’Internet haut débit, le département doit faire appel aux tech-nologies alternatives pour équiper ses nombreuses zones blanches.

Zone blanchela réponse de Sauliac-sur-Célé

René Magné, Maire de Sauliac :« Nous devrions passer rapidement

à une quarantaine d’abonnés ».

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Société Ermiis : patience et lenteur de débitC’est fait : depuis novembre 2006, cette société implantée dans lesanciens locaux de la pépinière d’entreprises de la CCI à Cahors Sudbénéficie enfin d’un débit Internet moins poussif. La bonne nou-velle est trop récente pour que le dirigeant, Sylvain Lemouzy, envienne à crier victoire : « Il est vrai que la situation s’est clairementaméliorée, mais il faut mesurer la fiabilité sur une période de plu-sieurs mois. Reste que nous avons vécu cinq années difficiles avec, àla clé, l’abandon d’un projet de développement conséquent ».

Equipant des centrales d’enrobage parle biais d’un logiciel accessible viaInternet, Ermiis est fortement soumisà la qualité et à la puissance du débit.« Pour tenter de l’améliorer, nous avonsinvesti 5 000 euros dans une solutionsatellitaire, mais ce fut en pure perte :elle ne répondait pas à nos attentes. Lasituation paraissait bloquée, au pointque nous avons, un temps, envisagé dequitter la région cadurcienne »,explique Sylvain Lemouzy. Ce qui l’aretenu ? L’espoir d’un avenir meilleur

et la qualité du site, tout proche de l’accès à l’autoroute A20. Il resteque le dirigeant a effectivement dû laisser filer une opportunité dedéveloppement : un projet visant à installer un serveur afin d’hé-berger les données du client et les logiciels. Celui-ci est parti auCanada, dans un bureau d’études spécialisé en recherche et déve-loppement (Minds Inc.) qui appartient au même groupe.Aujourd’hui, avec 1 Mb/s en entrée comme en sortie, le confort detravail est sans commune mesure avec ce qu’il était précédem-ment. Fort d’un outil enfin correctement dimensionné, Ermiis valancer le système eRoute, qui permet de collecter et de diffuserles données sur les différents sites de production des enrobés.Ermiis envisage à présent des jours plus faciles. A telle enseigneque l’entreprise s’apprête à racheter et à réhabiliter ses locaux de800 mètres carrés. Forte de dix salariés dans le Lot et de troistechniciens qui interviennent sur le territoire national, l’entre-prise réalise un chiffre d’affaires de 1,6 million d’euros.

Mobile Integration : un projet « tout internet »Michael Kirkby est arrivé de Londres voici trois ans. Pour se rappro-cher des marchés du Sud-Ouest de la France, il a décidé d’implan-ter son entreprise, spécialisée dans les solutions informatiquespour la chaine logistique et l’optimisation des productions, dans lapépinière de la zone d’activités Quercypôle, à Cambes. Courant2007, ce chef d’entreprise qui emploie six personnes devra quitterla pépinière : il prendra son envol dans la zone même, sur un ter-

rain qu’il a acheté. Les plans du bâti-ment sont déjà dessinés, avec uneintention particulière : héberger plu-sieurs entreprises, dont MobileIntegration bien sûr, autour d’équipe-ments riches en nouvelles technolo-gies et servis par un accès Internet àtrès haut débit. « Nous avons nousmêmes des besoins importants. Alorsj’ai eu l’idée de ce concept imité descampus américains. Il est, à maconnaissance, totalement inédit dansla région », souligne Michael Kirkby.

L’idée de partager un bâtiment entre plusieurs petites sociétésfait donc son chemin. Déjà, trois entreprises ont répondu favora-blement à cette initiative et d’autres pourraient leur emboîter lepas. « Dans le bâtiment, pourvu d’un accueil commun, plusieurszones de bureaux modulables seront réparties. Il sera dimensionnépour accueillir entre 40 et 50 personnes », précise-t-il. Et le diri-geant de lancer un appel pour conclure : quelques places sontencore disponibles pour rejoindre cette entité multiforme fon-dée sur les nouvelles technologies. Avis aux amateurs...

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Léon, André, Michel, Eric. Leshommes de la famille Grenier sontmaçons depuis quatre généra-

tions… au moins. Car si les dirigeants suc-cessifs de l’entreprise sont identifiésdepuis 1922, on trouve trace d’une activitéprofessionnelle à ce nom en 1850. Peut-être même que les recherches effectuéespar un cousin resté dans le métier enLozère, le berceau familial, permettrontde remonter encore plus loin dans letemps. A l’évidence, Eric Grenier, actueldirigeant de l’entreprise cadurcienne, sentle poids des responsabilités patrimonialessur ses épaules, heureusement solides.« Au départ, mon arrière-grand-pèreLéon, installé près de Montcuq, traitait des

Grenier Bâtiment& Génie civilQuatre générations de maçons… sinon plusA Cahors, afin de faire face à un carnet de commandes bien rempli pour les mois à venir,l’entreprise Grenier va renforcer ses effectifs jusqu’à compter dans ses rangs une cinquantaine deprofessionnels. Par ailleurs, une installation est prévue début 2007 sur la ZA d’Englandières dansl’objectif de pré-fabriquer des ouvrages en béton. Portrait d’une affaire qui s’efforce de toujourscoller au plus près à la demande du marché local.

affaires rurales : captage de sources,lavoirs, etc. Son fils, André, s’est établi àSaint-Matré. C’est mon père qui, en 1960,est arrivé à Cahors », résume celui quidepuis quatorze ans prolonge à samanière le sillon ancestral.Car c’est peu dire que le métier a évoluéau fil du temps. Alors que les particuliersapportaient autrefois l’essentiel descommandes, la tendance s’est naturelle-ment inversée aujourd’hui : GrenierBâtiment et Génie civil répartit sonchiffre d’affaires entre 50 % de marchéspublics, 40 % de clients industriels etseulement 10 % de particuliers. Entrentdans les marchés publics des réalisationstelles que des immeubles d’habitation

pour des sociétés HLM, ou encore, destravaux de rénovation ou d’extension ausein d’établissements scolaires, commeau lycée Gaston-Monnerville, à l’IUFMou au collège Gambetta, à Cahors.

Un savoir-faire reconnu

L’entreprise a également travaillé pour lepromoteur immobilier Monné-Decroix,dont quatre bâtiments sont implantés àTerre-Rouge. Et depuis peu, Grenier poseles bases de l’immeuble La Renaissance,en lieu et place de l’ancienne CAF démo-lie : douze spécialistes du bâtiment vontpasser douze mois sur ce site. Dans le

ENTREPRISES

Eric Grenier

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La résidence Le Clos Saint-Ambroise, à Terre Rouge, figure parmi les dernières réalisations de Grenier.

domaine du génie civil, les références del’entreprise sont variées : des stationsd’épuration au Sycala, à Sauzet, àPrayssac, à la Capel « La Quercynoise » deGramat, le rajeunissement de la piscinemunicipale de Puy-l’Evêque, ou encoredes soutènements de voiries courbes àRegourd, pour desservir l’Hôtel duDépartement. Enfin, dans le secteur del’industrie et du commerce, les maçonsde l’entreprise ont notamment travaillésur l’usine Paul et Marie Decayzac auMontat, sur les anciens chais et bureauxde Lagrézette, à Caillac, aujourd’hui occu-pés par la société Phyt’s, ainsi que sur lechai du domaine des Savarines. Parfois, des chantiers un peu particulierssignent le savoir-faire de Grenier : l’en-treprise a notamment mené, au Théâtrede Cahors, les importantes rénovationsqui ont conduit à sa réouverture voiciquelques années. Elle a égalementassuré les travaux de construction et derénovation du Palais de Justice. Sur cesite, il a fallu creuser dans le rocher sous

le parking pour dégager un espacedédié aux archives. Mais elle ne négligepas pour autant sa clientèle de particu-liers, pour lesquels elle assure principa-lement des missions de rénovation debâti ancien en belles pierres du Lot. Lerayon d’action de Grenier inclut toute lamoitié sud du département, même si parailleurs l’entreprise suit ses clients par-tout où ils se trouvent.

Un nouveau site pour une nouvelle activité

Quant à l’avenir ? Grenier s’apprête àaménager sur son futur site d’exploita-tion, basé dans la zone d’activitésd’Englandières. Un espace extérieur seraréservé à un nouveau pan d’activité, trèsprometteur selon le dirigeant, la préfabri-cation d’ouvrages en béton. Là, seraentreposé le gros matériel indispensableaux métiers du bâtiment comme lesgrues, une dizaine d’unités entre 55 et

30 mètres de flèche ; mais aussi lesbanches métalliques, ces coffragesmodernes permettant de façonner àvolonté des murs droits ou courbes.15 000 mètres carrés seront dévolus austockage extérieur, tandis que les ateliersde maintenance trouveront un certainconfort dans mille mètres carrés couverts.Eric Grenier analyse avec optimisme lesperspectives à court terme. « L’activitéreste soutenue. Dans notre secteur, elleest assez cyclique mais nous sommesindéniablement dans une périodehaute. Notre chiffre d’affaires croîtrégulièrement depuis dix ans. Dans lesappels d’offres, nous voyons bien pointerparfois quelques groupes d’envergurenationale, mais nous tirons bien notreépingle du jeu. Nous sommes consultéspour des marchés publics hors dudépartement, mais l’activité locale noussuffit actuellement. Il ne sert à rien des’éparpiller », estime le responsable del’entreprise, qui a su concilier souplesse,réactivité et force de frappe. Autant dequalités qui lui permettent aujourd’huid’intervenir sur des chantiers de natureet de taille très différentes. ■

Grenier Bâtiment& Génie civil en chiffres• Parts de marché : 50 % secteur public,

40 % industrie, 10 % particuliers.

• Effectifs : 38 personnes en emploipermanent, une douzaine decontrats temporaires, trois apprentis.

• Postes : 3 conducteurs de travaux,6 chefs de chantier ou d’équipe, etdes ouvriers qualifiés.

• Site d’Englandières : surface totale15 000 m2, bâtiments 1 000 m2.

• Certification Qualibat.

ENTREPRISES

Les maçons de l’entreprise sont à pied d’œuvre pour édifierle mur jouxtant le futur bâtiment du Conseil général.

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Envahissants, les cartons grigno-tent le local professionnel etempiètent même sur l’espace

privé. A l’aise dans cette étrangecaverne d’Ali-Baba qui fourmille d’ob-jets hétéroclites, Marie-Claude Azaïsvient de rentrer son stock pour les fêtesde fin d’année. C’est que les cadeauxd’entreprises assurent une bonne partde son chiffre d’affaires annuel. Ce der-nier est complété par l’activité liée auxobjets publicitaires, moins soumise aufacteur de saisonnalité. Cette année, la

ENTREPRISES

« Après avoir réalisé une petite étude demarché et suivi des formations, j’ai prisla décision de me lancer dans l’aven-ture. Puis la passion pour ce métier à lafois commercial et artisanal m’a permisde créer et développer une clientèle trèsvariée et fidèle. C’est toujours un plaisirpour moi de guider et accompagnermes clients dans leur choix. », tient-elleà souligner.

En effet, toute relation commercialedébute par ce premier contact au coursduquel le client tente de définir l’objetpublicitaire ou le cadeau qu’il souhaiteoffrir. Quel support utiliser ? Quel mes-sage véhiculer ?... Autant de questionsauxquelles il faut apporter la meilleureréponse. « Les gens recherchent avant toutl’objet utile, celui qui restera de longuesannées bien en vue sur les bureaux del’entreprise », résume Marie-Claude Azaïs.La clientèle de Publicité Neyrat, trèsdiverse, est composée d’entreprises, decommerces, d’artisans, de banques, depharmacies, d’agences de voyages, d’as-sociations qui lui commandent toutessortes d’objets promotionnels griffés àleur marque (porte-documents, cas-

petite société Publicité Neyrat, qui portele nom de jeune fille de sa fondatrice,fête son vingtième anniversaire. « Audépart, j’étais assistante de gestion.Mon mari, fonctionnaire en Bretagne,a été nommé dans le Lot. Le déménage-ment nous a rapprochés de nos bases :lui est originaire de Souillac, moi deSarlat », explique Marie-Claude Azaïs,qui n’entendait pas, pour autant, resterinactive. En 1986, elle se lance doncdans une reconversion technique etperce les arcanes de la sérigraphie.

Publicité NeyratLa bonne impression sur tous supports

Un simple pavillon sur les hau-teurs pentues de Saint-Cirice, àdeux pas de Cahors. C’est làque Publicité Neyrat exerceson activité : le marquage ensérigraphie de cadeaux d’en-treprises et d’objets publici-taires. Fondée en 1986 parMarie-Claude Azaïs, la petiteentreprise cultive avant tout lesérieux et la qualité.

Les travaux en petites séries restent le domaine de prédilection de l’entreprise.

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ENTREPRISES

quettes, tee-shirts, trophées, stylos...)Des collectivités territoriales aussi fontappel à ses services pour des actions decommunication dans le domaine sportif,culturel… Car grâce au progrès des tech-nologies et des encres, on peut désor-mais imprimer sur (presque) tous lessupports : matières plastiques, cuirs, tex-tiles, fibres synthétiques... Des lunettes,des briquets, des parapluies peuventsupporter une impression en sérigraphieou en tampographie, à condition toute-fois de trouver la juste alchimie, qui per-mettra de fixer l’image de façon durablesur l’objet. « L'expérience me permetmaintenant d'ajuster, parmi les nom-breuses gammes d'encres, celle qui serala mieux adaptée au support à impri-mer », remarque la professionnelle.

De la sérigraphie à la broderie

Afin de préserver l’environnement,Marie-Claude Azaïs utilise au maximumdes encres à l’eau, au détriment de cellesqui contiennent des solvants polluants.Dans le même esprit, elle essaie autantque possible d’acheter des objets madein Europe, de meilleure qualité que ceuxfabriqués en Chine en grande quantité.

Côté impression, elle est aujourd’hui à latête de l’un des derniers ateliers généra-listes de Midi-Pyrénées, capable de tra-vailler une très vaste gamme. « Mondomaine est la petite série, je travaille àpartir d’une dizaine de pièces. Pour les

stylos, je peux démarrer à cinquante,mais monter jusqu’à 50 000 ne me faitpas peur. Pour les tee-shirts, j’ai déjà eudes commandes de 5 000 pièces, mais jepeux aussi en faire une centaine. Je réa-lise également des impressions sur adhé-sif, jusqu’au format 120 x 80 centi-mètres, qui ont une très longue durée devie et résistent très bien aux UV », précise-elle. Prochainement, Marie-Claude Azaïsse confrontera à un autre défi, la brode-rie, afin d’offrir un marquage plus quali-tatif et plus résistant. Il lui faudra alorsinvestir dans une machine et envisagerde recruter pour décrocher de nouveauxmarchés, notamment dans le secteur del’hôtellerie-restauration, pour le mar-quage du linge de table ou de toilette.Elle le fera aussi en pensant à l’avenir : ilfaut déjà envisager une transmission. « Jesouhaiterais que l’entreprise reste danssa ligne de conduite et je suis prête àaccompagner le successeur aussi long-temps qu’il le faudra pour faciliter lesrapports avec les clients, tellement habi-tués à moi. Peut-être que ma propre fille,qui connaît bien les techniques, prendrace relais. », espère Marie-Claude Azaïs.

Entre la frontière espagnole et leLimousin, entre Bordeaux et l’Aveyron,beaucoup d’entreprises de taillesdiverses font appel aux talents multiples

de Publicité Neyrat. Par le bouche-à-oreille, l’entreprise a même décrochéquelques affaires en Belgique et enAllemagne. La responsable se déplacebeaucoup, un peu moins toutefois grâceà Internet, bien qu’elle ne puisse pasencore profiter du haut débit. « Je suisobligée de surfer à cinq heures du matinpour espérer gagner un peu en rapidité »,confie-t-elle, souhaitant se tourner versune solution WiFi courant 2007. Parailleurs, depuis une dizaine d’années,Publicité Neyrat travaille en partenariatavec neuf sérigraphes installés dansd’autres régions de France ; ce qui luipermet de bénéficier d’opportunitésd’achats groupés et d’entraide en cas decoup de feu. Après deux premièresannées délicates, l’entreprise fondée en1986 a toujours enregistré une croissancerégulière de ses résultats. Mais sa plusgrande satisfaction reste la fidélité de sesclients : 90 % d’entre eux font appel à sesservices depuis vingt ans. ■

Matières plastiques, cuirs, textiles, fibres synthétiques... Grâce au progrès des technologies et des encres,on peut désormais imprimer sur une grande variété de supports.

Marie-Claude Azaïs.

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Action de la CCI du LotIl y a quelques années, Marie-Claude

Azaïs a décroché le prix « MadameCommerce de France », sur la base du

dossier présenté avec l’appui techniquede la Chambre de Commerce et

d’Industrie du Lot.

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PUBLI-REPORTAGE

Entretien avec Alain Condaminas Directeur Général de la Banque Populaire Occitane

Les Banques Populaires Occitaneet Midi-Pyrénées ont annoncé leurfusion le 31 octobre dernier. Quelsera le visage de cette nouvellebanque ?Alain Condaminas : La banque qui vientd’être créée est le premier établissementdu réseau Banque Populaire en provinceet la deuxième banque de sa région. Ils’agit donc d’un événement majeur pourl’économie locale. Notre activité cou-vrira désormais huit départements :l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Gers, leLot, le Lot-et-Garonne, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne.Avec 2 200 collaborateurs, la BanquePopulaire Occitane devient l’un des toutpremiers employeurs de Midi-Pyrénées.Il faut également retenir que cette nou-velle banque compte 430 000 clients,dont 138 000 sociétaires.

Les clients doivent-ils s’attendre àdes changements en ce quiconcerne le réseau d’agences etles services proposés ?Alain Condaminas : Notre raison d’être,c’est la proximité relationnelle avec nosclients, pour eux rien ne change, mêmeinterlocuteur, mêmes pratiques au quoti-dien (chèque, carte…). Non seulement les212 agences bancaires seront mainte-nues, mais le réseau sera renforcé. Jedois rappeler que la Banque PopulaireOccitane assure dès aujourd’hui unmaillage très dense du territoire, avecune agence pour 16 000 habitants. En lamatière, notre politique est extrêmementclaire : là où certains s’en vont, nousouvrons une agence.

Tout le monde m’apEn fusionnant, les Banques

Populaires Occitane et Toulouse-Pyrénées ont donné naissance, le 31 octobre dernier,

à la nouvelle Banque Populaire Occitane,

forte de 2 200 salariés, 212 agences

et 430 000 clients.

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PUBLI-REPORTAGE

ppelle Occitane…

Banque Populaire Occitane : les chiffres clés• 8 départements : l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot,

le Lot-et-Garonne, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne

• 2 200 collaborateurs

• 430 000 clients

• 138 000 sociétaires

• 212 agences

• 5,8 milliards de ressources collectées

• 1er établissement du groupe Banque Populaire en province

• 1re banque des PME sur les 8 départements

• 500 partenariats avec les collectivités territoriales, les organismes professionnels,les chambres consulaires et les associations culturelles ou sportives

La fusion ne va-t-elle pas conduireà une réduction du nombre de sitescentraux ?Alain Condaminas : Justement non. Lessites d’Albi, de Balma et de Cahors sontmaintenus, ainsi que les emplois, aussibien en quantité qu’en qualité. Laméthode utilisée pour atteindre cetobjectif est transparente : l’ensemble dupersonnel a été consulté et ceux qui sou-haitaient bénéficier d’une opportunité demobilité devaient exprimer quatre choix.Nous avons ainsi identifié 160 nouvellesaffectations et, dans 75 % des cas, ellescorrespondent à l’un des deux premierschoix notifiés. Nous sommes convain-cus que le respect de cet engagementest motivant pour les salariés.

Dans tous les cas, cette fusion a pourvocation de renforcer les services auxclients et de respecter les équilibres enplace, notamment au niveau de l’emploi.La Banque Populaire Occitane intervientsur un territoire qui compte 2,8 millionsd’habitants et assumera toutes ses res-ponsabilités d’employeur. Nous poursui-vrons d’ailleurs une politique de recrute-ment volontariste, qui nous a amené àembaucher 540 collaborateurs au coursdes trois dernières années et à créer150 nouveaux emplois.

Toutes les entreprises clientesseront-elles logées à la mêmeenseigne ?Alain Condaminas : Le premier avantageapporté par le rapprochement des deuxétablissements concerne directement lesentreprises : le fait de doubler de péri-mètre permet en effet à la BanquePopulaire Occitane de bénéficier d’unplafond d’engagement beaucoup plusélevé. Dans les faits, le montant maximaldes prêts qu’il est possible d’accorderaux entreprises se trouve ainsi relevé de50 %. Le jour de sa création, la nouvellebanque pouvait revendiquer sa place depremier partenaire des PME sur les huitdépartements. Par ailleurs cette fusionest guidée par la mutualisation des pôlesd’expertise qu’avaient constitués lesdeux entités. Désormais, chacune des212 agences existantes peut faire appelaux meilleurs spécialistes pour conseilleret accompagner les entreprises.

Le maintien d’un réseau d’agencesd’une telle densité a un coût : quels gains en atten-dez-vous ?Alain Condaminas : cette stratégie deproximité a permis à la Banque Populairede créer un lien fort avec ses clients par-ticuliers et professionnels. Cette mêmestratégie doit nous permettre d’accélérernotre croissance en confortant notreimplantation régionale. Cette logique de

proximité est directement inspirée denotre statut de banque mutualiste, ainsi,la totalité des ressources collectées pour2005, soit 5,8 milliards d'euros est inté-gralement consacrée à des crédits pourfinancer l'économie régionale.Enfin, la nouvelle Banque PopulaireOccitane continuera de jouer un rôle trèsactif dans la vie associative, culturelle etsportive de la région. Nous sommesaujourd’hui engagés dans plus de500 partenariats.

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ENJEUX

S ynergie : du grec sunergia, quisignifie coopération. Action coor-donnée de plusieurs organes, asso-

ciation de plusieurs facteurs qui concou-rent à une action, à un effet unique »,explique le dictionnaire Le Petit Robert.Autre façon de dire qu’à plusieurs, on estplus fort que seul. C’est ce qu’ont biencompris les industriels du bassin de Saint-Céré – Biars - Bretenoux et qui les aconvaincus de créer la société commer-ciale ANT, Alliance NouvellesTechnologies. A force de se retrouverautour de projets communs, les quatreentreprises (AEM à Alvignac, APR àBretenoux, FGD à Saint-Céré, Techniqueset Formages à Biars) ont décidé de passerà la vitesse supérieure et d’officialiser leurunion en adoptant une démarche com-merciale commune et concertée.« Le constat de départ concerne la taillelimitée de nos entreprises respectivesdans le cadre de certains projets d’en-vergure : face à des concurrents plusimportants, nous rencontrions des diffi-cultés à nous imposer. A quatre, noustotalisons une centaine de profession-nels et une envergure de dix millionsd’euros en termes de chiffre d’affaires.

Ce poids rassure les clients potentiels,tandis que l’éventail de nos compétencesnous permet de décrocher des marchésglobaux », explique Michel Labaigt,directeur de Techniques et Formages.Les premiers résultats de cettedémarche entérinée en mai 2006 n’ontpas tardé, puisque certains clients per-dus voici sept ou huit ans ont repassécommande.

Optimisation de la force defrappe commerciale et des coûts

La première réalisation communeillustre bien les vertus de la coopérationmise en place : il s’agit d’une pièceentrant dans un banc d’essai moteur,une commande émanant d’AvantisEngineering. Etudiée par APR, elle a étéusinée par FGD puis assemblée dans lesateliers de Techniques et Formages.Grâce au regroupement, les coûts sontoptimisés, d’autant plus qu’aucun coef-ficient de gestion n’est appliqué par lesquatre acteurs. Par ailleurs, les risques,en matière de retard de paiement parexemple, se trouvent partagés.

L’ingénierie du partenariatPour faire face aux multiples défis qu’elles doivent relever, les entreprises industrielles du Lot ontcréé et consolident des regroupements. C’est le cas d’Alliance Nouvelles Technologies (ANT), unesociété à but commercial qui rapproche quatre entreprises du bassin de Saint-Céré. C’est égale-ment vrai pour l’ambitieux projet Masters, dans lequel cinq industriels figeacois apportent denouvelles réponses aux attentes technologiques exprimées par Airbus Industrie.

ANT : les expertises complémentaires

La surface financière et les compétences nécessairespour décrocher des projets globaux.

Sur les salons professionnels commeEurosatory, le Siane de Toulouse, laMécanic Vallée ou lors du dernierMidest, les effets positifs sont évidents :la présence commerciale est multipliéepar quatre. De très bons contacts ont été

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noués, démontrant la pertinence durapprochement commercial dans desdomaines couvrant l’aéronautique, lenaval, le ferroviaire, l’industrie et l’ar-mement. « Nous avons été consultéspour de gros ensembles, preuve que ladynamique porte ses premiers fruits. Anous cependant de bien maîtriser cesmouvements et de savoir y répondresans risquer d’exploser en vol », jugeMichel Labaigt.

D’une même voix, les responsables n’ex-cluent pas, dans l’avenir, d’adjoindre denouvelles compétences à ce club desquatre : des entreprises locales propo-sant leur expertise en petite mécanique,en peinture ou en travail de matériauxcomposites, pourraient être les bienve-nues à condition de s’intégrer correcte-ment dans une équipe qui souhaite avanttout conserver son esprit fondateur. ■

APR (Assistance Programme Réalisation),est basée à Bretenoux. Dirigéepar Claude Lacroix, ce bureaud’études rassemble aujour-d’hui huit professionnelsautour de moyens importantsen CFAO (Conception et fabri-cation assistées par ordina-teur), qui permettent de pro-grammer, contrôler, simulerdes sous-ensembles complets.Ces spécialistes sont capablesde concevoir des outillagesdans les secteurs suivants :l’usinage, le contrôle, le mon-tage, le moulage des compo-sites. Ils œuvrent pour laconstruction navale, le ferro-viaire, l’aéronautique et lamachine-outil.Parmi les références clients del’entreprise, figurent des poidslourds tels que DassaultAviation, Airbus, la Directiondes chantiers navals, Alcan etMécachrome.

AEM (Ateliers Electro-Mécaniques) est implantée à Alvignac, sousla responsabilité de SylvainVayrac. La spécialité de cetteentreprise, forte de douze pro-fessionnels, réside dans ledomaine électrique : elle pré-pare des fileries, des câblagesspécifiques, des assemblagesde connectique et l’intégra-tion des produits. Equipéed’automates et d’une pressed’injection, AEM via sa filialeActilog assure aussi des mon-tages de tableaux et d’ar-moires électriques. Elle estpourvue d’un système de stoc-kage logistique très perfor-mant et va jusqu’au condition-nement de ses produits.Le plus gros client de l’entre-prise AEM est Legrand, quireprésente environ 20 % duchiffre d’affaires. EDF, le ferro-viaire et l’aéronautique figurenten bonne place sur son fichier.

FGD (Fraisage Grande Dimension),gérée conjointement parRoland Coudert, René Bac etFrancis Négret, est installée àSaint-Céré, zone industriellede Pommiers. Cette entre-prise de mécanique générale,qui compte quatre salariés etun apprenti, est capabled’usiner des pièces impor-tantes, jusqu’à 6 mètres par3 et par 1,30. Elle dispose detêtes cinq axes montées surdes machines à commandesnumériques. Ces équipe-ments permettent d’usinerdes bâtis machines, des car-ters, des viroles, des moules,des outillages de polymérisa-tion. Il s’agit le plus souventde pièces uniques, et très peude séries.Ses clients sont principale-ment les industries de l’aéro-nautique et de la Défense(DCN).

Techniques et Formages,à Biars-sur-Cère, est dirigéepar Michel Labaigt. Ses effec-tifs atteignent cinquantepersonnes. Sa spécialité estla chaudronnerie technique.Les ateliers de montage etde finition réalisent desensembles complets, prêts àmonter. Le cintrage fait par-tie des compétences de l’en-treprise, qui a mis au pointdes outillages aptes à réali-ser des pièces techniques.Par ailleurs, le personnel trèsqualifié prend en charge lesoudage manuel ou robotisépour les ensembles mécano-soudés.Le secteur du ferroviaire esttrès présent sur son carnet decommandes : lanterneaux deTGV, portes de locomotives,cloisons et fenêtres demotrices, etc. Le naval, l’arme-ment et l’industrie complè-tent l’éventail de ses activités.

Les quatre acteurs réunis dans l’Alliance

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« Précédemment, nous avions déjà tra-vaillé ensemble sur des machines spé-ciales destinées à Ratier-Figeac. Face à ceprojet de grande envergure, chacunprendra sa place naturelle en fonction deson expérience », explique Robert Gaiani.En attendant, le calendrier des événe-ments se précise depuis le jour où le ser-vice des méthodes avancées d’AirbusSaint-Eloi a fait appel à l’expertised’André Greffioz : la structure de la futuremachine a été définie, des premiers testsont été effectués grâce à la modélisation. Les concepteurs feront notammentappel à des laboratoires et des universi-tés. Ainsi, l’IUT de Figeac sera équipéd’un banc d’essai pour caractériser lescapacités de la broche.L’accord entre les cinq partenairesindustriels, tous rattachés à la MécanicVallée, a été formalisé. Une étude demarché a de plus démontré des applica-tions très intéressantes dans d’autresindustries que l’aéronautique. LabelliséProjet innovant de Midi-Pyrénées-Aquitaine par le pôle Aerospace Valley,Masters sera présenté devant le Fondsde Compétitivité des Entreprises etdevrait obtenir, de ce fait, un précieuxsoutien de l’Etat.

80 salariés pour 10 millions d’euros de CA

Le dossier final de candidature seradéfendu le 15 décembre, et fin mars 2007aura lieu la sélection. « Nous sommes trèsoptimistes et il est prévu de commencerles travaux fin avril. Le premier démons-

trateur devrait être livré au deuxièmesemestre 2008, et les essais chez Airbussont programmés pour fin 2008 oudébut 2009. Mais nous ne perdons pasde temps, puisque nous travaillons d’oreset déjà sur les capteurs de surveillancequi remplaceront efficacement l’œil del’opérateur », explique Robert Gaiani.

Le projet Masters, qui rassemblecinq entreprises du Figeacois, estné pour apporter de nouvelles

réponses aux besoins exprimés parAirbus Industrie, et plus précisémentpar l’usine de Toulouse Saint-Eloi. Cepôle d’excellence du groupe aéronau-tique doit en effet remplacer une tren-taine de portiques d’usinage équipés de90 broches, lesquels fabriquent unensemble essentiel des avions de lagamme Airbus : le pylône qui fait inter-face entre l’aile et le moteur, soumis àde très fortes contraintes. L’objectif estde concevoir une machine totalementnouvelle, capable d’optimiser ces opé-rations complexes en réalisant des gainsde productivité. En l’occurrence, choisirdes matériels standard sur les cata-logues existants, chez l’un des nom-breux fabricants mondiaux, ne permet-tait pas à Airbus de prendre une avancesignificative sur son concurrent améri-cain Boeing.

Un projet d’envergure,techniquement très pointu

Airbus a donc lancé une vaste consulta-tion mondiale, réclamant un saut tech-nologique très conséquent : de 1 à 6 parrapport à une broche conventionnelle.Sous la férule d’André Greffioz, têtepensante d’ELPS et de la partie originalede cette nouvelle machine, et grâce àl’expérience de Robert Gaiani, anciendirecteur général adjoint de Ratier-Figeac, les cinq industriels lotois ont surelever le gant.

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Masters : une réponse collective aux nouveaux défis d’AirbusCinq entreprises du bassin de Figeac se sont associées pour relever le défi industriel lancé parAirbus Industrie. Le projet Masters conduira ainsi à la réalisation de nouveaux portiques d’usi-nage, six fois plus performants que ceux qui sont aujourd’hui utilisés.

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Les cinq entreprises impliquées dans leprojet Masters représentent aujourd’hui80 salariés et réalisent 10 millions d’eu-ros de chiffre d’affaires. Le projetMasters devrait les conforter dans l’ave-nir puisque, outre les équipements des-tinés à l’aéronautique, des applicationsdans d’autres secteurs industriels sontprévues. « D’ici cinq ans, nous devronslivrer plusieurs machines à Airbus, soitune à deux annuellement. On peuttabler sur un doublement du chiffred’affaires global et les effectifs se ver-ront étoffés d’environ 30 % », estimeRobert Gaiani. ■

Les cinq partenaires du projet Masters

• ELPS est dirigée par le Figeacois AndréGreffioz. Initiateur du concept, il ainventé le procédé qui garantit la parfaite rigidité entre la broche et lapièce usinée, permettant d’usineravec des vitesses de coupe non explo-rées aujourd’hui.

• Derrière le sigle ARG Conseil, ontrouve Robert Gaiani. AuparavantDirecteur Général adjoint de l’usineRatier, il conseille désormais lesentreprises des secteurs de l’aéro-nautique et de la défense.

• Sud-Ouest Systèmes, à Faycelles - LaMadeleine, est le contractant directd’Airbus. Cette entreprise est char-gée de dessiner, étudier, réaliser lapartie mobile et l’intégration finalede la machine.

• RGI, société basée à Saint-Céré,assure le développement de labroche, du chargeur d’outils et de lastructure fixe.

• Lavayssière, dont les ateliers sontimplantés sur la zone d’activités deL’Aiguille à Figeac, fabrique les caré-nages et protections nécessaires àla sécurité des opérateurs.

Robert Gaiani :un long parcours d’excellence

Robert Gaiani est entré au bureau d’études dela société Forest, à Capdenac, dans les annéessoixante-dix. Il a été successivement respon-sable de la Recherche et Développement, puisdes méthodes de fabrication. Parti dans laSomme pour diriger une unité de machines-outils, il est revenu à Figeac en 1976. DirecteurGénéral adjoint de Ratier à partir de 1981, il anotamment dirigé le bureau d’études et lesméthodes, puis conduit les nouveaux pro-grammes TSHA pour l’Airbus A380 et celui deshélices de l’A400M. Il a pris sa retraite fin 2005tout en conservant de nombreuses responsa-bilités : il représente l’entreprise Ratier auprèsde différentes instances comme la Mécanic Vallée, l’UIMM (Union des industries dela mécanique et de la métallurgie), le Gifas (Groupement interprofessionnel dédié àl’aéronautique et au spatial). Parallèlement, il a créé ARG Conseil pour intervenir entant que consultant auprès des industriels.

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Les portiques d’usinage fabriquent un ensemble essentiel des Airbus :le pylône, qui fait interface entre l’aile et le moteur.

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5 % des entreprises lotoises sont dirigées par des étrangers, dont plus des deux tiers sont britan-niques, hollandais ou belges. Principalement actives dans les secteurs du tourisme et de l’immo-bilier, ces entreprises emploient désormais plus de 400 personnes. Portraits.

Les

entrepreneurs étrangers

dans le Lot

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Concrètement, ces trois nationalitésreprésentent ensemble plus des deuxtiers des entreprises lotoises « non fran-çaises » (et plus de 76 % de leurs sala-riés), sachant que leurs activités sontconcentrées dans les domaines du tou-risme ou, selon l’appellation souventutilisée pour qualifier le métier de l’en-treprise, dans « le conseil à l’installationen France ».Au-delà, seul le Portugal a constitué unecommunauté de dirigeants significativedans le département, avec un peu plusde 13 % de l’effectif. Encore faut-il pré-ciser que leur implantation est plusancienne que dans le cas des Anglais,des Hollandais et des Belges. Parailleurs, la quasi-totalité d’entre euxœuvre dans le bâtiment, l’extraction dela pierre et les travaux publics.Si l’on pousse l’analyse plus loin dans ledétail, on remarque la très faible présencede plusieurs nationalités européennes(seuls 3,3 % des dirigeants étrangers sont

Tout le monde est d’accord : leslégendes sont faites pour qu’onleur torde le cou. En l’occur-

rence, la grande majorité des Lotois seleurre sur l’ampleur comme sur l’originedes investissements « étrangers » dans ledépartement. Selon le recensement dela Chambre de Commerce et d’Industriedu Lot, seules 5 % des entrepriseslotoises sont gérées par des étrangers.Concrètement, cela ne représente que301 entreprises sur un total de 6 019. Cepremier constat doit, par ailleurs, êtrerelativisé : les investisseurs étrangerscréent tous de petites ou très petitesentreprises. En moyenne, les entrepriseslotoises dirigées par des étrangerscomptent 1,4 salarié et ne représententensemble que 1,9 % des emplois dessociétés inscrites au Registre duCommerce, soit 419 sur 21 992.Pour l’anecdote, on notera que pas unde ces 301 dirigeants n’est polonais, etencore moins plombier polonais. Plus

sérieusement, la nature des entreprisescréées par des ressortissants étrangersconfirme que le développement dudépartement est d’abord fondé sur desTPE dans les secteurs des services plutôtque sur de grandes unités de productionindustrielle. En la matière, la nationalitédu créateur détermine, parfois jusqu’à lacaricature, l’activité de l’entreprise.

Tourisme :l’emprise britannique

A eux seuls, les Britanniques représen-tent 30 % des dirigeants d’entreprisesétrangers présents dans le Lot, soit 89.Quant à leurs domaines d’activité privi-légiés, ils concernent sans surprise letourisme et le négoce immobilier. Lesdeux autres contingents majeurs pro-viennent des Pays-Bas et de la Belgique,qui pèsent respectivement pour 23 % et14 % des dirigeants étrangers.

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Répartition par nationalité des dirigeants d’entreprises étrangers dans le Lot.

A eux seuls, les Britanniques représentent 30 % des acteurs de ce marché.

allemands, 2,3 % espagnols et 1,6 % ita-liens) et d’Afrique du Nord (3,6 % pourles Marocains, 1,3 % pour les Algériens etun seul ressortissant tunisien).

Le marché de la qualité de vie

Ces chiffres conduisent à tirer plusieursenseignements édifiants. En premier lieu,aucun de ces investisseurs étrangers nes’est implanté pour entrer en concurrencefrontale avec les entrepreneurs lotois.C’est également vrai dans le domaine dutourisme, où l’on constate que les diri-geants étrangers amènent dans le départe-ment une clientèle que les professionnelslotois n’ont pas su, ou pu, aller chercher.Par ailleurs, l’intérêt croissant des entre-preneurs de l’Europe du nord pour le Lotvient confirmer le potentiel de croissance

du département dans les secteurs du tou-risme et des loisirs, qui apparaît dans lemême temps largement sous exploité,mais également l’existence de nouvellesopportunités dans les domaines du com-merce ou des nouvelles technologies.Cette situation favorise l’émergenced’un schéma où l’on trouve une idée etdes capitaux étrangers, une mise enœuvre du projet menée par des équipesde diverses nationalités et des créationsd’emplois au niveau du département. Ledomaine du Pech Sec, à Pern, fournit enla matière une démonstration exem-

plaire. Le domaine appartient depuis2003 au royaume du Bahreïn, le projetde l’émir étant de créer un centre d’en-traînement pour les chevaux participantaux épreuves d’endurance. Dirigé parun couple d’Anglais, le centre équestreemploie aujourd’hui sept personnes,depuis le responsable des écuries jus-qu’au jardinier, en passant par troiscavaliers et un maréchal-ferrant. Comment ces dirigeants d’entrepriseétrangers envisagent-ils leur développe-ment dans le département ? Les réponsesde six managers « néo-lotois ».

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été facilité par la proximité des aéroportsde Toulouse, de Rodez et de Brive, sanscompter que je peux travailler viaInternet, que j’utilise beaucoup ». Avec une assistante commerciale et sonépouse, ils sont trois à faire fonctionnerCardalis, dont les débuts sont plusqu’encourageants. Par ailleurs, IanNowell est satisfait des services de lapépinière Calfatech. « J’ai bénéficié debons conseils et je me sens bien accom-pagné au plan du secrétariat et de l’ad-ministratif », explique-t-il. Pour confor-ter l’avenir, le chef d’entreprise souhaitemener une prospection auprès desfédérations sportives et des festivals.Dans tous les cas, lorsqu’il faudra quitterla pépinière, Ian Nowell compte resterdans la région de Figeac et y construire,ou y louer, un local adapté au dévelop-pement qu’il a programmé.

Anthony NielsonGérant de la boutique « The Wine Shop » (Figeac)« Pour l’amour des vieilles pierres et des vins français »

Implanter une cave à vins au cœur deFigeac, il fallait oser. Par l’intermé-

diaire de son épouse française, AnthonyNielson a rencontré la cuisine et les vinsFrançais : « Je ne m’en suis jamais remis,s’amuse-t-il. En 1993, j’ai acheté unevieille ferme et une grange afin d’y amé-nager six chambres d’hôtes. Mes visi-teurs, essentiellement britanniques, sou-haitaient logiquement goûter la cuisineet acheter des vins français sur place. Jeme suis installé derrière les fourneauxet j’ai appris à sélectionner les meilleuresbouteilles », raconte Anthony Nielson.C’est dans cette logique qu’il a ouvert TheWine Shop en 1998. Depuis, il arpentetous les vignobles de France et deNavarre, en quête de contacts privilégiéset de dégustations auprès des viticulteurs. « Vous savez, les vins français ont tou-jours eu besoin des Anglais pour bien sevendre », glisse-t-il avec un humour typi-quement british. Dans le même esprit, ilpréconise que les vignerons hexago-naux soient un peu moins « artistes » et

Ian NowellPdg de Cardalis (Cambes)« Il y avait une place à prendre dans le Sud-Ouest »

Ce britannique de 38 ans ne s’encache pas : il s’agissait de joindre

l’utile à l’agréable. Côté raison, uneanalyse de marché a fait apparaître quele quart Sud-Ouest de la France étaitdéficitaire dans son domaine d’excel-lence : la personnalisation de badgesplastiques pour le contrôle d’accès oules cartes de fidélité.Sa société, Cardalis, commercialise desimprimantes, des logiciels et desconsommables à destination des entre-prises qui désirent être autonomes.Implantée depuis l’été 2005 dans la pépi-nière d’entreprises « Calfatech » sur lazone d’activités Quercypôle, à Cambes,Cardalis a rapidement convaincu plu-sieurs clients prestigieux, tels la préfec-ture de la Haute-Garonne, Météo Franceà Toulouse ou le golf de Hossegor.Pourquoi Ian Nowell a-t-il choisi le Lot ?C’est là que l’agréable s’est joint à l’utile.« D’une part, j’ai épousé une Française.D’autre part, après avoir passé plusieursannées aux Etats-Unis, je ne souhaitaispas me réinstaller à Londres, où la vie estexcessivement chère. Je me suis donclaissé convaincre par la qualité de vieque l’on trouve ici. Ce choix a également

un peu plus « commerçants », notam-ment en adaptant leur production àl’évolution des goûts.Opportunément, Anthony Nielsen a anti-cipé la montée en puissance d’Internet,car la seule boutique ne suffirait pas àrendre viable sa passion. Sur le sitewww.JollyGoodFrenchWine.com, desvisiteurs américains, finlandais ou britan-niques peuvent trouver des conseilséclairés et passer commande. Il a notamment développé un conceptde « palettes panachées », représentanttoute la gamme des meilleurs vignobles,qui séduit les restaurateurs irlandais ouanglais. « Les Anglais sont très surpris detrouver de très bons Cahors, tels que lePrince Probus, à un prix très abordablepour eux. Je ne vends que des vins fran-çais, dont la diversité m’enchante.Aujourd’hui, je propose 130 étiquettesen boutique, provenant de 36 vigne-rons, dont 6 ou 7 Cahors », souligneAnthony Nielsen.Son regret ? « Ne pas pouvoir embau-cher, du fait du coût excessif de l’em-ploi. Il est dommage de subir tant decharges ici, quand on ne fait quedémarrer une activité. Il faut payeravant même de recevoir son premierclient. Pour un anglo-saxon, c’est trèsdéroutant », confie-t-il.

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ailleurs, la société a noué de nouveauxcontacts avec les entreprises de laMécanic Vallée. « Jusqu’à présent, je réa-lisais 90% de mon chiffre d’affaires àl’export, vers le reste de l’Europe, laRussie ou l’Afrique du Sud, expliqueMichael Kirkby. Mon objectif est désor-mais de me concentrer sur la France etla région Midi-Pyrénées. » Dans cetteperspective, Mobile Integration anotamment participé à la dernière édi-tion du salon Siane, à Toulouse. « Je suisparticulièrement satisfait d’avoir trouvéici des gens qui s’engagent dans leurtravail, car c’était une clé de la réus-site », explique Michael Kirkby. De fait,l’année 2006 a été excellente, dépassanttoutes les prévisions. Le chef d’entre-prise envisage donc avec optimisme sondéménagement prochain, puisqu’ildevra quitter courant 2007 la pépinièred’entreprises de Cambes. Il pourra alorsdévelopper son projet d’implantation « àl’américaine », par ailleurs présenté dansnotre dossier sur l’Internet à haut débit(voir page 13).

Pierre BettlerDirecteur du Relais Sainte-Anne (Martel)« Nous sommes arrivés de Suisse parhasard, puis le Lot nous a conquis »

Le Registre du Commerce et desSociétés du Lot ne recense que trois

dirigeants helvétiques. Pourquoi lesentrepreneurs suisses sont-ils aussi peunombreux dans le Lot ? « Les Suisses sedirigent en priorité vers l’Alsace ou laProvence, il est rare qu’ils aillent jusquedans le Sud-Ouest », explique PierreBettler. Avec trois associés, ce décora-teur genevois a acheté en 1993 unancien pensionnat de jeunes filles, aucalme, à l’écart immédiat du bourg deMartel. Il a décidé d’y créer un hôteltrois étoiles, doté de 14 chambres etdeux suites.Comment s’est-il retrouvé dans le Lot ?« Complètement par hasard, mais guidépar quelques relations. Nous avons étéd’emblée séduits par ce lieu très serein,sa chapelle et les différentes dépendances

Michael KirkbyDirigeant de Mobile Integration (Cambes)« Les gens ont ici le goût du travail »

Les Anglais sont réellement surpris devoir l’un des leurs créer une entre-

prise dans le Lot : généralement, ilss’installent plutôt ici pour y passer leurretraite », s’amuse Michael Kirkby. Il a implanté sa société, MobileIntegration, l’été 2005, dans la pépi-nière d’entreprises Calfatech sur la zoned’activités Quercypôle, à Cambes.Originaire de Londres et grand voya-geur, l’entrepreneur était ingénieur del’Aérospatiale en Angleterre et a, pourl’occasion, appris à apprécier la régionMidi-Pyrénées. Son domaine d’expertiserecouvre la capture des données,notamment via les code-barres et leurversion moderne, les tags radio. Cesapplications garantissent la traçabiliténécessaire aux entreprises dans des sec-teurs tels que l’aéronautique, l’agroali-mentaire ou la pharmacie. Au-delà, dessolutions souples et légères, basées surun simple scanner à main, peuvent aussisimplifier la vie de toute structure indus-trielle ou commerciale. Mobile Integration, déjà riche d’uneffectif de six professionnels, comptedésormais Air Liquide parmi ses clientset finalise un projet avec Ratier. Par

disséminées dans le parc. Nous avons eula conviction qu’il y avait là un fortpotentiel », explique Pierre Bettler. Son premier souci a été d’obtenir unpermis de séjour longue durée : hors dela communauté européenne, laConfédération helvétique a heureuse-ment assoupli la situation par desaccords bilatéraux. Aujourd’hui, la clientèle se partage à partségales entre les Français et les étrangers,pour l’essentiel des Anglais, desNéerlandais, des Belges, des Américainset des Allemands. Etablissement qualifiéde Charme et de Caractère en 2006, figu-rant au Michelin, le Relais Sainte-Anneprofite aussi des portails Internet mis enplace par les guides.La fréquentation de cet établissementfermé en hiver augmente d’une année surl’autre, et va se trouver encore dynamiséepar l’ouverture d’un restaurant haut degamme juste en face, créé cette année parun des associés suisses du projet initial.Le Patio Sainte-Anne propose cinquantecouverts dans d’anciennes étables joli-ment restaurées, et est animé par unjeune cuisinier prometteur, Cédric Luisinqui a notamment été second au châteaude La Treyne. Ce nouveau restaurant, quifonctionnera exceptionnellement pourles fêtes de fin d’année, vise tout simple-ment l’étoile au Michelin.

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n’était pas de privilégier la quantité,mais plutôt de tout faire pour décrocherau plus tôt la qualification Label Rouge.Nous réalisons 70 % du chiffre d’affairesavec l’activité piscicole. Nous vendons àla fédération de pêche, aux associations,à quelques grandes piscicultures ou àdes restaurants, et ce jusqu’à Brive »,précise Annemieke Lokin. Cette dernièrea dû travailler ferme pour bien maîtrisernotre langue, condition sine qua nonpour pouvoir accueillir chaleureusementles clients pêcheurs ou gourmets au res-taurant où elle cuisine elle-même.Grands voyageurs, passés par laSardaigne, l’Afrique ou le Kosovo pour yrestaurer les installations d’eau, lesépoux Lokin n’ont pas connu de diffi-cultés pour s’intégrer. Pas plus que lesDinkla, qui ont travaillé dans de grandshôtels à La Réunion. « La découverte duLot a été un heureux hasard, estimeAnnemieke Lokin. Chaque famille dis-pose de sa maison indépendante et lesquatre enfants peuvent s’épanouir libre-ment. La principale difficulté aura étéd’imposer nos vues face aux artisans etde maîtriser nos budgets publicitaires.De même, pour un étranger, le principede la licence apparaît d’abord compli-qué, mais nous avons facilement intégréles règles sanitaires, très proches de cequi est exigé aux Pays-Bas. Notre chiffred’affaires progresse correctement et lerestaurant développe régulièrement sonactivité. » La famille Lokin a-t-elle décidéde s’installer dans le Lot de façon défini-tive ? « En principe, nous sommes làpour la vie, explique la chef d’entreprise,à condition de pouvoir faire des esca-pades en ville de temps à autre pour pro-fiter d’une animation culturelle ».

Charles LoftieAgent immobilier (Cazals) :« Les britanniques réalisent50 % des transactions»

En 1989, le marché de l’immobilier enAngleterre était en chute libre. C’est la

raison qui a poussé Charles Loftie à instal-ler sa famille en France, au départ sansintention d’y créer une activité similaire. « Jeconnaissais le Lot par des amis basés à

Annemieke et Ludo LokinGérants du Gouffre du Blagour (Lachapelle-Auzac) :« Nous souhaitions offrir un avenir à un site magnifique »

Autour du gouffre du Blagour, l’eau estomniprésente. Alimentés par quatre

sources très pures, au pH idéal, les bassinset les étangs de la pisciculture grouillent debelles truites arc-en-ciel et fario. La Sarl,reprise l’été 2003 par deux couples néer-landais (Hans et Anne Dinkla, Annemiekeet Ludo Lokin) regroupe, outre un élevagepiscicole, la vente de poissons au détail, unparcours de pêche en catégorie A, la pêchenon limitée en étang, ainsi qu’un bar, unrestaurant et un gîte rénové. « L’ancien pro-priétaire, Jean-Pierre Mialet, voulait s’assu-rer que ses successeurs sauraient pour-suivre son œuvre. Il nous a testé durant unan avant d’accepter de vendre, puis nousa bien accompagnés durant la transitionavec son salarié, qui continue de travailleravec nous. Le nez dans le beurre (NDLR :cette expression néerlandaise pourrait êtretraduite par « immédiatement » ou « à toutevitesse »), nous avons retroussé nosmanches », raconte Annemieke Lokin. Celatombe bien, son mari, Ludo, est ingénieuren dépollution des eaux et maîtrise parfai-tement tout ce qui concerne la qualité duprécieux liquide.Il a fallu remettre à niveau les installa-tions, compléter les bassins d’alevinageet de grossissement, soigner le renouvel-lement de l’eau et réduire les quantitésde poissons au mètre carré afin de pro-duire dans les meilleures conditions35 tonnes de truites par an. « Notre but

Marminiac. J’ai souhaité y acheter unemaison. J’ai travaillé un temps pour uneagence de Villeneuve-sur-Lot. Je n’aiobtenu la carte professionnelle qu’en 1994et j’ai alors créé mon agence avec monépouse, raconte Charles Loftie. A l’époque,le marché lotois était beaucoup plus simplequ’aujourd’hui : j’étais content de vendreune maison chaque mois ». Il a donc pro-fité de cette période de calme relatif pourapprendre la langue française, pour nouerde bonnes relations avec les notaires etpour décrypter les lois et procédures fran-çaises. Au fil des années, l’agence a étenduson rayon d’action et sa notoriété : elleemploie aujourd’hui cinq collaborateurs,anglais, français ou Néerlandais. Elle a parailleurs trouvé un site privilégié, sur laplace centrale de Cazals, et propose en cemoment 250 maisons à la vente, un chiffrerecord pour l’agence. Les Britanniques représentent la moitié duchiffre, complété par des clients français ;néerlandais, belges et, moins souvent,américains. Les affaires sont actuellementfavorisées par une livre forte. Mais les ache-teurs prennent de plus en plus leur tempsavant d’opérer leur choix : « On est loin dela vague de fond des années 90. Et les prixsont encore très élevés, même s’ils tendent àse stabiliser », constate Charles Loftie. Surson site internet, le professionnel présentedes biens dont la majorité se situe dans unefourchette de prix comprise entre 250 et500 000 euros. « Le site est le meilleur outilde marketing, notamment parce qu’il mepermet de limiter notre présence auxsalons», note-t-il. « Mes trois enfants sontnés à Cahors et je suis convaincu que c’estune grande chance pour eux. J’adoreLondres, mais on est tellement au calmeici, ce qui ne nuit pas au travail, bien aucontraire... », conclut Charles Loftie.

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 29

www.lot.cci.fr

Le Lot économique sur le net

• Annuaire des sites web d’entrepriseslotoises

• Les services et reprise d’entreprises• Offres de formation• Les études et annuaires disponibles• Demande de listes d’entreprises• Dossiers d’Entreprendre

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30 E N T R E P R E N D R E 1 3 4

Pour bien apprécier la perfor-mance de l’économie lotoise en2005, il convient de la mettre en

perspective avec les faibles taux decroissance enregistrés en 2002 (+ 0,5 %)et en 2003 (- 0,5 %). Après avoir amorcéun redressement en 2004 (+ 2,8 %),l’économie lotoise a confirmé l’an der-nier son retour à la croissance, avec uneprogression de 4,2 %.

Autre motif de satisfaction : la rentabilité desentreprises observées a cessé de se dégra-der et le résultat net est passé de 1,7% à 2 %du chiffre d’affaires de 2004 à 2005.

2005retour à la performanceL’année 2005 a été doublement positive pour l’économielotoise, qui renoue avec une forte croissance (+ 4,2%) et qui voit le niveau de rentabilité des entreprises se redressersensiblement. Ce sont les premiers enseignements de l’enquête annuelle menée par la CCI du Lot auprès d’un panel de 157 entreprises. Dans ce contexte favorable,la principale réserve concerne la très faible augmentation des investissements. Panorama.

Par ailleurs, la Chambre de Commerce etd’Industrie du Lot note que les huit sec-teurs d’activité étudiés en 2005 affichentune croissance positive, alors que deuxd’entre eux (le commerce de gros etl’hôtellerie-restauration) enregistraientune croissance négative en 2004.

Pour autant, l’analyse des résultatsconfirme que les entreprises manquentde visibilité, sinon de confiance, en cequi concerne la pérennité de cetteembellie. Ainsi, les investissements

n’ont quasiment pas évolué d’uneannée sur l’autre et l’emploi salariéstagne, notamment du fait du report desrecrutements en contrat à durée indéter-minée. Pour faire face aux besoins demain d’œuvre supplémentaire quedevrait logiquement générer la haussede l’activité, les entreprises misent toutd’abord sur de nouveaux gains de pro-ductivité et font plus largement appel aupersonnel intérimaire.

Des ratios encourageants

Au-delà de la croissance du chiffre d’af-faires, les progrès enregistrés en 2005concernent la quasi-totalité des ratiosd’exploitation, de productivité, de ren-tabilité et de structure. Le résultat netdes entreprises du panel fait ainsi unbond de 20,9 %, alors qu’il avait chutéde près de 20 % en 2004. De leur côté,les fonds propres ont été renforcés de8,8 % (contre seulement 0,6 % en 2004).

Evolution du chiffre d’affaires (2001-2005)

Année Chiffre d’affaires (%)2001 + 7,52002 + 0,52003 - 0,52004 + 2,82005 + 4,2

Evolution de la valeur ajoutée (2001-2005)

Année Valeur ajoutée (%)2001 4,02002 - 2,42003 1,02004 3,42005 5,3

Evolution du résultat net(2001-2005)

Année Résultat net (%)2001 + 16,42002 - 29,92003 + 10,12004 - 19,72005 + 20,9

ENJEUX ÉCONOMIE LOTOISE

retour à la performance

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 31

Enfin, d’autres indicateurs permettentd’apprécier l’amélioration des perfor-mances économiques du Lot, tels que letaux de marge, le taux de valeur ajoutée,le chiffre d’affaires par salarié, la valeurajoutée par salarié ou encore la rentabi-lité des fonds propres.

Tous les secteurs d’activité progressent

Les huit secteurs d’activité étudiés ontconnu une croissance positive en 2005(Industrie, Bâtiment et Travaux Publics,Commerce de Gros, Grande Distributionà dominante alimentaire, TransportsRoutiers, Hôtellerie-Restauration, Conces-sions Automobiles et Grosses entre-prises). Ce n’était plus arrivé depuis2001 et, pour mémoire, six de ces huitsecteurs avaient marqué un recul en

2003. D’importantes disparités subsis-tent toutefois. Ainsi, les bons résultatsglobaux de l’économie lotoise sontnotamment expliqués par les perfor-mances du bâtiment (+ 7,2 % de crois-sance), de l’industrie (+ 6,6 %), destransports (+ 4,8 %) et des grosses entre-prises (+ 4,3 %).La distribution à dominante alimentaire(+ 3,6 %) obtient quant à elle demeilleurs résultats qu’en 2004 (+ 1 %) cequi caractérise une légère reprise de laconsommation des ménages.

Les concessionnaires automobiles réali-sent, quant à eux, une relative contre-performance, dans la mesure où leurcroissance s’est limitée à 1,5 %, contre3,6 % en 2004. Enfin, l’hôtellerie restau-ration renoue avec une croissance posi-tive (+ 0,9 %) après deux années parti-culièrement médiocres (- 1,1 % en 2003et - 2,5 % en 2004).

TAUX DE CROISSANCE du chiffre d’affaires par secteur de 2001 à 2005

Secteurs : Industrie BTP Commerce Grande Hôtels/ Transports Concessions Grosses Ensemblede gros distribution Restaurants Auto entreprises

Année CA CA CA CA CA CA CA CA CA

2001 + 5,3 + 6,1 + 5,1 + 6,9 + 5,6 + 8,3 + 5,5 + 11,5 + 7,5

Taux de 2002 + 4,3 - 6,7 + 1,8 + 4,8 + 2,6 + 0,5 - 0,5 - 3,7 + 0,5

croissance 2003 - 0,4 - 0,4 - 1,0 + 3,2 - 1,1 + 8,3 - 1,9 - 2,7 - 0,5

(%) 2004 + 5,5 + 5,1 - 1,3 + 1,0 - 2,5 + 2,4 + 3,6 + 3,7 + 2,8

2005 + 6,6 + 7,2 + 2,3 + 3,6 + 0,9 + 4,8 + 1,5 + 4,3 + 4,2

Evolution des investissements (2001-2005)

Année Investissements (%)2001 17,62002 - 16,72003 - 28,42004 - 2,92005 + 7,1

Evolution de l’emploi salarié(2001-2005)

Année Emploi salarié (%)2001 + 1,92002 + 2,02003 + 0,42004 + 0,22005 + 0,6

Evolution du chiffre d’affaires par salarié (2001-2005)

Année CA/salarié 2001 193 000 €2002 192 000 €2003 188 000 €2004 187 000 €2005 194 000 €

Le panel observéL’échantillon établi par la CCI duLot comprend 157 entreprises,employant 6 895 salariés.Elles réalisent au total un chiffred’affaires de 1, 34 milliard d’euros.

ENJEUX ÉCONOMIE LOTOISE

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32 E N T R E P R E N D R E 1 3 4

ENJEUX FISCALITÉ LOCALE

TAXE professionnelleles collectivités territoriales jouent avec le feu

L’information a peu de chance d’étonnerles chefs d’entreprise : la taxe profes-sionnelle a augmenté en 2006 et il estofficieusement acquis qu’elle continuerad’augmenter au cours des prochainesannées. L’analyse détaillée des taux fixéscette année par les différentes collectivi-tés territoriales conduit pourtant à for-muler un premier constat : les diffé-rences de taux se réduisent. Comment ?En résumé, on constate que les com-munes qui pratiquaient des taux peu éle-vés ont voté de fortes augmentations,

tandis que les communes qui impo-saient une taxe professionnelle impor-tante ont très légèrement revu leur tauxà la baisse. Un exemple suffit pour

décrypter cette tendance. En 1990,l’écart entre le taux le plus bas et le tauxle plus élevé était de 20,02 points (2,46pour Assier contre 22,48 pour Cajarc) :en 2006, la différence n’est plus que de10,68 points (9 pour Capdenac et 19,68pour Cazals). L’écart aura ainsi étédivisé par deux en seize ans.

La fin du dumping de la TP

Cette évolution a un effet positif : elleest censée éviter que les communesd’un même département se lancentdans une surenchère à « la taxe profes-sionnelle la moins élevée de la région ».Dans les faits, cette tendance estd’abord expliquée par la montée en puissance des communautés de com-munes (qui rassemblent désormais 95 %

des communes lotoises) et par la progres-sion de la taxe professionnelle de zone,qui a été adoptée par 6 des 24 intercom-munalités. A ce sujet, on notera que lesdeux communes importantes qui n’ontpas intégré une communauté de com-munes sont Rocamadour et Capdenac,cette commune étant celle qui a fixé letaux le moins élevé du département.

Dans tous les cas, l’harmonisation destaux se fait « par le haut ». En 2006, lesdeux tiers du panel ont procédé à uneaugmentation de la taxe professionnelleet seules 10 % des communes observéesont voté une baisse.

Moins de concurrence entre etau sein des régions

La même tendance à l’harmonisation destaux peut être observée au niveau desrégions et des départements, à une dif-

Pour les collectivités territoriales, déterminer l’évolution dutaux de la taxe professionnelle est devenu un véritable casse-tête. Seules 10 % des communes observées sontparvenues à réduire leur taux. Explications.

43,48% d’augmentation en 10 ans :Évolution de la Taxe Professionnelle collectée dans le Lot de 1996 à 2006

Évolution Évolution annuelle 1996 2006 % / N-1 1996-2006 moyenne

Nombre d’assujetis à la TP 10 837 12 100 1,92 + 11,65% + 1,17%Produit de la TPcollectée dans le Lot 42 021 905 60 291 775 6,98 + 43,48% + 4,35%Sources : Direction des Services Fiscaux du Lot.

Cahors affiche l’un des taux de taxe professionnelle les moins élevés de la régionTaux des Taxes des PRINCIPALES VILLES de la Région Midi-Pyrénées et des départements limitrophes du Lot (2004-2005-2006)(Déterminés et votés par les Conseils municipaux des villes correspondantes)

DÉPARTEMENTS Taxe Professionnelle2004 2005 2006

Ariège Foix 18,53 18,52 18,51Aveyron Rodez 20,00 19,67 19,28Haute-Garonne Toulouse 18,92 19,16 19,49

Saint-Gaudens 16,14 16,12 16,07Gers Auch 21,41 22,83 23,44LOT Cahors 17,86 17,77 17,67

Figeac 17,33 17,57 18,16Hautes-Pyrénées Tarbes 18,37 18,30 18,09Tarn Albi 22,10 22,44 22,50

Castres 20,31 20,20 20,16Tarn-et-Garonne Montauban 18,02 18,02 18,02Cantal Aurillac 17,16 17,14 17,01Corrèze Brive 20,23 20,16 19,92Dordogne Périgueux 18,23 18,13 18,16

Bergerac 16,35 16,32 16,29Lot-et-Garonne Agen 16,71 16,79 16,88

Villeneuve-sur-Lot 18,89 19,85 19,53

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 33

ENJEUX FISCALITÉ LOCALE

LE CLASSEMENT 2006Taux de Taxe Professionnelle des chefs-lieux de cantons du département du Lot et descommunes disposant d’une zone d’activités ou hébergeant des entreprises importantes(Classement croissant sur l’année 2006)Évolution : en % de 1990 à 2006 ; annuelle moyenne sur la période 1990-2006 (16 ans)

COMMUNES 1990 2005 2006 1990-2006 moyenne/an Taux Taux Taux Classement Evolution (%) Evolution (%)

CAPDENAC 5,65 8,61 9,00 1 59,29 3,71PAYRIGNAC (*) 10,00 10,04 10,09 2 0,90 0,06BIARS SUR CERE (*) 7,97 10,30 10,34 3 29,74 1,86LAVAL DE CERE (*) 7,90 10,31 10,36 4 31,14 1,95ASSIER (*) 2,46 10,73 10,91 5 343,50 21,47BAGNAC SUR CELE 8,94 10,76 10,97 6 22,71 1,42LE VIGAN (*) 9,28 12,20 12,20 7 31,47 1,97LHOSPITALET (*) 10,04 12,28 12,39 8 23,41 1,46BRETENOUX (*) 14,71 13,05 12,40 9 -15,70 -0,98CASTELFRANC (*) 4,03 11,59 12,45 10 208,93 13,06SAINT GERY (*) 5,16 12,49 12,49 11 142,05 8,88MARTEL (*) 15,77 12,56 12,56 12 -20,36 -1,27SOUILLAC (*) 7,44 12,64 12,83 13 72,45 4,53LALBENQUE (*) 11,63 12,81 12,98 14 11,61 0,73PARNAC (*) 6,29 12,36 13,03 15 107,15 6,70LES QUATRE ROUTES (*) 8,16 12,69 13,03 15 59,68 3,73LEYME (*) 9,50 12,88 13,05 17 37,37 2,34LIVERNON (*) 12,68 12,87 13,13 18 3,55 0,22MONTCUQ (*) 18,00 13,38 13,53 19 -24,83 -1,55GRAMAT (*) 12,22 13,33 13,69 20 12,03 0,75LACHAPELLE AUZAC (*) 12,64 13,61 13,80 21 9,18 0,57ST LAURENT LES TOURS (*) 5,75 14,00 14,00 22 143,48 8,97SAINT CERE (*) 13,00 14,00 14,00 22 7,69 0,48FONTANES (*) 3,30 12,41 14,17 24 329,39 20,59LUZECH (*) 10,84 14,16 14,38 25 32,66 2,04ROCAMADOUR 13,30 14,31 14,72 26 10,68 0,67LATRONQUIERE (*) 15,46 14,86 15,07 27 -2,52 -0,16SALVIAC (*) 18,88 15,36 15,44 28 -18,22 -1,14CASTELNAU MONTRATIER (*) 16,00 15,48 15,48 29 -3,25 -0,20PUY L'EVEQUE (*) 20,61 15,93 15,70 30 -23,82 -1,49PRAYSSAC (*) 15,00 16,17 15,89 31 5,93 0,37ST GERMAIN DU BEL AIR (*) 20,92 15,91 15,91 32 -23,95 -1,50GOURDON (*) 9,55 16,01 16,01 33 67,64 4,23LACAPELLE MARIVAL (*) 10,16 15,82 16,08 34 58,27 3,64VAYRAC (*) 16,26 15,93 16,14 35 -0,74 -0,05LABASTIDE MURAT (*) 13,47 16,23 16,40 36 21,75 1,36SOUSCEYRAC (*) 13,50 15,19 16,42 37 21,63 1,35LAUZES (*) 13,54 16,53 16,53 38 22,08 1,38PAYRAC (*) 16,01 16,58 16,58 39 3,56 0,22CAMBES (*) 9,00 15,80 16,64 40 84,89 5,31ESPERE (*) 3,55 16,69 17,67 41 397,75 24,86LE MONTAT (*) 6,34 16,87 17,67 41 178,71 11,17MERCUES (*) 7,26 17,08 17,67 41 143,39 8,96CAHORS (*) 12,80 17,77 17,67 41 38,05 2,38PRADINES (*) 13,98 17,83 17,67 41 26,39 1,65CATUS (*) 14,39 17,19 17,68 46 22,86 1,43FIGEAC (*) 11,62 17,57 18,16 47 56,28 3,52LIMOGNE 19,54 18,76 18,76 48 -3,99 -0,25CAJARC (*) 22,48 18,63 19,07 49 -15,17 -0,95CAZALS (*) 16,50 19,68 19,68 50 19,27 1,20■ Hausse du taux de TP en 2006 ■ Baisse du taux de TP en 2006(*) y compris taxes d’Intercommunalité

férence près : pas une des régions dusud de la France et pas un des départe-ments de Midi-Pyrénées n’a baissé sontaux de TP en 2006. Cela étant, lesquatre régions limitrophes de Midi-Pyrénées pratiquent des taux compa-rables, à l’exception de l’Auvergne où ilreste sensiblement inférieur (2,86 contre3,92 pour Midi-Pyrénées). Le constat estle même au sein de la région et pour lesdépartements voisins du Lot.

Concrètement, seuls le Lot-et-Garonneet la Dordogne affichent des taux sensi-blement inférieurs, avec respectivement10,10 et 9,81 contre 12,84 pour le Lot.Enfin, il faut noter que Cahors reste laville-préfecture de Midi-Pyrénées quirevendique le taux le moins élevé.

Dans tous les cas, les entrepriseslotoises retiendront deux chiffres : lessommes collectées au titre de la taxeprofessionnelle ont atteint 60,3 millionsd’euros en 2006… au lieu de 38,6 mil-lions en 1995.

Départementsune hausse généraliséeTaux des Taxes des DÉPARTEMENTS de la Région Midi-Pyrénées et limitrophes du Lot (2004-2006)(Déterminés et votés par les Conseilsgénéraux départementaux)

DÉPARTEMENTS Taxe Professionnelle2004 2006

Ariège 13,07 14,14Aveyron 12,09 12,81Haute-Garonne 10,61 11,30Gers 13,62 14,57LOT 11,74 12,84Hautes-Pyrénées 13,24 14,83Tarn 13,55 14,86Tarn-et-Garonne 12,16 13,31Cantal 12,08 12,78Corrèze 11,67 12,38Dordogne 9,39 9,91Lot-et-Garonne 9,82 10,10

Page 34: Entreprendre 134

Ala Chambre de Commerce etd’Industrie du Lot, la salle infor-matique est confortablement

équipée. En ce matin d’octobre, les seizepostes de travail dont elle dispose sontpresque tous occupés. L’ambiance estfeutrée, toutes les attentions sont diri-gées vers les consignes délivrées par leformateur invisible, présent par la voix

au travers du casque. Les souris glissentsur les tapis, les touches des clavierscrépitent.L’antenne cadurcienne de Pyramides’intègre dans un réseau de quatorzesites, répartis sur l’ensemble de larégion Midi-Pyrénées. A partir de l’an-tenne principale de Toulouse, ou detout autre point d’entrée, sont élaborées

des formations à distance conçues pardes organismes agréés. A Cahors, leprogramme - dont nous développonsles grandes lignes ci-après - comprendplus de quarante thématiques dans dessecteurs d’activité très variés.Les demandeurs d’emploi constituent lacible privilégiée des formations Pyramide,sachant que pour ces derniers, les fraisengagés sont pris en charge à 100 % par leConseil régional. Mais tout un chacunpeut profiter du Réseau pour apprendre àcréer ou à développer une entreprise,recevoir une formation à une langueétrangère orientée sur son activité, s’initieraux nouvelles technologies ou se lancerdans l’action sociale.

Une palette d’outils multimédias

Grâce à la formule conçue par Pyramide,la distance n’est plus aujourd’hui un obs-tacle à la formation. Les moyens infor-matiques disponibles autorisent quatretypes de situations pédagogiques.

Réseau PyramideSe former au plus près de chez soi

INITIATIVE CCI

Hébergée par la CCI du Lot, l’antenne du Réseau régional de formation à distance Pyramide proposeune quarantaine de formations, orientées vers l’accès ou le retour à l’activité professionnelle dans denombreux secteurs d’activités. Ludiques et pédagogiques, les outils mis à disposition combinent letravail en groupe et l’accompagnement individuel.

34 E N T R E P R E N D R E 1 3 4

L’animateur accompagne en permanence les stagiaires.

Page 35: Entreprendre 134

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 35

La télé-présentation, tout d’abord, parlaquelle chaque site récepteur reçoit surécran des diapositives conçues par leformateur. Les stagiaires participent ainsiaux cours collectifs. Le dispositif estcomplété par la conférence télépho-nique, où l’expression circule libremententre les stagiaires et leur formateur. Plusinteractive, la visioconférence réunit lesparticipants autour d’un travail en com-mun. Elle permet l’organisationd’échanges et de débats fructueux. Larelation individuelle est également priseen compte avec le tutorat et l’autoforma-tion tutorée. Stagiaire et formateur tra-vaillent à distance de façon interactive,grâce aux outils comme le micro-casque,le forum et la messagerie. Dans chacundes sites du Réseau Pyramide, le hautdébit informatique favorise deséchanges rapides et efficaces. Enfin,l’autoformation ouvre aux candidatsl’opportunité de travailler chez eux, surun poste connecté à Internet. De plus,ces derniers ont accès à tous les sup-ports pédagogiques nécessaires : exer-cices, cours, CD-Rom, vidéos...

Conseil, assistance et accompagnement

Ces différentes situations pédagogiquesne sont pas exclusives : il est possible deles utiliser tour à tour dans un parcoursglobal très progressif, qui peut être étalésur deux à trois mois. Par ailleurs, des

rencontres « physiques » entre les sta-giaires des différents sites récepteurs etleurs formateurs sont prévues au mini-mum une fois durant le cursus : leconcept Pyramide inclut le facteurhumain pour ne pas tomber dans lespièges du « tout informatique » et de ladistance dépersonnalisée.

A la Chambre de Commerce etd’Industrie du Lot, l’équipe est mobili-sée pour que les stagiaires (3 à 8 parformation) puissent profiter pleine-ment des sessions : accueil personna-lisé, informations diverses, assistance àl’utilisation des équipements et à l’ap-prentissage des techniques éducatives,accompagnement attentif tout au longdes cours… Rien n’est laissé au hasardquand il s’agit d’assurer le confort et laréussite des participants. D’ailleurs, lesuccès de Pyramide à Cahors ne sedément pas. Au fil des années, de nou-velles formations s’ajoutent auxanciennes pour constituer une gammetrès cohérente. A noter que certainesde ces formations sont qualifiantes,tandis que d’autres peuvent débouchersur l’obtention d’un diplôme universi-taire. A Figeac, un site Pyramide estabrité par la Maison de l’Emploi et de laFormation.

INITIATIVE CCI

Vianney Lo Ré, animateur de l’antenne cadurcienne de Pyramide.

De nombreux supports pédagogiques sont proposés aux participants.

Une offre de formation étendueDe très nombreux domaines d’activitéssont couverts par le réseau Pyramide :

• Action sociale• Agriculture• Agroalimentaire• Banque, assurance• Comptabilité, gestion• Création d’entreprise• Droit• Développement personnel• Environnement, aménagement• Gestion commerciale• Informatique, Internet, TIC• Langues• Nettoyage• Qualité• Secrétariat, bureautique• Sport• Tourisme

Formation à distance : l’apanaged’organismes prestigieux Parmi les différents organismes aptes àdélivrer de la formation à distance,figurent notamment :• L’Université de Toulouse Le Mirail• L’IPST-CNAM• L’Institut d’études politiques• Le CRP Consulting

Où se renseigner ?A la CCI du Lot, Vianney Lo Ré est à

l’écoute de quiconque veut en savoirplus sur le Réseau régional

Pyramide. On peut le contacter au05 65 20 48 60 ou lui laisser un

message e-mail à l’adresse suivante :[email protected].

Par ailleurs, Pyramide est présentésur les sites Internet suivants :

www.lot.cci.fr et www.reseau-pyramide.com

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INITIATIVE CCI JOURNÉES DE L’ENTREPRISE

36 E N T R E P R E N D R E 1 3 4

Comprendre les enjeux del’Internet à haut débit dans leszones rurales, mener à bien les

transmissions et reprises d’entreprises,optimiser sa participation aux foires etmarchés, mieux adapter la petite hôtel-lerie rurale ou s’interroger sur la respon-sabilité pénale de l’employeur : voiciquelques uns des quatorze thèmesabordés dans le cadre des Journées del’Entreprise, organisées du 9 au25 octobre derniers par la CCI du Lot.

Définis pour répondre au mieux auxpréoccupations exprimées par les entre-prises, les différents sujets ont réuni plusde 400 participants. La première confé-rence-débat avait ainsi pour thème« L’adaptation de l’hôtellerie tradition-nelle ». Spécialiste de l’hôtellerie, leconsultant Mark Watkins a fait le pointsur les principales tendances observéesdans les zones rurales. La première est laforte montée en puissance des chaînesd’hôtels, qui ne représentent que 16 %des établissements mais 53 % du mar-ché. Une progression notamment expli-quée par leur taille : 79 chambres enmoyenne, contre 24 pour les hôtelsindépendants au niveau national et seu-lement 16 dans les zones rurales. Pourrépondre à ces enjeux, l’expert a notam-ment évoqué l’importance des services,depuis la qualité des petits déjeunersjusqu’à l’aménagement des chambres etl’équipement en téléviseurs.

Autre sujet mobilisateur : l’organisationdes foires et marchés. En la matière,Monique Rubin, Présidente de laFédération des Syndicats de Commerçantsdes Marchés de France, a préconisé troisidées :• La création de commissions consulta-

tives rassemblant les élus locaux, lesreprésentants syndicaux, les produc-teurs, les placiers, les policiers muni-cipaux et les chambres consulaires.

• Défendre et promouvoir les rôles ducommerce non sédentaire dans lesdomaines de l’économie comme entermes d’animation et d’aménage-ment du territoire.

• Solliciter des soutiens en terme depromotion pour mieux valoriser cesmétiers.

Deux conférences ont également permisaux chefs d’entreprises et aux investis-seurs de s’informer sur les modalités destransmissions et reprises d’entreprises :l’une a eu lieu à Souillac tandis quel’autre, spécialement dédiée au com-merce, se tenait à Figeac. Quatre aspectsfondamentaux ont ainsi été présentés :• Le juridique avec Maître Falch,

notaire, expliquant les différentesimplications d’un bail et les diversesformes de transmission.

• Le fiscal avec Maître Deleau, avocat,qui a notamment mis l’accent sur l’im-portance des plus-values.

• Le bancaire grâce à Jean-Luc Mafere,Directeur des marchés du CréditAgricole Nord Midi-Pyrénées, qui adétaillé les conditions du montaged’un plan de financement.

• Le comptable, M. Weiler du cabinetd’expertise comptable acom.exper-tise, qui évoquait les critères essen-tiels dans l’évaluation d’un fonds decommerce.

Le cycle de conférences a mobilisé 400 entreprisesDu 9 au 25 octobre dernier, les14 conférences organisées parla CCI du Lot ont réuni plus de400 chefs d’entreprises, ainsique des représentants descollectivités territoriales, desprestataires de services et desexperts.

Les associations de commerçants ont été réunies à Labastide-Murat.

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les brèves REPÈRES ÉCO

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 37

Dans tous les cas, les professionnelsspécialisés ont insisté sur la nécessitéimpérative d’anticiper la transmissionde l’entreprise, qui doit selon les casêtre préparée de 2 à 5 ans à l’avance.

Les Journées de l’Entreprise avaient égale-ment rendez-vous avec les associationslotoises de commerçants. Ce fut l’occa-sion de rappeler leurs trois missions :• Initier des opérations collectives afin

de promouvoir le pôle commercial.• Nouer un dialogue permanent avec

les élus locaux sur des thématiques

liées au stationnement, à la circulationou aux travaux.

• Favoriser les relations suivies entre lescommerçants, en favorisant l’émer-gence d’un esprit d’équipe.

Enfin, la responsabilité pénale duchef d’entreprise a fait l’objet d’uneconférence particulièrement suivie, laprésentation étant assurée par MaîtreChristophe Cayrou. Les participantsont notamment apprécié les éclai-rages sur le droit social, face auquel

ils se sentent peu armés. Le délicatsujet de la gestion des risques aentraîné de nombreuses questions.D’autres thèmes importants ont étéapprochés, comme les règlementa-tions sur l’hygiène et la sécurité, letravail illégal ou dissimulé, la discri-mination et le harcèlement moral oula délégation de pouvoir. Le succès decette nouvelle édition des Journées del’Entreprise conduira naturellement àdonner une nouvelle ampleur auxconférences qui seront organiséesl’automne prochain. ■

L’imprimerie Feuille@Feuille labellisée pour l’environnement

La procédure s’avérait indispensable pour décrocher desmarchés en région parisienne : depuis fin 2006, l’imprimeriecadurcienne Feuille@Feuille est labellisée Imprim’Vert. Cettemarque distinctive a été instaurée par la CCI du Centre, puiss’est progressivement étendue à la plupart des imprimeriesoffset du territoire national.Les responsables de l’entreprise ont dû batailler ferme pouratteindre leur objectif : en effet, cette labellisation n’était pasen place dans le département du Lot et ne concernait que larégion toulousaine. « Grâce à la forte implication de Yasmina Loiseau, chargéede mission environnement à la CCI du Lot, nous avons toutde même pu présenter et défendre notre dossier devant laFICG (Fédération des industries et de la communicationgraphique) », souligne le directeur général Arnaud Delpoux.De par les procédés à sec qu’elle met en œuvre depuis 2003,Feuille@Feuille ne rejette aucun effluent liquide nocif. Parailleurs, les encres en cartouches sont recyclées et les autresproduits utilisés ne sont pas toxiques. Les pièces d’usuresmachines repartent directement chez le fabricant enAllemagne. Quant aux lingettes de nettoyage, elles ne repré-sentent que 10 kilos par an et sont traitées par la sociétéPrévost Environnement.

ARDAN :réveillez vos projets !

Le dispositif ARDAN (Action Régionale pour leDéveloppement d’Activités Nouvelles) est initié par laRégion Midi-Pyrénées avec l’appui stratégique duCNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers). Ils’agit d’assister les chefs d’entreprises qui ont des pro-jets « dormants », faute de temps et de recul pour lesconcrétiser. Grâce à ARDAN, le dirigeant peut bénéfi-cier des services d’un « pilote de projet » à des condi-tions intéressantes : il lui en coûtera 5 500 euros poursix mois d’accompagnement, l’autre moitié étant finan-cée par des fonds publics. A ce jour, 10 000 entreprisesont pu profiter de cette opportunité.Assisté par une personne qualifiée en recherche d’emploi,qui par ailleurs profite d’une formation adaptée auprès duCNAM, le chef d’une petite ou moyenne entreprise peutconcrétiser ses nouveaux projets. Au terme des six mois,si le projet est jugé viable et si le « pilote » a démontré sonefficacité, il peut être intégré dans l’effectif salarié : c’estce qui s’est produit dans 80 % des cas jusqu’ici. Il se voitalors attribuer un chéquier formation de 1 500 euros, qu'ilpeut utiliser à tout moment pour financer un plan de for-mation personnalisé et adapté aux besoins de l'entreprise,à condition bien-sûr d'être embauché dans l'entreprise àla suite des six mois. La CCI du Lot assure le relais de ce dispositif, sa promo-tion, le soutien au montage des dossiers et l’aide au recru-tement de la personne adéquate.

Contact : Laurent Poudre 05 65 20 35 40 – [email protected]

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38 E N T R E P R E N D R E 1 3 4

les brèves REPÈRES ÉCO

Sud Ouest Découverte :3e Convention des produitsagroalimentaires du Sud Ouestde la France

La 3ème édition de la convention d’affaires «Sud Ouest Découverte » organisée conjointe-ment par l’Association Régionale desIndustries Alimentaires (ARIA) et laFédération Régionale des CoopérativesAgricoles de Midi Pyrénées (FRC2A) sedéroulera les 31 janvier & 1er février 2007 àl’Espace Diagora-Technopole de ToulouseLabège.« Sud Ouest Découverte » a pour objectif d’or-ganiser des rencontres privilégiées entre lesentreprises de Midi Pyrénées et une centained’acheteurs, nationaux et internationaux, à larecherche de produits du Sud Ouest : cen-trales d’achat, acheteurs GMS, acheteursRHD, importateurs et exportateurs, gros-sistes, épiceries fines…« Sud Ouest Découverte » est l’occasion pourles entreprises régionales de l’agroalimentairede prospecter à moindre coût au travers duconcept original et efficace de la conventiond’affaires, sachant qu’un planning de rendez-vous individuels sera programmé pourchaque entreprise avant la manifestation.

Renseignements et inscriptions :ARIA : Tél. 05 62 19 34 36 ou 06 85 91 97 97FRC2A : Tél. 05 61 75 42 82

Viticulture :de nouvelles initiatives lotoises

Le Malbec Primeur est arrivé : la première cuvée a vu lejour cet automne, à l'initiative des vignerons des Vins dePays du Lot. Issus d'un cépage traditionnel du départe-ment, le Malbec, ces vins proposent aux amateurs desarômes frais et fruités. Les bouteilles sont commerciali-sées chez les vignerons, les cavistes, les restaurateurs etles supermarchés locaux. Une autre innovation est due à la société « Mesvignes.com », installée à Montcuq : elle permet à chacunde « posséder » ses vignes et de produire son vin. Ceconcept de commercialisation, unique en France, asso-cie les consommateurs à la conception de leur vin. Lesacheteurs suivent en effet la croissance de leur parcellepar le biais d'un site Internet et d'une lettre d’informa-tion. Ils sont également invités lors des vendanges et del'assemblage. En 2006, 380 clients ont ainsi participé àl'élaboration de leurs bouteilles dans le Bordelais, leRoussillon, la Champagne et le Bandol.

Bâtiment :la TVA réduite est maintenue… et compliquée

Applaudie lorsqu’elle a étéreconduite pour cinq ans, laTVA à taux réduit a suscitérécemment la consternation des professionnels lors de la publication desnouveaux modèles d’attestation. Les entreprises doivent en effet choisirentre trois modèles d’attestation (normale, simplifiée ou super-simplifiée),sur la base d’indications pour le moins complexes. La FédérationFrançaise du Bâtiment (FFB) cite ainsi cet extrait de la nouvelle réglemen-tation : « Les travaux bénéficient donc du taux réduit pour leur totalité dèslors que dans au moins un de ces 6 lots un tiers du résultat existait déjàavant le commencement de ces travaux ». De tels énoncés ne pouvant queconduire, de part et d’autre, à des divergences d’appréciation, le Présidentde la FFB, Christian Baffy, a rencontré le cabinet du ministre à Bercy le 9octobre dernier. En l’occurrence, l’administration fiscale a accepté de sim-plifier les attestations et de les réduire à deux au lieu de trois. Par ailleurs,un dépliant sera établi pour expliquer le dispositif de la TVA au taux réduitet plus particulièrement en ce qui concerne la frontière entre le neuf, sou-mis au taux normal, et l’ancien, soumis au taux réduit.Enfin, une mesure serait introduite dans l’instruction permettant l’appli-cation du taux réduit pour l’aménagement des combles aménageablesdans un même volume existant. Ainsi, le maintien du dispositif de l’ins-truction de septembre 2000 serait acquis.Avant que l’ensemble du dispositif (attestations – notices – instructionadministrative) soit opérationnel, ce qui est prévu dès le début de l’année2007, il convient de continuer à utiliser les modèles d’attestations propo-sés par l’administration.

Pour plus d’information : Fédération du Bâtiment et des TP du Lot –Résidence la fontaine Bât C 46000 Cahors / 05 65 20 4220

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 39

les brèves COMMERCE

Marché de Noël et spectacles pour enfants avec Gourdon Dynamic

La nouvelle association des commerçants et arti-sans, Gourdon Dynamic, prépare le programmed’animation du commerce à Noël :

• Dimanche 3 décembre, en liaison avec d’autresassociations de la ville, sera organisé un marchéde Noël à l’église des Cordeliers et tous les com-merces de la ville seront ouverts.

• Dimanche 17 décembre, les enfants seront invités àun spectacle de magie et à un goûter de Noël avecl’association des parents d’élèves.

• Vendredi 22 décembre, la troupe de FrédéricOlivier présentera une pièce de théâtre auxenfants et à leurs parents.

• Samedi 23 et dimanche 24 décembre, les maga-sins seront ouverts et des animations de rue serontproposées aux enfants (tempête de neige, lutins,promenade en calèche….).

Les commerçants et les artisans de Gourdon (toutesformes de commerces confondues) se mobilisenttrès fortement autour de leur association GourdonDynamic pour animer leur ville et le commerce.

Animation de Noël sur les marchés et les foires du Lot

Sous l’impulsion de l’association de promotion desfoires et des marchés du Lot, les commerçants nonsédentaires du Lot vont proposer à leurs clients, unjeu qui permettra d’offrir des bons d’achat (de 5, 10 et15 euros) qui pourront être directement dépensés surles marchés du Lot du 9 au 24 décembre prochains. En chiffres, cette animation sera organisée sur58 marchés dans 28 communes du Lot et cela repré-sente 2 000 points de distribution.Par cette initiative, les professionnels du commercenon sédentaire veulent affirmer leur vitalité et le rôleindispensable des marchés pour l’animation et le déve-loppement commercial des villes et villages du Lot.

Carte de fidélité collective « Commerce de Souillac »

La nouvelle association des commerçants du Pays de Souillac alancé depuis quelques semaines une carte de fidélité collectiveélectronique qui permet aux clients de bénéficier de remises dansune trentaine de commerces de la ville. L’objectif est de fidéliser la clientèle et de souligner la qualité del’offre commerciale sur cette ville de près de 4 000 habitants.Souillac, désignée souvent comme la porte du Midi n’est pas seu-lement une commune à vocation touristique.Elle possède un appareil commercial diversifiécomposé de plus de 150 commerces et presta-taires de services ayant un point de vente.L’association a également crée un sitewww.commercantspayssouillac.com, qui estune vitrine virtuelle du commerce, sur lequelsont déjà répertoriés près d’une centaine decommerçants de la ville.Pendant la semaine avant Noël, une animationautour de la carte de fidélité et le concours deplusieurs partenaires, dont « La Dépêche duMidi », avec une roue de la chance, est prévuedans les différentes rues de la ville.

Cahors Actif,un ambitieux programme d’animation de la ville

Depuis leur élection il y a deux mois, les nouveaux responsables del’association Cahors Actif ont travaillé avec beaucoup d’ardeur surdeux dossiers prioritaires. Le premier concerne le suivi du déroule-ment des travaux sur le boulevard Gambetta et les contacts avec lesélus locaux et l’Administration, afin d’apporter leur soutien auxcommerçants de Cahors qui ont connu un net fléchissement desaffaires en octobre et en novembre, du fait de la gêne occasionnéepar lesdits travaux.Second dossier prioritaire : la préparation du programme d’animationpour les fêtes de fin d’année. Du 4 au 24 décembre, l’association vaproposer des animations autour d’un jeu concours doté de priximportants. Les commerçants ont négocié une heure de gratuité deparking sur toute la zone « horodateurs » pendant cette période (lesclients qui auront pris un ticket de par-king pourront dépasser l’heure limiteindiquée sur le ticket d’une heure).Pour le Bureau de Cahors Actif, « Ilfaut que ce soit la fête à Cahors pen-dant le mois de décembre, pour faireoublier une année perturbée par lesimportants travaux de rénovation réa-lisés tout au long de 2006 (aménage-ment des ronds-points, constructiondu parking souterrain, réfection dusol autour des halles et aménagementdu boulevard) ».

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les brèves TOURISME

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Salon Mit’International à ParisRendez-vous incontournable pour lesprofessionnels du tourisme degroupes, la 28ème édition du salondu Mit’International s’est tenue du18 au 21 octobre à la Porte deVersailles. Comme chaque année, laChambre de Commerce et d’Industriedu Lot était présente sur un stand de55 m2 réunissant huit professionnelsdu département, en majorité deshôteliers-restaurateurs mais aussi leGouffre de Padirac.

Parmi les 180 visiteurs rencontrésdurant les quatre jours, beaucoupcherchaient des idées de séjours etcircuits, des produits pour les seniors,de l’hébergement en hôtel 2 et3 étoiles, des menus pour des arrêtsdéjeuners, ou encore des proposi-tions de réveillon.

Workshop « DestinationVignobles » à BordeauxLe Lot était présent à la seconde édition du workshop« Destination Vignobles » qui s’est déroulée en Aquitainele 19 octobre dernier. La Chambre de Commerce etd’Industrie partageait le stand « Tourisme et Vins deCahors » avec le Service Loisirs Accueil : ce sont unedizaine de contacts qui ont été pris lors de cette journéeconsacrée au tourisme viti-vinicole. Un autre profes-sionnel lotois était également présent, le « Relais etChâteau de Mercuès ». Au total, une soixantaine d’ex-posants de toutes les régions et vignobles français sontvenus rencontrer une centaine de professionnels étran-gers. Le workshop était suivi le lendemain par uneconférence sur le thème du développement et de lapromotion du tourisme viti-vinicole. Rendez-vous estpris pour participer à la prochaine édition, en 2008, enrégion PACA.

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les brèves TOURISME

Alain Godard chevalier de la Légion d’Honneur

Son remarquable parcours enqualité de chef d’entreprise,fondateur de la maison Godardà Gourdon dès 1978, vient devaloir à Alain Godard la Légiond’Honneur. Ardent défenseurdes foies gras de qualité duSud-Ouest, apôtre inlassabledes excellents produits labelli-sés terroir, ce chef d’entrepriseprécurseur a fait de sonenseigne une référence enmatière de passion gastrono-mique. « A travers cette distinc-tion, je veux associer mafamille et tout le personnel. J’aitenu à ce que la médaille mesoit remise par Jean Rougié,grand nom des foies gras et lui-même Officier de la Légiond’Honneur », commente AlainGodard. C’est le 7 octobre der-nier, dans le cadre du restaurantLe Pont-de-l’Ouysse à Lacave,que cette amicale cérémonie aété organisée.

Alain Godard

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 41

Parution du Manuel de Ventes 2007 Destiné aux professionnels du tourisme, le Manuel de Ventes2007 de la CCI vient de paraître. Il change cette année de sup-port puisqu’il est diffusé sur un CD-ROM (en format PDF)glissé à l’intérieur d’une brochure cartonnée. Disponible enfrançais et en anglais, il peut être consulté dans sa totalité oupar rubrique, téléchargé et même facilement imprimé.L’abandon de la version papier s’explique par l’évolution desbesoins des professionnels organisateurs de voyages et parl’enrichissement du contenu de cette édition. Le Manuel deVentes comporte en effet de nouvelles rubriques (parcs et jar-dins, divertissement, prestataires d’activités nature, golfs etparcs aquatiques), davantage de prestataires (392) et plusd’informations. Au total, 109 pages de contacts, d’informa-tions pratiques et tarifaires, pour aider les professionnels àélaborer de nouveaux produits touristiques et à programmerle Lot. La version 2007 est diffusée à 5 000 exemplaires, dontenviron 3 000 sont envoyés directement par routage à unfichier de contacts en France et à l’étranger.

Pour plus d’informations :Anne Simon – Estelle Fournanty, Tél : 05 65 20 35 33

Workshop « Travel ! » à Bruxelles

La Chambre de Commerce etd’Industrie du Lot a participé le18 novembre dernier à la 7e édi-tion du workshop « Travel ! » àBruxelles, le plus grand salontouristique en Belgique dans ledomaine des voyages organi-sés/tourisme de groupes. Ce workshop destiné aux asso-ciations et aux professionnels dutourisme, réunissait plus de80 exposants de France, Grande-Bretagne, Luxembourg et Pays-Bas. La CCI a rencontré unedizaine de visiteurs, essentielle-ment des responsables declubs ou d’associations souhai-tant avoir une informationgénérale sur le Lot. Un cata-logue de produits proposés parles professionnels lotois étaiten consultation sur le stand. Anoter que la France demeure ladestination de vacances favo-rite des Belges et qu’ils appré-cient particulièrement le Lot.

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Quid?Quercy Initiative Développement, associationloi de 1901,

plate-forme d’initiative locale.

Pour qui?Les créateurs, les repreneurs d’entreprises. Les activités suivantes, relevant d’une inscription au registredu commerce et des sociétés, sont éligibles à un prêt QUID:• Activités industrielles ou de services pour l’industrie• Activités de négoce de forme indépendante• Activités d’artisanat de production• Commerce de détail en milieu rural• Services technologiques ou activités innovantes.En reprise seulement:BTP, hôtellerie et hôtellerie de plein-air.

Comment?Attribution d’un prêt d’honneur : sans garantie, sans intérêt, remboursable sur deux à quatre ans, éventuel différé de remboursement.

Combien d’entreprises?80 créateurs ou repreneurs d’entreprises lotois ont déjàété soutenus par QUID.

Quels financements?Ils sont assurés par :• L’Union Européenne,• L’Etat,• L’Union des Entreprises Lotoises,• Divers industriels du département,• La Banque Populaire Occitane,• La Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées,• Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées,• Le groupe d’assurances Malakoff,• EDF,• Le Conseil général du Lot,• La Caisse des Dépôts et Consignations,• La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot.

Les prêts d’honneur consentis par QUID sont compris dans une fourchette allant de 3000 à 15 000 euros. Ils sont destinés à renforcer les fonds propresdes créateurs ou des repreneurs. Leur but premier est de jouer un rôle de levier dans l’obtention de crédits bancaires. Sans intérêt, sans garantie, ils sont

remboursables en général sur trois ou quatre ans et donnent lieu, le cas échéant, à un différé de remboursement.Outre le soutien financier pur et simple, l’offre QUIDest complétée par d’autres avantages: les jeunes entreprises peuvent être accompagnées dans le montage du dossier, puis bénéficier d’un suivi technique de la part desorganismes partenaires. De plus, un système de parrainage peut être mis en place pour donner confiance à l’entrepreneur.

QUID

Renseignements :Loïz Pierre

Chambre de Commerce et d’Industrie du LotTél : 05 65 20 35 [email protected]

Créateurs, repreneurs d’entreprises dans le LotUn coup de pouce financier pour vous aider

VIENT DE PARAÎTRE

GUIDE 2007 DES FOIRES ET SALONS DANS LE MONDELe MOCI vient d’éditer l’édition 2007 de son Guidedes foires et salons dans le Monde. Plus de 2 200manifestations, organisées dans 99 pays sontainsi recensées. Les pays qui compteront le plusgrand nombre de foires et salons seront en 2007l’Allemagne (201), la Chine (194), les Etats-Unis (95)et la Russie (82). Réalisé en collaboration avec lesMissions économiques, ce guide recense égale-ment les projets de pavillons français lors des dif-férents événements. Enfin, le MOCI propose uneétude comparative des tarifs aériens et ferro-viaires sur les principales destinations d’Europe.

Consultable au Centre de Documentation

L’AGENT COMMERCIAL MODE D’EMPLOICe guide pratique s’adresse à la fois aux profes-sionnels à titre individuel et aux entreprises. Ildétaille les différentes spécificités du statutd’agent commercial : formalités d’immatricula-tion aux registre spécial des agents commerciaux,statut fiscal et social, rémunération, obligationsenvers les mandants, textes de loi, etc.

Les entreprises qui envisagent de faire appel à desagents commerciaux trouveront de leur côté desinformations sur les modèles de contrat, les typesde commissionnement, les obligations du manda-taire, la gestion des ruptures de contrat et unecomparaison avec le statut de VRP.

Consultable au Centre de Documentation

GUIDE RÉGIONAL DES DÉCHETS DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUESL’Observatoire Régional des Déchets Industriels enMidi-Pyrénées (ORDIMIP) propose un guide deréférence sur la gestion des déchets des activitéséconomiques. Il fournit notamment les défini-tions des différents types de déchets (dangereux,banals, inertes ou organiques) et précise pourchacun d’eux les réglementations spécifiques etdes exemples de traitements. Par ailleurs, ce guiderecense les différents prestataires régionaux enprécisant leurs spécialités.

Consultable au Centre de Documentation

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FORMATION

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 43

LES OUTILS DE MANAGEMENTPOUR LA PME

UNE FORMATION POUR LES DIRIGEANTS DE TPE,PME-PMI

En partenariat avec l’Ecole Supérieure de Commerce deToulouse, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lotorganise à partir du mois de mars 2007 une action deformation particulièrement adaptée aux besoins des chefsd’entreprises ainsi qu’à leurs adjoints, notamment dans lesPME et TPE.Une réunion d’information est prévue le 19 janvier 2007 de8h30 à 10h00 afin de présenter le contenu et le déroulementde cette formation opérationnelle dédiée au managementet à la stratégie d’entreprise dans le but d’aider les diri-geants à progresser au quotidien dans le développement deleur structure.

Contact : Christophe Dussaud, [email protected] Andrea Poterie, [email protected]

05 65 20 48 70

FORMATION CONTINUE INTER-ENTREPRISES

JANVIER - FÉVRIER 2007Formation Dates Durée LieuWORD Initiation 22 et 29 janvier 2 jours Service Formation Emploi,

CCI du Lot, CahorsEXCEL 23 et 30 janvier 2 jours Service Formation Emploi,Perfectionnement CCI du Lot, CahorsDécouverte d’Internet 24 janvier 1 jour Service Formation Emploi,messagerie Outlook CCI du Lot, CahorsEXCEL Initiation 1er et 8 février 2 jours Service Formation Emploi,

CCI du Lot, CahorsWORD 5 et 12 février 2 jours Service Formation Emploi,Perfectionnement CCI du Lot, CahorsComptabilité 12 et 19 février 2 jours Service Formation Emploi,d’entreprise CCI du Lot, CahorsManagement 14, 15, et 16 février 3 jours Service Formation Emploi,d’équipe CCI du Lot, CahorsHabilitation électrique 29, 30 et 31 janvier 3 jours Figeacdu personnel électricien 12, 13 et 14 février CahorsHygiène alimentaire 29 janvier 1 jour Service Formation Emploi,

CCI du Lot, CahorsSous réserve des places disponibles.

SERVICE FORMATION EMPLOI Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot

107, quai Cavaignac - 46002 Cahorswww.lot.cci.fr

05 65 20 48 70

Pour vous inscrire ou pour toute informationcomplémentaire, contactez nous au

05 65 20 48 70 ou 05 65 20 48 69 ou par mail :[email protected]

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 45

Pour former vos futurs vendeursdans des conditions intéressantes

Vous recherchez des vendeurs ?Avez-vous pensé à l’apprentissage ?La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot vous propose sasection Institut des Forces de Ventes sous statut apprentissage.Son objectif est de former vos futurs vendeurs grâce à un pro-gramme particulièrement adapté aux missions actuellesattendues à un poste de commercial.

Rémunération minimale :de 41% à 61% du SMIC

Incitations financières :Exonération des charges, prime à l’embauche, prime à l’effortde formation (suivant les cas).

Public :Jeunes de 18 à 25 ans titulaires d’un BAC toutes options (ouniveau) ou ayant suivi une première ou deuxième annéeuniversitaire.

Durée :2 ans (400 heures par an)

Fréquence :Trois semaines par mois dans votre entreprise, au poste de travail ; une semaine par mois en formation à la CCI du Lot.

Si cette formule vous intéresse, n’hésitez pas à contacter le service formation de la CCI du LOT au 05 65 20 48 70.E-mail : [email protected]

Inscriptions et recrutements jusqu’au 2 janvier 2007

FORMATION

IFV SECTION APPRENTISSAGE NOUVELLE FORMATION TECHNICIEN SUPÉRIEUR DES FORCES DE VENTE

En partenariat avec l’Institut des Forces de Vente de laC.C.I. du Pays de Brive, l’Institut des Forces de Vente dela C.C.I. du Lot propose à partir du 4 janvier 2007 laformation de Technicien supérieur des forces de venteafin de professionnaliser des commerciaux opération-nels capables de gérer un secteur de vente et de négo-cier à haut niveau de décision.

Cette formation diplômante de niveau III (BAC+2)financée par le Conseil Régional Midi-Pyrénées et leFonds Social Européen s’adresse à des demandeursd’emploi en reconversion professionnelle et à des sala-riés en contrat ou période de professionnalisation dis-posant préférentiellement d’un BAC+2 technique (BTS,DUT) ou d’un BAC avec au moins 3 ans d’expérience.

Enfin, cette formation se déroulera en alternance selonun rythme de deux semaines en centre de formation etdeux semaines en entreprise.

Contact :

Christophe Dussaud Andrea Poterie

05 65 20 48 70

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46 E N T R E P R E N D R E 1 3 4

CONJONCTURE

L’année économique 2006 se termine surune conjoncture plutôt bien orientéecomme en témoignent les niveaux d’activité des différents secteurs.

Une conjoncture bien soutenue par l’industrie avec ses deux composantes principales, la mécanique-aéronautique etl’agroalimentaire, ainsi que par le bâtiment.

La proximité des fêtes de fin d’année et desachats festifs qui les accompagnentdynamisent la consommation des ménages,qui tire dans son sillage tout un pan del’économie des fabrications aux approvisionnements, jusqu’à la distributioncommerciale de proximité.

Un tableau rassurant et optimiste cependant assombri par la situationrécente de l’aéronautique régionale, donton connaît l’impact sur l’économie de notredépartement, ainsi que par les incertitudesqui pèsent sur le maintien de l’activité dubâtiment à son niveau actuel après deuxannées de très forte croissance.

A un an d’intervalle, presque tous les secteurs affichent une hausse sensible deleur niveau d’activité.

La demande est ferme, plutôt orientée à lahausse, tant dans sa composante intérieurequ’étrangère.

Les carnets de commandes sont pourvus etoffrent une bonne visibilité à moyen terme.

Les capacités de production sont bien utili-sées, parfois fortement sollicitées commedans l’agroalimentaire et dans tout ce quitouche à l’aéronautique et au bâtiment.

Les investissements se poursuivent pourparticiper à l’effort d’amélioration de laproductivité et de la sécurité.

Les offres d’emploi et les recrutements sontmieux positionnés et plus actifs qu’un anauparavant.

Au plan structurel, la situation se caractérise toujours par un déficit de maind’œuvre qualifiée immédiatementopérationnelle et de personnel de premierencadrement.

Les prévisions pour les prochains mois,étayées par le niveau des carnets de com-mandes dans la plupart des secteurs, tablentsur le maintien de la tendance actuelle.

A plus long terme, des facteurs de préoccupation tels la situation de l’aéronautique régionale et le fait que l’ons’engage en France dans une année électorale chargée modèrent l’optimismedes opérateurs économiques qui s’expriment avec prudence.

AÉRONAUTIQUE

Les cadences de production demeurentsoutenues et en progrès par rapport àl’an passé.Malgré les difficultés rencontrées par leprincipal donneur d’ordre régional, lerythme des fabrications devrait semaintenir dans les prochains mois.

MACHINES SPECIALES

La production, adossée à des carnets decommandes relativement bien pourvus,atteint des niveaux en hausse par rap-port à l’an passé à même époque.A moyen terme, l’activité devrait semaintenir et seules les hausses desmatières premières qui pèsent sur lestrésoreries tempèrent l’optimisme desentreprises.

MÉCANIQUE GÉNÉRALE

La croissance de l’activité se poursuitdans les différentes filières et l’en-semble des indicateurs s’inscrit en pro-gression à un an d’intervalle.Les commandes en provenance de l’aé-ronautique ont encore augmenté, lesplans de charge sont toujours consé-quents et les prévisions restent favo-rables pour les mois à venir.Quelques tensions se manifestent surles approvisionnements en matière dedisponibilité et de coût.

CONSTRUCTION ÉLECTRIQUE ET ÉLECTRONIQUE

Les entreprises font état de carnets biengarnis et de perspectives bien orientéespour la fin de l’année.L’aéronautique et le bâtiment sont tou-jours des donneurs d’ordres importantspour ce secteur.

BUREAUX D’ETUDES TECHNIQUES

Le marché est porteur, l’ensemble desindicateurs est à la hausse et les car-nets de commandes régulièrementapprovisionnés ; ils assurent d’unebonne visibilité pour le proche avenir.A plus long terme, des incertitudes pla-nent sur le renouvellement des contratsavec certains donneurs d’ordres.

BÂTIMENT &TRAVAUX PUBLICS

BâtimentEn gros œuvre, l’activité est bien orien-tée à la faveur de la bonne tenue de laconstruction et de la rénovation delogements, ainsi que de la réactivationde la commande publique.Les carnets d’ordres assurent des pers-pectives favorables et une situation deplein emploi pour les mois à venir.En second œuvre, la demande est tou-jours pressante et ne marque pas designe d’essoufflement au moins pourun avenir proche.

Travaux publicsLes carnets de commandes sont satis-faisants et à même d’assurer le pleinemploi des moyens matériels ethumains de production.Des chantiers sont en cours, des perspec-tives d’ouvertures accessibles à nosentreprises locales se profilent et permet-tent une bonne visibilité à moyen terme.

TRANSPORTS

Transport de marchandises, messageriesL’ensemble de l’activité, aussi bien deproximité qu’en zone longue, a été sou-tenue ces derniers mois avec une bonneutilisation du parc de véhicules.A ce moment de l’année, les besoinssont en accroissement pour satisfaireles livraisons de biens de consomma-tion liés aux achats de produits festifset de cadeaux.Le prix élevé des carburants impactetoujours les conditions tarifaires et lesmarges des entreprises.

Transports de voyageursLe niveau d’activité est jugé satisfaisant,les opérateurs locaux privilégiant desdestinations plutôt rapprochées, adap-tées aux clientèles, d’un bon rapportqualité-prix.La diversité de l’offre ainsi que le tempslibre contribuent à conforter les carnetsde commandes.

BOIS

Première transformation (scierie, parquet)L’activité est jugée bien orientée par lamajorité des professionnels et les livrai-sons se poursuivent à un rythme soutenu.Les tensions sur les cours du bois per-sistent mais peuvent être partiellementrépercutées sur les prix de vente.

Page 47: Entreprendre 134

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 47

CONJONCTURE

Deuxième transformation (menuiserie du bâtiment)La demande est dynamique, en relationavec le bon niveau d’activité dans laconstruction et la rénovation de loge-ments.Les moyens de production sont bien uti-lisés ; le recrutement de main d’œuvrequalifiée pose toujours problème.

FILIÈRE VIANDE

Exportation de bestiauxA ce point de la campagne d’exporta-tion la situation est globalement jugéesatisfaisante par les professionnels.On retrouve les bases commerciales del’année précédente à même époque.

Abattage et négoce de viandeA l’approche des fêtes de fin d’année,l’activité du secteur est relativementdynamique.La production devrait s’intensifier aucours des semaines prochaines, notam-ment en direction des viandes de qua-lité sous label et de la fourniture dematières premières pour la fabricationde produits gastronomiques à base deviande.

Conserves finesL’activité est soutenue aussi bien enfabrication qu’en conditionnement-expédition.Par rapport à la campagne précédente àmême époque, la visibilité pour la cam-pagne en cours n’est pas évidente, lescarnets de commandes n’étant pascomplètement remplis.Ce phénomène s’amplifie au cours desans, de nombreux achats se faisant audernier moment par impulsion, assu-rant tardivement le plein des débou-chés pour les professionnels.

VIN ET BOISSONS

Vin de CahorsLa récolte 2006 s’est faite dans debonnes conditions pour une productiondont la qualité est jugée satisfaisante.Les foires aux vins proposées par la dis-tribution, qui viennent de prendre fin,ont dynamisé les ventes.Les achats de fin d’année liés auxcadeaux et à la gastronomie apportentun plus non négligeable en matière dedébouchés.A ce jour, les opérateurs viti-vinicolesestiment avoir amélioré le niveau deleurs ventes aussi bien sur le marchéintérieur qu’à l’exportation.

Eaux embouteilléesLe secteur retrouve son marché normal desaison après l’explosion des ventes de l’été.

LAIT ET FROMAGE

Lait de vacheLes rythmes de livraison progressent demême que les débouchés, notammenten direction de la fabrication de pro-duits fromagers régionaux et de lareconstitution des stocks de dessertsglacés, sévèrement ponctionnés pen-dant la dernière saison estivale.

Fromage de chèvreLa demande se réactive à cette périodecompte tenu qu’une part importantede l’offre chèvre, parmi laquelle l’AOCRocamadour et les produits fermiers,rentre dans la catégorie des produitsfestifs proposés en fin d’année.

TRAVAIL DU GRAIN

Fabrication d’aliments du bétailLes activités de fabrication et de livrai-son sont dynamisées par les besoinsd’engraissement, à cette époque del’année, aussi bien pour les animaux deboucherie que pour les volailles grasses.Les professionnels évaluent les besoinsde fabrication et de livraison à unniveau comparable à celui de l’an passéau même stade de la campagne.

BiscuiterieLes produits de qualité, à connotationde terroir, tirent avantage des achatsfestifs de fin d’année.Sur les produits basiques, la concur-rence est forte et le marché presqueexclusivement monopolisé par lesgrandes marques.

FRUITS ET LEGUMES

Stations fruitièresLa production de noix est relativementbonne aussi bien en quantité qu’enqualité. Le séchage et le conditionne-ment se poursuivent normalement. Lesventes s’enclenchent notamment à l’ex-port en direction des pays de l’Europedu Nord. La récolte de champignons syl-vestres à été abondante ; elle a dyna-misé l’activité des spécialistes de lavente en frais et de la transformation.Les pommes sont rentrées en station ;les premières ventes se déclarent sur unmarché plutôt attentiste et encombré.

Produits transformés (confitures, avant-produits industriels)Le marché des confitures et des com-potes, quelque peu marginalisé par lesachats festifs sur le marché intérieur,est bien soutenu par la demande inter-nationale.Les avant produits industriels bénéficientde la forte activité de fabrication dans lesindustries alimentaires pour approvision-ner les marchés de fin d’année.

Page 48: Entreprendre 134

48 E N T R E P R E N D R E 1 3 4

ÉVOLUTION CA EN VALEUR OCTOBRE 06 10 mois 06OCTOBRE 05 10 mois 05

ALIMENTAIRE - 0,7 1,8VIANDE - 2,2 2,4TEXTILE / HABILLEMENT - 0,6 1,1CHAUSSURE 0,3 1,3MEUBLE - 2,8 0,2APPAREILS ÉLECTROMÉNAGERS 6,8 2,7ÉLECTRONIQUE Grand public - 1,5 6,7QUINCAILLERIE - 0,9 1,0BRICOLAGE - 1,3 1,9LIVRE ET PAPETERIE - 7,3 - 1,8HORLOGERIE / BIJOUTERIE 4,6 5,5AUTOMOBILES NEUVES 6,1 1,2AUTOMOBILES OCCASION 10,7 0,1ENSEMBLE DU COMMERCE DE DÉTAIL 0,2 2,1

Alimentaire :Alimentation hors boucherie : Baisse deschiffres d’affaires de 0,7 % en valeur enoctobre 2006 par rapport au même moisde 2005. Ce sont les hypermarchés quiont connu la plus forte baisse (- 1,3 %).

En cumul sur dix mois, l’évolution estpositive (1,8 %) dans le commerce d’ali-mentation générale, et ce, quelle que soirla forme de commerce (hypermarché,supermarché et commerce traditionnel).

Viande : baisse des ventes des produits àbase de viande en octobre 2006 par rap-port à octobre 2005 mais hausse de 2,4 %en valeur sur les dix premiers mois 2006.

Equipement de la personne :Baisse des ventes dans les commercesd’habillement (- 0,6 %) et stagnationdans la chaussure (+ 0,3 %) en octobre2006. En cumul sur dix mois, l’évolutionest positive dans ce groupe d’activité.

Il faut noter cependant que dans le vête-ment, les commerçants traditionnelsindépendants sont, en 2006, en perte devitesse par rapport aux grands magasinset aux succursalistes.

Equipement du logement :Bonne activité dans les commerces dedétail d’électroménager en octobre(+ 6,8 %). Par contre le meuble, l’élec-tronique grand public, le bricolage et laquincaillerie accusent une baisse.Sur les dix premiers mois 2006, les acti-vités de ce groupe sont en progression.

Culture loisirs :Sur dix mois 2006, baisse du chiffre d’af-faires dans les librairies-papeterie(– 1,8 %). Par contre, la bijouterie est enhausse en valeur de 5,5 %.

Automobile :Augmentation des ventes, en valeur, dansl’automobile d’occasion (+ 10,7 %) et dansl’automobile neuve (+ 6,1 %) en octobre.En cumul sur dix mois, les progressionsde chiffres d’affaires sont faibles.

CONJONCTURE

CONJONCTURE COMMERCE octobre 2006Statistiques nationalesÉvolution des chiffres d’affaires en valeur (source : Banque de France)

L’activité commerciale a fléchi au moisd’octobre 2006 par rapport au même

mois de l’année précédente dans laplupart des activités de détail.

En cumul sur les dix premiers mois de2006, la situation est cependant un

peu meilleure que l’an passé (seuls lescommerces de librairie papeterie sont

en évolution négative).

Page 49: Entreprendre 134

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 6 49

INDICATEURS

1 0002 0003 0004 0005 0006 0007 0008 000

1996

1997

1998

1999

2000

2001

6 781 6 749 6 3765 861

5 0184 386

2002

4 674

2003

5 100

2004

2005

5 0154 608

2006

4 173

IMMATRICULATION DE VÉHICULES

0100200300400500600700800

1996 1997

1998

1999

2000

2001

526481

578650

575

449

2002

576

2003

648

2004

2005

829

662

2006

806

OFFRES D’EMPLOIS AU 30 SEPTEMBRE

Occasions

Neufs

10 mois10 moisJan. Oct. 05 Jan. Oct. 06

5 556 5 439

12 399 12 481

Évolution %

- 2,1

+ 0,7

162,4MILLIONS D’EUROS

C’est le montant des exportations lotoisesau cours des 9 premiers mois de 2006.

Une hausse de 6,4% par rapport aux 9 premiers mois de 2005

(152,6 millions d’euros).

1 612C’EST LE NOMBRE

DE LOGEMENTSautorisés dans le Lot

au cours des 9 premiers mois de 2006Une progression de 1,6%

par rapport aux 9 premiers mois de 2005 (1 587).

DEMANDES D’EMPLOIS AU 30 SEPTEMBRE

+1,2%C’est la variation annuelle de l’indice

des prix à la consommation au 30 septembre 2006.

Elle était de 2,2% un an auparavant au 30 septembre 2005.

430 C’EST LE NOMBRE DE

CRÉATIONS D’ENTREPRISESdans le Lot au 1er semestre 2006.

Une diminution de 2,7%par rapport au 1er semestre 2005

(442) SOURCE INSÉE.

8,2%C’EST LE TAUX DE CHÔMAGE

au 30 septembre 2006.Une diminution de 0,7 point

par rapport à septembre 2005 (8,9%).

13,64C’est la variation triennale

de l’indice du coût de la construction au deuxième trimestre 2006.

2e trimestre 2003 : 1 2022e trimestre 2006 : 1 366

Page 50: Entreprendre 134

50 E N T R E P R E N D R E 1 3 4

DEMANDE D’EMPLOI

Secrétaire comptable 134 J 110 ans d’expérience (Grande distribution,Banque).

Commercial 134 J 210 ans d’expérience : 6 ans dans les assu-rances, 2 ans dans l’immobilier, 2 ans en GMS.

Commercial 134 J 310 ans d’expérience visiteur médical.

Vendeuse magasin 134 J 42 ans d’expérience dans le prêt à porter +secteur alimentaire - expérience à soncompte pendant 4 ans (habits enfants).

Commercial vêtements 134 J 517 ans d’expérience dans le secteur matérielde cuisine pro - hôtellerie cuise

Secrétaire médicale 134 J 6Diplômée d'état de Laborentin AnalyseMédicale – 17 ans d’expérience.

Aide à domicile 134 J 7CAP aide soignante, 20 ans d’expérience.

Responsable qualité 134 J 8Construction et gestion de systèmes demanagement qualité ISO9001 V2000 (défini-tion des processus ; conception des outils demesure de l’efficacité économique et tech-nique ; pilotage des analyses ; lancement etsuivi des plans d’actions avec le directeurgénéral et ses directeurs) - Maîtrise des pro-cessus de fabrication et de conception suivantl’esprit de la norme ISO9001 V1994 -Connaissances techniques- Métrologie -Maîtrise bureautique. Formation : BTS qualité,BTS maintenance industrielle. Expérience pro-fessionnelle de 8 ans : entreprises électrotech-niques, BTP, électroniques, laboratoire CEM.

Directeur commercial 134 J 920 ans d’expérience secteur bâtiment.

Responsable établissementloisirs et tourisme 134 J 10Direction d’un centre de profit (20-30 pers.),gestion financière et RH, développement com-mercial (stratégie commerciale, négociation,montage d’opérations, prospection et actionsur les marchés : national et international),réalisation d’études de marché, plan marke-ting, montage d’opérations événementielles,plan de communication, partenariats et RP.Maîtrise des logiciels de bureautique, tableurs,traitement d’images (Photoshop, Illustrator),gestion de site web (Dreamweaver).Formation : ingénieur-maître en managementinternational (FH Munich, IUP Chambéry,University of Humberside). Expériences pro-fessionnelles : secteur tertiaire (loisirs, culture,tourisme, services, commerce international)en France, Angleterre, Allemagne, Tunisie.

Comptable temps partiel 134 J 1113 ans d’expérience.

Directeur PME - Directeur de projet 134 J 1223 ans d’expérience - direction de projet -Direction PME - Direction R&D - Ingénieur - ESIEA.

Vendeuse magasin 134 J 1316 ans d’expérience.

Vendeuse 134 J 14Jeune diplômée. CAP vente.

Vendeuse – ELS 134 J 15Jeune diplômée. CAP vente.

Commercial itinérant 134 J 1616 ans d’expérience.

ELS (Employée Libre Service) 134 J 176 ans d’expérience.

DRH / RRH 134 J 18DESS Gestion du personnel et 9 ans d'expé-rience RRH/DRH en industrie (métallurgie,ameublement). Approche pragmatique de lafonction RH sous tous ces aspects.Immédiatement opérationnel, dans uneoptique d'atteinte des objectifs et d'optimi-sation des performances de l'entreprise, enrelation avec l'équipe de Direction. Tempspartiel en structures industrielles de 40 à100 personnes envisageable.

Aide à la personne 134 J 194ans d’expérience.

Vendeur magasin 134 J 20Commerce de loisirs ( pêche de préférence). 5ans d’expérience. Vendeur confirmé, solideexpérience en entreprises d’articles de pêcheet de loisirs. Gestion, agencement et entre-tien d’un rayon. Possibilté gestion de person-nel en C.D.D. Sens du relationnel. Dynamiqueet responsable. Maîtrise Word, Exel, Internet.Recherche emploi dans le Lot.

Plombier installateur thermique - Cariste / chef magasinier 134 J 21CAP installateur thermique.

Secrétaire commercial et commercial 134 J 2220ans d’expérience.

Technicien maintenance 134 J 2316 ans d’expérience. BTS électrotechnique.

Directeur commercial 134 J 24Une expérience confirmée, au sein de struc-tures de taille moyenne dans le domaine del'aménagement et de l'installation généraled'expositions, stands et de l'évènementiel.Maîtrisant la bureautique. Recherche unposte d'encadrement, d'animation, de ges-tion et développement commercial, dans lenord du Lot.

Responsable production 134 J 25Relation commerciale 8 ans - Responsableproduction 4 ans secteur imprimerie.

Commercial 134 J 263 ans d’expérience secteur agroalimentaire /MIN Rungis. Formation initiale en cuisine.

Chauffeur livreur, manutentionnaire, 134 J 27transport en commun limité 15 places (permis D + E) - ramassage scolaire - mi temps accepté

Chauffeur livreur – déménageur 134 J 28

Chef des ventes 134 J 298 ans d’expérience en tant que chef desventes secteur industriel (machines outils,compresseur d’air, réseau de revendeurs) –Management 20 ans d’expérience.

Commercial 134 E 112 ans d’expérience de vente entreprises etprofessions libérales, esprit d’autonomie,volonté de convaincre, gestion de porte-feuilles grand comptes, fidélisation de clien-tèle. Anglais courant. Expérience en hôtelle-rie de luxe, gastronomie et industriepharmaceutique, gestion d’équipes et enca-drement, création et développement demarchés.

Assistante de Direction 134 E 2Préparation et suivi de dossier, traitementdes tâches administratives courantes.Administration des ventes (commandes,relances, suivi), comptabilité client/fournis-seur, trésorerie. Gestion du personnel (plan-nings, dossier administratif du personnel,éléments variables de paie, administrationde la formation – préparation des dossiers definancement, suivi budgétaire du plan de for-mation). Dynamique, autonome, goût pro-noncé pour la rigueur et la qualité, réel espritd’équipe et un très bon relationnel. Maîtrisedu pack Office, Power Point, Internet et mes-sagerie, Access (notions). BTS Assistante deDirection. Expérience dans les secteurs d’ac-tivités : Industrie, Services aux entreprises,Négoce, Viticole.

Secrétaire assistante 134 E 3Assure la gestion du courrier, frappe et miseen forme de documents, gestion des agendaset déplacements, suivi de dossiers, accueil,standard, mise en place et gestion de plan-ning. Aide comptable (comptabilité client etfournisseur), gestion de stocks, suivi de bud-get. Autonome, dynamique, bon relationnel,4 ans d'expérience.

Assistante Ressources Humaines 134 E 4Recruter du personnel intérimaire, établir etgérer les contrats de mise à disposition demain d’œuvre. Assurer l’administration dupersonnel : rédiger les contrats de travail,constituer le dossier administratif du person-nel. Réaliser la paie (dont les relevés d’heures,facture client, suivi règlement). Comptabilitéclient et fournisseur, gestion de trésorerie.Maîtrise informatique : pack Office, Sage,Ciel, Mikado, Tempo. Expérience : prestationsde services aux entreprises, société deconseil, administration

Directeur adjoint 134 E 5Gestion financière et comptable, prévision-nels développements et investissements,contrôle de gestion, optimisation des outilsde suivi et de reporting. Définition stratégiecommerciale et mise en œuvre nationale et àl’export. Stratégie d’entreprise, audit, restruc-

PETITES ANNONCES

DEMANDE / OFFRE D’EMPLOI :Jérôme Serier

Tél. 05 65 20 48 67Candidature (lettre de motivation et CV)

à adresser S/Réf C/ECCI à :

CCI du Lot - Pôle Emploi/RH107, Quai Cavaignac BP 79 46002 CAHORS cedex [email protected]

Page 51: Entreprendre 134

PETITES ANNONCES

turation, fusion-acquisition. Conseil juri-dique social et droit des sociétés, gestionadministrative du personnel. Formation :Ecole supérieure des sciences économiqueset commerciales. Expérience : industrie,coopérative agricole, espaces verts.

Conseiller développement 134 E 6Création d’entreprise, développement com-mercial, chef de produit, gestion de produc-tion, approvisionnement matière première,méthodes de production, recherche et déve-loppement (matériaux, mécanique, métal-lurgie). Anglais technique courant.Formation : Ingénieur en construction méca-nique. Expérience : industrie, aéronautique,commerce, mécanique, énergie.

Secrétaire 134 E 7Assure les tâches de secrétariat (courrier,frappe et mise en forme de documents) ges-tion des agendas et des déplacements, orga-nisation de manifestation, prise de rendez-vous, suivi de dossiers, gestion du standard.Bureautique : pack Office.

Cadre Ressources Humaines 134 E 8Recrutement : analyse des besoins,recherche et sélection des candidats, négo-ciation salariale. Intégration du personnel :mise en place parcours d’intégration.Législation sociale : conseil juridique, rédac-tion contrat. Paie : gestion des élémentsvariables, déclarations sociales. Prospectioncommerciale et suivi portefeuille, gestioncentre de profit et management d’équipe.Formation : Ecole Supérieure de Commerce(finance, contrôle de gestion et manage-ment RH). Anglais professionnel / Maîtrisepack Office, Internet, Ciel. Expérience : indus-trie, prestations de services aux entreprises,société de conseil.

Assistante de gestion PME/PMI 134 E 9Fonction comptable et fiscale : saisie desopérations comptables, révision grand livres,salaires, bilan. Maîtrise informatique : packOffice, Internet, Power Point, Ciel, CCMX.Formation : niveau BTS assistante de gestionPME/PMI. Expérience : Grande distribution,Hôtellerie Restauration.

Employé polyvalent / Cariste 134 E 10Permis de cariste, chauffeur, livreur, manu-tentionnaire, préparateur de commande.

Ingénieur Environnement 134 E 11Mise en place système intégré des normesqualité, environnement et sécurité, commu-nication, sensibilisation du personnel, veillejuridique, réglementation transports.Formation : Mastère spécialisé éco-conseiller: analyse et gestion de l’environnement /DESS Droit de l’environnement et aménage-ment du territoire. Anglais courant / Maîtrisepack Office, Internet, Map Info, Power Point.Expérience : industrie métallurgie, pétrochi-mie, collectivités.

Ingénieur en Agriculture 134 E 12Aide à l’implantation de jeunes agriculteurs,commercialisation de logiciel agricole, mana-gement d’équipe, étude de filière fruits etlégumes. Mise en place HACCP. Formation :Ingénieur école supérieure agriculture

Purpan. Anglais courant / Maîtrise packOffice, Internet. Expérience : industrie métal-lurgie, pétrochimie, collectivités.

Adjoint de direction / Responsable Unité 134 E 13Manager 15 ans d’expérience, commercial,production/logistique, social. Mise en œuvrede politiques définies, pilotage de projets, ani-mation d’équipe. Expérience de commercialterrain, création d’agence, transfert et ferme-ture de site, négociation avec les partenairessociaux, gestion de personnel, gestion centrede profit. Maîtrise pack Office, Internet.Expérience : répartition pharmaceutique.

OFFRE D’EMPLOI

Commerce alimentaire haut 134 01 de gamme cherche un responsable de magasin expérimenté.

VENTES & LOCATIONS

TABAC PRESSE JEUX 134 V 1Cause retraite à vendre fonds de commercede tabac, jeux, presse, souvenirs àRocamadour. Bon emplacement au centre dela cité – Surface de vente 40 m2 et réserve de10 m2. Contact C.C.I. : 05 65 20 35 41

STATION SERVICE 134 V 2Station service 24/24 secteur Gramat – Miseaux normes réalisée – Commerce-réparationmotoculture et deux roues à développer.Affaire proposée en location gérance (possi-bilité location simple).Contact C.C.I. : 05 65 20 35 41

ALIMENTATION 134 V 3 A vendre fonds de commerce d’alimentationgénérale situé sur la place d’un petit villagetouristique (Nord du Lot) – Surface de vente100 m2 - Etat des locaux neufs – Clientèlelocale et touristique – Loyer mensuel 305 €.Contact C.C.I. : 05 65 20 35 41

BOUCHERIE CHARCUTERIE 134 V 4 A vendre fonds de commerce de boucheriecharcuterie dans ville de 3 500 habitants situéeentre Sarlat et Rocamadour – Emplacementplace du marché – Conviendrait à couple deprofessionnels. Contact C.C.I. : 05 65 20 35 41

CADEAUX SOUVENIRS 134 V 5 Cause retraite à vendre fonds de commercecadeaux souvenirs dans ville nord du dépar-tement – Rue principale du centre-ville –Grande vitrine sur deux façades – Surface devente 80 m2. Contact C.C.I. : 05 65 20 35 41

PRET A PORTER 134 V 6 A vendre fonds de commerce de prêt-à-porterhomme et femme dans village touristique(1 200 habitants) – Magasin rénové – Surfacede vente 60 m2, réserve 20 m2, toilettes –Possibilité d’extension de bail pour certainesactivités. Contact C.C.I. : 05 65 20 35 41

CHAUSSURES ENFANTS 134 V 7A vendre fonds de commerce de chaussureenfant, bébé, junior à Cahors – Produitsmoyen et haut de gamme – Bon emplace-ment en centre-ville (rue piétonne) – Etat deslocaux neufs – Surface de vente 18 m2 -Bureau et réserve 24 m2. Bail tous commercessauf nuisances.Contact C.C.I. : 05 65 20 35 41

BAR TABAC PRESSE HOTEL RESTAURANT 134 V 8A vendre fonds de commerce sur axe CahorsVers - bar tabac presse hôtel restaurant –Affaire saine idéale pour couple – Parking etterrasse – Clientèle à l’année et touristique.Contact C.C.I. : 05 65 20 35 41

CAFE RESTAURANT 134 V 9Sur chemin de Saint-Jacques, proximité sitestouristiques, à vendre fonds de commercecafé restaurant - affaire aux normes, aucuntravaux, salle de 65 couverts, terrasse, jardin -3 salariés saisonniers – possibilité de dévelop-pement – Idéal pour couple de professionnels.Contact C.C.I. : 05 65 20 35 41

CHARCUTERIE TRAITEUR, CREMERIE,EPICERIE FINE, CAVE A VINS 134 V 10Cause santé vends fonds de commerce decharcuterie traiteur, crèmerie, cave à vins, épi-cerie fine - Travaux faits en 2005 - Très bonchiffre d'affaires en progression -Possibilitéde faire boucherie - Proximité autres com-merces - Pas de concurrence directe - Affaireidéale pour couple - Possibilité appartement.Contact C.C.I. : 05 65 20 35 41

VENTES & LOCATIONS Tél. 05 65 20 35 41

Dans le cadre du dispositif Transmission/Reprise, la Chambre de Commerce etd’Industrie du Lot édite un catalogue d’af-faires à céder dans le département(annonces gratuites) à l’attention des can-didats à la reprise de commerces.

S E P T E M B R E - O C T O B R E 2 0 0 6 51

www.lot.cci.fr

Le Lot économique sur le net

• Annuaire des sites web d’entrepriseslotoises

• Les services et reprise d’entreprises• Offres de formation• Les études et annuaires disponibles• Demande de listes d’entreprises• Dossiers d’Entreprendre

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