KES -- DE KEN LOACH EXERCICE très facile pour vérifier la ... ?· Mais le professeur le renvoie prendre…

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    14-Sep-2018

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  • KES -- DE KEN LOACH

    EXERCICE trs facile pour vrifier la comprhension du scnario : QCM

    Il faut rayer les mentions inutiles Billy Casper vit dans une petite ville minire du Nord Est de l'Angleterre, de lAllemagne, de France, Barnsley, dans le Yorkshire. Il a une douzaine d'annes, huit ans, vingt ans et l'univers dans lequel il vit ne correspond pas son attente. Sa mre ne s'occupe gure de lui, soccupe trop de lui, est dcde et son frre an, Jude, John, Jimmy le traite en souffre-douleur. Quelques petits travaux avant l'heure d'ouverture de l'cole et de menus larcins lui procurent un peu d'argent de poche. A l'cole, Billy est distrait, attentif, et indisciplin, disciplin entour de camarades et de professeurs amicaux, hostiles. Un jour, Billy dniche un jeune rapace, un jeune pigeon, un jeune cormoran et vole, achte, emprunte dans une librairie, une bibliothque un trait de fauconnerie et entreprend de dresser l'oiseau. Il se donne tout entier cette tche et lorsqu'un professeur, le directeur de lcole, attentif, lui demande d'exposer la classe l'art de dresser un faucon, Billy russit intresser tous ses camarades... Mais le gamin a dtourn une petite somme d'argent que son frre lui avait confie pour jouer aux courses, pour parier sur un match de football, pour acheter des pizzas : Jude se vengera en cachant, en tuant l'oiseau, le seul ami de l'enfant.

    EXERCICE facile pour vrifier la comprhension du scnario :

    1. Quel est le nom du hros ?

    2. Il vit dans vit une petite ville minire du Nord Est. Dans quel pays ?

    3. Quel ge a-t-il ?

    4. Comment sa mre se comporte-t-elle avec lui ?

    5. Comment son frre se comporte-t-il avec lui ?

    6. Que fait-il avant daller lcole le matin ? Pourquoi ?

    7. Quel genre dlve est-il ?

    8. A-t-il beaucoup damis ?

    9. Pourquoi vole-t-il un jour un trait de fauconnerie ?

    10. Comment parvient-il un jour intresser tous ses camarades de classe ?

    11. Quelle mission son frre va-t-il lui confier ?

    12. Pourquoi cherchera-t-il se venger de lui ? Et de quelle manire ?

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  • EXERCICES dcriture

    A partir de ces rponses, rdaction dun nouveau synopsis. A partir dun synopsis dj donn transposition la 1re personne. Transformer le rcit pour le mtamorphoser en un conte de fe en introduisant des lments nouveaux (personnages, pripties) et en imaginant une nouvelle fin (qui pourrait tre plus positive). Imaginer une suite : Que va devenir Billy ? Quelles seront ses relations avec les autres ? Avec sa famille ? Quelle orientation va-t-il choisir ? Retrouvera-t-il un animal ? Transposition de lhistoire avec un autre hros et un autre animal dans dautres circonstances. A partir dun titre & dune premire de couverture, imaginer un schma narratif :

    Un Cheval sans papiers (Giselle Bienne) Hector (Henry Thiel) Le faucon dnich (Jean-Cme Nogus) Le cri du hibou (France Bastia) La Rencontre (Allan W. Eckert) Le vagabond (Robert Westall)

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  • LES AFFICHES & PREMIRES DE COUVERTURES

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  • 5 4 3 2 1

    Laccroche ( traduire si ncessaire)

    Couleurs choisies

    Posture de Billy/

    attitude, regard...

    Positionnement de Kes par rapport

    Billy

    Ce qui fait le lien entre les deux sujets de limage

    Plan/angle de prise de

    vue composition de limage

    Vise de laffiche ou

    de la 1re de couverture

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  • BILLY & LESPACE

    Comparaison des plans choisis

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  • Comparaison possible avec Billy Elliot dont voici 3 photogrammes

    BILLY ET LECOLE

    Le professeur dducation physique

    Il sen prend Billy qui na pas de tenue de sport. Il lui donne un short six fois trop grand pour lui. Pendant me match, il est la fois juge et parti. Billy fait preuve dun dsintrt manifeste pour le match. Dans les vestiaires, Billy est dj rhabill prt partir. Mais le professeur le renvoie prendre sa douche. Lorsque Billy est le dernier sous la douche, lenseignant coupe leau chaude. Billy schappe par-dessus le mur. Pour chacune des caractristiques du professeur dducation physique trouve un exemple prcis tir de la squence.

    Humiliant :

    Mauvais joueur :

    Tricheur :Brutal envers les lves

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  • Le directeur de lcole reprsentant de lducation traditionnelle issue de la tradition victorienne.

    La scne se droule dans le bureau du directeur qui a convoqu les fumeurs Intervention du directeur. A partir de cet extrait du roman (p.85 88-dition Folio junior 1983) et de tes souvenirs du film rponds aux questions suivantes : Quel regard porte-t-il en gnral sur les lves ?

    Pourquoi ne russit-il pas motiver les lves ? Comment applique-t-il le rglement intrieur ? De quoi le directeur ne parle-t-il pas (alors que cest lment essentiel de lcole)? Que laisse entendre la dernire phrase du directeur ? Quelle autre scne montre que lcole nest pas vraiment attentive au devenir de ses lves ? - S'il vous plat, M'sieur... - Tu oses m'interrompre quand je parle ? L'autre reprit sa place dans le rang. - J'en ai assez de vous autres ; vous voulez donc ma mort ? Il ne se passe pas un jour que je ne sois oblig de corriger une file de coupables. Je ne peux pas me rappeler un jour, pas un seul jour des nombreuses annes que j'ai passes dans cette cole... combien d'annes ? Au moins dix ans... et je ne peux constater aucun progrs depuis le dbut. Je ne vous comprends pas. Non, vraiment, je ne comprends pas. Les garons non plus n'y comprenaient rien et ils baissaient la tte, tandis que le regard du directeur scrutait leurs traits, puis en dsespoir de cause, se dirigeait vers la fentre - Voil plus de trente-cinq ans que j'enseigne dans cette ville, nombre de vos parents sont de mes anciens lves que j'ai eus dans les diverses coles de la ville, avant que ce lotissement soit construit ; et je vous assure que, durant toutes ces annes, je n'ai jamais rencontr de gnration plus difficile que la vtre. Je croyais comprendre les jeunes - le contraire serait malheureux tant donn mon exprience - mais il se passe actuellement un phnomne qui m'effraie et me fait craindre d'avoir perdu mon temps... Ce que je fais d'ailleurs en vous parlant, parce que vous n'coutez rien du tout. Je devine bien vos penses en ce moment : vous vous

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  • demandez pourquoi je n'en finis pas tout de suite pour vous lcher, plutt que de dblatrer ? C'est bien a que vous pensez, hein ? N'est-ce pas, MacDowall ? - Non, M'sieur. - Oh que si ! Je lis dans tes yeux mon garon. Tu as le regard voil. Tout cela ne t'intresse pas. Et puis, on ne t'en remontre pas toi, hein MacDowall ? Vous autres jeunes vous savez tout d'avance, vous vous croyez tellement sophistiqus avec tous vos engins et votre musique. Malheureusement ce n'est que superficiel : un vernis, avec rien de valable ou de solide en dessous. Autant que je puisse voir, aucun progrs n'a t ralis sur le plan de la discipline, de la dcence, du comportement ou de la moralit. Et savez-vous quoi je m'en aperois ? Eh bien ! je vais vous le dire. Parce que tous les jours je suis oblig d'utiliser ceci ! Et il leur montra la baguette qu'il tenait derrire son dos. - C'est extraordinaire, n'est-ce-pas, qu' notre poque, dans notre sicle scientifique, tout-beau-et- mirobolant, la seule faon de diriger efficacement cette cole soit la baguette. Mais pourquoi ? Ce ne devrait pas tre ncessaire. Vous autres, tout vous est donn tout cuit. Je comprends que nous ayons d utiliser la baguette dans les annes vingt et trente. Les temps taient durs, les gens aussi ; il fallait se montrer dur galement. Mais cette poque les gens avaient des qualits qui vous manquent totalement de nos jours. Le respect par exemple. Nous savions o nous en tions dans ce temps-l. Encore maintenant, il m'arrive de rencontrer dans la rue un homme qui m'arrte pour me dire : "Bonjour, Mr. Gryce, vous vous souvenez de moi ?" Et nous bavardons un moment et il voque en riant les corrections que je lui ai infliges autrefois. Mais vous autres, qu'est-ce que j'obtiens de vous ? Un coup de klaxon venant d'un petit morveux au volant d'une grosse voiture d'occasion ; ou une remarque grossire faite derrire mon dos par une bande qui me croise dans la rue. Dans ce temps-l, ils savaient encaisser, mais pas maintenant, notre poque de banalit, o les garons n'ont que leurs droits la bouche et se prcipitent la maison pour chercher leur pre ds que je les regarde... a n'a pas de coeur au ventre... Pas de cran... Rien qui vous rachte. Vous n'tes que de la pture pour les mass mdia ! Il cingla l'air de sa baguette, juste sous leur nez, puis il se retourna et, de ses bras tendus, s'appuya aux dessus de la chemine en hochant la tte. Les garons changrent un clin d'oeil. - Je m'interroge. Vraiment, je m'interroge. D'un geste lent, il se tourna vers eux. Ils gardaient un air srieux, sourcils froncs, lvres serres, comme s'ils faisaient de leur mieux pour rsoudre ce problme. - Alors, faute de meilleure solution, je continue me servir de cette baguette, sachant fort bien que vous reviendrez encore et encore pour une autre ration...

    Mr Farthing : un matre diffrent.

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    Indiffrence de Billy qui ne voit aucun intrt tudier.Image ngative de lui-mme.Exclusion du groupe

    M r . F a r t h i n g interroge Billy qui est contraint de parler de son faucon

    Image valorise de lui-mme : Il prend conscience de ses capacits. Il nest plus passif mais actif. Reconnaissances de ses c a m a r a d e s q u i lapplaudissent

  • Donner au moins deux exemples qui montrent que Mr Farthing se comporte diffremment avec les lves.

    Les autres professeurs Mr Farthing

    Comment accueille-t-il les lves qui reviennent de leur punition ?

    Comment incite-t-il Billy prendre la parole ?

    Comment va-t-il le valoriser en classe ?

    Comment va-t-il le valoriser lextrieur de lcole ?

    Pourquoi suscite-t-il le respect ?

    Comment gre-t-il le conflit qui oppose Billy Mc Dowall ?

    Cherche-t-il - rester impartial ?Pourquoi ?

    On ne lapprivoise pas, on le dirige. Une leon dducation Extrait du roman p. 174 179 Mr. Farthing suivit Billy par-dessus la clture jusqu' la cabane et regarda travers les barreaux pendant que Billy relchait le faucon qui se posa aussitt sur son perchoir pour s'affter le bec sur le bois, avant de se redresser et de se secouer. Billy ouvrit la porte et s'effaa pour introduire Mr. Farthing. Ce dernier se faufila l'intrieur et ils restrent un moment cte cte contempler le rapace qui s'installait, perch sur une patte, l'autre patte ramasse sous ses plumes. - La regardez pas trop en face, M'sieur, ils aiment pas a les rapaces. - D'accord. Mr. Farthing observa les parois et le plafond blanchis la chaux, les pelotes de rfection rcentes sur les planches nettoyes, le sable sec et propre par terre. - Dis donc, tu tiens cet endroit bien propre. - C'est oblig. Pour viter les maladies. - Tu t'en occupes beaucoup de ton oiseau, n'est-ce pas ? Billy leva la tte pour le regarder dans les yeux. - Bien sr. Vous en feriez autant si c'tait le vtre. Mr. Farthing eut un petit rire bref.

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  • - Oui, sans doute. Tu aimes la nature, ce que je vois. - Oui M'sieur. - Tu as eu d'autres animaux avant celui-ci ? - Des tas. Mme un p'tit renardeau : j'l'ai lev et relch. C'tait une petite merveille. - Tu as eu des oiseaux aussi ? - Plein : des pies, des corneilles ; j'ai mme eu un geai, mais c'tait pas de la tarte : ils sont rudement difficiles nourrir et l'a failli mourir. J'voudrais pas en prendre un autre, vaut mieux les laisser leur mre. - Lequel as-tu prfr ? Billy considra Mr. Farthing comme s'il tait soudain frapp d'idiotie. - D'aprs vous, M'sieur ? - La crcerelle, c'est a ? - Les autres c'tait pas pareil. - Pourquoi pas ? Qu'a-t-elle de tellement particu lier ? Billy se baissa et ramassa une poigne de sable. - Je sais pas au juste. C'est comme a, voil tout. - Et les pies ? Ce sont de beaux oiseaux. Et les geais qui ont de si belles couleurs ? - C'est pas seulement une question de couleurs. - Mais quoi alors ? Le sable s'coulait de la paume de Billy sur son pied gauche et les grains ricochaient sur le renfort de caoutchouc au bout de ses baskets comme un jet d'eau tombant du robinet dans l'vier. Il hocha la tte et haussa les paules. Mr. Farthing s'avana et leva la main. - Ce que j'aime dans cet oiseau, c'est la forme de son corps admirablement proportionn. Cette tte si bien dcoupe, la faon dont les ailes se replient sur le dos, la queue de la bonne longueur et ce duvet sur les cuisses, qui fait un peu comme une culotte de golf. De la main il retraait en l'air le tableau qu'il dcrivait et accompagnait chaque lment d'un geste arrondi. - On a envie de le peindre ou de le sculpter dans l'argile. La peinture rendrait mieux je crois, car elle permettrait de reproduire ces ravissantes mouchetures brunes. -Ah ! mais c'est quand qu'il vole, quand qu'il monte plus haut qu'les autres oiseaux, c'est l qu'il est le plus beau. - Oui, tu as raison. Tu sais, cela se voit qu'il est un champion de vol : il suffit de le regarder sur son perchoir. - Oui, parce qu'il a une ligne arodynamique. - C'est ce que je voulais dire en parlant de proportions. Je pense que cela a un certain rapport. Pour les chevaux de course par exemple, on dit que leurs qualits correspondent leur aspect. Ce doit tre pareil pour ton oiseau. - Srement. - Et cependant, quand il vole, il donne une impression malfique. - Qu'est-c'qu'vous croyez, M'sieur, les faucons sont les meilleurs en vol. -Je ne voulais pas dire... - C'est pas qu'y en ait pas d'autres bien voler. Y a qu' voir les hirondelles et les martinets et aussi les vanneaux quand c'est qu'ils sont dans les airs. Et les mouettes et tout a. J'aimais les regarder pendant des heures quand on allait au bord d'la mer. Le mieux c'tait Scarborough parce qu'il y a les falaises et on peut les observer d'en haut. Mais c'est quand mme pas pareil, pour moi en tout cas. - Je ne pensais pas la beaut du vol ; c'est vrai que c'est merveilleux. Non, ce que je veux dire... c'est que lorsqu'il vole il me donne une sensation trange. - Je crois que j'comprends votre ide, M'sieur. C'est que tout semble envelopp d'un silence complet. - Exactement !

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  • Son exclamation fit sursauter le rapace qui se tint sur le qui-vive. - Doucement M'sieur, vous allez lui faire vachement peur ! Mr. Farthing porta deux doigts sa tempe et fit mine d'appuyer sur une dtente. - Dsol, j'ai oubli. Le faucon se secoua et s'installa de nouveau. - C'est parce que tu as trouv l'explication la plus juste propos du silence. - Y a d'autres gens qu'ont trouv a aussi. J'connais un paysan, il dit que c'est pareil avec les hiboux. Il dit qu'il les a vus attraper des souris dans sa cour la nuit et quand c'est qu'ils fondent sur leur proie on a envie de se mettre le doigt dans l'oreille et de secouer pa'ce que a fait pas de bruit du tout. - C'est vrai. C'est l'impression que j'ai eue. On dirait qu'il vole dans un... dans une... une poche de silence, oui c'est cela une poche de silence. Bizarre, n'est-ce pas ? - I'sont des oiseaux bizarres. - Et tu sais cette sensation de silence, a doit tre contagieux. As-tu remarqu que notre conversation se passe en sourdine ? Tout l'heure, quand j'ai lev la voix, c'tait trange : on aurait dit que je cr...

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