Les enfants de húrin - : Livres, Ebooks ... ?· chez le m me diteur ... Le Silmarillion, les Contes…

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    14-Sep-2018

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  • j.r.r. tolkien

    les enfants de hrin

    Christian Bourgois diteur

    Extrait de la publication

    Extrait distribu par Christian Bourgois

  • LES ENFANTS DE HRIN

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    Extrait distribu par Christian Bourgois

  • Ouvrages de J.R.R. Tolkienchez le mme diteur

    BILBO LE HOBBIT dition compacteBILBO LE HOBBIT dition relie, illustre par Alan Lee

    CONTES ET LGENDES INACHEVS dition brocheFARIE ET AUTRES TEXTES

    LETTRESLETTRES DU PRE NOL

    LE LIVRE DES CONTES PERDUS (HISTOIRE DE LA TERRE DU MILIEU, I ET II) dition compacte

    LES LAIS DU BELERIAND (HISTOIRE DE LA TERRE DU MILIEU, III)LA FORMATION DE LA TERRE DU MILIEU(HISTOIRE DE LA TERRE DU MILIEU, IV)

    LES MONSTRES ET LES CRITIQUES ET AUTRES ESSAISPEINTURES ET AQUARELLES DE J.R.R. TOLKIEN

    ROVERANDOMLE SEIGNEUR DES ANNEAUX dition compacte

    LE SEIGNEUR DES ANNEAUX dition relie, illustre par Alan LeeLE SILMARILLION dition relie, illustre par Ted Nasmith

    LE SILMARILLION / CONTES ET LGENDES INACHEVS dition compacteLE SILMARILLION dition broche

    Sur J.R.R. Tolkienchez le mme diteurHumphrey Carpenter

    J.R.R. TOLKIEN, UNE BIOGRAPHIEDavid Day

    LANNEAU DE TOLKIENVincent Ferr

    TOLKIEN : SUR LES RIVAGES DE LA TERRE DU MILIEUTOLKIEN, TRENTE ANS APRS (1973-2003)

    Wayne G. Hammond / Christina ScullJ.R.R. TOLKIEN : ARTISTE ET ILLUSTRATEUR

    Alan LeeCAHIER DE CROQUIS DU SEIGNEUR DES ANNEAUX

    Brian Sibley / John HoweLA CARTE DE LA TERRE DU MILIEU

    LA CARTE DU HOBBIT

    paratreLA ROUTE PERDUE

    (HISTOIRE DE LA TERRE DU MILIEU, V)

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  • J.R.R. TOLKIEN

    NARN I CHN HRIN

    LE C O N T ED E S E N FA N T S D E H R I N

    dition tablie et prfacepar Christopher TOLKIEN

    Traduit de langlaispar Delphine MARTIN

    Illustrpar Alan LEE

    CHRISTIAN BOURGOIS DITEUR

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    Extrait distribu par Christian Bourgois

  • Carte, prface, introduction, note sur la prononciation, appendice etliste des noms Christopher Reuel Tolkien 2007

    The Tale of the Children of Hrin The JRR Tolkien Copyright Trustand Christopher Reuel Tolkien 2007

    Illustrations Alan Lee 2007 Christian Bourgois diteur, 2008,

    pour la traduction franaiseISBN : 978-2-267-01965-0

    Titre original :The Children of Hrin

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  • Baillie Tolkien

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  • Extrait distribu par Christian Bourgois

  • Prface

    Il est indniable que pour un trs grand nombre de lecteursdu Seigneur des Anneaux, les lgendes des Jours Anciens, tellesquelles ont dj t publies, sous des formes diverses, dansLe Silmarillion, les Contes et lgendes inachevs et les volumesde LHistoire de la Terre du Milieu, demeurent totalementinconnues, sinon travers une rputation qui leur attribueun style et un genre tranges et hermtiques. Cest pour cetteraison que jai depuis longtemps dans lide quil y a tout lieude prsenter la version longue de la lgende des Enfants deHrin, crite par mon pre, comme une uvre indpen-dante, part entire, en rduisant lintervention ditoriale son minimum et surtout en veillant une continuit durcit, sans ellipses ni interruptions, pour peu que cela puissetre ralis sans distorsion ou invention, en dpit du fait quemon pre a laiss certaines des parties inacheves.

    Jai pens que si lhistoire de la destine de Trin et deNinor, les enfants de Hrin et de Morwen, pouvait tre pr-sente de cette manire, elle pourrait ouvrir une fentre surun dcor et une histoire appartenant une Terre du Milieuinconnue, et bien vivants et proches, quoique conus commenous parvenant de temps reculs : les terres englouties, louest, au-del des Montagnes Bleues, que Sylvebarbe a par-courues dans sa jeunesse, et la vie de Trin Turambar en

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  • Dor-lmin, en Doriath, Nargothrond et dans la Fort deBrethil.

    Ainsi, ce livre sadresse avant tout ceux des lecteurs qui serappellent peut-tre que la peau dArachne est si effroyable-ment dure quelle ne peut tre perce par aucune forcehumaine, quand bien mme des Elfes ou des Nains auraientforg lacier, ou la main de Beren ou de Trin lauraitmani , ou bien quElrond voque Trin devant Frodo, Fondcombe, comme lun des puissants Amis des Elfes dejadis mais qui ne savent rien de plus de lui.

    Quand il ntait encore quun jeune homme, du temps dela Premire Guerre mondiale et bien avant quil ne com-mence songer aux histoires qui allaient constituer les rcitsde Bilbo le Hobbit ou du Seigneur des Anneaux, mon pre acommenc crire une srie dhistoires quil a intitule LeLivre des Contes Perdus. Ctait sa premire uvre littraire defiction, consquente qui plus est, car bien quelle nait pas tacheve, elle comporte quatorze rcits complets. Cest dansLe Livre des Contes Perdus quapparaissent pour la premirefois dans un rcit les Dieux, ou Valar ; les Elfes et lesHommes, Enfants dIlvatar (le Crateur) ; Melkor-Morgoth,le grand Ennemi ; les Balrogs et les Orques ; et les terres oles Contes se droulent : Valinor, la terre des Dieux delautre ct de locan de louest, et les Grandes Terres (appeles plus tard Terre du Milieu , entre les mers de lestet de louest).

    Parmi les Contes Perdus, trois sont particulirement longs etaboutis, et tous trois mettent en scne des Hommes aussibien que des Elfes : ce sont le Conte de Tinviel (dont uneversion brve apparat dans Le Seigneur des Anneaux, sous laforme de lhistoire de Beren et Lthien quAragorn raconteaux Hobbits sur le Mont Venteux ; mon pre la crite en1917), Turambar et le Foalk ( Trin Turambar et le Dra-

    L E S E N FA N T S D E H R I N

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    Extrait distribu par Christian Bourgois

  • gon , qui existait certainement ds 1919, si ce nest avant),et La Chute de Gondolin (1916-1917). Dans un passage sou-vent cit dune longue lettre crite par mon pre en 1951,trois ans avant la publication de La Communaut de lAnneau,et o il dcrit son travail, il est question de son ambition pas-se : il fut une poque (il y a longtemps que jai d enrabattre) o javais dans lide de crer un ensemble delgendes plus ou moins relies, allant du grandiose et cosmo-gonique au conte de fes des Romantiques le grandiosetant fond sur ce genre mineur qui se trouve au contact dela terre, le mineur tirant sa splendeur de la vaste toile de fond[...]. Je comptais faire un rcit complet de certains des grandscontes et seulement placer de nombreux autres dans la struc-ture, sous forme dbauches .

    On voit bien daprs cette vocation quil avait toujoursimagin, dans sa conception de ce qui allait devenir Le Silma-rillion, que certains des Contes devaient faire lobjet dunrcit bien plus abouti ; et en effet, dans cette mme lettredate de 1951, il fait explicitement rfrence aux trois his-toires que jai mentionnes plus haut comme tant de loin lesplus longues du Livre des Contes Perdus. cette occasion, ilprsente le rcit de Beren et Lthien comme lhistoire prin-cipale du Silmarillion , crivant son sujet : lhistoire(selon moi belle et puissante) est un romance hroque et fe-rique accessible mme avec une trs vague connaissance gn-rale du contexte. Mais cest galement un maillon essentieldu cycle, qui serait priv de sa pleine valeur sil ne se trouvaitpas l. [...] Il y a dautres histoires presque aussi compltes ettout aussi indpendantes bien que lies lHistoiregnrale : il sagit des Enfants de Hrin et de La Chute deGondolin.

    Les propos mmes de mon pre montrent ainsi, de manireindiscutable, que sil pouvait parvenir des rcits achevs etaboutis, de lampleur dsire, les trois Grands Contes des

    P R FA C E

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  • Jours Anciens (Beren et Lthien, Les Enfants de Hrin et LaChute de Gondolin) constitueraient pour lui des uvres suffi-samment autonomes pour ne pas requrir de connaissancesparticulires de limportant ensemble de lgendes connu sousle titre de Silmarillion. Dun autre ct, comme le soulignemon pre dans cette mme lettre, le conte des Enfants deHrin fait partie intgrante de lHistoire des Elfes et desHommes aux Jours Anciens, et comporte ncessairement bonnombre de rfrences des vnements et des circonstancesnarrs dans ce plus vaste rcit.

    Il serait tout fait contraire lesprit dans lequel le prsentlivre a t conu den ralentir la lecture par une plthore denotes donnant des informations sur des personnages et desfaits qui nont, de toute faon, que rarement une importancerelle et directe pour le rcit. Une aide peut cependant se rv-ler utile, ici et l, et jai en consquence inclus dans lIntroduc-tion une trs brve prsentation du Beleriand et de sespeuples, vers la fin des Jours Anciens, au moment o naissentTrin et Ninor ; et, une carte reprsentant le Beleriand etles terres septentrionales, jai ajout une liste des noms appa-raissant dans le rcit avec quelques indications succinctes pourchacun deux, ainsi que des arbres gnalogiques simplifis.

    On trouvera la fin du livre un Appendice en deux par-ties : la premire concerne les tentatives faites par mon prepour parvenir une version finale des trois contes ; laseconde traite de la composition du prsent texte, qui diffre maints gards de celui des Contes et lgendes inachevs.

    Je suis trs reconnaissant envers mon fils, Adam Tolkien,pour mavoir apport une aide indispensable dans la prsenta-tion et la disposition des lments de lIntroduction et delAppendice et pour avoir permis au livre de voyager dans lemonde intimidant ( mes yeux) des communications lectro-niques.

    L E S E N FA N T S D E H R I N

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  • Introduction

    La Terre du Milieu aux Jours Anciens

    Le personnage de Trin revtait une importance particu-lire aux yeux de mon pre, qui, travers de nombreux dia-logues empreints de franchise et de spontanit, a bross unpoignant tableau de son enfance, essentiel pour comprendrelensemble, associant gravit et manque de gaiet, sens de lajustice et compassion ; un portrait de Hrin galement, vif,gai et volontaire ; de la mre de Trin, Morwen, rserve,courageuse et fire ; et de la vie en famille dans le froid paysdu Dor-lmin, lpoque, dj marque par la peur, o Mor-goth venait de briser le Sige dAngband, avant la naissancede Trin.

    Mais tout cela a lieu au cours des Jours Anciens, le Premierge du monde, dans un temps incommensurablement recul.Un passage du Seigneur des Anneaux rend compte dunemanire inoubliable de lloignement temporel de lpoque laquelle renvoie ce rcit. Lors du grand conseil tenu Fond-combe, Elrond voque la Dernire Alliance des Elfes et desHommes ainsi que la dfaite de Sauron la fin du Deuximege, plus de trois mille ans auparavant :

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  • ce moment, Elrond sarrta un instant et soupira. Jeme rappelle bien la splendeur de leurs bannires, reprit-il.Elle me rappelait la gloire des Jours Anciens et les armes duBeleriand, o tant de grands princes et capitaines taientassembls. Et pourtant pas tant, pas si beaux que lorsque leThangorodrim fut bris et que les Elfes pensrent que le maltait fini jamais, alors que ce ntait pas vrai.

    Vous vous le rappelez ? dit Frodon, exprimant sa pense haute voix dans son tonnement. Mais je croyais, balbutia-t-il comme Elrond se tournait vers lui, je croyais que la chutede Gil-galad avait eu lieu il y a des ternits.

    Et cest exact, rpondit gravement Elrond. Mais mammoire porte jusquaux Jours Anciens. Erendil tait monpre, qui naquit Gondolin avant sa chute ; et ma mre taitElwing, fille de Dior, fils de Lthien du Doriath. Jai vu troisges dans lOuest du monde, et maintes dfaites, et maintesvictoires sans lendemain.

    Quelque six mille cinq cents ans avant la runion duConseil dElrond Fondcombe, Trin nat en Dor-lmin, lhiver, sous de funestes auspices , ainsi que le rapportentles Annales du Beleriand.

    Mais le caractre tragique de son existence nest en aucuncas annonc dans son seul portrait, car Trin est condamn vivre prisonnier dune puissante et mystrieuse maldiction,limprcation haineuse lance par Morgoth sur Hrin, Mor-wen et leurs enfants, aprs que Hrin la dfi et sest oppos sa volont. Morgoth, le Noir Ennemi, comme il en vient tre appel, est lorigine Melkor, le premier et le plus puis-sant des Valar, qui fut avant que le monde ne ft , comme ille dclare Hrin quon lui amne captif. Stant dsormaisincarn de manire permanente, sous la forme dun Roigigantesque et majestueux, mais terrible, il est prsent en per-sonne dans sa formidable forteresse dAngband, les EnfersdAcier, dans la partie nord-ouest de la Terre du Milieu : on

    L E S E N FA N T S D E H R I N

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  • peut apercevoir de loin, noircissant le ciel septentrional, lessombres fumes qui slvent des sommets du Thangorodrim,les montagnes quil a empiles au-dessus dAngband. Il estcrit dans les Annales du Beleriand que les portes de Mor-goth ntaient qu cent cinquante lieues du pont de Mene-groth : si loin et pourtant trop prs . Ces mots font rfrenceau pont qui mne aux habitations de Thingol le roi elfe, quiaccueille Trin comme son fils adoptif : on les appelle Mene-groth, les Mille Cavernes ; elles sont situes loin au sud-estdu Dor-lmin.

    Parce quil est incarn, Morgoth connat la peur. Mon precrit son sujet : mesure quil devenait plus venimeux ettirait de lui-mme des cratures froces et des mensonges per-vers, son pouvoir se dispersait et chaque jour il sattachait unpeu plus la terre et rpugnait quitter sa retraite sinistre .Aussi, lorsque Fingolfin, le Grand Roi des Elfes noldorins,chevauche seul jusqu Angband pour venir dfier Morgothen combat singulier, il crie aux portes : Approche, roicouard, et bats-toi avec tes propres mains ! Terr dans tonantre, entour desclaves, menteur et lche, ennemi des Dieuxet des Elfes, approche ! Car je veux voir ta lche figure. Alors, est-il dit, Morgoth vint. Car il ne pouvait se drober un tel dfi sous les yeux de ses capitaines. Il combat avecGrond, son formidable marteau, qui creuse chaque coup unabme, et il met Fingolfin terre ; mais en mourant, celui-ci,de son pe, cloue le pied de Morgoth dans le sol, et le sangnoir jaillit et remplit les abmes creuss par Grond. Aprscela, Morgoth resta boiteux . De la mme manire, quandBeren et Lthien, sous la forme dun loup et dune chauve-souris, se faufilent jusque dans la salle la plus profondedAngband, l o sige Morgoth, Lthien lui jette un sort ; et soudain il tomba, comme une avalanche au flanc dunemontagne, il fut jet bas de son trne dans un bruit de ton-

    I N T R O D U C T I O N

    Extrait de la publication

    Extrait distribu par Christian Bourgois

  • nerre et il sabattit sur le sol des enfers. La couronne de ferroula de sa tte grand fracas .

    La maldiction dun tre comme lui, qui peut prtendreque lombre de son dessein se projette sur Arda [la Terre], ettout ce qui sy trouve se soumet lentement et srement sonvouloir , est sans commune mensure avec les maldictionsou imprcations dtres de bien moindres pouvoirs. Morgothn appelle pas le Mal ou une catastrophe sur Hrin et sesenfants, il n invoque pas une puissance suprieure pourquelle agisse, car lui, Matre des destines dArda , commeil se prsente Hrin, a lintention de causer la ruine de sonennemi par la seule fo...

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