ACCESSIBILITE DES EQUIPEMENTS, ESPACES, …€¦ · Antoine LION, Chef de base, Cercle de voile Sevrier ; Thierry ORTEGA, Association un fauteuil à la mer, Ponton Pierre Caron, Giens

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  • LES BASES NAUTIQUES

    ACCESSIBILITE DES EQUIPEMENTS, ESPACES, SITES ET ITINRAIRES SPORTIFS

    GUIDE D'USAGECONCEPTION ET

    AMENAGEMENTS

  • EDITORIAL

    La loi n2005-102 du 11 fvrier 2005 pour lgalit des droits et des chances, la participation et la citoyennet des personnes handicapes, prvoit que les dispositions architecturales des tablissements recevant du public (ERP) et sous certaines conditions celle des installations ouvertes au public (IOP), soient accessibles tous, quel que soit le type de handicap.

    A ce titre, les propritaires et les gestionnaires des bases nautiques sont amens conduire une vritable rflexion pour assurer une accessibilit universelle de ces espaces lensemble de leurs usagers. Pour accompagner ces acteurs, le Ple ressources national sport et handicaps (PRNSH) a runi un groupe de travail national charg de reprer et dclairer les conditions daccessibilit des bases nautiques. Ces travaux reposent notamment sur les dispositions de la circulaire interministrielle DGUHC 2007-53 du 30 novembre 2007 relative laccessibilit des tablissements recevant du public qui prvoit que les obligations fixes dans larrt du 1er aot 2006 ne constituent quun minimum qui doit tre amlior chaque fois que possible en saidant des conseils de spcialistes ou de reprsentants de personnes handicapes .

    Le guide bases nautiques , troisime publication de la collection accessibilit des quipements, espaces, sites et itinraires sportifs coordonne par le PRNSH, matrialise la volont constante du Ministre charg des sports de rduire les ingalits daccs aux diffrentes activits physiques et sportives en incitant le dveloppement dorganisations qui renforcent la qualit dusage pour tous.

    Destin une grande varit dacteurs tels que les matres douvrages, propritaires, gestionnaires dquipements ou responsables associatifs, le guide est conu comme un vritable outil daide la dcision. Il a vocation accompagner la conception des projets de dveloppement des activits nautiques. Pour autant, il ne saurait remplacer la ncessaire concertation avec les usagers et les fdrations sportives qui sont engags sur ces thmatiques et qui peuvent apporter expriences et informations complmentaires pour accrotre lautonomie des personnes en situation de handicap et garantir un gal accs la citoyennet sportive.

    Laurence LEFEVREMinistre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports

    Directrice des sports

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    TSREMERCIEMENTSLe PRNSH remercie pour leurs contributions dans la ralisation de ce projet, le groupe de travail national ainsi que le groupe de relecture compos de :

    Eric CIMALA, Charg dtudes, Centre dtudes et dexpertise sur les risques, lenvironnement, la mobilit et lamnagement ; Jean-Jacques DUBOIS, Directeur sportif de la commission voile Handisport (FFH), coordinateur Ple France voile, Ecole nationale de voile et

    des sports nautiques ; Eric GABA, Expert accessibilit de la construction, AXIBAT btir accessible ; Hlne GIGLEUX, Conseillre Technique Nationale, Charge de dveloppement Aviron et handicaps, Rfrente Aviron fminin et

    Dveloppement durable, Fdration franaise d'aviron ; Jean-Christophe GONNEAUD, Conseiller technique national, Rfrent national handikayak, coordonnateur de lquipe de France paracano,

    Fdration franaise de cano-kayak ; Claire GRISARD, Charge de projet accessibilit, UNAPEI ; Bernard PORTE, Conseiller technique national, Fdration franaise de voile ; Philippe TURCHET, Responsable de la commission Handicap pour la Fdration franaise de ski nautique et wakeboard ; Laurent SABY, Charg dtudes accessibilit, Centre dtudes et dexpertise sur les risques, lenvironnement, la mobilit et lamnagement ; Jean-Marc SAINT GEOURS, Prsident de lAssociation Nationale Handi Surf ; Valrie BERGER-AUMONT, Mathilde GOUGET et Andrew BOTHEROYD, Direction des sports, Bureau du dveloppement des pratiques

    sportives, de l'thique sportive et des relations avec les fdrations multisports et affinitaires

    Les gestionnaires de base nautique et notamment :

    Fabienne BERNARD, Responsable du service espaces naturels, Direction des espaces naturels, de lenvironnement et du climat, Base de loisirs du Bois Franais, Grenoble ;

    Julien BERNARD, Responsable service nautisme et jeunesse, Centre de moulin mer, Lagonna-Daoulas ; Franz BROCHARD, Responsable technique, CVAN Nantes, La-Chapelle-sur-Erdre ; Antoine LION, Chef de base, Cercle de voile Sevrier ; Thierry ORTEGA, Association un fauteuil la mer, Ponton Pierre Caron, Giens ; Gwennag RUNAVOT, Centre nautique Brest, Brest mtropole ocane ainsi que Fabrice GAKIERE, Handisport Bretagne ; Ludovic SIMON, Responsable Ple Handicap/ Nature, Base de loisirs Cergy Pontoise ;

    Coordinatrice du projet : Lydie COHEN, charge de mission juridique, Ple Ressources National Sport et Handicaps

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    TSNOTES

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    TSSOMMAIREPartie Prliminaire. Laccessibilit, un enjeu socital dactualit .................................12La partie prliminaire prsente la rglementation relative la mise en accessibilit des tablissements recevant du public, en rappelant les enjeux associs cette dmarche ainsi que les obligations la charge des propritaires et gestionnaires.

    Partie 1. Publics et dficiences, comprendre le handicap pour amliorer laccessibilit .....................................................18La premire partie a pour objectif dexposer les diffrents types de handicap et de comprendre leurs caractristiques afin de mieux dterminer les besoins des pratiquants handicaps dans le droulement des activits nautiques.

    A. Le handicap moteur ...........................................................................................................19

    B. Le handicap visuel ...............................................................................................................21

    C. Le handicap auditif ............................................................................................................ 23

    D. Le handicap mental et psychique ........................................................... 25

    Partie 2. Laccessibilit des bases nautiques, prconisations et bonnes pratiques ..................................................................................................................28La deuxime partie, compose de 12 fiches techniques, contribue fournir des prconisations aux propritaires et gestionnaires de base nautique pour favoriser leur mise en accessibilit. Ces espaces sont soumis lapplication des arrts du 1 aot 2006 pour les ERP neufs et du 8 dcembre 2014 pour les ERP existants, lexception des parties flottantes des bases nautiques qui ne sont pas assujetties cette rglementation. Une vigilance particulire doit nanmoins leur tre accorde afin de garantir la scurit des usagers.

    A. Laccs la base nautique ....................................................................................29 Fiche 1 : La chane de dplacement Fiche 2 : Le stationnement

    B. Laccessibilit des locaux ........................................................................................38 Fiche 3 : Laccueil Fiche 4 : Les vestiaires Fiche 5 : Les douches Fiche 6 : Les sanitaires Fiche 7 : Les locaux de rangement

    C. Laccs leau ................................................................................................................................ 68 Fiche 8 : Les cheminements extrieurs Fiche 9 : La signaltique Fiche 10 : Les pontons Fiche 11 : Les dispositifs de mise leau

    D. Bonnes pratiques, focus sur le ponton Pierre Caron ...................................................................................................................................93

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    TSSOMMAIREPartie 3. Accessibilit des activits nautiques .........................................................................................................................98La dernire partie illustre laccessibilit au regard des diffrentes activits nautiques. Elle se compose de 8 fiches techniques qui prcisent la pdagogie adopter, le matriel adapt existant, les formations et dispositifs de scurit ncessaires pour dvelopper une pratique scurise et optimale destination des personnes handicapes. Ces divers lments concourent effectuer une approche gnrale de la mise en accessibilit des activits nautiques pour faciliter la prise en compte des personnes en situation de handicap dans les pratiques.

    A. Surf .......................................................................................................................................................................99

    B. Kite surf .....................................................................................................................................................105

    C. Cano kayak ....................................................................................................................................... 109

    D. Voile ....................................................................................................................................................................117

    E. Ski nautique / Wakeboard ........................................................................................ 124

    F. Aviron ............................................................................................................................................................. 134

    G. Motonautisme .............................................................................................................................. 140

    H. Pche .............................................................................................................................................................. 143

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    TSMOTS CLSLE HANDICAP Constitue un handicap, toute limitation dactivit ou restriction de participation la vie en socit subie dans son environnement par une personne en raison dune altration substantielle, durable ou dfinitive dune ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, dun polyhandicap ou dun trouble de sant invalidant . Loi n 2005-102 du 11 fvrier 2005 pour lgalit des droits et des chances, la participation et la citoyennet des personnes handicapes

    LES PERSONNES MOBILIT RDUITELes personnes mobilit rduite reprsentent lensemble des personnes qui prouvent des difficults se dplacer, de manire provisoire ou permanente. Il sagit de toutes les personnes ayant des difficults pour utiliser les transports publics, telles que, par exemple, personnes souffrant de handicaps sensoriels et intellectuels, personnes en fauteuil roulant, personnes handicapes des membres, personnes de petite taille, personnes ges, femmes enceintes, personnes transportant des bagages lourds et personnes avec enfants (y compris enfants en poussette) . Dcret du 9 fvrier 2006 qui reprend la directive 2001/85/CE du Parlement et du Conseil europen du 20 novembre 2001

    LACCESSIBILIT Laccessibilit permet lautonomie et la participation des personnes ayant un handicap, en rduisant, voire supprimant les discordances entre leurs capacits, leurs besoins et leurs souhaits, dune part, et les diffrentes composantes physiques, organisationnelles et culturelles de leur environnement, dautre part. Laccessibilit requiert la mise en uvre des lments complmentaires, ncessaires toute personne en incapacit permanente ou temporaire pour se dplacer et accder librement et en scurit au cadre de vie ainsi qu tous les lieux, services, produits et activits. La socit, en sinscrivant dans cette dmarche daccessibilit, fait progresser galement la qualit de vie de tous ses membres . Dfinition interministrielle de laccessibilit, labore en 2006 linitiative de la Dlgation Interministrielle aux Personnes Handicapes

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    TSMOTS CLSLA CONCEPTION UNIVERSELLE Conception de produits, dquipements, de programmes et de services qui puissent tre utiliss par tous, dans la mesure du possible, sans ncessiter ni adaptation, ni conception spciale .

    Article 2 de la convention de lONU relative aux droits des personnes handicapes

    LETABLISSEMENT RECEVANT DU PUBLIC (ERP) Tous btiments, locaux ou enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rtribution ou une participation quelconque ou dans lesquels sont tenues des runions ouvertes tout venant ou sur invitation, payantes ou non. Sont considrs comme faisant partie du public toutes les personnes admises dans ltablissement quelque titre que ce soit en plus du personnel . Article R 123-2 du Code de la construction et de lhabitation (CCH)

    9Tableau de classification des ERP

    ERP de 1er groupe1ere catgorie : plus de 1500 personnes2eme catgorie : de 701 1500 personnes3eme catgorie : de 301 700 personnes4eme catgorie : infrieur ou gal 300 personnes, lexception des tablissements de 5eme catgorie.

    ERP de 2eme groupe5eme catgorie : tablissements dont la capacit dacceuil est infrieure au seuil fix par types dexploitation.

    Btiments Publics

    Btiments Privs

    Accueil de personnes extrieures ltablissement

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    TSMOTS CLSL'INSTALLATION OUVERTE AU PUBLIC (IOP) Il n'existe aucune dfinition rglementaire des IOP du fait de la grande varit des installations concernes. En rgle gnrale, elle dsigne des espaces, lieux ou quipements qui bien que non concerns par les rgles de scurit, au regard de leur nature ou de leurs caractristiques, n'en doivent pas moins tre rendus accessibles. A titre d'exemple, sont considrs comme des IOP les espaces publics ou privs qui desservent des ERP, les quipements qui y sont installs (sauf exceptions), les parties non flottantes des ports de plaisance... En revanche, ne sont pas considrs comme des IOP tout ce qui relve d'amnagements en milieu naturel comme les sentiers de promenade, de randonne ou encore les plages...

    Circulaire interministrielle nDGUHC 2007-53 du 30 novembre 2007 relative l'accessibilit des tablissements recevant du public, des installations ouvertes au public et des btiments d'habitation

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  • PARTIE PRLIMINAIRELaccessibilit, un enjeu socital dactualit

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    IRE La loi n2005-102 du 11 fvrier 2005 pour lgalit des droits et des chances, la participation et la citoyennet des personnes handicapes, a pour ambition de rendre le cadre de vie accessible

    lensemble de la population. Elle pose ainsi un principe gnral daccessibilit universelle tout et pour tous, quel que soit le type de handicap. Lobjectif est alors de crer une dynamique et doprer progressivement une volution des mentalits dans notre socit.

    Laccessibilit reprsente donc un vritable enjeu social. En ratifiant en 2010 la Convention internationale des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapes, la France renforce sa dmarche et sengage prendre les mesures ncessaires pour garantir aux personnes en situation de handicap leur participation de faon autonome tous les aspects de la vie en socit.

    I. LE REGIME JURIDIQUE DE LACCESSIBILITE DES ERP

    La loi de 2005 instaure des objectifs et des chances prcises dans la mise en accessibilit de la socit assortis dun corpus juridique dterminant des sanctions administratives et pnales. Larticle 41 fixe un principe gnral daccessibilit du cadre bti dans un dlai de 10 ans compter de la publication de la loi. Les tablissements recevant du public (ERP) ainsi que les installations ouvertes au public (IOP) entrent dans son champ dapplication et sont donc pleinement concerns par ce dlai.

    A. LES OBLIGATIONS ISSUES DE LA LOI HANDICAP DE 2005

    Tous les ERP, doivent tre accessibles aux personnes en situation de handicap, quel que soit leur handicap, au 1er janvier 2015. Cependant, on opre une distinction entre les ERP neufs et les ERP existants. Les ERP neufs sont les tablissements dont la date de demande de permis de construire est postrieure au 1er janvier 2007. Ils sont soumis larrt de mise en accessibilit du 1er aout 2006. A dfaut, les tablissements sont considrs comme existants et sont alors soumis larrt de mise en accessibilit du 8 dcembre 2014. Lobligation de mise en accessibilit porte la fois sur lextrieur et lintrieur du btiment. Dans une dcision du 21 juillet 2009, le Conseil dEtat a supprim toute possibilit de drogation pour les ERP neufs dans la mesure o le lgislateur navait pas entendu permettre au pouvoir rglementaire douvrir des possibilits de drogations en ce qui concerne les constructions neuves .

    Article 2, loi n2005-102

    Toute personne handicape a droit la solidarit de lensemble de la collectivit nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, laccs aux droits fondamentaux reconnus tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyennet.LEtat est garant de lgalit de traitement des personnes handicapes sur lensemble du territoire et dfinit des objectifs pluriannuels dactions.

    ACCESSIBILITE DU CADRE BATI

    Rglementation relative la mise en accessibilit du cadre bti applicable en fonction du type dERP

    ERP EXISTANT

    ERP NEUF

    Arrt 8 dcembre 2014

    Arrt 1 aot 2006

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    IRE En revanche, pour les ERP existants, le prfet peut accorder des drogations : en cas dimpossibilit technique rsultant de lenvironnement du btiment et notamment des

    caractristiques du terrain, de la prsence de constructions existantes ou de contraintes lies au classement de la zone de construction ;

    pour des motifs lis la conservation du patrimoine architectural, en cas de cration dun ERP par changement de destination dans un btiment ou une partie de btiment inscrit au titre des monuments historiques

    si les travaux daccessibilit sont susceptibles davoir des consquences excessives sur lactivit de ltablissement

    Enfin, la loi confie la commission consultative dpartementale de scurit et daccessibilit, prside par le prfet, lexamen de tous les projets de construction, de modification et damnagement des ERP et toutes les demandes de drogation aux rgles daccessibilit.

    B. LES SANCTIONS ENCOURUES

    La loi de 2005 renforce les contrles relatifs cette obligation de mise en accessibilit. Larticle 41 prvoit lobligation pour les matres douvrage de remettre lautorit ayant dlivr le permis lissue des travaux, une attestation de conformit aux rgles daccessibilit.

    Cette attestation est tablie par un contrleur satisfaisant des critres de comptence et dindpendance. En cas de manquement cette obligation, le remboursement des subventions publiques accordes pour des travaux de mise en accessibilit peut tre exig. Ainsi, si la loi de 2005 a permis dimpulser une dynamique, un tat davancement mitig de la mise en accessibilit du cadre de vie a pu tre constat. Il a alors t dcid de ne pas remettre en cause lchance de 2015 mais dsormais daccompagner les maitres douvrage qui nauront pas achev la mise aux normes daccessibilit des quipements dont ils sont responsables.

    Article 45, Loi n2005-102

    "La chane du dplacement, qui comprend le cadre bti, la voirie, les amnagements des espaces publics, les systmes de transport et leur intermodalit, est organise pour permettre son accessibilit dans sa totalit aux personnes handicapes ou mobilit rduite.Dans un dlai de dix ans compter de la date de publication de la prsente loi, les services de transport collectif devront tre accessibles aux personnes handicapes et mobilit rduite."

    Rembour-sement

    des subventions

    publiques

    Amendes

    Fermeture de

    ltablissement

    Emprisonne-ment

    Sanctions encourues pour dfaut de mise en accessibilit de ltablissement recevant du public 14

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    IRE II. LE DISPOSITIF DEXCEPTION A LA MISE EN ACCESSIBILITE DES ERP

    Le dispositif lgislatif issu de la loi du 11 fvrier 2005 demeure. Le non-respect de lchance du 1er janvier 2015, sauf drogation valide, reste passible de sanctions pnales.

    A. LINSTAURATION DES AGENDAS DACCESSIBILITE PROGRAMMEE (AdAP)

    Sans abroger cette chance, lordonnance n 2014-1090 du 26 septembre 2014 (JO, 27 sept.) prvoit la cration des AdAP, qui permettent de prolonger, au-del de 2015, le dlai pour effectuer les travaux de mise en accessibilit des ERP. LAdAP est un document de programmation pluriannuelle qui prcise la nature des travaux et leur cot et engage le gestionnaire dtablissement qui le signe raliser les travaux de mise en accessibilit dans un dlai qui stend en principe, de 1 3 ans.

    B. LES OBLIGATIONS ISSUES DE LA NOUVELLE REGLEMENTATION

    Larticle L 111-7-6 du code de la construction et de lhabitation (CCH) instaure le principe dobligation de dpt dun ADAP ds lors que le propritaire ou lexploitant dun ERP existant ou dune IOP existante ne peut attester avoir rendu accessibles les locaux au 1er janvier 2015. Le projet dagenda daccessibilit programme doit alors tre dpos dans les 12 mois suivant la publication de lordonnance n2014-1090 du 26 septembre 2014, soit avant le 27 septembre 2015.

    Un suivi de lavancement des travaux et de leur achvement est mis en place. Il intervient sous forme de point de situation davancement des travaux lissue de la premire anne et la moiti de lagenda lorsque ce dernier stend sur plusieurs priodes (CCH, art D. 111-19-45). Une attestation rdige par un contrleur technique agr, un architecte ou le propritaire pour les ERP de 5e catgorie, doit justifier lachvement des travaux en constatant la conformit de lquipement aux rgles daccessibilit. Ce document est adress au prfet dans les deux mois qui suivent lachvement des travaux (CCH, art. D 111-19-46).

    Pour les gestionnaires et propritaires dERP qui ne sont pas encore accessibles, il ny a pas dalternative au dpt dun ADAP et cela mme si la date du 27 septembre 2015 est chue. A ce titre, des sanctions sont prvues telles que des amendes ou une rduction du dlai de la dure de lAdAP, quivalent au retard constat si ce dernier na pas de justification recevable.

    Schmatisation des consquences du dpt dun AdAP

    Poursuite des travaux

    daccessibilit aprs le

    1er janvier 2015

    Dispositifdexception

    Scurit juridique

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  • Pour plus dinformation sur les Adap et laccessibilit, notamment pour les gestionnaires et propritaires qui ne sont pas encore engags dans une dmarche dAdAP, vous pouvez consulter les sites : De la dlgation ministrielle laccessibilit : http://www.developpement-durable.gouv.fr/ Des agendas daccessibilit programms : http://accessibilite.gouv.fr/

    Principaux textes sur laccessibilit :

    Loi n2005-102 du 11 fvrier 2005 pour lgalit des droits et des chances, la participation et la citoyennet des personnes handicapes

    Arrt du 1er aot 2006 fixant les dispositions prises pour lapplication des articles R. 111-19 R. 111-19-3 et R. 111-19-6 du code de la construction et de lhabitation relatives laccessibilit aux personnes handicapes des tablissements recevant du public et des installations ouvertes au public lors de leur construction ou de leur cration

    Ordonnance n 2014-1090 du 26 septembre 2014 relative la mise en accessibilit des tablissements recevant du public, des transports publics, des btiments dhabitation et de la voirie pour les personnes handicapes

    Arrt du 8 dcembre 2014 fixant les dispositions prises pour lapplication des articles R. 111-19-7 R. 111-19-11 du code de la construction et de lhabitation et de larticle 14 du dcret n 2006-555 relatives laccessibilit aux personnes handicapes des tablissements recevant du public situs dans un cadre bti existant et des installations existantes ouvertes au public

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  • PARTIE 1PUBLICS ET DEFICIENCESComprendre le handicap pour amliorer laccessibilit

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    ES Le handicap moteur

    Le handicap moteur est la consquence dune atteinte de la motricit par perte de substance ou altration dune structure ou fonction anatomique et physiologique responsable du mouvement. Sont concerns, le systme nerveux central (cerveau et moelle pinire), le systme nerveux priphrique (nerfs priphriques), les liaisons neuromusculaires, les muscles, les os ou les articulations. Ces atteintes peuvent tre dorigine congnitale comme les troubles apparaissant pendant la grossesse ou acquises la suite dun traumatisme, dune maladie brutale ou chronique.

    Cette dficience motrice entrane une rduction de la motricit globale de la personne, se traduisant par une atteinte totale ou partielle de sa mobilit et notamment sa capacit se dplacer, maintenir une posture et agir. Elle peut parfois engendrer des altrations de la communication et de lexpression sans pour autant affecter les capacits intellectuelles.

    Caractristiques gnrales

    La personne ayant une dficience motrice est limite dans lexcution de certains mouvements, gestes ou activits. Ces limitations fonctionnelles peuvent tre lies une paralysie, des rtractions ou ablations musculaires, osseuses ou articulaires, ou encore un manque de force musculaire. Elles se traduisent galement par une lenteur dans la ralisation des mouvements et saccompagnent souvent dune absence de coordination, de tremblements ou dimprcisions des membres sollicits.

    Dans certaines hypothses, la personne en situation de handicap moteur pourra galement rencontrer des limitations cognitives se traduisant par des altrations de la communication et de lexpression. Ces troubles du langage et de la parole prennent la forme dune perturbation durable et significative de la structuration du langage parl, malgr labsence de handicap auditif ou intellectuel perturbant la communication orale.

    Certaines limitations des capacits sensorielles de la personne en situation de handicap moteur peuvent se manifester par des difficults de reprsentation de son corps dans lespace (notamment pour les personnes amputes) et de perception des carts de temprature, des pressions ou des sensations cutanes. De mme, les atteintes du systme nerveux et les dficits de contractions musculaires peuvent tre lorigine de problmes de rgulation de la temprature corporelle et de la pression artrielle. Ces limitations augmentent le risque de blessures (brlures, coupures) ou descarres (ncrose des tissus) et doivent faire lobjet dune attention particulire.

    Chaque handicap moteur implique donc diffrents niveaux de difficults physiques rencontres dont les consquences varient dune personne lautre. Quil soit permanent ou temporaire, un handicap moteur aura une incidence sur le mode daccs de la personne aux sites ainsi quaux activits nautiques.

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    ES Consquences sur la pratique

    Laccessibilit des activits nautiques aux personnes en situation de handicap moteur ncessite dtre vigilant sur certains points. Dabord, il est essentiel de sadresser directement aux personnes handicapes et de solliciter laccompagnateur seulement en cas de besoin.

    De plus, il est ncessaire de pouvoir informer le pratiquant des conditions daccessibilit des locaux et de prvoir, en consquence, un temps supplmentaire pour laccs au site de pratique ainsi quau droulement de lactivit. Dans la mme logique, il est important, dans la mesure du possible, de prserver lautonomie de la personne. Cest pourquoi sans imposer son aide, lencadrant peut indiquer au pratiquant quil est sa disposition.

    Enfin, rendre accessible lactivit aux personnes dficientes motrices, exige souvent dadapter la pratique aux handicaps rencontrs. Ainsi, lutilisation dembarcations ou de matriels adapts permettra la personne de pratiquer lactivit ou dfaut, davoir un rle dans la sance.

    Les chiffres cls

    Les dficiences motrices concernent environ

    2 300 000 personnes, soit 4 % de la population.

    Insee enqute sant, complmentaire de lenqute emploi 2007

    Conseils Pratiques

    Informer sur laccessibilit des sites et des lieux de pratique

    Etre lcoute Complter la communication verbale,

    parfois difficile, avec de lcrit Anticiper et adapter les pratiques

    sportives en fonction des capacits du sportif

    Etre innovant et se servir de matriel adapt (existant ou crer)

    Etre attentif aux ventuelles blessures

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  • Le handicap visuelLa dficience visuelle est la consquence dune diminution de la possibilit voir les ondes lumineuses de son environnement, pouvant aller jusqu la ccit. Dorigine diverse, latteinte du champ visuel ou de lacuit visuelle quelle engendre se caractrise par diffrentes limitations en fonction des structures touches.

    Caractristiques gnrales

    Le handicap visuel peut revtir diffrentes formes et caractristiques. Dune part, les dficits priphriques du champ visuel entrainent une perte de vision sur les cts. La personne a donc une vision dite tubulaire correspondant une vision centrale. La rtine centrale tant un analyseur dimages, la vision de prs peut tre normale mais la vision nocturne ou par temps couvert est faible. Le champ visuel tant rduit, les dplacements et la localisation des espaces peuvent se rvler difficiles et lorientation ainsi que la prise de repres ncessitent des efforts de recherche visuelle et de concentration importante.

    Dautre part, la vision priphrique se caractrise, quant elle, par la prsence de scotomes (tche plus ou moins opaque). Occupant la vision centrale, cette vision priphrique rend difficile, voire impossible, toute activit fine comme la lecture, la couture ou lcriture. En revanche, la personne ayant cette dficience est, en rgle gnrale, capable de sorienter et de se dplacer. Cependant lorsque plusieurs scotomes envahissent lensemble du champ visuel, la vision peut tre considrablement gne.

    En outre, lorsque la vision est totale mais floue, rsultant gnralement dune forte myopie ou de la cataracte, lacuit visuelle est diminue sur la totalit du champ de vision. Les contrastes et les reliefs sont peu perceptibles et les distances sont gnralement mal apprcies. Les couleurs sont attnues et les objets sont perus dans un flou uniforme.

    En cas de ccit, la personne en situation de handicap visuel est non voyante. La ccit peut tre due un handicap de naissance, rsulter dun accident ou survenir progressivement lors dune pathologie visuelle.

    Illustration dune vision centrale Illustration dune vision avec tches Illustration dune vision priphrique

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  • Consquences sur la pratique

    Pour rendre accessibles les activits nautiques aux personnes en situation de handicap visuel, plusieurs prcautions sont de rigueur. En effet, comme pour le handicap moteur, il est important de sadresser directement la personne non ou mal voyante et de se prsenter elle. Tout en respectant son autonomie, il peut lui tre propos de la guider pour faciliter ses dplacements. De plus, une description du site permet la personne de se familiariser et mieux apprhender lenvironnement de pratique en prenant ses repres.

    Avant lactivit, il est souvent ncessaire deffectuer une prise de contact sensorielle du matriel en faisant toucher les accastillages par la personne en situation de handicap. Cette tape contribue la prise de repre et la mise en confiance du pratiquant. De plus, en fonction de lactivit, la dtermination pralable de repres sonores peut tre un rel gage de communication et scurit au cours de la pratique. Il est galement important dexpliquer rigoureusement les exercices en donnant des repres de position et dorientation prcis. A ce titre, des situations pdagogiques plus longues sont conseilles. Enfin, au cours de la pratique, il est important de maintenir un change verbal avec le pratiquant.

    Conseils Pratiques

    Se prsenter la personne Prvenir de la prsence

    dobstacle sur le cheminement Assurer la reconnaissance de

    laire dvolution avant toute pratique pour permettre une prise de repres

    Impliquer le sportif non ou mal voyant dans la dynamique du groupe

    Solliciter les repres sensoriels selon la dficience rencontre ainsi que les capacits du sportif

    Entretenir un dialogue permanent et tablir un climat de calme et de confiance

    Maintenir un change verbal ou donner des repres sonores prcis (un guidage est souvent ncessaire en fonction des activits sportives pratiques)

    Prvenir les risques de traumatismes oculaires

    Les chiffres cls

    1,7 million de personnes souffrent dune dficience visuelle

    dont 61 000 personnes aveugles.

    Chiffres France, HID 2002

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  • Le handicap auditifLe handicap auditif est la consquence dune perte partielle ou totale de la capacit entendre et comprendre les sons de lenvironnement.

    Caractristiques gnrales

    Le handicap auditif se caractrise par diffrents types de surdit. Les surdits de transmission sont les surdits lies une atteinte de loreille externe (conduit bouch), ou une atteinte de loreille moyenne (otites, lsion des osselets...). Le dficit, gnralement modr, affecte surtout la perception des sons graves et peu intenses (difficult entendre les voix basses ou chuchotes). Les surdits de perception appeles galement neurosensorielles sont quant elles, dues au dysfonctionnement de loreille interne (cochle) et traduisent gnralement des lsions des cellules cilies ou du nerf auditif. Dans ce cas, le port dun appareil auditif savre tre le meilleur palliatif moins que la perte soit si grave quelle justifie la pose dun implant cochlaire. Dans la mme logique, il existe diffrents degrs de surdit qui impactent directement sur la perception des sons.

    Consquences sur la pratique

    Plusieurs prcautions sont prendre dans la mise en accessibilit des activits nautiques aux personnes en situation de handicap auditif.Ici, le handicap rsulte dune difficult de communication. Dans le cadre des activits nautiques, il sagit de permettre aux pratiquants de comprendre le droulement de lactivit

    et les consignes notamment de scurit.

    Lidal pour communiquer est donc dutiliser la Langue des Signes ou dfaut, la lecture labiale. Ainsi, il est conseill de parler face la personne, bien clair et en articulant sans exagrer. Au besoin, il peut tre ncessaire de rpter les messages, sans crier et dans un environnement calme voir insonoris. Lutilisation dautres moyens de communication tels que lcrit (tableaux, photos, dessins) ou les signes (mimes, gestes) permet galement de traduire lintention des mots ou de fixer au pralable des repres visuels pour le droulement de la pratique.

    Les diffrents degrs de surdit

    Entre 20 et 40 dB : Surdit lgre - Perte des bruits faibles Surdit moyenne Entre 40 et 70 dB : Seule la parole forte est perue - Ncessite un appareillage Entre 70 et 90 dB : Surdit svre Entre 90 et 120 dB : Surdit profonde Au-del de 120 dB : Surdit totale

    Les chiffres clsEn France en 2012, le nombre de malentendants est estim

    5 6 millions de personnes. Un tiers dentre eux a moins de 60 ans, un tiers a entre 60 et 75 ans et enfin un tiers a plus de 75 ans

    (Source UNSAF 2014)

    Conseils Pratiques

    Pour permettre la lecture labiale, parler face la personne, sans crier et articuler simplement

    Chercher des endroits calmes et bien clairs pour communiquer (viter la pnombre et le contre-jour)

    Eviter les situations bruyantes ou les bruits de fond pour les malentendants appareills

    Conserver sur soi un papier et un crayon Ne pas porter de lunettes de soleil

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  • Au cours de lactivit, il est essentiel davoir lesprit que la dficience auditive gnre souvent une fatigue importante lie une concentration accrue, ncessaire au pratiquant pour compenser son handicap. De plus, souvent inconscientes du bruit quelles gnrent, les personnes en situation de handicap auditif sont susceptibles dtre bruyantes et perdent plus facilement les repres habituels comme la localisation dans lespace. Il convient donc de crer un climat de confiance et de veiller la bonne intgration du pratiquant dans le groupe en vitant son isolement.

    Les moyens de communication

    La langue des signes franaise LSF

    La Langue des Signes est un langage visuel qui constitue le moyen de communication des personnes sourdes. Elle est une langue part entire au mme titre que les langues parles et est actuellement pratique par plusieurs centaines de milliers de personnes sourdes en France.

    Le langage parl complt LPC

    La langue franaise parle complte est un code gestuel qui permet de transmettre et recevoir au mieux la langue parle. Elle repose sur la lecture labiale, et permet de compenser les sons qui sont mal perus du fait de la surdit.

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  • Le handicap mental et psychiqueLe handicap mental est la consquence dune dficience intellectuelle. Il se traduit par des difficults plus ou moins importantes de rflexion, de conceptualisation, de communication et de prise de dcision. La dficience intellectuelle est incurable, mais les stimulations sensorielles quoffre la pratique sportive, contribuent gnralement une amlioration de ltat de la personne.

    Le handicap psychique est, quant lui, la consquence dune maladie mentale ou de troubles du dveloppement mental. La personne souffre de dsquilibres dorigines diverses qui entachent son mode de comportement dune faon momentane ou durable et ingalement grave. Il naffecte donc pas directement les capacits intellectuelles mais plutt leur mise en uvre. Ces troubles sont susceptibles dtre guris ou rduits laide dune thrapie adapte.

    Ces types de handicaps sont souvent facteurs de troubles du comportement. Ces derniers constituent les manifestations symptomatiques de difficults psychologiques importantes. Celles-ci sont lexpression dune souffrance psychique qui se traduit par des comportements ou des conduites qui perturbent la socialisation de la personne et ncessitent gnralement le recours un accompagnement personnalis dont la pratique sportive peut tre lobjet.

    Caractristiques gnrales

    Quel que soit la dficience ou le trouble, lexpression du handicap sera diffrente selon la personne. Cependant, plusieurs caractristiques communes sont relever dans ces diffrents types de handicap. En effet, ces publics ont souvent des difficults se situer dans lespace et le temps et ont un faible contrle de leur affectivit. Du fait de leurs motions excessives et non contrles, elles peuvent prsenter une humeur instable, des difficults relationnelles et des difficults dapprentissage.

    Les chiffres cls

    Environ 700 000 personnes souffrent de handicaps intellectuels (difficults de lapprentissage, du langage, ou retards mentaux)

    Source INSEE, le handicap se conjugue au pluriel, Pierre Mormiche, Insee, Insee Premire n742, octobre 2000

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  • Consquences sur la pratique

    La pratique des activits nautiques pour les personnes en situation de handicap mental et psychique ne ncessite pas ou trs peu de matriel spcifique. En effet, souvent peu coteux ces matriels sont faciles concevoir et installer avec un peu dimagination (mise en place de codes couleur ou de pictogrammes...).

    Le point cl au cours de lactivit rside alors dans laccompagne-ment dlivr la personne, qui doit tre adapt ses besoins. La simplification des consignes et la dispense dune aide la com-prhension et au reprage facilitent son apprentissage. Ainsi, les consignes doivent tre dlivres de manire simple et brve, en employant un vocabulaire adapt et commun. Elles peuvent galement tre matrialises et illustres par un geste ou une dmonstration.

    De plus, il est essentiel dviter les situations de stress et de favoriser les ambiances scurisantes. Pour ce faire, il est conseill de bien observer le pratiquant, de rester calme face ses comportements et dviter les ractions dinquitudes. Il est donc souvent important de faire comprendre la personne lintrt des normes sociales et de proposer des situations socialisantes avec tact et diplomatie.

    Conseils Pratiques

    Prendre en compte les besoins spcifiques de la personne en fonction de sa personnalit et ses envies

    Accompagner la personne, la stimuler et la soutenir tout en prservant sa libert de choix et daction

    Elaborer des aides la comprhension et au reprage (pictogramme, schmas trs simples, signaltique adapte, codes couleur)

    Pratiquer dans un environnement scuris et scurisant

    Donner des consignes simples laide dun vocabulaire adapt

    Favoriser un schma pdagogique fond sur linteraction

    Prioriser la notion de plaisir de la pratique et donner un sens lactivit

    Valoriser tout type de russite

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    Ple Ressources National Sport et Handicaps

  • PARTIE 2LACCESSIBILIT DES BASES NAUTIQUESPrconisations et bonnes pratiques

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  • Se dplacer sur les sols meubles, glissants ou ingaux, franchir des obstacles, des dnivels, des passages troits

    Se dplacer sur de longues distances

    Accder linformation (signalisation sonore, annonces...)

    Se reprer et sorienter dans les endroits inconnus

    Accder linformation pour se reprer et sorienter

    Dtecter des obstacles lors du dplacement

    Se reprer et sorienter dans le temps et dans lespace

    Accder linformation et la comprendre

    Fiche 1 : La continuit de la chane de dplacement

    La chane de dplacement comprend lespace public, le cadre bti, les transports, les systmes dinformation et de communication ainsi que laccueil des tablissements recevant du public. Cette chane doit tre cohrente, sans obstacle ni discontinuit et organise pour garantir son accessibilit dans sa totalit, aux personnes handicapes ou mobilit rduite. Il est donc ncessaire que lusager soit plac au centre de la dmarche de conception et dexploitation des espaces, pour rpondre ses besoins de dplacement et dutilisation.

    1 | CHANE DE DPLACEMENT, LES POINTS DE VIGILANCE

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    E 1 A. L'accs la base nautique

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    3 | PRECONISATIONSFaciliter l'accs la base nautique

    Communiquer les informations ncessaires aux personnes en situation de handicap pour accder la base nautique

    Il est recommand aux gestionnaires de la base nautique, de faciliter laccs au site. Pour ce faire, une premire tape rside dans la prise dinformations relatives aux divers transports en commun permettant de sy rendre. Ces derniers sont-ils accessibles ? Sont-ils rguliers ? Les arrts de bus ou de trams sont-ils loigns de lentre de lquipement ?Dans lhypothse o la ville a entrepris une dmarche de mise en accessibilit des transports en commun, la base nautique peut rfrencer les diffrents transports accessibles ainsi que leurs horaires et communiquer ces informations sur son site internet ou sur un support promotionnel.

    Crer un dispositif de transport accessible

    A dfaut, un dispositif de transport adapt la demande peut tre cr, en partenariat avec dautres acteurs privs ou publics, afin de garantir laccs la base nautique des personnes handicapes qui ne disposent pas de lautonomie suffisante pour sy rendre seule.Coordonner la mise en accessibilit des composantes de la chane de dplacement.

    Coordonner la mise en accessibilit des composantes de la chane de dplacement

    Prendre contact avec les pouvoirs publics

    Afin de garantir un accs scuris la base nautique, les propritaires ou gestionnaires peuvent constater le niveau daccessibilit de la voirie, dans le primtre du site (circulations pitonnes, aires de stationnement sur le territoire de la commune) et effectuer une demande dintervention auprs de la collectivit si besoin.

    Schmatisation de laccessibilit de la chane de dplacement

    DOMICILE TRANSPORTS BASE NAUTIQUE

    Les attentesLa personne en situation de handicap doit tre en mesure deffectuer ses dplacements dans la plus grande autonomie possible, sans que sa mobilit soit entrave. En pratique, elle doit pouvoir se dplacer en autonomie jusqu la base nautique, en utilisant la voirie et les transports en commun, en sorientant et en reprant litinraire qui conduit en toute scurit jusqu la base. Ainsi, pour chaque gestionnaire ou propritaire de site nautique, il est ncessaire de prendre en compte et doptimiser la gestion des interfaces entre tous les lments de la chane de dplacement.

    2 | RGLEMENTATION

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  • Accueillir les chiens guides

    La libert daccs, total et gratuit, des chiens guides ou daccompagnement des personnes handicapes aux ERP a rcemment t tendue. En effet, cette libert daccs tait juridiquement limite aux chiens appartenant aux seules personnes handicapes dont le taux dincapacit tait suprieur 80 %. Lordonnance n2014-1090 du 26 septembre 2014 a corrig cette disposition en modifiant larticle 88 de la loi n87-588 portant diverses mesures dordre social.

    Dsormais les chiens guide appartenant aux personnes en situation de handicap titulaires de la carte de priorit (taux dincapacit compris entre 50 et 79 %) et les chiens en formation, peuvent accder tous les ERP et services de transport. Ce droit ne comporte aucune exception et le fait dinterdire laccs un chien guide ou dassistance est sanctionn par une contravention de 3me catgorie.

    Un pictogramme pour faciliter laccs des chiens guides daveugles ou dassistance tous les tablissements recevant du public a rcemment t cr et peut donc tre appos lentre de la base nautique dans lhypothse o cette dernire naccepterait pas les chiens.

    De plus, afin de garantir un accueil effectif des chiens guides, ltablissement peut prvoir des box daccueil permettant lanimal dattendre son matre dans de bonnes conditions. Il est recommand que le chien guide soit accueilli dans un local scuris, au calme et sous la surveillance du personnel de la base nautique. Nanmoins, si le local prsente des conditions de scurit suffisantes, il nest pas ncessaire quune personne soit prsente en permanence pour le surveiller.

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    Illustration dun chien guide

    Installer une signaltique directionnelle et informationnelle

    Lamnagement dune signaltique plurielle est indispensable lorientation et aux dplacements en autonomie, des personnes handicapes. Ds lors, les informations visuelles, auditives et sensorielles, ncessaires au reprage du site doivent concrtiser le trajet raliser pour accder ltablissement, notamment depuis les arrts de bus situs proximit.

    Le traitement des abords et des liaisons entre la voirie et la base nautique ne doit donc pas tre nglig, notamment pour les personnes aveugles ou malvoyantes. Les personnes dficientes mentales ou psychiques sont, quant elles, la recherche dinformations associant le texte des images simples.

    Lidentification du btiment est galement un moyen dassurer un repre visuel immdiatement comprhensible. Un signifiant visuel inscrit en gros caractres contrasts sur la faade de ltablissement garantit la bonne information de tous. De plus, faciliter le reprage de lentre principale du btiment, assure aux personnes mobilit rduite ou en fauteuil roulant une meilleure reprsentation de leur parcours. Elle vite les erreurs ditinraires et les prserve de la fatigue.

    Pictogramme pour faciliter laccs des chiens guides daveugles ou dassistance tous les tablissements recevant du public

    Exemple de signifiant visuel sur la faade dune base nautique

    inscrit en gros caractres mais avec un contraste insuffisant

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    Reprer la place de stationnement rserve

    Quitter lemplacement, en toute scurit, une fois le vhicule gar

    Accder un cheminement accessible depuis la place de stationnement, proximit de lentre

    Signaler sa prsence en cas de contrle daccs

    Accder linformation pour se reprer et sorienter

    Signaler sa prsence en cas de contrle daccs

    Accder linformation pour se reprer et sorienter

    Se reprer et sorienter dans lespace

    Fiche 2 : Le stationnement

    Le vhicule reprsente le moyen de transport qui garantit lautonomie sociale des personnes. Ainsi, pour simplifier leur accs la base nautique, les personnes en situation de handicap doivent disposer de places de stationnement adaptes. Elles sont soumises des dispositions techniques dfinissant leur nombre et leurs caractristiques.

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    Arrt du 1 aot 2006 / ERP neufsArticle 3 Dispositions relatives au stationnement automobile

    Dispositions relatives au stationnement automobile.

    I.- Tout parc de stationnement automobile intrieur ou extrieur lusage du public et dpendant dun tablissement recevant du public ou dune installation ouverte au public doitcomporter une ou plusieurs places de stationnement adaptes pour les personnes handicapeset rserves leur usage. Les caractristiques de ces places sont dfinies au II du prsentarticle.

    Ces places adaptes sont localises proximit de lentre, du hall daccueil ou de lascenseuret relies ceux-ci par un cheminement accessible tel que dfini selon les cas larticle 2 ou larticle 6.Les emplacements adapts et rservs sont signals.

    II.- Les places des parcs de stationnement automobile adaptes pour les personneshandicapes doivent rpondre aux dispositions suivantes :

    1 Nombre :Les places adaptes destines lusage du public doivent reprsenter au minimum 2 % dunombre total de places prvues pour le public. Le nombre minimal de places adaptes estarrondi lunit suprieure. Au-del de 500 places, le nombre de places adaptes, qui nesaurait tre infrieur 10, est fix par arrt municipal.

    Arrt du 8 dcembre 2014 / ERP existantsArticle 3 Dispositions relatives au stationnement automobile

    Dispositions relatives au stationnement automobile.

    Le prsent article sapplique tout parc de stationnement automobile intrieur ou extrieur lusage du public et dpendant dun tablissement recevant du public ou dune installation ouverte au public ainsi quaux parcs de stationnement en ouvrage, enterrs ou ariens.

    I.- Usages attendus :Tout parc de stationnement vis par le prsent article comporte une ou plusieurs places destationnement adaptes pour les personnes handicapes et rserves leur usage. Une place de stationnement adapte est aisment reprable par tous partir de lentre du parcde stationnement, est positionne, dimensionne et quipe de faon permettre aux personnestitulaires de la carte de stationnement pour personnes handicapes prvue larticle L. 241-3-2du code de laction sociale et des familles, et en particulier une personne en fauteuil roulant ou son accompagnateur, de stationner son vhicule au plus proche dun cheminement accessibleconduisant une entre ou dune sortie accessible de ltablissement. Les places adaptes, quelle que soit leur configuration, notamment lorsquelles sont ralisesdans un volume ferm, sont telles quun usager en fauteuil roulant peut quitter lemplacement unefois le vhicule gar. Les caractristiques de ces places sont dfinies au II du prsent article.

    2 | REGLEMENTATION

    Les attentesLa base nautique doit comporter une ou plusieurs places de stationnement rserves aux personnes handicapes. Ces dernires doivent tre aisment reprables par tous partir de lentre du parc de stationnement. Elles doivent tre positionnes, dimensionnes et quipes de faon permettre aux personnes titulaires de la carte de stationnement pour personnes handicapes (prvue larticle L. 241-3-2 du code de laction sociale et des familles) de stationner leur vhicule au plus prs dun cheminement accessible, conduisant lentre du site. Elles doivent galement pouvoir quitter lemplacement en toute scurit une fois le vhicule gar et accder facilement lentre de ltablissement. Les gestionnaires ou propritaires de bases nautiques peuvent donc prendre certaines dispositions pour faciliter laccessibilit des places de stationnement.

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    2 Reprage :Chaque place adapte destine au public doit tre repre par un marquage au sol ainsiquune signalisation verticale.

    3 Caractristiques dimensionnelles :Une place de stationnement adapte doit correspondre un espace horizontal au dvers prs,infrieur ou gal 2 %.La largeur minimale des places adaptes doit tre de 3,30 m.

    4 Atteinte et usage :Sil existe un contrle daccs ou de sortie du parc de stationnement, le systme doit permettre des personnes sourdes ou malentendantes ou des personnes muettes de signaler leurprsence au personnel et dtre informes de la prise en compte de leur appel. En particulier eten labsence dune vision directe de ces accs ou sorties par le personnel : tout signal li au fonctionnement du dispositif daccs doit tre sonore

    et visuel ; les appareils dinterphonie sont munis dun systme permettant au

    personnel deltablissement de visualiser le conducteur.

    Quelle soit lextrieur ou lintrieur du btiment, une place de stationnement adapte doit se raccorder sans ressaut de plus de 2 cm au cheminement daccs lentre du btiment ou lascenseur. Sur une longueur dau moins 1,40 m partir de la place de stationnement adapte, ce cheminement doit tre horizontal au dvers prs.

    Les places adaptes, quelle que soit leur configuration et notamment lorsquelles sont ralises dans un volume ferm, sont telles quun usager en fauteuil roulant peut quitter lemplacement une fois le vhicule gar.

    II.- Caractristiques minimales :Les places adaptes pour les personnes handicapes dans des parcs de stationnementautomobile rpondent aux dispositions suivantes :

    1 Situation :Les places de stationnement adaptes nouvellement cres sont localises proximit duneentre, de la sortie accessible, du hall daccueil ou de lascenseur et relies ceux-ci par uncheminement accessible tel que dfini selon les cas larticle 2 ou larticle 6 du prsent arrt.La borne de paiement est situe dans un espace accessible. Dans les parcs de stationnement en ouvrage enterrs ou ariens, les places de stationnementadaptes et rserves aux personnes handicapes peuvent tre concentres sur les deuxniveaux les plus proches de la surface.

    2 Reprage :Dans le respect des prescriptions dfinies lannexe 3 concernant linformation et la signalisation,les emplacements adapts et rservs sont signals. Chaque place adapte destine au public est repre par un marquage au sol ainsi quunesignalisation verticale.

    3 Nombre :Les places adaptes destines lusage du public prsentent au minimum 2 % du nombre total de places prvues pour le public. Le nombre minimal de places adaptes est arrondi lunit suprieure. Au-del de 500 places, le nombre de places adaptes, qui ne saurait tre infrieur 10, est fix par arrt municipal.

    4 Caractristiques dimensionnelles :Une place de stationnement adapte correspond un espace horizontal au dvers prs, infrieur ou gal 3 %. La largeur minimale des places adaptes nouvellement cres est de 3,30 m et leur longueur minimale est de 5 m. Pour les places situes en pi ou en bataille, lorsque des travaux sont raliss ou lorsque de nouvelles places sont cres, une surlongueur de 1,20 m est matrialise sur la voie de circulation des parcs de stationnement par une peinture ou une signalisation adapte au sol afin de signaler la possibilit pour une personne en fauteuil roulant de sortir par larrire de son vhicule.

    Quelle soit lextrieur ou lintrieur du btiment, une place de stationnement adapte se raccorde sans ressaut de plus de 2 cm au cheminement daccs lentre du btiment ou lascenseur.

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    5 Atteinte et usage :Sil existe un contrle daccs ou de sortie du parc de stationnement, le systme permet des personnes sourdes ou malentendantes ou des personnes muettes de signaler leur prsence au personnel et dtre informes de la prise en compte de leur appel. En particulier et en labsence dune vision directe de ces accs ou sorties par le personnel : tout signal li au fonctionnement du dispositif daccs est sonore et

    visuel ; les appareils dinterphonie sont munis dun systme permettant au

    personnel de ltablissement de visualiser le conducteur.

    Lors de leur installation et de leur renouvellement, les appareils dinterphonie comportent : une boucle dinduction magntique respectant les dispositions dcrites

    en annexe 9. Les spcifications de la norme NF EN 60118-4:2007 sont rputes satisfaire ces exigences

    un retour visuel des informations principales fournies oralement.

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    3 | PRECONISATIONS

    Faciliter le reprage des places de stationnement rserves

    Installer une signaltique de guidage

    Les bases nautiques sont souvent situes sur de grands espaces naturels et peuvent disposer de plusieurs parcs de stationnement. Lorsque diffrents parcs de stationnement permettent daccder la base nautique, il est recommand de rserver des places destination des personnes en situation de handicap proximit de chaque entre.

    Ds lors, linstallation dune signaltique de guidage vers ces places de stationnement rserves contribue faciliter leur reprage. Elle prend gnralement la forme de panneaux directionnels reprsentant un pictogramme. La position et lorientation des panneaux doivent alors tre visibles par les conducteurs des vhicules ds leur entre sur le site.

    Localiser efficacement les places adaptes

    Si la double signalisation des places adaptes au sol et en hauteur est obligatoire, le matre douvrage est libre de choisir la faon de signaler la place de stationnement, condition que son marquage soit visible et comprhensible de loin. Il est cependant conseill, par souci de cohrence, de reproduire les rgles dfinies pour le stationnement sur la voirie, avec notamment un marquage au sol blanc et le symbole international du handicap sur la ligne de marquage ou lextrieur. De plus, pour favoriser leur reprage, les places de stationnement adaptes peuvent tre peintes, sur toute leur superficie, dune couleur bleue.

    Scuriser laccs des personnes en situation de handicap lentre du site

    Effectuer une demande damnagement dun espace de stationnement adapt

    Si la base nautique ne dispose pas dun parc de stationnement, larticle L 2213-2 du code gnral des collectivits territoriales dsigne le maire comme comptent pour rserver un espace de stationnement, sur toute ltendue des voies de circulation publique de sa commune. Une demande peut par consquent lui tre adresse pour bnficier, si ncessaire, dun stationnement adapt devant le site.

    Garantir la scurit des usagers lors de leur sortie du vhicule

    Les dimensions couramment retenues pour une place de stationnement ordinaire sont de 2,50 m x 5 m. Les places adaptes doivent offrir une largeur supplmentaire de 0,80m pour atteindre au total une dimension minimale de 3,30 m impose par le cadre rglementaire. Cependant, compte tenu de la diversit des handicaps rencontrs, il est recommand que les places de stationnement adaptes aient une longueur de 6,50 m (longueur standard

    Exemple dune place de stationnement accessible

    Exemple de signaltique de guidage vers des places de stationnement adaptes

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    Exemple d'un espace de stationnement encombr

    Spcificit des plages

    La frquentation des plages en priode estivale est abondante. Il convient de dpasser le minimum rglementaire et de crer davantage de places de stationnement rserves. Ces dernires doivent tre situes proximit dun cheminement permettant aux usagers de rejoindre le bord de la plage en toute scurit.

    + 1,50 m de dgagement). Lespace de dgagement ainsi amnag permet aux personnes handicapes dinstaller une rampe amovible pour sortir du vhicule par larrire ou accder au coffre, en toute scurit, sans empiter sur la voie de circulation.

    Anticiper les besoins en fonction des pratiques proposes par la base nautique

    Lorsque la base nautique est en mesure daccueillir des groupes de personnes handicapes, dans le cadre de stages de perfectionnement ou simplement pour une pratique en loisirs, elle peut augmenter son nombre de places adaptes. De plus, dans lhypothse o le dplacement de ces groupes seffectue avec un minibus adapt, il est recommand de rserver une place de stationnement proximit immdiate de lentre du btiment, de dimension suprieure ce que prvoient les dispositions rglementaires.

    Eviter les obstacles et encombrements sur les espaces de stationnement

    Une fois descendues du vhicule, les personnes en fauteuil roulant doivent pouvoir accder, sans contrainte, au cheminement leur permettant de rejoindre le btiment. Si la difficult provient frquemment des ressauts (carts de niveau) prsents entre la place de stationnement et le cheminement, la prsence dobstacles sur ce dernier est galement source de difficults. Or, les activits nautiques ncessitent souvent le transport dembarcations qui seffectue gnralement laide dune remorque. Ds lors, un accs direct pour ces vhicules la cale de mise leau est envisager, afin dviter les encombrements du parking ou les obstacles sur le cheminement limitant laccessibilit du site. De plus, lamnagement dune aire de retournement facilite la circulation et rduit le risque daccident.

    37

  • FICHE 3 : LACCUEIL

    Laccueil est une fonction essentielle dans un tablissement recevant du public. Il reprsente le premier contact avec la structure et concentre les demandes des usagers. En tant que point de renseignement, la qualit de lcoute et des rponses qui y sont dlivres sont dterminantes dans le traitement des difficults rencontres par les personnes en situation de handicap sur le site. Ainsi, au-del de laccessibilit purement physique de lespace daccueil, cest lorganisation complte et le fonctionnement de ce service quil convient de rendre efficace pour une utilisation optimale par lensemble des utilisateurs.

    1 | ACCUEIL, LES POINTS DE VIGILANCE

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    Reprer, atteindre lespace daccueil Communiquer visuellement avec le

    personnel Utiliser lespace daccueil

    Reprer lespace daccueil Bnficier dune ambiance

    visuelle et sonore adapte Accder linformation Communiquer

    Reprer lespace daccueil Bnficier dune ambiance

    visuelle et sonore adapte Accder linformation

    Se reprer et sorienter dans le temps et dans lespace

    Entrer en relation avec autrui, Accder linformation et la

    comprendre

    B. L'accessibilit des locaux

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  • PA

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    I. - Tout amnagement, quipement ou mobilier situ au point daccueil du public et ncessaire pour accder aux espaces ouverts au public, pour les utiliser ou pour les comprendre, doit pouvoir tre repr, atteint et utilis par une personne handicape. Lorsquil y a plusieurs points daccueil proximit lun de lautre, lun au moins dentre eux doit tre rendu accessible dans les mmes conditions daccs et dutilisation que celles offertes aux personnes valides, tre prioritairement ouvert et tre signal de manire adapte ds lentre. En particulier, toute information strictement sonore ncessaire lutilisation normale du point daccueil doit faire lobjet dune transmission par des moyens adapts ou tre double par une information visuelle. Les espaces ou quipements destins la communication doivent faire lobjet dune qualit dclairage renforce.

    II. - Pour lapplication du I du prsent article, les amnagements et quipements accessibles destins laccueil du public doivent rpondre aux dispositions suivantes : Les banques daccueil doivent tre utilisables par une personne en position debout comme en position assis et permettre la communication visuelle entre les usagers et le personnel. Lorsque des usages tels que lire, crire, utiliser un clavier sont requis, une partie au moins de lquipement doit prsenter les caractristiques suivantes : une hauteur maximale de 0,80 m ; un vide en partie infrieure dau moins 0,30 m de profondeur, 0,60

    m de largeur et 0,70 m de hauteur permettant le passage des pieds

    I. - Usages attendus : Tout amnagement, quipement ou mobilier situ au point daccueil du public et ncessaire pour accder aux espaces ouverts au public, pour les utiliser et pour les comprendre, doit pouvoir tre repr, atteint et utilis par une personne handicape. Lorsquil y a plusieurs points daccueil proximit lun de lautre, lun au moins dentre eux est rendu accessible dans les mmes conditions daccs et dutilisation que celles offertes aux personnes valides, est prioritairement ouvert et est signal de manire adapte ds lentre. En particulier, le dispositif daccueil bnficie dune ambiance visuelle et sonore adapte. Ainsi, toute information strictement sonore ncessaire lutilisation normale du point daccueil fait lobjet dune transmission par des moyens adapts ou est double par une information visuelle. Les espaces ou quipements destins la communication font lobjet dune qualit dclairage renforce.

    II. - Caractristiques minimales : Pour lapplication du I du prsent article, les amnagements et quipements accessibles destins laccueil du public rpondent aux dispositions suivantes : Les banques daccueil sont utilisables par une personne en position debout comme en position assis et permettent la communication visuelle de face, en vitant leffet dblouissement ou de contre-jour d lclairage naturel ou artificiel, entre les usagers et le personnel. Lorsque des usages tels que lire, crire ou utiliser un clavier sont requis, une partie au moins de lquipement prsente les caractristiques suivantes :

    Arrt du 1 aot 2006 / ERP neufsArticle 5 Dispositions relatives laccueil du public

    Arrt du 8 dcembre 2014 / ERP existantsArticle 5 Dispositions relatives laccueil du public

    2 | REGLEMENTATION

    Les attentes

    Laccueil revt une importance essentielle dans la rception, lorientation et le renseignement des usagers. Facilement reprable, toute personne handicape doit pouvoir accder une information de qualit, adapte son handicap, que ce soit par la rception dindications sonores ou visuelles ou au moyen dun change direct avec le personnel de ltablissement.

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    E 3 et des genoux dune personne en fauteuil roulant. Lorsque laccueil est sonoris, il doit tre quip dun systme de transmission

    du signal acoustique par induction magntique, signal par un pictogramme. Les postes daccueil doivent comporter un dispositif dclairage rpondant aux exigences dfinies larticle 14.

    une hauteur maximale de 0,80 m ; un vide en partie infrieure dau moins 0,30 m de profondeur, 0,60

    m de largeur et 0,70 m de hauteur permettant le passage des pieds et des genoux dune personne en fauteuil roulant.

    La disposition relative au vide en partie infrieure ne sapplique pas ds lors quun des points daccueil est situ un tage ou niveau non desservi par un ascenseur ou un lvateur. Lorsque laccueil est sonoris et en cas de renouvellement ou lors de linstallation dun tel systme, celui-ci est quip dun systme de transmission du signal acoustique par induction magntique, respectant les dispositions dcrites en annexe 9. Les spcifications de la norme NF EN 60118-4:2007 sont rputes satisfaire ces exigences. Ce systme est signal par un pictogramme. Les accueils des tablissements recevant du public remplissant une mission de service public ainsi que des tablissements recevant du public de 1re et 2e catgories sont quips obligatoirement dune telle boucle dinduction magntique. Les postes daccueil comportent un dispositif dclairage rpondant aux exigences dfinies larticle 14.

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    E 3 3 | PRECONISATIONS

    Reprer et Comprendre les espaces

    Faciliter lentre dans la structure

    Lentre dans la structure pose souvent des problmes lis louverture des portes. Ainsi, linstallation dun systme douverture automatique avec dtecteur de prsence facilite les dplacements et laccs lespace daccueil. Lorsque les portes sont vitres, il est recommand quelles soient reprables par les personnes malvoyantes grce linstallation dlments visuels contrasts ou de marquages de 5 cm de hauteur et positionns 1,10 m et 1,60m du sol.

    Visualiser les espaces

    Tous les amnagements, quipements et mobiliers doivent tre facilement reprables. Pour ce faire, un travail sur la lumire, la couleur ou les matriaux peut tre ralis. Le contraste est llment principal et permet aux usagers didentifier les espaces ainsi que les services proposs par la seule information visuelle et de les utiliser.

    Etre inform de la prsence dun usager

    Si le fonctionnement de ltablissement ne garantit pas la prsence permanente dune personne laccueil, il est recommand quun bouton dappel contrast et en relief soit install sur la banque daccueil afin de permettre aux usagers de signaler leur prsence au personnel. Laccueil peut galement tre quip dun dtecteur de prsence.

    Accder linformation et communiquer

    Garantir une qualit dclairage suffisante de lespace daccueil.

    Une qualit dclairage suffisante est ncessaire pour permettre aux personnes malvoyantes daccder linformation. Cest pourquoi, lclairage doit tre renforc dans les espaces ou quipements destins la communication. De plus, garantir une qualit dclairage suffisante facilite la lecture sur les lvres pour les personnes dficientes auditives. Il est nanmoins recommand dtre attentif aux phnomnes dblouissement et de reflets et de les supprimer ds que possible ou dfaut de les attnuer.

    Equiper la banque daccueil dune boucle magntique

    Lunivers sonore des malentendants est gnralement parasit par une multiplicit de bruits environnants qui compliquent leur perception des informations. Les aides techniques sonores spcifiques et notamment le systme induction magntique permettent la transmission dun son pur, sans bruits parasites et facilitent ce titre, la communication avec lusager. Ainsi, il est prconis dquiper la banque daccueil dun systme de transmission du signal acoustique par induction magntique y compris lorsque laccueil nest pas sonoris et de le signaler aux utilisateurs par un pictogramme dispos sur la banque daccueil.

    Le personnel daccueil doit galement tre form son utilisation pour en garantir un usage effectif.

    Illustration dune banque daccueil surbaisse

    Illustration dun pictogramme indiquant la prsence dune

    boucle magntique

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    E 3 Initier le personnel daccueil la langue des signesPour les personnes atteintes de surdit, le premier moyen de communication et de conceptualisation reste la langue

    des signes. Cest pourquoi, la personne en situation de handicap auditif est plus rceptive une communication visuelle et gestuelle qu un crit. A ce titre, la mise disposition, au personnel daccueil, de livrets dinitiation la langue des signes, traduisant les termes les plus utiliss dans laccueil des usagers, peut tre un moyen de faciliter la communication et les interactions avec ce public. Des formations aux langages des signes (LSF) dispenses par des associations spcialises peuvent galement tre suivies pour favoriser laccueil des personnes sourdes et malentendantes.

    Renforcer la qualit dusage de la banque daccueil

    Afin de garantir la communication visuelle entre les personnes en fauteuil roulant et le personnel daccueil, une partie de la banque daccueil doit tre surbaisse une hauteur maximum de 0,80 m. Elle doit galement disposer dun vide en partie infrieur dau moins 0,30 m de profondeur, 0,60 m de largeur et 0,70 m de hauteur pour permettre le passage des pieds et des genoux des personnes se dplaant en fauteuil roulant. Ces dimensions imposes par la rglementation peuvent utilement tre portes des mesures suprieures afin de favoriser la qualit dusage des personnes se dplaant en fauteuil lectrique.

    Prvoir une diversit de moyens de communication pour garantir laccs linformation de tous

    La dlivrance de messages sous diffrentes formes (visuelle, auditive, tactile, verbale ou encore technologique) permet aux personnes en situation de handicap daccder plus facilement linformation. Elle contribue ainsi favoriser les changes et stimuler lattention des personnes handicapes mentales, cognitives ou psychiques.

    Des journes de sensibilisation et de formation peuvent galement tre organises avec les associations reprsentatives des personnes handicapes mentales (UNAPEI, FFSA...).

    De plus, il est recommand quun moyen de communication crit tel quun carnet et un crayon soit mis disposition des usagers ayant des difficults communiquer oralement.

    Pour les personnes malvoyantes ou aveugles, il est intressant de proposer des plans tactiles en relief reprsentant les diffrents espaces du site associs aux activits proposes, leur permettant de se reprer et de se familiariser avec les lieux.

    Illustration dun livret dinitiation la langue des

    signes

    Illustration dun plan dorientation sensoriel avec lgende en braille

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    E 3 Mettre en place un accompagnement humain efficace Sensibiliser et former le personnel daccueil

    Laccessibilit rside galement dans la capacit des tablissements accueillir de faon effective les personnes en situation de handicap. Lensemble des dispositifs favorisant laccessibilit des personnes handicapes ne dispense donc pas la structure de mettre en place un accompagnement humain efficace. Dautant plus que dans les tablissements recevant du public dont la capacit daccueil est suprieure deux cent personnes, lemployeur a lobligation de mettre en oeuvre une formation laccueil et laccompagnement des personnes handicapes, destination des professionnels en contact avec les usagers.

    Ds lors, lorganisation de sances de sensibilisation ou de formation pour le personnel daccueil, permet de rpondre plus facilement aux besoins et aux attentes des personnes handicapes et garantit un accueil scuris de tous les publics, dans une ambiance bienveillante et rassurante. Une partie thorique associe une partie pratique contribuent galement familiariser le personnel la diversit des handicaps.De plus, la participation dassociation de personnes handicapes peut galement tre envisage pour participer ces sensibilisations et renforcer leur impact. Elles peuvent ainsi tmoigner, changer et rpondre aux interrogations des membres du personnel.

    Enfin, la mise en situation du personnel sur le site est aussi pertinente afin didentifier les limites de laccessibilit de la base nautique et de sensibiliser les agents aux obstacles quotidiens rencontrs par les personnes handicapes. Les attentes de ces derniers seraient ainsi mieux perues et gres en pratique par le personnel daccueil.

    Communiquer en interne les diffrents guides de sensibilisation laccueil des personnes en situation de handicap

    La communication en interne de documents de sensibilisation pour laccueil des personnes handicapes dans les tablissements recevant du public peut tre une solution pour diffuser les bonnes pratiques au personnel et connaitre les bons comportements adopter.

    Dsigner un rfrent accessibilit dans la structure

    Un rfrent accessibilit peut tre dsign par la structure afin dtre linterlocuteur privilgi sur les problmatiques affrentes au sport et handicaps. Ainsi, ses missions et comptences peuvent sexprimer trois niveaux diffrents en fonction de limplication de ltablissement dans laccessibilit des pratiques.La bonne connaissance du handicap par le rfrent contribue assurer laccueil effectif de ces publics et sensibiliser le personnel sur les questions daccessibilit. Exemple dun guide de

    sensibilisation laccueil des personnes en situation

    de handicap

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    E 3 Le rfrent peut galement avoir un rle de ressource en interne, en assurant une veille sur les volutions relatives la thmatique du handicap ainsi que sur les mthodes pdagogiques respecter pour favoriser lintgration des personnes handicapes dans les activits nautiques.

    Enfin, son rle dans la mobilisation des acteurs et des ressources ncessaires aux dveloppements des pratiques sportives adaptes favorise la mise en place dune dmarche partenariale ainsi que la recherche de moyens financiers.

    Accueillir et accompagner les PSH

    Assurer une veille sur le handicap

    Construire une dynamique SH

    Informer et sensibiliser le personnel

    Communiquer sur laccessibilit du site

    Dvelopper un rseau de partenaires

    Rfrent Accessibilit

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    E 4 Fiche 4 : Les vestiairesLes vestiaires sont un lieu de passage obligatoire pour les pratiquants dactivits nautiques. Ds lors, leur amnagement ne doit pas tre

    nglig afin de faciliter leur utilisation par les personnes en situation de handicap.

    1 | VESTIAIRES, LES POINTS DE VIGILANCE

    Accder aux vestiaires ou cabines dhabillage par un cheminement praticable

    Disposer dun espace suffisant dans la cabine dhabillage

    Pouvoir se transfrer facilement Atteindre et utiliser les quipements des

    vestiaires

    Reprer les cabines dhabillage Reprer les quipements des

    vestiaires

    Accder sans obstacle aux vestiaires ou cabines dhabillage

    Reprer les cabines dhabillage Identifier et utiliser les

    quipements des vestiaires

    Sorienter jusquaux vestiaires Reprer et utiliser les diffrents

    quipements disposition Limiter les situations de stress

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    Arrt du 1 aot 2006 / ERP neufs

    Article 18 Dispositions supplmentaires relatives aux douches et cabines.

    I. - Lorsquil y a lieu dshabillage ou essayage en cabine, au moins une cabine doit tre amnage et accessible par une cheminement praticable. Lorsquil existe des douches, au moins une douche doit tre amnage et accessible par un cheminement praticable. Les cabines et les douches amnages doivent tre installes au mme emplacement que les autres cabines ou douches lorsque celles-ci sont regroupes. Lorsquil existe des cabines ou des douches spares pour chaque sexe, au moins une cabine ou une douche amnage et spare pour chaque sexe doit tre installe.

    II. - Pour satisfaire aux exigences du I,les cabines amnages dans les tablissements et installations comportant des douches, des cabines dessayage, dhabillage ou de dshabillage, doivent respecter les dispositions suivantes : Les cabines amnages doivent comporter en dehors du dbattement de porte ventuel : un espace de manoeuvre avec possibilit de demi-tour dont les

    caractristiques dimensionnelles sont dfinies lannexe 2 ; un quipement permettant de sasseoir et de disposer dun appui

    en position debout .Les douches amnages doivent comporter en dehors du dbattement de porte ventuel : un siphon de sol ;

    2 | REGLEMENTATION

    Arrt du 8 dcembre 2014 / ERP existants

    Article 18 Dispositions spcifiques relatives aux cabines et aux espaces usage individuel.

    I. - Usages attendus : Lorsque des prestations identiques sont offertes dans des cabines ou des espaces usage individuel, tels que des cabines dhabillage ou de dshabillage, de soins ou de douche, ltablissement comporte des cabines ou des espaces adapts aux personnes handicaps et accessibles par un cheminement praticable. Ces cabines ou ces espaces adapts sont installs au mme emplacement que les autres cabines ou espaces lorsque ceux-ci sont regroups. Lorsquil existe des cabines ou espaces spars pour chaque sexe, au moins une cabine ou espace adapt et spar pour chaque sexe est install.

    II. - Caractristiques minimales : Pour satisfaire aux exigences du I, les cabines ou espaces adapts respectent les dispositions suivantes :

    1 Nombre : Le nombre minimal de cabines ou despaces adapts est dfini de la faon suivante : 1 cabine ou espace adapt si ltablissement nen comporte pas plus de 20. A loccasion de travaux, le nombre minimal de cabine ou despace adapt est rvalu de la faon suivante : 2 cabines ou espaces adapts si ltablissement nen comporte plus de 50 ; 1 cabine ou espace supplmentaire par tranche ou portion de 50.

    Les attentes

    Lobjectif est de permettre aux personnes handicapes de se changer avec la plus grande autonomie possible dans les meilleures conditions de confort, dhygine et dintimit.

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    E 4 un quipement permettant de sasseoir et de disposer dun appui en position debout ;

    un espace dusage situ latralement par rapport cet quipement ; des quipements accessibles en position assis , notamment

    des patres, robinetterie, sche-cheveux, miroirs, dispositif de fermeture des portes.

    2 Atteinte et usage :Les cabines ou espaces usage individuel adapts comportent en dehors du dbattement de porte ventuel : un espace de manoeuvre avec possibilit de demi-tour dont les

    caractristiques dimensionnelles sont dfinies lannexe 2 ; - un quipement permettant de sasseoir et de disposer dun appui en position debout .

    Les douches adaptes comportent : un siphon de sol ; un quipement permettant de sasseoir et de disposer dun appui

    en position debout ; en dehors du dbattement de porte, un espace dusage accessible

    une personne en fauteuil roulant tel que dfini lannexe 2, situ latralement par rapport lquipement permettant de sasseoir ;

    un espace de manoeuvre avec possibilit de demi-tour dont les caractristiques dimensionnelles sont dfinies lannexe 2, situ lintrieur de la douche adapte ou, dfaut, lextrieur. Dans le cas o cet espace de manoeuvre avec possibilit de demi-tour est situ lextrieur de la douche adapte pour les personnes handicapes, il est situ devant la porte ou devant lentre de la douche ou dfaut proximit de celle-ci. Lorsquelle existe, un espace de manoeuvre de manoeuvre de porte est ncessaire devant celle-ci. La porte est en outre quipe dun dispositif permettant de la refermer derrire soi une fois entr.

    des quipements accessibles en position assis , notamment des patres, robinetterie, sche-cheveux, miroirs, dispositifs de fermeture des portes.

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    E 4 3 | PRECONISATIONS

    Garantir la fluidit de la circulation dans les vestiairesLe passage systmatique des pratiquants dactivits nautiques dans les vestiaires ncessite la mise en place damnagements permettant den limiter les encombrements.

    Prvoir des circulations suffisamment larges

    Il est opportun de prvoir des circulations suffisamment larges pour fluidifier les passages des pratiquants ainsi que des personnes mobilit rduite ou lourdement handicapes.

    Installer une signaltique directionnelle et fonctionnelle adapte

    Une signaltique adapte sous forme de flchage complte par des dispositifs sonores, de couleurs o de revtements de sols spcifiques facilitent lorientation et le dplacement des usagers. Elle vite les engorgements causs par les fortes affluences de pratiquants (comptition, crneaux spcifiques destination des personnes handicapes...).

    Mettre en place un dispositif de rangement pour les aides matrielles

    Il est conseill, pour les personnes en situation de handicap dotes dune aide matrielle au dplacement, de prvoir des quipements de substitution adapts au milieu humide et des espaces de rangement rservs et scuriss pour stocker et protger les fauteuils de ville ou autres aides techniques.

    Multiplier les quipements accessibles proposs dans les vestiaires

    Lensemble des quipements tels que les casiers, les sches cheveux ou encore les patres peuvent tre disperss dans le vestiaire et situs des hauteurs diffrentes. Ainsi, la multiplication et la diversification des services proposs garantissent leur utilisation par lensemble des publics, sans restreindre les circulations. Outre la possibilit pour les personnes en situation de handicap dutiliser simultanment les quipements, cest une meilleure gestion des flux dutilisateurs qui est alors assure.

    Lemploi de couleurs contrastes facilite le reprage des quipements et leur utilisation par les personnes dficientes visuelles.

    Il est galement recommand de privilgier des quipements fixes, tels que des bancs ou des tables dhabillage, afin quils ne puissent tre dplacs lusage et ne rendent inaccessibles les lieux.

    Exemple dun vestiaire avec de larges circulations. Attention aux patres trop hautes et non accessibles aux

    personnes en fauteuil roulant

    Exemple dun sche-cheveux rglable

    en hauteur

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    E 4 Amnager lensemble des quipements prsents dans les vestiaires Faciliter lutilisation des bancs et tables dhabillage pour les personnes en

    situation de handicap moteur

    Si la hauteur dassise doit tre comprise entre 0,45 et 0,50 m, il est recommand que les bancs ou tables dhabillage aient une assise de 0,50 m de profondeur. Ces quipements permettent aux personnes mobilit rduite de se transfrer et de se changer plus facilement en position allonge. De plus, afin de faciliter les transferts, des barres dappui peuvent utilement tre installes et positionnes entre 0,70 et 0,80 m de hauteur. La mise en place dune barre dappui offrant la possibilit de se tracter peut galement constituer une aide pour les personnes paraplgiques qui souhaitent enfiler des combinaisons en noprne.

    Rendre accessibles les casiers

    Les casiers peuvent tre reprs au moyen de couleurs contrastes par rapport leur environnement et dun marquage reprsentant des numros en relief.Il est galement recommand de vrifier leur facilit douverture. A ce titre, il est prfrable dopter pour un systme douverture clef facilement prhensible. Attention, les casiers pices sont sources de difficults pour les personnes dficientes visuelles ou ayant des difficults de prhension. De mme, les casiers code sont viter car leur utilisation est trop complexe pour les personnes en situation de handicap mental et psychique.Certains casiers placs mi-hauteur, entre 0,90 m et 1,30 m peuvent tre prioritairement rservs aux personnes circulant en fauteuil roulant ainsi quaux personnes de petite taille. Dans ce cas, le symbole international du handicap peut utilement tre appos sur certains casiers.

    Amnager les cabines individuelles

    Dans lhypothse o les vestiaires dtiendraient des cabines individuelles, une table dhabillage, dune largeur de 0,80 m minimum et place une hauteur de 0,50 m maximum, peut utilement tre

    installe. Elle permet aux personnes mobilit rduite de se transfrer et de se changer plus facilement en position allonge.Une ou plusieurs barres dappui peuvent galement tre judicieu