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Conscience peropératoire Joanne Fortier MD CHUM Septembre 2012

Conscience peropératoire - anesthesiologie.umontreal.ca · Césarienne chirurgie pour trauma . Causes 1 : Anesthésie trop légère Involontaire: exemples ... en 96 Nordstrom et

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  • Conscience peropratoire

    Joanne Fortier MD

    CHUM

    Septembre 2012

  • Nos patients dorment-ils

    vraiment???

  • PLAN Dfinitions

    Le sommeil

    La mmoire

    Le rve

    La conscience per-opratoire

    tiologie et facteurs de risque

    Monitoring

    Pdiatrie

    Consquences psychologiques

    Consquences lgales

    Conduite en cas dveil

  • Dfinitions:

    Anesthsie

    Mot utilis au 1er sicle av J.C. par le

    philosophe Grec Dioscorides pour dcrire

    leffet narcotique de la plante mandragore

    1771 lencyclopdie Britannica la

    dfinie comme la privation de sens

  • Dfinitions: Anesthsie

    Avec lther en 1846, Oliver Wendell Holmes utilise le terme pour dcrire ce

    nouveau phnomne qui permet la chirurgie

    1846: William Morton administre la premire anesthsie. Le patient tait

    partiellement veill et sest plaint de douleur.

    1847: John Snow dcrit les 5 degrs de narcose avec lther

    les 3 premiers relis linduction

    les 2 derniers relis au plan chirurgical

  • Les stades danesthsie de Guedel sur les mouvements respiratoires : amplitude, frquence, rgularit.

    sur la frquence cardiaque, la pression artrielle et le trac lectrocardiographique (trouble du rythme).

    La smiologie oculaire permet d'valuer la profondeur de l'anesthsie :

    (1) stade 1 : stade d'analgsie.

    Mydriase en dbut d'induction avec conservation du rflexe photomoteur. Ce stade se termine avec la perte

    de conscience.

    (2) stade 2 : stade de dlire.

    Brve phase d'agitation avec respiration irrgulire et augmentation de la frquence cardiaque. Mouvements

    oculaires autour de l'orbite asynchrones puis synchrones. Les ractions aux stimuli nociceptifs sont

    potentiellement dangereuses (vomissements, laryngospasme, mouvements dsordonns).

    (3) stade 3 : stade chirurgical.

    Pupilles centres en myosis, hypotonie, respiration automatique et pendulaire, ralentissement de la frquence

    cardiaque. Ce stade est atteint en 7 10 mn. A ce stade l'intubation est ralisable grce l'hypotonie

    musculaire, la disparition du rflexe laryng. Elle peut tre facilite par l'utilisation d'un curare dpolarisant.

    (4) stade 4 : surdosage.

    Dpression de toutes les fonctions vitales, collapsus, bradycardie majeure, mydriase.

  • Dfinitions:Anesthsie gnrale

    tat complexe qui inclut:

    1.Hypnose

    2.Amnsie

    3.Suppression de la rponse de stress une

    stimulation douloureuse

    4.Atteinte dun champ chirurgical calme

    Rosow ASA

    2000

  • Anesthsie gnrale Prys-Roberts: la seule caractristique

    commune toutes les anesthsies est la

    suppression de la perception consciente dun

    stimulus douloureux.

    Pour lui lanalgsie, la stabilit autonomique et

    la relaxation musculaire sont dsirables mais

    ne sont pas des composantes comme tel de

    lanesthsie.

    Donc cest tout ou rien, on ne titre pas la

    composante hypnotique mais plutt la

    composante analgsique.

  • Dfinitions: Conscience

    Plusieurs existent, philosophiquement parlant,

    cest ce que cest que dtre quelque chose ex:

    sentir une rose, tre en amour. Cest trs

    subjectif et ax sur le je.

  • Niveaux de conscience

    globale

    En mdecine on parle de dsordres globaux

    de ltat de conscience:

    ltat comateux

    ltat vgtatif

    ltat de conscience minimale

  • fig 2.2 p 30

  • Sommeil et anesthsie

    On dcouvre le cerveau dont des centres qui sactivent

    dautres sinactivent avec le sommeil/veil

    Sub-cortical principalement

    Laction des anesthsiques/sdatifs sur ces centres

    serait agent spcifique

    veil et conscience sont distincts ainsi que la mmoire

  • Mmoire

    Est-ce que llimination de la

    mmoire est synonyme de la perte

    de conscience?

    Explicite ou dclarative : elle est

    accessible et vrifiable

    pisodique: ex:souvenir

    dvnement per opratoire

    smantique: connaissances ex:

    la pomme est un fruit

  • Mmoire Implicite ou non-dclarative : indique un changement

    de comportement en lien avec une exprience mais

    sans tre ncessairement conscient de ce qui a men

    ce changement.

    priming : raction plus rapide un

    stimulus

    mmoire procdurale : comportement acquis

    ex: conduire

    conditionnement classique

    La charge motive, bonne ou mauvaise,

    augmente la mmoire

  • Mmoire

    Les agents iv ou par inhalation bloquent la

    mmoire des concentrations beaucoup plus

    faibles que celles qui donnent linconscience

    ou limmobilit (1/4 MAC)mais trs variable

    selon lagent.

    La plupart donnent une amnsie antgrade

    mais pas rtrograde

    Rle du rcepteur 5 GABAa

  • Le rve

    Tout type dactivit cognitive qui se droule

    pendant le sommeil

    Exprience subjective qui nest accessible que

    par le rappel du rveur aprs le rveil

    EEG change de faon prvisible le rve est

    surtout associ au stade REM, mais aussi

    pendant nonREM

  • Le rve

    Pendant lanesthsie: subjectif,quand un patient

    rapporte en post-op ce quil pense avoir t un rve

    entre linduction et le rveil.

    Le rveur pense tre veill pendant le rve ,mais au

    rveil se rend compte quil rvait vs veil per op sont

    certains quils sont veills et racontent des faits

    vrifiables au rveil(conversations etc)

    Aussi diffrent dhallucinations post-op

    incidence 22-47% immdiatement post-op, 3-8% la

    sortie de la salle de rveil

  • Le rve : facteurs de risque

    Femmes se souviennent plus davoir rv

    Plus chez jeunes en bonne sant

    Propofol vs anciens agents(veil + rapide?)

    Ktamine: vivides, bizarres, hallucinatoires

    Pas dinfluence du N2O

  • Le rve

    Lien avec conscience per-opratoire: pas clair

    Parfois le rve en lien avec conversations

    dans la salle

    Anesthsie plus lgre??

    Usage du BIS: pas de diffrence entre rveurs

    et non-rveurs

    Rve comme prlude pisode de rveil?

  • Conscience per-opratoire

    Le terme signifie que pendant une priode

    danesthsie gnrale, le cerveau a t activ

    par des stimuli qui sont enregistrs dans la

    mmoire pour un rappel explicite plus tard.

    Incidence de 0.1 0.2%

    Depuis 2007, lASA a ouvert un registre

    lectronique pour tudier les cas.

  • Causes: 1-Anesthsie trop lgre

    Parfois intentionnelle: patient ASA 4-5 ou trs

    hypovolmique

    FE< 30%

    IC

  • Causes 1 : Anesthsie trop lgre

    Involontaire: exemples

    induction avec laryngoscopie prolonge dans

    un cas dintubation difficile.

    Arrt dadministration dagents (transfert dune

    salle dinduction).

    Connaissance insuffisante des circuits, se fier

    seulement au MAC indiqu.

    Utilisation de relaxants musculaire (2x).

    Fatigue, perte de vigilance

  • Causes 2 : Besoins augments

    Variabilit gntique

    rle du rcepteur alpha-5 GABA-A

    les roux ont un MAC est augment (mutation

    du rcepteur mlanocortine-1)

    MAC est max chez les Caucasiens, moindre

    chez les Asiatiques et le minimum chez les

    Europens, ad 24% de variabilit

  • Causes 2 : Besoins augments

    Dveloppement de tolrance ou de tolrance croise aux

    mdicaments agissant sur le SNC

    Les rongeurs peuvent dvelopper rapidement une

    tolrance aux agents dinhalation

    Exposition chronique sub-clinique

    Chez lhumain tolrance aige leffet analgsique du

    N2O en 10-60 minutes

    Usage chronique dalcool ou dopiacs

    Rx qui augmentent les catcholamines

    (phdrine,cocaine):augmentent le MAC

  • Causes 2 : Besoins augments

    Histoire antrieure de conscience per-

    opratoire

    Tout patient qui dit avoir eut pisode doit tre

    pris au srieux et lanesthsie ajuste en

    consquence.

    Littrature rapporte malgr tout ad 2 % de

    cas qui avaient histoire antrieure

  • Causes 3 : Problmes techniques

    Problme avec la machine danesthsie

    Ne donne pas la concentration prvue

    Entretien rgulier

    Vrification quotidienne et entre chaque cas

    par personnel qualifi

    Oubli douvrir le vaporisateur

    Manque dagent

  • Causes 3 : Problmes techniques

    Systmes intraveineux : de la pompe la plus

    simple aux systmes contrls par ordinateur

    Vrification et entretien rgulier

    Pompe mal programme

    Intraveineuse bloque/ mal connecte

  • Facteurs de risque

    1-Age: effet sur MAC et MAC-awake:

    aprs 6 mois , diminution de 6% par dcade

    2-Sexe: Femmes rcuprent plus rapidement

    ie seraient moins sensibles aux effets de

    lanesthsie sur le cerveau. Elles ont aussi une

    plus grande incidence dveil per-opratoire

  • Facteurs de risque

    3-Poids :On a suggr une incidence

    augmente chez les obses, anecdotique.

    explication proposes:

    Plus difficiles ventiler intuber

    Augmentation du volume plasmatique dilue

    les agents dinduction

    Co-morbidits mne diminution des doses

  • Facteurs de risque

    3-Poids suite: mais dun autre ct:

    Le poids ninfluence pas le MAC

    Diminution de FRC devrait acclrer

    laugmentation des concentrations

    alvolaires dagents

    En clinique si on donne la dose en poids rel

    plutt quidal on en donne plus

    Les statistiques en supportent pas cette

    association.

  • Facteurs de risque

    4-Dure de la laryngoscopie et de lintubation

    redistribution rapide des agents et la forte

    stimulation de la laryngoscopie vont amener

    un veil rapide si les doses ne suffisent pas.

    Toujours avoir disponible des doses

    supplmentaires si la manoeuvre se

    prolonge et idalement un deuxime

    anesthsiste pour sen occuper pendant

    quon soccupe du airway

  • Facteurs de risque

    5 - Anesthsie lgre:

    A- Quand est -elle trop lgre?

    La concentration expirs qui prvient le rveil est inconnue

    0.4 MAC on supprime lacquisition dinformation audible

    1/3 MAC, 50% des gens ne rpondent plus aux commandes

    verbales. Donc lamnsie arrive avant linconscience et

    lhypnose

    Eger rapporte 270 patients 0.8 MAC sans souvenir

  • Facteurs de risque

    5 -Anesthsie lgre:

    B-Dure de lpisode de conscience per-opratoire

    Pour encoder dans la mmoire long terme il faut la

    consolidation (qui est supprime par lanesthsie)

    On croit que dapprofondir rapidement dans les 2-3 minutes

    peuvent prvenir un rappel explicite de lpisode

  • Facteurs de risque

    5 -Anesthsie lgre

    B-Dure de lpisode de conscience per-

    opratoire

    en 96 Nordstrom et Sandin publient une srie de

    cas dveil per-op volontaire. 65% des patients chez

    qui on a repris lanesthsie en 5 -14 minutes

    navaient aucun souvenir

    chirurgie de scoliose, la plupart des patients nont

    aucun souvenir

  • Facteurs de risque

    5 Anesthsie lgre: C- Mesures prventives

    Si on doit se maintenir 0.8 MAC ou moins ,il faut

    assurer linconscience ou du moins lamnsie:

    moniteur de la fonction crbrale en faisant

    attention au N2O-xenon-ktamine-opiacs

    augmenter les volatiles en supportant la pression

    ajouter midazolam:effet hypnotique et amnsique.

    synergisme avec volatils pour effet sur MAC et

    abolition de mmoire

  • Facteurs de risque

    5 Anesthsie lgre: C- Mesures prventives

    Midazolam: efficacit rduire lincidence= rsultats

    ambigus dans la littrature:

    variation de dose

    moment de ladministration vs pisode dveil

    contenu motif

    dose 0.03mg/kg q 45 min si anesthsie lgre

  • Facteurs de risque

    5 Anesthsie lgre: C- Mesures prventives

    Scopolamine (anticholinergique muscarinique)

    a des effets amnsiques

    effets sur la frquence cardiaque modrs et

    de brve dure

    chez personnes ges peut causer dlirium

    ou somnolence prolonge

  • Facteurs de risque

    5 Anesthsie lgre: C- Mesures prventives

    Ktamine dose sub-anesthsique ie 0.25-0.5 mg/kg

    perturbe la mmoire surtout via memory-retrieval

    par opposition aux autres qui agissent surtout sur

    lacquisition et emmagasinage des informations

    nouvelles

    a des effets de psychose, dlire qui peuvent tre

    diminus par une benzo.

  • Facteurs de risque

    5 Anesthsie lgre: C- Mesures prventives

    Anesthsie gnrale: affecte la mmoire bien

    avant linconscience

    Anesthsie loco-rgionale lorsquapproprie

    peut diminuer la dose danesthsie gnrale

    requise en supprimant le stimulus chirurgical

  • Facteurs de risque

    6 - Le choix de lanesthsie

    a-le N2O effet un peu moindre sur la

    mmoire quune concentration quivalente

    de volatil

    b-Abus de relaxant musculaire: relaxation

    totale avec anesthsie lgre augmente le

    risque et la sensation de paralysie ce qui

    augmente les squelles psychologiques

  • Facteurs de risque

    6 Le choix de lanesthsie

    c-TIVA :moins prcis que inhalation pcq pas de mesure en temps rel de

    concentration plasmatique vs end-tidal

    pompes avec objectifs de concentration ont encore des limites

    courbes de rponses moins bien tablies avec agents iv

    prfrable davoir un moniteur de fonction crbrale

    vigilance accrue de systme iv

    Evidence faible quincidence plus leve de conscience per-opratoire

  • Facteurs de risque

    7-Types de chirurgie

    Cardiaque: Myles identifie facteurs de risque pcq

    utilise plus base dopiacs

    FE

  • Facteurs de risque

    7-Type de chirurgie

    Anesthsie lgre associe traumatologie

    chez patients hypovolmiques, instables

    hmodynamiquement

    Csarienne:Lgre au dbut pour ne pas

    dprimer le bb et causer de latonie utrine

    Cardiaque: surtout lpoque des hautes

    doses de narcotiques

  • Facteurs de risque

    7- Types de chirurgie

    Bronchoscopie rigide ou microchirurgie

    larynge: sans intubation pcq requiert TIVA

    et relaxation complte

    Toute chirurgie associe des pertes

    sanguines importantes ou ranimation

    liquidienne significative avec pisodes

    dhypotension

  • Facteurs de risque

    8- Connaissance insuffisantes et manque

    de vigilance:

    erreur de dosage

    ignorer histoire antrieure dpisode dveil

    ignorer hypertension et tachycardie persistante

    oublier douvrir le vaporisateur ou de vrifier la ligne

    iv.

    fatigue

    distractions dans la salle

  • Monitoring

    Lanesthsie est une combinaison

    analgsie

    inconscience

    amnsie

    Monitoriser la profondeur de lanesthsie

    est donc un objectif difficile dfinir. En fait

    on cherche savoir si le patient est

    conscient ou non.

  • Monitoring

    Awareness ou pisode de conscience per-

    opratoire: dfinition du task force de lASA :

    lorsquun patient devient conscient pendant

    une procdure sous anesthsie gnrale et qui

    se souvient subsquemment de ces

    vnements.

    se limite la mmoire explicite

  • Monitoring

    Initialement on titrait lanesthsie selon ses

    effets sur la respiration et le systme

    cardiovasculaire ce qui nest pas fiable pour

    assurer linconscience.

    La sdation ne peut tre titre quavant

    datteindre linconscience.

    Echelle OAA/S, valide pour benzos

  • Monitoring

    Lorgane qui nous intresse est le cerveau, et

    son activit donne un signal lectrique.

    Spontan : EEG

    Stimul: Potentiels voqus (PE)

  • Monitoring : EEG

    Mesure lactivit corticale spontane la

    surface du scalp

    susceptible aux artfacts

    requiert une amplification+++

    divis en plusieurs bandes de frquences

    lanesthsie modifie ces signaux

  • Monitoring : EEG

    Limitations de lEEG

    reflte lactivit superficielle et il nest pas

    encore clair si lanesthsie se joue au niveau

    cortical ou sous-cortical(thalamus)

    Il y a quand mme des effets connus sur

    lEEG mais difficile utiliser pendant la

    chirurgie cause des nombreux artfacts

  • Monitoring : Potentiels voqus

    La rponse lectrique un stimulus.

    SSEP plus la composante

    analgsique/antinociceptive. Non-spcifique.

    AEP:potentiels voqus auditifs dvelopps

    pour mesurer effets de lanesthsie gnrale

    2 modles commercialement disponibles

  • MOnitoring Potentiels voqus

    Systme auditif doit tre intact

    stimulus avec intensit et frquence dfinie via

    couteurs

    selon la latence entre la stimulation et la rponse, on

    spare des composantes: prcoce, moyenne et

    tardive.

    per anesthsie la MLAEP (middle latency auditory

    evoqued potential) montre des changements

    caractristiques

  • MOnitoring : Potentiels voqus

    AEP ont des amplitudes encore plus petites

    que lEEG ie amplification susceptible aux

    artfacts

    la valeur est gnre aprs plusieurs cycles ce

    qui demande du temps, de 30 sec 2 minutes.

    en clinique cela est parfois trop long

  • MOnitoring

    les index danesthsie: drivs de signaux

    dEEG, EMG, dAEP. Selon ces signaux, un

    algorithme ets utiliser pour donner un chiffre

    qui reprsente les composantes hypnotiques

    et sdatives de lanesthsie.

    Pour la plupart , se situent entre 0 -anesthsie

    profonde et 100-veil

    Cest un index de probabilit

  • Monitoring: principes de dveloppement

    dun index

  • Monitoring

    la plupart des lectrodes sont places sur le front

    le signal est capt, pr-amplifi, les artfacts limins

    et le chiffre dindex est calcul

    Cet index dpends dalgorithmes spcifiques drivs

    danalyses statistiques, de mthodes linaires et non-

    linaires

    La plupart des indexes sont calculs partir de

    plusieurs sous-paramtres propres chacun

  • Monitoring

    Entropie Datex-Ohmeda,2003

    Concept de lentropie dans lunivers reli au

    dsordre, la complexit ou limprvisibilit dun

    systme. Lorsquon lapplique lEEG, lentropie sur

    une priode de temps peut tre calcule partir du

    signal lui-mme ou de son spectre.

    Lentropie du signal diminue quand le patient sendort

    et remonte lorsquil se rveille. Le patient est son

    propre contrle. Mesure aussi EMG frontal.

  • Monitoring : Application clinique

    Ces moniteurs sont recommands pour rduire

    lincidence de conscience per-opratoire

    Nombreuses tudes cliniques avec rsultats variables.

    ex Myles montre que lusage du BIS rduit

    lincidence de rappel explicite dans un groupe de

    patients haut risque vs

    Avidan pas de rduction supplmentaire dans un

    protocole bas sur la concentration end-tidal

    Il faut se fier sur lindex et la clinique pour tirer des

    conclusions

  • Monitoring

    Emergence: est-ce que leur utilisation

    raccourcit le temps de rveil?

    Peut mener consommation rduite de

    propofol ou de volatil donc des rveils plus

    rapides mais le cot des lectrodes

    neutralise lconomie potentielle

  • Monitoring

    Consquences dun index trop bas?

    une tude suggre quun BIS trs bas est reli

    un mauvais pronostic mais rtrospectif et ne

    donne pas de lien causal

  • Monitoring

    Limites des index

    probabilit, donc pas 100% fiables

    difficile de savoir pourquoi on a de fausses

    valeur

    dlai qui peut tre variable

    utiliser comme information supplmentaire

    au sujet de la profondeur anesthsique

  • Pdiatrie

    Peu de souvenirs avant 3-4 ans donc peu

    dvidence de cas de mmoire explicite avant

    cet ge

    Par contre mmoire implicite elle est bien

    prsente

    Mthodes dtude doivent tre appropries

    pour lge

    Priodes dveil peuvent tre assez frquentes

    sans conscience ou souvenir (avant-bras isol)

  • Pdiatrie

    Frquence de rappel explicite varie de 0-5%

    Varie selon ce quon cherche et

    comment(rves, type de questionnaire etc)

    tudes plus rcentes avec plus grandes

    cohortes on parle de 0.2 2.7%, donc

    potentiellement plus que chez ladulte

    Rapport diffremment par enfants: plus

    expriences tactiles et moins de douleur

  • Pdiatrie

    Consquences:

    Il y a des cas de SSPT

    La tendance toutefois suggre quils sont

    moins risque de dvelopper des problmes

    psychologiques srieux

  • Pdiatrie Causes

    Plusieurs essais pour intubation

    PAS reli usage de relaxants musculaires

    Erreurs de mesure (difficile trouver)

    Technique anesthsique ( autant si expriment,

    moins dans tude)

    Utilisation de salle dinduction

    MAC augment

  • Pdiatrie

    Mmoire implicite: ad 15% enfants ont des

    modifications de comportement aprs une

    anesthsie, cause???

    Seul 4 tudes spcifiques chez enfants: 0 ont

    dmontr vidence de mmoire implicite

  • Consquences psychologiques

    1961: Meyer et Blacher rapportent une

    nvrose traumatique aprs une anesthsie

    gnrale.

    Moerman : 70% des cas rapportent au moins

    un effet psychologique ngatif

    Schwender: au moins 1 effet long terme

    chez 49%

  • Consquences psychologiques

    Ce que les gens rapportent:

    entendre des sons

    paralysie

    sentiment dimpuissance

    douleur

    voir des lumires

    sentiment dabandon

    le plus souvent: panique

  • Consquences psychologiques

    Aprs lpisode ils rapportent:

    troubles du sommeil

    rves

    cauchemars

    flashback

    anxit

    peur de lanesthsie etc

  • Consquences psychologiques

    1992, MacLeod et Maycock dcrivent 3

    patients qui selon eux avaient les critres du

    Syndrome de Stress Post-Traumatique

    tude rtrospective de Osterman , 53%

    rencontrent les critres

    Plus svre si ont eu de la douleur

  • Syndrome de stress post-traumatique

    Maladie psychiatrique srieuse qui peut suivre

    une varit de stresseurs qui sont connus,

    svres et accablants.

    ex: accident grave, torture, viol, exprience de

    guerre, acte terroriste, dsastre naturel,

    maladie grave, sjour aux SI

  • Syndrome de stress post-traumatique

    Critre du DSM-IV

    Critre A; expos un trauma ou 1-A vcu,

    t tmoin ou a t confront un

    vnement qui implique une menace de ou la

    mort ou une blessure srieuse ou une

    menace lintgrit de soi ou dautrui ET

    2-La rponse de la personne a t un

    sentiment de peur intense, dimpuissance ou

    dhorreur

  • Syndrome de stress post-traumatique

    Critre B: Lvnement est revcu de faon

    persistante de une ou plusieurs des faons suivantes:

    1-rappels rcurrents et drangeants des vnements

    2-rves rcurrents de lvnement

    3-agir ou se sentir comme si les vnements se reproduisaient

    4-dtresse intense un signal interne ou externe qui symbolise

    ou reprsente un aspect de lvnement traumatique

    5-ractivit physiologique un signal interne ou externe qui

    symbolise ou reprsente un aspect de lvnement traumatique

  • Syndrome de stress post-traumatique

    Critre C: vitement persistant de stimuli associ avec le trauma et

    engourdissement de la ractivit gnrale caractris par 3 ou plus de:

    1-efforts dviter penses, motions ou conversations associ

    2-efforts dviter activits relies

    3-incapacit de se rappeler aspects importants du trauma

    4-diminution marque dintrt ou participation des activits

    5-sentiment de dtachement envers les autres

    6-affect plus restreint

    7-sentiment que leur futur est limit (vie plus courte etc)

  • Syndrome de stress post-traumatique

    Critre D:Symptmes persistant d veil augment

    (non prsent avant) par 2 ou plus de:

    1-difficult sendormir ou rester endormi

    2-irritabilit ou clats de rage

    3-difficult se concentrer

    4-hypervigilance

    5-rponse de surprise exagre

  • Syndrome de stress post-traumatique

    Critre E :Dure des dsordres de B,C,D de

    plus dun mois

    Critre F :Les dsordres donnent de la

    dtresse cliniquement significative ou un

    drangement dans le fonctionnement social,

    professionnel ou autres activits importantes

    Aigu si moins de 3 mois, chronique sinon.

  • Syndrome de stress post-traumatique

    Facteurs de risque:

    1-Svrit du trauma

    2-Sexe: Femmes en gnral plus vulnrables: violence,

    obsttrique vs hommes:trauma et guerre

    3-Age:Age moyen plus risque ( dj vcu trauma?)

    4-Statut socio-conomique: plus si moins duqu, si vit seul.

    Aussi culturel: support communaut

    5-PSY:si dj dpressif ou anxieux, personnalit limite plus

    risque aussi usage de drogues

  • Consquences psychologiques

    Traitement des cas de conscience per-opratoire

    important de raliser que plusieurs sont rcalcitrants

    en parler, peut aller jusqu changer leur histoire et

    viter den parler au personnel mdical

    Important dtablir une bonne communication entre

    lquipe anesthsique et chirurgicale. Un

    programme dducation sur la conscience per-

    opratoire devrait tre disponible

  • Conduite tenir

    1-Faire une entrevue propos de ce qui a t vcu

    2-couter

    3-Documenter

    4-Explications possibles

    5-Sexcuser

    6-Rassurer quon les prends au srieux et quon fera tout pour que cela ne se

    reproduise pas

    7-Expliquer les consquences possibles

    8-Rfrer pour un traitement psychologique si les symptmes persistent ou si jug

    fort risque de SSPT

  • Questionnaire en cas dveil possible

    Quelle est la dernire chose dont vous vous rappelez avant de

    vous endormir?

    Quelle est la premire chose dont vous vous rappelez au rveil?

    Entre ces deux priodes, pouvez-vous vous rappeler de quelque

    chose?

    Avez-vous rv pendant voter intervention?

    Quel a t le pire moment de votre intervention?

  • Aspect Lgal

    Poursuites: varie selon le temps et las pays

    1-2% des poursuites en anesthsie aux

    USA,

    ad 5% en Australie

    montants allous aussi trs variables

    Si empathie, excuses, explications et support

    on peut viter la poursuite

  • Aspect lgal

    Banque de donne de lASA:

    90% plus de 16 ans

    87% cx non-urgente

    68% ASA 1 -2

    82% hospitaliss

    77% femmes

    37% obsttrique

    80% maintien

    22% tachycardie-HTA

  • Rsum

    La conscience per-opratoire a existe

    Ce nest pas banal

    Cest notre responsabilit

    Se rappeler que les patients peuvent entendre

    tout ce qui se dit dans la salle?!

    Dans le doute ,ne pas sabstenir mais

    approfondir!

  • Rfrence principale

  • A lire:

    Intraoperative awareness. From

    neurobiology to clinical practice.

    GA Manshour, B Orser, MS Avidan

    Anesthesiology;114: 1218-33