ECONOMIE GENERALE 4 PARTIE : LE FINANCEMENT DE L’ .ECONOMIE - GESTION ... LE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

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    IUFM AUVERGNE ___________________________

    ECONOMIE - GESTION ___________________________ Cours de Mr DIEMER __________________________________________________________________________________________

    ECONOMIE GENERALE __________________________________________________________________________________________

    4e PARTIE : LE FINANCEMENT DE LECONOMIE

    CHAPITRE 15

    LE SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL MOTS CLES - Bretton Woods - Convertibilit gnrale et limite - Dvaluation - Devise - DTS - Changes fixes - Changes flexibles - FMI - Monnaie de facturation, de rglement - Plan Marshall - Rvaluation - SMI, SME - Systme talon-or - Systme de ltalon devise-or - Systme de ltalon devise - Taux de change

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    PLAN I. LES SYSTEMES DE CHANGE A. Les oprations de change 1. Taux de change et convertibilit des monnaies 2. Le march des changes a. Les motivations des agents effectuer des oprations de change b. La formation des cours au comptant B. Les systmes de taux de change 1. Le systme de taux de change fixes a. Le systme de ltalon-or b. Le systme de ltalon de change or (ou systme de ltalon devise or) Le systme de ltalon de change-or entre les deux guerres Le systme de ltalon de change-or des Accords de Bretton Woods Le systme de ltalon devise 2. Le systme des taux de change flottants a. Les accords de la Jamaque b. La gestion concerte des taux de change C. La rglementation des changes

    II. LE ROLE ET LA CRISE DES INSTITUTIONS FINANCIERES A. Le cadre institutionnel des relations montaires internationales 1. Le Fonds Montaire international (FMI) a. Evolution des fonctions du FMI b. Les ressources du FMI Le systme des Quote-parts Lor LES DTS : Droits de tirage Spciaux Les accords demprunt Les comptes fiduciaires c. Les prts du FMI 2. Les autres institutions financires internationales

    B. La crise de lgitimit des institutions financires internationales 1. La critique des actions des ISI a. Le FMI La volont de libraliser les conomies La prvention et la gestion des crises financires Le problme de lAla Moral b. La Banque Mondiale c. La BRI 2. La recherche de solutions a. Le rapport Meltzer b. Lamorce dun recentrage c. La lgitimit des Institutions financires internationales

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    Le systme montaire international (SMI) est gnralement dfini comme un ensemble

    de pratiques, de rgles et dinstitutions visant organiser et surveiller les changes montaires et les flux financiers entre les pays. Ce systme des paiements internationaux et des taux de change entre les monnaies nationales permet les transactions entres les pays.

    Si lhistoire a montr que plusieurs types de systmes se sont successivement appliqus (systmes de taux de changes fixes, flottants), elle souligne galement le rle et la place des institutions financires internationales (IFI). Le Fonds Montaire International (FMI) et la Banque Mondiale (ancienne Banque Internationale pour la reconstruction et le dveloppement, BIRD) occupent une position centrale dans le systme montaire mondial. Leur mission, dfinie par les accords de Bretton Woods (juillet 1944), consistait assurer lconomie mondiale la stabilit via le contrle des changes fixes et la croissance via les prts pour reconstruire les pays ruins par la 2nd guerre mondiale. Aujourdhui, force est de constater que ces institutions financires internationales auxquelles il convient dajouter la Banque des Rglements Internationaux (BRI) ont largement outrepass leurs missions originelles. Cette volution doit tre mise en parallle avec les effets de la mondialisation. En augmentant le volume et la vitesse des flux internationaux de capitaux, cette dernire (on parlera plus prcisment de globalisation financire) a accru le risque de crise financire. Dans le mme temps, il convient de rappeler que bon nombre de pays faible revenu, qui nont gure bnfici de la mondialisation, voient leur retard saggraver mesure que les niveaux de vie slvent ailleurs.

    I. LES SYSTEMES DE CHANGE AU CUR DU SMI Par rapport aux oprations conomiques et financires ralises dans un cadre national, les changes internationaux prsentent certaines spcificits puisquils seffectuent entre des agents conomiques rsidant dans des pays o circulent des monnaies diffrents. Les diffrents exportateurs dsirant en principe tre pays en monnaie nationale, le rglement des transactions ncessite le recours aux oprations de change. Ces dernires transitent gnralement par un march de changes dont le fonctionnement est principalement influenc par le systme de taux de change retenu et la politique de change des diffrentes autorits montaires.

    A. Les oprations de change Les oprations de change permettent dassurer la convertibilit des monnaies entre elles, le taux de conversion dune monnaie dans une autre est appel taux change. Ce taux se fixe sur le march des changes qui assure la confrontation de loffre et de la demande de monnaies trangres contre de la monnaie nationale.

    1. Taux de change et convertibilit des monnaies

    La convertibilit des monnaies se ralise travers lchange de monnaie nationale contre de la monnaie trangre, appele galement devises. La convertibilit en devises dpend dune part des oprations concernes, dautre part des oprateurs prsents dans lchange.

    Lorsque la convertibilit des devises seffectue en fonction des oprations, on parle de convertibilit gnrale lorsquun agent peut, en change de monnaie nationale, acqurir des devises trangres pour toutes les oprations (transactions courantes : importations de biens...) et oprations en capital (emprunts...), et de convertibilit limite lorsque la conversion des monnaies entre elles est assure pour les transactions courantes mais pas pour les oprations en capital.

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    Lorsque la convertibilit des devises seffectue selon les oprateurs, on parle de convertibilit gnrale ou interne lorsque tout agent conomique, quil soit rsident ou non, peut librement convertir de la monnaie nationale en monnaie trangre, et de convertibilit limite ou externe lorsque la conversion de la monnaie nationale en devises trangres ne peut tre effectue que par les non rsidents. Bien que la convertibilit externe constitue une restriction pour les agents conomiques rsidents, elle permet dassurer la multilatralisation des paiements, ce qui est ncessaire pour le dveloppement des changes internationaux.

    Exemple : Si la monnaie dun pays A est convertible pour les non-rsidents, un pays est en mesure dutiliser son solde crditeur en monnaie du pays A pour rgler un dficit ventuel envers un pays C, ce qui accrot les changes internationaux.

    Ds lors quune monnaie est convertible, elle fera lobjet dchanges contre des devises trangres. Le taux de change auquel seffectuera la conversion, sexprimera en fonction du systme de cotation retenu. Il peut sagir dun systme de cotation lincertain (elle exprime le nombre dunits montaires nationales correspondant une unit montaire trangre, la plupart des places) ou dun systme de cotation au certain (elle indique le nombre dunits montaires trangres correspondant une unit montaire nationale, exemple de la place de Londres).

    2. Le march des changes

    Les offres et les demandes de devises trangres contre de la monnaie nationale, se rencontrent sur le march des changes. Ce march est organis par les grandes banques, qui par lintermdiaire de leurs cambistes, oprent pour le compte de leurs clients, pour celui de plus petites banques, ou encore pour leur propre compte. La Banque de France intervient galement sur ce march pour excuter les ordres de sa clientle (Trsor, Administration, Entreprises nationales...) et assurer le contrle de lvolution des cours du march. Le march des changes est compos de deux compartiments dingale importance :

    - Le march du change manuel : il rsulte de la confrontation des offres et demandes portant sur des billets ou des chques de voyage. Il intresse principalement les touristes et les hommes daffaires se rendant ltranger.

    - Le march du change scriptural : il se traduit par un jeu dcriture de compte compte sur les livres des banques nationales et sur ceux des banques trangres qui leur servent de correspondants. Chaque banque ayant un correspondant ltranger lui ouvre un compte dans la devise locale. Ainsi si une banque franaise dsire vendre un million de $ contre des francs une banque allemande, lopration seffectuera de la manire suivante : la banque franaise donnera lordre (par tlex) son correspondant amricain de virer un million de $ au compte que la banque allemande entretient chez son propre correspondant amricain. Similairement, la banque allemande donnera lordre son correspondant franais de virer la contre-valeur en francs de lopration auprs de la banque franaise ayant vendu les $. Le march du change scriptural, de loin le compartiment principal du march des changes, dtermine les taux directeurs de lensemble du march des changes. Les cours du change manuel qui sont troitement lis ces taux directeurs sont plus levs que les cours du change scriptural en raison de frais relativement levs (personnel, transport et garde de billets) supports par les banques. Il est possible de distinguer deux types doprations sur le march du change scriptural : les oprations effectues au comptant et celles effectues terme. Ces deux oprations pour lesquelles lachat et la vente de devises se font un cours dtermin ds la conclusion du contrat, se distinguent au niveau de la date de rglement et de la livraison des devises : une chance prvue par le