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LA RELATION D’AIDE A L’INTERNATIONAL NASCERESTI IRTS Poitiers – 14.02.2011 Amélie BENOKBA

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LA RELATION D’AIDE A L’INTERNATIONAL

NASCERESTI

IRTS Poitiers – 14.02.2011Amélie BENOKBA

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Introduction Humanitaire : « urgence », caractère ponctuel dans des zones de

crise plus ou moins aigüe. Situation de violences (guerre et conflits, catastrophes naturelles…) => Face à ces violences, il y a urgence et donc un «devoir de solidarité internationale ».

Post-urgence : projets de reconstruction, réhabilitation, aménagements… à la suite d’une situation de violences (conflits, catastrophes naturelles)

Aide au Développement : « une action volontaire par un acteur extérieur pour impulser le développement – selon une conception occidentale – dans un pays tiers. Il s’agit d’une approche par le besoin qui demeure souvent mesurée par des flux financiers et va majoritairement dans un sens unique : du Nord vers le Sud. L’aide au développement est internationale, le donateur peut-être un pays, une institution publique ou privée, ou encore un groupe de pays. »

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Les objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) – 2000, ONU

A atteindre d’ici à 2015 :

Réduire l’extrême pauvreté et la faim

Assurer l’éducation primaire pour tous

Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes

Réduire la mortalité infantile

Améliorer la santé maternelle

Combattre le Sida, le paludisme et d’autres maladies

Assurer un environnement durable

Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

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Les acteurs de l’aide au développementPublics : Institutions financières

internationales (Banque Mondiale, FMI), Etats, regroupements d’Etats (Union Européenne, Fonds Asiatique, Amérique du Nord, Amérique Latine…), collectivités territoriales et locales à travers la coopération décentralisation ;

Organisations de la société civile : associations, ONG, syndicats…;

Les acteurs privés : diasporas et migrants, entreprises, fondations…

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Réinterroger les modalités de la relation d’aide à l’internationalI. Les injonctions de la solidarité internationale

A. Quelle place la « logique projet » laisse-t-elle aux acteurs

B. Les logiques des bailleurs de fonds

II. Le marché de l’aide

A. L’aide publique au développement comme outil de « négociation »

B. Les enjeux de carrière dans une dynamique de charité

III. Perspectives pour les acteurs : sortir de la relation d’aide

A. Réintégrer le rôle clé des acteurs

B. Le plaidoyer

Conclusion et débat : passerelles avec le travail social en France

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I. Les injonctions de la solidarité internationale

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A. Quelle place la « logique projet » laisse-t-elle aux acteurs ?L’injonction au projet

Gestion de projet devient un métier à part entière

Technicisation à outrance (normes Union Européenne)

Approche par les besoins et besoins non exprimés

Exclusion des acteurs des processus de décisions, notamment des dits « bénéficiaires »

Décalages non intentionnels qui ne sont pas interrogeables

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A. Quelle place la « logique projet » laisse-t-elle aux acteurs ?La technicité des outils de gestion du

cycle de projet : la dépolitisation des débats

Le cycle de projet

L’acteur au service de l’outil !

Problématique sociales = réponses techniques

Une dépolitisation du débat

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Exemple d’outils de gestion de projet : l’arbre à problèmes

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Exemple d’outils de gestion de projet : l’arbre à objectifs

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A. Quelle place la « logique projet » laisse-t-elle aux acteurs ?Les paradoxes de l’appropriation

Injonction faite aux acteurs du Sud et aux « bénéficiaires »

Projet dont objet et finalités n’ont pas été définis par ces acteurs

Approche du besoin par personne extérieure rend l’appropriation complexe

Participation effective nécessite de rendre la place d’acteurs à part entière aux « bénéficiaires »

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B. Les logiques des bailleurs de fonds

La « rhétorique convenue » : mots ou expressions « à la mode » dans le sens où ils représentent des injonctions de bailleurs de fonds nécessaires à l’octroi de financements (bonne gouvernance, démarche participative, genre, partenariat, plus récemment équité…) mais qui sont au final des concepts incompatibles avec les injonctions techniques de ces mêmes financeurs.

Le temps, facteur des décalages des modes d’actions : Le temps du projet est celui du financement => Il n’est par conséquent pas le temps des structures impliquées et encore moins celui des dits « bénéficiaires ».

Le poids des enjeux géostratégiques : les liens politiques se mesurent également aux aides financières bilatérales et la coopération internationale peut constituer un moyen pour les grandes puissances de conserver une influence dans des pays stratégiques. L’aide publique au développement est aussi un outil de négociation qui contribue à servir les intérêts des donateurs

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II. Le « marché de l’aide »

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A. L’aide publique au développement comme outil de « négociation »

La Françafrique

Définition : « une nébuleuse d’acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisée sur l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’aide publique au développement. La logique de cette ponction est d’interdire l’initiative hors du cercle des initiés. Le système, auto dégradant, se recycle dans la criminalisation. Il est naturellement hostile à la démocratie. Le terme évoque aussi la confusion, une familiarité domestique louchant vers la primauté »

François-Xavier Verschave, La Françafrique. Le plus long scandale de la République, Editions Stock, Paris, 1998, p. 175.

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A. L’aide publique au développement comme outil de « négociation »

L’aide publique européenne au développement en échange d’accords commerciaux et de vœux pieux sur les flux migratoires

Accords économiques imposés par l’Union Européenne : la Commission négocie depuis 2000 avec les États ACP des accords de partenariats économiques qui sont intégrés aux principes de conditionnalité de l’aide au développement ;

Flux migratoires : l’instrumentalisation de l’aide publique au développement européenne est de plus en plus liée à la question des migrations => la gestion des flux migratoires vers l’Europe est sous-jacente dans la conditionnalité des financements octroyés cf Politique de co-développement comme mesure positive de régulation des flux migratoires (2005)

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A. L’aide publique au développement comme outil de « négociation »

Le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale : les plans d'ajustement structurel

= négociation entre un pays endetté et le FMI pour recourir à des financements de cet organisme : prêts accordé selon certaines conditions

=> conséquences sociales douloureuses pour les populations : les contres-parties exigées et la politique d’austérité touchant principalement les dépenses dans le domaine social et les services publics (privatisation). De même, la libéralisation des échanges est une réforme quasiment systématiquement prônée par la Banque mondiale

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B. Les enjeux de carrière dans une dynamique de charité

Des ONG mises en concurrence par le système des appels à projets

Une concurrence pour les financements accrue par le contexte de crise économique actuel

Les partenaires du Sud perçus comme des concurrents potentiels

Des enjeux de carrières personnelles

Þ Des logiques de survie au détriment de la qualité et des impacts sociaux

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Les constats des membres de Nasceresti

Le facteur économique et rentable prime sur l’impact social ;

Le « discours projet » place de manière systématique les acteurs dans des rapports inégalitaires face aux prises de décisions ;

Les temps de financement sont en décalage avec les temps du projet impliquant des prises de décision rapides par les acteurs du développement ;

Des catégorisations d’acteurs empêchent des échanges transversaux, voire l’exclusion de certains d’entre eux ;

Des politiques de développement sont élaborées en marge des acteurs concernés ;

Une course au financement qui ne favorise pas la capitalisation des expériences et la cohérence des actions ;

La quantité qui prime sur la qualité ;

La diversité d’acteurs, non cohérence des actions et approche par les besoins ;

La difficulté à gérer la charité occidentale / le poids du passé / culpabilité ;

Éthique internationale / marketing éthique.

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III. Perspectives pour les acteurs : sortir de la

relation d’aide

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A. Réintégrer le rôle clé des acteurs

Prendre en compte les réalités sociales : étude des contextes spécifiques, diagnostics et faisabilité, croisement des regards et des compétences, du « bénéficiaire » à l’acteur.

Prendre en compte les impacts sociaux des actions et promouvoir des démarches qualité : qualité des actions, mesurer les impacts sociaux => approche socio-anthropologique et recherche-action continue.

Coopérer et travailler dans le cadre de partenariats

égalitaires : dans l’action mais surtout dans les prises de décisions.

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B. Le plaidoyer

« Re-politiser » le débat (au sens noble du terme politique) : sortir de la technicité à outrance.

S’organiser en réseaux pour peser sur les pouvoirs publics : peser sur l’élaboration des politiques publiques et de développement => enjeu au Nord d’abord !

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Conclusion

Quelles postures citoyennes adopter ici et là-bas ?

Quelles modalités de mise en œuvre ?

Quand est-il de la relation d’aide au sein du travail social en France ?