5. Complications de la chirurgie bariatrique

  • Published on
    20-Aug-2016

  • View
    232

  • Download
    10

Embed Size (px)

Transcript

  • Obsit (2012) 7:84-94DOI 10.1007/s11690-012-0325-x

    AbstrActs / AbstrActs

    5.01

    Smiologie des malaises aprs bypass gastrique :

    autoquestionnaire de patients anonymes

    P. Ritz1,*, P. Topart2, J.C. Buisson3, G. Becouarn2, H. Hanaire31Endocrinologie maladies mtaboliques nutrition, CHU et universit ToulouseIII, Toulouse, Toulouse, France2Chirurgie viscrale, clinique de lAnjou, Angers, France3Diabtologie maladies mtaboliques nutrition, CHU et universit ToulouseIII, Toulouse, France

    Introduction : Les hypoglycmies et le dumping syndrome (DS) sont les principales tiologies des malaises aprs bypass gastrique (BPG).

    Objectifs : Le but de cette tude est de caractriser les symptmes et les patients prsentant des malaises.

    Mthodes : Un autoquestionnaire informatique a t post sur trois sites et blogs de chirurgie de lobsit, invitant les patients avec malaise aprs chirurgie le remplir de faon anonyme. La dure du recueil tait dun mois. Ce questionnaire prcise les caractres physiques des patients, la smiologie des symptmes et le dlai par rapport la chirurgie et aux repas. Le score de Sigstad (> 7) classifie les DS. Les signes neuroglucopniques ont t utiliss pour classer les patients avec une probable hypoglycmie.

    Rsultats : Cent soixantesix personnes ont rpondu et 113 autoquestionnaires aprs bypass ont t analyss. Les patients taient des femmes (93 %) ges de 40,8 11,5 ans, pesant 124 19,3 kg avant la chirurgie et ayant perdu 42,9 20,7 kg (34,2 14,8 % du poids initial). Les malaises apparaissent 6,8 11,8 mois aprs la chirurgie, 30 39,6 minutes aprs les repas et durent 28 38 minutes. Les patients avec un score de Sigstad suprieur 7 ne se distinguent en rien des autres patients. Les patients avec au moins un symptme de neuroglucopnie ont un score de Sigstad plus lev (8,8 3,4 vs 0,8 2,1), ont des malaises plus frquents (2,9 3,0 vs

    1,0 1,1 par semaine, p = 0,006) et apparaissant plus tard aprs le dbut du repas (33,4 43,7 vs 18,8 19,8 min, p = 0,04). Les autres caractres (cliniques, perte de poids) ne les distinguent pas. Le score de Sigstad infrieur 4 a une valeur prdictive ngative de 95 % pour les hypoglycmies.

    Conclusion : Cette tude fait appel une stratgie inhabituelle dautoquestionnaire. Cependant, les caractristiques des patients sont trs similaires celles de la mtaanalyse de Buchwald (80 % femmes, ge : 43,2 ans, perte de 38,5 kg du poids initial). Ces patients ne sont pas tous des DS, car le score de Sigstad moyen est de 4,3 4,9 (< 4 limine le diagnostic). Cette tude apporte deux lments nouveaux. Dune part, le score de Sigstad nest pas spcifique du DS puisque les patients avec signes neuroglucopniques ont un score lev. La valeur prdictive ngative carte 95 % les patients suspects dhypoglycmie. Dautre part, la diffrence entre DS et hypoglycmie est difficile faire par autoquestionnaire (similaire aux questions que poserait un praticien) et plaide pour une valuation plus mthodique des malaises (holter glycmique, mesure de glycmie capillaire au moment des malaises). En conclusion, les patients avec des signes neuroglucopniques ont une prsentation diffrente des patients avec malaise sans signe adrnergique, sans neuroglucopnie et sans DS. Ils ont un score de Sigstad lev, et rapportent des malaises plus tard aprs le dbut du repas et plus frquents dans la semaine.

    5.02

    Traitement des malaises aprs bypass gastrique

    par modifications dittiques et acarbose :

    effet sur la variabilit glycmique et sur les symptmes

    P. Ritz1,*, C. Vaurs1, M. Bertrand1, Y. Anduze2, E. Guillaume3, H. Hanaire31Endocrinologie, maladies mtaboliques, nutrition, CHU et universit de ToulouseIII, Toulouse, France

    5. Complications de la chirurgie bariatrique

    SOFFCO, Montpellier 31 mai2 juin 2012

    SpringerVerlag France 2012

  • Obsit (2012) 7:84-94 85

    2Chirurgie viscrale, clinique des Cdres, Cornebarrieu, France3Diabtologie, maladies mtaboliques, nutrition, CHU et universit de ToulouseIII, Toulouse, France

    Introduction : Environ 5070 % des patients prsentent un dumping syndrome (DS) aprs bypass gastrique. Ils prsentent une variabilit glycmique leve avec des hypo glycmies tardives aprs les repas, et des altrations spcifiques du profil glycmique ds 24 heures.

    Objectifs : Lobjectif de cette tude tait dvaluer leffet de modifications dittiques et d'un traitement par acarbose sur les symptmes et les caractristiques du holter glycmique.

    Mthodes : Huit patients conscutifs avec un DS aprs bypass gastrique ont reu des conseils dittiques (rduire les glucides index glycmique lev, favoriser les glucides index glycmique bas, prfrer les repas mixtes, ne pas boire et manger en mme temps) et un traitement par acarbose (50100 mg trois fois par jour en fonction de la tolrance digestive). Les symptmes et les caractristiques du holter glycmique ont t analyss avant et aprs six semaines de traitement.

    Rsultats : Sept des huit patients navaient plus de symptmes six semaines. Le temps entre le dbut du repas et le pic glycmique a t significativement allong (52 98 minutes), alors que les vitesses de croissance et de dcroissance glycmique ont significativement diminu. Le temps pass en hypoglycmie a significativement diminu (2,5 0,18 %), et la valeur moyenne des glycmies minimales a augment. La moyenne et les maximales de glycmies et le temps pass en hyperglycmie ont diminu de faon non significative. Six patients passaient plus de 1 % du temps en hypoglycmie avant le traitement, un seul tait ainsi aprs traitement. Avant traitement, un seul patient ne passait pas de temps en hyper ou en hypo glycmie, ils taient quatre aprs traitement. Les patients ont suivi les conseils dittiques de faon imparfaite, le pourcentage de repas avec des glucides index glycmique bas passant de 8 20 %.

    Conclusion : Les conseils dittiques et le traitement par acarbose liminent les symptmes et amliorent les profils glycmiques des patients avec DS aprs bypass gastrique.

    5.03

    Une chirurgie bariatrique efficace avec un risque

    minimum : 20 ans dexprience dans un hpital

    universitaire, analyse prospective de lanneau gastrique

    (LAGB) et du minibypass (MBP)

    J.M. Chevallier1,*, R. Arienzo1, W. Jamal2, D. Moskowicz1, F. Zinzindohou1, A. Berger11Chirurgie digestive, hpital europen GeorgesPompidou, Paris, France

    2King Abdulaziz University Hospital, Chirurgie, Jeddah, Arabie Saoudite

    Introduction : La chirurgie est le traitement contre lobsit maladie reconnue efficace depuis 2005 [1] mais il est rcemment apparu que plus les interventions permettaient de perdre cet excs de poids, plus elles entranaient de complications et de rinterventions.

    Objectifs : lHEGP, parmi 4 426 patients, deux procdures ont fait lobjet dune valuation prospective dans le double but dtre efficace mais sr.

    Mthodes : Dans notre srie historique de 1 227 LAGB (19962005), le taux dablation danneau tait de 10 % et le taux de rintervention de 26 %. Dans une enqute nationale [2], nous avons identifi cinq facteurs prdictifs de succs du LAGB : patients de moins de 40 ans, dIMC infrieur 50 kg/m2, acceptant de modifier leurs habitudes alimentaires, de reprendre une activit physique et oprs par une quipe faisant plus de deux procdures bariatriques par semaine.

    Rsultats : partir de 2006, 429 patients ont eu un LAGB selon ces critres : poids moyen de 114,61 kg ( 14,72) ; IMC moyen de 41,60 kg/m2 ( 3,67). Aprs un suivi moyen de 29,24 mois, le taux de rintervention est tomb 3,3 % (n = 13, 3,3 vs 10 %, p < 0,001), le taux de complication a chut 9 % (n = 35, 9 vs 26 %, p < 0,001). Cette slection a aussi diminu lIMC cinq ans (30,84 vs 33,9 kg/m2). Depuis 2006, 564 autres patients ont eu un MBP [3], de poids moyen de 132,7 kg ( 25,05), dIMC moyen de 47,4 kg/m2 ( 7,43). Il ny a eu aucun dcs, le taux de complications prcoces tait de 3,4 % (n = 14) et tardives de 2,2 % (n = 10). LIMC trois ans atteignait 30,3 5,9 kg/m2.

    Conclusion : Le LAGB reste donc un bon choix chez des patients slectionns par une quipe multidisciplinaire assurant prparation et suivi. Le MBP dans les autres cas permet une excellente perte de poids avec une trs faible morbidit. Cette association confirme une efficacit et une scurit que certaines procdures proposes plus rcemment ne semblent pas apporter jusqu maintenant.

    Rfrences

    1. Sjstrm L, Lindroos AK, Peltonen M, et al (2004) Lifestyle, diabetes, and cardiovascular risk factors 10 years after bariatric surgery. N Engl J Med 351(26):268393

    2. Chevallier JM, Pata M, RoddeDunet MH, et al (2007) Predictive factors of outcome after gastric banding: a nationwide survey on the role of center activity and patients behavior. Ann Surg 246:10349

    3. Chakhtoura G, Zinzindohou F, Ghanem Y, et al (2008) Primary results of laparoscopic minigastric bypass in a French obesitysurgery specialized university hospital. Obes Surg 18:113033

  • 86 Obsit (2012) 7:84-94

    5.04

    Pritonite aprs gastric bypass clioscopique : facteurs influenant le pronostic

    A. Sterkers1,*, R. Caiazzo2, F. Torres2, R. Verhaeghe2, H. Verkindt1, M. Pigeyre1, L. Arnalsteen1, F. Pattou11Lille, France2Chirurgie gnrale et endocrinienne, CHRU de Lille, Lille, France

    Introduction : La mortalit priopratoire du gastric bypass est principalement lie au risque de pritonite postopratoire [1].

    Objectifs : Lvaluation de paramtres influenant le pronostic de cette complication devrait permettre de diminuer la mortalit priopratoire.

    Mthodes : Les donnes de 31 patients ayant prsent une pritonite aprs gastric bypass ont t analyses. Les donnes propratoires ont t compares aux donnes des patients de la Lille Cohort Obesity Study.

    Rsultats : Lanalyse des facteurs associs au risque de pritonite postopratoire na pas montr de diffrence significative entre les patients avec ou sans pritonite en termes dge, de sexe, d'IMC ou de comorbidits associes. Seul un antcdent dabdominoplastie tait prdictif de pritonite postopratoire (p < 0,05). En cas de pritonite, le retard diagnostique tait le principal facteur influenant les consquences de cette complication. Un retard diagnostique de 24 heures augmentait de manire significative la dure dhospitalisation de 61 jours (p < 0,002) et le risque de sjour en ranimation (16 vs 90 %).

    Conclusion : La survenue dune pritonite aprs GBPC est relativement frquente et grave. Le dlai de son diagnostic et de sa prise en charge a une influence majeure sur son pronostic.

    Rfrence

    1. Sjstrm L, Narbro K, Sjstrm CD, et al (2007) Effects of bariatric surgery on mortality in Swedish obese subjects. N Engl J Med 357(8):74152

    5.05

    Traitement chirurgical de la fistule chronique

    postgastrectomie en manchon

    A.M. Nedelcu1,*, M. Skalli1, C. Rueda1, E. Deneve1, J.M. Fabre1, P. Bauret2, J.C. Valats2, D. Nocca11Chirurgie A, CHRU de Montpellier, Montpellier, France2Gastroentrologie, CHRU de Montpellier, Montpellier, France

    Introduction : La fistule gastrique aprs gastrectomie en manchon est une des complications graves de cette

    procdure. Pour favoriser la fermeture de ces fistules, les mthodes endoscopiques interventionnelles (pose dendoprothse, encollage avec colle biologique, pose de plug ou de clips) peuvent tre utilises en premire intention, mais leur efficacit na jamais t dmontre. En cas dchec du traitement endoscopique, une rintervention chirurgicale peut savrer ncessaire.

    Objectifs : Nous rapportons les rsultats postopratoires, les modalits thrapeutiques chirurgicales et les modalits thrapeutiques endoscopiques utilises, de faon rtrospective, sur cette cohorte de huit patients.

    Mthodes : De novembre 2010 fvrier 2012, huit patients ont t oprs au CHRU de Montpellier pour prise en charge dune fistule chronique aprs gastrectomie en manchon. Chaque patient avait eu auparavant plusieurs sances de traitement endoscopique avec un rsultat insuffisant.

    Rsultats : Parmi les huit patients, trois avaient t oprs dune gastrectomie en manchon dans notre centre et cinq patients avaient t oprs dans un autre centre. La dure moyenne de persistance de la fistule gastrique avant de bnficier du traitement chirurgical a t de 14,4 mois [544]. Un patient a eu un traitement exclusivement endoscopique, et sept patients ont eu, en plus du traitement endoscopique, une reprise opratoire par clioscopie pour lavage et drainage pritonal, et pose de jjunostomie chez six patients. Le traitement endoscopique a consist en une couverture de lorifice fistuleux par une endoprothse chez quatre patients (dont deux cas aprs une premire tentative par pose de clips et endoloop), dun encollage de la fistule par colle biologique chez deux patients, et dune approche squentielle encollage puis endoprothse chez deux patients. Les interventions chirurgicales ralises pour fistule persistante taient : une anastomose gastrojjunale latrale sans rsection gastrique (quatre cas), une conversion en bypass gastrique avec rsection gastrique partielle (deux cas) et une gastrectomie totale avec anastomose sojjunale (deux cas). La mortalit a t nulle. Quatre patients (50 %) ont prsent une fistule postopratoire, avec un dlai moyen de cicatrisation de 29 jours [2263]. Aucune autre complication nest souligner.

    Conclusion : La fistule gastrique est la complication la plus redoute aprs gastrectomie en manchon, car son traitement est difficile et long. Les traitements chirurgicaux de la fistule permettent dacclrer la gurison dans les formes chroniques ayant persist aprs les traitements endoscopiques de premire intention. Elles restent des interventions dlicates, o plusieurs options techniques sont possibles, et faire raliser dans des centres ayant une grande exprience en chirurgie bariatrique.

    Rfrences

    1. Deitel M, Crosby RD, Gagner M (2008) The first international consensus summit for sleeve gastrectomy (SG), New York City, October 2527, 2007. Obes Surg 18:48796

  • Obsit (2012) 7:84-94 87

    2. Lee CM, Cirangle PT, Jossart GH (2007) Vertical gastrectomy for morbid obesity in 216 patients: report of twoyear results. Surg Endosc 21:18106

    3. Nocca D, Krawczyowsky D, Bomans B, et al (2008) A prospective multicenter study of 163 sleeve gastrectomies: results at 1 and 2 years. Obes Surg 18:5605

    4. Fuks D, Verhaeghe P, Brehant O, et al (2009) Results of laparoscopic sleeve gastrectomy: a prospective study in 135 patients with morbid obesity. Surgery 145:10613

    5. Himpens J, Dapri G, Cadiere GB (2006) A prospective randomized study between laparoscopic gastric banding and laparoscopic isolated sleeve gastrectomy: results after 1 and 3 years. Obes Surg 16:14506

    6. Serra C, Baltasar A, Andreo L, et al (2007) Treatment of gastric leaks with coated selfexpanding stents after sleeve gastrectomy. Obes Surg 17:86672

    7. Baltasar A, Bou R, Bengochea M, et al (2007) Use of a Roux limb to correct esophagogastric junction fistulas after sleeve gastrectomy. Obes Surg 17:140810

    8. Tan JT, Kariyawasam S, Wijeratne T, Chandraratna HS (2009) Diagnosis and management of gastric leaks after laparoscopic sleeve gastrectomy for morbid obesity. Obes Surg

    9. Baltasar A, Serra C, Bengochea M, et al (2008) Use of Roux limb as remedial surgery for sleeve gastrectomy fistula...

Recommended

View more >