Complications urologiques après traitement percutané des tumeurs du rein

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    09-Mar-2017

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  • Communications orales 825

    Objectifs Lavnement de la chirurgie robotique a permisdlargir les indications et la diffusion de la chirurgie mini-invasivedu rein. Cependant, les considrations conomiques constituentun dfi pour toute institution. Lobjectif de cette tude tait decomparer les cots de la nphrectomie partielle ouverte (NPO) etrobot-assiste (NPR) pour cancer.Mthodes Les cots directs associs aux interventions et la durede sjours des patients oprs pour une NPO et NPR dans unemme institution entre le 1er janvier 2010 et le 31 dcembre 2012ont t calculs. Les cots taient classs en plusieurs catgories :soins chirurgicaux, soins infirmiers, anesthsie, mdicaments, ana-tomopathologie/examens biologiques, imagerie, kinsithrapie etautres. Avant comparaison, les cots ont t pondre par le scorede morbidit de Charlson Morbidity Index (CMI), All Patient Refined(APR) Classification System, et le score de nphromtrie RENAL.Rsultats Le nombre dinterventions sur la dure de ltude, lecot moyen par sjour et la dure de sjour sont rsums dansle Tableau 1. Alors que le cot des soins chirurgicaux de la NPRtaient suprieurs ceux de la NPO sur toute la dure de ltude,les cots directs de cette dernire taient suprieurs avec un gainde 1547 $ (p < 0,001) en faveur de la voie robot-assiste. La rduc-tion des cots sest fait dans la catgorie soins infirmiers, dure desjour et le recours moins dagents hmostatiques (Fig. 1). Cesavantages taient maintenus aprs la pondration sur les CMI, APRet RENAL score.Conclusion notre connaissance, cette tude est la premire rapporter un avantage conomique la voie robotique dans la NPsuggrant que la NPR une plus grande efficiente que la NPO. Cettetude devrait tre valide par dautres institutions.

    Tableau 1

    Fig. 1

    Dclaration dintrts Bourse AFU.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.08.093

    O-089Traitement percutane des tumeursdu rein : indications respectives de laradiofrquence et de la cryothrapieJ. Correas1,, A. Khairoune1, M. Timsit 2, D. Joly1, S. Richard1,A. Mejean2, O. Helenon11 Groupe Hospitalier NeckerEnfants-Malades, Paris, France2 Hpital Europen Georges-Pompidou, Paris, France Auteur correspondant.Adresse e-mail : jean-michel.correas@nck.aphp.fr (J. Correas)

    Objectifs valuer les indications respectives actuelles des 2 prin-cipales techniques de traitement ablative percutane des tumeursdu rein (radiofrquence et cryothrapie)Mthodes partir dune tude prospective portant sur 552 pro-cdures de traitement percutane de tumeurs rnales chez 450patients ralises entre janvier 2005 et fvrier 2014, les indica-tions respectives de la radiofrquence et de la cryothrapie sontanalyses. Le taux de succs primaire et secondaire tait collect.Rsultats Lablation percutane des tumeurs du rein parradiofrquence parat plus approprie pour les lsions sui-vantes : diamtre maximal de la tumeur < 30mm, proportionendophytique < 75% du volume tumoral, distance la voie excr-trice 4mm, distance au tube digestif 7mm. Le traitement parcryothrapie parat plus indiqu dans les cas suivants : diamtremaximal 30mm, portion endophytique 75% ou position stricte-ment endosinusale, distance la voie excrtrice < 4mm, distance autube digestif < 7mm (malgr lhydrodissection). Les taux de succsprimaire et secondaires sont comparables (87 % si tumeurs 30mm,92% si tumeurs < 30mm). Toutes les procdures tant ralises soussdation consciente, la cryothrapie apparat moins douloureusemais sa dure est double par rapport la radiofrquence. Le tauxde complication hmorragique napparat pas plus lev pour lacryothrapie.Conclusion La cryothrapie et la radiofrquence sont deux tech-niques complmentaires et non concurrentielles de la prise encharge des tumeurs du rein par voie percutane.Dclaration dintrts Les auteurs nont pas transmis de dcla-ration de conflits dintrts.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.08.094

    O-090Complications urologiques aprstraitement percutan des tumeurs dureinF. Audenet1,, A. Khairoune2, M. Timsit 1, A. Sadfi2, O. Helenon2,A. Mejean1, J. Correas21 Hpital Europen Georges-Pompidou, Paris, France2 Hpital Necker, Paris, France Auteur correspondant.Adresse e-mail : francois.audenet@egp.aphp.fr (F. Audenet)

    Objectifs valuer le type, la frquence et les facteurs de surve-nue des complications urologiques aprs traitement percutan destumeurs du rein.Mthodes tude rtrospective portant sur une priode de 10annes, au cours de laquelle 320 patients ont t traits par voiepercutane de leur tumeur rnale (510 procdures) par radiofr-quence ou cryothrapie. Les tumeurs taient classes en 5 stadesselon leur position : stade 1 = volume tumoral intrarnal < 25 %,stade 2 = 2550%, stade 3 = 5075%, stade 4 > 75%, stade 5 = tumeursinusale. Les tumeurs stade 5 pouvaient bnficier dun refroi-dissement de la voie excrtrice, permettant un traitement parradiofrquence ou cryothrapie.Rsultats La frquence des diffrents stades tait respective-ment de 13, 10, 21, 35 et 21 % pour les stades 1, 2, 3, 4 et 5. Unesonde urtrale tait pose pour 38 des 107 tumeurs de stade 5 et

    dx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.08.093http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.purol.2014.08.094&domain=pdfmailto:jean-michel.correas@nck.aphp.frdx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.08.094http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.purol.2014.08.095&domain=pdfmailto:francois.audenet@egp.aphp.fr

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    6 des 178 tumeurs de stade 4. Les complications urinaires consis-taient en 6 fistules urinaires pri-rnales, 1 fistule urinaire pleuraleet 3 hydronphroses avec atrophie parenchymateuse. Les 7 fistulesurinaires concernaient des tumeurs stade 4. Parmi lensemble desfacteurs tudis, seule la rptition des procdures sur la mmelsion tait un facteur statistiquement significatif de complicationurinaire. La taille, la position de la lsion (stade anatomique), letype histologique, ne sont pas des facteurs favorisants statistique-ment significatifs de lapparition de cette complication.Conclusion Les complications urinaires svres aprs traitementpercutan des tumeurs du rein reprsentent une complication rare(infrieure 1%), indpendante de la localisation tumorale. Ellesont toutes t traites avec succs par drivation des urines parsonde urtrale transvsico-paritale ou par sonde JJ.Dclaration dintrts Les auteurs nont pas transmis de dcla-ration de conflits dintrts.

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    Traumatologie

    O-091Traumatismes fermsparenchymateux de grade V :nphrectomie diffre aprs contrlede lhmostase par embolisationN. Peilleron , J. Long , G. Fiard , D. Carnicelli , J. Rambeaud ,N. Terrier , C. Iriart , C. Lanchon , B. Boillot , C. Thuillier ,V. Arnoux , C. Overs , D. Poncet , J. DescotesCHU de Grenoble, Grenoble, France Auteur correspondant.Adresse e-mail : jalong@chu-grenoble.fr (J. Long)

    Objectifs valuer la place de lembolisation proximale delartre rnale avant nphrectomie diffre afin de limiter lesrisques chirurgicaux de la nphrectomie en urgence dans les trau-matismes de grade V hmorragiques.Mthodes De janvier 2004 mai 2014, 297 patients ont tadmis pour traumatismes du rein dont 29 de grade V. Parmi cespatients, 17 ont bnfici dune nphrectomie diffre dont 12aprs embolisation proximale de lartre rnale ralise dans lessuites immdiates du scanner chez un patient stabilis par lesmesures de ranimation. La chirurgie tait ralise entre 5 et7 jours par une mini-laparotomie lective mdiane ou sous-costale.Lhmo-rtropritoine tait directement abord et le rein enlevpar fragments sans contrle pdiculaire.Rsultats Lge mdian des patients tait de 29 ans, 83 % taientde sexe masculin, 10 avaient des lsions associes. Tous les patientsont bnfici dune angiographie qui tait ralise dans un dlaimdian de 4,5 h (119) aprs le traumatisme, 3 patients ont bnfi-ci de 2 embolisations. La nphrectomie tait ralise avec un dlaimdian de 5 j (19). La dure opratoire mdiane tait de 90min(75120) et la dure dhospitalisation de 21,9 j (1331). Aucunecomplication hmorragique ntait survenue au cours de la chirur-gie. Le nombre moyen de culots globulaires dans lhospitalisationtait de 9,2 (022). Sont survenues des complications mineuresdans 32 % des cas et majeures dans 16 % (1 occlusion sur bride et1 caillotage vsical ncessitant un dcaillotage).Conclusion Lembolisation endovasculaire proximale en urgence,mme sur un rein dtruit, permet de contrler lhmorragiedun traumatisme parenchymateux ou vasculaire. Ceci permetdenvisager une nphrectomie diffre dans de bonnes conditionspar une courte voie dabord, rduisant la difficult et les sai-

    gnements opratoires ainsi que le prjudice parital dans cettepopulation jeune.Dclaration dintrts Les auteurs nont pas transmis de dcla-ration de conflits dintrts.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.08.096

    O-092Plaies rnales par arme blanche :y-a-t-il une indication au traitementconservateur ? ( propos de 24 cas)S. Arza , A. Abourig , K. Baka , A. Bounnit , D. Mbethe ,M. Lakmichi , Z. Dahami , M. Moudouni , I. SarfService durologie, CHU Mohammed VI, universit Caddi Ayyad,Marrakech, Maroc

    Objectifs Mettre en exergue les indications du traitement conser-vateur et chirurgical dans la prise en charge des plaies rnales pararme blanche.Mthodes tude rtrospective de 24 cas colligs sur une priodede 10 ans (janvier 2004 et dcembre 2013). Nous avons tudiles signes cliniques et biologiques ladmission (pression art-rielle, hmoglobine, hmatocrite, cratinine), les rsultats delchographie abdominale et de luroscanner, les lsions associes,le traitement et les complications.Rsultats Lge moyen tait de 25 ans (1450 ans). Le sige de laplaie : la fosse lombaire gauche (17 cas), lombaire droite (6 cas) etle flanc gauche (1 cas). Selon la classification de lAmerican Asso-ciation of the Surgery Trauma, les lsions rnales ont t classesgrade I (3 cas), grade II (5 cas), grade III (8 cas), grade IV (5 cas)et grade V (3 cas). Seize patients ont eu un traitement conserva-teur. Monte de sonde double J pour une fuite urinaire dans 3 cas.Une nphrectomie dhmostase tait ncessaire dans 5 cas : gradeIV (2 cas) et grade V (3 cas). La dure moyenne dhospitalisation :12 jours (633 jours).Conclusion Les moyens de drainage endourologique, associs une ranimation adquate et une surveillance arme, ont permis delimiter les complications et de minimiser le recours la chirurgiechez des patients stables et bien slectionns. Le grade V est uneindication chirurgicale.Dclaration dintrts Les auteurs nont pas transmis de dcla-rations de conflits dintrts.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.08.097

    O-093Prise en charge despseudo-anvrismes rnauxpost-traumatiquesR. Guyot1, V. Arnoux2, G. Fiard2, N. Terrier 2, C. Thuillier 2,O. Skowron2, J. Rambeaud2, J. Descotes2, J. Long21 CHU de Grenoble, Clermont-Ferrand, France2 CHU de Grenoble, Grenoble, France

    Objectifs Dcrire les modalits de prise en charge et les cons-quences des pseudo-anvrismes rnaux post-traumatiques.Mthodes Nous avons revu les dossiers de 271 patients admisdans notre centre avec un traumatisme rnal entre janvier 2004et dcembre 2013, inclus dans une base de donnes prospective.Les donnes pidmiologiques, cliniques, radiologiques et de suivide ces patients ont t collectes. Les donnes des patients ayantprsent ou non un pseudo-anvrisme rnal compliquant le trauma-tisme ont t compares.Rsultats Les traumatismes de grade I, II, III, IV et V taientde 14,2 %, 14,9 %, 23,3 %, 28,3 % et 9 %. Cinquante-cinq pour centtaient causs par un sport dhiver, 13,9 % ont eu une embolisationrnale et 6,2 % une nphrectomie (93,7 % de traitement conserva-teur). La dure dhospitalisation a t de 13,9 jours (0142). Cinq

    dx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.08.095http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.purol.2014.08.096&domain=pdfmailto:jalong@chu-grenoble.frdx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.08.096http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.purol.2014.08.097&domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.08.097http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.purol.2014.08.098&domain=pdf

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