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DOSSIER PÉ · PDF file Jean Renoir est né à Paris en 1894. Il est le second fils de Pierre-Auguste Renoir. Jean Renoir a grandement influencé le cinéma français et mondial et

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  • FIDÉLITÉ PRÉSENTE

    MICHEL BOUQUET CHRISTA THÉRET VINCENT ROTTIERS

    UN FILM DE GILLES BOURDOS

    DOSSIER PÉDAGOGIQUE Ph

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    MONTEUR YANNICK KERGOAT SON FRANÇOIS WALEDISCH VALÉRIE DELOOF CYRIL HOLTZ COSTUMES PASCALINE CHAVANNE DÉCORS BENOÎT BAROUH 1ER ASSISTANT RÉALISATEUR CHRISTOPHE MARILLIER CASTING RICHARD ROUSSEAU ELSA PHARAON ACCESSOIRES MICHEL CHARVAZ PEINTURE GUY RIBES DIRECTEUR DE PRODUCTION SAMUEL AMAR PRODUCTRICE EXÉCUTIVE CHRISTINE DE JEKEL PRODUCTEURS OLIVIER DELBOSC ET MARC MISSONNIER COPRODUIT PAR WILD BUNCH MARS FILMS FRANCE 2 CINÉMA AVEC LA PARTICIPATION DE ORANGE CINÉMA SÉRIES FRANCE TÉLÉVISIONS

    AVEC LE SOUTIEN DE LA RÉGION PROVENCE ALPES CÔTE D’AZUR EN PARTENARIAT AVEC LE CNC VENTES INTERNATIONALES WILD BUNCH INTERNATIONAL

    THOMAS DORET MICHÈLE GLEIZER ROMANE BOHRINGER SCÉNARIO JÉRÔME TONNERRE GILLES BOURDOS COLLABORATION SCÉNARIO MICHEL SPINOSA D’APRÈS L’OUVRAGE «LE TABLEAU AMOUREUX» DE JACQUES RENOIR ÉDITIONS FAYARD MUSIQUE ORIGINALE ALEXANDRE DESPLAT IMAGE MARK PING BING LEE

    AU CINÉMA LE 2 JANVIER

  • 1915. Sur la Côte d’Azur.

    Au crépuscule de sa vie, Auguste Renoir est éprouvé par la perte de son épouse, les douleurs du grand âge, et les mauvaises nouvelles venues du front : son fils Jean est blessé…

    Mais une jeune fille, Andrée, apparue dans sa vie comme un miracle, va insuffler au vieil homme une énergie qu’il n’attendait plus. Éclatante de vitalité, rayonnante de beauté, Andrée sera le dernier modèle du peintre, sa source de jouvence.

    Lorsque Jean, revenu blessé de la guerre, vient passer sa convalescence dans la maison familiale, il découvre à son tour, fasciné, celle qui est devenue l’astre roux de la galaxie Renoir. Et dans cet éden Méditerranéen, Jean, malgré l’opposition ronchonne du vieux peintre, va aimer celle qui, animée par une volonté désordonnée, insaisissable, fera de lui, jeune officier velléitaire et bancal, un apprenti cinéaste…

    LES PERSONNAGES

    Pierre-Auguste dit Auguste Renoir est né en 1841 à Limoges, dans une famille très modeste.

    À 13 ans, il entre comme apprenti à l’atelier de porcelaine pour y faire de la décoration d’assiettes. Parallèlement, il suit les cours de l’École d’arts décoratifs. À 21 ans, Renoir entre à l’École des Beaux- Arts de Paris où il rencontre Claude Monet, Frédéric Bazille et Alfred Sisley. Une solide amitié se noue entre les quatre jeunes hommes qui vont souvent peindre en plein air dans la forêt de Fontainebleau.

    Il expose sa première œuvre en 1864 qu’il détruit rapidement malgré le succès rencontré. Ce sont alors des peintres tels que Courbet, Ingres ou encore Delacroix qui l’inspirent. Pendant quelques années, la critique fut plutôt mauvaise, et de nombreuses caricatures parurent dans la presse. C’est lors d’un séjour avec Monet qu’il découvre véritablement la peinture en plein-air. Il expose avec les Impressionnistes dès 1874 et réalise son chef-d’œuvre : le Bal du moulin de la Galette, à Montmartre, en 1877. C’est en travaillant sur cette toile que son style se définit : touches fluides et colorées, absence de noir, effets de textures, goût pour les scènes de la vie populaire, pour des modèles de son entourage.

    Mais le succès n’est toujours pas au rendez-vous. À court d’argent, il décide de ne plus exposer avec les impressionnistes et retrouve le Salon officiel. Il devient un peintre à qui l’on commande des portraits prestigieux. Il travaille alors davantage sur les contrastes marqués, les contours soulignés. Il peint le Déjeuner des Canotiers (1880-81) dans lequel apparait celle qui deviendra sa femme et mère de ses trois garçons : Aline Charigot. Au cours de voyages dans le Sud de la France, en Afrique du Nord ou encore en Italie, son style se précise et il s’éloigne alors de l’impressionnisme, désireux de faire un art plus intemporel, et plus «sérieux». C’est sa période ingresque qui s’entame pour atteindre son apogée en

    1887 avec l’exposition des Grandes Baigneuses à Paris. L’accueil critique est très mauvais, le milieu académique le rejette. Au cours de la décennie 1890, il entame une nouvelle période au cours de laquelle il combine ses influences impressionnistes et ingresques. La première toile de cette ère, les Jeunes filles au piano (1892), est acquise par l’État pour le musée du Luxembourg. Devenu père, il consacre une grande partie de son temps à des toiles sur la maternité. La jeune femme qui s’occupe de ses enfants, Gabrielle, deviendra un de ses fréquents modèles. Il aura trois fils avec Aline : Pierre, Jean et Claude.

    Les années 1890 sont celles de la maturité et du succès critique.

    Il est atteint par des rhumatismes déformants qui l’obligeront progressivement à renoncer à marcher. Il s’installe avec sa famille à Cagnes-sur-Mer, la douceur du climat étant plus favorable à son état de santé. Il y acquiert le domaine des Collettes dont il admirait les oliviers. C’est là qu’il se concentre sur la peinture de portraits, de ses enfants ou de ses domestiques. Alors que le succès lui procure une aisance matérielle très confortable et malgré la paralysie qui commence à handicaper ses mains, il s’adonne également à la sculpture.

    Sa femme décède en 1915, l’année où Jean, blessé à la guerre, sera en convalescence aux Collettes. Cette même année, il rencontre Dédée, son dernier modèle.

    C’est dans sa maison familiale qu’il décède en 1919, à 78 ans.

    Réalisation : Gilles BOURDOS

    Scénario : Jérôme TONNERRE, Gilles BOURDOS

    Avec la collaboration de Michel SPINOSA, d’après l’ouvrage «LE TABLEAU AMOUREUX» de Jacques RENOIR

    Musique originale : Alexandre DESPLAT

    RENOIR a été présenté en clôture de la sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes.

    RENOIR a reçu le soutien de Télérama.

    L’HISTOIRE DU FILM

    AUGUSTE RENOIR - Michel Bouquet

  • Jean Renoir est né à Paris en 1894. Il est le second fils de Pierre- Auguste Renoir. Jean Renoir a grandement influencé le cinéma français et mondial et est considéré aujourd’hui comme un cinéaste majeur.

    Voulant faire une carrière militaire, Jean s’engage dans l’armée en 1913. Deux ans plus tard, il se brise le fémur et achève sa convalescence aux Collettes, la maison où vit son père. C’est là que Jean rencontre Andrée. Il l’épouse en 1920 quelques mois après le décès de son père et la met en scène dans ses premiers films sous le nom de Catherine Hessling.

    La sortie, en 1921, du film d’Erich von Stroheim, FOLIES DE FEMMES le convainc de se porter vers le cinéma qui lui permet d’exposer la beauté de sa femme. Il réalise son premier long métrage en 1924, LA FILLE DE L’EAU, mettant en scène son épouse et son grand frère.

    Malgré l’accueil mitigé de son premier film, Jean Renoir renouvelle l’exercice et dirige sa femme dans ses deux films suivants : NANA, d’après Émile Zola en 1926, LA PETITE MARCHANDE D’ALLUMETTES, d’après Andersen en 1928. Suivent TIRE-AU-FLANC, une comédie militaire en 1928 puis ON PURGE BÉBÉ (1931), d’après la pièce de Feydeau avec Michel Simon. C’est alors le premier succès populaire du jeune cinéaste. Cette même année, il se sépare de Catherine Hessling.

    Il décide de poursuivre sa collaboration avec Michel Simon en 1931, dans un des premiers films parlants de l’histoire, LA CHIENNE. Ce film marque un tournant dans la carrière de Jean Renoir qui réalisera par la suite des films plus personnels, plus politiques. Cette tendance est sans doute le fruit de l’influence de sa nouvelle femme, Marguerite Houlle, fille de militant communiste, devenue la monteuse de ses films. Jean Renoir est par ailleurs proche des idées défendues par le Front Populaire qui arrive au pouvoir en 1936. Ses films suivants, politiques et engagés, LA NUIT DU CARREFOUR (1932), BOUDU SAUVE DES EAUX (1932), LE CRIME DE M. LANGE (1935), LES BAS- FONDS (1936) rencontrent leur public et sont salués par la critique.

    Juste avant-guerre, Jean Renoir réalise LA GRANDE ILLUSION (1937), une ode à la paix sur fond de Première Guerre mondiale où il met en scène, en guise d’hommage, Erich von Stroheim aux côtés de Jean Gabin. Le film est récompensé à Venise.

    C’est dans les années 1930 qu’il réalise des films comme MADAME BOVARY (1933), UNE PARTIE DE CAMPAGNE (1936) ou LA BÊTE HUMAINE (1938), trois adaptations littéraires (Flaubert, Maupassant, Zola) dans lesquelles Renoir s’attache à retranscrire le réalisme et le naturalisme des auteurs.

    En 1939, Jean Renoir tourne LA RÈGLE DU JEU qui, considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands films du patrimoine mondial, fut un échec au moment de sa sortie. Le film, défini par son auteur comme une «fantaisie dramatique», est une peinture des mœurs de la société française.

    La guerre éclatant, il s’exile aux États-Unis en 1940 avec sa nouvelle compagne Dido Freire et prend la nationalité américaine. Il réalise plusieurs films de commande, compromis entre les enjeux sociaux qu’il souhaite défendre et les impératifs de l’industrie américaine : VIVRE LIBRE ! (1943), SALUT À LA FRANCE (1944), LE JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE (1946), ou encore L’HOMME DU SUD qui lui vaut une nomination aux Oscars en 1945. Les films ne sont pas des succès. Il part en Inde tourner LE FLEUVE son premier fi

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