journal U3A Contact - mai - juin 2013

  • Published on
    21-Mar-2016

  • View
    217

  • Download
    1

Embed Size (px)

DESCRIPTION

Universit du 3me Age U3A Lige - Belgique

Transcript

<ul><li><p>1 </p><p> Mai -Juin 2013 </p><p>Universit du 3me ge de LIEGE a.s.b.l. 416.488.603 </p><p>Avenue Joseph Prvers, 27 - 4020 Lige </p><p>Tel : 04/370.18.01 - e-mail : u3a@skynet.be </p><p>Site : www.u3a.be - Compte ING-BE19.3400.1501.3012 </p><p>Edit. responsable JC. Lefebvre - Av. J. Prvers, 27 - 4020 Lige </p><p>Dtails : voir page 18 et suivantes </p></li><li><p>2 </p></li><li><p>3 </p><p>Sommaire Mai - Juin 2013 </p><p>Voyages : Dcouverte de Berlin .................................................................. p. 04 </p><p> Paris .............................................................................................. p. 10 </p><p> Toscane ....................................................................................... p. 13 </p><p>Semaine Internet .......................................................................................... p. 15 </p><p> Confrence de philosophie ........................................................................ p. 16 </p><p> Exposition des lves : Arts graphiques .................................................. p. 17 </p><p> Festival de musique classique : prsentation .......................................... p. 18 </p><p> programme ............................................ p. 21 </p><p> Tennis de table .............................................................................................. p. 23 </p><p> Gnalogie ................................................................................................ p. 24 </p><p> Copie duvres de matres NOUVEAU ............................................. p. 26 </p><p> Histoire de France NOUVEAU................................................................. p. 27 </p><p> Divers cours : Anthropologie, Astronomie, Arts graphiques, ............ p. 28 </p><p> Arts dcoratifs, Arts modernes : .............................................. </p><p> Chiffres et lettres, Civilisations asiatiques, p. 34 </p><p> Initiation histoire de lArt ............................................... p. 36 </p><p> Egyptologie, Gographie, Histoire architecture, ........ p. 37 </p><p> Histoire de la Pense II, Histoire de la Principaut, ... p. 41 </p><p> Histoire des religions, Marches Darras, ...................... p. 44 </p><p> Philosophie I, Philosophie II, Psychologie : ................ p. 46 </p><p> Sciences et nature .......................................................... p. 49 </p><p> Littrature wallonne ........................................................ p. 50 </p></li><li><p>4 </p><p>A la dcouverte du nouveau Berlin </p><p>Promenade architecturale de lU3A </p><p>Du 12 au 16 juin 2013 </p><p>Aprs la runification et le gigantesque chantier qui a suivi, Berlin est devenu un vritable laboratoire architectural o ont t convoqus les plus brillants architec-tes mondiaux. Cest un vritable nouveau systme urbain, bas sur la transpa-rence et laccessibilit, qui va tre invent ici. </p><p>Notre voyage permettra de dcouvrir quelques-uns de lieux les plus significatifs de cette nouvelle mtropole. Unter den Linden, avec les souvenirs de lan-cienne ville impriale ; Kurfstendam, et ses immeubles bourgeois wilhelmiens ; Potsdamer Platz o, sur les plans de Renzo Piano, a t ralis un des ensem-bles monumentaux les plus tonnants du XXe sicle ; sans compter les in-nombrables immeubles o les meilleurs architectes ont voulu donner une uvre significative : Coupole du Reichstag par Norman Foster, Nouvelle Chancellerie par Axel Schultes, DZ Bank par Frank Gehry, Muse juif par Daniel Libeskind, Galeries Lafayette par Jean Nouvel, </p><p>Un temps sera galement consacr la visite intrieure de limmeuble de la Ber-liner Philarmonie, chef duvre de Hans Scharoun, du muse du Bauhaus Archiv et, si nous en avons le temps, de la Neue Nationalgalerie par Mies van der Rohe. </p><p>Prix : 485 (supplment single 160 ) </p><p> verser sur le compte BE39 9796 3793 1619. Ce prix inclut le dplacement en car, le logement avec petit djeuner, les entres dans les btiments visits, le pourboire du chauffeur, la confrence prparatoire. Assurance annulation 20 . Assurance totale 25 </p><p>Confrence de prsentation : mardi 4 juin, 13h30, salle 14 </p><p>Renseignements : jean-pierre.rouge@base.be ; 04 388 35 51 ; 04577 75 96 86 </p><p>Le texte de Philippe Delaite qui suit donnera un avant got de ce que peut sug-grer cette ville fascinante. </p><p>Petit abcdaire pripatticien berlinois </p><p>In Berlin, by the wall you were five foot ten inches tall </p><p>It was very nice </p><p>candlelight and Dubonnet on ice </p><p>We were in a small cafe you could hear the guitars play </p><p>It was very nice </p><p>it was paradise </p><p>Lou Reed </p></li><li><p>5 </p><p>A : Autodaf </p><p>Si le mot est dorigine portugaise et quil dsignait, lorigine, la destruction des livres consid-rs par lInquisition comme paens, blasphmatoires, hrtiques ou immoraux, le mot prend une coloration diffrente Berlin. Les Nazis, en effet, nont pas longtemps hsit reprendre leur compte cette funeste pratique : le 10 mai 1933, quelques semaines seulement aprs leur accession au pouvoir, le feu tait mis des milliers de livres dauteurs dissidents ou juifs sur Bebelplatz quelques mtres seulement de luniversit de Berlin </p><p> L o on brle des livres, on finit aussi par brler des hommes disait Heinrich Heine. Au-jourdhui, au centre de la place, une vitre, dans le sol, donne sur un local aux rayonnages vi-des de leurs livres, une uvre de Mischa Ullmann. </p><p>B : Brandebourg </p><p>On a tous en tte la silhouette de cette porte. Elle fait partie de notre histoire. Comme Berlin dailleurs. Quon le veuille ou non, et mme si nous sommes plus familiers de lhistoire et du patrimoine de la France, de la culture de lItalie et du bassin mditerranen, il faut bien recon-natre que notre histoire, celle de notre pays, a t davantage marque par ce qui sest pass ou de ce qui sest dcid, ici Berlin, depuis linvasion daot 14 jusqu la chute du mur en novembre 1990 </p><p>Correspondant une province de lancienne Prusse, le Brandebourg est lactuel land qui entoure Berlin. </p><p>C : Checkpoint Charlie </p><p>Le principal point de passage jadis entre lEst et lOuest. Aujourdhui, la gurite de la police mi-litaire, quelques sacs de sable et le panneau indiquant quon sort du secteur amricain existent toujours. Aux alentours, des marchands ambulants proposent casquettes et insignes de lar-me rouge ou de larme est-allemande. Les temps ont chang. </p><p>Charlie correspond la lettre C dans lalphabet phontique international ; dautres points de contrle (Alpha, Bravo) existaient mais, situ en plein centre de la ville langle de Friedrich-strasse et de Zimmerstrasse, le Checkpoint Charlie tait le plus connu, le plus mdiatis aussi. </p><p>D : Dietrich </p><p>Comme Marlne bien sr. Indissociablement lie Berlin o elle est ne, et o elle a com-menc sa carrire, au thtre avec Max Reinhardt et dans des revues sur Kurfrstendamm. Berlin o elle est devenue mondialement clbre en tournant, dans lAnge bleu premier film parlant allemand sous la direction de Josef von Sternberg en 1930. Par contre, ce que nous avons oubli, cest lextraordinaire vitalit du cinma Berlin dans les annes 20 : Josef von Sternberg, F.W. Murnau, Fritz Lang A Babelsberg se trouvait le plus grand studio de cinma dEurope. </p><p>E : Eisenmann </p><p>Peter Eisenmann est une des figures importantes de la dconstruction architecturale. A Berlin, il est surtout clbre pour avoir dessin les plans du mmorial de lholocauste : un singulier complexe de 19.000 m, construit quelques mtres de la porte de Brandebourg, constitu de 2711 blocs de pierre. Chaque bloc fait 2,38 m sur 0,95 m de large, leur hauteur est variable. Lensemble est troublant. Il cherche troubler, dranger. Tel un champ de ruine. Froid. Gris. Muet. Si la hauteur des blocs est irrgulire, elle ne laisse rien deviner de la profondeur des </p><p> couloirs qui sparent les blocs certains endroits. </p></li><li><p>6 </p><p>F : Frdric II </p><p>Le Vieux Fritz , il fut prince-lecteur de Brandebourg avant de devenir roi en Prusse, puis enfin roi de Prusse de 1772 sa mort en 1786. Despote clair, francophile comme beau-coup de souverains europens au XVIII sicle on lui doit une tonnante condamnation de la langue allemande ! - Frdric II tait aussi un amateur dart. Simposant lui-mme une ri-gueur budgtaire qui, en France, lui a valu lexpression Travailler pour le roi de Prusse , cest dire travailler pour presque rien, on ne stonne donc pas quil nait jamais succomb aux tentations de disposer dune demeure comparable ses homologues franais, russe ou autrichien. Son seul pch , son amour de la peinture franaise qui lentrana acheter quelques-unes des plus clbres toiles de Watteau : lEmbarquement pour Cythre et lEnsei-gne de Gersaint. </p><p>G : Gehry </p><p>Larchitecte dorigine canadienne, clbre pour le muse Guggenheim de Bilbao ou pour le Marta de Herford, a construit sur Pariser Platz, quelques mtres de la porte de Brande-bourg, le sige de la DG Bank. Si lextrieur est dune sobrit inattendue de la part de cet ar-chitecte, latrium, avec les murs revtus de bois rouge, le sol bomb en verre et le toit de la salle de confrence, vritable pice sculpturale qui semble flotter dans lespace, est devenu un des ensembles les plus spectaculaires de larchitecture berlinoise contemporaine. </p><p>H : Humboldt </p><p>Ils sont deux frres : Wilhelm et Alexander. Lun, Wilhelm, lan, ami de Goethe et de Schiller, est considr comme le pre de la pense contemporaine allemande ; linguiste, diplomate et philosophe, cest lui le fondateur de luniversit de Berlin qui porte le nom de sa famille en 1810. Alexander, quant lui, fut naturaliste, explorateur et certainement, par son approche scientifique, le pre de la gographie moderne. 29 prix Nobel, dont Albert Einstein, sont sortis </p><p>de cette prestigieuse universit. </p><p>I : Insel </p><p>Dessinant une srie de mandres, la Spree traverse la ville. Au dtour de lun deux, dans un territoire jadis compris dans Berlin-Est, la rivire se partage en deux pour laisser place une le (insel en allemand). Cest sur la partie nord de cette le que sont regroups les principaux muses nationaux. Cette concentration avait t souhaite par Frdric IV au XIX sicle. Avec les bombardements de 45 et la partition de la ville pendant quarante ans, lle des mu-ses tait au moment de la runification dans un tat tel que dimportants investissements ont t ncessaires pour lui redonner son lustre de jadis. Les travaux de restauration et de moder-nisation furent gigantesques (et ils ne sont pas encore termins puisquun projet de tunnel sou-terrain les reliera tous dans quelques annes) mais, aujourdhui, cette le des muses propose la plus grande concentration de muses dont on puisse rver : le Pergamon museum, le </p><p>Neues museum, lAlte Nationalgalerie, lAltes museum, le Bode museum </p><p>J : Joke </p><p>Si les Berlinois ont t trs honors par le discours que pronona John F. Kennedy, le 26 juin 1963. Chacun se souvient de son Ich bin ein Berliner !. Toutefois, pour respecter un usage correct de la langue, il eut t prfrable, semble-t-il, quil dise Ich bin Berliner ! . En ajou-tant le ein , cest un peu comme sil avait dit Je suis une boule de Berlin ! . </p><p>K :Karajan </p><p>Mme si nous lassocions souvent la ville, lorchestre ainsi qu la salle du Berliner Philhar-moniker construite par Hans Sharoun entre 1956 et 1963 Berlin-Ouest quelques dizaines </p></li><li><p>7 </p><p>de mtres du mur, Herbert von Karajan tait autrichien, il nen a pas moins dirig lorchestre berlinois pendant 34 ans. </p><p>L : Libeskind </p><p>Consacr toute lhistoire du peuple juif, le Jdisches Museum est probablement un des bti-ments les plus expressifs qui soient ; dessin par larchitecte amricain dorigine polonaise Da-niel Libeskind, ralis entre 1993 et 1998, avec son plan en forme de ligne brise les Berli-nois le surnomment der Blitz (lclair) mais surtout en raison de la nature et des agence-ments de volumes qui participent dune logique dconstructiviste, cet ensemble ne laisse per-sonne indiffrent. Ici, les parois des couloirs se rapprochent, les sols sinclinent, les murs se plient, des poutres obliques traversent les espaces, des saignes sont mnages dans les </p><p>murs </p><p>M : Mur </p><p>Commenc en aot 1961, le mur de la honte survivra prs de trente ans partageant la ville en deux. Aller de lautre ct du mur tait jadis synonyme de changer de civilisation : dun ct le monde occidental avec son luxe, son animation, son trafic, ses publicits et ses nons, de lautre le monde communiste avec ses avenues dsertes, ses immeubles gris : un monde vide et sans me travers seulement par quelques trams ou quelques Trabant Aujourdhui il faut souvent le secours dune carte pour savoir de quel ct du mur on est, la cicatrice disparat peu peu, seuls quelques fragments subsistent ici et l, Potsdamer Platz notamment : ail-</p><p>leurs le mur nest souvent plus quune ligne de pavs trace au sol. </p><p>N : Neue nationalgalerie </p><p>Alors que Hans Sharoun, non loin de l, a construit le btiment de lorchestre philharmonique, Ludwig Mies van der Rohe a conu un btiment moderne destin servir de pendant lAltes nationalgalerie. Si cette dernire tait centre sur lart allemand des sicles passs, la Neue nationalgalerie de Mies sera affecte la prsentation de lart allemand du XX sicle. Seul btiment dessin par lancien directeur du Bauhaus construit sur le sol allemand depuis son dpart pour les Etats-Unis en 1933, ce muse est un modle de puret. Les salles dexposition sont sous terre, seul se dtache un pavillon dune audacieuse simplicit : de grandes parois vitres, aucun mur et un plafond caissons qui repose sur huit piliers mtalliques. Les l-ments de construction, rduits ainsi lessentiel, donnent limpression dune surprenante lg-ret, la qualit des proportions confre lensemble une justesse peu commune. Inaugur en 1968, il prfigure le minimalisme architectural. </p><p>O : Ours </p><p>Comme Berne ou Mons, lours figure sur les armoiries de la ville depuis le moyen-ge. La rai-son de la prsence de cet animal nest pas certaine, certains pensent quil sagirait dune allu-sion au premier margrave de Brandebourg, Albert lOurs. Dautres voquent la similitude pho-ntique entre ber de Berlin et br c'est--dire velu. Toujours est-il que, mme si les armoiries ont chang au fil du temps, lours est prsent seul, sans collier et sans aigle. Cest pourquoi, si Cannes a ses palmes et Venise ses lions, le festival de cinma de Berlin distribue quant lui </p><p>des Ours dor. </p><p>P : Potsdamer Platz </p><p>Cette place, une des plus animes du Berlin des annes 20 et 30, tait compltement dmo-lie en45. Pendant la guerre froide, Potsdamer Platz ntait quune gigantesque tendue vide, un terrain vague. Vingt ans aprs la runification, avec ses galeries commerantes, ses mu-ses, ses cinmas, ses salles de spectacles, ses thtres et ses restaurants, Potsdamer Platz est devenue une ville dans la ville, le symbole vivant du Berlin runifi, un ensemble auquel </p></li><li><p>8 </p><p>ont travaill Piano, Rogers, Isozaki, Jahn Seul un lment rappelle lentre-deux-guerres : la copie conforme au centre de la place du premier feu de signalisation install en Europe. </p><p>Q...</p></li></ul>