Mon Angers à moi

  • View
    222

  • Download
    0

Embed Size (px)

DESCRIPTION

Mon Angers à moi

Text of Mon Angers à moi

  • Supplment gratuit au journal le Courrier de lOuest du Jeudi 14 fvrier

    85 Angevinsdisent leur passion

    pour leur ville

    MonANGERSmoi

  • Jaime Angers, croyez-le bien ! Frdric Batse, maire dAngers, aime le stade Jean-Bouin, le thtre du Quai, mais aussi la Roseraie.

    Quels sont vos lieux favoris Angers ?

    Ce sont des lieux dans lesquels jai vcudesmoments forts, je pense bien entendu Jean Bouin que je frquente depuis tou-jours,mais galement auQuai. Autant pourles spectacles que pour la vue incroyablesur les bords de Maine. Jaime aussi beau-coup le quartier de la Roseraie omon en-gagement au service des Angevins sestfaonn et qui a connu une rnovation re-marquable autour de larrive du tram-way La liste serait donc longue, maisjaime Angers, croyez-le bien !

    Quel quartier habitez-vous et comment lavez-vous choisi ?

    Jhabite le quartier LaFayette, aprs avoir longtemps vcu dansle secteur Ebl. Cest principalement pourdes raisons professionnelles que jai choisidhabiter prs de la gare. Pratique aussipour ma famille qui peut se dplacer faci-lement sur toute la ville. Cest un quartiero mes enfants grandissent et sont scola-riss et se plaisent beaucoup.Tous les quartiers dAngers ont leurcharme, leur histoire, leur propre iden-tit. La Fayette a beaucoup volu ces der-nires annes. Ici, comme ailleurs dans laville, larrive du tramway a transformlespace public. Et puis, je vois se dvelop-per avec intrt, dans le quartier, les rali-sations prvues dans le cadre de Gare + ou demain lorsque le commissariat quit-tera la Place La Fayette. Cest un lieu pleinde vie et de projets !

    Quest ce qui manque Angers pour treplus agrable vivre ?

    Angers est souvent classe pour la qualitde la vie, cest un signe que nous avons uncadre de vie trs privilgi que je souhaitemaintenir tout prix ! Je pense que plu-sieurs grands projets que nous conduisonssont de nature amliorer la vie de tous lesAngevins, comme La Cit (au Doyenn)pour les associations, ou bien notre futurespace aqualudique, sur les Hauts deSaint-Aubin, trs attendu par les familles.Onpeut voquer la seconde ligne de tram-way, ncessaire elle aussi. Je suis gale-ment trs dsireux de voir la mise enuvre de notre grand projet de ville : la re-conqute des rives de la Maine. Tous cesprojets dpendront bien sr de la situationconomique qui guidera nos choix :chaque euro dpens doit servir crer delemploi et je sais que les Angevins sont at-tentifs lutilisation des deniers publics !

    Ils sont commerants, artistes, sportifs,militants associatifs, enseignantsFemmes et hommes, la fois acteurs etspectateurs de leur ville. Angers, ils laimentet ils en parlent chaque dimanche dans lescolonnes du Courrier de lOuest. Leur An-gers eux, cest notre Angers nous.Ces tmoins privilgis se trouvent au-jourdhui runis dans ces quelques pages.Ils dcrivent des lieux et des ambiances,des souvenirs, des images et travers cesvocations, ils se racontent eux-mmes. Ilsnous racontent aussi une ville dont ils nousfont apparatre toutes les richesses.Car si Angers est riche de son patrimoine,elle lest surtout de ces gens dici ouvenus dailleurs, qui ont choisi dy vivre etdy dployer leur nergie. Ce rendez-voushebdomadaire dans nos colonnes leurrend hommage.Les mots que ces Angevins posent sur laville nous aident ne pas nous en lasser. Ilsnous incitent rester veills, les yeuxgrands ouverts sur notre environnement.

    Et ce qui frappe la lecture de leurs tmoi-gnages, cest une grande srnit. Angersest un refuge , une douceur , uneville qui apaise . Un peu endormie , re-grettent certains ; elle se rveille rpon-dent dautres qui soulignent combien sa vieculturelle est intense.Cet tat desprit et cet art de vivre suppo-sent que le plus grand nombre en soitconscient. chacunduvrer pour les pr-server. La Journe de la participation (1)nous offre loccasion de rchir notrecadre de vie, de nous exprimer et de nousinvestir.Bonne lecture et bonnes balades traversla ville.

    La rdaction du Courrier de lOuest

    (1) : La journe de la participation citoyennese droulera le samedi 16 fvrier, de 9 h 30 18 h, au centre des congrs dAngers. Ellesera loccasion de dcouvrir lengagementdes habitants dans la ville autour desgrands projets mais aussi de la solidarit,des quartiers ou encore de la sant.

    Leur Angers eux

    MonAngers moi... 2

    Propos recueillis par :Anne-Marie dARGENTR, Philippe BARR, Arnaud BOTREL, Vincent BOUCAULT, Lucile CANTET, milie CHASSEVANT,Jean-Philippe COLOMBET, Baptiste CROCHET, Ccile DUBOIS, Isoline FONTAINE, Coralie GANIVET, Bertrand GUYOMAR,Marie HRAULT, Benjamin JULIENNE, Mlanie LE BELLER, Thibaut LENGAIGNE, Marie-Jeanne LE ROUX, Fanny LIGNEAU,Jean-Yves LIGNEL, Emeline MARTINEAU, Jean-Franois MATER, Didier PAILLAT, Anthony PASCO, Mireille PUAU,Christophe RICCI, Sbastien ROCHARD, Philippe RUBION.Photographes :Franois BAGLIN - Antonio BOZZARDI - Josselin CLAIR - Laurent COMBET - Michel DURIGNEUX - Jrme HURTSEL -Vincent MICHEL - Yolande MIGNOT - Coralie PILARD - Jean-Marie PORCHER.

    Frdric Batse, maire dAngers : Tous les quartiers dAngers ont leur charme, leur histoire, leur propre identit.

  • Angers, cest mamaison ! Ramzi Aburedwan, fondateur de lassociation Al Kamandjti, se sent bien dans la ville o il a appris la musique.

    vin, et maintenant je peux dire que cetteville, cest ma maison. Jprouve le mmesentiment quand je viens Angers etquand je retourne Ramallah. Quand jesuis Angers, Ramallah ne me manquepas, et linverse est vrai aussi. Cest vrai-ment la mme chose pour moi.Jai vu la ville voluer avec les annes, sur-tout avec le tramway qui la rend encoreplus agrable, je trouve. Mon regret, cestquelle soit un peu renferme sur elle-mme, contrairement dautres villes

    commeNantes par exemple, ou Paris biensr. Le jumelage avec Bamako, cest trsbien,mais la ville devrait souvrir aumondeentier, elle en tirerait une vraie richesse. Jene sens pas quil y ait un vritable objectifdans ce domaine, les gens se contententdintgrer ce qui existe dj.Mon espoir, cest que je viens de rencon-trer le maire de la ville, et quil ma parutrs ouvert. Pour parler de mon exp-rience personnelle, jai fait environ 300connaissances, ici, Angers, au travers Al

    Kamandjti. Parmi ces Angevins, environ10 % dentre eux sont venus avec moi enPalestine et se sont implique dans lasso-ciation. Il y a donc une dynamique qui sestcre travers ces contacts et cet espritdouverture.Il faut souvrir dautres pays, dautres r-gions dumonde. La vie internationale, cestimportant, et je ne fais pas depolitique en disant a.

    Je suis arriv pour la pre-mire fois Angers en1998, en provenance di-recte de Palestine. Je suis

    venu ici pour faire mes tudes musicales,au sein du conservatoire. Quelque tempsauparavant, Richard Lowry, directeur duconservatoire, tait venu jouer en Pales-tine avec des musiciens classiques. Il avaitla possibilit de proposer des jeunes Pa-lestiniens de venir tudier Angers.Jai t choisi avec un ami, parmi 21 candi-dats. A lpoque, javais un apprentissage li-mit de la musique. Il ny avait pas deviolon alto Ramallah, et encoremoins deprofesseur de contrebasse pour mon ca-marade. Nous tions tous deux trs moti-vs en arrivant ici.Cette ville, pour moi, a a t le choc, dansle bon sens du terme. Quand jallais pren-dre mes cours au Conservatoire, toutmimpressionnait : la taille de ltablisse-ment, tous ces enfants qui venaient avecleur instrument, je navais jamais vu cela enPalestine.

    Tomb amoureuxde cette ville Javais 18 ans quand je suis arriv, et je suissorti du conservatoire dAngers avec un di-plme dtudes musicales en alto. Au d-part, jhabitais La Pointe-Bouchemaine,ensuite place Romain, et dautres apparte-ments encore dans la ville. Chaque t, jeretournais voir ma famille en Palestine. Jecrois que je peux dire que je suis tombamoureux de la ville dAngers.Je suis quelquun de curieux, et denthou-siaste aussi. Mon apprentissage du franaissest fait avec les gens dici, a nema jamaisdrang quon me corrige, et cest la ren-contre avec les autres qui ma toujoursmotiv au dpart pour faire les choses. Aubout de 3-4 ans, jtais parfaitement ange-

    MonAngers moi... 3

    Cette ville, pour moi, a a t le choc, dans le bon sens du terme Tout mimpressionnait

    Marion BlanchardAncienne nageuse Je connaissais trs peu la ville avantdy vivre. Je suis originaire de laRoche-sur-Yon. Mais jai tout de suiteeu une trs bonne impression. Cestune ville taille humaine. Autant direquemon environnement a chang. Jentais pas habitue vivre au milieude maisons colombages, de ruecommerantes, de places pitonnes,de marchs La ville est chargedhistoire. Cest mme apaisant. Celane veut pas dire que je napprcie pasnon plus les monuments rcents. Jetrouve par exemple le thtre LeQuaimagnique.

    Grard BossPsychosociologue Angers est une ville entre-deux. Cesta la douceur angevine : ni trop petiteni trop grande ; ni trop chaude ni tropfroid ; entre la ville et la campagne.Mais parfois, elle peut tre unpeu ambigu et risque de manquerdambition, dasprit. Moi, je vis Re-cule, mais par intermittence. Jai faitbeaucoup de missions en Afrique etaux Antilles. Jprouve toujours lemme plaisir de rentrer. Quand jar-rive la gare, jai commeunpetit rituel.Je traverse le centre-ville. Ce nest pasexplicable mais je suis content de re-trouver ma ville.

    Malik BoussaadResponsable du Bolro Au dbut des annes 1980, mes pa-rents ont dmnag dans les tours, enface de lArboretum. Il ny avait pas derond-point, mais juste un grand carre-four. Il y avait des accidents tout letemps En lespace de 15-20 ans, lemi-lieude lanuit apasmal chang. Jai lim-pressionquil y amoinsdendroits festifset que les gens sortent diffremment.Globalement, je trouveque lavilleestdeplus en plus agrable. Les amnage-mentsencentre-ville sontune russite.On ne se souvient pratiquement plus quoi ressemblait laplaceduRalliement,avant les travaux

    Nicole BureauGroupe pdestre angevin Aprs