Quel avenir pour les villes intelligentes ? Le cas de La ... Quel avenir pour les villes intelligentes

  • View
    0

  • Download
    0

Embed Size (px)

Text of Quel avenir pour les villes intelligentes ? Le cas de La ... Quel avenir pour les villes...

  • REVUE DE PRESSE

    en date du 8 novembre 2012

    PANEL INTA

    Quel avenir pour les villes intelligentes ?

    Le cas de La Défense Seine Arche

    19 octobre 2012

  • Accueil La Défense fait partie d’un territoire, celui-ci peut-il devenir « Smart City » ?

    La Défense fait partie d’un territoire, celui-ci peut-il devenir « Smart City » ?

    Devant, un bâtiment, nous ne voyons que lui. En s’él evant,

    c’est un quartier qui se dessine. Plus nous prenons de la hauteur et c’est alors tout un territoire qui

    s’offre à nous. C’est ce qu’a récemment proposé le panel Européen de l’association INTA, prendre de la

    hauteur pour que tous les acteurs concernés se mett ent en actions pour répondre aux nouveaux enjeux

    stratégiques du territoire Seine Arche ou se trouve le célèbre quartier d’affaires « la Défense »...

    L’INTA, « des praticiens urbains ».

    Tout d’abord, il est nécessaire d’apporter des précisions sur l’INTA. Cette association

    internationale du développement urbain a été créée en 1977, sans aucun but

    lucratif. Ses grands principes directeurs sont ceux du partage d’expériences, de la

    liberté intellectuelle, de la coopération, c’est d’ailleurs dans le respect de ces

    fondamentaux que l’INTA agit en toute indépendance. L’association effectue

    régulièrement des interventions depuis de nombreuses années axées sur l’intelligence

    urbaine auprès des grandes villes du monde. Le réseau INTA rassemble des

    praticiens de l’urbanisme. Elle compte aujourd’hui environ 4000 membres, associés et

    partenaires, dans près de 100 pays. Grâce au pouvoir actif de ses membres et à leurs nombres, l’association

    peut proposer des services totalement dépourvus d’une approche financière.

    L’approche des praticiens

  • C’est dans cet état d’esprit qu’une mission d’une semaine a été menée par des éminents praticiens Européens

    (1) de l’urbanisme, qualifiés par l’INTA de panélistes, sur le territoire Seine Arche. Le déroulement du panel

    s’appuie sur une méthodologie simple et efficace qui est celle de voir, d’entendre et de dialoguer. D’ailleurs, ce

    sont une trentaine d’entretiens qui ont été menés auprès de tous les acteurs locaux, ce qui a permis aux

    panélistes de prendre le pouls du territoire. Fort de cette approche, sur l’observation et l’écoute, le panel a pu

    remettre une première synthèse à la fin de cette semaine auprès d’un public réuni dans l’auditorium de la tour

    AREVA.

    Les enjeux du territoire

    En premier lieu, il est nécessaire de rappeler les enjeux du territoire. Cela doit

    être une véritable mutation qui doit s’opérer. Car ce territoire Seine Arche doit

    être plus moderne, plus smart, il doit trouver ses propres richesses. Tout en

    sachant que ce sont 400 000 habitants qui occupent ce territoire et 1800 000

    personnes qui y travaillent. Ce que les panélistes Européens proposent c’est

    une autre grille de lecture et de trouver les enjeux de conditions de réussite. Dans cet exercice proposé par les

    panélistes, on nous rappelle que chaque ville porte sa propre intelligence. Tout en sachant que les différents

    acteurs de cette mutation portent une responsabilité lourde qui impactera les deux prochaines générations.

    La photographie du territoire, changement de paradi gme

    Ce qui est frappant, c’est la différence de perception dans la

    juxtaposition de deux photographies du territoire. La première qui nous

    est proposée est celle, d’une ligne directrice partant de l’Arc de

    Triomphe jusqu’à la Grande Arche, ce qui impose une perception de

    verticalité. La deuxième, est celle d’une prise de vue aérienne, qui

    nous apporte une perception d’horizontalité. De par, cette dernière

    photographie, c’est logiquement une vision d’ensemble qui nous est proposée, ce qui découle logiquement sur la

    possibilité d’entrevoir une globalité et l’unité du territoire. D’ailleurs, en l’observant de plus près, il se dégage de

    celui-ci des lignes très souples et l’envie de sortir du cadre et des limites qui pourraient s’imposer à nous. Et c’est

    tout naturellement que les panélistes peuvent faire parler de lui-même, ce territoire, tout en le mettant en légère

    tension pour les besoins de cette transition. C’est donc une vision différente qui progressivement s’impose à nous

    et une autre histoire peut dorénavant commencer pour le territoire Seine Arche. Dans l’élargissement de cet

    angle de vision et cette approche globale, il est dorénavant possible d’ouvrir le dialogue avec les autres territoires

    limitrophes.

    Créer du lien

    Sur ce territoire, tout en prenant exemple sur des modèles existants, il est important de relier le savoir et la

    connaissance. Les universités doivent faire partie intégrante de ce territoire pour apporter du lien entre le monde

    de l’entreprise et celui de la connaissance. Dans cette configuration de quartiers d’affaires, il est inenvisageable

    d’avoir cette idée de rejeter les tours. Elles doivent certainement être repensées afin d’offrir aux occupants un

    confort d’une extrême qualité tout en apportant des nouveaux services en corrélation avec les nouveaux

    phénomènes liés au nomadisme, à la génération Y, l’exigence d’un confort et du bien-être au travail. C’est

    d’ailleurs au sens large du territoire qu’il est nécessaire d’avoir une approche bienveillante en favorisant la qualité

    de vie tout en renforçant la qualité de l’écoute entre tous.

  • Le Smart c’est quoi ?

    A ce jour, le terme smart est dorénavant utilisé dans de nombreux domaines, que ce soit pour des individus, des

    voitures… Finalement ce terme commence à être galvaudé, un des professionnels du panel, nous redonne le

    sens du smart. Tout d’abord, il doit être flexible, certes avec beaucoup de technologiques mais le plus important,

    c’est un environnement très riche en données ouvertes. C’est une ville intelligente, elle doit être proactive et faire

    preuve constamment d’anticipation. Elle vit selon ses propres moyens tout en donnant l’envie d’être attirante. A

    l’image d’une relation entre les êtres humains, elle adopte l’attitude du gagnant-gagnant, elle est ouverte et

    résiliente. Nous pourrions d’ailleurs citer quelques exemples, comme Parades au Portugal, Masdar à Abou Dhabi.

    Pour résumer, Smart, c’est un moyen, un outil au bénéfice de la ville.

    La Défense n’est plus un modèle de succès

    Il est à savoir qu’à l’international, la Défense a été vue comme un

    succès. La ville de Shanghai s’en est largement inspirée pour

    développer ses propres quartiers. Dorénavant, ce territoire a besoin

    d’être revu, notamment parce que l’exigence de ceux qui y travaillent est

    de plus en plus forte. Le business model doit être plus durable pour ne

    pas perdre son avantage concurrentiel. Tout en sachant que les limites

    de constructions sont pratiquement atteintes et que seul 4 à 5 tours

    peuvent être réalisés. D’autre part, le management s’accentue fortement sur de l’horizontalité. Les entreprises

    externalisent leurs propres ressources pour réduire les masses dans leurs sièges sociaux. Les salariés sont de

    plus en plus exigeants et ils favorisent un environnement propice à leur équilibre entre vie professionnelle et vie

    privée. Il est donc important d’apporter de la créativité à tous points de vue. Un nouveau business model doit voir

    le jour. Tout en sachant que les moyens financiers actuels ne sont pas suffisants pour restructurer la dalle. Pour

    faciliter la mise en œuvre, de cette démarche globale, les acteurs doivent s’impliquer avec cohérence et unité.

    Un travail collaboratif

    Lorsque cette mutation vers le smart sera engagée, c’est aussi un travail sur l’identité qui sera à mener. Sous cet

    aspect identitaire, ce sont de nouveaux principes directeurs qui doivent guider et perdurer dans temps, la

    collaboration est une base de travail. Ce territoire peut être assimilé à une plateforme dite « collaborative », ce qui

    permet de d’assurer une plus grande connexion entre les territoires et les communautés. Pour la fluidité de ces

    éléments connexes, de nouveaux modes de transports et de mobilité sont à trouver, il y a d’ailleurs un potentiel

    logistique avec la Seine du côté ouest.

    La dimension sociale et écologique

    Dans les grandes lignes de cette première synthèse, l’un des panélistes

    nous interpelle sur la durabilité du territoire et sa capacité à anticiper

    l’avenir et le besoin de varier les sources d’énergies et leurs

    mixités. Mais, c’est aussi plus d’efficacité sur l’intégration sociale et

    permettre à toutes les communes de participer à cette nouvelle économie. D’un point de vue écologique, une des

    idées qui se dégage, « il faut reconsidérer les matières résiduelles de la Défense comme une ressource pour la

    création d’emplois. » Nou