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S358 88e réunion annuelle de la Société francaise de chirurgie orthopédique et traumatologique

Matériel et méthode.— Deux cent neuf PTGs navigués ont été ana-lysé. Toutes les données pré-, per- et post-implantation concernantles angles d’extension du genou, la mesure des résections osseuses,le type de libération tissulaire (aucune, modéré ou étendue), etl’épaisseur des implants ont été recueillies et analysés. Un modèlede régression linéaire uni varié a permis de prédire la correction duflexum.Résultats.— La résection osseuse moyenne a été de 19 mm(15—28 mm). Soixante dix-neuf pour cent des polyéthylènes étaientde 10 mm d’épaisseur (le reste allant de 12 à 16 mm). Soixante etonze pour cent des genoux n’avaient nécessité aucune libération destissus mous. La correction angulaire du flexum était en moyenne de5◦. L’analyse a montré que les coupes osseuses (p < 0,001), libé-ration des tissus mous (p = 0,001) et l’épaisseur du polyéthylène(p = 0,010) étaient logiquement toutes significatives dans la correc-tion du flexum (r2adj = 0,170). Ce modèle prédisait que des coupesosseuses de 19 mm, avec un insert de 10 mm d’épaisseur et aucunlibération des tissus mous augmentait de 4,2◦ l’extension du genou ;alors qu’une libération modérée et étendue augmentait de 2,8◦ et3,9◦ de correction supplémentaire du flexum respectivement. Lesrésultats de la modélisation montrent que pour corriger le flexumobtenu avec une libération entendue il faut couper l’équivalent de4 à 5 mm d’os.Discussion.— La correction du flexum dans les PTG est cruciale pouraméliorer la satisfaction et les résultats fonctionnels des patients.Conclusion.— Nos résultats montrent que la libération tissulaire deprimo intention semble être une attitude logique avant de réséquerplus d’os dans l’espace en extension.

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311Intérêt de la plastie en VY duquadriceps dans les PTG sur genouraideVeronique Molina ∗, Véronique Molina ,Laurent Casabianca , Thierry Lambert ,César Vincent , Charles Court80 ter, avenue de Fontainebleau, 94270 Le-Kremlin-Bicêtre,France∗Auteur correspondant.

Introduction.— Dans les PTG sur genoux raides, il est souvent diffi-cile voire impossible d’exposer l’articulation. L’ostéotomie de latubérosité tibiale antérieure ou la plastie du quadriceps en V Ypeuvent être nécessaires. Nous avons une population particulièrede patients hémophiles ayant des arthropathies sévères avec uneraideur importante des genoux avec une dystrophie de la TTA. Nousavons donc choisi de faire une plastie en VY du quadriceps à cespatients.Patients et méthode.— Sept genoux chez 4 patients hémophilessévères d’âge moyen 34 ans ont été opérés entre 2009 et 2012.La plastie a été faite la plus longue possible et suturée en allon-geant l’appareil extenseur avec des points séparés de Mersuture.L’extension active était interdite pendant 6 semaines, l’appui étaitautorisé sous couvert d’une attelle d’extension. La technique chi-rurgicale était par ailleurs sans particularité.Résultats.— La flexion préopératoire était en moyenne de 45◦(40 à 70◦), le flessum préopératoire était en moyenne de 35◦ (30 à45◦). Au dernier recul, la flexion moyenne était de 85◦ (80 à 95◦)le flessum était de 5◦ (0 à 10◦). Aucun patient n’a de syndromefémoro-patellaire, aucun patient ne se plaint de dérobement ou desensation d’instabilité en postopératoire. Il n’y a eu aucune reprisechirurgicale.Discussion.— Plusieurs articles montrent que la plastie en VY duquadriceps diminue la force du quadriceps par rapport au côtésain mais sans différence significative par rapport à la perte

de force après une PTG par voie conventionnelle. Trois de nospatients ont eu une PTG des 2 cotés, il n’y a donc pas de diffé-rence entre leur 2 genoux, et il n’y a aucune plainte fonctionnelled’insuffisance du quadriceps. Dans la littérature, certains auteursmontrent bien que cette plastie permet d’augmenter les amplitudesde flexion. Dans notre série le gain moyen de mobilité en flexionde 40◦.Conclusion.— Pour les genoux raides des patients hémophiles, laplastie en VY du quadriceps semble être une bonne solution pourrendre possible l’exposition de l’articulation et pour augmenter legain en flexion à terme.

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312Comparaison entre l’abordparapatellaire latéral et médial dansles PTG sur valgus sévèreFrédéric Picard ∗, Biju Sankar ,Raja Venkataraman , Manish Changulani ,Sandjiv Sapare , Kamal DeepAgamemnon Street, G81 4DY Glasgow, Royaume-Uni∗Auteur correspondant.

Introduction.— Les PTG sur genu valgum peuvent être abordépar une voie parapatellaire médiale ou parapatellar latérale.Beaucoup de chirurgiens orthopédiques sont inquiets d’utiliserl’abord latéral en raison des risques potentiels de complications.Le but de notre étude était de comparer les résultats aprèsPTG sur des déformations sévères en valgus réalisées grâce à unabord parapatellaire médiale (groupe 1) et parapatellar latérale(groupe 2).Patients et méthodes.— Entre janvier 2005 et décembre 2011,66 patients avec 67 PTG navigués sur valgus sévère (classes 2 &3 de Ranawat), 34 dans le groupe 1 et 33 dans le groupe 2 ontété identifiés. Toutes les données cliniques (âge, sexe, IMC,score d’Oxford, satisfaction, angle de flexion, degré de flexum,complications), et radiographiques (angle HKA à 6 semaines) ontété analysées à partir des données recueillies par le serviced’arthroplastie à 1 an. Il n’y avait pas de différences entre lesgroupes concernant l’âge, le sexe, IMC, et les scores d’Oxford pré-opératoires. La déformation préopératoire en valgus était de 193◦(190—207 ; 6, 3 DS) dans le groupe 1 et de 192◦ (186—202 ; 4,4DS)groupe 2.Résultats.— Trois patients du groupe 1 ont une section du reti-naculum latéral. Sept patients dans le groupe 2 ont eu uneostéotomie du condyle latéral (une bilatérale). Pour le groupe1 et 2, les résultats respectifs était 23 (12—37 ; DS 6,7) et 23(16—41 ; DS 7) pour le score d’Oxford (p = 49). Pas de diffé-rence pour la satisfaction des patients ; 100,2◦ (78—122 ; DS 10)et 99,78◦ (85—125 ; DS 10) pour les angles de flexion du genou(p = 0,42), 1,2 (0—10 ; DS 2,9) et 0,9 (0—10 ; DS 2,3) pour leflexum (p = 0,31) ; 181,8◦ (176—190 ; DS 3,5◦) et 180,3 (175—187 ;DS 2,5◦) pour les angles HKA postopératoires. (p = 0,02). Un patientdans le groupe 1 a eu une révision précoce pour instabilité. Sinonaucunes complications articulaires, osseuses ou cutanées n’ont étéidentifiées.Discussion.— L’abord parapatellaire latérale a permis une meilleurecorrection du valgus mesuré sur les pangonométrie en charge à6 semaines postopératoire. Aucune complication majeure dans legroupe 2 n’a été constatée.Conclusion.— L’abord parapatellaire latérale des PTG est une alter-native sûre et fiable à l’abord parapatellaire médiale pour lacorrection de déformation sévère en valgus.

http://dx.doi.org/10.1016/j.rcot.2013.09.225

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