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FORMATION PROFESSIONNELLE Les établissements privés renforcent leurs filières FILIÈRE COSMÉTIQUE Les bio jours sont arrivés FORMATION PROFESSIONNELLE Les établissements privés renforcent leurs filières FILIÈRE COSMÉTIQUE Les bio jours sont arrivés RÉSIDENCES DE TOURISME Un concept d’hébergement touristique très tendance RÉSIDENCES DE TOURISME Un concept d’hébergement touristique très tendance © sylvaine thomas - Fotolia.com © Viktoriia Kulish – Fotolia.com Mars | Avril 2008 142

Entreprendre 142

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Magazine bimestriel de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Lot.

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FORMATIONPROFESSIONNELLELes établissementsprivés renforcentleurs filières

FILIÈRECOSMÉTIQUELes bio jourssont arrivés

FORMATIONPROFESSIONNELLELes établissementsprivés renforcentleurs filières

FILIÈRECOSMÉTIQUELes bio jourssont arrivés

RÉSIDENCES DE TOURISMEUn concept d’hébergement touristique très tendanceRÉSIDENCES DE TOURISMEUn concept d’hébergement touristique très tendance

© sylvaine thomas - Fotolia.com

© Viktoriia Kulish – Fotolia.com

Mars | Avril 2008N° 142

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Le marché du Lot,c’est le Monde

Comment nier que le Lot fait par-tie du Monde et que, par défini-

tion, il est concerné par la crisefinancière que connaissent tous lesacteurs économiques de la planète ?Bien évidemment, les entreprises du département ont àrelever une part du défi et ne peuvent se soustraire totale-ment aux tensions qui mettent l'ensemble des marchés àl'épreuve. Cela étant posé, le premier constat qui s'imposeest que les entrepreneurs lotois sont relativement épargnés.Que l'on ne se méprenne pas : il ne s'agit pas d'affirmer quele tissu économique local n'a pas connu des défaillances ;ce qui reviendrait à nier les difficultés réelles que connais-sent certaines sociétés. Non, il s'agit d'enrichir cette analyseavec un second constat : le fait que plusieurs filières del'économie départementale conservent ou retrouvent undynamisme fort ne doit rien au hasard. Comment l'expliquer ? Cette situation est tout d'abord l'ou-vrage d'entrepreneurs convaincus que le développementde l'activité du département devait trouver ses racines au-delà de ses limites géographiques, que ce soit en France ouà l'étranger. Ce travail a été initié de longue date et a notam-ment conduit à l'émergence de pôles d'expertise dans lesdomaines de l'aéronautique ou de l'agroalimentaire, tousdeux fortement exportateurs. C'est également le cas pourles activités touristiques. Comme le détaille ce numéro, lesprojets se multiplient et démontrent que le Lot est devenuune terre d'investissement privilégiée pour les principauxgroupes du secteur. Il est logiquement impossible derecenser en quelques phrases les initiatives qui permettentà l'économie du département d'aborder les prochains moisavec une confiance renouvelée, mais un secteur mériteaujourd'hui, entre tous, d'être particulièrement mis enavant : le vin de Cahors. Voilà bien une démonstration desvertus de l'innovation et de l'audace. On s'en souvient, l'ap-pellation suscitait il y a peu encore de nombreuses inquié-tudes ; et on la voit aujourd'hui saluée et reconnue par lesprofessionnels français et internationaux. Ce magazines'était fait l'écho de ce retournement de tendance dès l'étédernier et y reviendra plus largement dans sa prochaineédition. Dans ce cas comme dans les autres, on doit bienconstater qu'il est devenu vain d'opposer « tradition » et« modernité ». C'est justement l'association de ces deuxatouts qui permet aux entreprises lotoises de s'imposerdans un contexte économique international réputé difficile.

Jean-Pierre Lagane

Président de la CCI du Lot

4-19 DOSSIER4-13 RÉSIDENCES DE TOURISME

Un concept d’hébergement touristique très tendance14-19 FORMATION PROFESSIONNELLE

Les établissements privés renforcent leurs filières

20-27 ENTREPRISES

20-21 Pôle commercial de CazalsUne dynamique renforcée

22-23 Les HirondellesLe camping comme à la maison

24-26 Imprim’VertCinq imprimeurs lotois s’engagent pour la protectionde l’environnement

27 Barimar Agraf MetalLe réparateur du gigantesque

29-33 ENJEUX

29-33 CosmétiqueLes bio jours sont arrivés

35-37 PLEIN CADRE

35-37 Gilles Marre, chef du restaurant Le Balandre :« J’ai toujours recherché l’excellence dans la simplicité »

38-57 L’ACTUALITÉ EN BREF

38 Repères Éco

42 Tourisme

45 Commerce

46 Vient de paraître

47 Formation Emploi

54 Conjoncture

57 Indicateurs

58 Petites annonces

Entreprendre BimestrielChambre de Commerce et d’Industrie du LotQuai Cavaignac - 46000 CahorsTél. 05 65 20 35 48

Directeur de la Publication : Michel BèsConception & réalisation : Campagne de PresseRégie publicitaire : Editions Bucerep, Philippe de Vriendt, 06 50 71 57 76Mise en page : François CadartImprimerie : France Quercy / CahorsCommission paritaire : 1 402 ADEPISSN : 0992 - 681 XAbonnement : 7,50 €

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Résidences dUn concept d’hébergement

DOSSIER

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100 000 lits dans les années 80, plus de 500 000 aujourd'hui : les résidences detourisme ont manifestement trouvé leur public. Et les perspectives de croissancede ce marché restent optimistes pour 2008 et 2009, années durant lesquelles lesouvertures de lits devraient se poursuivre au rythme soutenu de 25 000 par an.A l'instar de notre département, c'est désormais dans les zones à connotationrurale que ce concept d'hébergement touristique devrait enregistrer le plus fortdéveloppement. Panorama.

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de tourismet touristique très tendance

DOSSIER

Les premières résidences de tou-risme ont vu le jour en France audébut des années 80. Près de

trente ans plus tard, aucun paysd'Europe n'a connu un développe-ment de ce concept d'hébergement quisoit équivalent au nôtre. Un nouvelexemple de « l'exception française » ?

Le fait est que selon Gérard Brémond,PDG du groupe Pierre & Vacances *, « ilexiste véritablement un modèle françaisde la résidence de tourisme, tant entermes de produit que d'organisationdu marché. Pourquoi ? Tout simple-ment, parce que la pierre est considéréepar les Français comme une valeurrefuge, et que nombre d'entre eux inves-tissent dans l'immobilier locatif. » En l'occurrence, l'intérêt de ce modèlefondé sur une alliance vertueuse entretourisme et immobilier, a été confortédès 1996 par les exonérations fiscalesaccordées au titre de la loi Périssol, puisà partir de 1999 par la loi Demessine enfaveur des établissements situés enzone de revitalisation rurale (voir enca-dré). Dans les faits, ces mesures ontcontribué au développement d'unvaste réseau d'acquéreurs privés auxmotivations diverses : certains investis-sant dans une résidence de tourismepour profiter eux-mêmes de leur bien,tout en bénéficiant des avantages fis-caux associés à l'opération, d'autressouhaitant faire un placement avec unerentabilité garantie par un loyer.

Plus de 1 400 établissements en France

Selon les statistiques du Ministère délé-gué au Tourisme, les résidences de tou-risme concentrent aujourd'hui 8,6 % del'hébergement touristique marchand et17,3 % de l'hébergement touristique« en dur ». Elles représentent un parc deplus de 1 400 établissements dansl'Hexagone, pour une capacité d'ac-cueil supérieure à 500 000 lits. Un parctrès jeune en l'occurrence, puisque les

trois quart de ces résidences ont moinsde vingt ans, tandis qu'un tiers en amoins de huit. Créées à l'origine dansles prestigieuses stations de sports d'hi-ver des Alpes, les résidences de tou-risme ont essaimé sur la côte méditer-ranéenne puis sur le littoral Atlantique,avant d'éclore dans les grandes métro-poles et à la campagne plus récem-ment. Ainsi, le SNRT (Syndicat Nationaldes Résidences de Tourisme et del'Hébergement Saisonnier), recense22 de ces établissements en Midi-Pyrénées, pour une capacité de 4 917lits (dont la moitié environ sont classésen catégorie 3 étoiles). A l'échelle denotre département enfin, 7 établisse-ments se sont déclarés comme rési-dence de tourisme lors de l'enquêteconduite par la Chambre de Commerceet d'Industrie pour le Manuel desventes 2008.

De grands groupes etdes exploitants indépendants

Selon le SNRT, les trois quarts des litscréés en résidence de tourisme sontexploités par des chaînes nationalesou régionales, sous une quinzained'enseignes différentes (Pierre etVacances, Maeva, Center Parcs,Citadines, Lagrange, Odalys Vacances,Eurogroup, Transmontagne, Mer etGolf, Maisons de Biarritz…), tandisque quelque 300 exploitants indépen-dants, dotés d'établissements de pluspetite taille, se partagent le quart res-tant. Dans le Lot, les indépendants ontété les premiers à opérer sur ce mar-ché, désormais grignoté par de grandsleaders nationaux.

Qu'est-ce qu'une résidence de tourisme ? Le statut de la résidence de tourismea été instauré en 1983. Un arrêté duministère du Tourisme (de juillet 1983,modifié le 14 février 1986) fournit unedéfinition précise de ce conceptd'hébergement : « La résidence de tou-risme est un établissement commerciald'hébergement classé, faisant l'objetd'une exploitation permanente ou saisonnière. Elle est constituée d'unensemble homogène de chambres oud'appartements meublés, disposés enunités collectives ou pavillonnaires,offerts en location pour une occupationà la journée, à la semaine ou au mois à une clientèle touristique qui n'y élitpas domicile. Elle est dotée d'un minimum d'équipements et de servicescommuns. Elle est gérée dans tous lescas par une seule personne physiqueou morale. »Il faut également ajouter que pourêtre classée, une résidence de tourismedoit compter un minimum de 100 lits.De son côté, le Syndicat National desRésidences de Tourisme et del'Hébergement Saisonnier (SNRT),fondé en 1982 par des pionniers de ce métier, fédère 91 adhérents exploitants de résidences de tourismeclassées et assimilables (100 lits minimum).

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DOSSIER RÉSIDENCES DE TOURISME

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Au fil du temps, les exploitants ontappris à décliner toutes les facettes dece concept d'hébergement touris-tique. Classées en catégorie 1,2,3 ou 4étoiles, les résidences de tourismeoffrent en effet une gamme complètede logements, depuis le produit « lowcost » qui répond au besoin de cer-taines clientèles, comme les groupesde jeunes, jusqu'au « resort » haut degamme (terme anglo-saxon désignantun lieu de villégiature où l'on peut sereposer et se distraire) réservé auxclients les plus fortunés.

Une formule prisée par les familles

En France, 12 millions de vacancierssont, selon le SNRT, accueillis chaqueannée dans les résidences de tourisme,dont une forte proportion de famillesévaluée à 50 % en moyenne et jusqu'à90 % en période de vacances scolaires.Autres typologies de clientèle : lesgroupes d'amis (20 %), les associationset les entreprises (20 %), ainsi que lesséniors essentiellement en basse saison (10 %). Enfin, en termes d'origine géo-graphique, la proportion de clientsétrangers, principalement venusd'Angleterre, d'Allemagne, des PaysBas et de Belgique est significative,puisqu'elle oscille entre 32 et 35 %. Deschiffres globalement confirmés à

l'échelle du département par les res-ponsables des résidences de tourismeque nous avons rencontré. Parmi cesentreprises, à découvrir au fil des pagessuivantes de ce dossier, figure laRésidence du Domaine de Salgues (Maisons de Biarritz), premier établis-sement 4 étoiles du Lot, qui ouvrira sesportes fin mai à Alvignac. Le groupe

Lagrange nourrit également de solidesambitions dans le département, où ilexploite depuis l'an dernier le Domainedes Cazelles et où il projette d'ouvrirune deuxième résidence dotée d'unespace de balnéothérapie. ■

* interviewé par Claudine Chaspoul,

Cahier Espace 93, avril 2007.

Répartition géographique du parc de résidences Nbre de résidences Nbre de logements Nbre de lits en %

Mer 620 47 830 208 840 41Montagne 490 41 456 198 278 39Ville 246 20 976 58 360 12Campagne 114 9 338 41 296 8Total 1 470 119 600 506 774 100

Source : SNRT

Evolution du parc de résidences de tourisme 1975 à 1984 1985 à 1990 1991 à 1995 1996 à 2004 2005 à 2007

Création 10 000 / an 27 000 / an de 12 000 6 000 à 25 000 / ande lits en moyenne en moyenne à 4 000 / an 20 000 / an en moyenne

en moyenneTaille totale 105 000 lits 240 000 lits 277 000 lits 446 000 lits 506 000 litsdu parc derésidences de tourisme

Source : SNRT

Pour plus d'information sur le sujet :

Cahier Espaces n°93 Groupe de travail ODIT FranceEditions Espaces Tourisme & Loisirs Collection Ingénierie touristique - mini-guideAvril 2007 – 126 pages A paraître en août 2008 - 68 pages60,00 euros (format papier ou PDF) 20,00 euros (format papier), 18,00 euros (format PDF)

Les étapes clé de la défiscalisation Les résidences de tourisme ont bénéficié de plusieurs mesures fiscales au cours des décen-nies 90 et 2000. En particulier, depuis 1996, la loiPérissol permet aux acquéreurs privés investissantdans ces hébergements de bénéficier du rem-boursement de la TVA sur le montant de leurachat, dans la mesure où ils s'engagent à louerleur bien pendant un certain nombre d'années.En 1999, la loi Demessine instaure un régime fiscal destiné à favoriser le développement desrésidences de tourisme en zone de revitalisationrurale (ZRR). Il permet à l'investisseur de bénéficierd'un crédit d'impôt fixé à 25 % du montant horstaxe du logement. Enfin, depuis 2005, une incita-tion fiscale à la rénovation accorde un créditd'impôt de 20 % du montant des travaux réaliséspar l'investisseur dans un immeuble rénové etclassé en résidence de tourisme.

Exploiter une résidence de tourisme : la démarche à suivre • Transmettre une demande de classement au moyen du formulaire Cerfa à

la préfecture du département du lieu d'implantation de l'établissement. La rési-dence de tourisme doit répondre aux normes de l'une des catégories (1 à 4 étoiles).

• Admettre la visite d'un agent de l'administration habilité par le Préfet pour la vérification de la conformité de l'établissement aux conditions requises pour le classement et autres réglementations (sécurité incendie notamment).

• Obtenir l'arrêté de classement du Préfet après avis de la Commission départementale de l'action touristique, à laquelle siègent des représentants de professionnels et des administrations concernées.

(source ODIT France)

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DOSSIER RÉSIDENCES DE TOURISME

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Le Souillac Golf & Country Club a étécréé il y a une dizaine d'années par

un groupe d'hommes d'affaires amou-reux du Sud Ouest et passionnés degolf. Aujourd'hui, cette résidence detourisme accueille dans ses 80 chaletsune clientèle majoritairement compo-sée de familles durant l'été et de gol-feurs le reste de l'année. « La qualité desgreens de notre golf 18 trous est renom-mée bien au-delà de la région. Parailleurs, notre association – Les golfeursdu Mas del Teil - et notre école de golfdont le tarif est très accessible (20 eurospar mois, prêt d'équipement inclus),nous permettent de toucher une clien-tèle locale qui pratique tout au long del'année. L'été, nous recevons essentielle-ment des familles, dont 75 % sont d'ori-gine étrangère », explique Christina vonKoettlitz, responsable marketing duSouillac Golf & Country Club. Regroupés en sept hameaux, les jolischalets en ossature bois de la rési-dence se fondent harmonieusementdans le paysage verdoyant du site etoffrent un très grand niveau deconfort. De la même manière, le

Souillac Golf & Country Club met enavant la qualité de ses équipements(2 courts de tennis, 9 piscines, bar &restaurant, salles de réunion...) et deses animations thématiques qui, au-delà des estivants, séduisent toutel'année une clientèle de proximité.

A cet égard, la résidence a développéun partenariat avec Daniel Chambon, lechef du restaurant Le Pont de L'Ouysse.« Nous proposons notamment des stagesde gastronomie et d'œnologie, permet-tant aux participants de visiter la cui-sine d'un chef étoilé, d'assister à la pré-paration des plats et bien sûr dedéguster un repas. Par ailleurs, DanielChambon a accepté de parrainer le res-taurant du Souillac Golf & CountryClub et de travailler en collaborationavec nos chefs, Nicolas et Pierre, aux-quels il apporte ses conseils et son exper-tise, notamment pour l'élaboration denotre carte », indique Christina vonKoettlitz. A terme, le Souillac Golf &Country Club compte également pro-poser à ses clients un nouvel espace debien être, doté d'un spa.

Souillac Golf & Country club (Lachapelle-Auzac)

Pour les amateurs de golf et d’un certain art de vivreParticulièrement apprécié des golfeurs pour la qualité de ses greens, le Souillac Golf & Country Club accueille également une clientèle familiale en saison estivale.Afin de développer sa fréquentation tout au long de l'année,la résidence qui travaille en partenariat avec Daniel Chambon,le chef du restaurant étoilé Le Pont de l'Ouysse,propose notamment à ses clients des animations autour de la gastronomie.

Le Souillac Golf et Country Club en bref • Non classé comme résidence de tourisme,

assimilé à un établissement 4 étoiles • Parc immobilier : 80 chalets de 2 à 5 chambres • Capacité d'accueil : 480 lits • Clientèle : familles en juillet et en août, dont 75 %

d'étrangers (Anglais, Irlandais et Hollandais) ;golfeurs le reste de l'année, dont 50 % d'étrangers

• Equipements de loisirs : golf 18 trous, 2 courtsde tennis, 9 piscines, bar & restaurant, salles de réunion

• Effectif : 20 personnes en moyenne • Site Internet : www.souillaccountryclub.com

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DOSSIER RÉSIDENCES DE TOURISME

Planté sur un piton rocheux, à l'em-placement d'un ancien oppidum

gaulois entre Cajarc et Saint-Jean deLaur, le Domaine de Gayfié surplombeles causses et la vallée verdoyante duLot. Originaire de Bavière, LiselotteSchwarzer est tombée sous le charmedu lieu en 2000 et a proposé de rache-ter la maison principale et la grange duDomaine de Gayfié. A l'époque, leDomaine était quasiment laissé à l'aban-don. Plusieurs projets, dont celui decréer un grand complexe sportif etd'implanter sur le site quelques 300 cha-lets, n'avaient finalement pu aboutir.

Le projet de Liselotte Schwarzer, gérantedepuis 2005 de la SARL Domaine deGayfié, était tout autre : faire de ce siteune résidence de tourisme à l'écart dessentiers battus. « Nous avons souhaitéprivilégier ce patrimoine paysagerexceptionnel et limiter le nombre deconstructions. Disséminées dans unbois de chênes d'une dizaine d'hec-tares, les maisons disposent chacunede 1 000 à 2000 m2 de terrain priva-tif ouvert sur la nature. Construitesdans le style traditionnel quercynois,elles sont agrémentées de terrasses etéquipées avec soin », explique-t-elle.

En l'occurrence, le projet porté par laSARL prévoit la construction de 35 mai-sons au total. A ce jour, 23 d'entre-ellesont été vendues en défiscalisation à despropriétaires privés majoritairementétrangers, tandis que 12 terrains restentdisponibles pour la construction dans lelotissement. « Les mesures fiscales liéesaux investissements réalisés en zone derevitalisation rurale sont particulière-ment attrayantes pour les ressortissantsétrangers, d'autant que le coût de laconstruction est beaucoup plus élevédans de nombreux pays d'Europequ’en France. Ces propriétaires passentvolontiers une à deux semaines par andans leur maison de vacances, le plussouvent en demi saison, contrairementaux acquéreurs français qui préfèrentlouer leur bien toute l'année pour larentabilité de leur bail commercial »,analyse Liselotte Schwarzer. Pourrépondre à ces différentes préoccupa-tions, la SARL propose des contrats decollaboration adaptés aux modes d'uti-lisation du bien. En termes de fréquentation, la clientèledu Domaine de Gayfié, dont les mai-sons offrent des capacités d'accueil de4 à 12 personnes, est en majorité fami-liale. Ici, la convivialité de l'accueil est

une priorité : apéritif de bienvenue,repas festif du dimanche, services quo-tidiens de livraison de pains et de vien-noiseries sont notamment proposésaux vacanciers d'été. Le Domaine a cherché à développer safréquentation hors saison en ouvrant lesmaisons à des groupes, au printemps età l'automne. « Chaque année, nousaccueillons environ 200 pèlerins qui serendent à Saint Jacques de Compostelle,mais aussi des groupes de randonneurs,de spéléologues et plongeurs, des rési-dents de CAT et de maisons d'enfants,ou encore l'équipe du Festival de la BDde Cajarc qui se déroule fin septembre »,précise la responsable.

En 2008, Liselotte Schwarzer souhaiteétendre son rayon d'action au tou-risme d'affaires et héberger des sémi-naires d'entreprises, mais égalementaccueillir des mariages et autresgrandes fêtes amicales. A cette fin, lagrange du Domaine, offrant unesuperbe salle de 180 m2, a été récem-ment rénovée. De nouveaux travauxenvisagés au rez-de-chaussée du bâti-ment permettront, à terme, de doublersa capacité d'accueil.

Domaine de Gayfié (Saint-Jean-de-Laur)

Un tourisme à l’écart des sentiers battusDisséminées au cœur d'un bois de chênes d'une dizaine d'hectares, les 23 maisons du Domaine de Gayfié accueillenten haute saison une clientèle essentiellement familiale.

Le Domaine de Gayfié en bref• Résidence de tourisme 2 étoiles • Parc immobilier : 23 maisons et 3 gites • Capacité d'accueil : 125 lits • Clientèle : familles, couples d'amis, groupes ;

65 % de clients français (dont 25 % de Midi-Pyrénées), 35 % de clients européens(Allemagne, Belgique Pays-Bas, Suisse)

• Equipements de loisirs : piscine, terrains detennis, terrain de volley, bac à sable et airede jeu pour enfants

• Effectif : 2 permanents + 2 saisonniers enjuillet et août

• Site Internet : www.gayfie.net

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DOSSIER RÉSIDENCES DE TOURISME

La résidence de tourisme dePrayssac est gérée par le groupe

Odalys Vacances, numéro 2 du mar-ché des résidences de tourisme enFrance derrière Pierre & Vacances,avec plus de 250 sites en France etautour du bassin méditerranéen. Dansle détail, les implantations de bord demer représentent plus de 40 % duchiffre d'affaires d'Odalys, cellessituées à la montagne près de 35 % etles sites à l'étranger environ 13 %,alors que les résidences de tourismesituées à l'intérieur des terres, certesmoins nombreuses, pèsent moins de12 %. « Moins courues par les vacan-ciers que les destinations en bord demer, les résidences implantées à lacampagne sont plus difficiles à renta-biliser, d'autant que le nombre desemaines d'ouverture est moinsimportant que sur le littoral ou dansles stations de sport d'hiver », analyseRaphaël Sallerin, Directeur des rela-tions publiques d'Odalys Vacances. Enl'occurrence, le taux d'occupation des106 appartements de la résidenceClaire Rive de Prayssac est inférieur àla moyenne des résidences du groupe. Installée à 200 mètres de la rivière, cetterésidence bénéficie pourtant d'un belenvironnement, au cœur de la Valléedu Lot et à 1,5 km du joli bourg dePrayssac bien pourvu en commerces. Proposant une offre diversifiée qui vadu studio pour 2 personnes au T3 avecmezzanine pour 8 personnes, le site deClaire Rive bénéficie d'une capacitéd'accueil de près de 500 couchages.Classée 3*, la résidence Claire Riveaccueille une clientèle principalementfamiliale et française à hauteur de 85 %. Pour mieux séduire ces vacanciers, la

résidence a inauguré l'an dernier unprogramme complet d'animations etrecruté trois animateurs. Concrètement,deux clubs enfants, respectivementdestinés à l'accueil des 4 - 6 ans et des7 - 11 ans, proposent un éventail dejeux de plein air, jeux de sociétés etautres ateliers créatifs de dessin ou detravaux manuels. Les adolescents peu-vent, de leur côté, se retrouver dans leclub qui leur est réservé pour participerà des tournois sportifs, écouter de lamusique ou danser. Quant aux adultes,ils bénéficient sur le site de l'assistanced'un conseiller de séjour qui, outre samission d'organisation de manifesta-tions conviviales (concours depétanque et de volley-ball notam-ment), peut leur fournir toutes les indi-cations pratiques sur les sites patrimo-niaux et les festivals à ne pas manquerdans le département. Fort du succès de cette première initia-tive, la résidence Claire Rive proposeracette saison de nouvelles animations.En particulier, suite à un partenariattissé avec la Ferme de Tille, domaine

agricole et viticole situé à proximité,les vacanciers pourront parcourir unsentier pédagogique d'1,5 km au borddu Lot, présentant les productions etconsommations locales d'autrefois, larivière, la flore et la faune sauvage...Quant aux enfants, ils auront le loisirde participer à une visite découvertedes animaux de la ferme.

Résidence Claire Rive (Prayssac)

La dynamique du succèsGérée par Odalys Vacances depuis 2005, la résidence Claire Rive de Prayssac a inauguré l'an dernierun programme d'animations à l'intention des vacanciers. Fort du succès rencontré, de nouvellesactivités seront proposées aux enfants, aux adolescents et aux adultes dès la saison 2008.

La résidence Claire Rive en bref• Résidence de tourisme 3 étoiles • Parc immobilier : 106 appartements

(studios, T2, T3 ou T3 mezzanine) • Capacité d'accueil : 500 lits • Clientèle : familles, notamment

en partenariat avec des comitésd'entreprise ; 85 % de clients françaiset 15 % de clients étrangers

• Equipements de loisirs :piscine et aire de jeux

• Effectif : 3 personnes• Site Internet :

www.odalys-vacances.com

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DOSSIER RÉSIDENCES DE TOURISME

Adeux kilomètres de Figeac, sur lescoteaux du Célé, la trentaine de

maisons de caractère de la résidencede tourisme Les Oustalous surplombele Domaine du Surgié, son plan d'eauet son parc aquatique. Ce site commu-nal, qui intègre également le camping3 étoiles Les Rives du Célé, est exploitédepuis le 1er novembre 2007 par la SASFigeac Plein Air Vacances, fondée parl'association ariégeoise Marc &Montmija. « La résidence Les Oustalousaccueille essentiellement des famillesen saison. Dès cet été, nous leur pro-poserons un programme completd'animations », explique Didier Ballot,Président de Figeac Plein Air Vacances.

Concrètement, un club enfants, dédiéaux 6-17 ans, sera ouvert du lundi auvendredi en juillet et en août. Lesvacanciers pourront également partici-per à des visites des sites touristiquesdu département, à des animationssportives, et profiter de spectacles etautres soirées dansantes organisés surplace. Par ailleurs, les clients de la rési-dence bénéficieront gratuitement desattractions du parc aquatique (piscineà vague, toboggans…). De la mêmemanière, ils auront accès à un servicede restauration. Installé près du pland'eau, un restaurant d'une cinquan-taine de tables leur proposera une for-mule snack composée de salades,grillades et desserts variés. « Nous sou-haitons développer le concept de vil-lage de vacances, mais égalementl'accueil de groupes (retraités, asso-ciations…) et de séminaires d'entre-prises en hors saison, sachant que le

Domaine ouvre ses portes de mars ànovembre», ajoute Didier Ballot. A cette fin, des travaux d'envergure(dont le montant total devrait avoisiner1,5 ME) démarreront à l'automne. Objectif : réorganiser l'ensemble dusite autour d'une structure centraleabritant l'accueil, le service adminis-tration, une grande salle de spectacle,des salles de conférence, ainsi qu'uneépicerie – dépôt de pain et une bou-tique de produits régionaux. De soncôté, le restaurant sera agrandi pouratteindre une capacité de 120 cou-verts et sera doté d'une terrasseouverte sur la piscine. « Ces travauxdébuteront au mois de septembre. Dèsla saison suivante, nous comptons eneffet proposer des formules de pensionet demi pension, ainsi que des plats àemporter », complète le responsable. Enfin, le Domaine du Surgié finaliseactuellement la refonte de son siteInternet qui sera bientôt disponible entrois langues : français, anglais et néer-landais. « Cela devrait nous permettrede mieux séduire la clientèle étrangèrequi pour l'instant demeure très minori-taire chez nous », conclut Didier Ballot.

Les Oustalous Domaine du Surgié (Figeac)

L’ambiance conviviale d’un village de vacancesExploité depuis novembre dernier par la SAS Figeac Plein AirVacances, la résidence Les Oustalous, au cœur du Domaine du Surgié, proposera dès cet été un programme completd'animations aux vacanciers. A l'automne, d'importants travaux seront engagés sur le site.

La résidence Les Oustalous en bref • Résidence de tourisme 2 étoiles • Parc immobilier : 30 maisons 4/5 et 4/6 places • Capacité d'accueil : 140 lits • Clientèle : familles en haute saison,

groupes en avant et arrière saison,essentiellement d'origine française

• Equipements de loisirs : parc aquatique (piscine à vagues, toboggans…), parc de jeuxgonflables, mini golf, trampolines, VTT,canoës et pédalos sur le plan d'eau du Surgié

• Effectif : NC • site Internet : www.domainedesurgie.com

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DOSSIER RÉSIDENCES DE TOURISME

Tour opérateur européen, legroupe Lagrange s'impose depuis

les années 2000 comme un acteurmajeur du marché des résidences detourisme. En juin dernier, il a ouvert sapremière résidence dans le Lot, leDomaine des Cazelles à Cajarc. « Nouscommercialisions déjà cette région entant que tour opérateur, la destinationLot est un produit de qualité quimarche bien. Nous avons donc décidéde développer localement notre activitéd'exploitation de résidences de tou-risme. En l'occurrence, un partenairepromoteur nous a proposé le site deCajarc qui abritait à l'époque unVillage Vacances Famille », raconte EricLapierre, Président du pôle Immobilierdu groupe Lagrange. Aujourd'hui, leDomaine des Cazelles offre aux vacan-ciers une toute autre physionomie :bâtiments flambant neufs, piscine,

pelouses, arbustes et massifs… « Enfait, il ne subsiste de l'ancienne struc-ture d'hébergement qu'un seul bâti-ment qui fera l'objet de travauximportants dans le cadre de la der-nière tranche de la réhabilitation duDomaine », précise Eric Lapierre. Dans cette résidence, 102 maison-nettes, du T2 au T4, sont proposées à lalocation pour des séjours à la semaineou à la quinzaine durant l'été et pourdes week-ends hors saison. Côté équi-pements et services, les vacanciersbénéficient notamment de cours detennis, d'une piscine extérieure chauf-fée, d'un garage à vélos, d'un salonavec terrasse mais également d'unbaby club ouvert en juillet et en aoûtaux enfants de 4 à 10 ans. « Pour notrepremière saison, nous avons accueilliessentiellement des familles, dont envi-ron 35 % étaient d'origine étrangère et

quelques groupes de retraités et derandonneurs notamment. Nous avonsenregistré un taux d'occupation de50 % en juillet, de 90 % en août et de12 % en septembre et octobre », recenseSabine Collavini, responsable régio-nale du groupe Lagrange. Fort de ce premier bilan, le groupe adécidé d'ouvrir dès la fin de la saisonune dernière tranche de travaux sur leDomaine des Cazelles, dont un impor-tant bâtiment va être réhabilité. « Nousallons y implanter une résidence destanding composée d'appartementsspacieux, à la décoration raffinée etdotés de terrasses. Elle intégrera égale-ment un espace de balnéothérapieavec piscine intérieure, sauna,jacuzzi et hammam. Ainsi, toutes nosfutures résidences de tourisme dispo-seront de nombreux équipements dequalité et seront pour la plupart déve-loppées sous la marque LagrangePrestige », conclut Eric Lapierre.

Domaine des Cazelles (Cajarc)

De nouveaux projets pour 2009Première résidence de tourisme lotoise exploitée par le groupe Lagrange sous la marqueLagrange Family, le Domaine des Cazelles a ouvert ses portes en juin 2007. Une deuxièmetranche de travaux sera lancée dès l'automne prochain sur le site en vue de l'implantationd'une seconde résidence de grand confort, qui disposera notamment d'une piscine couverte etd'un espace balnéo.

Le Domaine des Cazelles en bref• Classement en résidence 3 étoiles en cours• Parc immobilier : 102 maisonnettes du T2 au T4• Capacité d'accueil : 562 lits• Clientèle : familles, groupes (retraités,

randonneurs…), dont 65 % de clients français et35 % d'étrangers, Hollandais, Anglais et Belges

• Equipements de loisirs : piscine chauffée et pataugeoire, aire de jeux pour enfants,cours de tennis

• Effectif : 3 personnes à temps plein et des saisonniers l'été

• Site Internet : www.groupe-lagrange.com

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La résidence de tourisme desSégalières (groupe Grand Bleu)

s'apprête à entamer sa deuxièmesaison avec une relative sérénité :les nombreux partenariats tissés parle groupe avec les tour-opérateurs,les comités d'entreprises ou lesassociations, lui permettent detabler sur un taux d'occupationsatisfaisant jusqu'au mois d'octobre.Le groupe Grand Bleu dispose eneffet déjà d'une quinzaine de rési-dences en France et compte enouvrir trois ou quatre nouvelles paran au cours des prochaines années.Comme c'est le cas pour la quasi-totalité des sites, l'entreprise inter-vient en tant que gestionnaire, man-daté par les promoteurs.

Ce nouvel espace touristique jouepleinement la carte des vacancesvertes : implanté au cœur d'une chê-naie de 7 hectares, à quelques enca-blures de Gramat et de Rocamadour, ilpropose 40 chalets et 21 maison-nettes, tous les logements ayant unesurface d'environ 35 m2. Chaque cha-let peut accueillir jusqu'à 6 personnes,tandis que les maisonnettes sontconçues pour héberger 4 personnes.Au total, la résidence peut recevoirplus de 220 personnes.

Le site des Ségalières est une rési-dence de tourisme classée 2 étoiles etcible une clientèle principalementfamiliale, qui s'avère être française àhauteur de 70 %. Située en vis-à-vis duParc animalier de Gramat, la rési-dence propose en premier lieu desanimations dédiées à cette clientèle :une piscine, un sauna, un centre decardio-training, un terrain depétanque, un espace beach volley oudes tables de ping-pong. Dans lemême esprit, le domaine desSégalières organise des mini clubs àdestination des enfants de 6 à 12 anset des animations thématiques pourles adultes. Cette vocation familialeest également mise en évidence par ladurée moyenne des séjours : « elle estchez nous de 10 jours, ce qui signifieque l'on enregistre autant de réserva-tions pour une semaine que pourdeux semaines », explique SandraPanis, attachée commerciale dugroupe Grand Bleu.

Cela étant, le site souhaite accueillirun nombre croissant de séminairesd'entreprises, notamment durant lesmoyennes saisons, d'avril à juin et defin août à fin octobre. En la matière, ilcompte déjà des références telles queAirbus ou le Crédit du Nord.

DOSSIER RÉSIDENCES DE TOURISME

Domaine Grand Bleu Les Ségalières (Gramat)

Un nouvel esprit de familleA l'heure des bilans, le groupe Grand Bleu peut être satisfaitde sa première saison lotoise. Ouvert pour la première fois l'étédernier, le site des Ségalières revendique un taux d'occupationtrès satisfaisant, notamment grâce aux partenariats que le groupe, qui compte déjà une quinzaine de résidences dans le sud de la France, a tissé avec les tour-opérateurs, les comitésd'entreprises et les associations.

Le domaine Grand BleuLes Ségalières en bref• Résidence de tourisme 2 étoiles • Parc immobilier :

40 chalets et 21 maisonnettes • Capacité d'accueil : 220 lits• Clientèle : familles, couples d'amis

ou groupes (associations ou entreprises) ; 70% de clients françaiset 30% de clients étrangers

• Equipements de loisirs : piscine,terrain de pétanque, centre de cardio-training, beach-volley,sauna et ping-pong

• Effectif : 6 personnes en moyennesur l'année

• Site Internet : www.grandbleu.fr

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M A R S - A V R I L 2 0 0 8 13

Comment un promoteur immobilierpeut-il devenir un professionnel du

tourisme ? L'expérience des Maisons deBiarritz vient rappeler que cette évolu-tion relève autant du hasard que de lacapacité à saisir les opportunités.Depuis sa création en 1989, ce groupede promotion immobilière avait déjàconstruit et commercialisé plus de 5 000lits en résidence de tourisme 4 étoilessur des sites touristiques majeurs descôtes de la Méditerranée ou del'Atlantique et dans les Alpes. En 2004,alors qu'il mène avec succès des projetsdepuis 15 ans, le promoteur est amenéà sauter le pas. « A l'origine, nous nouslimitions à notre rôle de promoteurimmobilier. Nous construisions des vil-las ou des cottages d'appartements quiétaient revendus en défiscalisation àdes particuliers, et nous déléguions lagestion locative de ces résidences à desgroupes dont c'était le métier, expliqueCharles Dornoy, directeur commercial

de Maisons de Biarritz. En 2004,lorsque nous avons créé le Domaine deFayence dans le Var, nous avons décidéd'assurer nous-mêmes la délégationd'exploitation et de faire de même pourtous les nouveaux sites créés. »

En l'occurrence, le groupe a plus queréussi son examen de passage : il gèreaujourd'hui un parc de plus de dix rési-dences, à Sainte Maxime, Roquebrune /Argens, Moliets, Capbreton, L'Isle/laSorgue, Fayence, Parentis-en-Born,Saint-Trinit, Le Cap d'Agde, Roissy et,enfin, Alvignac, où le Domaine deSalgues ouvrira ses portes le 31 mai. Lamarque Les Maisons de Biarritz se posi-tionne en effet sur le haut de gamme eta considéré qu'Alvignac disposera detous les atouts nécessaires pour attirer laclientèle qu'il vise : un casino, unesource thermale, la proximité de l'auto-route A20, un site préservé et, d'ici peu,l'aéroport de Brive et un golf.

Un marketing offensif

Cet environnement vient conforter lesarguments propres au Domaine deSalgues, qui sera dotée d'un spa et d'unrestaurant ouverts toute l'année, de sallesde réunion et d'une piscine ludiquechauffée, comprenant notamment uneplage, des toboggans et un bar-restau-rant. Quant au parc immobilier, il com-prend 133 logements (109 maisons et 24appartements), représentant une capa-cité d'accueil de 388 lits. Le site bénéfi-ciera par ailleurs de plusieurs opérations

marketing qui feront assurément parlerd'elles, et de lui. La première concerne lepartenariat passé entre le groupe et lerugbyman emblématique SébastienChabal, qui parrainera notamment lesclubs enfants des résidences Maisons deBiarritz. Autre trouvaille, le Domaine deSalgues proposera dans son spa dessoins à la… truffe. Concrètement, ils'agira de soins à la truffe blanche : legroupe fera appel à la marque italienneISHI, qui a développé des produits cos-métiques à base de truffe, mais aussi devin ou de chocolat. Pour autant, le groupe garde des objec-tifs raisonnables pour son nouveau site :le taux d'occupation prévu pour 2009est de 35 % et la clientèle entreprisesdevrait de son côté représenter un tiersdu total. « L'unité de lieu que nousavons réussi à garantir est un atoutdéterminant pour convaincre les entre-prises de choisir ce site pour leurs sémi-naires », estime Michel Decroix, direc-teur des ouvertures de sites du groupeMaisons de Biarritz. Le Domaine deSalgues affiche également de grandesambitions en ce qui concerne la clien-tèle étrangère, qui devrait selon les pré-visions représenter 45 % du chiffre d'af-faires. Enfin, il faut préciser que cepositionnement haut de gammeimplique de faire appel à un personnellocal nombreux : « le site emploieraenviron 25 personnes en moyenne surl'année, mais l'effectif dépassera sansaucun doute 50 personnes en hautesaison », conclut Michel Decroix.

DOSSIER RÉSIDENCES DE TOURISME

Domaine de Salgues (Alvignac)

Un resort* 4 étoiles proche du jackpot

* Terme anglo-saxon désignant un lieu de villégiature où l’on peut se reposer et se distraire.

La résidence du Domaine de Salgues ouvrira ses portes le 31 mai2008 avec de sérieux atouts : il s'agira de la seule résidence de tourisme 4 étoiles du département et ses 133 logementspourront accueillir près de 400 personnes.

Le Domaine de Salgues en bref • Résidence de tourisme 4 étoiles • Parc immobilier :

109 maisons et 24 appartements • Capacité d'accueil : 388 lits• Clientèle : familles, retraités et séminaires

d'entreprise ; 55% de clients français et 45% de clients étrangers

• Equipements de loisirs : piscine extérieurechauffée, spa avec bassin d'hydrothérapie,cabines de massage, sauna et hammam,centre de cardio-training, salles de conférenceet de réunion avec Wi-Fi en libre accès,restaurant, bar

• Effectif : 25 personnes en moyenne sur l'année • Site Internet : www.bymdb.com

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Dans notre département,quatre établissements dis-pensent des formations pro-

fessionnelles dédiées aux métiers ducommerce et des services, les autresstructures proposant des enseigne-ments plus directement liés à l'agricul-ture et à l'artisanat. Il s'agit du LycéeSaint-Etienne de Cahors (auparavantdénommé « Notre Dame ») pour lavente et les métiers artistiques, deslycées Clair Foyer à Prayssac et

Jeanne d'Arc à Figeac pour la filièresanitaire et sociale et de l'Institut desForces de Ventes, géré par la Chambrede Commerce et d'Industrie du Lot.En complément des cursus des éta-blissements publics, ils offrent ainsiune large palette de formations pro-fessionnelles, depuis les CAP jusqu'auniveau bac + 2. Au-delà, chacun deces établissements mène des projets àcourt terme visant à renforcer sa spé-cialisation. Panorama. ■

Quatre établissements privés proposent des formations professionnelles dans le Lot dans les domaines de la vente, des services à la personne et des métiersartistiques. Présentation de ces enseignements, qui aboutissent à des diplômesde CAP, de BEP, de bac ou de bac + 2.

Les établissementsprivés renforcentleurs filières

DOSSIER FORMATION PROFESSIONNELLE

Les centres de formation professionnelle privés • Institut des Forces de Ventes

de la CCI du Lot (Cahors) • Lycée Saint-Etienne (Cahors) • Lycée Clair Foyer (Prayssac) • Lycée Jeanne d'Arc (Figeac)

© François Attia

© Mélanie Semenadisse

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L'Institut des Forces de Vente(IFV) du Lot fêtera ses vingt ansen septembre. Depuis sa créa-

tion, plus de 500 vendeurs et com-merciaux y ont été formés. Créé parles CCI, le réseau des IFV compteaujourd'hui 74 établissements, quipartagent une caractéristique essen-tielle : en moyenne, 9 apprentis sur 10trouvent un emploi dans les 6 moisqui suivent la fin de leur cursus.

La première formation dispensée parl'IFV du Lot a été celle de Techniciendes Forces de Vente, destinée auxjeunes de moins de 26 ans de niveaubac. Le succès de la formule est toutd'abord lié à son caractère opération-nel. Cette formation en alternance faiten effet la part belle à l'apprentissage :durant deux ans, les élèves passenttrois semaines en entreprise pour unesemaine au centre de formation.« L'Institut des Forces de Vente répondà un besoin réel des entreprises, cequi explique que nous n'ayons jamaisrencontré de difficultés pour mettreen place des contrats d'apprentissage.Et il est fréquent que les apprentissoient directement embauchés par lesentreprises qui les accueillent »,explique Andrea Poterie, Cadre duservice Formation. Le fait est que l'IFV du Lot s'est donnéles moyens d'assurer une formation dequalité en limitant à une quinzaine le

nombre d'élèves de chaque promotion.Par ailleurs, son équipe pédagogiquecompte une vingtaine d'enseignants,dont plusieurs chefs d'entreprise.« L'apport de ces professionnels et notreconnaissance des entreprises, en tantque CCI, sont des atouts déterminantspour l'efficacité de ce cursus », souligneAndrea Poterie. Cette dynamique a conduit la CCI duLot à aller plus loin et à créer, en 2006,la filière de Technicien Supérieur desForces de Vente, qui permet d'obtenirun diplôme professionnel de niveaubac + 2. « Cette formation nous permetd'approfondir notre partenariat avecles entreprises et de répondre à d'autresbesoins, qui concernent plus des com-merciaux, sédentaires ou itinérants,que des vendeurs », précise AndreaPoterie. Créé en partenariat avec la CCIde Brive, ce cursus accueille cette

année sa deuxième promotion, quicompte une dizaine d'élèves en alter-nance. Dans ce cas, ils passent deuxsemaines en entreprise pour deuxsemaines en formation durant un an. Le réseau national des IFV travailleaujourd'hui à la mise en place d'untroisième niveau de formation, leBachelor Professionnel des Métiers duCommerce et de la Gestion, de niveaubac + 3, débouchant sur des postes deresponsables d'équipes commerciales. Enfin, la CCI du Lot mène un autre pro-jet d'envergure. Il s'agit de créer dans ledépartement un BTS de Managementdes Unités Commerciales (MUC) enapprentissage et en alternance. Lecentre de formation de la Chambreconsulaire délivrerait alors un diplômede l'Education Nationale. L'ouverturede ce BTS pourrait intervenir dès la rentrée 2008. ■

Créé en 1988, l'Institut des Forces de Ventes du Lot a formé plusde 500 vendeurs et commerciaux. La CCI mène aujourd'hui deuxnouveaux projets d'envergure : la création d'un BTS deManagement des Unités Commerciales (MUC) et, par la suite,la mise en place d'une formation commerciale de niveau bac + 3.

DOSSIER FORMATION PROFESSIONNELLE

Les formations initiales de la CCI du Lot• Technicien des Forces de Vente. Formation créée

en 1988 ouverte aux élèves de niveau bac âgésde moins de 26 ans. Elle s'inscrit dans le cadre de contrats d'apprentissage et l'alternance sefait au rythme d'une semaine au centre de formation pour trois semaines en entreprise.

• Technicien Supérieur des Forces de Vente. Ouverteen 2006, cette filière s'adresse aux élèves deniveau bac + 2. D'une durée d'un an, elle est fondéesur une alternance de deux semaines en entreprisepour deux semaines en formation et peut s'inscriredans le cadre d'un contrat de professionnalisation.

Chambre de Commerce et d’Industrie du LotLes nouvelles ambitions de l’Institut des Forces de Ventes

M A R S - A V R I L 2 0 0 8 15

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DOSSIER FORMATION PROFESSIONNELLE

16 E N T R E P R E N D R E 1 4 2

Le lycée professionnel Saint-Etienne propose aujourd'huitrois filières - vente, photogra-

phie et communication graphique –qui réunissent 225 élèves. « Les filières“photographie” et “communicationgraphique” réunissent logiquement leplus grand nombre d'élèves dans lamesure où nous sommes les seuls dansl'académie à les proposer, avec le lycéepublic Jolimont de Toulouse »,explique Lionel Julié, chef d'établisse-ment pour le second degré. Créée en2003, la filière « communication gra-

phique » est celle qui connaît la plusforte progression et qui offre le tauxd'insertion professionnelle le plusélevé. Elle comprend aujourd'hui unCAP de dessinateur d'exécution encommunication graphique (DECG) etun bac professionnel de communica-tion graphique. « Notre spécialisationdans ces métiers d'art implique quenous ayons un rayonnement àl'échelle de la région Midi-Pyrénées,poursuit Lionel Julié. Afin de répondreà une demande croissante, nous sou-haitons d'ailleurs proposer un bac

professionnel en apprentissage pourla filière “communication gra-phique”. Si le projet aboutit, il devraitouvrir à la rentrée 2009 et serait leseul de l'académie ». ■

Le lycée professionnel Saint-Etienne s'est spécialisé dans les métiers d'arts, avec deux filières, photographie etcommunication graphique, qui réunissent plus de 75 % de ses effectifs. L'établissement a également en projet d'ouvrir un bac professionnel de communication graphique en apprentissage, option qui n'existait pas jusqu'à présentdans l'académie de Toulouse.

Les 3 filières du lycée professionnel Saint-Etienne • Vente : un BEP « vente action

marchande » (VAM) et un bac professionnel « prospection,négociation et suivi de clientèle ».50 élèves.

• Photographie : un CAP et un bac professionnel. 80 élèves.

• Communication graphique :un CAP de dessinateur d'exécutionen communication graphique(DECG), un CAP de dessinateurd'exécution en communication graphique (DECG) et un bac professionnel de communicationgraphique. 95 élèves.

• Le lycée Saint-Etienne souhaite également proposer un bac professionnel de communicationgraphique en apprentissage à partirde la rentrée 2009.

Lycée Saint-Etienne à CahorsDeux filières aux métiers d’art

Lionel Julié, chef d'établissement pour le second degré.

© Jérémy Dupuis

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DOSSIER FORMATION PROFESSIONNELLE

M A R S - A V R I L 2 0 0 8 17

Le lycée professionnel Clair Foyer propose un BEP services à la personne et dispense par ailleurs 6 heures hebdomadairesd'enseignement professionnel dans ses classes de 4e et de 3e.

Rattaché en 2004 au lycée pro-fessionnel Clair Foyer deCaussade, l'établissement de

Prayssac est historiquement spécialisédans la formation aux services à lapersonne. Il propose notamment unBEP qui donne accès aux métiersd'auxiliaire de santé ou d'aidemédico-psychologique. « Cette filièreest logiquement très demandée dansla mesure où ses débouchés sur l'em-ploi sont importants, expliqueFabienne Morcillo, directrice dulycée. Cela explique que notre recru-tement dépasse largement le cadre dudépartement et que 80 % des élèvessoient internes ». En amont du BEPServices à la personne, le site dePrayssac propose à ses élèves de 4e etde 3e six heures hebdomadaires d'en-seignement professionnel. Au-delà duBEP, les élèves peuvent rejoindre le

site de Caussade pour passer un bacprofessionnel de Services en milieurural. « Nous avons la volonté de cou-vrir les différentes formations auxmétiers sociaux, précise FabienneMorcillo. Cela explique que nous pro-posions également des diplômes telsque le BAFA (Brevet d'Aptitude auxFonctions d'Animateur), l'AFPS pourles gestes de 1er secours ou un CAPPetite Enfance. Dans le même esprit,nous avons développé des partena-riats internationaux afin de per-mettre à nos élèves de suivre des mis-sions d'aide à la personne àl'étranger. Ce printemps, des élèvesiront ainsi au Maroc, à Mirleft, ausud d'Agadir. Enfin, nous avons mul-tiplié les animations avec la maisonde retraite de Prayssac ou les écolesmaternelles. » Afin de compléter sonoffre de formation, le lycée profes-

sionnel Clair Foyer envisage d'ouvrirun bac professionnel « Services enmilieu rural » par alternance, à partirde la rentrée 2009. ■

Les formations du lycéeprofessionnel Clair Foyer • BEP Services à la personne

(70 élèves).• Sur le site de Caussade, le lycée

propose également des BEP Vente et Secrétariat/Accueil, ainsi que des bacs professionnels TechnicienConseil en Vente et Services enMilieu Rural. L'établissement réunit550 élèves sur les deux sites (100 à Prayssac et 450 à Caussade).

Lycée professionnel Clair Foyer à PrayssacAccompagner le développementdes services à la personne

Fabienne Morcillo, directrice du lycée .

L’établissement de Prayssac.

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18 E N T R E P R E N D R E 1 4 2

Les imposants bâtiments de l'éta-blissement Jeanne d'Arc domi-nent la ville de Figeac et comp-

tent désormais plus de 700 élèves,soit 40 % de plus qu'il y a dix ans.Cette progression est autant expli-quée par les aménagements réaliséspour « repousser les murs » que par lesuccès des filières professionnellesproposées par le lycée. Concrètement, il se dédie entière-ment aux métiers du sanitaire et dusocial et n'entend pas changer decap. « Nous proposons aujourd'huiun BEP Carrières Sanitaires etSociales et un Bac Sciences etTechnologies de la Santé et du Social,explique François Demptos, le chefd'établissement. Nos différents projetsvisent à renforcer cette vocation,qu'il s'agisse du CAP AssistantTechnique en Milieu Familial etCollectif, qui devrait ouvrir à la ren-trée 2009, ou de l'école d'aide soi-gnante que nous souhaiterions créerà plus long terme. Par ailleurs, nousavons créé le centre de formation Arcen Ciel, labellisé par la Région, quipropose une préparation auxconcours et, entre autres, une pré-qualification aux métiers dudomaine sanitaire et social ». C'estdonc en toute logique que ces filièresréunissent la majeure partie des effec-tifs du lycée, soit plus de 200 élèvessur 350.

Forts de 700 élèves, le collège et le lycée Jeanne d'Arc de Figeacsont les composantes d'une PME en forte croissance, dont leseffectifs ont progressé de 40 % au cours des dix dernièresannées. Dans ce contexte d'évolution, l'établissement aconfirmé sa vocation, qui reste de se dédier aux formationsprofessionnelles sanitaires et sociales.

Lycée professionnel Jeanne d’Arc à FigeacUne vocation sanitaire et sociale

DOSSIER FORMATION PROFESSIONNELLE

François Demptos,chef d'établissement.

Les formations Sanitaires et Sociales du Lycée Jeanne d'Arc • BEP Carrières Sanitaires

et Sociales. • Bac Sciences et Technologies

de la Santé et du Social. • CAP Assistant Technique

en Milieu Familial et Collectif(ouverture prévue à la rentrée2009).

• Préparation aux concours sanitaires et sociaux (par le biais du centre de formation Arc en Ciel).

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S'ouvrir vers les entreprises et l'étranger

Concrètement, ce développement est fondé sur l'ou-verture la plus large vers les entreprises comme vers lespays étrangers. « Nos élèves de BEP passent chaqueannée 11 semaines en entreprise, alors que le pro-gramme ne prévoit que 8 semaines de stage, préciseFrançois Demptos. L'avantage est double. D'une part,cela permet aux élèves de vérifier que leur choixd'orientation est le bon ; d'autre part, l'entreprise etl'établissement peuvent mieux apprécier leur motiva-tion. » Cette ouverture est également proposée auxélèves de la filière S.T.2S, à raison de 3 semaines d'im-mersion en entreprise. En ce qui concerne l'ouverturevers l'étranger, le lycée Jeanne d'Arc a rendu lesvoyages linguistiques obligatoires et les élèves se ren-dent successivement en Angleterre, en Allemagne et enEspagne. Par ailleurs, un jumelage a été mis en placeau début de la décennie avec Ziguinchor, capitale de laBasse Casamance, au Sénégal. « Le lycée parrainechaque année une cinquantaine d'élèves sénégalais etdix à vingt de nos élèves passent trois semaines, enjuillet, sur place dans des dispensaires. Il va sans direqu'il s'agit pour ces jeunes volontaires d'une expé-rience riche d'enseignements », analyse FrançoisDemptos.

En ce qui concerne la zone de recrutement pour lesfilières sanitaires et sociales, le rayonnement du lycéeest d'environ 80 kilomètres autour de Figeac, ce quiexplique qu'un tiers des élèves soit pensionnaire. « Làencore, nous avons voulu garder une démarche prag-matique et économiquement pérenne. Comme il deve-nait indispensable de créer de nouvelles places d'inter-nat, nous avons créé “La Résidence”, construite sur lemodèle d'un motel, ce qui permet de louer leschambres à des groupes, durant les vacances scolaires.Dans le même esprit, nous avons créé des lignes deramassage scolaire vers Decazeville et Villefranche-de-Rouergue afin de permettre aux élèves qui viennent del'Aveyron de demeurer demi-pensionnaires », détailleFrançois Demptos.

L'ensemble de ces actions a permis la création de25 emplois au cours des dernières années et l'établis-sement emploie aujourd'hui 110 personnes, dont70 enseignants. « Nous bénéficierons assurément denouvelles opportunités de développement, car noussommes à la croisée de deux secteurs d'activité quivont accélérer leur progression, à savoir l'enseigne-ment et les services à la personne », conclut FrançoisDemptos. ■

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de Cazals compte désormais près de700 habitants, soit une centaine de plusqu'en 1999. Mieux, il a logiquement étél'un des premiers à tirer profit de l'en-gouement des Anglais et desNéerlandais pour la Dordogne, distantede moins de 5 kilomètres. La zone dechalandise de Cazals, d'un rayon d'une

La situation géographique deCazals – idéalement placé à lalimite du Quercy et du Périgord –

en fait l'un des grands bénéficiaires dece que les sociologues appellent désor-mais « l'héliotropisme ». L'attirance pourle sud et, en l'occurrence, pour « ce »sud-ouest, ne se dément pas. Le bourg

dizaine de kilomètres, s'étend donclogiquement vers le département voi-sin, et notamment vers Villefranche-de-Périgord. En ce qui concerne sa partielotoise, cette zone intègre des villagestels que Gindou, Marminiac, Rampoux,Lavercantière, Les Arques, Montcléraou Montgesty, soit un bassin d'environ

ENTREPRISES

Pôle commercial de CazalsUne dynamique renforcéePrésidée depuis 2006 par Francine Curoux, responsable du Café de Paris à Cazals, l'Associationdes Commerçants et Artisans de cette commune de près de 700 habitants s'est fortementimpliquée dans l'animation commerciale du bourg et privilégie l'offre de services pour les nouveaux arrivants. Présentation.

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M A R S - A V R I L 2 0 0 8 21

3 000 habitants. Dans ce contexte, lemarché dominical, qui réunit une tren-taine de commerçants, a un fort pou-voir attractif. Dans les faits, le pôle deCazals et celui de Salviac, qui n'est situéqu'à 7 kilomètres, sont complémen-taires. « La proximité des deux com-munes ne constitue pas un handicapet nous constatons que les échangescommerciaux progressent fortement »,précise Francine Curoux, Présidente del'Association des Commerçants etArtisans de Cazals et responsable duCafé de Paris.

Une association de commerçants représentative

Renouvelé en 2006, le bureau del'Association des Commerçants etArtisans de Cazals (ACA) s'était fixépour premier objectif de réunir l'en-semble des secteurs du commerce etdes métiers présents dans la com-mune. L'association compte aujour-d'hui 28 membres, parmi lesquels onretrouve une épicerie, une supérette,deux boucheries, deux boulangeries,un commerce équitable, deux bars,une auberge, une station services, untaxi et un établissement de pompesfunèbres. « Tous les secteurs d'activitéprésents sur la commune sont repré-

sentés dans l'association, ce qui nousparaissait essentiel pour garantir lacohérence de notre action et pourcoordonner les horaires d'ouverturesdes magasins et des entreprises arti-sanales », analyse Francine Curoux.De fait, l'étendue des heures d'ouver-ture apparaît comme un élémentessentiel de la fidélisation de la clien-tèle et, à titre d'exemple, la supérettelocale n'affiche qu'une demi-journéede fermeture hebdomadaire, ledimanche après-midi. « L'enjeu va au-delà de l'activité commerciale propre-ment dite ; il faut que les nouveauxarrivants, généralement issus deszones urbaines, accèdent au plusgrand nombre de services dans lesmeilleures conditions », ajoute laPrésidente.

Multiplier les animations

Dans le même esprit, l'ACAC souhaitecontinuer à s'investir dans les diffé-rentes manifestations et à favoriser lacréation de nouveaux rendez-vous.L'association est ainsi impliquée dansle développement du marché de Noël,de la brocante du mois d'août, des fes-tivals ou, encore, de la Fête des fruitsd'automne. Elle s’associe également àla Fête du chien, organisée par la

Société de chasse, et au Salon du vin etdu fromage de France à l’initiative del’Office de Tourisme. Par ailleurs,l'ACA organise à la fin du mois de juinun repas « moules-frites » sur la placedu marché. « Pour mettre en place cesdifférentes manifestations, nous pou-vons nous appuyer sur l'aide de nom-breux bénévoles, ce qui contribue àrenforcer l'esprit de village. Le maireet la municipalité de Cazals nousapportent un concours précieux », sefélicite Francine Curoux. ■

ENTREPRISES

Francine Curoux, Présidente de l'Association des Commerçants et Artisans de Cazals.

Le marché dominical de Cazals réunit une trentainede commerçants.

Cazals en bref • Nombre d'habitants : près de 700.• Nombre de commerçants et artisans adhérents

à l'ACA : 28 entreprises.• Marché hebdomadaire : dimanche matin.• Zone de chalandise (3 000 personnes environ) :

les 9 communes du canton de Cazals(Les Arques, Cazals, Frayssinet-le-Gelat, Gindou,Goujounac, Marminiac, Montcléra, Pomarède et Saint-Caprais), Rampoux, Lavercantière,Montgesty et occasionnellement les cantonsde Salviac et de Villefranche-de-Périgord.

A la veille de la parution de ce numérod’Entreprendre, nous apprenons ledécès de Didier Gauthier, boucher-charcutier à Cazals.Après avoir exercé son activité pendantplusieurs années à Frayssinet-Le-Gélat,M. Gauthier est venu s’installer à Cazalsen 1997.Ce professionnel était unanimementapprécié de ses collègues et de l’ensemblede la population.Nous présentons nos sincères condo-léances à sa famille et à ses proches.

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pour visiter le site. Là, ce fut un vraicoup de foudre, nous nous sommesdécidés sur le champ. En l'espace dequinze jours, nous avons mis notremaison en vente et démissionné de nosemplois respectifs. Nos deux filles,Chrystel et Stéphanie, âgées de 15 et 13ans à l'époque, se sont beaucoup inves-ties dans ce projet », raconte Eliane Petit. A leur arrivée, ce camping implanté surun domaine de 2,5 hectares près deLoupiac, n'est encore qu'une petitestructure aux équipements relative-ment rudimentaires. « Nous avonsdéveloppé le parc de mobil-homes et dechalets : nous en avons 32 aujour-

L'histoire débute en janvier 1993par… une petite annonce. Cejour là, Jean-Paul Petit, alors

employé dans une entreprise d'électri-cité en région parisienne, feuillette larevue De particulier à particulier. Uncamping est à vendre dans le Lot ! Jean-Paul et son épouse Eliane apprécientparticulièrement cette région, où ils ontpris l'habitude de passer des vacancesdepuis plusieurs années. Et voilà quel'opportunité de s'y installer se présente,alors que tous deux aspirent à changerde vie et à laisser derrière eux le stressde l'atmosphère parisienne… « Dès lesamedi, nous prenions la route du Lot

d'hui, contre 16 à l'origine, en plus des38 emplacements de camping. Parailleurs, nous nous sommes lancésdans des travaux d'envergure. Nousavons entièrement refait les deux blocssanitaires qui étaient équipés très som-mairement, et rénové le bâtiment d'ac-cueil dans le but d'offrir des servicescomplémentaires aux vacanciers »,explique Jean-Paul Petit. En l'occur-rence, les nouveaux propriétaires deslieux, y installent une petite épicerie-dépôt de presse, proposant une diver-sité de produits de base, un rayon frais,des fruits et légumes, ainsi que du paincuit sur place, dans le four de la mai-

ENTREPRISES

Les HirondellesLe camping comme à la maisonImplanté près de Loupiac dans le Pays Bourian, à une douzaine de kilomètres de Gourdon,le camping familial Les Hirondelles a créé un relais motard afin d’accueillir les amateurs de motoshors saison, dans le cadre de forfaits étapes. Autre initiative intéressante : ce camping s’est engagéil y a quelques mois dans une démarche en faveur du développement durable.

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son. De plus, ils achètent une licenceIV et dotent leur camping d'un bar etd'une salle de restaurant d'une quaran-taine de places, agrémentée d'une ter-rasse. Jean-Paul, qui a toujours été unpassionné de cuisine, se met aux four-neaux. Au menu : pizzas et saladescomposées, formule gastronomiquepour les amateurs de produits du SudOuest (foie gras, jambon d'Auvergne,magrets, omelette aux cèpes…), maiségalement spécialités maison, à basede poissons et de fruits de mer, parti-culièrement appréciés des habitantsdes environs qui, au fil du temps, ontégalement pris l'habitude de fréquen-ter le restaurant des Hirondelles.

Un programme d'activitésconviviales

« La qualité de l'accueil, la proximitéavec notre clientèle et la convivialitédes échanges ont toujours été notresouci premier, souligne Eliane Petit.Nous voulons que nos clients se sententbien chez nous. Ainsi, nous leur pro-posons en saison toute une série d'ani-mations à partager : randonnées, ral-lyes pédestres, concours de boules,visites d'élevages de canards et dechèvres, où l'on peut assister à la traite,au gavage et, bien sûr, participer à desdégustations. Nous organisons égale-ment deux fois par semaine des soiréesdansantes très conviviales, animéespar des musiciens ou des DJ. »

En termes de clientèle, le Camping LesHirondelles qui reçoit environ 250personnes en saison accueille de nom-breux touristes venus du nord de laFrance, mais aussi de Nantes, de Pariset de Belgique. « Nous avons uneclientèle essentiellement familiale.Certains clients qui nous sont fidèlesdepuis plusieurs années sont devenusdes amis. Et aujourd'hui encore, lebouche à oreille reste notre meilleurepublicité », ajoute Eliane Petit qui, fortde son expérience professionnelle decomptable, supervise la gestion ducamping.

De nouvelles perspectives de développement

Depuis 2002, le camping LesHirondelles, dont les propriétaires sontaussi de grands amateurs de motos, atissé un partenariat avec la revue « LeJournal des Motards » et créé un relaismotard. Accueillis sur le site hors sai-son, dans le cadre de forfaits étapesaux tarifs très attractifs, les motardstrouvent également à leur dispositionun garage, une station de gonflage etune petite boutique de pièces déta-chées, leur permettant d'effectuer desréparations de première urgence encas de besoin. « Nous avons déjà desréservations pour le mois de mai, oùnous devrions accueillir deux groupesd'une soixantaine de motards », se féli-cite Eliane Petit.

Depuis trois ans, le même type de par-tenariat a été mis en place avec succèsavec la Fédération Française deCyclotourisme. Mais la nouveauté de lasaison 2008 est l'acquisition d'un mobil-home équipé pour l'accueil des per-sonnes handicapées. « Nous avionsquelques demandes en ce sens. Cettecible de clientèle est en effet un peudélaissée », explique la responsable.Enfin, il est intéressant de souligner quele Camping Les Hirondelles s'est engagéil y a quelques mois dans une démarchede développement durable. Ainsi, tousles points lumineux des 32 locatifs et desparties communes ont été équipésd'ampoules basse consommation. De lamême manière, des réducteurs de débitont été installés sur les différents pointsd'eau du camping et une nouvelle signa-létique relative au tri sélectif des déchetsest en cours de mise en place sur le site.Autant d'initiatives qui, espèrent Jean-Paul et Eliane Petit, permettront deséduire de nouveaux vacanciers. ■

ENTREPRISES

Eliane et Jean-Paul Petit.

Les Hirondelles en bref• Camping racheté en mars 1993 par

Jean-Paul et Eliane Petit.• Capacité d'accueil : 32 mobil-homes et

chalets, 38 emplacements de camping.• Effectifs salariés en saison :

4 personnes à temps complet(animateur, pizzaiolo, serveuse, aide cuisinier) et 2 femmes de ménage à mi-temps.

• Equipements : bar, restaurant,piscine, terrain de volley, terrain de pétanque, aire de jeu pour enfants,billard, table de ping-pong, baby-foot…

• Clientèle : familles et groupe,originaires de France à 95 %.

• Titulaire du label Camping Qualité.• Site Internet :

www.les-hirondelles.com

Action de la CCI du LotLa Chambre de Commerce et

d'Industrie a accompagné l'entreprisedans le montage du dossier de

demande de subventions qui lui ontpermis de mener à bien ses travaux.

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ENTREPRISES

Au mois de mars, quatre imprimeries – France Quercy, Agate, A+B et Publi Quercy - ont décrochéle label Imprim'Vert, tandis qu'une cinquième, Feuille@Feuille, obtenait le renouvellement deson agrément. Cette distinction, qui témoigne de l'engagement citoyen de ces entreprises enfaveur de l'environnement, constitue également un argument marketing et commercial auquelleurs clients sont de plus en plus sensibles. Explications.

Créée en 1998 à l'initiative de laChambre de Métiers et del'Artisanat du Loir-et-Cher et de

la Chambre régionale de Métiers et del'Artisanat du Centre, Imprim'Vert estune marque déposée, gérée au niveaunational par le Pôle d'Innovation del'Imprimerie (P2i) qui en garantit l'har-monisation et les conditions d'accessibi-lité. La vocation de ce label est de favo-riser la mise en place par les imprimeursd'actions concrètes en faveur de la pro-tection de l'environnement. En l'occur-rence, le cahier des charges Imprim'Vertleur impose de respecter trois impératifs: une bonne gestion des déchets dange-reux (élimination conforme à la règle-mentation en vigueur), la sécurisationdu stockage des liquides dangereux etla non utilisation de produits toxiques(étiquetés du symbole « tête de mort »).En complément, il recommande auxentreprises disposant d'un comptoird'accueil du public de développer uneaction de sensibilisation environnemen-tale à l'intention de leur clientèle, axéenotamment sur la consommation et letype de papier utilisé. Concrètement, la procédure d'obtentionde la marque s'effectue en plusieursétapes. Dans un premier temps, l'entre-prise doit contacter le référentImprim'Vert de son département, inter-locuteur privilégié qui l'assistera tout au

Imprim’VertCinq imprimeurs lotois s’engagent

pour la protection de l’environnement

A+B à Cambes « Tous les professionnels de notre secteur devraient arborer le label Imprim'Vert !»Créée il y a un an et demi, l'imprimerie A+B a fait, dès le départ, le choix d'investirdans des matériels respectueux de l'environnement : une machine à encres éco-sol-vants et l'utilisation de papiers aux normes FSC et PEFC, certifiant que le bois utilisépour leur fabrication provient de forêts gérées durablement. « Tous les profession-nels de notre secteur devraient arborer le label Imprim'Vert. Aujourd'hui, initier cetype de démarche est un acte citoyen », estime Emmanuel Boré, cogérant d'A+B avecson épouse Hélène.Son entreprise est, par ailleurs, engagée dans une démarche qualité qui devrait luipermettre d'obtenir en septembre la certification ISO 9001 ; ce qui est plutôt rare pourune TPE de quatre personnes. « Nous allons bien sur mettre en avant notre nouvelle cer-tification Imprim'Vert dans le cadre de notre démarche commerciale et marketing. Noussouhaitons sensibiliser nos clients, mais également donner l'exemple. Nous comptons,d'autre part, développer un partenariat avec la société Prévost Environnement dans lebut de valoriser nos déchets », ajoute le responsable.L'imprimerie A+B, qui travailleavec une clientèle de PMEindustrielles et de collectivitésterritoriales est positionnéesur le segment des petitstirages sur mesure : affiches,brochures, édition d'ouvragespour le compte d'auteurslocaux… D'autre part, l'entre-prise a développé une spécia-lité – l'impression sur vinyle(pour le marquage d'enseignesou de véhicules) – qui inter-vient désormais à hauteur de50 % de son chiffre d'affaires.

Hélène et Emmanuel Boré

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ENTREPRISES

long de sa démarche. Puis, un diagnos-tic du site de production est réalisé per-mettant de définir les points à optimiserpour répondre au cahier des chargesImprim'Vert. A l'issu de ce diagnostic, leréférent établit un compte-rendu etassiste l'entreprise dans la constitutionde son dossier. Ce dossier est ensuitesoumis pour examen à un comité d'attri-bution, régional ou national, de lamarque Imprim'Vert. S'il est accepté, lamarque est octroyée pour une annéecivile ; l'entreprise devant ultérieure-ment demander son renouvellement surprésentation de pièces justificatives.

Des outils de communicationefficaces

Les professionnels titulaires de ce labelbénéficient de toute une panoplie d'outilsleur permettant de valoriser leur engage-

ment en faveur de la qualité de l'environ-nement auprès de leurs clients. En parti-culier, ils reçoivent des logos à apposersur leurs supports de communication etsont référencés sur le site Internet de lamarque, www.imprimvert.fr, qui fait l'ob-jet de campagnes promotionnelles auprèsde différents donneurs d'ordre. Précisons enfin qu'un droit d'usage,destiné à financer les frais de gestion etdes actions de promotion de la marqueImprim'Vert, est facturé aux entrepriseslabélisées employant plus de 10 sala-riés. Il se monte à 100 euros par anpour les sociétés de moins de 50 per-sonnes et à 200 euros pour celles dontl'effectif est supérieur. ■

Pour plus d'information sur ce label,contactez Yasmina Loiseau, référent

Imprim'Vert pour le Lot : 05 65 20 35 30 [email protected]

Publi Quercy à Cahors « Nous avons investi et réorganisé nos processus »Déjà labellisée Relais Propre Artisanal, Publi Quercy vient d'obtenir la certificationImprim'Vert. Une satisfaction pour les deux dirigeants de cette imprimerie cadurcienne -Gaby Cébrian et Wiliam Devoyon – qui ont réalisé au début de l'année d'importants inves-tissements et engagé une refonte des méthodes de travail de l'entreprise. « En l'occur-rence, nous avons fait l'acquisition d'un système CTP (Computer To Plate) Presstek, permet-tant de graver directement les plaques au laser et supprimant de fait les procédéstraditionnels de développement de films, consommateurs de produits chimiques tels que lesrévélateurs et les fixateurs. Notre système est, en outre, doté d'un filtre devant être changétoutes les 200 plaques, qui garantit la propreté de l'eau rejetée. Globalement, nous avonsréalisé 61 000 euros d'investissements, sachant que nous nous sommes également équipésd'un nouveau poste informatique », déclare Gaby Cébrian. De la même manière, en boutde chaine, l'imprimeur a mis en place un équipement lui permettant de récupérer les rési-dus d'encre et les chiffons souillés. Une démarche environnementale qui, selon le diri-geant, répond aux préoccupations de ses clients.Fondée il y a une vingtaine d'années, l'imprimerie Publi Quercy a été reprise en 1999 par GabyCébrian etWiliam Devoyon.Elle emploie aujourd'hui cinq personnes,dont un commercial à mi-temps recruté en novembredernier. Spécialisée dans lespetits tirages de quelquescentaines d'exemplaires,l'entreprise réalise tous typesde travaux : affiches, cartesde visite, livres… Elle devraitinvestir d'ici l'été dans unenouvelle machine à agraferqui lui permettra de réaliserdes brochures encartées-piquées.

Gaby Cébrian (à droite) et Wiliam Devoyon

Agate à Pradines « Les imprimeurs doivent être exemplaires »« Il ne faut pas se voiler la face : les impri-meurs ont été de gros pollueurs. Il étaitimportant qu'ils anticipent et qu'ils mon-trent l'exemple », explique ChristianCampagnac,fondateur etdirigeantd'AgatePhotogravure. Comme l'indique sa raisonsociale,l'activité première de l'entreprise,en1989,n'était pas l'impression mais la photo-gravure. « L'évolution des technologies nousa amené à devenir nous-mêmes imprimeuren 1997, mais les enjeux liés à l'environne-ment étaient réels dans un cas comme dansl'autre,car les deux activités impliquaient derejeter des produits polluants », préciseChristian Campagnac. L'entreprise s'étaitainsi équipée d'un récupérateur de sel d'ar-gent,produit utilisé pour la préparation desplaques d'impression.« L'objectif n'était paséconomique, car le prix de l'argent a rapide-ment chuté.Par contre,nous étions convain-cus que ces efforts pouvaient devenir unargument commercial et nos investisse-ments nous ont permis d'obtenir en 2006 lestatut de Relais Propre Artisanal, analysel'entrepreneur. Désormais, il est indispen-sable que tous les professionnels engagésdans cette démarche environnementalecommuniquent davantage sur des marquestelles qu'Imprim'Vert ». Membre duGroupement des Métiers de la ChaîneGraphique du Lot, Agate compte aujour-d'hui quatre salariés et travaille principale-ment avec les collectivités et les entreprisesdu département. « La priorité donnée à laprotection de l'environnement a assuré-ment été insufflée par les grandes collectivi-tés territoriales, telles que le Conseil Général,ce qui nous a conduità ne plus utiliser que dupapier recyclé ». Pour l'entreprise, qui aobtenu le label Imprim'Vert en mars 2008,la prochaine étape consistera à réaliser ledéveloppement des plaques sans utiliserde produits chimiques. « Face à ces évolu-tions indispensables, on ne peut avoir qu'unregret : trop d'années se sont passées sansque rien ne soit fait et,aujourd'hui, le niveaud'exigence a tendance à s'élever trop rapide-ment pour des TPE comme la nôtre »,conclut Christian Campagnac.

Christian Campagnac

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ENTREPRISES

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France Quercy à Mercuès « La préservation de l'environnementest désormais un impératif commercial »Pour les imprimeurs, le respect de l'environnement n'est pas seulement unecontrainte réglementaire : c'est désormais un impératif commercial. Le groupe CPI,dont dépend France Quercy, en a récemment fait l'expérience, car si ses imprimeriesont décroché le contrat du dernier opus de Harry Potter, c'est tout d'abord parcequ'elles pouvaient satisfaire le pré requis exigé par l'éditeur en la matière. En l'oc-currence, l'obtention du label Imprim'Vert est pour France Quercy l'aboutissementd'une stratégie d'investissement qui lui avait déjà permis d'obtenir la certificationForest Stewardship Council (FSC), laquelle garantit une exploitation raisonnée de lafilière bois.L'évolution était d'importance pour cette « vieille dame » de l'industrie lotoise, crééeen 1892. Implantée à Mercuès depuis 2006, avec 110 salariés pour un chiffre d'affairesde 12 millions d'euros, France Quercy a pu tirer profit de ses nouveaux locaux pouradapter l'ensemble de son processus de fabrication aux nouvelles exigences environ-nementales. « Cette démarche éco responsable nécessite d'impliquer tous les salariés del'entreprise ainsi que ses prestataires, y compris les transporteurs », explique LaurentBailly, directeur de l'usine. Concrètement, l'imprimeur a dû examiner la conformité del'ensemble de ses processus : ses sources d'approvisionnement en bois, le retraitementde ses déchets industriels banals (DIB) et la mise en place de collecteurs homologuéspour les déchets industriels spéciaux (DIS). « Chaque détail compte. Par exemple, lesétudes que nous avons menées nous ont conduit à remplacer les bacs d'encre de 200litres que nous utilisions par des fûts d'une tonne, qui ne sont plus jetés mais récupérés »,précise Matthieu Jolibois, responsable de production chez France Quercy. Dans lemême esprit, l'imprimerie s'est équipée pour récupérer la chaleur émise par lesmachines et en faire une de ses principales sources de chauffage.Tout cela augmente-t-il les coûts de production ? « Les coûts restent globalement lesmêmes, si l'on tient compte du fait que les investissements réalisés sont pondérés par laréduction d'autres charges, comme la taxe générale sur les industries polluantes, ouTGAP », conclut Matthieu Jolibois.

Feuille@Feuille à Cahors « Un label indispensablepour remporter des marchés »Première imprimerie lotoise à obtenir lelabel Imprim'Vert fin 2006,Feuille@Feuillevient de voir son agrément renouvelé pour2008. De fait, de par les procédés mis enœuvre dès le démarrage de son activité,Feuille@Feuille ne rejette aucun effluentliquide nocif dans la nature, les cartouchesd'encre sont recyclées et les autres pro-duits utilisés ne sont pas toxiques. « Noussommes neutres pour l'environnement »,résume Christophe Faurie, Président deFeuille@Feuille, qui ne se définit pascomme une imprimerie mais comme unpôle numérique.Selon ce dernier, le label Imprim'Vertest désormais indispensable pour rem-porter des marchés auprès des collecti-vités territoriales et des grandes entre-prises, de plus en plus directives sur lesujet de l'environnement. Aujourd'hui,l'entreprise souhaite pousser plus loinsa démarche et obtenir les certifica-tions FSC (Forest Stewardship Council)et PEFC (Program for the Endorsmentof Forest Certification) garantissantl'utilisation de papiers plus « verts ».« Un travail important doit être entre-pris auprès des papetiers afin de les sen-sibiliser sur les enjeux d'une gestiondurable des forêts et les inciter à pro-duire des pâtes à papiers sans produitschimiques. Il faut savoir que le recyclagedes papiers pollue énormément », sou-ligne Christophe Faurie.Créée en 2003, Feuille@Feuille quiemploie 13 personnes est spécialiséedans l'impression numérique couleurà la demande. Elle a développé un logi-ciel lui permettant d'automatiser l'en-semble des étapes du cycle de produc-tion, depuis la prise de commandejusqu'à la livraison des documents.

Matthieu Jolibois

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ENTREPRISES

plus large et est fréquemment appelé àintervenir à l'étranger. Créée en 1920, Barimar était à l'originespécialisée dans la réparation despièces en fonte. Son travail consistaitalors à réaliser la « refusion » des élé-ments usés ou endommagés. Son acti-vité a pris une nouvelle ampleur lors-qu'elle s'est équipée pour assurer laréparation de toute pièce métallique etpour intervenir sur site, au-delà des tra-vaux réalisés dans ses trois ateliers pourles pièces transportables. Ces dernierssont situés dans le Rhône, dans l'Eureet dans les Hauts-de-Seine. ■

Installé à Bagnac-sur-Célé, l'atelierde l'entreprise Barimar AgrafMetal semble souvent inoccupé,

ce qui, paradoxalement, signifie quel'entreprise est en pleine activité.Concrètement, Barimar est l'un desrares spécialistes en Europe de laréparation des très grosses piècesmétalliques pour des installationstelles que, par exemple, les aciéries,les groupements hydrauliques, lespapeteries ou les cimenteries. Autrement dit, il s'agit généralementde pièces pesant plusieurs dizaines de

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L'entreprise assure la réparation de toute pièce métallique dans ses ateliers ou sur le site des clients.

Les locaux de l'atelier lotois, à Bagnac-sur-Célé.

tonnes, intransportables et nécessitantune intervention sur site. Découvrirl'atelier de Bagnac-sur-Célé désertsignifie donc tout d'abord que les huitsalariés de l'équipe lotoise sont àl'œuvre, en France ou à l'étranger. En l'occurrence, ces réparateurs horsnormes ne partent pas en interventionles mains vides. Les « valises » qu'ilsemmènent avec eux sont à la mesuredes pièces qu'ils doivent réparer. « Ils'agit le plus souvent de containers de3 à 6 tonnes, explique Pascal Blaize,Directeur Commercial de BarimarAgraf Metal. Ce matériel est indispen-sable pour assurer la réparation despièces importantes, qui peuventmesurer plusieurs dizaines de mètreset peser plus de 40 tonnes ».

Une PME dédiée aux géants

Dans l'organisation de Barimar, le sitelotois est considéré comme l'agencesud-ouest de l'entreprise, dont le siègese trouve à Villeneuve-la-Garenne,dans les Hauts-de-Seine. Dans les faits,l'atelier de Bagnac-sur-Célé, dirigé parDenis Pradel, a un rayon d'action bien

Grâce à son expérience acquise dans le domaine de la réparation depuis les années 20, Barimar AgrafMetal dispose d'un savoir-faire rare en matière de remise en état d'équipements de production indus-trielle. Un savoir-faire que l'entreprise exporte désormais dans de nombreux pays étrangers.

Barimar Agraf Metal en bref • Entreprise fondée en 1920.• Unité de production de

Bagnac-sur-Célé créée en 2002.• Effectif : une cinquantaine de

personnes, dont huit sur le site lotois.• Principales activités : agrafage,

métallisation, soudure, usinage,chromage / électrolyse, remise enétat de machines spéciales.

• Matières travaillées : aciers,aluminium, bronze, fonte.

• Principaux secteurs de clientèle :automobile, métallurgie, papeterie,énergie, agroalimentaire, groupementshydrauliques, cimenteries.

Barimar Agraf MetalLe réparateur du gigantesque

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ENJEUX LA FILIÈRE COSMÉTIQUE LOTOISE

Le marché de la cosmétique areprésenté un chiffre d'affairesde 6,5 milliards d'euros en

France en 2006. Pour autant, les indus-triels du secteur s'inquiètent du ralen-tissement de la croissance, qui n'estplus que d'environ 3,5 %. Toutes lesfamilles de produits sont concernées,sauf une : la cosmétique bio. Avec ses40 % de croissance en 2007, ce créneauattise logiquement toutes les convoi-tises. C'est ainsi que le leader mondialde la cosmétique, L'Oréal, a décidé deracheter Sanoflore, un des grandsnoms de l'univers bio, et que les autrespoids lourds de cette industrie investis-sent massivement dans cette « niche »prometteuse. En 2006 encore, il s'agis-

sait effectivement d'une niche, qui nereprésentait que 2,5 % du marché glo-bal de la cosmétique. Les projectionsdes analystes indiquent que cette pro-portion atteindra 10 % en 2010. Dans ce contexte, la filière cosmétiquelotoise est idéalement placée. Trois deses quatre représentants sont en effetpositionnés sur ce créneau porteur :Phyt's (groupe Jérodia), Tridyn avec lamarque Biodine et le laboratoireZeugschmitt. Les professionnels quisont à l'origine de ces trois projets d'en-treprise ont en commun d'être, chacunà leur manière, des pionniers. En lamatière, la palme de l'antériorité revientassurément à Trydin, qui a commencé àdistiller des plantes naturelles en 1932.

De leur côté, les laboratoires Ducastel,implantés à Castelfranc, progressent àraison de 12 % par an en moyenne,c'est-à-dire quatre fois plus vite que lesegment de marché qu'ils ont investi :les produits destinés aux profession-nels de la coiffure. Dans ce domaine,ils se sont imposés comme le qua-trième fournisseur en France, derrièreles géants L'Oréal, Schwartzkopf etWella. Bilan, la filière cosmétique lotoiseemploie aujourd'hui plus de 220 per-sonnes dans le département, contrequelques dizaines au début de ladécennie. Nous vous invitons à décou-vrir les atouts de quatre entrepriseshors normes. ■

Si le Lot ne compte officiellement que quatrefabricants de produits cosmétiques, trois d'entreeux sont dédiés au segmentdu « bio », qui est de loin le plus porteur de ce vastemarché : Phyt's, Tridyn etZeugschmitt. Quant au quatrième acteur, Ducastel,positionné sur le créneau du soin des cheveux, sacroissance est quatre foisplus rapide que celle de sonmarché. Présentation d'unefilière industrielle qui s'estrefait une beauté.

CosmétiqueLes bio jours sont arrivés

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Les Laboratoires Phyt's se sontimposés en moins d'une décenniecomme la locomotive de la filière

cosmétique lotoise et comme l'un desleaders de la cosmétique bio à l'échelonmondial. Le développement accéléré del'entreprise est d'abord lié à une convic-tion : il fallait aller plus loin que les exi-gences de la réglementation sur les pro-duits cosmétiques bio. En l'occurrence,Phyt's dépose l'appellation de « naturo-esthétique », qui se veut plus exigeanteencore que la norme Cosmébio : alors

que cette dernière impose déjà que 95 %des produits utilisés dans la fabricationsoient d'origine naturelle, Phyt's garantitd'atteindre 100 % sur 100 % de sagamme. Très rapidement, le pari semblegagné : le chiffre d'affaires du groupeJérodia, propriétaire de la marquePhyt's, passe de 4 millions d'euros en2004 à 8 millions en 2006 et il devraitatteindre 18 millions en 2008. Dans le même temps, Phyt's réalise uninvestissement majeur dont la médiati-sation accroît fortement sa notoriété :

l'entreprise rachète les anciens chais duChâteau Lagrezette, à Caillac, et s'y ins-talle au printemps 2006. Au-delà de sesretombées importantes en termesd'image, l'opération permet à Phyt's dedévelopper de nouvelles activités. Le sitede Caillac abrite désormais un centre deformation international et y a installé sonpropre institut : plus de 400 esthéti-ciennes ont ainsi été accueillies en 2007. Constatant qu'il pourrait encore accé-lérer son développement, le groupeJérodia a également décidé de créerdeux nouvelles marques, afin de mul-tiplier les débouchés sans remettre encause la politique de distribution et lepositionnement de Phyt's. Concrètement, la marque est et doit res-ter exclusivement distribuée par lesesthéticiennes professionnelles. Legroupe inaugure donc les marquesGamarde (à l'eau thermale de Gamarde-les-Bains), pour les pharmacies et para-pharmacies, et Biguine Bio pour la dis-tribution spécialisée. Parallèlement, ilrenforce son réseau de distribution àl'étranger pour les trois marques, aussibien aux Etats-Unis qu'en Asie ou enAmérique du sud. Implanté sur trois sites en France(Caillac et Crayssac dans le Lot, Alényadans les Pyrénées Orientales), legroupe emploie aujourd'hui plus de150 personnes alors qu'il ne comptaitque 23 salariés en 2003. ■

Premier employeur de la filière cosmétique lotoise avec150 salariés, le groupe Jérodia (Laboratoires Phyt's, Laboratoiresdermatologiques Gamarde, Laboratoires Bionatural et BiguineBIO) a multiplié les initiatives depuis son installation dans lesanciens chais du Château Lagrezette, à Caillac : ouverture d'uncentre de formation, d'un Institut pilote, d'une boutique etdéveloppement des exportations. Explications.

ENJEUX LA FILIÈRE COSMÉTIQUE LOTOISE

Phyt’sde nouveaux records de croissance

Phyt's à Caillac en bref • Date de création : 2006 • Superficie du site : 7 000 m2

• Une unité de production et de conditionnement certifiée ECOCERT

• Un centre de formation • Une boutique • Un Institut pilote • Chiffre d'affaires 2008 (prévisions) :

18 millions d'euros

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Thierry Logre,dirigeant de l'entreprise.

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ENJEUX LA FILIÈRE COSMÉTIQUE LOTOISE

Attention ! Si la marque Tridynn'évoque rien pour vous, onpourrait en déduire que vous

avez cessé de vous intéresser à l'éco-nomie lotoise depuis… 1932. C'est eneffet à cette date que la marque estdéposée et que débute la productiond'huiles essentielles à Gourdon, prin-cipalement à base de lavande. Dès ledépart, les fondateurs ont la convic-tion que cette matière première peutet doit entrer dans la fabrication delotions et de crèmes pour le corps. Ilfaudra pourtant attendre 1969 pourque la société Tridyn soit officielle-ment créée. Elle installera d'abord seslocaux à Saint-Martial, près deMontcuq, puis à L'Hospitalet au débutdes années 80. Une nouvelle fois, ellese comporte comme un précurseur etmise sur le « bio » à une époque où lepréfixe prêtait encore à sourire.

Depuis plus de 75 ans, la base de sonactivité est restée la même : distillerdes plantes pour en extraire un distil-lat ou une huile essentielle. En l'oc-currence, le mot « extrait » est plusqu'approprié : il faut plus de 100 kilosde plantes pour obtenir un litred'huile essentielle.

Vers la création d'une marque dédiée au bio

A mesure que la biocosmétique s'im-pose comme un marché très porteur, laconviction des dirigeants de Tridyn nefait logiquement que se renforcer. Lacroissance annuelle reste d'ailleurssupérieure à 20 %. Véronique Martina,qui reprend l'entreprise familiale en2001, investit pour obtenir le niveau decertification le plus élevé – Ecocert – et

crée la nouvelle marque Biodine en2003. Esthéticienne de formation, elleélargit la gamme des plantes utilisées(une trentaine actuellement) et lenombre de produits. Son offre compteainsi 23 références de produits : laits,lotions, gels, masques, sérums ouhuiles pour le visage, le corps et lescheveux. « La certification Ecocert esttrès rigoureuse et les produits utilisés nedoivent contenir aucun produit chi-mique, tandis que la production doitêtre non polluante et que les embal-lages sont nécessairement biodégra-dables », précise Véronique Martina.L'entreprise est ainsi certifiée pourtrois activités : la production, la trans-formation et la fabrication. Sur place,quatre salariés gèrent l'ensemble duprocessus et quatre commerciaux sontchargés de diffuser les produits versles 400 partenaires de la marque, qu'ils'agisse de pharmacies, de paraphar-macies ou d'instituts de beauté. Lesmarques Tridyn ou Biodine sont parailleurs exportées en Suisse, enBelgique, en Grèce, en Espagne, auCanada ou en Amérique du Sud. « Au-delà des coopératives bio chez quinous nous approvisionnons, nousavons tenu à poursuivre notrepropre production et, dans ce cas,il s'agit tout simplement de plantessauvages, cueillies sur le terrain de12 hectares dont nous disposonssur la commune de Pern », conclutVéronique Martina. ■

Spécialisée dans la distillation de plantes aromatiques depuis1932, l'entreprise Tridyn a lancé sa première gamme de cosmétiques dès 1969 et s'est depuis diversifiée avec succèsvers la biocosmétique, notamment avec la marque Biodine.

Tridynun virage bio bien négocié

Tridyn en bref • Date de création : 1932 pour

la marque, 1969 pour l'entreprise • Effectif : 4 salariés à L'Hospitalet

(Castelnau-Montratier) • Principales marques :

Tridyn et Biodine

Véronique Martina,directrice générale .

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ENJEUX LA FILIÈRE COSMÉTIQUE LOTOISE

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Quels que soient ses succès pas-sés et à venir, le laboratoireZeugschmitt n'a pas vocation à

être connu du grand public. Et ce mêmes'il a été élu numéro un de sa catégoriepar le Palmarès 2007 de la Cosmétique.La première explication est simple : laproduction du laboratoire n'est jamaisvendue sous son nom. « Le métier del'entreprise consiste à vendre des formu-lations et à réaliser des prestations defaçonnage pour des tiers, expliquePatrick Zeugschmitt, son fondateur. Il estdonc logique que la marque soit peuconnue ». La seconde explication estqu'une part importante des clients dulaboratoire se trouve à l'étranger, notam-ment en Afrique du Nord et au MoyenOrient. Par ailleurs, l'implantation del'entreprise, aux Junies, au nord deCastelfranc, ne pouvait pas contribuerdavantage à sa notoriété ; d'autant moinsqu'elle y occupait un modeste local de250 m2. « Nous ne pouvions pas pour-suivre notre croissance dans un bâti-ment aussi exigu. Notre développementa été supérieur à 60 % au cours des deuxdernières années et, en 2007, nousavons produit 80 tonnes de crèmes, deshampoings ou de dentifrices dans desconditions de plus en plus difficiles. Ilétait impératif de trouver des locaux plusgrands », note Patrick Zeugschmitt.

Depuis mars 2008, le laboratoire s'estimplanté à Mauroux, à l'extrême estdu département, dans des locaux de1 000 m2, soit un quadruplement desa surface de production. « La mairiede Mauroux a joué un rôle détermi-nant pour notre installation. Cela vanous permettre d'accélérer le déve-loppement de nos exportations,notamment vers les Emirats ArabesUnis », se réjouit Patrick Zeugschmitt.Quant à l'origine du succès du labo-ratoire, il pourrait être résumé en unephrase : Zeugschmitt vend à des prix

compétitifs des produits cosmétiquesbio certifiés et personnalisés, le toutavec la mention « made in France ».

Une valeur ajoutée rare

Malgré sa discrétion, Patrick Zeugschmittn'est pas un nouveau venu dans lemonde du cosmétique. Depuis 1984, ilfournissait des prestations de conseil etde formation aux principaux industrielsdu secteur. C'est au cours de ces mis-sions qu'il a identifié ce créneau : lafabrication de produits cosmétiques biopour le compte de tiers. « Une de nosprincipales valeur ajoutée est de savoirproduire en petite quantité sur la basede cahiers des charges définis par nosclients, tout en proposant des prix bas »,analyse Patrick Zeugschmitt. Pour cefaire, le laboratoire a tout d'abord investipour obtenir la certification ECOCERT,qu'il a décroché en 2002. Cet agrémentmarque le début d'une nouvelle phased'expansion pour la jeune entrepriselotoise, qui dispose par ailleurs d'un éta-blissement secondaire à La Ciotat (13).« Notre croissance devrait rester plusforte que celle du marché de la cosmé-tique bio. Nous emploierons 5 personnessur notre site de Mauroux », précisePatrick Zeugschmitt. ■

La marque Zeugschmitt reste peu connue pour la simple raison qu'elle n'existe pas en tant que telle. Le laboratoire travaille exclusivement pour le compte de tiers, en leur fournissant des formulations de produits cosmétiques bio.Après avoir enregistré une croissance de plus de 60 % cesdeux dernières années, l'entreprise s'est installée à Maurouxet compte développer ses exportations vers l'Afrique du Nordet le Moyen Orient.

Zeugschmittle champion discretde l’exportation

Le laboratoire Zeugschmitten bref • Date de création : 1985• Implantation : Mauroux • Surface : 1 000 m2

• Effectif : 5 personnes (prévisions)• Production : 80 tonnes de produits

cosmétiques bio en 2007 • Certifié ECOCERT depuis 2002

Patrick Zeugschmitt,fondateur de l'entreprise.

© pgm – Fotolia.com

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ENJEUX LA FILIÈRE COSMÉTIQUE LOTOISE

L'histoire du laboratoire Ducasteldébute en 1945 dans le XXe arron-dissement de Paris. Au début des

années 70, le couple qui est à l'origine desa création décide de passer une partiede l'été dans le Lot, à Castelfranc. Ils nequitteront jamais le village, au point dedevenir le premier employeur des envi-rons, avec 75 équivalents temps plein en2007. Depuis sa création, la marque avaittout fait pour se forger une belle réputa-tion auprès des professionnels de la coif-fure, notamment grâce à ses innovationsen matière de coloration. C'est donc entoute logique qu'un coiffeur de renom –Patrick Alès – rachète l'entreprise pourl'intégrer à son groupe, où elle rejoint desfleurons tels que Lierac, Caron ou Phyto.La première originalité de Ducastel estqu'il s'enorgueillit de présenter le cata-logue le plus vaste d'Europe. « Les profes-sionnels de la coiffure peuvent trouverchez nous la quasi-totalité des produitsdont ils ont besoin pour travailler. Celasignifie que nous avons des compétiteurssur chacun des segments du marchémais aucun concurrent frontal pourl'ensemble de notre offre » , expliquePierre Bordier, Directeur Général dulaboratoire Ducastel.

Des exportations en forte croissance

L'entreprise explique sa forte croissancepar trois facteurs déterminants : une fortecapacité d'innovation liée à son servicede recherche & développement intégré,

une politique marketing originale et ledéveloppement de ses ventes à l'export.L'association de ces trois atouts a notam-ment permis au laboratoire Ducastel dedévelopper une activité de personnalisa-tion des produits au nom des clients. «Nous sommes d'ores et déjà le numéroun en France dans ce domaine, que lesanglo-saxons appellent le “private labe-ling“, explique Pierre Bordier, et notreobjectif est de devenir le leader auniveau européen ». L'entreprise s'est pourcela dotée de son propre atelier de séri-graphie et a développé sa présence com-merciale dans 21 pays. « La créativité nedoit pas uniquement concerner les pro-duits, poursuit Pierre Bordier. Les clientsattendent que nous puissions bâtir rapi-dement des concepts marketing quirépondent à leurs besoins ».

Une production entièrement lotoise

Le laboratoire Ducastel dispose detrois sites de fabrication dans le Lot(deux à Castelfranc et un à Luzech)ainsi que de cinq unités de condition-nement, activité qui est par ailleurssous-traitée en partie au CAT Boissorde Luzech. Filière historiquement trèscontrôlée en matière de protection del'environnement, l'industrie cosmé-tique doit par ailleurs se préparer à lamise en œuvre des « bonnes pratiquesde fabrication ». Dans ce cas, la certifi-cation concernera l'ensemble du pro-cessus de production. « Nous avons

voulu anticiper l'évolution du cadreréglementaire, précise Pierre Bordier,notamment en créant un poste de res-ponsable Qualité-Hygiène-Sécurité-Environnement (QHSE). Par ailleurs,l'ensemble des eaux utilisées dans lafabrication des produits est récupéré etacheminé vers la station d'épurationdu Sycala. Enfin, nous étudions lamise en place d'un système de récupé-ration des eaux de pluie pour minimi-ser notre consommation ». De fait, unseul chiffre suffit à donner l'ampleur dela production du laboratoire Ducastel :3,5 millions de tubes de coloration ontété expédiés en 2007. ■

Créé à Paris en 1945, implanté dans le Lot depuis plus de 30 anset racheté par le groupe Alès en 1997, le laboratoire Ducastels'est imposé comme le 4e fournisseur des professionnels de la coiffure en produits de coloration, coiffants et soins.

Ducastelquand le challenger coiffe les leaders

Le laboratoire Ducastel en bref • Chiffre d'affaires :

15 millions d'euros en 2007 • Effectif : 75 équivalents temps

plein en moyenne • Principales marques :

Subtil, Ium et BPM • Date de création : 1945

Réorganisation au sein du groupe Alès Agé de 77 ans, Patrick Alès a démissionné enfévrier de ses fonctions de directeur général dugroupe qu'il avait fondé, et dont il demeurePrésident non exécutif. Il est remplacé par LorenzaBattigello, qui dirigeait sa filiale italienne. De soncôté, Romain Alès, le fils du fondateur, a quitté sonposte de directeur général délégué pour se consa-crer au redressement des parfums de luxe Caron.

Pierre Bordier, directeur général.

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T out gamin déjà, ce que je man-geais était bon. Si c'était unsteak, il était accompagné d'un

émincé d'échalotes… ». En fait, GillesMarre ne s'est jamais posé la questionde savoir si la cuisine était chez lui unevocation. Pétri de cette culture du « bien

Gilles MarreChef du restaurant Le Balandre

« J’ai toujours recherché l’excellence dans la simplicité »Très attaché à son terroir, Gilles Marre a ouvert sa propre maison dans la trace familiale. Insatiable découvreur desaveurs, ce défenseur d'une cuisine charnelle que l'on a plaisir à partager, vient d'être élu par ses pairs à la présidencedes Bonnes Tables du Lot. Portrait.

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manger » héritée de son grand-père, etponctuée des traditionnels repas defamille dominicaux, il a toujours suapprécier les bonnes choses. L'envie defaire partager à d'autres ces plaisirs estvenue tout naturellement. Petit retouren arrière. Formé à l'Ecole hôtelière de Souillac,Gilles Marre fait ses premières armesprofessionnelles dans un restaurant2 étoiles renommé, L'Ecailler du PalaisRoyal à Bruxelles. Il n'a alors que 18 anset saisit cette chance qui lui est offertede parfaire sa formation dans l'art detravailler le poisson. Il officie ensuite àla Villa Lorraine, l'un des temples de lagastronomie Belge, avant de rejoindrela France, et plus précisément les pres-tigieuses cuisines de l'Elysée, sous laprésidence de Valéry Giscard d'Estaing.Dès lors, son parcours professionnel sepoursuit dans plusieurs établissements3 étoiles, dont la maison Taillevent àParis, et l'Auberge de l'Ill (chez les frères

Haeberlin) en Alsace, où il passera cinqans. « A ce stade de ma carrière, j'aireçu plusieurs propositions pour tra-vailler à l'étranger, à la NouvelleOrléans et à Shanghai notamment.Mais c'est à ce moment là que j'aidécidé de revenir chez moi et dereprendre le restaurant de l'HôtelTerminus fondé par mon grand-père,qui allait devenir le Balandre », raconteGilles Marre. En 1993, son frère Laurent,sommelier émérite, le rejoint au restau-rant et tous deux décident de rénoverl'hôtel familial. Depuis 2006, son filsaîné Alexandre, diplômé de l'Ecolehôtelière de Toulouse, a également prissa place dans les cuisines du Balandre.

Cuisine et dépendances

« Mon grand-père me disait souvent “tuseras cuisinier quand tu sauras fairecuire un œuf au plat !”. J'ai toujours

travaillé dans cet esprit et recherchél'excellence dans la simplicité », sou-ligne Gilles Marre. Très attaché à sonterroir, le chef du Balandre définit sacuisine comme une cuisine charnelleque l'on a plaisir à partager. Cet amou-reux des bons produits puise son inspi-ration au gré des saisons. « Nous vivonssur un territoire béni des dieux. Dedécembre à mars, nous travaillons latruffe fraiche, si fragile qu'elle demandeénormément d'attention et de douceur.Je la marie à des produits pauvres, deslégumes d'hiver comme le poireau, lechou ou le céleri. Puis vient la saisondes premières asperges, des morilles...C'est un grand moment à chaque fois »,ajoute le chef, estimant par ailleurs quela cuisine doit être mise en scène etsublimée par les arts de la table. De la même manière, Gilles Marredéveloppe de nombreuses initiativespour animer sa maison : cours de cui-sine, dégustations œnologiques, mar-ché de producteurs… « Chaque année,le quatrième jeudi du mois de mai,nous organisons dans la cour de l'hôtelun marché de printemps qui réunit nosfournisseurs, producteurs de fraises,d'herbes aromatiques, de fromages…Sur chaque étal, un plat réalisé à basedu produit concerné est proposé endégustation aux clients du restaurant.Ce jour là, nous accueillons aussi lesvignerons dans notre cave. Ce type demanifestation permet de rapprocher leconsommateur du produit, noussommes un maillon de la chaine »,explique-t-il.

Partager et transmettre

Si le chef du Balandre s'estime chan-ceux de faire le métier qu'il aime, iltient en retour à s'impliquer dans desinitiatives au service de sa ville et de sesconcitoyens. En l'occurrence, il parti-cipe régulièrement à des événementstels que la semaine du goût, apporteson concours aux cuisiniers de l'Unitéde Production Culinaire du Pays deCahors pour concocter des repas àthème servis dans les cantines scolaireset les maisons de retraite. De la même

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manière, il entretient depuis plusieursannées un partenariat étroit avec leclub Cahors Rugby et apporte sa pierreà l'organisation de diverses manifesta-tions festives et culturelles, comme lapréparation d'un repas à la violette lorsdu lancement de la violette de Cahors,où d'un banquet médiéval à l'occasiondes célébrations du 700e anniversairedu Pont Valentré. Surtout, GillesMarre veille à se remettre en cause enpermanence pour mieux répondreaux attentes de ses clients, locaux oude passage. « Les comportements de laclientèle ont évolué sous l'influencede nouveaux rythmes de vie.Aujourd'hui par exemple, nous pro-posons à midi une formule à 17 eurosbaptisée La grignote du Balandre,composée d'une entrée, d'un plat etd'un dessert à base de produits fraisde qualité, qui est très appréciée »,poursuit-il. Alors qu'il vient de fêterses cinquante ans, le chef gardeintacte son insatiable curiosité pourles produits du monde, développéeau fil de ses nombreux voyages enAsie et sur les rivages de l'OcéanIndien. « Je suis toujours en recherchede nouvelles associations de saveurs.Récemment par exemple, j'ai décou-vert au salon de l'Agriculture unepâte de pistache sicilienne, dont jecompte bien régaler mes clients ».

De nouveaux projets pour les Bonnes Tables du Lot

Après avoir été durant plusieursannées vice Président de l'Associationdes jeunes restaurateurs d'Europe,Gilles Marre vient d'être élu Présidentdu club des Bonnes Tables du Lot,reprenant ainsi le flambeau portédepuis 1991 par son illustre prédéces-seur Alexis Pelissou. « Je suis honoréd'avoir été choisi par mes pairs. Jetâcherai de contribuer à donner unnouvel élan à cette association, dontl'excellence et la longévité au servicede l'art culinaire sont exemplaires »,témoigne-t-il. En l'occurrence, denombreux projets sont à l'ordre dujour des BTL, dont la composition du

nouveau bureau se met en place. Enparticulier, la création de commis-sions thématiques, chargées notam-ment de superviser la coordination etla relecture du magazine des BonnesTables. Un magazine appelé lui aussià évoluer, puisqu'il paraît désormaisdeux fois par an, en juin et octobre, etest décliné en version anglaise. « Noustravaillons en outre sur plusieurspistes qui nous permettront de renfor-cer sa diffusion et de diversifier soncontenu pour mieux séduire la nou-velle clientèle attirée par notre région.Nous pensons y intégrer des repor-

tages très vivants, sur le thème duchef faisant son marché, parexemple », précise Gilles Marre. Autre chantier prioritaire : la refontedu site Internet des BTL. Plus fédéra-teur et plus dynamique, le nouveausite devrait être enrichi en iconogra-phie et doté d'une interface convivialepermettant d'optimiser la recherched'information. A l'heure de la passa-tion de pouvoir, le nouveau Présidenttient à rendre hommage à ses prédé-cesseurs, dont « le travail accomplisdepuis 20 ans facilite aujourd'huigrandement notre mission ». ■

Alexis Pelissou :« Les relais s'établissenttout naturellement »C'est en 1974 qu'Alexis Pelissou a fondéson restaurant, Le Gindreau, à Saint-Médard. 34 ans plus tard, le grand chefgarde intacte sa passion pour l'artculinaire. Se remémorant les momentsforts de sa carrière, il cite spontanémentce repas de fête, organisé en 1977 pourle trentième anniversaire de la coopéra-tive des Côtes d'Olt, sous le parrainagedu chef roannais Pierre Troisgros,l'obtention de sa première étoile auMichelin en 1991 et, bien sûr, la créationdes Bonnes Tables du Lot en 1987.Après avoir présidé pendant 17 ans cette association, de 1991 à 2008, Alexis Pelissoupasse le relais à son successeur, Gilles Marre, avec le sentiment du travail accompli.« Notre amicale confrérie a su fédérer tous ces cuisiniers qui portent le message de labelle gastronomie lotoise et instaurer une dynamique qui favorise sa pérennité.Désormais, de nombreux restaurateurs transmettent leur affaire à leurs enfants, tandisque de jeunes professionnels choisissent de venir s'installer dans notre département.Nous avons de belles entreprises », estime Alexis Pelissou, qui se félicite que le Lot soitgratifié d'une nouvelle étoile dans l'édition 2008 du Michelin, grâce au talent duchef Patrick Lagnès (voir article en page 42).

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les brèves REPÈRES ÉCO

Robert Vitrat, nouveau Présidentde Midi-Pyrénées CroissanceL'industriel lotois préside depuis décembre dernier Midi-PyrénéesCroissance (ex Midi-Pyrénées Création). Ce fonds de participationsau capital des PME régionales a rehaussé le plafond de ses investis-sements par intervention et développe désormais son action surl'ensemble du territoire régional.

Président du Conseil de surveillance de Ratier-Figeac et Présidentd'Honneur de la Mecanic Vallée, l'industriel lotois, Robert Vitrat, est

également depuis le 18 décembre dernier Président de Midi-PyrénéesCroissance. Ce fonds d'investissements, destiné à soutenir les PME régio-nales compte parmi ses actionnaires la Région Midi-Pyrénées, l'IRDI, laCaisse des Dépôts et Consignations ainsi que des banques privées. « Midi-Pyrénées Croissance intervient en haut de bilan, en prenant une partici-pation dans le capital des entreprises aidées, et a vocation à se retirer ducapital dès que l'entreprise est jugée suffisamment saine et solide. Dansles faits, ce fonds soutient les PME dans le cadre de leurs démarches detransmissions-reprises ou pour financer leur développement et leur crois-sance », explique Robert Vitrat.

Désormais, Midi-Pyrénées Croissance peut intervenir à hauteur de 500 000 euros par dossier. En outre, la zone géogra-phique d'activité du fonds a été élargie et intègre maintenant la région toulousaine. « Ces évolutions vont nous permettrede démultiplier nos actions. Nous sommes, par ailleurs, en train de travailler au développement de notre structure, aveccomme objectif de soutenir un plus grand nombre de PME. Actuellement, nous avons une vingtaine de demandes dedossiers en cours d'étude », précise le Président de Midi-Pyrénées Croissance, qui travaille notamment en collaborationavec les structures chargées du développement économique dans les départements.

Forum des Entrepreneurs,le 22 mai à Figeac

Réunir en un même lieu les chefs d'entreprises et lesstructures susceptibles de les conseiller dans la

création et le développement de leur activité. Tel estl'objectif du Forum des Entrepreneurs, qui se déroulerale 22 mai prochain à l'Espace François Mitterrand deFigeac.

Des organismes institutionnels, dont la Chambre deCommerce et d'Industrie du Lot, partenaire de l'événe-ment, et des acteurs privés (notaires, avocats, expertscomptables, sociétés de formation…) animeront une qua-rantaine de stands. Les porteurs de projets, cadres repre-neurs, dirigeants de TPE et de PME-PMI y puiseront desconseils et des informations pratiques pour créer oureprendre une entreprise dans les meilleures conditions etpour développer leur activité (environnement juridique etfiscal, dispositif législatif, financement, formations,export…). En marge de la partie salon, trois conférencesseront proposées sur les thèmes de la transmission-reprise, de la formation et de la création d'entreprise.

Enfin, les résultats d'une enquête conduite (entre autres)par la CCI sur le Pays de Figeac, portant sur les besoins enressources humaines et en formation, seront dévoilés auxparticipants.

Renseignements : www.leforumdesentrepreneurs.com

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les brèves REPÈRES ÉCO

www.lot.cci.fr : 75 000 visiteurs en un an !

Mis en ligne en avril 2007, le site de la CCI du Lota attiré 75 000 visiteurs, soit quelques 6 250

internautes par mois. En l'occurrence, 225 000 pagesont été ouvertes, soit trois pages en moyenne parvisiteur. Un ratio pertinent, qui témoigne de l'intérêtdes internautes pour les informations diffusées et dela cohérence de l'arborescence du site ; les visiteursne s'éparpillant pas sur un nombre trop important depages. Dans le détail, la rubrique « Entreprendre », qui réfé-rence les mesures et conseils pour gérer son activité(aides à l'investissement, appui au développement, for-malités réglementaires, gestion des ressourceshumaines, import-export, informations écono-miques…), reste la plus consultée. Viennent ensuite lesrubriques Créer / Reprendre / Transmettre, S'implanter,Se former et Recruter. Enfin, les services en ligne de laCCI (annuaire web des entreprises lotoises, études,newsletters, certificats électroniques Chambersign…)intéressent un nombre croissant d'entreprises.

A cet égard, le site www.lot.cci.fr évolue en perma-nence afin de proposer aux visiteurs encore plus deservices et des facilités d'accès à l'information.

Succès pour la première journée « Agro & Innovation » La CCI du Lot a organisé finmars la première journée« Agro & Innovation »,en partenariat, notamment,avec la Chambre d'Agriculture.Près de 40 PME lotoises ontparticipé aux débats etaux ateliers.

Le 26 mars dernier, la Chambre deCommerce et d'Industrie du Lot a

organisé dans ses locaux la premièrejournée « Agro & Innovation », qui aaccueilli près de 40 entreprises de lafilière agroalimentaire du département.Conçue en partenariat avec la Chambred'Agriculture du Lot et la SEM LDA etavec la participation de Midi-PyrénéesInnovation, de l'Association Régionaledes Industries Agroalimentaires (ARIA)

et de la Fédération Régionale desCoopératives Agricoles (FRC2A), cettemanifestation est née d'un constat :cette filière génère à elle seule 600 mil-lions d'euros, soit 55 % du chiffre d'af-faires de l'industrie lotoise, et emploieplus de 2 500 salariés. « Pourtant, cetteindustrie ne consacre que 1 % de sesrevenus à la recherche et au dévelop-pement, alors que cette proportion estde 5 à 10 % dans l'industrie cosmé-tique et peut atteindre jusqu'à 30 %dans l'industrie pharmaceutique », aprécisé Thierry Véronèse, respon-sable de l'activité agroalimentaire del'agence Midi-Pyrénées Innovation.Les différentes interventions et ateliersavaient ainsi pour premier objectifd'inciter les PME lotoises concernées àinvestir dans les nouvelles technolo-gies, notamment en les informant surles outils et les aides mis à leur dispo-sition et en donnant la parole à desentreprises déjà impliquées dans cettedémarche. Cette journée fut égale-

ment l'occasion de présenter le Pôlede compétitivité agricole et agroali-mentaire de Midi-Pyrénées (AgriMipInnovation), dont les principauxobjectifs sont de soutenir les porteursde projets et de faciliter les échangesentre les acteurs de la filière.

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Une journée PME sous l’égide du CEGLe 13 mars, Claude Common, directeur du Centred'Etudes de Gramat, établissement de la DélégationGénérale pour l'Armement, a accueilli dans son établissement 90 représentants des PME-PMI du Lot,de l'Aveyron et de la Corrèze.

Dans le cadre de la politique de valorisation régionalede la Délégation Générale pour l'Armement et d'aide

aux petites et moyennes entreprises, le Centre d'Etudes deGramat a organisé le 13 mars une journée afin de présen-ter aux PME-PMI locales les activités de la DGA. 90 entre-prises ont accepté l'invitation du CEG en partenariat avecles Chambres de commerce et d'industrie du Lot, del'Aveyron, de la Corrèze, de l'Association Mecanic Vallée etdu pôle de compétitivité Elopsys.

Les dispositifs déjà en place à la DGA, et ceux en cours dedéploiement dans le cadre de la politique ministériellevisant à aider les PME-PMI, dont les technolo-gies innovantes peuvent intéresser la Défense,ont été présentés par M. Salmon, responsablePME-PMI à la DGA. M.Seguin, de la Directiondes Essais, a fourni un aperçu des domainesd'activités de l'ensemble des centres de la DGAet M.Vié du CEG a détaillé les domaines decompétence recherchés par le CEG pour satis-faire sa mission.

De leur côté, M.Thiot, directeur de la sociétéThiot Ingénierie à Bretenoux, et M.Demol,Président de la société ITHPP à Thégra, onttour à tour fait part de leur expérience de PME-PMI, dont une partie de l'activité intéresse laDGA.

L'après midi a été consacrée à une visite des sites expéri-mentaux du CEG autour des activités électromagnétiques,détonique et hautes puissances pulsées.

A l'issue de cette journée, l'ensemble des participants s'estdéclaré très satisfait d'avoir pu assister à cet événement. Laplupart des entreprises, travaillant ou non pour la DGA, aconsidéré que les informations recueillies au cours decette journée pourraient être utiles à leur activité.

les brèves REPÈRES ÉCO

Salon France Industrie 2008Un Espace Collectif Lotsous la bannière de la CCI

Dans le cadre de ses actions en faveur de la pro-motion de la sous-traitance et du service aux

entreprises dans le département, la CCI organise unEspace Collectif Lot sur le salon France Industrie, quise déroulera les 3, 4 et 5 juin prochains au Parc desExpositions de Paris-Le Bourget. Concrètement, laChambre de Commerce et d'Industrie propose auxentreprises intéressées une prise en charge financièrede 50 % de leurs frais d'inscription à ce salon, ainsiqu'une aide technique et logistique pour le montagede leur dossier de réservation et pour la conception de

leur stand. Quatre entreprises du département –Bourrel, Lavayssière, Pioch et Siméca – ont intégrél'Espace Collectif Lot.

Renseignements : Laurent Poudré - CCI du Lot05 65 20 35 40 - [email protected].

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les brèves REPÈRES ÉCO

Hommage à Robert Aufrère

La Chambre de Commerce et d'Industrie du Lot tientà rendre hommage à Robert Aufrère, décédé en

début d'année. Elu de la CCI dès 1985, cet entrepreneura successivement été membre des commissions« Finances » et « Commerce », avant de devenir le repré-sentant de la Chambre consulaire à la commission« Services » de la Chambre Régionale de Commerce etd'Industrie (CRCI) jusqu'en 1994. Attaché à la ville deGourdon, où il gérait un commerce de prêt-à-porter,Robert Aufrère y était par ailleurs responsable de lacommission locale de réglementation de la publicité.

Andros rachète l’usine Materne-Boin

La concentration se poursuit sur le marché de l'industrieagroalimentaire. Ainsi, le groupe Andros (fruits pressés,

compotes, confitures Bonne Maman…), implanté à Biars-sur-Cère, a acquis récemment auprès de Materne l'usine deconfitures Boin (250 personnes) basée dans la même com-mune. Une opération qui fait du confiturier un groupe lea-der en France sur son secteur avec plus de 1 300 salariés.Pour rappel, Andros avait déjà pris, durant l'été 2007, uneparticipation majoritaire dans le capital Solo Italia, spécia-liste des desserts ultra frais haut de gamme.

Une brochure pour promouvoir le travail en milieu pénitentiaire

Travailler en détention est considéré comme un droitpour les détenus qui le souhaitent. L'activité profes-

sionnelle est, en outre, fondamentale pour la réinsertionfuture des personnes incarcérées. A cet égard, laDirection de l'administration pénitentiaire vient d'éditerune brochure sur le travail en prison, réalisée par lasous-direction des personnes placées en sous main dejustice (PMJ) qui a en charge le travail des personnesdétenues, et par le service de la communication et desrelations internationales (SCERI). Cette brochure, quidétaille notamment les différentes possibilités de travailen prison et les avantages pour les employeurs, constitueun outil à l'intention des acteurs nationaux et locaux

impliqués dans les évo-lutions du travail péni-tentiaire, mais égale-ment de toutes lesentreprises désireusesde s'associer à unedémarche citoyenne dedéveloppement du tra-vail en faveur des per-sonnes détenues.

Renseignements :www.prison.justice.gouv.fr

Bourse des locaux :un premier bilan positif

Accessible sur le site de la CCI (www.lot.cci.fr), la Bourse des locaux etdu foncier d'entreprise permet aux agences immobilières, aux collectivi-

tés et aux propriétaires privés de diffuser leurs annonces auprès des chefsd'entreprise en recherche de locaux ou de terrains. Au terme de six mois defonctionnement, ce service affiche un bilan positif : 60 annonces ont étépubliées sur le site, dont 30 émanant de particuliers, 24 d'agences immobi-lières et 6 de collectivités locales. Les offres diffusées portent principalementsur des locaux industriels ou commerciaux, des fonds de commerce, maisconcernent également des terrains à bâtir.

Au bas de chaque annonce, dont la parution est achetée pour trois mois, maispeut être prolongée à un tarif dégressif, figurent les coordonnées de l’agenceou du propriétaire privé. Il faut donc noter que la CCI n’intervient d’aucunefaçon dans les transactions, son rôle se limitant à raprocher l’offre et lademande.

Renseignements : Laurent Poudré - CCI du Lot - 05 65 20 35 40 - [email protected].

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les brèves TOURISME

42 E N T R E P R E N D R E 1 4 2

« Au déjeuner deSousceyrac »décroche une étoileau guide MichelinBien connu en Ségala, le restaurantde Patrick Lagnès avait déjà étégratifié de nombreuses distinctions par le célèbre guidegastronomique.

Une fourchette, puis deux, un bibgourmand, un logo valorisant le

rapport qualité / prix de son menu à15 euros, le « R » rouge attestant de la qua-lité de sa cuisine… La progression au fil

des pages du Michelin témoigne du par-cours sans faute de Patrick Lagnès. Unparcours salué par l'édition 2008 duguide gastronomique, qui gratifie d'uneétoile le restaurant « Au déjeuner deSousceyrac ». « Je suis profondément tou-ché par cette distinction et je tiens en pre-mier lieu à remercier ma famille, mesenfants en particulier qui ont toujoursfait les petites mains en cuisine durantleur temps libre et ont pleinement contri-bué à notre réussite », témoigne le chef.Originaire du Lot, Patrick Lagnès a faitson apprentissage à Toulouse avant derejoindre Paris, où il a officié dans deprestigieux établissements, tels que LaTour d'Argent et le Ritz. Il a repris il y asept ans l'hôtel-restaurant « Au déjeuner

de Sousceyrac » et a totalement rénovécet établissement. Amoureux des bonsproduits, le chef réalise une cuisine duterroir revisitée, alliant des saveurs inat-tendues comme les langoustines et lesgésiers confits. La carte de ses pâtisseriesest tout aussi savoureuse : terrine de fruitsdes bois et mousseline de vanilleBourbon, tartare d'ananas et crème coco,tartelette au chocolat et bananes rôties…Le restaurant propose une gamme com-plète de menus, depuis la formule à15 euros (entrée, plat, fromage ou des-sert) jusqu'au menu gastronomique à100 euros, composé de 6 plats salés et detrois plats sucrés. Cette prestigieuse dis-tinction devrait lui permettre de séduirede nouveaux gastronomes.

Patrick Lagnès,entouré de son épouse

et de ses enfants.

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tte

Un nouveau directeur pour le Gouffre de Padirac

La société d'exploitations spéléologiques de Padirac anommé récemment André Barbé comme directeur d'ex-

ploitation du gouffre de Padirac. Titulaire d'un DESS en amé-nagement et gestion d'espaces et stations touristiques, obtenuà l'Université de Bordeaux, André Barbé a démarré sa carrièreprofessionnelle au sein du groupe Pierre & Vacances. Avant derejoindre Padirac, il occupé durant 16 ans la fonction de direc-teur du village du Bournat, site touristique renommé deDordogne.

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www.lot.cci.fr

• Annuaire des sites web d’entreprises lotoises• Les services et reprise d’entreprises• Offres de formation

• Les études et annuaires disponibles• Demande de listes d’entreprises• Dossiers d’Entreprendre

Le Lot économique sur le net

Le Lot économique sur le net

les brèves TOURISME

M A R S - A V R I L 2 0 0 8 43

Les Logis du Lotaux salons du tourismeComme chaque année, les Logis du Lot ont participé au

salon du tourisme de Toulouse, aux côtés de l'UnionRégionale des Logis Midi-Pyrénées, et ont préparé le cock-tail servi lors de l'inauguration. Pour la première fois, ils ontégalement pris part au salon du tourisme de Bordeaux, quis'est déroulé du 1er au 3 février.

Ces deux salons ont bénéficié d'une bonne fréquentation,« dopée » par de nouveaux organisateurs et la mise en placed'une nouvelle stratégie de communication. Le nouveau guide régional a été largement diffusé, conjoin-tement avec une offre promotionnelle à - 20%. Un jeu-concours était également proposé aux visiteurs sur le stand. Eductour Touren service

Les 8 et 9 mars a été accueilli à l'occasion d'un éductour,un groupe d'une vingtaine de personnes, constituant

l'équipe de vente de Touren Service. Ce dernier est ungrossiste allemand spécialisé dans la destination France etqui revend des programmes clés en main aux autocaristes.Cet accueil fait suite à une opération de promotion menéeen partenariat avec le Comité Régional du Tourisme deMidi-Pyrénées, les départements concernés et les Logis deFrance, au mois de novembre 2007, à Mannheim enAllemagne, lors du salon « Mercedes Autocars ».

Au programme des visites lotoises : découvertes de Cahorset de Rocamadour, visite du gouffre de Padirac et passagepar Souillac.

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les brèves INDUSTRIE & COMMERCE

Les assureurs récompensent l’esprit d’initiative à CahorsLa Fédération française des sociétés d'assu-rances (FFSA) a remis, le jeudi 21 février, le prixrégional des trophées « Allez de l'avant avecles assureurs » à Dominique Viard, fondateurde l'entreprise Airship Technology.

Décernés chaque année à une entreprise et à une asso-ciation, les trophées « Allez de l'avant avec les assu-

reurs » ont pour objectif de récompenser une initiative ori-ginale, présentant un intérêt pour la société au planéconomique, social ou environnemental. Le jury régionalcomposé d'assureurs a sélectionné cette année le projetWhispership de la société lotoise Airship Technology, enraison de son caractère innovant et de sa démarche enfaveur de la protection de l'environnement. Concrètement,Whispership est un dirigeable équipé de capteurs et decaméras permettant de répondre aux exigences tech-niques et environnementales des missions de préventionet de recherche. A titre d'exemple, un projet d'observationde la fonte des glaciers en Antarctique est en cours d'étudede faisabilité grâce à ce dirigeable. Par ailleurs, deuxconstructeurs automobiles ont déjà pris contact avec lasociété de Dominique Viard pour étudier les possibilités

d'utilisation de ce type d'appareil dans leurs centres d'es-sais, afin d'analyser les comportements de conduite.

Fondée en 2001, la société Airship Technology était à l'ori-gine spécialisée dans la production de ballons et diri-geables utilisés comme supports de publicité, avant de sediversifier dans le secteur de la protection de l'environne-ment et de la prévention. Le premier prototype du diri-geable Whispership a vu le jour au terme de 2 000 heuresde recherche et développement.

M A R S - A V R I L 2 0 0 8 45

GramatUne nouvelle dynamique en faveur du commerce et de l’artisanat

Depuis quelques mois, les responsables de l'associationdes commerçants et artisans de Gramat préparent un

projet ambitieux visant à renforcer l'attraction commercialede Gramat et à dynamiser les entreprises. S'inspirant d'ex-périences menées dans d'autres villes de France par desunions commerciales, ils souhaitent associer à leur actiontoutes les entreprises de la commune quelle que soit leurtaille ou leur catégorie : commerce et artisanat traditionnel,grandes surfaces, grands commerces, commerces de gros,coopératives agricoles ou activités libérales et de services.De fait, pour attirer du public dans la ville, et par la mêmeoccasion des clients dans les magasins, il faut créer des ani-mations et des évènements originaux qui nécessitent desmoyens et des budgets. Pour ce faire, il est indispensabled'unir les efforts et de mutualiser des moyens.

Dans un premier temps, les responsables de l'associationont décidé de prendre en charge la foire automobile deGramat qui fait partie des manifestations importantes de laville mais qui a besoin d'être dynamisée (week-end du 19,20 et 21 avril). Par ailleurs, ils organiseront, le samedi

26 avril à 20h, la Soirée du commerce (dîner avec spec-tacle). L'objectif de cette « soirée cabaret » est de réunir dansun cadre convivial, non seulement tous les commerçants etartisans de Gramat, mais également les clients, amis, parte-naires (banques, assurances, professions libérales) et éluspolitiques et économiqueslocaux. La Chambre deCommerce et d'Industriedu Lot accompagne cetteunion commerciale dansses projets, dont ondevrait reparler dans lesprochains mois.

En attendant, souhaitonsune bonne réussite auxorganisateurs et une parti-cipation massive des pro-fessionnels à cette soirée.

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46 E N T R E P R E N D R E 1 4 2

Quid?Quercy Initiative Développement, associationloi de 1901,

plate-forme d’initiative locale.

Pour qui?Les créateurs, les repreneurs d’entreprises. Les activités suivantes, relevant d’une inscription au registredu commerce et des sociétés, sont éligibles à un prêt QUID:• Activités industrielles ou de services pour l’industrie• Activités de négoce de forme indépendante• Activités d’artisanat de production• Commerce de détail en milieu rural• Services technologiques ou activités innovantes.En reprise seulement:BTP, hôtellerie et hôtellerie de plein-air.

Comment?Attribution d’un prêt d’honneur : sans garantie, sans intérêt, remboursable sur deux à quatre ans, éventuel différé de remboursement.

Combien d’entreprises?80 créateurs ou repreneurs d’entreprises lotois ont déjàété soutenus par QUID.

Quels financements?Ils sont assurés par :• L’Union Européenne,• L’Etat,• L’Union des Entreprises Lotoises,• Divers industriels du département,• La Banque Populaire Occitane,• La Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées,• Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées,• Le groupe d’assurances Malakoff,• EDF,• Le Conseil général du Lot,• La Caisse des Dépôts et Consignations,• La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot,• La Communauté de Communes du Pays de Cahors

et du Sud du Lott.

Les prêts d’honneur consentis par QUID sont compris dans une fourchette allant de 3000 à 15 000 euros. Ils sont destinés à renforcer les fonds propresdes créateurs ou des repreneurs. Leur but premier est de jouer un rôle de levier dans l’obtention de crédits bancaires. Sans intérêt, sans garantie, ils sont

remboursables en général sur trois ou quatre ans et donnent lieu, le cas échéant, à un différé de remboursement.Outre le soutien financier pur et simple, l’offre QUIDest complétée par d’autres avantages: les jeunes entreprises peuvent être accompagnées dans le montage du dossier, puis bénéficier d’un suivi technique de la part desorganismes partenaires. De plus, un système de parrainage peut être mis en place pour donner confiance à l’entrepreneur.

QUID

Renseignements :Loïz Pierre

Chambre de Commerce et d’Industrie du LotTél : 05 65 20 35 [email protected]

Créateurs, repreneurs d’entreprises dans le LotUn coup de pouce financier pour vous aider

VIENT DE PARAÎTRE

LE MOCI COMMERCE INTERNATIONAL FOIRES ET SALONS DANS LE MONDE 2008 Aujourd'hui, un écueil guète les PME françaises quiveulent participer à une foire internationale : ne passe trouver au bon endroit, au bon moment, face auxbons interlocuteurs. Sur ce marché hyperconcurren-tiel, l'offre est en effet très importante. La nouvelleédition du guide annuel du Moci, consacré aux foireset salons dans le monde, recense un millier de mani-festations triées sur le volet par les acteurs publics,consulaires et privés. Elle présente également lesmeilleurs sites web qui permettent de faire le tourdu monde des foires et expositions. Autant d'infor-mations indispensables pour bien préparer sa stra-tégie de développement à l'international.

En consultation au Centre de Documentation

L'OBSERVATEUR CETELEM 2008 INTERNET, UNE RÉPONSE À L'APPÉTIT DECONSOMMATION DES EUROPÉENS Cet ouvrage édité par l'Observateur Cetelem brosseun portrait de la consommation des ménages surles grands marchés européens (meuble, électromé-nager, brun, micro-informatique grand public,sport, bricolage, automobile, moto et scooter, crédità la consommation). Quatorze pays sont comparés(Allemagne, Belgique, Espagne, France, Hongrie,Italie, Pologne, Portugal, République tchèque,Royaume-Uni, Russie, Serbie, Slovaquie) et un cha-pitre spécifique est dédié à la consommation desménages en France. Dans une deuxième partie,l'ouvrage présente les résultats d'une étude surl'évolution du e-commerce en Europe.L'observateur Cetelem 2008 sur Les marchés del'automobile est également disponible.

En consultation au Centre de Documentation

DONÉOLES SERVICES À LA PERSONNE EN MIDI-PYRÉNÉES 2007/2008 Depuis deux ans, les services à la personne ont béné-ficié d'un essor considérable sous l'impulsion despouvoirs publics dans la dynamique des lois Borloo.Cette étude, réalisée avec le concours de la DélégationRégionale au Commerce et à l'Artisanat, la RégionMidi-Pyrénées, le réseau de CCI et Délégués territo-riaux de Midi-Pyrénées, l'INSEE, la DRCCRF et les émet-teurs de CESU, brosse un panorama complet du sec-teur des services à la personne en Midi-Pyrénées.Dans une première partie, elle présente les différentstypes de services à la personne, les acteurs et leschiffres clé du secteur. Dans la deuxième partie sontnotamment développés le contexte sociodémogra-phique, les aides en faveur du secteur, les emploisgénérés et le CESU (Chèque Emploi Service Universel).

En consultation au Centre de Documentation

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M A R S - A V R I L 2 0 0 8 47

FORMATION EMPLOI

Robert Véril,dirigeant de La Vieille Auberge :" Un regard extérieur est toujours très utile "Afin de recruter son responsable de réception, Robert Véril,dirigeant de l’hôtel restaurant La Vieille Auberge, à Souillac,a fait appel l’an dernier au Pôle Emploi Ressources Humainesde la CCI du Lot. « Ce recrutement est intervenu en plein “coupde feu” de la saison estivale, période durant laquelle j’avaisrelativement peu de temps à consacrer à cette mission,explique-t-il. Surtout, j’ai été séduit par ce service qui pose les bases d’une coopération pertinente entre la CCI et le chef d’entreprise. Par ailleurs, m’engager dans cette démarcheconstituait un moyen efficace d’auto-évaluer mes compétencesen matière de recrutement. »

En l’occurrence, le poste à pourvoir au sein de La VieilleAuberge était un poste à responsabilité, exigeant du candi-dat une certaine expérience et des compétences polyvalentes: réponse aux demandes d’information par téléphone ou parcourrier, accueil et accompagnement personnalisé des clients,gestion des réservations… « En fait, le responsable de récep-tion doit être en mesure de me remplacer lorsque je suisabsent », résume Robert Véril. « J’ai effectué moi-même unepré-sélection des candidats. Derrière, nous avons travaillé “à quatre mains” sur les dossiers :le chargé de mission du Pôle Emploi Ressources Humaines de la CCI m’apportant son expertise méthodo-logique et moi la connaissance dumétier. Au-delà de l’embauche qu’elle a permis de concrétiser, cette expérience fut très enrichissante. »

Le recrutementune étape stratégique dans la vie de l’entrepriseRecruter de futurs collaborateurs constitue une étape clé etdéterminante pour le bon fonctionnement de l’entreprise maiségalement, pour son avenir.Si les réalités du terrain et les exigences de l’activité écono-mique, obligent souvent les chefs d’entreprise à trouver desréponses urgentes et immédiates en matière de ressourceshumaines, il ne faut surtout pas, oublier les réels enjeux qui sedessinent derrière un recrutement.

Le recrutement ne doit pas être considéré comme une simpleétape dans le fonctionnement de l’entreprise, mais comme unvéritable outil de sa gestion des RH. En réussissant un bonrecrutement, c’est à dire en identifiant son besoin et en met-tant en adéquation le bon profil et le besoin, l’entreprise pré-pare son avenir, anticipe sur sa gestion des compétences ets’inscrit dans une réelle pérennisation du poste et du candidat.Aussi, afin d’aider les entreprises lotoises à construire et àstructurer leur recrutement, le pôle Emploi RessourcesHumaines de la CCI du Lot propose un accompagnement per-sonnalisé au recrutement.

Ce service est modulable selon les prestations souhaitées etaccompagne l’entreprise à toutes les étapes clés du processus(analyse et identification du besoin, rédaction de l’annonce,choix du support de communication, tri et sélection des candi-datures, entretiens RH et tests, synthèses, validation et inté-gration du candidat).Renseignement : Sabrina Pelletan- Tel. 05 65 20 48 67 / [email protected]

Le Club management Ressources Humaines a étécréée afin de permettre aux personnels de la fonc-tion RH (responsable RH, responsable Emploi-Formation, gestionnaire des carrières, chargé de mis-sion, responsable administration du personnel de lapaie et rémunération, etc.) des entreprises lotoises dese connaître, et de se rencontrer.

■ Une organisation souple

Les conférences se déroulent sous forme d’exposés et dedébats (2 heures en moyenne sur des thématiques choisiespar la majorité des participants) et peuvent être animéesselon les sujets abordés, soit par un intervenant extérieur,soit par un professionnel interne. Aucune cotisation n’estdemandée pour adhérer au club.

■ Des objectifs simples

• Impulser et créer un réseau des personnels de la fonctionRH.

• Partager et échanger sur vos pratiques, vos valeurs et vosconceptions RH sur la base de thématiques (Réforme dela formation professionnelle, recrutement, politique del’emploi, rémunération, gestion de conflit…) et de problé-matiques humaines de l’entreprise.

• Tenter par le biais des échanges de pratiques d’apporterdes solutions à certains problèmes concrets de l’entreprise(propositions techniques, échanges de bonnes pratiques,outils).

Si vous souhaitez participer à ce réseau et aux débats à venir, contactezSabrina Pelletan- Tel. 05 65 20 48 67 / [email protected]

Club Management Ressources Humainescréez votre réseau RH et échangez sur vos pratiques

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FORMATION EMPLOI

Le diagnosticRessources Humaines

UN OUTIL D’ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES DANS LA GESTION

DES COMPÉTENCES

Le pôle Emploi / Ressources Humaines de la CCI du Lotpropose un outil spécifique s’adressant à tous les chefsd’entreprises Lotois souhaitant faire le point sur leurspratiques en matière de gestion et de développementde leurs Ressources Humaines.

■ Un objectif précisCe service offert aux entreprises, permet à leur(s) dirigeant(s)de réaliser une cartographie de l’entreprise, de ses salariés etde ses pratiques en ressources humaines.Le diagnostic permet ainsi, de définir les bases de travailpour repérer des axes d’orientation, déterminer les actionsà mettre en place et identifier les priorités stratégiquespour l’entreprise.

■ Une méthode soupleAu cours d’une rencontre personnalisée, le dirigeant de l’en-treprise et le conseiller Emploi / RH de la CCI renseignent unquestionnaire abordant les problématiques suivantes :

• Recrutement• Formation • Gestion et développement des compétences

A l’issue de cette rencontre, le chargé de mission proposeun nouvel entretien afin de présenter le diagnostic réaliséet les préconisations proposées (points d’amélioration etpistes d’action).

■ Un résultat personnaliséLe diagnostic permet au chef d’entreprise d’une part, de sepositionner mais surtout, de prendre conscience des res-sources internes dont il dispose, d’anticiper ses besoins etde s’y préparer (évolutions technologiques et changementsd’organisation du travail).

Cette approche prospective conduit ainsi, les entreprises àconstruire leur politique Ressources Humaines en intégrant :

• la gestion des âges• le développement des compétences • le processus de recrutement• les systèmes de management

CONTACT :Sabrina Pelletan05 65 20 48 [email protected]

LE BILAN DE COMPÉTENCESUN ATOUT POUR LE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES DES ENTREPRISES

ET DE LEURS SALARIÉS

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot vient d’êtreretenue par le conseil d’administration du FONGECIF MIDI-PYRENEES pour réaliser des bilans de compétences au titredes années 2007 et 2008.Toute entreprise et tout salarié souhaitant bénéficier dece dispositif peuvent désormais contacter la Chambre deCommerce et d’Industrie du Lot.

■ Les objectifs du bilan de compétences Pour l'entreprise, le bilan de compétences est un outil de gestion etde valorisation des ressources humaines pour :• mieux organiser la gestion prévisionnelle des emplois et des com-

pétences• favoriser la gestion des carrières et la mobilité professionnelle.

Pour le salarié, le bilan de compétences s’inscrit dans une démarchede mobilité professionnelle et/ou personnelle avec pour objectifs deconstruire une stratégie de mobilité dans l’entreprise ou dans unautre secteur d’activité, d’aider à structurer une réflexion sur un ave-nir professionnel, d’accompagner une volonté d’évolution profession-nelle, de préparer à la reconnaissance et à la Validation des Acquis del’Expérience, d’étudier la faisabilité d’un projet professionnel précis etle cas échéant, de décliner ce projet en hypothèses de formation.

■ La réalisation du bilan de compétencesBasé sur le volontariat du salarié, le bilan de compétences peut êtreréalisé dans le cadre d'un congé spécifique ou intégré dans le plan deformation de l'entreprise. La durée moyenne d’un bilan de compé-tences varie entre 15 et 24 heures réparties sur plusieurs semaines(8 semaines maximum).

■ Le congé de bilan de compétencesLe salarié justifiant d'au moins cinq années d'activité salariée, dont12 mois dans l'entreprise, peut demander une autorisation d'absenced'une durée maximale de 24 heures à son employeur pour réaliser unbilan de compétences. La rémunération du salarié est égale à cellequ'il aurait perçue s'il était resté à son poste de travail (dans la limitede 24 heures). Elle lui est versée par l'employeur, lequel est remboursépar l'organisme collecteur. La réalisation du bilan de compétences estsubordonnée à la signature d'une convention par le salarié, l'orga-nisme paritaire agréé au titre du congé individuel de formation (FON-GECIF, ou dans certains cas, OPCA de branche) et la CCI du Lot.

■ Le bilan de compétences dans le cadre du plan de formation de l'entreprise

Inscrit dans le cadre du plan de formation, le bilan de compétences estréalisé avec le consentement du salarié. La mise en œuvre du bilan faitl'objet d'une convention tripartite signée par l'employeur, le salarié etla CCI du Lot. Le coût du bilan de compétences est à la charge de l'em-ployeur qui peut l’imputer sur son budget « plan de formation ».

CONTACT :

Sabrina Pelletan Fongécif Midi-Pyrénées05 65 20 48 67 [email protected] Tel : 05 62 26 87 87

Fax : 05 62 26 87 81

48 E N T R E P R E N D R E 1 4 2

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FORMATION EMPLOI

M A R S - A V R I L 2 0 0 8 49

BTS MANAGEMENTDES UNITÉS COMMERCIALES

(BTS MUC)

ASSISTANTECOMMERCIALEUne nouvelle promotion du cycle

« Assistant(e) Commercial(e) » a débuté le 3 mars dernier.

Cette formation d'une durée de 540 heures apour objectif de professionnaliser des colla-boratrices chargées d'assister les dirigeantsde TPE ou les responsables commerciaux dePME-PMI dans le développement et le suivide l'activité commerciale de l'entreprise. Lesparticipants seront disponibles le 26 mai2008 pour une période pratique d'un mois enentreprise.

CONTACT : Annick Machabert (Tél. 05 65 20 48 70)

LES OUTILS DE MANAGEMENT

POUR LA PMEUNE FORMATION POUR

LES DIRIGEANTS DE TPE, PME - PMI

La Chambre de Commerce et d'Industrie du Lotorganise à partir de 8 avril 2008 en partenariatavec l'Ecole Supérieure de Commerce de Toulouseune action de formation adaptée aux besoins deschefs d'entreprises ainsi qu'à leur adjoints, notam-ment dans les PME et TPE.

La formation dédiée au management et à la stra-tégie d'entreprise se déroulera en alternance àCahors et à Toulouse dans le but d'aider les diri-geants à progresser au quotidien dans le dévelop-pement de leur structure et de leurs activités.

CONTACT : Andrea Poterie ([email protected])

BTS MANAGEMENTDES UNITÉS COMMERCIALES

(BTS MUC)

Une session de BTS MUC en apprentissage ouvrira à laCCI du Lot à la rentrée sous réserve de l'agrément duConseil Régional Midi Pyrénées (décision connue mi avril2008). Cette formation de 2 ans, dispensée en alternance(une semaine en centre de formation/une semaine enentreprise) permettra aux participants d'accéder à desfonctions de responsable de tout ou partie d'une unitécommerciale de produits et/ou services dans des secteursaussi variés que la distribution de produits alimentaire,l'habillement, le bricolage, la téléphonie mobile, l'assu-rance...Cette formation sera validée par undiplôme de l'Education Nationale.

CONTACT : 05 65 20 48 60/70

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FORMATION EMPLOI

50 E N T R E P R E N D R E 1 4 2

L E S C O N T A C T S : S E R V I C E P O I N T A d e l a C C I L o tCathy GABILLARD

Conseillère Jeunes (Alternance)Tél. 05 65 20 48 60

E-mail : [email protected]

Sandrine MOULENEConseillère Entreprises (Apprentissage)

Tél. 05 65 20 48 61 E-mail : [email protected]

Le Point A de la CCI vous propose :

pourquoi pas vous?L’alternance

DES REUNIONS D'INFORMATION COLLECTIVES - Présentation des généralités de l'Apprentissage

et de l'Alternance

DES ENTRETIENS INDIVIDUELS- Recherche de formations- Recherche d'écoles ou d'établissements

de formation

DES ENTRETIENS D'ORIENTATION- Aide à l'élaboration du projet professionnel

avec un logiciel spécifique d'orientation- Information sur les métiers

MISE EN RELATION AVEC DES ENTREPRISES POUR LA CONCLUSION DE VOTRE CONTRAT

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POINT A de la CCI du LOT Au forum de l'orientation organisé par le Rotary Club à Figeac...Le 4 février 2008 était proposé une nouvelle édition du Carrefour des Métiers organisé comme chaqueannée par le Rotary Club de Figeac. Cette manifestation s'est déroulée à l'espace François Mitterand eta permis d'accueillir les classes de 3e, 2nde et 1re des établissements de Figeac et de la région. La Chambrede Commerce et d'Industrie du Lot présentait les métiers et filières pour accéder aux métiers de lavente, du tourisme et de l'environnement. Au total, une centaine de jeunes qui ont pu être renseignéssur les secteurs d'activité présentés.

... et au salon Proforma organisé par le CIO à CahorsLe point A de la CCI de Lot était également présent au forum de l'orientation organisé le 14 févrierpar le Centre d'Information et d'Orientation de Cahors. Cette manifestation s'adressait aux élèves de3e du bassin de Cahors et de l'ouest du département, ainsi qu'à leurs parents. Le Point A présentait àcette occasion les métiers de la vente et a renseigné près de 40 jeunes sur les filières de formationexistantes, en particulier celles de l'Institut des Forces de Vente.

LE PRINTEMPS DE L'APPRENTISSAGEOrganisé à l'initiative de Conseil Régional Midi-Pyrénées, le printemps de l'apprentissage est pro-grammé cette année du 30 mars au 30 juin 2008. Durant cette période, le Point A sera à dispositiondu public pour présenter l'apprentissage, informer sur les filières et diplômes, et renseigner sur lestatut des apprentis, ainsi que sur les formalités et démarches à accomplir avant la signature d'uncontrat d'apprentissage. Le public sera reçu pendant les créneaux horaires de 9h-12h et 14h-17h ousur rendez-vous au 05 65 20 48 60.

FORMATION EMPLOI

M A R S - A V R I L 2 0 0 8 51

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FORMATION EMPLOI

52 E N T R E P R E N D R E 1 4 2

FORMATION CONTINUE INTER-ENTREPRISESAVRIL - JUIN 2008

Formation Dates Durée Lieu

BUREAUTIQUE

EXCEL Initiation 3 et 10 avril 2 jours Cahors 300 €

WORD Perfectionnement 20 et 27 mai 2 jours Cahors 300 €

EXCEL Perfectionnement 09 et 10 juin 2 jours Cahors 300 €

Découverte d’Internet / messagerie Outlook 5 juin 1 jour Cahors 150 €

LANGUES

Langues courantes nous Lot 690 €Anglais, Allemand, Espagnol, contacter (60 heures)Français pour étrangers, Italien.

Langues rares (50 heures) nous Lot 675 €Arabe, Chinois, Japonais, Polonais, contacter (50 heures)Portugais, Néerlandais, …

MANAGEMENT ET GESTION

Auditeur interne en management (4, 5 et 12 juin) 2 jours et demi Cahors 780 €environnemental

Gestion du stress 22 et 23 mai 2 jours Cahors 460 €

Management d’équipe 7, 8 et 11 avril 3 jours Cahors 750 €

Améliorer la qualité de l’accueil 3 juin 1 jour Cahors 230 €(téléphonique et physique)

Entretien professionnel 28 et 29 avril 2 jours Cahors 500 €

Marchés publics 19 et 20 mai 2 jours Cahors 590 €(comment répondre aux appels d’offre)

E-commerce 2 et 3 juin 2 jours Cahors 590 €

SÉCURITÉ, HYGIÈNE ET CONDITIONS DE TRAVAIL

SST (Sauveteur Secouriste du Travail ) 27 et 29 mai 2 jours Cahors, Figeac 294 €

Recyclage SST 2 juin demi-journée Cahors 84 €

LEVAGE - MANUTENTION, CACES

CACES R389, R386, R372, R390 nous contacter selon niveau Cahors, nous Recyclage conduite des engins de chantier Figeac, contacter

Gourdon ou Prayssac

Habilitation électrique du personnel nous contacter selon niveau Cahors, nous électricien et non électricien Figeac contacter

Sous réserve des places disponibles.

Pour vous inscrire ou pour toute information complémentaire, contactez-nous au 05 65 20 48 70 ou 05 65 20 48 69 ou par mail :[email protected]

SERVICE FORMATION EMPLOI Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot

107, quai Cavaignac - 46002 Cahorswww.lot.cci.fr

05 65 20 48 70

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CONJONCTURE

■ UNE ACTIVITÉ EN LÉGER REGAIN MALGRÉ UNE DEMANDE QUI S’ESSOUFFLEL'activité industrielle a légèrement progressé au premier trimestre ; tous les secteurs,à l'exception de celui des biens intermédiaires, ont suivi cette évolution.

L'élément marquant de la période semble être le tassement de la demande globale.Sur le marché domestique, seul le secteur des biens d'équipement a été affecté, alorsque sur les marchés étrangers le recul a concerné l'ensemble des secteurs.

Le niveau des stocks est globalement adapté à la période.

Les carnets de commandes, à l'exception du secteur des biens de consommation,sont correctement garnis et demeurent jugés supérieurs à la normale.

Les capacités de production sont largement mobilisées dans les différents secteurssauf dans les biens de consommation.

Les prévisions d'activité restent favorables pour les prochains mois.

■ DES PRIX QUI RESTENT ÉLEVÉSLes prix des matières premières ont peu varié d'un mois sur l'autre. En revanche, lesrevalorisations annoncées à la fin de l'année dernière sont intervenues dans les sec-teurs des industries agroalimentaires et, dans une moindre mesure, dans le secteurdes biens de consommation.

■ L’INTÉRIM TOUJOURS PRIVILÉGIÉ FACE AUX POINTES D’ACTIVITÉLe niveau d'activité est resté identique à celui de décembre, la reprise des courantsd'affaires ayant été plus tardive que prévu. La demande a émané principalement dubâtiment ; le secteur tertiaire est resté en retrait. Les prix ont été revalorisés. Lesprochaines semaines devraient être plus actives.

■ LES SERVICES MARCHANDS TOUJOURS À LA FÊTEL'activité des services marchands est restée bien orientée au premier trimestre ;cette tendance devrait se maintenir au cours des mois à venir.

■ INQUIÉTANTE HAUSSE DES PRIX DES PRODUITS ACIER POUR LE BÂTIMENTAprès le recul du second semestre 2007, une hausse des prix des produits acier pourle bâtiment est à l'ordre du jour. Ainsi, les produits béton (ronds à béton et treillissoudés) ont progressé d'environ 25 % sur les seuls quinze premiers jours de janvier.

Les raisons de cette hausse sont la conjonction de 3 facteurs :

- une augmentation du prix des ferrailles (de l'ordre de 20 % en moyenne entre la findécembre 2007 et le 15 janvier 2008) ;

- une réduction du volume des exportations de la Chine et des autres pays émergentsà destination de l'Europe, alors même que la demande reste soutenue dans cettedernière zone ;

- un coût de transport qui progresse vivement, sous les effets conjugués de la haussedu pétrole et d'une pénurie de chauffeurs poids-lourds.

En conséquence, les perspectives à deux mois sont données inquiétantes.

Afin de limiter les effets négatifs sur les marges, les messages à l'attention desentreprises vont dans le sens de l'introduction de clauses de variation de prix afin derépercuter au mieux les hausses de coûts réellement subies.

AÉRONAUTIQUE & SPACIALLa production n'a pas faibli dans lesbranches aéronautiques et spatiales.Une baisse des commandes notamment en provenance de l'étranger a toutefois été relevée.Les effectifs ont peu évolué.La situation des carnets de commandesest jugée très satisfaisante ; les plansde charges dans l'aéronautique et le spatial assurent de bonnes perspectives pour l'année 2008.Une hausse de la production estattendue à très court terme.

MÉTALLURGIE &TRANSFORMATION DES MÉTAUXMétallurgieLes cadences de production sontrestées élevées et la demande estapparue toujours aussi dynamique.Les carnets sont étoffés ; l'activitédevrait continuer d'évoluer favorable-ment au cours des prochains mois.

Transformation des métauxLa production s'est maintenue à un haut niveau, soutenue par unedemande très active du secteur aéronautique. Les plans de chargesont importants ; l'activité devraità nouveau progresser au cours desprochains mois.

ÉQUIPEMENTSMÉCANIQUESLa production est demeurée stable.Contrairement aux autres industriesdes biens d'équipement, les com-mandes nationales et étrangères sesont développées. Des hausses de prixdes matières premières ont étéconstatées, notamment sur l'acier.Les effectifs sont stables. Les stocks de produits sont jugés inférieurs à lanormale. Les carnets de commandessont bien étoffés. La productiondevrait rester sur des niveaux élevés.

INGÉNIERIE INFORMATIQUELa situation a peu évolué par rapportà la période précédente : le courantd'affaires s'est maintenu à un niveausatisfaisant et la demande est restéeassez soutenue. Les trésoreries sont

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CONJONCTURE

correctes. Les prochains moisdevraient enregistrer de bons résultats,de nombreux contrats étant en coursde renouvellement en ce débutd'année.

INDUSTRIE ÉLECTRIQUE& ÉLECTRONIQUEComposantsLe mois de janvier a enregistré unelégère augmentation de la production ;la demande a retrouvé une meilleuretenue mais les carnets sont encorejugés un peu courts. La situationdevrait peu évoluer à court terme.

ÉquipementLe secteur des équipements électriqueset électroniques a enregistré unehausse de sa production.Les commandes ont progressé grâce à une demande étrangère bien orientée. Dans l'ensemble, les prix ontpeu varié. Ce regain d'activité a eu desrépercussions favorables sur l'emploi.Les stocks de produits ont augmenté.Les carnets commandes sont jugésbien garnis. La production devraitcontinuer de croître en février.

INDUSTRIE DESÉQUIPEMENTS DU FOYERL'activité a légèrement progressé dansles différentes branches sauf dans lafilière meuble qui a enregistré desrésultats décevants. La demande a fléchi et les carnets de commandessont jugés un peu courts.Les prévisions sont toutefois optimisteset font état d'une augmentation de laproduction pour les prochains mois.

BÂTIMENT &TRAVAUX PUBLICSLe secteur du bâtiment est toujoursaffecté par un niveau élevé des coûtsde revient qui rogne les marges. Lescommandes continuent de se tasser à cause des taux d'intérêts élevés etdans l'attente d'une hypothétiqueévolution favorable.

Après une fin d'année très favorableen raison des bouclages de budgetdans le public, le secteur des travauxpublics pâtit de la période électorale etde l'attentisme des résultats qui ralen-tit le lancement des nouveaux projets.

TRANSPORTSL'activité a légèrement progressé dansle transport international et s'estrepliée dans le transport de proximité.Les tarifs ont été réajustés en début demois afin de compenser partiellementles hausses du gasoil et des péagesautoroutiers. Les trésoreries sont cepen-dant jugées un peu tendues. L'activitédevrait se maintenir en février.

BOISLa production s'est maintenue parrapport à décembre. La demande estrestée bien orientée sur les marchésétrangers mais s'est tassée sur lemarché intérieur. Les carnets sont unpeu courts et un simple maintien del'activité est attendu pour les pro-chaines semaines.

FILIÈRE VIANDELa reprise de la production a été sen-sible au cours du mois sous revue. Lesentrées d'ordres ont progressé, plusfortement sur le marché intérieur quesur les marchés étrangers. Les indus-triels ont revalorisé certains de leurstarifs alors que les prix des matièrespremières se sont stabilisés.Le niveau des stocks de produits finisest jugé au dessus de la normale. Lescarnets de commandes sontconformes à la période. L'activitédevrait peu évoluer au cours des pro-chaines semaines.

VIN ET BOISSONSLa tendance de fonds est à l’amélioration notamment grâce à la mise en place de stratégies de commercialisation adaptées.Les transactions se sont développéesavec les traditionnelles foires aux vins.Les débouchés à l’export sont apparusplus porteurs. En comparaison avecun mois de décembre très porteur,un ralentissement saisonnier estattendu sur le 1er trimestre 2008.Certains vignerons de la filière localesouffrent toujours d’un manqued’adaptabilité aux nouvelles exigences du marché.

LAIT ET FROMAGELa stabilité a prévalu en janvier.La branche fromagère a tiré vers le haut l'activité de l'industrie laitièrerégionale. Les commandes ontaugmenté tant sur le marché intérieur qu'à l'international.De nouvelles hausses de prix desmatières premières agricoles ontété constatées. Les industriels ontprocédé à des revalorisations, parfoisimportantes, des prix des produitsfinis. Les stocks de produits sont jugésun peu lourds pour la période.Une légère augmentation de l'activitéest attendue.

Sources : Insee – Banque de France – Février 2008

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Alimentation :Bonne progression des ventes dans lesecteur alimentaire depuis le début del'année 2008. Cette progression concerneautant les hypermarchés et les supermar-chés que les commerces traditionnels. Lechiffre d'affaires en valeur dans la bou-cherie et les métiers de la viande a pro-gressé de 4,2 % en février 2008 et de 2,9%sur les deux premiers mois de l'année.

Equipement de la personne :Baisse de ventes en ce début d'année2008 de 1,1 % dans les commerces d'ha-billement, toutes formes de commerceconfondues. Cependant, les grandsmagasins et les commerces indépen-dants traditionnels ont mieux travailléque les rayons des grandes surfaces. Lessoldes d'hiver ont été satisfaisantes dansle secteur de la chaussure. Les ventessur les deux premiers mois de l'année2008 sont en progression de 1,5 % parrapport à la même période de 2007.

Equipement du logement :L'activité dans les commerces de meubleset d'électronique grand public a débutéassez timidement contrairement aux com-merces de bricolage et de quincaillerie.

Culture loisirs :Début d'année maussade dans le sec-teur de la librairie-papeterie (-0,4 %en valeur sur le premier trimestre).Assez bon début d'année dans lesactivités de bijouterie et horlogerie.

Automobile :Bonne progression des ventes en valeurdans le secteur de l'automobile tant pourles véhicules neufs que ceux d'occasion.

CONJONCTURE

CONJONCTURE COMMERCE Février 2008Statistiques nationalesStatistiques nationales Banque de France (évolution des chiffres d’affaires en valeur)

ÉVOLUTION FÉVRIER 08 2 mois 08CA EN VALEUR FÉVRIER 07 2 mois 07ALIMENTATION HORS BOUCHERIE 9,8 5,9VIANDE 4,2 2,9TEXTILE / HABILLEMENT - 1,4 - 1,1CHAUSSURE 6,1 1,5MEUBLE - 2,1 - 0,4APPAREILS MÉNAGERS 2,0 0,6ÉLECTRONIQUE grand public - 2,1 - 3,1QUINCAILLERIE 3,5 1,7BRICOLAGE 6,0 2,7LIVRE ET PAPETERIE - 1,2 - 0,4HORLOGERIE / BIJOUTERIE 5,8 3,2AUTOMOBILES NEUVES 17,2 13,4AUTOMOBILES OCCASION 9,9 7,9ENSEMBLE DU COMMERCE DE DÉTAIL 5,6 3,3

L'activité dans le commerce de détail a progressé de 3,3 % au cours des deux premiersmois de l'année 2008 par rapport à la même période de l'an passé.

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INDICATEURS

M A R S - A V R I L 2 0 0 8 57

1 0002 0003 0004 0005 0006 0007 0008 000

1997

1998

1999

2000

2001

6 9246 214

5 6014 734 4 876

2002

4 795

2003

5 318

2004

2005

5 057

3 836 3 817 4 0984 660

2006

2007

2008

0100200300400500600700800

1997

1998

1999

2000

2001

416 443 423519 535

2002

405

2003

426

2004

2005

2006

2007

2008

547

758

656 656683

OFFRES D’EMPLOIS AU 29 FÉVRIER 2008

149,6MILLIONS D’EUROS

C’est le montant des importations des entre-prises lotoises pour l’année 2007.

Une baisse de 2,2% par rapport à 2006 (153 millions d’euros).

4,131MILLIARDS D’EUROSC’est le chiffre d’affaires des entreprises

lotoises en 2007. Une augmentation de 5,7%par rapport à l’année 2006

(3,907 millards d’euros).

DEMANDES D’EMPLOIS AU 31 JANVIER 2008

32MILLIONS D’EUROS

C’est le montant des investissements des entreprises lotoises en 2007.

Une hausse de 6,6% par rapport à 2006(30 millions d’euros).

239,2MILLIONS D’EUROS

C’est le montant des exportations lotoisespour l’année 2007.

Une augmentation de 7,2% par rapport à 2006 (223 millions d’euros).

7,1%C’EST LE TAUX DE CHÔMAGE

au 30 janvier 2008.Il reste inchangé depuis

juillet 2007.Source : INSEE

Source : finances.gouv.fr Source : finances.gouv.frSource : Direction Générale des Impôts

Source : Direction Générale des Impôts

1199C’est le nombre d’emplois créés en 2007

par les 925 entreprises nouvellementinscrites au RCS en 2007

(le chef d’entreprise n’est pas comptabilisé).Une baisse de 18,5% par rapport à 2006

où les 866 nouvelles entreprises avaient créé 1 472 emplois.

Total des catégories 1,2 et 3 = 6 361 demandeurs d’emplois

Source : RCS

925C’est le nombre d’entreprises

créées en 2007.Une augmentation de 6,8%

par rapport à 2006.

Source : RCS

Source : ANPE

+2,8%C’est la variation de l’indicedes prix à la consommation

pour l’année 2007.

Source : INSEE Source : ANPE

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PETITES ANNONCES

OFFRE D’EMPLOI

Directeur d'établissement 142 OE 1Parc animalier recherche son Directeur àpartir du 1er mai 2008 - Poste basé àRocamadour - Expériences significativesdans le management et le commercial solli-citées ; formation dans un domaine de lanature exigée - Poste en CDI – Logement etvoiture de fonction.

Technicien Béton Armé 142 OE 2Bureau d'Etudes recherche personnel avecexpériences exigées en études techniquesbéton armé et gros œuvre (plans, notes decalcul, écrits descriptifs et qualitatifs…) -Poste en CDI basé à Cahors – Formation BTSou IUT – Connaissances réglementationsBAEL génie civil, calculs métallique/bois etlogiciels ROBOT/AUTOCAD appréciées.

Conducteur Presse d'impression numérique 142 OE 3

Pôle d'impression numérique sur Cahorsrecherche personnel avec formation Bac+2arts graphiques ou maintenanceindustrielle / électrotechnique – Outils PAO,colorimétrie maîtrisés - A pourvoir immédia-tement - Poste en CNE/CDI.

Opérateur/Technicien de façonnage 142 OE 4

Pôle d'impression numérique sur Cahorsrecherche personnel polyvalent sur machinesde façonnage et routages diverses – Capacitéà gérer machines électromécaniques indis-pensable – Formation CAP avec 5 ans d'expé-rience façonnage/routage ou Bac Pro mainte-nance industrielle/électrotechnique – Posteen CNE/CDI à pourvoir au 2e trimestre 2008.

Graphiste Créatif 142 OE 5PME dans le pôle de l'impression numériquerecherche personnel pour l'ensemble de laproduction « informatique » – Interventionsen B to B - Formation BTS/DUT – Maîtrise logi-ciels INDESIGN, ILLUSTRATOR, PHOTOSHOP,XPRESS fortement recommandée - 2 postes àpourvoir immédiatement + 1 au 2e trimestre2008.

DEMANDE D’EMPLOISECTEUR ESTHÉTIQUE 142 DE 1Profil 1 – Adjointe Esthéticienne - CosmétiquePlusieurs années d'expérience en instituts –Management équipe, soins visage/corps,vente – CAP Esthétique Cosmétique.

SECTEUR TECHNOLOGIES DE L'IMAGE 142 DE 2Profil 1 – Infographiste IntégrateurMultimédiaBac + 2 Graphiste Intégrateur Multimédia –Différents stages – Maîtrise de nombreuxlogiciels graphiques.

SECTEUR VÉTÉRINAIRE 142 DE 3Profil 1 – Auxiliaire spécialisée vétérinaireExpérience et stages depuis 2002 en CliniqueVétérinaire – Formation validée en 2005.

SECTEUR INFORMATIQUE 142 DE 4Profil 1 – InformaticienBac + 4 concepteur systèmes informatiséspour l'information – Maîtrise de différentslogiciels – Expérience en administrationréseaux et gestion/maintenance de postesinformatiques.

SECTEUR TOURISME 142 DE 5Profil 1 – Responsable établissementtouristique26 ans d'expériences variées dans le secteurdu tourisme – Anglais courant ; italien –Compétences en production et commerciali-sation, relations clientèle et management.

SECTEUR SECRÉTARIAT / ADMINISTRATIF / GESTION 142 DE 6Profil 1 – Agent administratif polyvalentBTS Assistante de Gestion PME-PMI –5 années d'expérience en secrétariat /accueil / gestion administrative/comptabilité.Profil 2 – Assistante de gestionBTS Assistante de Gestion – Expérienceprofessionnelle secrétariat, administratif etcommercial – Recherche poste en CDI ouCDD.Profil 3 – Responsable de productionBac – Expériences en gestion administra-tive, secrétariat et comptabilité – Personneorganisée et motivée.Profil 4 – Hôtesse d'accueil polyvalenteNiveau Bac + 2 – Expérience en grande distri-bution – Connaissance des logiciels Word etExcel.Profil 5 – Employée de bureau Formation AFPA Comptabilité Bureautique –Maîtrise informatique (Word, Excel, Cielcompta, navigation Internet) – Expérience encomptabilité, secrétariat et agent de bureau.

SECTEUR COMPTABILITÉ 142 DE 7Profil 1 - Responsable Administratif,comptable et financierFormation DECF – Nombreux stages etannées d'expériences en comptabilité –Statut cadre – Maîtrise logiciels Ciel compta,paye, gestion commerciale, tableaux de bord.Profil 2 – Adjoint administratif et comptableBTS Comptabilité et gestion des organisa-tions – 20 ans d'expérience – Maîtrise de l'in-formatique.Profil 3 – Secrétaire comptableBTS Comptabilité gestion – Plus de 10 ansd'expérience comme secrétaire comptable –Maîtrise de l'informatique et logiciels comp-tables/paie – Expérience récente en tant queconseillère clientèle.Profil 4 – Assistante comptableBTS Assistante de Gestion PME/PMI –Compétences en comptabilité/gestion,administration, bureautique – Diverses expé-riences - Anglais courant – Temps partiel sipossible – Secteur Cahors/Caussade.

SECTEUR COMMERCE 142 DE 8Profil 1 – CommercialBTS Action Commerciale – Expérience confir-mée en commercial B to B ; expérience entant que télévendeur.Profil 2 – Responsable d'AgenceBac+4 Administration et gestion des entre-prises – Expérience de 8 ans en manage-ment, suivi et développement C.A.Profil 3 – VendeuseNiveau CAP – Création d'entreprise dans larestauration – Expérience en tant que ven-deuse prêt-à-porter.Profil 4 – Responsable magasinExpériences variées dans les domaines del'esthétique et du prêt-à-porter - 10 ans d'ex-périence en tant que Responsable.Profil 5 – Vendeur CAP Techniques industrielles et Ajusteur –Diverses expériences dans le conseil à laclientèle et dans la vente.Profil 6 – Assistant ExportFormation Bac +3 Cadre commercial pourl'exportation validée en 2007 – Expérience de1 an – Maîtrise des outils informatiques.Profil 7 – Assistant Commercial et ADV ExportBTS Commerce International – Expériencedans le secrétariat administratif ; gestion,suivi des commandes et relations clientèle –Maîtrise des outils informatiques et de diffé-rents logicielsProfil 8 – Secrétaire CommercialeDiverses expériences en grande distributionet en cabinets privés – Maîtrise des logicielsWord et Excel, navigation Internet et logicielsCegid PGI et Daxel (Fiducial).Profil 9 – Secrétaire Assistante Commerciale22 ans d'expérience dans différentes entre-prises – Compétences dans le conseil à laclientèle et la gestion commerciale - Maîtrisedes logiciels Word et Excel, navigationInternet.

POUR CANDIDATURESEnvoyer lettre de motivation et CV,sous référence Cand.Entrep./CCI à :

CCI du Lot – Pole emploi/RH107 Quai Cavaignac BP 7946002 CAHORS CEDEX 9

[email protected]

Sabrina PelletanTel. 05 65 20 48 67

[email protected]

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PETITES ANNONCES

VENTES & LOCATIONS

PETITE RESTAURATION,DEPOT DE PAIN, EPICERIE FINE 142 V 1A Cahors, à vendre fonds de commerce petiterestauration, dépôt de pain, épicerie fine -Bon emplacement touristique – Surface82 m2 + cour + terrasse – 50 couverts – Prix àdébattre : 150 000 €.Contact : 05 65 20 35 41

CAFE BAR PMU 142 V 2A Cahors, à vendre fonds de commerce cafébar PMU situé sur un axe passager proche decommerces (tabac, presse, pharmacie etautres) avec terrasse et parking à proximité -Possibilité de développement - Idéal pre-mière affaire - Fermeture hebdomadairedimanche après-midi + lundi toute la jour-née - Clientèle fidèle et passagère -Possibilité développement en restauration.Contact : 05 65 20 35 41

SALON DE COIFFURE OUPAS DE PORTE 142 V 3A vendre, cause retraite, fonds de commerce(ou pas de porte) salon de coiffure homme àCahors sur boulevard Gambetta (angle de rue)- Très bon emplacement commercial - Bailtous commerces sauf nuisances - Loyer men-suel 600 € - Possibilité d'agrandissement.Contact : 05 65 20 35 41

LOCAL COMMERCIAL 142 V 4 A vendre dans zone commerciale d'un villagedynamique de la vallée du Lot, à 20 mn deCahors, local commercial de 150 m2, lumineuxavec bureau et sanitaires, grande partievitrée et parking - Accès pratique.Contact : 05 65 36 01 76

LOCAL COMMERCIAL 142 V 5Beau pas de porte dans le centre-ville deCahors, rue commerçante, neuf (panneauxrainurés, étagères, penderie, mannequins,bustes, meuble caisse enregistreuse, lecteurCD, climatisation réversible, luminaires) -Peut s'adapter à divers commerces – Surfacede vente 30 m2 + 60 m2 de réserve.Contact : 05 65 20 35 41

SANDWITCHERIE KEBAB 142 V 6A vendre fonds de commerce sandwicheriekebab à Vayrac - Local de 45 m2 non divisible -Bon emplacement - Commerce tenu 7 ans -Bonne clientèle sur 20 km alentour - Villageen pleine expansion.Contact : 05 65 20 35 41

LOCAL BUREAUX 142 V 7A louer à Cahors (près du quai de Regourd)locaux de bureaux 50 m2 avec 5 mètres de vitrineen façade - Très clair - Sans pas de porte – Libre.Contact : 06 11 91 81 59

LOCAL COMMERCIAL 142 V 8Dans pittoresque village médiéval 3e site duLot, dans bel immeuble en pierre du centrebourg, local commercial de 72 m2 compre-nant un magasin de 42 m2 avec toilettes,bureau de 16 m2 et réserve de 14 m2 -Emplacement bien exposé sud ouest.Contact : 05 65 36 01 76

BAR TABAC RESTAURANT 142 V 9Vends fonds de commerce bar tabac restau-rant à Cahors, dans un quartier en pleineexpansion et sur un axe passager (plus de8 000 véhicules/jour) – Salle de 60 à 70 cou-verts + terrasse de 70 places - Potentield'agrandissement – Chiffre d'affaires enconstante évolution – Le bail comprend unappartement T3 – Parking privé 1 000 m2.Contact : 05 65 24 77 52

LOCAL COMMERCIAL SOUILLAC 142 V 10A louer dans le centre de Souillac, très biensitué, un local commercial - Refait à neuf, 37 m2,disponible immédiatement - Possibilité égale-ment de louer un appartement T3 ou studio sisouhaité - Idéal pour tous commerces.Contact : 06 09 11 06 90

LOCAL COMMERCIAL FIGEAC 142 V 11A louer local commercial situé en centre villede Figeac - Rez de chaussée d'une maisonmédiévale d'une superficie de 145 m2 + petitecour intérieure cernée d'ogives - Local loué enl'état - Possibilité de louer l'ensemble de l'im-meuble - Bail tous commerces.Contact : 05 65 50 13 26

LOCAL COMMERCIAL SOUILLAC 142 V 12A louer local commercial situé boulevardLouis Jean Malvy – Climatisation, électricitérécente, WC, vitrines avec verres SP10 - Pas debail à reprendre ni de fonds à acheter.Uniquement de la location.Contact : 05 65 37 12 58

LOCAL COMMERCIAL OU INDUSTRIEL (LOCATION OU VENTE) 142 V 13A vendre ou louer local commercial, artisanal,industriel ou d'entreposage, situé routed'Aurillac à Saint-Céré - Surface 215 m2 avecun parking de 600 m2 - Bien situé en bordureRD683 - Idéal pour toute activité.Contact : 05 65 33 00 21

ALIMENTATION MULTISERVICES 142 V 14A vendre fonds de commerce d'alimentationgénérale, fruits et légumes, fromage, charcu-terie, gaz, dans commune nord du Lot –Surface 150 m2, réserve 150 m2 - Affaire àdévelopper.Contact : 05 65 20 35 41

PRET A PORTER 142 V 15A vendre fonds de commerce de prêt-à-por-ter féminin à Gourdon - Surface 150 m2 - Etatdes locaux neuf - Loyer mensuel 730€ - Bailtous commerces - A proximité autres com-merces et banques.Contact : 05 65 20 35 41

VIDEO CLUB 142 V 16A vendre video club (licence Cinebank) - Local120 m2 - Distributeur nouvelle génération - 926emplacements - Réservation Internet - Locauxet mobilier neufs - Parking - Emplacement surgrand passage - CA en hausse.Contact : 05 65 20 35 41

VENTES & LOCATIONS Tél. 05 65 20 35 41Dans le cadre du dispositif

Transmission/ Reprise, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot édite

un catalogue d’affaires à céder dans le département (annonces

gratuites) à l’attention des candidats à la reprise de commerces.

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