Click here to load reader

MAIRIE DE PARIS€¦ · à partager le plaisir d’une promenade le long de leurs berges.” Bertrand Delanoë Maire de Paris “ 1 Sommaire Les fonctions traditionnelles des canaux

  • View
    3

  • Download
    0

Embed Size (px)

Text of MAIRIE DE PARIS€¦ · à partager le plaisir d’une promenade le long de leurs berges.”...

  • MAIRIE DE PARIS

    DIRECTION GÉNÉRALE

    DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

    DIRECTION DE LA VOIRIE

    ET DES DÉPLACEMENTS

  • La ville ne sourit qu’à ceux qui l’approchent et flânentdans ses rues” écrit Julien Green. Et au bord de ses canaux, serait-on tenté d’ajouter, tant ces derniers ont façonné et façonnent encore l’âme, l’identité et “l’atmosphère” de notre cité.

    C’est pour cette raison, et parce qu’ils participent à la qualitéde notre vie en ville, que les Parisiens aiment leurs canaux.Ceux-ci doivent donc désormais concilier leurs fonctions traditionnelles avec les nouvelles aspirations des citoyens. Ils doivent ainsi être des lieux d’animation, de loisirs et de détente privilégiés pour les cyclistes, les rollers et les promeneurs mais également un mode de transport des marchandises écologique qu’il faut préserver et renforcer.

    Traversant cinq arrondissements parisiens et de nombreusescommunes parmi lesquelles Aubervilliers, Saint-Denis et Pantin, les canaux, qu’ils s’appellent Saint-Martin, Saint-Denis ou de l’Ourcq, constituent un véritable traitd’union entre Paris et les communes qui la bordent. A ce titre,l’usage de la voie d’eau comme des berges doit être pensé, développé et amélioré avec l’ensemble des collectivitésconcernées, au service des Parisiens et des Franciliens.

    Je suis donc particulièrement heureux de saluer la parution de ce guide des Canaux de Paris et j’invite chacune et chacun d’entre vous à en découvrir les richesses et à partager le plaisir d’une promenade le long de leurs berges.”

    Bertrand DelanoëMaire de Paris

  • 1

    SommaireLes fonctions traditionnelles des canaux 4

    Les nouvelles vocations des canaux 6

    Une haute technologie pour un réseau moderne 8

    Paris et ses canaux2

    Pourquoi des canaux ? 10

    Le canal de l’Ourcq 12

    Le canal Saint-Denis 14

    Le canal Saint-Martin 14

    Au fil de l’histoire10

    Le canal Saint-Martin 16

    Le canal Saint-Denis 19

    Le canal et la rivière d’Ourcq 22

    Les canaux16

    La navigation de plaisance 24

    Les itinéraires cyclables 26

    Promeneurs et pêcheurs 27

    Des sites particuliers à visiter sur le canal de l’Ourcq 28

    Plan général 30

    Les canaux, un espace de loisirs24

    Le canal de l’Ourcq 32

    Les écluses du canal de l’Ourcq 34

    La dérivation du Clignon 36

    L’usine de pompage de Trilbardou 36

    L’usine de pompage de Villers-les-Rigault 38

    Le canal Saint-Martin : une atmosphère 40

    Les mots des canaux 42

    Ils ont fait les canaux 43

    Un patrimoine historique original32

  • 2

    Paris et ses canaux

    Cas unique en France, la Ville de Paris est propriétaire et entretient un réseaufluvial de 130 km de voies navigables qui traverse cinq départements (Paris, Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne, Oise et Aisne) et deux régions administratives(Ile-de-France et Picardie).

    Le réseau est constitué des voies navigables suivantes :

    - le Canal de l’Ourcq s'écoule sur 97 km de Mareuil-sur-Ourcq (Oise) à Paris (19e arrondissement),

    - le Canal Saint-Martin entièrement situé à Paris s’étire sur 4,5 km (19e, 10e, 11e, 4e et 12e arrondissements),

    - le Canal Saint-Denis s’écoule de Paris (19e arrondissement) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) sur 6,6 km,

    - le petit Canal de Clignon s’écoule de Montigny-l'Allier(Aisne) à Neufchelles (Oise) sur 2 km,

    - la rivière d’Ourcq canalisée sur 10 km et située àl'amont de Mareuil-sur-Ourcq (Oise),

    - des rivières canalisées secondaires (la Collinance, laGergogne, la Thérouanne, la Beuvronne).

  • 3

    Contrairement à laplupart des ouvrages

    hydrauliques qui ont unevocation unique, le

    réseau fluvial de la Villede Paris est complexe. Il

    remplit simultanémentdes fonctions d’aqueduc,

    d’amenée d’eau etd’ouvrage de navigation.Fonctions qui ont évolué

    au fil du temps et quimaintenant s'élargissent.

    Le canal Saint-Denis avec le Stade de France.

    Le canal Saint-Martin.

    Le canal de l’Ourcq.

    Port de l’Arsenal.

  • 4

    Les fonctions traditionnellesdes canaux

    L'alimentation en eau non potable de la Ville de Paris

    Environ 200 000 m3 / jour, soit plus de60 % des besoins de la capitale en eaunon potable transitent par les canaux.L’eau non potable sert à l’entretien de lavoirie.

    Il faut rappeler que le canal de l'Ourcqfournit Paris en eau réputée « potable »jusqu'à son alimentation par l’eau desource.

    Depuis le début du vingtième siècle, laVille de Paris dispose d'un réseau d'eaupotable alimenté d'une part par dessources souterraines et d'autre part parun complément d'eau de rivière traitée.

    Le canal Saint-Martin. Porte d’écluse.

  • 5

    Le transport des marchandises

    Rappelons que l'aval du canal del'Ourcq et le canal Saint-Denis sont augabarit de 1 000 tonnes alors que l'avalde la Marne n'est qu'au gabarit de 350tonnes. Cela permet de limiter demanière très sensible la circulation despoids lourds aux portes Nord et Est deParis. 1 000 000 à 2 000 000 de tonnes par ansont embarquées ou débarquées sur lesports du réseau fluvial de la Ville deParis.

    Le canal Saint-Denis et le canal de l'Ourcq à grand gabarit (entre Paris etLes Pavillons-sous-Bois en Seine-Saint-Denis) permettent le chargement et ledéchargement de marchandises consti-tuées à plus de 90 % par des matériaux

    de construction, sables et graviers et deproduits de démolition qui représententplus de 70 % de la consommation de cesmatériaux en Seine-Saint-Denis. Letrafic constitué par des gravats etremblais, relativement nouveau, tend àse développer depuis plusieurs années.

    Le transport de marchandises, s'il estréduit à la partie aval du réseau (environvingt kilomètres de voies d'eau), resteune donnée économique de premierordre. Ce trafic continue à suivre, comme par le passé, la fluctuation de l'activité du secteur du bâtiment et des travaux publics en région Ile-de-France.N'oublions pas qu'une péniche « typeFreycinet » de 350 tonnes que nousvoyons passer sans bruit sur le canalSaint-Martin équivaut à dix semi-remorques de trente-cinq tonnes. Lesbarges de mille tonnes qui sillonnent lecanal Saint-Denis représentent plus detrente camions de trente-cinq tonnes.

  • 6

    Les activités de tourisme et de détentese développent. Des manifestations detoutes sortes se multiplient en particuliersur le bassin de la Villette qui s'esttransformé depuis quelques années grâce à l'implantation d'activités nautiquesvariées : bases de bateaux de transportde passagers, bases de location de cochesde plaisance et de bateaux électriques,base de canoë-kayak.

    Les canaux deviennent un élémentimportant du cadre de vie. Notamment,la position du Stade de France àproximité du canal Saint-Denis a faitapparaître des demandes de croisières debateaux à passagers pour sa desserte.

    Vers un nouvel usage de l’eauUn dispositif a été réalisé pour alimenterles usines de fabrication d'eau potable encas de nécessité majeure, comme parexemple une pollution simultanée de laSeine et de la Marne.

    Le canal Saint-Martin.

    Le Parc de la Villette.

    Les nouvelles vocationsdes canaux

  • 7

    Bassin de la Villette.

    Le canal de l’Ourcq à Claye-Souilly.

    Bassin de la Villette.

  • 8

    La volonté de sécuriser le réseau,d'améliorer le trafic fluvial, d'optimiserla gestion de l'eau et de tenir compte del'évolution du mode de vie despersonnes, a conduit tout naturellement à développer différents systèmes auto-matiques. On peut citer parmi les plus remarquables : la télécommande et latélégestion des écluses du canal Saint-Denis, la télésurveillance des plans d'eauet des ouvrages du canal de l'Ourcq, lesbornes de commande du canal del'Ourcq.

    La télécommande et la télégestion desécluses du canal Saint-Denis

    Pour une meilleure exploitation de lanavigation et pour optimiser la sécuritédes riverains et des usagers, la Mairie deParis a lancé un programme detélégestion des écluses du canal Saint-Denis regroupant l'ensemble des

    commandes de ses installations dansdeux postes situés aux deux éclusesd'extrémité. Le dispositif mis en œuvrepermet aux éclusiers de piloter lesécluses à distance. Ils assurentnotamment les échanges d'informationset d'instructions avec les usagers par lebiais de bornes phoniques et de haut-parleurs, le contrôle visuel des écluses aumoyen de caméras vidéo et lacommande des manœuvres via unsuperviseur et des automates locaux.

    La télésurveillance des plans d'eau etdes ouvrages du canal de l'Ourcq

    Le réseau de télésurveillance du canal del'Ourcq est destiné à permettre à toutmoment le contrôle des principauxouvrages implantés sur le canal (pontsmobiles, écluses, vannages, etc.) ainsique l'accès aux données hydrauliques(hauteurs d'eau, débits) de l'ensemble dela voie d'eau. Il a pour objet, en

    Vitrine technologique au dix-neuvième siècle grâce à ses usines de pompage, ses ponts-mobiles et ses écluses, le réseau fluvial

    de la Ville de Paris devient un modèle d'utilisation des technologies actuelles les plus avancées

    dans les domaines de l'automatisme, de l'informatique et de la communication.

    8

    Une haute technologiepour un réseau moderne

  • 9

    Borne d’éclusage de Villenoy.

    particulier, de transmettre instan-tanément et de visualiser sur un plangénéral du réseau toutes les situationsanormales (alarmes).

    Les bornes de commande du canal del'Ourcq

    Le canal de l'Ourcq, prolongé par larivière d'Ourcq, comporte dix éclusesqui étaient manœuvrées jadis par deséclusiers. Cette voie d'eau a été ouverteà la navigation de plaisance en 1983, etles écluses ont été équipées alors deserrures séquentielles, systèmes sûrsmais contraignants, permettant aux

    usagers d'effectuer, en toute sécurité, lesmanœuvres d'éclusage.

    Les nouvelles écluses fonctionnent enlibre-service et sont équipées de bornesde commande incluant un écraninformatique. Ces bornes permettent delancer le cycle de l'éclusage, de fournirdes informations sur les anomalieséventuelles de fonctionnement del'écluse. L'usager utilise les bornes grâceà la clef unique qui lui permet d'accéderà tous les services offerts sur le canal del'Ourcq (manœuvre des écluses, pontmobile, accès aux sanitaires).

    Poste de commande du canal Saint-DenisÉcluse du canal Saint-Denis.

  • Pourquoi des canaux ?

    L’approvisionnement de Paris en boiset en céréales

    Dès la Renaissance, le prévôt desmarchands et les échevins de Paris sepréoccupèrent du difficile appro-visionnement de leur ville. Les voiesd'eau permettaient de transporter lesplus lourdes charges avec le minimumd'efforts. De 1529 à 1636, la rivièred'Ourcq fut aménagée sur unequarantaine de kilomètres entre Silly-la-Poterie (dans l'Aisne) et sa confluenceavec la Marne près de Lizy sur Ourcq.Le lit naturel de la rivière fut redressé,des barrages et des ouvrages decanalisation construits. Du fertile duchéde Valois et de la forêt de Retz (Villers-Cotterêts) furent ainsi acheminés à Parisdes céréales, du bois de chauffage ou deconstruction et des pierres à bâtir.

    L’alimentation en eau de Paris par lecanal de l’OurcqVers 1800, le Premier consul, NapoléonBonaparte, décida que les Parisiens quimanquaient d’eau, disposeraient d'uneeau de bonne qualité, en quantitésuffisante.

    Le réseau fluvial de la Ville de Paris a contribué au développement des échanges économiques de la capitale et a dessiné le paysage urbain

    de l'Est parisien d'aujourd'hui. Son histoire couvre maintenant plus de quatre siècles.

    10

    Au fil de l’histoire

    Décret du 1er consul.

  • Seau à goudron.

    Canal Saint-Denis.

    Le projet de Pierre-Simon Girard1 et laloi du 29 floréal an X (19 mai 1802)

    Bonaparte, Premier consul, décida parla loi du 29 floréal an X, de créer lescanaux Saint-Martin, Saint-Denis et del'Ourcq. Le projet de Pierre-SimonGirard fut retenu afin de résoudre lesproblèmes d'alimentation en eaupotable de Paris et de navigation dans lacapitale. Il présentait égalementl’avantage de créer unensemble de canauxcoupant une bouclede la Seine. Ceci

    devait permettre à la navigation d’éviterla traversée délicate du centre de Paristout en permettant l'établissement deports. La coupure du premier méandrede la Seine sera réalisée parl'ensemble formé parle canal Saint-Martin, la partie avaldu canal de l'Ourcq(bassin de la Villette)et par le canal Saint-Denis.

    11

    1. voir biographie, page 43

  • Le canal de l’Ourcq Le canal de l'Ourcq a été construit àpartir de Paris, de l'aval vers l'amont. Ilassure une alimentation de Paris en eau,tout en permettant une navigation defret. Celle-ci s'est établie à partir de1813 entre Claye-Souilly et Paris grâceaux eaux de la Beuvronne.

    Réalisé aux deux tiers lors de la chutedéfinitive du Premier Empire, ce canaln'a été achevé qu'en 1821.

    Pour améliorer l'alimentation en eau ducanal qui était insuffisante, on décida decapter les eaux d'un affluent de la rivegauche de l'Ourcq, ce qui supposait lefranchissement du cours aval de l'Ourcqavant de rejoindre le canal. Après avoirhésité entre une rigole d'alimentation etune voie navigable, le choix se porta surcette dernière solution. Le canal dedérivation du Clignon franchit donc parun pont-canal1 la rivière d'Ourcq.

    L'alimentation en eau du canal restainsuffisante et source de grandesdifficultés au niveau de la navigation etde la tenue des digues qui supportaienttrès mal les marnages importants.

    Napoléon III et le préfet de la Seine,Haussmann, décidèrent donc de régler leproblème en autorisant la Ville de Parisà puiser en Marne l'eau nécessaire aumaintien des plans d'eau du canal del'Ourcq. Deux usines hydrauliques de

    pompage furent construites pour cefaire, en Seine-et-Marne à Trilbardou1

    et à Villers-les-Rigault1.

    En 1876, avec le rachat par la Ville deParis des dernières parties encoreconcédées du réseau, fut entamée laremise en état du canal de l'Ourcq, quiétait en état de quasi-abandon avec unerupture de digue tous les deux ans !

    A partir de 1860, des modifications ontété opérées à la nouvelle limite de Parisavec l'implantation des abattoirs de laVillette et la création de fortifications.

    En 1871, les Communards incendièrententre autres bâtiments et ouvrages, lesmagasins et entrepôts du bassin de laVillette et le pont à bascule en bois de larue de Crimée. Ce pont fut remplacé parun pont métallique tournant.

    De 1880 à 1883, le bassin de la Villettefut entièrement reconstruit etapprofondi. Le chenal d'accès entre lerond-point des Canaux (carrefour ducanal Saint-Denis et de l'Ourcq) et lebassin fut élargi à vingt-quatre mètres etapprofondi à 3,20 mètres, ce quinécessita le remplacement du ponttournant par l'actuel pont levant de larue de Crimée qui date de 1885. Enfin,les magasins furent reconstruits sur lesberges du bassin de la Villette.

    En 1895, de nouveaux travaux furententrepris pour élargir le canal del'Ourcq dans Paris. Il s'agissait de tenircompte des caractéristiques du nouveau

    12

  • canal Saint-Denis et de permettre lepassage des bateaux de mille tonnes.

    La capacité de pompage de l'usine deTrilbardou fut augmentée parl’installation de pompes entraînées parune machine à vapeur, celle-ci ayantnécessité la construction de nouveauxbâtiments.

    A partir de 1920, la préfecture de laSeine entreprit la reconstruction à grandgabarit (1 000 tonnes) du canal del'Ourcq jusqu'à la limite départementale(Les Pavillons-sous-Bois). Ces travaux sefirent dans la perspective d'unepoursuite de l'élargissement versl'amont et de la création d'unraccordement avec la Marne au niveaud'Annet-sur-Marne.

    Ces travaux, qui s'échelonnèrent de1920 à 1930, modifièrent la pentehydraulique du canal et nécessitèrentdonc la création d'une éclusesupplémentaire. Celle-ci, dimensionnéedans la perspective du projet évoqué, futimplantée à Sevran.

    Le canal de l'Ourcq, chargé d'histoire,est le témoignage d'une évolutioncontinue. Il dispose de fleuronshistoriques précieusement conservés etmis en valeur, alors même qu'il continued'évoluer pour s'adapter aux besoinstant de l'hydraulique quede la navigation.

    13

    Bollard fixé sur le pont des bateaux.

    1. sites à visiter, page 28

    Pont mobile sur le canal de l’Ourcq,gravure du XIXème siècle.

  • 1. voir biographie, page 4314

    Le canal Saint-Denis La décision de réaliser le canal Saint-Denis relève de la même loi que celle quivisait le canal de l'Ourcq. Les travauxont commencé en 1805. A la chute del'Empire, les terrassements étaientterminés mais les écluses n'étaient pasconstruites. Le canal de 6,6 km de longa été mis en service en 1821. Ilcomportait alors douze écluses. Le canala été totalement reconstruit entre 1890et 1895, le nombre d'écluses a étéramené de douze à sept, toutes leséchelles d'écluses étant supprimées etchaque écluse comportant deux sasaccolés.

    La première écluse actuelle, ouvrageremarquable, a constitué à l'époque unrecord mondial avec ses dix mètres dedénivelé. Les autres écluses datent de lamême époque mais ont des hauteurs dechute de l'ordre de trois mètres. Laquatrième a dû être entièrementreconstruite en 1974.

    Les ponts ont tous été reconstruits àl'occasion de la mise à grand gabarit etla plupart ont été renouvelés oumodifiés depuis, suite au développementde l'urbanisation du secteur qui restetrès évolutif.

    La première écluse du canal Saint-Deniss'est vu adjoindre un poste central decommande vers 1974, modernisé en1992 et en 2006. Celui-ci est établi dans

    un style traditionnel homogène aveccelui de l'écluse et répond à de nouvellesfonctions techniques (télécommande ettélésurveillance des écluses inter-médiaires).

    Le canal Saint-Martin La construction du canal Saint-Martin,long de 4,5 km, a commencé en 1805par ses deux extrémités, mais ne s'estterminée qu'en 1825 du fait de ladifficulté d'insérer un tel ouvrage dansun site déjà très urbanisé. Les parties lesplus anciennes se situent sous le pont duboulevard Morland, les voûtes de laBastille et de la rue La Fayette. Le canalest ponctué par neuf écluses.

    Des nouveaux quartiers industriels deParis où se côtoyaient entrepôts,meuneries, vitreries... virent le jour lelong du canal Saint-Martin. Sous leSecond Empire, le préfet Haussmannvoulant créer le boulevard du Prince-Eugène (boulevard Voltaire), s'est heurtéà la présence du canal qui auraitnécessité un pont mobile, choseinacceptable pour une grande voiedestinée à recevoir une forte circulation.L'ingénieur Belgrand1 résolut leproblème en faisant déplacer d'environdeux kilomètres vers l'amont l'échelled'écluses de la Bastille, pour lareconstruire au niveau de la rue duFaubourg-du-Temple. Ceci permitd'abaisser le canal entre la Bastille et la

  • 15

    rue du Faubourg-du-Temple d'environcinq mètres et donc de réaliser un pontfixe pour le franchissement du nouveauboulevard.

    L'approfondissement du canal créaitune tranchée et supprimait tous lesports. Le préfet Haussmann décida doncde compléter l'opération par lacouverture du canal au moyen d’unevoûte entre la Bastille et l’avenue de laRépublique, créant ainsi le boulevardRichard-Lenoir. L'ensemble de l'opé-ration fut réalisé entre 1860 et 1862.

    En 1906, les travaux de couverture ducanal Saint-Martin reprirent. Unenouvelle voûte, celle du Temple, futconstruite dans le prolongement de lavoûte Richard-Lenoir. Ainsi est né leboulevard Jules-Ferry.

    La partie restée à ciel ouvert futreconstruite en 1890, et réaménagée en

    1999 et 2002. Les deux ponts mobiles(Dieu et Grange aux Belles) ontremplacé des ouvrages anciens en boisvers 1890.

    Les célèbres passerelles datent de ladeuxième moitié du dix-neuvième siècle.

    Le canal Saint-Martin est donc lui aussile témoin d'une évolution continue.Néanmoins, il est caractéristique de lapremière moitié du dix-neuvième siècle,dans sa conception générale, et de ladeuxième moitié du dix-neuvième siècle,par un certain nombre d'ouvragesmarquants comme les passerelles ou lavoûte Richard-Lenoir notamment.

    Les abords du canal ont en revanchesubi une mutation très profonde depuissa création.

    Port de l’Arsenal en 1900.

  • Le canal Saint-MartinUne atmosphère au fil du temps

    Long de 4,5 km, dont plus de 2 km ensouterrain, il relie le bassin de la Villetteà la Seine avec une dénivellation devingt-cinq mètres. Inauguré en 1825 lecanal Saint-Martin comporte 9 écluseset 2 ponts tournants. Il est ouvert à lanavigation trois cent soixante-trois jourspar an.

    Le trafic commercial a beaucoupdiminué pour laisser place à une activitétouristique très importante surtout liéeaux bateaux de transport de passagers

    mais aussi aux bateaux de plaisanceindividuels.

    Son « atmosphère » particulière,ses mystérieuses voûtes

    souterraines, la poésie dégagéepar cette voie d'eau bordée de

    marronniers et de platanesplus que centenaires,

    ponctuée de passerellesromantiques, font du

    canal Saint-Martin unpoint fort du

    tourisme à Paris.

    Pique-nique le long du canal.16

  • Place dela Bastille

    Place desVosges

    SquareVillemin

    Parc desButtes Chaumont

    Place de laRépublique

    Voûte Richard Lenoir

    Voûte du Temple

    3ème et 4ème éclusesdes Morts

    Place de laBataille de Stalingrad

    Rotondede

    la Villette

    1ère et 2ème écluses de la Villette

    7ème et 8ème éclusesdu Temple

    Port de Plaisance de Paris-Arsenal

    9ème écluse de l'Arsenal

    Hôteldu Nord Hôpital

    Saint-Louis5ème et 6ème éclusesdes Récollets

    18ème

    19ème

    10ème

    3ème

    4ème

    20ème

    11ème

    12ème

    Bassi

    n de la

    Villet

    te

    cana

    l Sain

    t-Mart

    in

    VoûteLa Fayette

    17

  • 18

    Aussi cet élément majeur du quartierqu’est le canal Saint-Martin constitue unpatrimoine unique mais fragile qu’il estnécessaire d’entretenir. Les servicestechniques de la Mairie de Paris ontdonc procédé récemment à d’importantstravaux d’entretien, de réparations et

    de modernisation des ouvrages ouéquipements habituellement mouillés.Aujourd’hui le canal a fait peau neuve etles différentes espèces de poissons qui lepeuplent, 15 au total, ont retrouvé leurcanal.

    Ecluse des Récollets

    Travaux du chômage réalisés en 2001.

  • 19

    Le canal Saint-Denis

    Long de 6,6 kilomètres, il relie le rond-point des canaux (Parc de la Villette) àla Seine en Seine-Saint-Denis par septécluses et six biefs sur un dénivelé devingt-huit mètres, en traversant le 19e

    arrondissement de Paris, les communesd'Aubervilliers et de Saint-Denis. Lecanal Saint-Denis est ouvert à lanavigation trois cent soixante-cinq jourspar an.

    Cette voie d'eau à grand gabarit peutaccueillir des bateaux jusqu’à milletonnes qui franchissent la totalité dessept écluses en deux heures et demie. Ilpossède des installations qui sont à lapointe de la technologie. L'ensemble estgéré par des écluses télécommandéesdepuis les deux postes éclusiers situés àchaque extrémité du canal.

    Sa vocation industrielle est trèsprononcée car il permet la desserte desports de fret situés le long de ses berges.Ces ports servent au chargement et audéchargement de matériaux deconstruction, à l'évacuation de déblais et à la production de béton « prêt àl'emploi ».

    Le canal Saint-Denis.

    Ecluse des Vertus.

  • 20

    Cette activité, en associant le transitvers le canal de l'Ourcq et le canalSaint-Martin, représente un traficannuel qui fluctue, en fonction del'activité du bâtiment et des travauxpublics, entre 500 000 et 1 million detonnes par an.Le canal Saint-Denis assure égalementla régulation permanente des niveauxdes plans d'eau pour la sécurité desusagers et des riverains par rejet enSeine des excédents provenant ducanal de l'Ourcq.

    Il permet une navigation de bateauxde plaisance et de transport depassagers desservant le Stade deFrance.

    Le canal Saint-Denis était dédiéprincipalement au trafic de transportde fret. L'édification du Stade deFrance conduit à imaginer un espacede qualité réalisant la synthèse entreles activités portuaires et lesaménagements paysagers.

    Centrale à béton.

    Transport de passagers.

    La ville de Saint-Denis vue du canal.

  • 21

  • Ces voies d'eau de cent-dix kilomètresavec dix écluses comportent troistronçons différents, tant sur le plantechnique que sur celui des paysages.

    Le bassin de la Villette et le canal àgrand gabaritItinéraire de plus de dix kilomètres sansécluse, cette partie du canal, hormis lebassin de la Villette en pleine évolution,a un caractère industriel marqué avecquatre ports de fret : le port Sérurier, leport de Pantin, celui de Bondy et desPavillons-sous-Bois. La navigation com-merciale y est active.

    Le canal à petit gabarit des Pavillons-sous-Bois à Mareuil-sur-OurcqAvec un itinéraire de plus de quatre-vingt-dix kilomètres, il était autrefoissillonné par des embarcationsspécifiques, les flûtes et demi-flûtesd'Ourcq. Ces bateaux avaient unecharge de quatre-vingt-dix tonnes etquarante-cinq tonnes mais nerépondaient plus aux impératifséconomiques contemporains. Ils ontcessé leur activité en 1962. Depuis 1983,la navigation de plaisance individuelle et

    22

    Le canal et la rivièred’Ourcq

    éclusede Sevran

    BOBIGNY

    SEINE-�ST-DENIS

    PARIS

    bassinde la Villette

    la Seine

    port de plaisancede l'Arsenal

    les bateaux de transport de passagersont pris le relais.A l’amont d’Aulnay-sous-Bois, lepaysage cesse d'être industriel : le canaltraverse le parc forestier de Sevran. Onentre ensuite dans un secteur bordé deplantations d’alignement très malmenéespar la tempête de décembre 1999…avant d'aborder un parcours plussinueux au travers de zones rurales etverdoyantes. C'est le domaine de ladétente et des loisirs.

    Rotonde de la Villette.

  • La rivière canalisée, de Mareuil-sur-Ourcq à Port-aux-PerchesCette rivière, canalisée depuis le dix-septième siècle, vient prolonger le canalsur dix kilomètres. Elle est ponctuée dequatre écluses. C'est la partie de l'Ourcqqui présente les paysages les pluspittoresques en particulier aux environsde La Ferté-Milon (ville natale de JeanRacine). Quatre kilomètres plus loin,c'est la fin du réseau avec une dernièregare d'eau à Silly-la-Poterie.

    L’Ourcq : un canal d'exceptionLes installations ont été modernisées : lesécluses de Fresnes-sur-Marne, Vignely,Villenoy et Meaux en Seine-et-Marne sontmaintenant manœuvrées et pilotées grâceà une borne de commande. Le pont deCongis-sur-Thérouanne en Seine-et-Marnese manœuvre très simplement avec uneclef. Véritables témoignages de latechnologie du XIXème siècle, les usines élévatoires de Trilbardou et Villers-les-Rigault sont maintenant

    ouvertes au public. Des visites guidées sontorganisées. L'Ourcq est propice autourisme sous toutes ses formes et reste àdécouvrir selon son plaisir.

    23

    La ville de Pantin.

    éclusede Mareuil

    châteaude La Ferté-Milon

    châteaude Crouy

    éclusede Queue d'Ham

    écluse de Marolles

    écluse de La Ferté-Milon

    AISNE

    éclusede St-Lazare

    éclusede Varreddes

    LA FERTÉS/JOUARRE

    en

    éclusede Fresne

    éclusede Villenoy

    usine deTrilbardou

    MEAUX

    SEINE-ET-MARNE

    éclusede Vignely

    usine de Villers-les-Rigault

    LA FERTE-MILON

    OISE

    riviè

    red'

    Ourc

    qca

    nalis

    ée

    cathédralede Meaux

    base de loisirsde Jablines

    parcforestier

    canal de l

    'Ourcq

    la Marne

    pont levantde Congis s/Therouanne

    pont levantde Claye Souilly

  • La navigation de plaisance

    La navigation de plaisance a pris sonvéritable essor en 1983 avec la créationdu port de plaisance de Paris-Arsenalsur le canal Saint-Martin et l'ouverturedu réseau à cette activité. A partir de cette date, deux types de navigationse sont développés, la plaisanceindividuelle et le tourisme fluvial.

    La plaisance individuelleElle se développe essentiellement parl’intermédiaire des sociétés de location

    de « coches de plaisance ». Les plaisan-ciers propriétaires de leur bateau etnotamment les petites embarcationstractables ont commencé également à sillonner les canaux.

    Le tourisme fluvialTant au départ de Paris qu'à l'extrémitédu canal de l'Ourcq, celui-ci connaît unessor important. Des sociétés activestransportent chaque année des milliersde visiteurs.

    Phénomène nouveau, les manifestationsau Stade de France génèrent maintenantun trafic de bateaux de transport depassagers sur le canal Saint-Denis. C'estdonc maintenant l'ensemble du réseauqui connaît une activité croissante debateaux de transport de passagers.

    On peut s'attendre à d'autresdéveloppements avec en particulierl'émergence d'une demande de croisièresnocturnes qui pourrait concernerprioritairement le canal Saint-Martin.

    De tout temps les canaux ont été fréquentés par les promeneurs et les pêcheurs. Ces dernières années, de nouvelles activités

    de détente se sont développées.

    24

    Les canaux, un espace de loisirs

    Au fil de l’eau sur le canal Saint-Martin.

  • En bateau : Bateaux de transport de passagers :Canal et rivière d'Ourcq canalisée :Société Le Port aux Perches.Tél. : 03 23 96 41 25.Croisières avec restauration à bord.Accès : depuis Meaux prendre ladirection de Villers-Cotterêt, jusqu'à LaFerté-Milon. Dans cette localité prendrela D 17 jusqu'à Silly-la-Poterie.

    Canal Saint-Martin et canal Saint-Denis :Société Canauxrama, bassin de laVillette, 13, quai de la Loire, Paris (19e).Tél. : 01 42 39 15 00.

    Animation nautique et de loisirs :Sur l’ensemble du réseau elle tend à se développer en concertation avec les communes riveraines et lesarrondissements parisiens. Orientée versun public de jeunes notamment, elleoffre la possibilité de découvrir les loisirsnautiques dans leur ensemble.

    Canal Saint-Martin et canal Saint-Denis :Société Paris-Canal, bassin de la Villette,19, quai de la Loire, Paris (19e). Tél. : 0142 40 96 97.

    Port de plaisance de Paris-Arsenal : 11, boulevard de la Bastille, Paris (12e),métro Bastille. Tél. : 01 43 41 39 32.

    Animation nautiqueCanal de l’Ourcq :Association Contraste, 8 bis, quaid’Amsterdam, 93328 Les Pavillons-sous-Bois. Tél. : 01 48 50 37 37.

    25

    Le canal Saint-Martin.

    Port de l’Arsenal.

  • Les itinéraires cyclablesGrâce au développement desaménagements cyclables dans Paris, ilest désormais possible, entre autresitinéraires, de circuler plus aisément envélo entre la Seine et le canal de l’Ourcq,en suivant le tracé du canal Saint-Martinà partir de la Bastille.

    On peut ainsi emprunter successivementle boulevard Henri IV, la place de laBastille, les boulevards Richard-Lenoiret Jules-Ferry, avant de longer la partiedécouverte du canal Saint-Martin lelong des quais de Jemmapes et de Valmy.

    A partir de la Rotonde de la Villette, lapromenade se poursuit le long du quaide la Loire, puis du quai de la Marne, etpermet de rejoindre directement la pistecyclable du canal de l’Ourcq.

    Les premiers itinéraires cyclables, créésen bordure du canal de l'Ourcq en 1978,ont connu un incontestable succès. Onassiste actuellement à un nouveaudémarrage des projets cyclables au borddu canal de l'Ourcq en prolongement del'itinéraire actuel et jusqu'à la base deloisirs de Jablines, ainsi qu'en borduredu canal Saint-Denis vers le Stade deFrance.

    Reliés aux pistes parisiennes, cesitinéraires sont particulièrementattractifs et permettent aux Parisiens etaux Franciliens de découvrir un site verttout à fait privilégié.

    En vélo :L’accès à l'itinéraire cyclable du canal del'Ourcq depuis Claye-Souilly, pont de laRosée s’effectue depuis la RN 3 auniveau de Claye-Souilly, prendre le CD212 direction Le Mesnil Amelot. Le CD212 franchit le canal au niveau du débutde la piste cyclable. L’itinéraire sepoursuit jusqu'à Paris par les bords ducanal de l'Ourcq.

    26

  • Promeneurs et pêcheurs

    Les canaux se parcourent aussi à pied.Les chemins de halage continus etentretenus sur le canal de l'Ourcqpermettent aux randonneurs dedécouvrir la richesse du patrimoinebordant la voie d'eau longée par deschemins balisés.

    L'aménagement progressif des berges, lademande accrue des populations enquête d’espaces de détente et de loisirsnature, conduisent à une véritablemutation du réseau fluvial de la Ville deParis. La qualité de ses sites est telle qu'ildispose de tous les atouts pour réussir.

    A pied :

    Canal de l’Ourcq :Accès possible tout au long du canal de l'Ourcq, cheminement praticable sur l'ensemble du chemin de halage.Chemin balisé pour la randonnée entreVillers-les-Rigault et Mareuil-sur Ourcq.

    Canal Saint-Martin :Hôtel du Nord : 102, quai de Jemmapes Paris (10e), métro : Jacques Bonsergent ou Château-Landon.

    Bassin de la Villette :- accès : quai de la Seine (19e), Métro : Stalingrad.- pont-levant de Crimée : rue deCrimée, (19e) métro : Crimée.

    Canal Saint-Denis :1re écluse Saint-Denis : face à la Citédes sciences, métro : Porte de laVillette.

    27

  • 28

    Des sites particuliers à visiter sur lecanal de l'Ourcq

    USINE ÉLÉVATOIRE DE TRILBARDOUAccès par la RN3 direction Meaux, Puis CD 27 direction Trilbardou.Adresse : route de Charmentray,77450 Trilbardou.Visites guidées organisées parl'association "Au fil de l'Ourcq" (AFLO)Réservation par courrier :BP 55 Vaujours ou par internet :[email protected]

    USINE ÉLÉVATOIRE DE VILLERS-LES-RIGAULTAccès par la RN3 depuis Meaux,direction Trilport, puis à Trilport par leCD 17, direction Lizy-sur-Ourcq. A Isles-les-Meldeuses, prendre la directionde Congis-sur-Thérouanne, première rueà droite après le franchissement de laMarne, dans le hameau de Villiers-les-Rigault.Adresse : Villiers-les-Rigault,77440 Congis-sur-Thérouanne.Visites guidées organisées parl'association "Au fil de l'Ourcq" (AFLO)Réservation par courrier :BP 55 Vaujours ou par internet :[email protected]

    ÉCLUSE DE VARREDDESAccès depuis Meaux par le CD 405jusqu'à Varreddes. Dans Varreddes

    prendre à gauche direction Barcy, cetteroute franchit le canal de l'Ourcq auniveau de l'écluse.Accès libre à pied.

    ANCIENNE ÉCLUSE OVALE DEMAREUIL-SUR-OURCQAccès depuis Meaux, direction Villers-Cotterêts par le CD 405 jusqu'àMareuil-sur-Ourcq. Dans Mareuil,continuer le CD 405 vers La Ferté-Milon, franchir la rivière d'Ourcq,l'ancienne écluse est à droite à l'avalimmédiat du vannage.

    DÉRIVATION DU CLIGNONAccès depuis Meaux, direction Villers-Cotterêts par le CD 405 jusqu'à May-en-Multien. Dans ce village prendre àdroite jusqu'à Crouy-sur-Ourcq puisMontigny-l'Allier. A Montigny-l'Allier,traverser le Clignon direction Mareuil-sur-Ourcq puis prendre la premièreroute à gauche dans le village. Passerdevant la commanderie des Templiers etrejoindre le cours du canal du Clignon.A pied, par le halage, vous pouvez aller jusqu'au pont-canal (500 m) ourejoindre le canal de l'Ourcq (1,5 km).A proximité du pont-canal par un petitchemin longeant la rivière d'Ourcq enrive droite, vous accédez aux vestiges dela porte d'eau de Neufchelles.

  • MUSÉE DE CROUY-SUR-OURCQAccès depuis Meaux, direction Villers-Cotterêts par le CD 405 jusqu'à May-en-Multien. Dans ce village, prendre à droite jusqu'à Crouy-sur-Ourcq. Le musée est situé dans le donjon de la Houssoy (face à la gare SNCF).Ouverture au public, se renseigner à la mairie de Crouy-sur-Ourcq(Syndicat d’initiative : 01 64 35 60 95).

    29

    La rivière d’Ourcq dans la traversée de La Ferté-Milon.

    En bordure de l’Ourcq.

  • 30

    Plan général

  • 31

  • Le réseau fluvial de la Ville de Paris estparticulier, en ce sens qu'il s'agit du seulréseau fluvial français appartenant à unecollectivité locale et cela depuis saconstruction. C'est aussi un ouvragecomplexe, à la fois aqueduc et canal denavigation, puisqu'il assure depuisl'origine une double fonction detransport et d'adduction d'eau.

    Ces deux singularités ont entraîné laconstruction, puis la préservation d'unouvrage exceptionnel qui illustre legénie technique des ingénieurs dudix-neuvième siècle.

    Mais l'histoire de ce réseauavait commencé bien avantla construction du canal del'Ourcq, puisque lespremiers travaux de cana-lisation de la rivière d'Ourcqont été engagés vers 1530sur la base d'un projetprésenté par Louis deFoligny.

    Suite à ces premiers travaux, onretrouve trace de l'arrivée solennelle àParis sur les quais du Louvre, le 15juillet 1636, du premier bateau chargéde blé, parti de La Ferté-Milon. Ne dit-on pas que Léonard de Vinci, inventeurde l'écluse à sas, y aurait construitles premières écluses de ce type ?

    Si un doute subsiste sur ce point, le cours de la rivière d'Ourcq porte, lui, le témoignage de nombreux vestiges des travaux de canalisation qui se sont déroulés notamment aux dix-huitième et dix-neuvième siècles. On

    y retrouve les vestiges d'écluses à sasovales comme à Mareuil-sur-Ourcq1, ainsi que des portes

    d'eau dont le fonctionnementhasardeux (de nombreuxbateaux chaviraient) estparfaitement expliqué dans lepetit musée de Crouy-sur-Ourcq2.

    Au fil du temps, desaméliorations ont été apportées,notamment au début du dix-neuvième siècle, grâce àRègemorte3. Ces interventions

    Lanterne en usage à bord des péniches, (XIXème siècle).

    Un patrimoine historiqueoriginal

    32

  • ont essentiellement consisté àremplacer certaines portes d'eau pardes écluses à sas rectangulaire et àcréer des bras supplémentaires évitantles moulins. On retrouve à Lizy-sur-Ourcq des écluses de Règemorte fortbien conservées.La mise en service du canal de l'Ourcqen 1822 a eu pour effet de condamnerl'usage pour la navigation de la partie

    située en aval de la prise d'eau dunouveau canal. La partie de vingt-quatre kilomètres située entre Mareuil-sur-Ourcq et le confluent avec laMarne ne joue plus qu'un rôled'évacuation des crues de la rivièred'Ourcq.

    33 33

    Fer de perche à bouter.

    Le canal de l’Ourcq.

    1. site à visiter, voir page 282. site à visiter, voir page 293. voir biographie, page 43

  • Le canal de l’Ourcq

    Le canal de l'Ourcq est raccordé sur larivière d'Ourcq à Mareuil-sur-Ourcq(Oise) et se développe sur presque centkilomètres pour aboutir au bassin de laVillette. Construit aux frais descontribuables parisiens, en vertu d'uneloi de 1802, il résulte d'une volontépersonnelle très affirmée de Bonaparte.

    Le profil en long théorique comportaitune pente de 6 cm par kilomètre sur letiers aval et le tiers amont et de 9 cm par kilomètre dans le tiers central. Cettedisposition qui répondait à un soucid'acheminement à Paris de l'eau «vive»,de bonne qualité, selon les critères del'époque, s'est avérée extrêmementpréjudiciable pour la navigation. Il étaiten effet quasi impossible de « tenir » leplan d'eau dans la partie centrale et lesmariniers « tempêtaient » déjà contre laCompagnie des Canaux qui ne leurassurait pas des niveaux d'eauconvenables. D'importants travaux ont

    donc été entrepris àl'instigation

    d'Émile Vuigner, directeur technique dela société concessionnaire, entre 1839 et1841.

    Les écluses du canal de l’Ourcq

    En définitive, la solution retenue lamoins onéreuse, a consisté à créer cinqécluses sur le canal.

    La dernière écluse de Vuigner est encoreen service à Varreddes1, les quatreautres, vétustes, ayant été reconstruitesentre 1991 et 1998.

    Vuigner avait hésité sur le dessin desécluses : soit reproduire les écluses qu'ilfaisait construire sur la rivière d'Ourcq àla même époque (un seul sas avec deuxtêtes équipées de portes à doublesvantaux dégageant 5,20 mètres depassage), soit construire une écluse àdeux sas dégageant un passage libre de3,20 mètres et permettant d'écluser troisflûtes d'Ourcq simultanément.Le fait que la Compagnie des Canaux,concessionnaire de la navigation sur le

    canal, lançait à cette époquel'exploitation d'un coche d'eaurapide permettant d'assurer la liaisonrégulière Paris-Meaux, conduisit àopter pour la deuxième solution. Unsas était réservé à la navette, l'autreaux bateaux de fret. Dans tous les

    34 Usine de Villers-les-Rigault.

  • 35

    cas, vu la très faible chute de l'ordre dequarante centimètres, les bajoyersétaient verticaux. Les écluses étaientdoublées par des petits barrages àaiguilles. Il est à noter que les éclusesreconstruites entre 1991 et 1998 ontadopté l'autre hypothèse de Vuigner,puisqu'il s'agit d'écluses à un seul saséquipées de portes à doubles vantauxdégageant 5,20 mètres de passage. Cettesolution, compatible avec les usagesactuels, s'inscrit dans une cohérencehistorique.

    Écluse de Varreddes.

    Maquette d’une flûte d’Ourcq.

    Le canal de l’Ourcq.

    1. site à visiter, voir page 28

  • 36

    A la même époque, pour améliorerl'alimentation en eau du canal, il futdécidé de capter les eaux du Clignon,petit affluent de la rive gauche del'Ourcq, ce qui supposait lefranchissement du cours aval de l'Ourcq.

    Après avoir hésité sur le gabarit à donnerau canal du Clignon1, Vuigner opta pourun canal navigable, ce qui nous valut laconstruction du pont-canal,remarquable ouvrage à trois archeslaissant, comme les écluses, le passageaux bateaux de 3,20 mètres de large.

    A la suite de périodes de sécheressesévère pendant les années 1858 à 1865,la navigation sur les canaux Saint-Deniset Saint-Martin s'était trouvée presqueparalysée. La décision fut prise d'autori-ser la Ville de Paris à puiser en Marne, àIsles-les-Meldeuses et à Trilbardou, levolume d'eau nécessaire pour parfaire ledébit du canal.

    A Trilbardou, la Ville de Paris avaitracheté un moulin existant au momentde la faillite des établissementsLangenard et Cie. Ces établissements yexerçaient une activité de tréfilerie etlaminage en utilisant l'énergie de lachute d'eau.

    Après avoir installé, en 1865 et dansl'urgence, des machines à vapeur Farcotpour actionner des pompes de débitmodeste (40 l/s), la Ville de Paris se

    1. site à visiter, voir page 28

    Pont canal du Clignon.

    La dérivation du Clignon

    L’usine de pompage de Trilbardou

  • tourna vers l'utilisation de l'énergiehydraulique. Ce n'est qu'en 1867 que lebarrage de Trilbardou disposa enfind'une chute d'eau, certes peuimportante, mais suffisante pourenvisager la construction d'une machinehydraulique conséquente.

    La Ville de Paris confia à AlphonseSagebien, célèbre ingénieur hydraulicien,le soin de réaliser la machine.

    Sagebien avait créé ce qu'il appelait lesroues-vannes, qui constituaient le stadele plus abouti des roues de moulin,fonctionnant plus par le poids d'eau quepar la vitesse du courant. Les machinesfabriquées par Sagebien1 étaient par-faitement adaptées aux faibles chutesd'eau mais nécessitaient des débitsimportants. Ces machines permettaientégalement une introduction de l'eau àdes hauteurs variables en fonction duniveau de la Marne.

    La machine de Sagebien était à cetteépoque une référence ; Belgrand, qui

    n'avait pas la réputation de prodiguerfacilement des compliments, disait d'elle : « C'est certainement le meilleurmoteur que la Ville possède ».

    La machine de Sagebien, désormaisclassée monument historique, estdécouverte chaque année par des milliersde visiteurs. Un petit musée et une salleaudiovisuelle agrémentent la visite etprésentent les machines de pompagemais également différents aspects ducanal de l'Ourcq2.

    Usine de Trilbardou - roue Sagebien.

    Usine de Trilbardou - salle des pompes hydrauliques.

    Barrage de Trilbardou.

    1. voir biographie, page 432. site à visiter, voir page 28

    37

  • 38

    A la même époque, la Ville de Parisengagea un autre projet d'usine depompage pour l'alimentation du canalde l'Ourcq situé cette fois à Villers-les-Rigault1 près du village d'Isles-les-Meldeuses.

    Même si le projet d'origine consistait àpomper l'eau restant dans l'Ourcq enutilisant la force motrice de la chuted'eau du barrage d'Isles-les-Meldeusessur la Marne, il s'est vite avérébeaucoup plus simple de laisser leseaux restantes de l'Ourcq se déverseren Marne et de pomper l'équivalentdirectement dans cette rivière. C'estcette solution qui a été finalementadoptée, non sans de vives oppositions

    des usiniers de l'époque. La puissantecorporation des meuniers et enparticulier les propriétaires desmoulins de Meaux installés au pont dumarché s'opposaient fermement au projet, craignant d'avoir à subir les perturbations que le nouvelétablissement ne manquerait certaine-ment pas de créer sur l'écoulement dela rivière.

    Il a fallu, là aussi, attendre 1866 pourque le décret impérial du 11 avrilmette un terme aux dernièresrésistances. C'est cette fois à Louis-Dominique Girard2 que fut confiée laconstruction de la machine.

    Cette machine est particulièrementintéressante parcequ'il s'agit d'unp r o t o t y p ef o i s o n n a n td'innovations.V é r i t a b l e m e n tnovatrice, cettem a c h i n epréfigure lest e c h n i q u e splus modernesdes turbinesqui seronte n s u i t egénéralisées.

    L’usine de pompage de Villers-les-Rigault

    Fanal de signalisation des bateaux.

    Usine de Villers-les-Rigault - roue turbine Girard.

  • 39

    Il semble bien que les deux machinesde Trilbardou et Villers-les-Rigault,construites à la même époque,marqueront la charnière entre deuxtechnologies, celle traditionnelle desroues de moulin dans leur version laplus aboutie et celle des turbines.

    Comme l'usine de Trilbardou, l'usinede Villers-les-Rigault est classéemonument historique et ouverte aux

    visiteurs. Contrairement à la pompe deSagebien dont le rôle pourl'exploitation est devenu secondaire,les roues-turbines de Villers-les-Rigault, après avoir été arrêtées en1976, ont repris du service après uneadaptation discrète permettant unfonctionnement sans présencehumaine constante.

    Rivière d’Ourcq canalisée : Port-aux-Perches.

    Écluse de Varreddes.

    1. site à visiter, voir page 282. voir biographie, page 43

  • Le réseau fluvial de la Ville de Pariscomporte d'autres ouvrages tout à faitremarquables ; on peut citer, datant de1885, le pont-levant de la rue deCrimée à Paris (19e). Très bel ouvraged'art avec ses colonnes en fonte et sesgrandes roues, il ferme le bassin de laVillette. Fonctionnant grâce à lapression d'eau du réseau parisien, cetouvrage a été modernisé et automatisésans modification de son aspect. Ilcomporte ainsi un curieux mélange destechnologies des dix-neuvième etvingtième siècles. Il est classémonument historique ainsi que lapasserelle adjacente.

    Le canal Saint-Martin :une atmosphèreRemarquable également, l'ensembledu canal Saint-Martin avec sasuccession de voûtes réalisées entre1820, 1860 et 1906, ses deux pontsmobiles dont le tablier de l'un d'eux aété reconstruit à l'identique et sespasserelles célèbres datant de ladeuxième moitié du dix-neuvièmesiècle. Il s'inscrit dans l'histoire aussibien que dans le paysage urbain de lacapitale.Le décor exceptionnel du canal Saint-Martin a inspiré de nombreuxcinéastes et décorateurs. Est-il encore

    Un patrimoine exceptionnel

    Square Frédérick Lemaître, Paris 20e.

    40

  • 41

    besoin de citer le quartier du quai deJemmapes et son Hôtel du Nord1

    reproduit fidèlement en studio parAlexandre Trauner pour le film dumême nom réalisé par Marcel Carnéen 1938. Aujourd’hui, tout est en place

    et le souvenir de ce film mythiqueajoute une touche nostalgique à lapoésie du lieu.

    Le réseau fluvial de la Ville deParis constitue un patrimoinehistorique de tout premier plan.On doit probablement à l'unicitédes gestionnaires d'avoir supréserver et mettre en valeur toutce qui pouvait l'être.

    C'est sans doute une belleillustration d'une solution decompromis au débat entre « conservation à l'identique » quifige et peut tuer un ouvrage et « modernisation » faisant fi dupassé qui efface l'histoire. C'est entout cas une chance pour lamémoire et un atout pour ledéveloppement des activitéstouristiques qui prennent, grâce à l'histoire, une tout autredimension.

    Porte-voix en usage sur les péniches.

    1. site à visiter, voir page 27

  • 42

    Les mots des canauxBajoyer : mur en maçonnerie formant les parties latérales d'une écluse.

    Barrage à aiguilles : dispositif hydraulique permettant de régler la hauteur du plan d'eaud'une rivière (ou d'un canal), en plaçant verticalement un plus ou moins grandnombre de poutres (aiguilles) réduisant la section de passage de l'eau.

    Bassin d'épargne : bassin situé latéralement au sas d'une écluse de grande chute, permettant d'économiser une partie de la quantité d'eau nécessaire lors deséclusages.

    Bief : tronçon de la voie d'eau situé entre deux écluses.

    Bollard : gros fût cylindrique en acier coulé et à tête remplie implanté sur un quai pourl’amarrage.

    Flûte d'Ourcq : bateau traditionnel de la rivière puis du canal de l'Ourcq. Ces barges àfond plat, non motorisées, de 28 mètres de long et de 2,80 mètres de large pouvaientacheminer 80 tonnes de fret.

    Gabarit Freycinet : du nom du ministre des Transports qui normalisa un type de pénichesautomotrices de 38,50 mètres de long et de 5 mètres de large pouvant transporter300 tonnes de fret. Ce type de bateaux a entraîné un gabarit d'écluses adaptées à cesdimensions.

    Marnage : variation du niveau d'eau d'une rivière.

    Mouillage : hauteur d'eau garantie à la navigation.

    Pente hydraulique : pente mesurée à la surface de l'eau provoquant un écoulement.

    Sas : espace situé entre les portes amont et aval d'une écluse.

    Vantail : partie mobile des portes d'écluse, il existe des portes d'écluse à un ou deuxvantaux.

    Vantelle ou vannelle : vanne verticale située sur une porte d'écluse et permettant deremplir ou de vider le sas.

    Bollards

  • 43

    Eugène Belgrand : Ingénieur et géologue français né à Ervy(Aube) en 1810, mort à Paris en 1878. Ilorganise le système d'égouts etd'adduction d'eau de Paris. Admis àl'Académie des Sciences en 1871, ildevient chef du service des eaux et deségouts de Paris et supervise à ce titre laconstruction des usines de pompage deTrilbardou et Villers-les-Rigault.

    Pierre-Simon Girard : Ingénieur des Ponts et Chaussées etmathématicien, né à Caen le 4 novembre1765, mort à Paris le 30 novembre 1836.Auteur d'importants travaux sur larésistance des matériaux, il construit lecanal d'Amiens et le canal de l'Ourcq.

    Règemorte : Issu d’une famille de “grands commis”,le père et les fils Règemorte, ont joué unrôle éminent dans la fortification,l'hydraulique et les Ponts et Chaussées.C'est probablement à Louis Règemorteque l'on doit la grande écluse de Lizy-sur-Ourcq en 1748, sur le cours inférieurde la rivière d'Ourcq.

    Alphonse Sagebien : 1807-1892, ingénieur hydraulicien né àAmiens, inventeur de la roue à aube quiporte son nom “la roue Sagebien”. Il aapporté des innovations constantes surles roues à aubes dont celle deTrilbardou qui est la plus importante parla taille.

    Louis-Dominique Girard :Ingénieur hydraulicien, mort en 1871,inventeur des roues à turbines de Villers-les-Rigault.

    Ils ont fait les canaux…

    Eugène Belgrand

    Alphonse Sagebien

  • 44

  • Notes..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

  • ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

    ..................................................................................................................................

  • Cette brochure est éditée par la Direction Générale de l’Information et de la Communication et la Direction de la Voirie et des Déplacements.

    Responsable d’édition : Jacques BarozziRédaction : Patrick Simbault, Jean-Pierre Dubreuil, Claude Gaudin, Jean Papoul.

    Création, réalisation :KAWAN : 01 39 04 24 97

    Les objets de batellerie sont reproduits grâce au concours et à l’aimable autorisation du musée de la Batellerie

    de Conflans-Sainte-Honorine.

    Crédit photos : Photothèque Direction de la Voirie et des Déplacements

    Photographies : Pierre-Jean Santini, Dominique Soulé, Graebling

    Mai 2007

  • MAIRIE DE PARIS

    DIRECTION GÉNÉRALE

    DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

    DIRECTION DE LA VOIRIE

    ET DES DÉPLACEMENTS

    MdP_Inter 1MdP_Inter 2