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Transcom-Info octobre 2014

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Page 1: Transcom-Info octobre 2014

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S o m m a i r e

C h e m i n s d e f e r

Ca bouge beaucoup à la SNCB ! p.10

2014 : Congrès de la F.I.S.A.I.C.  p.14

I n t e r s e c t o r i e l

Wallonie : La Déclaration de Politique Régional p.4

Congrès ITF de Sofia: les travailleurs du transport

font de la résistance p.6

Quelles sont les conséquences d’une coupure

d’électricité au travail? p.9

P o s t e s

Régionale du Brabant Wallon  p.17

Fête des pensionnés p.17

CP du 25/09/2014 – Travail des facteurs : p.18

T é l é c o m

La façade change mais pas la politique. p.23

Le climat social se dégrade p. 24

T r a n s p o r t r o u t i e r

UBER, le cheval de Troie du dumping social p.20

Syndicats européens du transport routier p.22

Formation des délégués p.22

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Glacial et dur

Le réchauffement de la terre n’est pas un mythe, mais il est certain que notre pays se refroidit de plus en plus. Le 25 mai dernier, l’électeur a opté pour un vent nouveau sous forme d’un nouveau gouvernement fédéral de (centre-)droite. Ce gouvernement doit faire des choix en ces temps financièrement difficiles et, soyez tranquilles, il les fera.

Les choix sont faits selon une idéologie qui est libérale et qui ne touche pas aux fortunes et aux entreprises. Mais qui doit alors payer l’addition ? Ce seront principalement les travailleurs qui subiront les économies. Les travailleurs ne doivent pas compter sur une augmentation salariale, bien au contraire. Il y aura un saut d’index et la marge pour les négociations salariales est tronquée. Dans les secteurs publics, les départements devront effectuer le même travail avec moins de moyens. Les jeunes auront (encore) moins de chances de trouver du travail, les plus âgés devront travailler plus longtemps et les systèmes en matière de travail à temps partiel seront revus à fond. De ce fait, la combinaison entre le travail et le foyer deviendra encore plus difficile.

Nos affiliés et nos militants se posent énormément de questions. Il est donc évident que l’inquiétude est grande, car “qu’est-ce que cela signifiera pour moi” ? Les gens ne sont pas uniquement inquiets, mais également fâchés de devoir, à nouveau, payer la note. Il y a pourtant une alternative: une répartition plus équitable des charges pourrait donner beaucoup d’espace financier. Mais cela aura-t-il lieu  ? Ce gouvernement choisira-t-il d’imposer les grosses fortunes ? Les entreprises paieront-elles effectivement leur impôt sur les sociétés ? Sans parler des grandes entreprises qui font usage de toutes les échappatoires possibles pour maintenir leur taux d’imposition le plus bas possible afin de chercher à atteindre le maximum de bénéfices.

Tant qu’il n’y aura pas d’économies équilibrées, nous continuerons à nous opposer. Nous souhaitons avoir la possibilité d’apporter notre contribution par le biais de la concertation sociale et de conclure conjointement des accords. Nous voulons que les plans soient adaptés en vue de prendre des mesures plus justes et équilibrées pour l’ensemble des catégories de revenus et faire ainsi porter les charges les plus lourdes par les épaules les plus larges.

A l’heure de mettre sous presse, les partis de la coalition ont mis au point la déclaration de politique générale et ne discutent plus que sur le ‘casting’ gouvernemental. Ce qui est paru dans la presse et ce qui a été dit par les pontes de ces partis est, semble-t-il, encore plus grave que prévu. Dès lors, la lutte sociale va commencer. Ne rangez pas trop vite vos anoraks verts et vos drapeaux, ils vont servir abondamment dans les mois ou les années à venir.

E d i t o r i a l

R é d a c t i o n :Marc Scius

M i s e e n p a g e :Emmanuel LeconteImprimerie G. Doneux et Fils, Mettet

I m p r e s s i o n :Corelio Printing, Groot Bijgaarden

D i s t r i b u t i o n :Imprimerie G. Doneux et Fils, Mettet

P h o t o s :Rédaction CSC-Transcom

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W a l l o n i e   : L a D é c l a r a t i o n

d e P o l i t i q u e R é g i o n a l e ( D P R )

I n t e r s e c t o r i e l

IntroductionIl convient de dire que nous ne disposons encore que de la DPR, mais qu’à l’heure de boucler cette édition, le gouvernement wallon n’a pas encore d’accord sur son budget. Or, il est connu que les économies à venir (de l’ordre de plus d’un milliard d’euros) vont fortement peser sur ce budget, d’autant plus qu’à notre connaissance, les efforts se porteront sur les dépenses, rien ne semblant prévu en matière de recettes nouvelles (fiscales notamment). Ceci alors même que le transfert de compétences pourrait envisager cette hypothèse complémentaire. De la part d’un gouvernement se revendiquant de centre-gauche, cela semble étonnant. Nous n’aborderons ci-dessous que les volets emplois, formation et services publics de cette DPR. Nous reviendrons le mois prochain sur les volets mobilité et emploi durable.

Nous tenterons de mettre tout cela en rapport avec la position de la CSC et de notre memorandum CSC Transcom présenté aux politiques au printemps dernier.

L’emploiPour le gouvernement wallon, l’augmentation du taux d’emploi est une priorité pour la législature actuelle (ndlr : pour rappel, le taux d’emploi est le nombre de personnes disposant d’un emploi par rapport aux personnes en âge de travailler, càd entre 15 et 64 ans. Il ne s’agit donc pas du taux de chômage !).

Pour cela, la priorité est mise sur l’emploi marchand, qui doit être le moteur premier de cette priorité, avec le soutien du service public et de l’emploi non-marchand. Pour ces deux acteurs, la DPR affirme la nécessité de transformer certaines aides à l’emploi en aides sectorielles, en veillant à leurs effets. La volonté est aussi de limiter les pratiques de multiplication d’accès aux réductions de cotisations sociales. De plus, des incitants seront mis en place afin de favoriser la formation et de poursuivre la lutte contre les discriminations.

Dès lors, le gouvernement wallon souhaite :

• Activer les bons leviers afin d’inciter les entreprises à engager, notamment par le biais de :- Simplifications à l’embauche ;- Soutien à l’embauche des jeunes ;- Soutien aux secteurs économiques les plus porteurs et aux

PME/TPE ;- Encouragement à l’autocréation d’emploi (les indépendants,

quoi !) ;- Accès à l’emploi pour les publics les plus fragilisés et

actuellement éloignés de l’emploi.• Etendre l’accès aux aides aux personnes exclues du chômage

et aux personnes rentrantes sur le marché du travail.• Réorienter des moyens actuellement consacrés à des dispositifs

d’aide individuelles vers des dispositifs collectifs et structurels.• Eviter les concurrences interrégionales et sécuriser les parcours

professionnels (cellules de reconversion, expériences de regroupement d’employeurs, etc …).

• Encadrer la migration économique des travailleurs en protégeant mieux les travailleurs étrangers victimes d’exploitation par leur employeur, et lutter ainsi contre le dumping social.

Concernant les jeunes, la volonté du gouvernement wallon est de maximiser les chances pour eux d’accéder au marché du travail et de s’y maintenir.

Pour cela, le gouvernement entend baliser "un trajet pour l’emploi" en :

•Activant le dispositif de la garantie jeunes ;• Activant un suivi adapté dès les premières semaines qui suivent

la sortie des études ;•Facilitant l’accès rapide aux stages ;•Facilitant les aides ciblées à l’engagement des jeunes.

Il convient de souligner deux volontés claires du gouvernement wallon :

• Renforcer la coordination entre des différentes mesures telles que ALE, IDESS, aides et soins à domicile, titres-services, etc … (ndlr : cela impliquera-t-il une refonte des différents budgets alloués dans une même enveloppe et un changement des modes d’attribution ? Ce n’est pas impossible !). A noter que pour les titres-services, le gouvernement n’entend pas augmenter leur prix, souhaite pérenniser des emplois de long terme, favoriser les entreprises qui travaillent dans la stabilité, avec un souci de formation des travailleurs et de bien-être au travail, et envisage un accord avec la région de Bruxelles-Capitale.

• Réfléchir à une globalisation des diverses aides à la créations d’emplois et ainsi rationaliser davantage ces aides, augmenter le contrôle des dépenses et analyser mieux les résultats obtenus en terme de création réelle d’emplois durables.

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Ajoutons encore que le gouvernement wallon a l’intention d’accompagner le dispositif d’accompagnement des demandeurs d’emploi en l’individualisant sous forme d’un plan d’action personnalisé, et en soutenant et développant la fonction de conseiller-référent. Tout ceci serait accompagné d’autres mesures spécifiques à l’égalité entre hommes et femmes, aux conditions de travail, à une attention particulière aux personnes qui ont quitté l’emploi de longue date. Pour ce qui concerne le contrôle de la disponibilité des demandeurs d’emploi, le gouvernement wallon confirmera le rôle prépondérant du FOREM et veillera à améliorer son efficacité dans ce domaine, notamment en établissant davantage de collaboration.

Pour la CSC et la CSC Transcom en particulier

Comme nous le disions en introduction, la DPR manque cruellement de chiffres et ne dit rien sur les timings prévus, ni sur les priorités qui seront mises en avant. Il est donc difficile d’y voir autre chose qu’une liste de bonnes intentions. Liste que nous accueillons cependant favorablement, en particulier sur ces accents mis sur l’emploi des jeunes et les services de proximité.

Pour la CSC, le principal est bien sûr le maintien et la création d’emplois de qualité pour toutes et tous. Et comme la CSC Transcom le soulignait dans son memorandum, l’implication des interlocuteurs sociaux dans un dialogue constructif est une priorité et la DPR semble suivre cette voie, mais il conviendra de rester vigilant à ce sujet.

La formationLa DPR et donc le gouvernement wallon entend bien

•Renforcer les politiques de formation ;•Renforcer le lien entre la formation et l’emploi ;•Confirmer l’alternance comme filière d’excellence ;• Soutenir la certification pour la formation professionnelle et la

reconnaissance/validation des compétences ;•Encourager la formation continue ;• Soutenir les dispositifs en matière d’apprentissage des langues.

Pour la CSC

Il est nécessaire de mieux anticiper les besoins de formation professionnelle via une gestion prévisionnelle des emplois et

des compétences utiles aux entreprises. De plus, il s’agirait de rationaliser l’offre de stage en entreprise et de garantir un nombre suffisant de places aux apprenants.

Concernant l’alternance, la CSC souligne la nécessité de développer un tutorat en entreprise et de valoriser les compétences acquises sur le terrain. La formation continue doit aussi être encouragée.

Concernant le congé éducation payé (CEP), il est clair qu’il faudra préserver ses moyens. Cependant, la régionalisation de ce CEP, au lieu d’une communautarisation, laisse craindre qu’il ne soit désormais orienté que vers la formation qualifiante, au détriment de l’objectif d’épanouissement personnel qui était un de ses buts premier.

Et, de nouveau ici, comme dans le volet ‘emploi’ : pas d’objectifs chiffrés, pas d’éléments budgétaires, pas de calendrier clair, et, spécifiquement, pas de référence aux bassins Emploi-Formation-Education ou aux Comités sub-régionaux pour l’emploi. La CSC rappelle aussi que le rapprochement entre l’école et les entreprises à des limites.

L’emploi publicLe gouvernement wallon, comme déjà dit ci-dessus, entend bien soutenir l’emploi public et non-marchand, notamment pour pousser l’emploi dans le secteur marchand. L’idée semble bien être celle de mieux orienter les aides publiques vers des emplois d’utilité publique, lesquels représentent certainement un caractère de durabilité et de proximité.

La CSC Transcom

Rappelle que ‘emploi public’ ne signifie pas nécessairement ‘service public’, et que la question du statut des travailleurs œuvrant dans ce domaine reste très importante. Un statut stable des travailleurs est une garantie de services de qualité sur le long terme et des salaires stables permettent aussi aux travailleurs de se positionner en tant que consommateurs fiables, garants d’une économie soutenue par la demande.

La CSC Transcom plaide également pour une part majoritaire des pouvoirs publics dans les organismes ou entreprises fournisseurs d’emplois publics.

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C o n g r è s I T F d e S o f i a : l e s

t r a v a i l l e u r s d u t r a n s p o r t f o n t d e

l a r é s i s t a n c e

I n t e r s e c t o r i e l

Du 10 au 16 août, ITF, le syndicat international du transport, a organisé son congrès quadriennal à Sofia en Bulgarie. 1719 participants provenant de 372 syndicats et de 114 pays représentaient 3.986.844 travailleurs du secteur des transports. C’était donc une délégation très représentative d’un secteur actuellement confronté à de nombreux problèmes, défis, revers et succès. Le congrès était organisé en réunions plénières au cours desquelles de grandes lignes de force ont été définies autour de thèmes tels que les droits des travailleurs internationaux, la concertation sociale dans les entreprises multinationales, les réseaux syndicaux transcendant les frontières, la place des femmes dans le secteur du transport et ses syndicats.

En marge des sessions plénières, les différents secteurs du transport se réunissaient en sections distinctes : chemins de fer, pêche, dockers, marins, transport fluvial, aérien et routier. Les syndicats participants avaient également l’opportunité d’organiser d’autres activités autour du thème de leur choix.

La CSC Transcom était présente en force à ce congrès et a pris part à différentes réunions. Sa délégation a aussi noué des contacts individuels avec des collègues syndicalistes avec lesquels une collaboration pourra s’établir autour de dossiers intéressants.

Les documents du congrès, parmi lesquels un document de base très intéressant, “De la crise mondiale à la justice mondiale, les travailleurs du transport font de la résistance », se trouvent sur le site Web www.itfcongress2014.org. Vous y trouverez également les motions d’actualité, entre autres sur la situation à Gaza et sur divers conflits politiques impactant les travailleurs.

Chemins de fer : la libéralisationAu sein de la section des chemins de fer, de nombreux cheminots sont venus expliquer les conséquences de la libéralisation et de la privatisation sur l’emploi, les conditions de travail, la sécurité et l’offre de service.

La Nouvelle-Zélande a connu la restructuration, la libéralisation, la privatisation et la renationalisation du secteur. La libéralisation a eu des conséquences clairement négatives sur les chemins de fer anglais. Ses objectifs avaient pourtant été présentés de manière positive (amélioration pour les voyageurs) mais ils ne se sont pas concrétisés. Il est extrêmement important que les syndicats des chemins de fer des différents pays échangent leurs expériences diverses, y compris au sujet de la sécurité, pour qu’elles puissent servir à tous.

Il existe des analogies frappantes dans les motivations données par les différents responsables des chemins de fer. Selon eux, les investissements sont devenus impossibles suite aux économies réalisées par les gouvernements, ce qui justifie le caractère inévitable de la privatisation du rail. En fait, celle-ci reste toujours un choix politique et ce dernier se porte trop peu souvent sur une politique durable de mobilité.

Les dockers se battent ensembleAu programme chez les dockers  : la conférence « Union Busting », l’externalisation et l’automatisation croissante dans les ports.

La solidarité internationale n’est pas un vain mot dans les ports. Des exemples provenant de divers dossiers internationaux montrent qu’une solidarité forte est une absolue nécessité. Des dossiers américain (US West Coast Grain

Terminal), kenyan (privatisation des terminaux portuaires) et hondurien (meilleures conditions dans les ports) ont été passés en revue. « Ce n’est qu’en développant une solidarité de plus en plus forte entre syndicats que nous pourrons montrer aux employeurs que nous sommes capables de résister tous ensemble », a expliqué le secrétaire Sharon Jones.

La section des dockers dispose actuellement d’une base de données consignant l’automatisation dans les ports. Mick Doleman (Maritime Union Australia) souligne l’importance du dossier automatisation: « Nous pensions tout d’abord que l’automatisation ne concernerait principalement que les plus gros volumes, pour réduire les coûts opérationnels. Nous savons maintenant qu’elle ne concerne pas que les volumes et les coûts. Il s’agit de réduire le personnel, surtout les travailleurs qui ne vont pas dans le sens du patron ».

L’importance de la campagne Global Network Terminals (GNT) est une fois de plus établie. GNT est un signe de ralliement au sein des grandes compagnies dans les ports.

Stratégie

Il a été collégialement décidé de travailler pour les quatre années à venir sur les sujets suivants: approche coordonnée et collaboration entre les syndicats, collaboration serrée entre les syndicats des transports pour aborder les changements dans l’industrie, collaboration renforcée avec les marins pour mieux appréhender tous ensemble la campagne « Port of Convenience » (POC), développement de la solidarité entre les travailleurs employés dans les GNT, contrer l’automatisation visant à casser les syndicats et s’assurer qu’elle produise des conditions positives pour les travailleurs, etc.

Les marins déterminent le cap

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pour les quatre prochaines annéesChez les marins, l’attention s’est portée sur l’implémentation du Traité MLC. Celui-ci date de 2006 et entre en vigueur mondialement (fin août 2014 en Belgique).

Ce traité, un assemblement de conventions visant à améliorer les conditions de travail, ne résout pas tous les problèmes. Au contraire, les employeurs du secteur de la marine marchande considèrent ce traité comme un pas en arrière. Des pays (comme la Belgique) qui avaient conclus des CCT propres comportant de meilleures conditions doivent continuellement se battre pour conserver les acquis. Les employeurs veulent tous se conformer au Traité et s’y réfèrent continuellement.

En outre, un autre problème est apparu : de plus en plus d’armateurs brandissent l’attestation “conforme aux normes MLC » pour interdire aux syndicats l’accès à bord. En collaboration avec l’ITF, nous devrons réfléchir à de nouvelles stratégies à ce sujet.

Il y a également d’autres problèmes :

• La Norvège veut aussi desservir les ports européens avec son second registre. Si cela se produit, de nombreux autres pays suivront et les conventions européennes perdront toute leur valeur.

• La problématique des visas pour les marins n’a toujours pas trouvé de solution acceptable.

• Ebola: on se focalise surtout sur les transports aériens mais le problème est tout aussi réel chez les marins.

La section a également porté son attention sur les motions de fatigue et les prescriptions portant sur les équipages, le traitement équitable des marins en cas d’accident et les congés de débarquement.

La collaboration entre les divers secteurs du transport a aussi été abordée. Dans ce cadre, il a été demandé aux marins de ne pas voler avec des compagnies aériennes considérées comme agissant de manière déraisonnable par les collègues de ce secteur.

Pêcherie: la lutte contre l’esclavagismeLa section pêcherie de l’ITF s’est surtout concentrée sur la manière dont nous pouvons lutter contre l’esclavagisme moderne, l’exploitation et la traite humaine organisée dans le secteur de la pêche.

La campagne commune à l’ITF et l’IUF (organisation syndicale internationale dans l’industrie alimentaire) intitulée «  From Catcher to Counter » se poursuit. Les pêcheurs méritent la protection et le respect des employeurs, gouvernements et organisations internationales. Le traitement scandaleux des pêcheurs et travailleurs du secteur de la pêche par les entreprises multinationales de pêche doit être combattu par tous les moyens.

Il est donc important que la convention ILO 188 soit ratifiée. Celle-ci vise à améliorer les conditions de travail et de vie des pêcheurs- marins du monde entier.

Documentaire « Mer Noire »

L’ITF a réalisé un documentaire passionnant et révélateur sur les conditions de travail à bord des navires de la Mer Noire. Les inspecteurs de l’ITF témoignent de l’exploitation et de la corruption régnant chez les marins naviguant en mer Noire. Ils ne sont pas payés pendant des mois, ne reçoivent pas à manger et travaillent dans des conditions inhumaines foulant aux pieds les plus élémentaires normes de sécurité. Le groupe professionnel « Eau » de la CSC Transcom planifie la première belge de ce film

en automne. Plus d’informations suivront.

En attendant, vous pouvez visionner la bande-annonce de ce documentaire sur : http://www.blackseadocumentary.com/

Navigation intérieureDe grands thèmes provenant des différents continents ont été abordés. De l’action syndicale au Paraguay, une convention internationale pour la navigation intérieure comme le développement autour du Canal Panama.

On a réussi au Paraguay, avec le soutien des syndicats argentins, à faire reconnaitre un syndicat pour la navigation intérieure d’une part et d’autre part on a conclu des CCT’s pour donner un minimum de droits à ces bateliers. Ces droits ont été obtenus après une longue grève des remorqueurs argentins sur le Rio Parana. Cette rivière est la seule liaison du Paraguay avec l’océan. Cela peut compter comme signal symbolique: dans un pays on fait grève pour les droits des travailleurs dans un pays voisins. Certaines histoires de la solidarité internationale, nous y participons !

Mais il se passe aussi pas mal de choses plus près de chez nous. En Europe, il s’agit surtout de la construction du futur dialogue social : la convention sur les règles de temps de travail qui entra bientôt en vigueur ; l’installation d’un inspecteur de l’ITF pour les croisières fluviales ; la reconnaissances des comités du Rhin et du Danube, etc…

Convention internationale

L’OIT ( Organisation Internationale du Travail) a aussi planifié des initiatives pour établir une convention internationale (après la pêche et la navigation maritime) pour la navigation intérieure. La première analyse des conditions de travail est presque terminée. La CSC

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I n t e r s e c t o r i e l

Transcom peut apporter une forte contribution à ce processus grâce à son expérience et ses contacts.

Le développement autour du canal de Panama sera un grand test pour notre secteur. Le respect des droits les plus élémentaires des travailleurs est mis à mal suite à la corruption locale et aux pratiques peu scrupuleuses de différentes entreprises internationales ( même Européennes) pour le développement à plus grande échelle de ce canal. Même l’OIT a déjà fait part de ses grandes craintes. C’est un défi majeur pour la navigation intérieure.

Fringe-event CSC TranscomLa CSC -Transcom a organisé à Sofia sa propre activité lors de laquelle nous avons invités les collègues permanents des autres pays à la présentation d’un exemple concret de supply chain (gestion de chaine) dans la filière de transport ou d’approvisionnement.

La présentation a expliqué comment l’entreprise locale de transport Maenhout d’Oostende a évolué en entreprise Européenne Wim Bosman et finalement en Mainfreight Mondial. On démontre ici que les entreprises vont travailler, suite à des acquisitions et des collaborations, de plus en plus à l’échelle internationale. Comme syndicat, il est important que nous structurions de plus en plus hors de nos frontières. Parce que pour chaque entreprise et pour chaque client qui met en place une supply chain, nous pourrons agir à la carte contre les éventuels abus dans une entreprise dans un autre pays.

Ce dossier a été traité Filip Muylle, délégué principal chez Wim Bosman à Oostende, et Johan Opsomer, permanent national du Transport Routier , nos deux collègues de la CSC-Transcom qui connaissent le terrain de part et d’autre de cette entreprise.

Luc Cortebeeck, ancien Président de la CSC

et actuel Président des travailleurs de l’ OIT (Organisation internationale du Travail), était invité comme conférencier. Il a expliqué dans son discours le rôle que l’OIT peut jouer dans l’histoire de la supply chain. Il s’agit alors de faire respecter les droits internationalement reconnus de tous les travailleurs dans la chaine d’approvisionnement et de transport. Le mot clé dans cette matière internationale est Solidarité !

Cet event a été un grand succès et a été suivi par une septantaine de personnes de différents pays.

Ensuite un appel a été lancé par la CSC-Transcom aux participants présents afin d’apposer leurs signatures sur une bannière. Sur cette bannière se trouve un appel à soutenir la mise en place d’un réseau syndical au sein du groupe Mainfreight. Le soutien international de ces personnes, des syndicats et de l’ITF, est un grand soutien à tous les militants et partenaires syndicaux chez Wim Bosman et Mainfreight.

Les femmes dans le Transport Routier Le jeudi 14 août, la conférence des travailleurs féminins du Transport routier s’est tenue. Une centaine de femmes du monde entier, de sections différentes ont participé à une débat animé au sujet du rôle des femmes dans le secteur du transport.

Trois grands objectifs ont été déterminés pour les années futures.

1. Plus de membres féminins.

Tous les membres de l'ITF sont encouragés à effectuer des actions destinées aux femmes avec l'objectif d’ encourager plus de membres féminins à nous rejoindre en 2018. ITF fournit le soutien nécessaire. Les projets et les actions destinées spécifiquement aux femmes, obtiendront le soutien (financier) nécessaire.

2. Femmes organisées = des syndicats plus forts

En plus de recruter davantage de membres féminins, nous avons la tâche de les organiser. En organisant les travailleurs féminins dans nos secteurs nous pouvons en effet augmenter la puissance des syndicats dans les années à venir. Comment cela se fera ? Il y aura des projets spécifiques sur lesquels les femmes travailleront entre autres, des formations sur mesure seront développées. Plus nous pouvons organiser les femmes, plus nous seront puissant comme syndicat !

3. “Toutes les femmes au pouvoir”..

… Chante Yasmine. La conférence des femmes à Sofia a exprimé comme troisième objectif que plus de femmes doivent pouvoir jouer au niveau là où les objectifs stratégiques et le processus décisionnel se passent.. Plus de femmes doivent avoir une chance de faire partie des organes de direction de l’ITF. Ceci vaut pour les membres des organes décisionnels de l’ITF et donc aussi pour la CSC Transcom.

ITF s’engage fortement, en plus de cela pour les années à venir ,dans sa campagne ‘Say no to violence against women’. Ceci dans l’espoir de freiner la violence contre les femmes dans le monde.

Après quelques heures la conférence s’est terminée .Les débats ont été fortement animés. Toute une série de projets ou d’initiatives très intéressantes organisés par / pour les femmes ont été présentés.

Toutes les femmes présentes ( et les hommes) ont reçus une mission claire pour leur retour et travail syndical dans leur pays et leur travail syndical: faire plus de travail pour, par et avec les femmes du secteur du Transport. Très réconfortant et très inspirant.

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Depuis le dysfonctionnement d’un nombre de centrales nucléaires il y a quelques semaines, il est question de coupures de courant durant l’hiver. Impossible de prédire s’il en sera ainsi ou non, mais nous voulons tout de même vous donner quelques informations à propos d’éventuelles coupures au travail.

Un plan de délestage a été établi et entrera en vigueur lors d’une éventuelle pénurie de courant. Notre pays est subdivisé en zones qui seront, à tour de rôle, coupées de courant pendant 2 à 3 heures. Ceci veut dire qu’aussi bien les employeurs que les travailleurs doivent prendre les mesures nécessaires.

Un propre réseau d’électricité ou non ?Le plan de délestage concerne principalement les ménages. De grandes entreprises qui disposent d’un propre réseau d’électricité ne sont pas débranchées. Si vous doutez que votre entreprise ait un propre réseau d’électricité, il vous est toujours possible de demander davantage de clarté à votre employeur. Il y a bien sûr de ‘plus petites’ entreprises qui sont reliées au réseau d’électricité normal des ménages repris dans le plan de délestage.

Devoir de fournir du travailD’une part, l’employeur est tenu de fournir du travail. Si ce n’est pas possible sur le lieu habituel d’occupation, il y a des alternatives. Ainsi, il est permis de travailler temporairement dans un autre établissement (ou à la maison), à condition qu’il y ait, bien évidemment, du courant. Une autre solution éventuelle est de commencer à travailler plus tôt ou de modifier temporairement l’horaire (moyennant l’autorisation de la délégation syndicale).

Il n’est cependant pas permis que l’employeur impose de prendre un jour de congé ou de repos compensatoire ce jour-là, vu que cela doit toujours se faire de commun accord.

Salaire journalier garantiSi l’employeur n’a pas pris de mesures et si le travailleur ne peut terminer sa journée de travail en raison d’une panne d’électricité dans son entreprise, le travailleur a droit à l’intégralité du salaire de cette journée.

Prendre soi-même des mesuresL’employeur doit donc prendre des mesures pour fournir du travail (hors de danger), mais en tant que travailleur, vous êtes dans l’obligation de faire en sorte que vous soyez en mesure d’effectuer le travail. Vous n’avez donc pas le droit de quitter l’entreprise plus tôt lorsqu’une coupure d’électricité se produit chez vous à domicile. Vous pouvez, en effet, anticiper les mesures à prendre pour éviter toute panique à la maison.

Débranchement volontaireUne autre possibilité envisageable consiste pour une (grande) entreprise à accepter volontairement de se laisser débrancher contre une indemnité. Ici également, le point de départ demeure que l’employeur doit continuer à payer le salaire. L’employeur peut cependant invoquer une période de chômage économique temporaire (pour autant que les conditions et les formalités soient remplies) ou planifier une fermeture collective. Le personnel doit être informé (via le conseil d’entreprise) à propos de toutes ces mesures.

Q u e l l e s s o n t l e s c o n s é q u e n c e s

d ’ u n c o u p u r e d ’ é l e c t r i c i t a u

t r a v a i l ?

Un film d’horreur même en plusieurs épisodes reste un film d’horreurCe qui est en train d’arriver est très clair. Pendant que les négociations sont en cours, le futur gouvernement tente à travers des fuites dans la presse de nous faire avaler l’horreur sociale en plusieurs bouchées.

Le saut d’index qui augmente encore de 2 % l’imposition des travailleurs, l’âge de la pension porté à 67 ans, encore plus de contrats temporaires, plus d’heures supplémentaires, du travail obligatoire pour celui qui a le malheur de perdre son emploi, moins de services publics et des services plus chers … Et qui sait ce qui sortira encore dans les heures qui viennent.

Pour les employeurs, par contre, il n’y a que des cadeaux. Encore plus de baisses de cotisations patronales et une indexation salariale que les employeurs ne devront pas payer. Tout ceci sans aucune

contrepartie au niveau de l’emploi. Les actionnaires se frottent déjà les mains.

Les détenteurs de gros patrimoines peuvent eux aussi continuer à dormir tranquillement. Nous n’entendons rien à propos de taxation sur les revenus locatifs, sur une hausse de la taxation en cas de vente d’entreprises, pas de suppression du secret bancaire, pas de mesure forte contre le dumping social, pas de mesure contre les sociétés de management, pas de frein aux intérêts notionnels, pas de lutte renforcée contre la fraude et l’évasion fiscale. Et même l’imposition des plus-values est incertaine, en tout cas fortement limitée.

Nous voulons que tout le monde contribue en fonction de ses capacités et revenus. Pas en appauvrissant les familles. Pas en mettant l’intégralité des économies à charge des travailleurs. Pas en laissant à nouveau tranquille ceux qui ne contribuent pas assez depuis des années.

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C a b o u g e b e a u c o u p à l a S N C B   !

C h e m i n s d e f e r

Plan de transport et guichets "nouvelle formule" : ça bouge beaucoup à la SNCB !Le 19 septembre dernier, une sous-commission paritaire  spéciale  était organisée où 6 des 7 points repris à l’ordre du jour concernaient la SNCB et ses agents.Dans cet article, nous n’en développerons que deux qui touchent directement  les cheminots ainsi que les voyageurs: • La nouvelle stratégie commerciale liée à la

distribution au sein de  Marketing and Sales  (B-M&S)

• Le plan de transport et ses impacts sur les charges de travail.

B-MS – Projet Distribution 2020Nouvelle structure, nouvelle direction et nouvelle stratégie ! Le tout nouveau département  Marketing and Sales  de la SNCB est en charge de la vente, de la communication et du service à la  clientèle , du marketing…

Son fraîchement nommé Directeur Général, M. Bart De Groote, est venu présenter en personne la stratégie future de B-M&S. Il a, à maintes reprises, insisté sur sa volonté à être transparent dans la transmission de l’information et à vouloir associer pleinement le personnel dans cette nouvelle stratégie. Cette stratégie est impulsée par le fait que  le comportement des clients change. Sous-entendez : ce sont les voyageurs eux-mêmes qui demandent des automates à la place des guichets…

Face à ce constat, deux options sont donc possibles, selon lui : nier ce fait et subir le contexte ou être proactifs et valoriser le métier de la vente.

Ce constat n’est pas nouveau pour les agents de la distribution. Ils y sont confrontés au quotidien. Oui, la technologie évolue, oui des changements il y a. Oui, sans doute, des adaptations sont-elles nécessaires.

Faut-il pour autant être d’accord, en tous points, avec le contenu de l’exposé, c’est un autre débat que nous devrons

impérativement avoir.

Pour la CSC Transcom, il s’agissait de la première rencontre avec Bart De Groote. Par conséquent, ce dossier a soulevé de nombreuses questions qui n’ont pas toutes reçues de réponses. L’aspect  impact sur le personnel  par exemple, sera abordé plus en profondeur lors de la sous-commission du 05 novembre.

Quel impact pour le personnel ?

Un constat global est posé: de 2014 à 2020, le personnel de vente subira une perte de 44 % de son effectif !! Si pour la direction B-M&S, ce n’est qu’un chiffre et une finalité nécessaire, derrière celui-ci se trouvent des personnes qui sont dans l’attente de savoir ce qu’ils vont devenir dans cette même perspective. La direction compte sur le nombre de départs naturels à la pension mais tout ne se réglera pas uniquement par cette voie. Avec la centralisation de certains services par exemple, un agent utilisé dans une petite gare pourrait être utilisé dans une gare plus importante… mais cet aspect doit encore être discuté.

Quoiqu’il en soit, lorsque la CSC Transcom demande si les économies à réaliser sur le personnel en 2015 sont bien de l’ordre de 5,8 millions d’euros, cela nous est confirmé sans problèmes…

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Les grandes gares et les petites gares

Cette nouvelle stratégie nous est donc présentée dans sa globalité. Néanmoins, son impact ne sera pas identique selon que l’agent travaille dans une petite ou une grande gare. Imaginez que le guichetier d’une petite gare soit remplacé par un automate (TVM), son poste sera supprimé et l’aspect  contact clientèle dans les petites gares  sera désormais  un contact automate…ou automatisé . Dans une plus grande gare, la présence physique des agents sera toujours nécessaire… En tous cas, une présence minimale, pouvons-nous comprendre en filigrane... Nous nous attendons aussi à une suppression conséquente des postes dans les petites régions et petites localités. Nous comptons bien sûr, comme de coutume, sur les jeux de mots utilisés par la société pour qualifier ce genre de situation et minimiser son ampleur. Nous ne parlerons sans doute pas de suppressions pures et simples mais de non-remplacements. Soit ! Dans les faits, ce sont des emplois perdus.

Nouveau métier : le  guide en mobilité 

Le vendeur d’aujourd’hui deviendra un  guide en mobilité  demain. Il élargira ses connaissances et compétences grâce à la vente de produits plus vastes et plus diversifiés pour répondre à la demande du  porte à porte , nous dit la direction. Sa tâche sera donc moins répétitive.

Si cet aspect peut être une bonne chose et même répondre à une demande des agents qui aimeraient une valorisation de leur métier, d’autres points restent à éclaircir. Comment cela se traduira-t-il concrètement en termes de grades ? Un reproche majeur des agents aujourd’hui est que la frontière actuelle entre les grades est très floue.

La CSC Transcom constate effectivement qu’entre commis d’exploitation et agent commercial, les attributions sont identiques et la différence dans les attributions avec un agent commercial principal n’apparaît plus aussi clairement qu’auparavant. C’est un constat posé depuis très (trop) longtemps. Puisque l’on parle de valoriser le métier de vendeur, cet aspect du dossier devra également être abordé et traité.

Autre aspect du métier de guichetier actuel : il vend tantôt des produits et tantôt prodigue de l’information, sur les horaires par ex. Dans le nouveau projet de B-M&S, il y aura une scission complète entre ces deux aspects. Les produits restent du ressort exclusif de B-M&S et les horaires seront du ressort exclusif de B-TR (direction  Transport ). Il y aura une collaboration entre les deux directions mais dans les faits… Le voyageur demain qui aura besoin d’un renseignement sur des produits sera prié de faire une première fois la file et s’il veut un renseignement sur un horaire en plus, il sera prié d’aller patienter… dans une autre file. Tiens ! Et le voyageur qui se présentera dans le futur dans une gare où seul un automate est installé, comment recevra-t-il ses renseignements sur les horaires ? Enfin… question qui sera aussi débattue plus tard.

Un autre aspect soulevé par la CSC Transcom sur cette évolution du métier : la levée de la "barrière physique" entre le guide en mobilité et le voyageur. En clair, plus de vitre entre le voyageur et le guichetier. La vision de demain est donc d’avoir un contact direct entre les deux ! Parle-t-on d’uppercut  que le guichetier risque de recevoir  ? L’ironie est ici volontairement utilisée mais la réalité du

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quotidien n’en est pas loin pour autant. Nos agents font partie des premières personnes vers qui le voyageur se tourne en cas de problèmes, d’incidents, d’accidents, de retards,… et ce dernier est, dans ce genre de circonstances, rarement tolérant et sympathique. Les agressions sont en recrudescence. Cette vision ne contribuera pas à inverser cette triste tendance. Bart De Groote se dit conscient de la situation et l’analyse en profondeur. Nous ne pouvons que l’espérer Monsieur De Groote.

Sur la valorisation du métier : le but est donc de valoriser le métier de vendeur et on ne peut que s’en réjouir pour les agents. La frontière floue entre les grades de commis d’exploitation et d’agents commerciaux sera peut-être de l’histoire ancienne mais… Bart De Groote insiste aussi sur le fait que la SNCB est déficitaire et que les défis futurs doivent être réussis. Des économies doivent être réalisées et l’équilibre financier maintenu. Lorsqu’il parle de  valorisation , il ne parle pas forcément de valorisation  financière . En revanche, dans son discours, il parle bien d’une valorisation du métier au sens de la diversification des tâches, dès lors plus  enrichissantes  qu’aujourd’hui. Par conséquent, oui, les agents seront plus riches…de connaissances. Essayez donc, Monsieur De Groote, de payer vos factures ou vos courses avec vos connaissances ! Encore un sujet sensible sur la table qui devra aussi être discuté et négocié.

Pour la direction, l’exemple à suivre ? B-Post et les banques !

Ce projet, Distribution 2020, nous a été présenté à titre informatif. Jamais notre accord n’a été sollicité à aucun moment. Vous l’aurez compris néanmoins, les négociations et discussions autour de l’impact de cette stratégie sur le personnel ne seront pas simples. La philosophie choisie pour la définition de la nouvelle stratégie commerciale repose sur l’expérience vécue au sein de B-Post et du secteur bancaire et de leurs canaux digitaux. Attention toutefois qu’on parle ici du vécu et de l’expérience sur un plan managérial, nullement du vécu du personnel qui les a subis.

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Le ton est donc donné même si l’on veut, nous dit-on, trouver des solutions pour le personnel. Lorsque la CSC Transcom demande à Bart De Groote quelle est sa vision du service public au sein de sa direction, il répond que c’est une bonne question mais qu’il n’y a pas réfléchi. Il n’a donc pas de réponse aujourd’hui. Quand bien même, sa définition du service public ne changerait rien dans la stratégie développée, précise-t-il.

Sommes-nous stupides d’avoir pensé un instant qu’il puisse répondre qu’un service public se devait être abordé également sous l’angle de l’approche humaine ? Sans doute…

Ce dossier reviendra sur l’impact du personnel dans le courant des mois de novembre et décembre 2014. Nous le suivrons bien évidemment de très près !

Plan de transport 2014… quel impact ?

Les impacts du plan de transport sur le personnel nous ont été présentés par Etienne De Ganck, Directeur Général de Transport (B-TR).

De manière générale, les données, en termes d’impacts sur les prestations des conducteurs, des accompagnateurs, des ateliers et des postes d’entretien sont assez complètes. Nous tenons toutes ces informations à votre disposition chez vos permanents régionaux.

Néanmoins, ce que le document ne renseigne pas, c’est l’impact de ce plan sur le personnel mesuré en équivalents temps plein (ETP). Cet exercice, nous dit-on, est en cours et nous sera présenté lors de la sous-commission paritaire du

mois de novembre 2014.

Par ailleurs, toute la difficulté de ce sujet réside dans le fait qu’une charge de travail en moins à un endroit X se retrouve en plus à un endroit Y. La Direction qui raisonne en termes de moyenne s’y retrouve donc et leur conclusion, au final, est toujours positive : on ne perd pas de charge de travail. Sauf que… en y regardant d’un peu plus près, ce n’est pas tout à fait exact. Prenons l’exemple d’une CTC (cellule technique de conducteurs). La CTC  A  représente plusieurs dépôts de conducteurs. Si un dépôt perd 15 prestations à un endroit A1, il perdra aussi le personnel occupé à cet endroit. Cette perte sera compensée par un autre dépôt A2 qui lui récupérera des prestations et du personnel. Dans les faits donc, un dépôt sur deux perd donc des charges de travail et du personnel… mais la moyenne des deux reste positive. Cet exercice peut être appliqué à tous les services impactés par le plan de transport.

Risque-t-on de voir des agents inoccupés ou supprimés d’emploi à cause des impacts négatifs du plan de transport ? Non, nous répond la société. Des solutions ont été apportées au cas par cas…

Excepté pour l’atelier de Schaerbeek où, c’est un peu plus compliqué. La direction B-TR compte sur les départs naturels et sur les mutations pour répondre à la problématique au vu du nombre de prestations perdues. Aucun agent ne sera néanmoins transféré sur l’atelier de Forest, sauf s’il y a des volontaires. Dans les autres sièges, et là où il y a des charges de travail supplémentaires, les recrutements seront demandés.

En ce qui concerne les conducteurs, un constat général est posé : sans vouloir créer de problèmes communautaires, la Wallonie perd plus de prestations que la Flandre. A cela, la direction de B-TR répond que la charge de travail est déterminée par les premiers et derniers trains. Ce paramètre a un effet considérable sur les dépôts. Par conséquent, bien que des corrections aient été apportées à la première version du plan de transport, la réalité de certains dépôts reste très difficile.

Suppression de certains premiers et derniers trains

Cette réalité plonge aussi les membres du personnel dans une

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C h e m i n s d e f e r

situation délicate dans la mesure où les agents commençant très tôt le matin, ne disposent plus de trains pour se rendre à l’heure sur leur siège de travail. A contrario, les agents qui terminent tard le soir, ne disposent plus non plus d’un train pour le retour au domicile. A ce sujet, la direction Transport demande à être informée de chacune de ces difficultés et prendra des dispositions. La CSC Transcom n’hésitera certainement pas à rappeler cet engagement à la société !

Tous sur le pont… mais pas de personnel supplémentaire !

L’implémentation du plan de Transport doit être une réussite. C’est une absolue nécessité pour la direction. C’est son  grand oral. C’est une nécessité politique. C’est un besoin objectif pour les voyageurs. Pour toutes ces raisons, la direction compte sur son personnel pour renforcer les équipes sur le terrain. Oui mais… N’oublions pas que ce même personnel ne parvient ni à apurer les jours de repos légaux et obligatoires en retard, ni à obtenir les repos légaux durant l’année. 1.000.000 de jours en retard ! Voilà ce que l’entreprise doit à son personnel !

Pas de soucis nous répond-on côté société ! B-TR compte sur le personnel d’encadrement pour soutenir les collègues en difficulté notamment pour les cabines de signalisation. A

défaut de soutien suffisant pour l’information dans les gares, il sera fait appel à tous les agents disponibles au sein de la direction B-TR et de B-M&S. Du côté d’Infrabel, on compte sur les horairistes pour le soutien en cabine. En bref, tout roule et tout est prévu…mais on lit néanmoins un certain stress…avec raison.

Nous sommes, de notre côté, bien plus pessimistes ou prudents que les dirigeants de B-TR. Le personnel lié à l’opérationnel est fatigué et ce plan de transport n’améliorera en rien cette situation délicate et explosive.

Ce dossier  Plan de transport et ses impacts  reviendra sur la table de la sous-commission paritaire du 05 novembre 2014. D’ici là, nous espérons recevoir un dossier finalisé avec des données chiffrées quant à la perte des ETP sur tous les sièges de travail impactés par ce plan de transport. Et nous comptons sur vous, agents de terrain, pour continuer à nous informer de tous les dysfonctionnements ! C’est ensemble que nous montons les dossiers les plus pertinents et que nous obtenons des avancées !

Pour chacun de ces dossiers, la CSC-Transcom, en

toute transparence, tient à la disposition de ses

affiliés le contenu intégral des présentations faites

par la direction. N’hésitez pas à contacter votre

permanent régional pour en avoir une copie ! Toutes

nos adresses sont sur www.transcomcheminots.

be ou par téléphone au secrétariat national

au 02 549 08 08.

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2 0 1 4   : C o n g r è s d e l a F . I . S . A . I . C .   :

L a C S C - T r a n s c o m y é t a i t !

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Vous avez dit F.I.S.A.I.C. ?La FISAIC (Fédération Internationale des Sociétés Artistiques et Intellectuelles des Cheminots) est née en 1962, en marge de la Convention Internationale concernant le transport des voyageurs et des marchandises par chemin de fer.

A cette époque, les cheminots européens s’étaient réunis afin de créer une fédération visant à favoriser et promouvoir les loisirs culturels des cheminots de tous pays, établir des contacts entre les fédérations nationales et organiser des manifestations culturelles internationales en vue de stimuler l’activité culturelle des cheminots lors de leurs loisirs.

La FISAIC est au niveau national ce que le Comité Central des Délassements Intellectuels est à l’échelon national.

La CSC Transcom présente aux Congrès de la F.I.S.A.I.C. à CracovieLa FISAIC, qui compte cette année ses soixante-deux printemps, organisait cette année son Congrès du 25 au 29 septembre à Cracovie (Pologne). Depuis sa fondation en 1952, la FISAIC a toujours été d’un apport considérable dans l’intégration culturelle des cheminots européens. Elle a, à ce titre, également réalisé une performance considérable au service de la paix, du progrès et de l’entente entre les peuples.

Pourtant, le quotidien de la FISAIC n’est plus, depuis plusieurs années, un  long fleuve tranquille . On constate, en effet, une diminution quasi-générale (mais il y a heureusement des exceptions) dans la pratique d’activités culturelles et intellectuelles chez les cheminots européens : dissolution d’associations, vieillissement des membres, manque de nouveaux adhérents dans certaines catégories d’activités intellectuelles, départ de certaines nations de la FISAIC…

Evidemment, l’évolution du rail européen (en lien avec la situation socio-économique), l’impact des paquets ferroviaires et la privatisation

de certaines sociétés de chemin de fer ne sont pas étrangers à cette situation (diminution ou précarité des aides accordées, tant en moyens financiers qu’en temps).

Au final, c’est le travail et l’engagement des bénévoles qui permet de maintenir et, éventuellement, d’améliorer le taux d’activité actuel.

Le tableau de la situation paraît bien terne ! Il ne l’est toutefois pas : certains signes positifs (augmentation du nombre de membres en France, adhésion de nouvelles nations) permettent d’espérer des jours meilleurs et d’augurer un avenir serein à cette belle idée qu’est la FISAIC.

La CSC Transcom représente ses affiliés et défend leurs loisirs dans les comités dépendant des Œuvres Sociales

Aides et intervention des Œuvres sociales

Au niveau national, les sociétés de loisirs du personnel, ainsi que les manifestations qu’elles organisent, sont soutenues par la Caisse de solidarité sociale qui accorde des subsides (par le biais du Comité Central des Délassements Intellectuels). C’est le bureau de la solidarité sociale (H-HR362) qui assure l’administration des loisirs du personnel et assure la liaison entre les différents comités (central, régionaux et techniques).

Il n’est nul besoin de rappeler, ici, l’importance de ces activités sportives et culturelles ainsi que leur contribution au renforcement de la culture d’entreprise. Elles permettent aux cheminots de tous bords de se connaître, de s’apprécier et, au final, favorisent le sentiment d’appartenance à la même famille de travailleurs.

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En aidant les sociétés de loisirs du personnel, le FOS redistribue un peu, de la sorte, une partie des cotisations des bénéfi ciaires par le biais des loisirs contribuant ainsi, au bien-être de ses membres.

La CSC Transcom siège au Comité National des Œuvres Sociales, ainsi que d’autres comités qui en dépendent, et y défend les intérêts de tous les bénéfi ciaires de la mutualité des cheminots (aujourd’hui nommée  Railcare ).

Aides et interventions de  la société 1

L’aide de  la société  peut se manifester par :

• L’octroi de dispenses de service (à titre exceptionnel) ainsi que de billets de voyage gratuits ;

• La mise à disposition de locaux ou de terrains ;• La prise en charge de l’impression des documents nécessaires

au bon fonctionnement des  Loisirs du personnel  ;• La prise en charge des frais d’approvisionnement en eau,

électricité et chauffage pour les complexes de délassement.

La réforme du Groupe SNCB : quel avenir pour les  loisirs du personnel  liés à Railcare ?2

La réforme décidée par le ministre Magnette n’a pas encore produit tous ses effets. Certains règlements doivent encore être adaptés et ce sera certainement prochainement le cas pour le fascicule traitant des règles relatives aux loisirs du personnel.

Quelle forme prendra donc le futur fascicule 589 ? Peu d’éléments fi ltrent… Tout ce que l’on en sait, c’est qu’il sera  simplifi é .

A cette époque où le maître-mot est  économie  et où l’on constate une forte diminution des aides (voire parfois leur disparition pure et simple), à quoi faut-il s’attendre ? A une  simplifi cation  (= diminution) du nombre de comités et de représentants ? A une  simplifi cation  (= réduction ou suppression) des subsides et aides octroyées ?

La CSC Transcom suivra naturellement ce dossier avec toute la vigilance requise et veillera à défendre au mieux les intérêts non seulement de ses membres mais aussi de tous les bénéfi ciaires du Fonds des Œuvres Sociales.

1 Depuis la dernière réfome, le terme des sociétés semble, ici, plus indiqué.2 Malgré l'effi cacité de la technologie, il n'existe pas encire, à notre connaissance, de boule de cristal életronique permettant de prédure l'avenir de manière fi able…

In Memoriam

Marc Dohy

Engagé de la première heure comme militant auprès des Accompagnateurs de Namur, il a toujours eu le souci de défendre les intérêts de nos affi liés. Très vite, il a pris une place prépondérante parmi l’équipe des Délégués Transcom sur la Régionale, tant sur le plan sectoriel qu’intersectoriel, voire interprofessionnel : en effet, il a assumé, outre son mandat PPT, les mandats de Secrétaire du CSL Namur-Cheminots, puis de Président . Par la suite, il a assumé le mandat de Président du Comité Intersectoriel de la Régionale de Namur. Outre ses mandats offi ciels, il a toujours répondu présent lors d’actions sur la Fédération de Namur. Il a donc été pendant de nombreuses années un élément  moteur  du militantisme dans notre région, ceci jusqu’à ce que la maladie le rattrape et n’ait raison de lui. Nous nous souviendrons de son sourire, de ses éclats tonitruants, mais surtout de sa disponibilité et de son souci des autres, alliés à de solides connaissances en matière de législation et réglementation qu’il mettait volontiers à la disposition de nos affi liés…

Adieu l'ami…

C h e m i n s d e f e r

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Objet: question posée en

Commission Paritaire le 28 août au

sujet des réponses aux questions

posées par les délégués syndicaux

Suite à la question posée par la CSC-Transcom

lors de la Commission Paritaire d’août et après

consultation avec le Département Legal, bpost

confirme que les personnes mandatées (implicitement,

comme les délégués syndicaux) peuvent recevoir

des informations relatives à la personne qu’ils

représentent à ce moment-là sans que cela implique

une violation de la législation sur la vie privée.

Il est évident que s’il apparaît que quelqu'un abuse de son

mandat ou se fait passer à tort comme étant titulaire d’un

mandat, cela pourrait mener à des sanctions sévères.

L’ordre a été donné au HRCC qu’à chaque question

posée par un délégué syndical concernant un affilié, la

réponse à la question posée sera transmise au membre

du personnel concerné et une  copie sera envoyée au

délégué syndical. Les détails pratiques relatifs à la

transmission de la copie de la réponse sont discutés

en Groupe de travail technique HR&O.

P E N S O C   : F ê t e d e s p e n s i o n n é s 2 0 1 5

La Régionale du Brabant Wallon ? une Régionale à part entière !!!

Depuis le 1er octobre, la

Régionale du Brabant Wallon

est une Régionale comme les

autres. En effet, la nouvelle

structure du Secteur Postes

prévoit un Permanent Régional

qui s’occupera uniquement du

Brabant wallon. Eric Loones a

pris ses nouvelles fonctions le 1er octobre 2014. Eric

a débuté en janvier 1992 sa carrière à Bpost comme

agent distributeur. Il n’est pas un inconnu : en 2004,

il a rejoint l’équipe des Permanents du Secteur

Postes comme Permanent Régional pour Bruxelles-

Brabant Wallon jusqu’en 2011. Après une période

de plus de 3 ans où il a travaillé au secrétariat du

Vice-président de la CSC Transcom, il reprend la

régionale du Brabant Wallon.

Comment le contacter ?

Gsm : 0477 987 050,

email : [email protected] ,

courrier : Régionale Postes Brabant Wallon

Rue du Marché Aux Herbes 105/38

1000 Bruxelles.

Pour l’information de nos lecteurs pensionnés, la « fête des pensionnés » aura lieu le vendredi 22 mai 2015 à Namur Expo.

N’hésitez pas à bloquer, dès à présent, cette date dans vos agendas.

P o s t e s 1 7

Page 18: Transcom-Info octobre 2014

C P d u 2 5 / 0 9 / 2 0 1 4 – T r a v a i l d e s

f a c t e u r s   :

Le projet de la nouvelle organisation de travail des facteurs au départ d’un point de transit a été soumis à la Commission Paritaire du 25 septembre.Plusieurs inconnues restent en suspens concernant les conditions de travail, de sécurité et hygiène imposées à nos facteurs devant se rendre au point de transit.La CSC a demandé que l’on continue les tests afin de solutionner les problèmes soulevés.Pour info, vous trouverez la déclaration effectuée par le représentant de la CSC lors de la CP et la réponse de l’Entreprise.Celle-ci ne nous satisfait pas…Si les problèmes dénoncés par la CSC ne sont pas réglés, nous serons contraints de mettre en place des actions imposant à l’Entreprise de se  pencher  sur ces dysfonctionnements.

Déclaration de la CSC lors de la CP du 25/09/2014

NDM : Conclusions

Après consultation de nos instances, nous pouvons être d’accord sur certaines conclusions de l’Entreprise :

1.  Les plates-formes d’apprentissage ont été très utiles pour comprendre ce nouveau processus et un passage obligatoire afin de mener une analyse approfondie des problèmes posés par les organisations NDM.

2.  De nombreuses adaptations de procès et de multiples améliorations du matériel mis à disposition ont pu être constatées par nos délégués.

3.  Le draieboek adapté permet probablement aux personnes chargées de mettre en place ce type d’organisation d’y voir plus clair.

Toutefois, pour la CSC-Transcom :

1.  Les nombreuses adaptations mises en place au sein des PLA, ne le sont pas de manière homogène et parfois

d’application depuis peu de temps. D’autres restent toujours à mettre en pratique.

2.  Nous ne disposons pas d’un recul suffisant pour évaluer si ces organisations sont viables à long terme pour le personnel d’un point de vue opérationnel en toutes saisons mais également vis-à-vis de la santé des collaborateurs.

3.  Les évolutions implémentées par l’Entreprise l’ont été sur base des organisations en place. De ce fait, nous ne disposons pas d’une vue claire sur des organisation reconstruites en intégrant l’ensemble de ces changements. Dans ces conditions, nous ne pouvons estimer l’impact de ces derniers sur la charge de travail des distributeurs et sur le volume de l’emploi.

4.  A l’heure actuelle, une part importante de ces organisations NDM fonctionnent toujours avec du renfort structurel afin d’assurer leur faisabilité et le maintien d’ une distribution de qualité.

A cela, s’ajoute la position que la CSC a toujours exprimée clairement sur la qualité des lieux de travail et ce quel qu’ils soient ! Nous n’accepterons pas que nos distributeurs débutent leur journée sans une infrastructure qui offre un minimum de commodités. Celles-ci doivent répondre à un minimum, que ce soit au niveau des besoins physiologiques des travailleurs ou au niveau infrastructurelle pour l’accomplissement de leur travail dans des conditions humainement acceptables.

Au vu de l’état des lieux que nous avons fait sur ce dossier, nous ne pouvons être d’accord avec les conclusions finales de l’Entreprise et demandons que le principe des Plateformes d’apprentissage soit prolongé et analysé avec des organisations ayant fonctionné durant plusieurs mois en ayant intégré l’ensemble des adaptations de manière structurelle et sans besoin de renfort.

L’ensemble de la charge de travail doit pouvoir être assurée au quotidien par l’organisation mise en place !

Dès lors, nous nous opposerons à un élargissement des organisations NDM hors PLA et à toute dérogation au minimum de confort requis pour les travailleurs concernés par ces réorganisations.

P o s t e s

Page 19: Transcom-Info octobre 2014

Réponse de l'EntrepriseMadame la Secrétaire NationalMonsieur le Secrétaire National

Objet: le Nouveau Modèle de Distribution (NDM)

A partir des déclarations successives des partenaires syndicaux lors de la Commission Paritaire du 25 septembre 2014, le management de MSO a retenu les messages les plus importants suivants :

• Le trajet des Plateformes d’apprentissage a été utile et enrichissant et durant ce trajet, de nombreuses choses ont été améliorées, adaptées, résolues.

• Dans les organisations des Plateformes d’apprentissage, il y a encore actuellement trop peu de stabilité, insuffisamment d’homogénéité et il subsiste trop de problèmes sans solution durable.

• Malgré les nombreux efforts de l’équipe projet, il persiste une trop grande différence entre la théorie et la pratique sur le terrain et la communication est insuffisante et inadéquate.

• Le Nouveau Modèle de Distribution restera toujours un domaine en constante évolution, mais néanmoins, une partie des représentants syndicaux estime qu’il est encore trop tôt pour déployer le NDM comme modèle d’organisation dans le réseau de manière généralisée.

Suite aux déclarations à la Commission Paritaire, le management de MSO a examiné, sur base d’une évaluation délibérée de la situation, comment prendre en compte de manière concrète les remarques et commentaires des partenaires syndicaux dans une décision sur l’avenir immédiat du Nouveau Modèle de Distribution.

Le management de MSO adhère au point de vue que le NDM – comme tout autre modèle d’organisation d’ailleurs – est et restera un domaine en constante mutation. La logique de cette thèse implique également que l’on aura toujours besoin d’un suivi constant et de solutions durables et réalisables. La nécessité d’une communication claire, rapide et précise est et restera également une préoccupation prioritaire à tous les niveaux de l’organisation.

Le trajet de deux ans des Plateformes d’apprentissage n’a pas seulement engendré un ensemble complet de processus,

procédures, méthodes de travail et SOP mais aussi d’importantes innovations. En tête de l’innovation, figure la Nouvelle Surveillance Santé qui peut être qualifiée d’unique et progressiste. Mais à côté de cela, il faut certainement également mentionner: la check-list Prévention, transparente et structurée, pour l’établissement des points de départ et de relais, les innovations dans le domaine des outils de travail et des processus, y compris la communication opérationnelle.

Toutes ces nouveautés et autres adaptations qui ont été nécessaires pour concrétiser le NDM de manière appropriée, ont fait l’objet de concertations répétées, approfondies et constructives depuis la phase conceptuelle jusqu’à la mise en œuvre.

Pour toutes ces raisons, le management de MSO est d’avis que le modèle organisationnel NDM est suffisamment mature aujourd’hui pour être introduit davantage dans le réseau, de manière contrôlée.

Par introduction contrôlée, nous entendons:

• Dans les prochaines semaines, une vaste campagne de communication va être déployée dans le réseau afin d’informer le management de ligne de manière complète et détaillée au sujet des nombreux aspects différents de NDM et sur la façon dont ils se traduisent dans une organisation.

• Pour chacune des Plateformes d’apprentissage, il sera vérifié dans les prochaines semaines si tous les potentiels temps qui résultent des analyses des groupes de travail NDM ont été intégrés dans l’organisation et sous quelle forme.

• A partir du 1/1/2015, NDM devient un modèle d’organisation parmi les autres que nous utiliserons quand cela s’avère utile et nécessaire. Concrètement : sur base de la connaissance actuelle des choses, un certain nombre d’opportunités ont été identifiées. MSO va examiner ces situations concrètes plus en détail et les discuter au niveau régional en vue de leur réalisation potentielle (en mode NDM) dans le courant de 2015

• La mise en œuvre des organisations NDM sera suivie dans les réunions de la Sous-commission Paritaire.

Kurt PierlootChief Domestic Mail Officer

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Page 20: Transcom-Info octobre 2014

U B E RL e c h e v a l d e T r o i e d u d u m p i n g s o c i a l

T r a n s p o r t r o u t i e r

Les 15 et 16 septembre, l’ITF, l’ETF ainsi 12 organisations syndicales venues du monde entier se sont réunies à Bruxelles pour discuter du dossier UBER.Voici l’article publié au mois de mars 2014 dans lequel nous dénoncions déjà la pratique d’UBER :

 Taxis et concurrence déloyaleLa société UBER débarque à Bruxelles et se veut une alternative aux taxis.

La CSC-TRANSCOM dénonce cette pratique de concurrence déloyale qui non seulement va mettre les sociétés de taxis à l'agonie mais va aussi mettre les travailleurs du secteur au chômage.

Les chauffeurs de taxi sont payés au pourcentage de la recette, comme le prévoit la convention sectorielle. Nous négocions régulièrement des adaptions tarifaires permettant la rentabilité du secteur et par conséquent l'adaptation salariale des chauffeurs  du secteur sur Bruxelles.

Les travailleurs sont inquiets de cette situation mettant en péril leur avenir immédiat.

Un Comité consultatif des exploitants, des associations des usagers, du cabinet de la Ministre et des organisations syndicales, existe sur Bruxelles et devra être vigilant sur ce dossier et sans doute s'unir pour défendre les acquis des exploitants et des chauffeurs. Il est tout aussi important que les exploitants des taxis de Bruxelles comprennent que la voie de la légalité vaut mieux que le système des forfaits qui est tout à fait illégal.

En Belgique il y a des règles et chacun doit les respecter, cela vaut aussi pour la société UBER.

En Belgique, il y a 6.200 véhicules affectés à des services de taxis, de taxis collectifs et de location de voitures avec chauffeur.  Au total 9.000 personnes sont directement actives dans le secteur (principalement comme chauffeur) dont 6.369 en tant que travailleur salarié.

A Bruxelles, il y a 1.455 véhicules (taxis, services de location de voiture avec chauffeur et 3.000 personnes actives dans le secteur. 

Pourquoi UBER est illégal ?

L’ordonnance de la Région de Bruxelles-Capitale oblige les transporteurs d’avoir une licence de taxi ou de limousine, et de respecter la réglementation stricte pour ces services, et ce pour garantir le prix, la qualité du service et  la sécurité aux clients.

Pourquoi UBER favorise le travail au noir et la fraude ?

Quel sera le statut des chauffeurs d’UBER ? Ce ne sont pas de simples particuliers puisqu’ils exercent une activité lucrative. Dans ce cas, le chauffeur devrait s’inscrire comme indépendant à une Caisse d’assurance sociale pour indépendants et déclarer ses revenus ou être déclaré en tant que chauffeur salarié par un employeur.

Le chauffeur :

Le chauffeur croit qu’il est couvert par UBER mais ce n’est pas le cas. UBER décline toute responsabilité.

Le chauffeur croit qu’il pourra gagner de l’argent en

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roulant pour UBER, mais en fait il commet une fraude importante en ne respectant pas les règles sociales, fiscales en vigueur, ni la législation pour le transport rémunéré de personnes, son véhicule est mal assuré.. Il risque de fortes amendes, la saisie pure et simple de son véhicule. Il n’est pas assuré comme il se doit pour ce type de service et en cas d’accident il devra assumer…

Pour le client : danger ! Aucune garantie de sécurité !

A quel chauffeur a-t-on à faire ? Le chauffeur n’a pas passé les différents tests, comportementaux et autres, pour avoir accès à la profession,... UBER décline toute responsabilité.

Le véhicule ne passe pas tous les 6 mois au contrôle technique et n’est pas assuré pour du transport rémunéré, il n’est pas assuré comme pour ce type de transport… Le chauffeur a-t-il bien renouvelé sa sélection médicale périodique,… UBER décline toute responsabilité.

La CSC-Transcom va être particulièrement attentive à l'évolution des choses et sera au côté des travailleurs des taxis bruxellois pour défendre leurs droits et leur travail. 

Où en sommes-nous 6 mois plus tard ?Depuis lors, UBER a été condamné par un Tribunal de Berlin à cesser toutes ses activités. Malgré cela, UBER persiste et signe et élargie sa gamme de services.

En plus de son activité  taxi , UBER offre aujourd’hui une activité transport de personnes  collectif  et se lance dans de nouvelles formes de livraison de marchandises. En effet, sous la marque UberRush, la firme teste la livraison de colis à New-York ainsi que la livraison de denrées alimentaires aux particuliers. Ajoutons à cela de nouvelles possibilités de réservation de tickets d’avion, etc.

Même si UBER a un certain succès, il existe des dizaines d’autres applications qui comme UBER offrent les mêmes services mais dans le respect des lois et règlements applicables dans les pays de l’Union européenne.

La CSC-Transcom ainsi que toutes les autres organisations syndicales européennes et mondiales, sont pour l’utilisation des nouvelles technologies, à condition de respecter les lois et règlements en vigueur. Ce qui n’est pas le cas actuellement d’UBER !

Il faut souligner que les employeurs européens du transport (IRU) partagent entièrement notre analyse.

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R é u n i o n d e s s y n d i c a t s

e u r o p é e n s d u t r a n s p o r t r o u t i e r

T r a n s p o r t r o u t i e r

Formation des délégués La CSC-Transcom privilégie depuis toujours la formation des délégués. C’est dans ce cadre que plus de 120 délégués se sont retrouvés ce lundi 6 octobre pour la première journée de formation de l’année sociale 2014-2015.

L’objectif de la CSC-Transcom ne change pas :  notre boulot, défendre le vôtre ! .

Les 1 et 2 octobre plus de 20 organisations syndicales européennes se sont réunies à Bruxelles.

Voici les sujets qui ont été abordés. Dans un prochain Transcom-Info, nous aurons l’occasion de mieux détailler les différents points.

•Dossiers UE :- Nouvelle Parlement européen et Commission

européenne- Cabotage, transport illégal et le dumping social - mise

à jour

- Révision de la directive 96/53/CE : poids et dimensions - Liste de la Commission européenne des infractions sur

la perte d'honorabilité (règlement (CE) no 1071/2009)- Transport combiné - Détachement de travailleurs directive d'application -

points d'intérêt pour le secteur du transport routier

• La semaine internationale d'action de l’ITF 2014 / L’action de l’ETF

• Transports publics locaux – Comité de dialogue social indépendant

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L a f a ç a d e c h a n g e m a i s p a s l a

p o l i t i q u e .

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Lundi 29 septembre 2014. Proximus est devenue la marque commerciale de Belgacom, supplantant Belgacom dans les faits. La flotte des véhicules a subi un lifting soigné; les nouveaux logos sont clinquants. Le personnel reçoit un mug, un bic et quelques bonbons, un sachet de cacahuètes aurait été plus parlant, ceci dans une ambiance de fête décrétée. Mais à qui fait-on vraiment la fête ? Cette séduisante opération –au demeurant coûteuse (il est question de 20 millions € !)- ,  ne peut masquer une réalité, celle d’une entreprise prospère… grâce aux sacrifices imposés régulièrement aux travailleurs, depuis de nombreuses années déjà.A cette égard, la lecture du bilan financier 2013 de Belgacom est une nouvelle fois fort instructive.Voici quelques données particulièrement intéressantes :

  2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Bénéfice net du Groupe (millions €)

973 958 800 904 1.266 756 712 630

Dividende/action, brut en € 1,60 1,68 1,68 1,68 1,68 1,68 1,68 1,68Extra-dividende /action, brut en €

0,29 0,50 0,50 0,40 0,50 0,50 0,81 0,50

Nombre d’ETP 18.180 17.942 17.371 16.804 16.308 15.788 15.859 15.699

Ces chiffres sont parlants : d’une part, l’entreprise reste rentable financièrement et la rémunération des actionnaires est stable; d’autre part, l’emploi diminue régulièrement !

Une tendance forte, qui est d’ailleurs confirmée par les résultats des deux premiers trimestres 2014 (http://www.belgacom.com/be-fr/annex_investors/Inv_Financial_results_2014.page#.VCqlxldWGYQ) :  400 millions de bénéfice net pour les six premiers mois de l’année en cours, et le niveau des effectifs est maintenant retombé à 14.398 équivalents temps plein !

Ce qui n’empêche pas la nouvelle direction de Belgacom de continuer à mettre la pression. Dominique Leroy, CEO, a ainsi rappelé que les coûts salariaux représentaient 33 % du chiffre d’affaires pour seulement 24 % dans les entreprises Telecom des pays voisins (La Libre Belgique, 02/08/2014).

Le rapport financier, dont question plus haut, est aussi très éloquent concernant la stratégie patronale du futur, notamment en matière d’évolution des ressources humaines .

L’examen du chapitre sobrement intitulé Gestion des risques (les risques étant définis comme des événements négatifs potentiels !), est ici assez édifiant.

Parmi les formules choc :"Suite à un contexte HR spécifique, à savoir des règles HR strictes et des négociations qui doivent toujours se dérouler avec toutes les organisations syndicales, Belgacom pourrait manquer de flexibilité pour réduire considérablement ses coûts de fonctionnement et préserver ainsi l’EBITDA de l’entreprise".

"Au niveau du Groupe Belgacom, environ un collaborateur sur trois est statutaire et bénéficie de ce fait d’une plus grande protection contre le licenciement que les collaborateurs du secteur privé. Cette situation pourrait empêcher Belgacom d’améliorer son efficacité et d’accroître sa flexibilité pour atteindre des niveaux comparables à ceux de ses concurrents" 

"Belgacom a mis en œuvre un programme de simplification détaillé destiné à stimuler le dynamisme et la flexibilité au sein de l’entreprise, à réduire le besoin structurel d’effectifs et à améliorer le service à la clientèle"

A l’évidence, les règlements sociaux actuels, l’existence d’un personnel qui bénéficie de garanties statutaires, l’obligation récurrente de négocier avec les trois organisations syndicales, dérangent un management qui voudrait pouvoir disposer d’une liberté accrue  "pour flexibiliser" plus le travail, et continuer

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Editeur responsable :Katrien Verwimp - Galerie Agora - Rue du Marché aux Herbes 105 - 40 - 1000 Bruxelles - www.csc-transcom.beMise en page et distribution : sa Doneux, Mettet • Impression Corelio Printing, Groot-Bijgaarden

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à réduire le volume de l’emploi, d’une manière ou d’une autre.(cfr le tract distribué à ce sujet).

Avec un objectif prioritaire affi ché : assurer un rendement aux actionnaires de Belgacom, ce qui passe par une profi tabilité maximale de Belgacom.

Le prochain gouvernement lui donnera peut-être les moyens d’agir dans ce sens. L’avenir nous apportera rapidement la réponse.

C’est dire, selon une formule consacrée, que les prochains mois risquent d’être "chauds bouillant".

La CSC-Transcom ne permettra pas que Belgacom s'attaque à la concertation sociale même si l'attitude des deux autres OSR est plus que suspicieuse et appelle d’ores et déjà ses membres et sympathisants à se tenir prêts à réagir contre toute tentative supplémentaire d’imposer des mesures néfastes pour le plus grand nombre.

Le climat social se dégradeMalgré de bons chiffres, rien n’arrête Belgacom dans sa volonté de réduire la masse salariale et le besoin structurel en effectif, le seul objectif étant de pouvoir assurer un bon rendement aux actionnaires. Aujourd’hui plane la crainte d’une rupture de la paix sociale pourtant acquise depuis des années grâce à certaines organisations syndicales .Le fait que Belgacom ait elle-même engagé un responsable syndical pensionné pour le replacer à la tête de son organisation y est probablement pour quelque chose ? Belle façon de s’assurer la paix sociale vous direz-vous sûrement?

Le personnel mis au courant des nouveaux dossiers sur la table des négociations pourrait désormais trouver la coupe pleine et ne plus comprendre le double discours tenu par la direction.

Cette crainte expliquerait-elle la tentative de Belgacom de modifi er le règlement de la commission paritaire visant à faire approuver, en séance et seulement avec deux organisations syndicales sur les trois, des dossiers "délicats" sans au préalable rendre possible la consultation

de la base ? La question reste ouverte mais le scénario semble bel et bien se dessiner.

Ce sentiment trouve son origine dans l’essai de Belgacom de modifi er le statut syndical de manière détournée par l’introduction de deux dossiers en coup d'essai probablement dont l’acceptation reviendrait à évincer, tant dans son esprit que dans les faits, la loi de 1984 organisant la concertation sociale au sein de l'entreprise dont le statut est une émanation.

Que cela soit clair, la CSC-Transcom ne laissera pas s’installer un scenario catastrophe pour les travailleurs et ne permettra pas qu’on s’attaque au statut syndical dans le seul but d’empêcher que les travailleurs puissent être informés à temps sur ce qu’ils risquent de subir.

La CSC-Transcom continuera, comme elle l’a toujours fait, à défendre les intérêts de ses affi liés.

Venez nous rejoindre afi n d’être plus fort pour affronter ce que la direction veut nous faire subir !

Les prochaines semaines risquent d'être très chaudes.