Biarritz magazine 222

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Biarritz magazine Novembre 2012

Text of Biarritz magazine 222

  • LE SOmmairE4 La TrIBUNE Versunpouvoirrgional?

    7 LE ZaPPING

    8 LaCTUaLIT8 Lesderniersdesmaharajas9 Bilantouristiqueetperspectives

    12 LE DOSSIEr12 Contreventsetmares18 Itsasbazterrekoarriskuak zaintzeko3begirale

    22 La VILLE22 Viequotidienne Lerseaudenavettesstend25 Rencontre:Unduoqui(r)assure!

    28 La VIE aSSOCIaTIVE28 Lagendadesassociations29 Laviedesconseilsdequartier

    30 LaGENDa CestlAtabal LesftesdeBiarritz LesSalonsdelaHalledIraty

    34 LEXPrESSION DES GrOUPES POLITIQUES

    38 LE CarNETNOVEMBrE 2012 N 222Directeur de la publication : Michel VeunacDirectrice de la communication : Claire RipertRdactrice en chef : Anne-Marie GalSecrtaire de rdaction : Sophie VivParticipation rdactionnelle : D. Yustde, S. Viv, A. Rode,Direction artistique, mise en page et photogravure : Marie-Cline Hondelatte,Vincent Ahetz-Etcheber Impression : FrontreCouverture : Christine Amat

    La Mairie de Biarritz agit pour la gestion durable des forts: ce papier est fabriqu partir de fibres de bois certifies en provenance de forts gres selon les principes de dveloppement durable.

    7 LE ZAPPING octobre, Lurrama

    12 LE DOSSIERContre vents et mares

    22 LA VILLE Un duo qui (r)assure !

    30 LAGENDA Casse-Noisette ...

    8 LACTUALIT Les derniers des maharajas

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    Biarritz vient de recevoir un trs important congrs, avec la prsence de 1 600 lus, deux ministres, le prsident de lAssemble natio-nale, deux vice-prsidents du Snat, le prsident du Conseil rgional.Cette manifestation rassemblait, en fait, les reprsentants de toutes les structures intercommunales de France, communauts de communes, communauts dagglo-mration, communauts urbaines ou mtropoles.24h plus tard, le prsident de la Rpublique a prsent publiquement les orientations de la rforme territoriale, annonce pendant la campagne lectorale.Il sagit dun dossier rcurrent, depuis les lois Deferre de 1982 qui ont mis un terme au gouvernement des collec-tivits locales par ladministration de ltat.Le Premier ministre Fillon avait engag, pendant son mandat, une simplification des pouvoirs locaux, en fai-sant merger deux couples bien distincts : la Rgion et

    le Dpartement dun ct, la commune et lintercom-munalit de lautre, avec lobjectif dune dfinition claire des comptences de chacun.Lide au cur des lois Fillon tait que deux administrations locales ne devaient pas traiter du

    mme problme, pour viter une dperdition dnergie au niveau des dcisions, des surcots pour les projets et, en dfinitive, des gaspillages de fonds publics.Pour affirmer la force du couple Rgion-Dpartement, Fillon avait fait accepter la suppression des conseillers gnraux et des conseillers rgionaux et leur remplace-ment par un conseiller territorial sigeant dans les deux assembles.Cette dmarche na pu tre mene son terme par suite de la campagne lectorale et de retards apports par le Snat, dans le vote des lois.Le Prsident Hollande a repris le dossier et annonc le maintien du millefeuille actuel (Conseil rgional,

    Conseil gnral, Commune) et la comptence gn-rale pour lensemble des collectivits, cest--dire leur droit dintervenir dans presque tous les domaines de la vie locale.Le Chef de ltat a galement raffirm la lgitimit de la commune comme cur de lorganisation de proxi-mit et annonc la suppression prochaine du cumul des mandats, promise depuis longtemps.La nouvelle rforme entend faire de la Rgion le chef de file de lorganisation territoriale, lui confiant la res-ponsabilit de rechercher des consensus avec les autres collectivits locales, par une rpartition multiforme des comptences et un esprit systmatique de coopration.

    On peut stonner de ces allers-retours permanents concernant lor-ganisation territoriale, qui compli-quent plutt la situation alors quil faudrait la simplifier. Chacun sait le rle des collectivits locales dans

    lquipement public et la vie sociale du pays, dans le pro-cessus de croissance conomique. Chacun a conscience quaujourdhui il faut imprativement allger le pouvoir administratif, en vitant les inutiles superpositions et lhypertrophie lgislative et rglementaire, marque de notre pays.La raison des difficults trouver une voie acceptable par tous est bien entendu politique. Le contrle du pou-voir local, cest lesprance du pouvoir politique au plan national et les partis cherchent dabord conqurir les communes, les dpartements et les rgions, sachant quil sagit l dune base essentielle pour la prise du pou-voir Paris.Il me semble personnellement, pourtant, que les col-lectivits locales peuvent, sinon totalement, du moins partiellement, chapper cette logique daffrontement entre deux ou trois camps partisans. Dans les villes, notamment, il est prouv quon peut cohabiter sans partager les mmes engagements de politique gnrale.Cela est galement possible dans les dpartements condition que les excutifs fassent preuve desprit dou-verture et soient anims du souci de la cohabitation. Cela est plus difficile dans les rgions puisque llection se fait la proportionnelle, qui automatiquement, avec la prime la liste arrive en tte, conduit la victoire absolue dun camp sur les autres.

    Si lon veut regarder objectivement cette question de la rforme territoriale, on nchappera pas quelques grands principes : 1) La Rgion et la Commune sont le cur de la dmo-cratie locale. La Rgion, en particulier, est responsable du dveloppement conomique, du soutien aux entre-prises, de lamnagement du territoire, des grandes infrastructures, de la formation professionnelle, autant de tches qui commandent directement le progrs.Cest vrai que les autonomies fortes constituent un moteur de croissance remarquable. Le cas de lAlle-magne, de lItalie ou de lEspagne en est la preuve.

    il faut imprativement

    allger le pouvoir administratif

    VErS UN POUVOIr rgional ?

    4 BIARRITZ magazine I NOVEMBrE 2012 I N222

    la tribune

  • La France a besoin, de toute vidence, davoir :> des rgions puissantes, avec des comptences exclu-sives, non partages avec les autres collectivits ;> des rgions assumant un rle dentranement, dqui-libre, de coordination ;> des rgions vritables pilotes du dveloppement local.Le dpartement, qui a plus de deux cents ans dexistence, a en charge principalement la solidarit sous toutes ses formes et il doit se concentrer sur cette responsa-bilit, dautant plus que le dfi de la dpendance pointe lhorizon, avec des enjeux financiers considrables.

    2) La commune est la structure de base de la proximit.Le maire a une relation avec sa population trs particu-lire qui nest pas directement lie son engagement politique mais son projet de dveloppement et son attention aux problmes sociaux de la ville.

    3) Lintercommunalit, elle, repose sur le volontariat des communes. Que ltat intervienne pour sefforcer de rapprocher les points de vue, l o des concurrences un peu mesquines bloquent les choses, est naturel. Car beaucoup de problmes municipaux ne peuvent tre solutionns quen coopration avec les communes voi-sines. Aux lus den prendre conscience, aux populations dexiger quil en soit ainsi. Mais il est inutile de crer une collectivit locale supplmentaire, qui alourdirait encore un millefeuille dj pais, unique dans le monde.Fillon avait raison de dnoncer la pyramide des admi-nistrations qui traitent des mmes problmes, souvent en se contrariant dangereusement.Seule une clarification des comptences y mettra fin, ce qui ne dispense pas de la recherche de consensus.Hlas, la reconnaissance de la comptence gnrale pour tous, ne va pas dans ce sens.

    4) Ltat ne peut continuer exercer des fonctionsquil a transfres, comme sil avait un droit de contrle sur des collectivits locales indpendantes. Le Prsident Hollande la rappel fermement. Mais, par contre, ltat doit continuer tre prsent sur le terrain, prs des pro-blmes, par la Prfectorale, chaque fois que cela est nces-saire, pour rendre les arbitrages quexige lintrt gnral.La force de lintervention de ltat passe par les leviers financiers plus que par des pouvoirs administratifs exer-cs Bordeaux ou Paris. Les dotations de fonctionne-ment constituent un lment trs important qui permet de rguler lvolution des budgets locaux dune faon juste et uniforme. Le contrle des dpenses publiques passera par l.

    5) Il ny a pas lieu actuellement une rvolution de lorganisation territoriale franaise.Il y a surtout ncessit dun resserrement, dune dfi-nition prcise de la responsabilit de chacun, qui sera dautant plus efficace quelle saccompagnera de la fin du cumul des mandats, donc de la confiscation du pou-voir par un petit nombre.Tout cela relve du bon sens.

    De gros problmes restent toutefois motifs de discussion et donc de division. Il sagit principalement des modes dlections et du financement des investissements des collectivits locales.La cration du conseiller territo-rial ayant t annule, la question la plus dlicate se situe pour les Conseils gnraux. Si le scrutin majoritaire semble devoir tre maintenu, on parle avec insis-tance dun scrutin binominal et dun redcoupage des circons-criptions. Il en rsulterait, in-luctablement, de nouvelles pol-miques. Aprs tout, lquilibre gnral actuel est acceptable.Pourquoi le remettre en cause ? Par contre, le problme du financement des investissements locaux est toujours en suspens. DEXIA, la banque traditionnelle des collec-tivits a fait faillite et les maires des grandes villes se sont efforcs de crer un outil financier pour lever des emprunts collectifs. Cette ide intressante a t pour linstant bloque par le ministre des Finances.On comprend que ltat, par suite de la ncessit de res-pecter les ratios imposs par la nouvelle rgle de sta-bilit financire europenne, cherche restreindre au maximum les emprunts des collectivits locales pour viter daugmenter la dette publique et