Trois cas de pemphigoïde bulleuse chez des patients traités par gliptines

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    30-Dec-2016

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  • S522 JDP 2013

    Discussion. Nous soulignons le rle du dermatologue dans cetype dtablissement dans de nombreuses situations, notammentle dpistage et la prise en charge des EIC attendus et nouveaux destraitements anticancreux et des accidents immuno-allergiques. partir dune srie de 18 patients suspects dune hypersensibi-lit immdiate sous chimiothrapie, nous proposons de prciser laplace du bilan allergologique pour aider la prise en charge deces patients, viter des contre-indications radicales et trouver desalternatives thrapeutiques. Enn RI ou IT peuvent permettre lapoursuite dun traitement efcace sur le contrle tumoral.Conclusion. Ltude des motifs de demande de consultationdermato-allergologique en cancrologie permet de rchir unemeilleure gestion de ces consultations.Dclaration dintrt. Aucun.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.annder.2013.09.362

    P194Trois cas de pemphigode bulleusechez des patients traits par gliptinesA. Jacobsoonea,, P. Coupeb, M. Vonarxc, A. Vermerschc,A.-F. Tronquoyca Dermatologie, CHRU de Lille, Lilleb Pharmacologie, CH de Valenciennes, Valenciennes, Francec Dermatologie, CH de Valenciennes, Valenciennes, France Auteur correspondant.

    Mots cls : Gliptin ; Pemphigode bulleuse ; ToxidermiemdicamenteuseIntroduction. Les gliptines sont des inhibiteurs de la dipeptidyl-peptidase 4 (DPP-4) - enzyme inactivatrice du glucagon-like peptide(GLP-1) et du glucose-dependant insulinotropic peptide (GIP)quientranent une augmentation de la scrtion dinsuline et une dimi-nution de la scrtion de glucagon, amliorant ainsi lquilibreglucidique. Les gliptines sont utilises soit seules soit associes lametformine ou au glicazide. Nous rapportons 3 cas de pemphigodesbulleuses chez des patients diabtiques traits par vildagliptines.Observations.Cas 1. Une femme de 86 ans, diabtique de type 2 est traitedepuis le 28 dcembre 2012 par vildagliptine et metformine. Elleest hospitalise dbut mars 2013 pour ruption rythmato-bulleusedepuis 1mois. La biopsie cutane avec immunouorescence directe(IFD) et indirecte (IFI) est en faveur dune pemphigode bulleuse.Lvolution a t favorable aprs arrt de la vildagliptine et soinslocaux par clobtasol propionate.Cas 2. Un homme de 79 ans, diabtique de type 2, trait parglicazide, vildagliptine et metformine depuis novembre 2009 esthospitalis en dcembre 2012 pour ruption bulleuse gnralisevoluant depuis 3 semaines vocatrice de pemphigode bulleuseconrme par la biopsie cutane, lIFD et IFI. Le traitement localpar clobtasol propionate permet un contrle initial de la mala-die, puis les lsions rcidivent 3mois malgr la diminution trsprogressive du clobtasol propionate. La vildagliptine est arrt etlvolution est favorable.Cas 3. Une femme de 77 ans, diabtique de type 2 traite par glica-zide et vildagliptine depuis octobre 2010 est hospitalise pour uneruption bulleuse extensive depuis janvier 2013. La biopsie cuta-ne, lIFD et IFI conrment la pemphigode bulleuse. Lvolutionest favorable aprs arrt de la vildagliptine, relais par insuline etsoins locaux par clobtasol propionate.Discussion. Nous rapportons 3 cas de pemphigode bulleuse, hospi-taliss dans notre service de dcembre 2012 mars 2013, survenus1, 26 et 37mois aprs lintroduction de la vildagliptine associe auglicazide ou la metformine. Huit cas de pemphigode bulleuse chezdes patients traits par gliptine et metformine survenant entre 1 et13mois aprs initiation du traitement ont t rapports dans la lit-trature, et aucun cas trait par metformine en monothrapie. Lesinhibiteurs de la DDP-4 pourraient entraner chez des patients pr-

    sentant une sensibilit sous-jacente, la modication de la rponseimmunitaire et des proprits antigniques de la membrane basaledermo-pidermique, lorigine dune pemphigode bulleuse.Conclusion. La survenue dune pemphigode bulleuse chez unpatient diabtique incite donc la recherche de la prise de gliptines.Dclaration dintrt. Aucun.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.annder.2013.09.363

    P195Sclrose dermohypodermique desjambes sous pmtrexed : tudeanatomocliniqueA. Hassana,, M.-C. Ferrier le Boudeca, H. Janicotb, E. Rigal a,M. DIncanaa Dermatologie, CHU Estaing, Franceb Pneumologie, CHU Gabriel Montpied, Clermont-Ferrand, France Auteur correspondant.

    Mots cls : Pmtrexed ; Sclrose des jambes ; ToxidermieIntroduction. Le pmtrexed (Alimta) anti-folate, est utilis encancrologie pulmonaire. Il occasionne rarement des tableaux ry-sipelatodes dvolution sclreuse, ayant fait lobjet dune tudehistologique dans 3 cas. Nous rapportons 7 cas tudis cliniquementet en anatomopathologie.Patients et mthodes. Depuis janvier 2013, tous les patients souspmtrexed, avec des lsions de jambe, nous taient adresss.Un historique, un examen dermatologique, des photos et biopsiestaient raliss ; ltat vasculaire, la gne fonctionnelle, les dou-leurs colligs. Les biopsies taient colores par HES, PAS, Orcine,Bleu alcian. Les patients taient traits par dermocorticoide etcontention, revus 1mois puis 3mois.Rsultats. Nous avons examin 7 patients aprs 2, 4, 6, 15,16, 19 et 25 cures ; 1 seul avait une insufsance veineuse et 1 uneartrite oblitrante des membres infrieurs. Les lsions appa-rues aprs 1 cure (2 cas), 2 cures (1 cas), entre la 6e et la 8e

    cure (4 cas), taient rythmato oedmateuses, bilatrales et scl-reuses dans tous les cas, crouteuses ou desquamatives dans 2 casrcents, pigmentes dans 3 cas.Tous les patients se plaignaient dedouleurs, gne la marche et avaient recu une antibiothrapiesans succs. Lhistologie retrouvait dans tous les cas : pidermenormal ou kratosique, jonction rectiligne, brose dermohypoder-mique, rarfaction des annexes, ascension des glandes sudorales,paississement des septas, derme superciel oedmateux avecnovascularisation incontinence pigmentaire, absence dinltratcellulaire et de dpts de mucine, disparition ou rarfaction desbres lastiques dans le derme et dans 1 cas des images de pan-niculite membranokystique. Lamlioration tait constante soustraitement local (malgr la poursuite du pmtrexed dans 2 cas)avec tat sclreux persistant.Discussion. Le tableau clinique est strotyp : oedme puissclrose des jambes, rythme puis pigmentation. Les lsionssont survenues entre la 1re et la 8e cure. Notre tude soulignelimportance des douleurs, lefcacit partielle dune corticoth-rapie locale avec contention et la possibilit de poursuivre lepmtrexed dans certains cas. La sclrose et labsence dinltratcellulaire quel que soit le stade volutif sont frappants. Dans les3 cas publis, 1 seul mentionne un inltrat privasculaire. Le mca-nisme de cette raction est inconnu.Conclusion. La sclrose des jambes sous pmtrexed est une toxi-dermie particulire. Labsence dinltrat cellulaire nest pas enfaveur dune cause immunologique. La coexistence dune novascu-larisation et dune volution sclreuse fait supposer linterventionde facteurs angiogniques, dj impliqus dans la sclrodermie.Lacide folique tant antiangiognique, lactivit antifolate dupmtrexed pourrait favoriser langiognse.Dclaration dintrt. Aucun.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.annder.2013.09.364

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