COUVs 233-JUIN 2018 233 - agriD£©es De nouveaux producteurs et entreprises s¢â‚¬â„¢implantent. Nous nous

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    « Alors que les habitants

    des pays en développement

    orientent leur consommation

    vers une alimentation de plus

    en plus carnée, les populations

    occidentales sont invitées

    de plus en plus activement à

    modifier leur comportement

    alimentaire. Place à

    davantage de protéines

    végétales, réduction du sucre

    et du sel, diminution, voire

    suppression des additifs

    et conservateurs,

    encouragements à

    consommer “local”, bio ou

    même vegan. Les incitations

    à ces changements de

    comportements viennent de

    toutes parts. Les conséquences

    sont majeures pour les acteurs

    des filières agro-alimentaires.

    Certains sont déjà prêts.

    Et vous ? »

    Isabelle Delourme

    Transition alimentaire : êtes-vouspartants?

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    L es consommateurs, les médias,les acteurs publics plébiscitenttous l’accès à une alimentation plus transparente, locale, durable et qualitative. Ce sont des demandes

    légitimes, presque évidentes dont on s’est parfois

    éloigné à tort. Pour y répondre, il faut jouer la désintermédiation intelligente et créatrice de valeurs, notamment pour

    nos producteurs. Il est ensuite impératif de décloisonner, de favoriser la rencontre des

    acteurs afin de créer de

    Maguelone PONTIER Directrice, Le Grand Marché (Marché d’intérêt national)

    Toulouse Occitanie

    « Le MIN de Toulouse et les producteurs de la région Occitanie se sont mis en ordre de marche pour valoriser la ferme France et répondre aux consommateurs. »

    ► 18 ha au sol ► 900 emplois directs ► 6 600 emplois

    indirects ► Chiffre d’affaires :

    333 M €

    Le Grand Marché, écosystème toulousain au service d’un modèle alimentaire

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    la transparence. Il paraît également évident de parler de prix justes, non pas comme une revendication mais comme un modèle économique pérenne à mettre en place sans délai. Il est enfin désormais inévitable de mutualiser la logistique, les flux, de ne concevoir qu’un transport doux pour demain. Un marché d’intérêt national (MIN), tel celui de Toulouse, est justement l’écosystème répondant à ces problématiques. Formidable écosystème répondant à un principe de business d’intérêt général (pour rappel, les MIN ont une mission inscrite dans la loi d’approvisionner les villes et comportent un actionnariat public) parce que nous regroupons en un seul lieu l’approvisionnement et la distribution de produits. Un marché de gros est la centrale d’achat des commerces de proximité : restaurateurs, primeurs, marchés de plein vent, fleuristes, charcutiers, épiciers, etc., mais aussi plus minoritairement GMS et restauration collective.

    Un lien de proximité Nous défendons un modèle alimentaire : prendre du plaisir au restaurant et partager un moment, se faire conseiller par son boucher ou son primeur, sentir et goûter les produits sur son marché, composer son bouquet chez le fleuriste est un véritable mode de consommation au-delà du simple circuit économique. Il représente un art de vivre, un lien de proximité et un modèle précieux à défendre. Nous sommes artisans du maintien des ceintures vertes, les 339 producteurs de notre carreau sont des péri-urbains.© D

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    Nous permettons une diversité et qualité exceptionnelles des produits alimentaires. Le nombre de référence, le sourcing, la maturité des produits sont exceptionnelles car le savoir-faire des grossistes, leurs spécialités et la multiplicité de clients (qui ont chacun des attentes et besoins) contribue à une grande largeur de gamme. Nous sommes enfin un outil d’aménagement du territoire en concentrant les flux et en mutualisant une logistique urbaine au plan local notamment avec notre partenaire La Poste qui construit (livraison en 2020) plus de 16 000 m2 dédiés à la logistique du dernier km en face du marché.

    Un cash fermier Forts de ces atouts, le Grand Marché (nouvelle appellation du MIN depuis le 1er juillet 2017) a été repris dans sa gestion pour 22 ans par le marché de Rungis, emblématique vitrine de la gastronomie française et navire amiral des marchés de gros avec ses 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel et 18 millions de personnes alimentées chaque jour, à travers une délégation de service public confiée par Toulouse Métropole. Sûr de son potentiel, le Grand Marché souhaite se réinventer pour devenir un pôle agroalimentaire incontournable.

    Sa feuille de route repose sur deux leviers principaux : reconquérir une clientèle plus large et développer une stratégie de diversification et de services (voir encadré). Les premiers résultats se voient déjà. De nouveaux producteurs et entreprises s’implantent. Nous nous apprêtons à accueillir sur le marché une grande école de cuisine, nous organisons un cash fermier (le regroupement de produits de toute l’Occitanie pour l’ensemble des professionnels des métiers de bouche avec possibilité de livraison), nous travaillons à la mise en production de cultures maraîchères plébiscitées par nos commerçants. Une dynamique est lancée et fédère les acteurs occitans. J’enjoins tous les producteurs ou les acteurs de leur aval à prêter une attention différente à ce formidable outil de distribution ; qu’ils viennent visiter le marché et ils seront convaincus ! ◗ Maguelone Pontier

    Sûr de son potentiel, le Grand Marché souhaite se réinventer pour devenir un pôle agroalimentaire incontournable.

    ““

    Elle repose sur deux leviers. Le premier consiste à reconquérir une clientèle plus large et pour cela il faut :

    ➜ Conforter la clientèle existante tout en attirant de nouveaux segments de consommateurs ;

    ➜ Grâce à l’expertise des méthodes éprouvées par le Marché International de Rungis, développer des outils pour les acheteurs (portail acheteur, accueil client, carte d’acheteur...) ;

    ➜ Développer une offre de services pour les acheteurs (possibilité de stockage, livraisons...).

    Le second levier réside dans le développement d’une stratégie de diversification et de services. Le Grand Marché souhaite pour cela : ➜ Accueillir des opérateurs bio et locaux, produits gastronomiques et laitiers

    et développer la vente physique notamment en produits carnés et de la mer ; ➜ Devenir le centre de distribution urbaine du frais alimentaire du territoire

    métropolitain en synergie avec Toulouse Logistique Urbaine ➜ Initier un projet numérique pour un MIN 2.0 à l’orée 2020 ; ➜ Favoriser l’implantation de start-up alimentaires et de formations ; ➜ Instituer une vraie politique de communication, de visites et d’événementiel.

    Une nouvelle stratégie pour le Grand Marché

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    de mars (TV, digital, Affichariot) a été très efficace pour gagner en notoriété sur cette nouvelle gamme. Nous allons poursuivre ce travail de notoriété pour démocratiser cette offre végétale au rayon saucisses.

    La Revue agridées : Vos saucisses en version « végétale » sont élaborées à base de pois, blé et huile de colza… 100 % français ? M. G. : Effectivement, la protéine de blé vient essentiellement de France. Quant à la protéine de pois

    et à l’huile de colza, elles sont 100 % françaises.

    La Revue agridées : Qui seront, selon vous, les consommateurs les plus séduits par cette offre et quels sont vos objectifs en terme de ventes ?

    M. G. : Nous nous sommes fixés un objectif de 400 tonnes pour cette première année.

    Nous comptons séduire en priorité nos acheteurs Knacki en recherche

    d’une nouvelle variété, mais également les « flexitariens » à la recherche d’une offre végétarienne. ◗

    Propos recueillis par Marie-Laure Hustache

    A près le succès de la marqueLe bon Végétal, Herta proposeen rayons depuis janvier 2018 la fameuse saucisse Knacki dans une version végétale. Décryptage de cette nouvelle approche végétarienne avec le président Arnaud de Belloy.

    La Revue agridées : Moins grasse, plus riche en protéines par rapport à la version carnée, la Knacki végétale surprend par son goût identique à l’« originale ». Comment êtes-vous parvenus à cela et quel premier bilan dressez-vous de ce lancement ? Arnaud de Belloy, président d’Herta : Pour avoir un produit aussi proche de la saucisse Knacki « originale », l’aventure aura duré quatre ans. Il aura fallu 200 à 300 essais et beaucoup d’efforts et de motivation de la part de toute l’équipe développement Herta. Tous ces essais ont été nécessaires pour la mise au point de la recette et du process afin d’optimiser la texture et le goût. Le lancement est prometteur, et en ligne avec nos objectifs. La vague de soutien du mois

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    INTERVIEW

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    “Le blé, le pois, et l’huile de colza :de nouveaux ingrédients pour lesadeptes de saucisses végétariennes. Herta® lance la Knacki végétale

    Arnaud DE BELLOY président d’Herta

    “ Depuis 2001, Herta® s’engage sur la sécurité et la traçabilité de ses produits

    de la « fourche à la fourchette » et ce pour l’ensem