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Paraissant les Mat di s , Jeudis et Samedis.archives.ville-saumur.fr/_depot_amsaumur/_depot_arko/fonds/echo... · SAMEDI 7 JANVIER. 19E ANNÉE — IS60 POLITIQUE, LITTÉRATTOB, INDUSTRIE,

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  • SAMEDI 7 JANVIER.19E ANNE IS60

    POLITIQUE, LITTRATTOB, INDUSTRIE, COKEKEUCE.

    Paraissant les Mat dis , Jeudis et Samedis.

    JOURNAL D'ANNONCES, INSERTIONS LGALES ET AVIS DIVERS.

    ON S'ABONNE A SAUMUR,An bureau, place du March-Noir, et chez

    MM. GAULTIER, JATAITD, MILOI, et M"'NIVBRLET, libraires ;

    A PARIS,Office de Publicit Dpartementale (Isid.

    FONTAINE), rue de Trvise, 22, et l'Agencedes Feuilles Politiques, Correspondance g- '-.nrale (HAVAS), 3, rue J.-J. Rousseau. \

    Gare de laomnr (Service d'hiver , V novembre.)

    Dparts de Saumur pour Nantes.

    1 heures 49 minut. soir, Omnibus.3 52 Express.3 27 matin, Express-Poste.9 4 Omnibus.

    Dpart de Saumur pour Angers.

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    3 heures 2 minut. matin , March.-Mixte.7 52 minut. malin , Omnibus.

    PRIX DES ABONNEMENTS.Un an, Saumur, 18 f. Poste. 24 f. Six mois, 10 13 Trois mois, 5 25 7 50

    L'abonnement continue jusqu' rceptiond'un avis contraire. Les abonnements demands, accepts, ou continus, sans indi-cation de temps ou de termes seront comptsde droit pour une anne.

    REVUE POLITIQUE,

    Le Moniteur annonce la retraite de S. Exc. M. lecomte Walewski. M. Thouvenel , ambassadeur a

    Gonstantinople, remplace M. Walewski au dparte-

    ment des affaires trangres. S. Exc. M. Barocbo,prsident du couseil d'Etat, remplira l'intrim de

    ce dpartement jusqu' l'arrive de M. Thouvenel.

    M. le comte Walewski tait ministre secrtaired'Etat des affaires trangres depuis le 7 mai 1855.

    Personne ne doute qu'en quittant le ministre, qu'il

    a dirig pendant prs do cinq annes, et oh son ca-

    ractre loyal et lev lui avait conquis d'universelles

    sympathies, M. le comte Walewski n'emporte lapleine confiance et l'estime de l'Empereur.

    Un dcret du 4 janvier attribue un traitement an-

    nuel de cent mille francs aux membres lu conseil

    priv ; n'auront pas droit a ce traitement ceux des

    membres de ce conseil qui exercent une fonction

    rtribue par l'Etat ou par la liste civile.

    On sait que le conseil priv se compose de LL.

    EE. MM. le cardinal Morlot, archevque de Paris;Troplong, prsident du Snat; comte de Morny,

    prsident do Corps- Lgislatif ; B.iroche, prsident

    du conseil d'Etat, ayant rang de ministre ; Fould ,

    ministre d'Etat ; les marchaux comte Vaillant et

    dnc de Malakoff; Walewski, snateur, comte de

    Persigoy, ambassadeur prs Sa Majest Britanni-

    que.

    A l'occasion du 1 er janvier, S. Exc. M. le mar-

    chal Vaillant , commandant en chef de l'arme fran-

    aise en Italie , a reu les marques les plus vives de

    la sympathie des autorits et de la population lom-

    barde. Nous reproduisons plus loin l'adresse qui a

    t remise au marchal Vaillant , cette occasion ,

    par la municipalit de Milan.

    Ce n'est pas par des manifestations aussi amicales

    qu'une partie de la presse allemande a commenc

    l'anne. La Nouvelle Gazette de Hanovre et la Ga-

    zette de Leipzig dplorent, avec on accord touchant,

    que l'Allemagne n'ait pas secouru l'Autriche contre

    la France et la Sardaigne. C'est ainsi que ces deux

    obscors journaux nous souhaitent la bonne anne.

    Parmi les bruits plus ou moins dignes de foi , qui

    circulent depuis deux ou trois jours, nous devons

    mentionner, litre de renseignement, nne infor-

    mation que le Morning-Post prsente sous nne forme

    trs-srieuse. D'aprs ce journal, la cour de Vienne,

    voulant oui prix empcher un nouvel accroisse-

    ment du royaume de Sardaigne, aurait propos de

    cder la Vntie pour tre incorpore un nouveauroyaume de l'Italie centrale. Le Morning Post ne

    dit pas a qui cette proposition aurait t faite; il ne

    fait pas voir non plus, et nous ne distingoos pas

    trs-clairement en quoi les intrts de l'Autriche

    seraient servis par cette combinaison.

    La Gazette de Magdebourg , du 1" janvier, an-

    nonce la prochaine arrive du prince Gortschakoff

    Berlin , o il viendrait confrer avec M. de Schlei-

    nitz, pour dterminer les points sur lesquels la

    Prusse et la Russie marcheront d'accord au sein dn

    congrs. Mais en mme temps la Nouvelle Gazette

    de Prusse, du 3, annonce que le dpart du prince

    Gortschakoff est provisoirement suspendu, en at-

    tendant la date dfinitive de la convocation du con-

    grs.

    Les journaux anglais ne partagent pas tous l'avis

    dn Times au sujet du congrs. Le Morning Chronicle

    dmontre aujourd'hui par de bonnes rai-oos que la

    runion dn congrs est utile et que l'Angleterre

    doit la dsirer. Ce journal espre que le congrs

    aura lieu, et que l'Europe remerciera l'Empereur

    des Franais qui , travers les mille complica-

    tions, n'a jamais permis , mme ses propres an-

    xits, d'altrer ni sa bonne foi, ni son bon sens,

    ni l'inaltrable sret de son jugement

    S. Exc. le marquis de Moostier , ambassadeur de

    France Vienne, a eu l'honneur de prsenter le 1"

    janvier, en audience solennelle, ses lettres de cr-

    ance l'empereur Franois-Joseph; il a t ensuiteprsent l'Impratrice , l'archiduchesse Sophie,

    l'archiduc Franois-Charles et au comte de Rech-

    berg. Le mme jour S. A. a do chez lord Loftus,

    ambassadeur d'Angleterre.

    L'empereur d'Autriche vient de dcider la forma-

    tion de l'infanterie en 80 rgiments, qui seront

    commands par des lieutenants-colonels. Ces nou-

    veaux rgiments seront composs d'hommes choisis

    dans les rgiments existants.

    Nous apprenons de Constantinoplu la chute du

    grand-vizir. Kybrisli pacha a t destitu et rem-

    plac par Mehemet Roochdi pacha, prsident du

    tanzimat. Aali pacha, ex grand-vizir, remplace Me-

    hemet Roochdi pacha dans ce dernier poste.

    Une correspondance , adresse de Posen a la

    Gazette de Voss assure que les membres les plus

    distingus de l'migration polonaise se proposent de

    remettre au congrs une adresse au nom de toute

    leur nation. A. Vitu. (Le Pays.)

    On lit dans la Gazette de Madrid:

    Le gnral en chef de l'arme d'Afrique, par d-

    pche tlgraphique d'hier soir, mande du campe-

    ment dl Serralo ce qui snil :

    A huit heures et demie, l'ennemi a attaqu les

    grand'gardes du campement du gnral Ros , en cou-

    rant travers les bois de la droite. Ces postes ayant

    t renforc", par trois bataillons, sous les ordres do

    gnral Turon , les Maures ont t repousss avec

    autant de vigueur que l'exigeait l'imptuosit de leur

    attaque. A l'instant o j'ai entendu le feu , je me

    suis transport sur le thtredu combat, voyantavec

    quelle bravoure se battaient nos troupes. Le feu de

    l'ennemi a t trs nourri, comme jamais il ne l'avait

    t encore. Je crois nos pertes peu considrables ,

    mais je ne saurais encore en prcier le chiffre; celles

    de l'ennemi doivent avoir t grandes, attendu qu'il

    a t repouss de nos tranches.

    Le commandant gnral des forces navales d'op-

    rations mande d'Algsiras le 30 dcembre, au minis-

    tre de la marine :

    Hier , une heure dix minutes de l'aprs-midi ,

    avec les forces navales, j'ai battu les forts de l'em-

    bouchure de la rivire de Ttooan , j'ai complte-

    ment teint leur fen et j'ai brl le fort du Nord.

    L'affaire a dur une heure. Je n'ai pas eu de pertes

    a dplorer, l'ennemi pointant trop haut.

    On lit dans la Ibria :

    Devant la place de Ceuta nous avons mainte-

    L'AME DU NAVIRE.

    (Suite.)

    CHAPITRE XXI. LA PIRATERIE.

    L'mir, ou littralement ['amiral Bahar, datou, c'est-

    -dire seigneur, de la piraterie malaisienne , est un per-

    sonnage beaucoup moins apocryphe que l'immortel Na-

    than-la-Flibuste.ll dirigeait celle poque la marine du

    sultan des lies Holo (ailleurs Jolo , Soulou , Sooloo, etc.),

    groupe situe entre Borno et les Philippines , et repaire

    de pirates comparables aux anciennes rgences barbares-

    ques.

    D'aprs le savant voyageur Domny de Rienzi , le sul-

    tan actuel, qui rside Bvouan, petite ville de cinq

    six mille mes , est un prince fort mdiocre ; mais

    ajoute le mme auteur l'mir Bahar est l'homme le plus

    extraordinaire et le plus avanc qu'on puisse trouver en

    ce moment dans la Malaisie et l'Ocanie (1). La qualifi-

    cation d'homme trs-avanc donne par un estimable

    gographe un gnralissime de bandits nous paratt un

    peu avance elle-mme.

    Brassinet ni Biflard n'taient curieux de la biographie

    (1) L'Ocanie, 1836.

    assurment trs-intressante de ce redoutable aventurier

    contemporain.

    Est-il reuegat europen , arabe , chinois , maiais ou

    insulaire holoan? Requin ne les renseigna point cet

    gard. 11 leur dit seulement entre deux parenthses que

    l'Emir a pour favorite une mlisse chrtienne des Philip-

    pines.

    A sa place , fit Biflard , j'aurais un srail.

    Requin haussa les paules.

    L'mir Bahar, au-dessus des prjugs vulgaires de la

    civilisation et du droit des gens , a organise la piraterie,

    les courses et les dprdations des ctes circonvoisines

    sur la plus vaste chelle. Il a fait du Moaara ou port de

    Bvouan un grand entrept de prises et un comptoir o

    les habitants du nord de Borno et d'une partie de l'le

    de Miudanao trafiquent avec les cumeurs de mer.

    Expulss de toutes les autres parties du globe, les for-

    bans sout srs de trouver asile et protection auprs de

    l'mir Bahar, jaloux sans doute d'appliquer le progrs

    des lumires au dveloppement de la marine pirate.

    En ce sens , il est , on ne saurait le nier, beaucoup plus

    avanc que les nombreux chefs de pillards, petits ou

    gros, de Varouni , Cotii, Passir, et autres points du lit-

    toral de Borno , de Clbes, des lies de la Sonde ou des

    archipels de la Chine.

    Ces derniers , vues plus troites , ne tiennent gure a

    se recruter de bandits europens ; ils se contentent de

    leurs vieux procds, de leurs (misrables barques , et ne

    souffrent pas volontiers la concurrence trangre sur les

    mers qu'ils exploitent.

    L'mir Bahar vise au monopole.

    Il veut des uavires construits, arms et monts suivant

    toutes les rgles de l'art naval. Non coulent d'avoir forc

    reconnatre ses lois ou au moins respecter son pavil-

    lon les petits sultaus pirates des ctes avoisinantes , ils

    s'efforce d'attirer lui tous les hardis coquins du monde

    civilis.

    Les bons canonniers , les armuriers, les charpentiers-

    constructeurs, les gens du mtier en gnral et les ma-

    rins , sout les bienvenus dans son repaire.

    Requin , qui se vantait d'avoir t envoy en Eu-

    rope par l'mir Bahar en personne pour y racoler des

    hommes dtermines , pouvait doue se faire fort de trou-

    ver des pilotes parmi les Malais, Biadjaks ou Bissagos,

    dont les barques sillonnent sans ces mers redoutables.

    Tandis qu'il faisait sa manire le portrait et l'loge

    de l'mir Bahar, dix heures sonnrent.

    On vira de bord , car les ordres de Maurice taient

    bons suivre la lettre.

    La manuvre acheve :

    Assez caus ! dit Brassinet ; tout est par ! mar-

    chons IA ces mots , il court dans la dunelle et trane le jeune

    capitaine sur le pont , en criant :

    Nous touchons !... Nous sommes perdus !... le na-

    vire talonne !

  • riant cinq fortins solidement construits et dont quel -

    ques-nns sont bien gamirs d'artillerie; ce sont de

    droite gauche , Isabell II, Rey Francisco, Cinero,Espana et Principe Alfonso.

    y C'est pour la premire fois, dans l'affaire du '20,

    que les Maures ont fait usage du canon contre nous;

    c'tait une pice de k en fer , dont les boolets n'attei-

    gnaient pas nos positions ; alors ils l'ont retire. On

    croit qne cette pice aura t prise quelque na-vire naufrag sur la cte.

    DPCHES TLGRAPHIQUES.

    Londres, le 5 janvier. Le Times , en mention-

    nant lu brnit qne le gouvernement franais concer-

    terait nn trait avec le gouvernement anglais pour

    rgler par une action commune les affaires d'Italie,

    prtend que, tout en dsirant une entente parfaite

    avec la France, l'opinion en Angleterre ne serait

    pas favorable ce trait dont le parlement empche-rait l'excution.

    Coostantinople, '2$ dcembre. Le vizir Kbrisly

    a t brusquement destilnet remplac par Rucbdi,

    prsident du Tanzimat. Cette prsidence a t don-

    ne Ali, avant-dernier vizir, qui est considr

    comme devant bientt revenir au vizirat. Les amis

    des rformes et des conomies sool coosterns du

    changement. Le vieux parti triomphe, quoique Ru

    chdi passe pour un rformateur.

    Marseille , 4 janvier Des lettres de Conslan-

    tinole affirment que la cause principale de la chute

    de Kbrisly a t sa demande pour rgler enfin les

    dettes du srail et dn harem. Tous les courtisans

    conjurs contre loi l'ont accus de vouloir, d'accord

    avec l'Europe, dtrner le sultan pour le remplacer

    par son frre.

    La veille de la destitution de Kbrisly , le sultan

    le remerciait d'avoir aplani les difficults relatives

    au canal de Suez. Le nouveau vizir a maintenu cette

    dcision et expdi aujourd'hui une note aux puis-

    sances, promettant l'approbation du projet en cas

    d'entente de l'Europe. M. de Lesseps se dispose repartir. Havas.

    On lit dans la Gazette pimontaise :

    La corporation municipale , l'occasiou du pre-

    mier de l'an , a eu l'honneur d'tre reue par S Exc.

    le marchal Vaillant, commandant en chef de l'ar-

    me franaise en Italie, auquel elle a lu l'adressesuivante :

    Monsieur le marchal !

    La municipalit de Milan saisit avec empresse-ment nne nouvelle occasion de s'adresser au chef

    de l'arme franaise en Italie. Elle est fire , mon-

    sieur le marchal , de vous prsenter l'expression

    des sentiments d'immense reconnaissance de cette

    ville pour votre Empereur magnanime et votregrande patrie.

    L'anne qui vient dn finir brillera jamais

    dans les fastes de l'histoire et de l'humanit, car

    elle a vu le puissant souverain d'une grande na-

    tion prendre les armes et se mettre la tte de

    ses bataillons indomptables et dvous poor d-

    fendre les droits sacrs d'nn peuple opprim. Les

    clatantes victoires remportes sur le champ de

    l'Italie immortaliseront le nom de l'Empereur Na-

    Un sommeil affreux , le sommeil de l'opium paralysait

    les forces de Maurice.

    11 veut se raidir, il chancelle; il veut paraler, sa langue

    se refuse lui obir; il ouvre les yeux , ses yeux se re-

    ferment malgr lui.

    L'instinct marin , le sentiment du devoir, semblent

    tout--coup prendre le dessus , tant est puissante son

    nergie.

    Requin grogne sourdement et apporte son harpon ,

    Biflard tremble , Brassinet plit , et , voyant s'approcher

    les gens de l'quipage , porte la main un coutelas ca-

    ch sous ses vtements.

    Le jeune capitaine est parvenu h monter sur la du-

    nette.

    Il va voir qu'on le trompe. S'il appelle au secours , il

    sera sauv peut-tre par quelqu'un de ces hommes qu'il

    arrachait nagure mille morts. Mais une lame norme

    branle le navire. Maurice, engourdi, tombe la ren-

    verse; c'en est fait il cesse d'avoir la notion de ce qui se

    passe autour de lui.

    Perdu mon navire rourmure-t-il d'une voix

    touffe.

    Cependant , les trois misrables qui jouissaient de toute

    sa confiance l'ont pos sur une place ; ils la font lente-

    ment glisser l'arrire, et sans secousses l'abandonnent

    la mer furieuse.

    Maurice jette un cri :

    0 mon Dieu .'

    polon III, et ce peuple, qui doit surtout l'in-

    tervention de la France les bieus suprmes de

    l'indpendance et de la libert dont il jouit main-

    tenant sous le sceptre qu'il a si longtemps dsir ,

    ce penple espre que la sagesse du clairvoyant

    politique achvera eo faveur de l'Italie l'uvre du

    grand capitaine.

    La municipalit de Milan, pleine de cet espoir,

    prie Votre Excellence de faire connatre l'auguste

    dfenseur des nobles causes les vux unanimes de

    la ville de Milan , qui demande au Ciel pour Sa

    Majest one longue et spleodide existence , console

    par les joies domestiques , heureuse du spectacle et

    de la prosprit publique.

    M. le marchal , Votre Exc. commande une ar-

    me modle de bravonre, de discipline et de cour

    toisie. Les Milanais, tandis qu'ils gardent le sou-

    venir le plus reconnaissant des minenls services

    que ses braves ont rendus l'indpendance ita-

    lienne, admirent en eux cette urbanit exquise

    qui se rvle dans tons les rangs de votre hirarchie

    militaire

    Ils souhaitent ardemment do rendre le sjour

    de leur ville agrable a des htes si dignes, et ils

    se flattent qoe la sympathie qui rapproche les ci-

    toyens Italiens des soldats de la France cimentera

    jamais l'amiti entre les deux nations. La ville

    de Milan se tient honore de la prsence d'un il-

    lustre vtran , gnreux dfenseur de votre patrie,

    dont le nom est anssi cher a la science qu'a la po-

    litique, et la municipalit se fait uu devoir bien

    doux de proclamer l'estime gnrale dont VotreExcellence est entoure.

    Milan , 1" janvier 1860.

    BELGIOJOSO , maire: DE IIBRBA ,

    adjoint; GIUMLI, TJBOLDIHI DE

    CAPEI , MABGABITA , DE LEVA ,

    adjoints.

    Le marchal a rpondu :

    Je vous remercie des sentiments de reconnais-

    sance pour l'Empereur et la France, exprims au

    nom de la ville de Milan ; je les ferai connatre

    l'Empereur. Je suis charm du tmoignage rendu

    a la bonne discipline de l'arme sous mes ordres;

    elle reste ici pour dfendre l'ordre intrieur et

    l'Indpendance du pays conquise sur le champ de

    bataille. Je remercie les habitants de la ville et

    les autorits municipales do bien tre qne leur doit

    l'arme franaise. Je puis voos assurer que In bon-

    heur de l'Italie est le vu le pins cher de l'Empe-

    reur et de la France. Je fais des vux pour cette

    belle ville qui jooit actuellement , sous le sceptre

    d'nn anssi gnreux souverain que le roi Victor-

    Emmanuel, des institutions libres dont elle fut si

    longtemps et si cruellement prive. Grce nn gou-

    vernement rparateur, elle reprendra bientt son

    ancien clat.

    On lit dans le Pays:

    La tlgraphie franaise n'est pas encore en com-

    munication directe avec le royaume de Naples, mais

    cette jonction sera prochainement opre.

    La ligne qui transmet les dpches destination,

    ou originaires de France ou d'Algrie , passe paj

    Toulon, suit la Mditerrane jusqu' la Spezia, de

    l traverse la mer jusqu'au cap Corse, le dtroit de

    Il a dj disparu.

    Eulev VEsprit-des-Eauxl.... Vive la flibuste!

    dit maitre Requin en ricanant. On navigue la part! La

    cargaison est nous ! Attrape ramasser des piastres!

    L'quipage , tmoin du crime, rpond cette procla-

    mation sinistre par d'horribles applaudissemeuts. Ceux

    des matelots que la belle conduite de Maurice enthousias-

    mait nagure applaudissent le plus fort , soit que la pas-

    sion de la rapine l'emporte en eux, soit que le nouveau

    pouvoir de Requin leur inspire une prudente terreur.

    Cependant Brassinet fait arracher le tableau de poupe

    sur lequel tait grav le nom sacr du navire; on brise

    l'image sculpte qui ornait la poulaine; on jet la mer

    une foule d'espars peu utiles , de vieux ustensiles et d'ob-

    jets d'encombrement.

    Matre Requin trouve ces prcautions ridicules ; il gro-

    gne , mais laisse faire jusqu' ce qu'il soit temps de virer

    de bord pour la seconde fois , comme l'a recommand

    celui qui n'est plus capitaine.

    Onze heures sonnent.

    Pare virer!

    Presque au mme instant a lieu la saute de vent at-

    tendue et annonce par Maurice.

    C'est la mousson d'octobre qui commence.

    Et le btiment sans nom s'loigne sous une allure facile

    du point o s'est lchement consomme la plus atroce

    des perfidies.

    Bon vent, grand' largue! plus de dangers !... Une

    Conifacio, la Sardaigne, puis rentre dans la Mdi-

    terrane. Un embranchement sous-marin partant du

    cap de Bonifacio poor joindre Gate sera donc le

    plus court moyen de relier Naples Paris.

    Les gouvernements franais et napolitain , si nous

    en croyons un* lettre de Naples, ngocieraient euce moment la convention qui doit rgler cette im-

    portante affaire, dont nons regardons la solutioncomme prochaine.

    CHRONIQUE LOCALE ET DE L*OUEST.

    La Loire crot depuis deux jours avec une certaine

    force. Elle marque ce malin 4 mtres l'chelle dupont Cessart.

    L'ouragan qui a clat snr Saumur dans la nuit

    de mardi mercredi dernier a exerc ses ravages

    dans un grand nombre de localits. A Nantes, mer-

    credi matin, les rues taient jonches d'ardoises.

    Rue des Olivettes, dit le Courrier de Nantes , un

    pan de mur d'un btiment habit par plusieurs lo-cataires s'est croul dans le jardin.

    Une autre mur, situ rue de Barbin , s'est gale-ment cronl.

    Le pyroscaphe la Tte-de- Cheval , parti de Nantes

    pour Paimbuf, y a dbarqu ses passagers le soir.

    Dans la nuit le pyroscapbea sombr , et le lendemain

    matin on n'apercevait que la chemine du vapeur.

    On craint que les huit hommes d'quipage qui cou-

    chaient bord ne se soient noys. Cepeudant,

    comme on n'a pas retrouv le canot du vapeor, il

    serait possible qu'ils aient pu aborder snr la cte. Le

    patron Gurin avait , comme d'ordinaire , pass lanuit terre.

    A Saint-Nazaire , l'ouragan a t pouvantable.

    Il a bris des chemines et abattu des murs; mais

    on n'a signal qu'un vnement de mer : le navire

    Minos a t entran sur le banc de Billot , d'o on

    espre pouvoir le retirer.

    Le vent soufflait avec tant de violence, que le

    train de Nantes Saint-Nazaire , arrivant neuf

    heures trente Montoir, d s'y arrter , poor at-

    tendre nue locomotive de secours.

    A Blois, plusieurs personnes, en traversant lepont, se sont vues arrtes coort; d'autres ont tobliges de se baisser pour viter d'tre emportes.

    Dans la fort deRussy, d'normes arbres, presquesculaires, ont t violemment dracins.

    A Rooen, la tempte tait dans toute sa force aquatre heures du malin; le vent mugissait avec fu-

    rie, et les portes ou les volets des maisons cla-

    quaient avec un broit effroyable. Mercredi matin,

    les rues taient couvertes de dbris de tuiles et

    d'ardoises. Nous n'avons pas entendu dire qu'il soitarriv aucun accident grave.

    Au Havre, le vent soufflait en tempte; la mertait trs-mauvaise au large.

    Pendant cette tourmente, la barque de pche de

    Trouville, n 57, se trouvait trois lienes dans

    l'ouest de la Hve; elle est entre au port avec sou

    grand foc et son beaupr enlevs. Personne n'a tbless.

    De son ct, le sloop les Familles-Runies, venant

    de la Bouille, ayant manqu l'entre du port, est

    venu s'chouer sons les chantiers Normand. L'qui-

    page a pu se sauver. (Le Pays.)

    barrique de tafia sur le pont !... Allons, pirates , clbrez

    dignement votre premier exploit!.... vous avez noy

    Y Ame de votre navire!

    Vous avez noy l'me du navire. Malheur qui s'avi-

    serait de dire maintenant que Maurice Grandfort tait

    un marin qui vous a cent fois sauv par son hroque vi-

    gilance et que, sans lui, vous seriez, comme vous mri-

    teriez si bien de le devenir, la pture des requins!

    Vous avez noy l'me du navire.

    Malheur donc quiconque prononcera le nom du capi-

    taine Grandfort, ft-ce au milieu des plus horribles dan-gers !

    Brassinet a son coutelas et sa paire de pistolets la

    ceinture ; matre Requin ne se spare plus de son har-

    pon. Vive la flibuste!

    Vous avez noy l'me du navire !

    Sur la proposition de maitre Requin , attendu que la

    mousson ne permettait pas de se rendre Bvouan chez

    l'illustre mir Bahar, on fit route sur le Grand- Solombo

    (ailleurs Samonbo), trs-petite Ile, en dpit de son nom,

    et autre nid d'excrables pirates.

    Situ presque gale distance des ctes de Java et de

    celles de Borno , le grand Solombo est , du reste , cruel-

    lement plac sur la route de tous les btiments qui trafi-

    quent entre les Iles de la Sonde, Clbes et les Moluques.

    Le capitaine Brassinet , ayant examin la carte ,

    adressa ses compliments et ses remerciements les plus

    sincres au judicieux matre Requin.

  • Le gnral Lefvre , commandant le Prytaneimprial militaire de La Flche, a crn ntile , dansl'intrt des enfants confis par l'Empereur et parle ministre de la guerre sa sollicitude toute par-ticulire , de porter la connaissance des familles etdes correspondants la note-circulaire suivante , quivient de lui tre adresse par Son Excellence le ma-rchal ministre do la guerre :

    Le ministre de la guerre a cru ncessaire unerforme profonde dans le Prytane de La Flche.

    Cette rforme a pour moyen principal nnadoucissement notable dans le rgime intrieur,surtout en ce qui concerne les plus jeunes enfants.

    Elle a pour but, tout en levant le niveau destudes, d'amener l'amlioration morale des lves.

    En confiant au ministre de la guerre des enfantsdont les pres se sont honors par les services ren-dus, l'Etat lui demande d'en faire des hommesdignes de leurs pres et dignes de la noble profes-sion des armes, laquelle la plupart d'entre euxsont destins.

    Us doivent tre accoutums de bonne heure : Au respect des supriorits hirarchiques, qui

    est le principe lmentaire de la discipline ; A l'obissance absolue et spontane , premire

    leon du dvouement qui doit les animer plus tard ; Au ddain des dlicatesses de la vie et des re-

    cherches du luxe, sentiment qui affermit les meset les rend indpendantes eu allgeant le joug desbesoins physiques.

    Il convient d'exalter ces jeunes mes , accessi-bles tous les enthousiasmes, pour l'amour dudevoir et pour le noble orgueil de l'avoir accom-pli; il faut leur enseigner que la satisfaction de laconscience est la source unique d'une louable etnoble fiert.

    M Pntrs de ces vrits, les matres et les sur-veillants mettront leurs soins les faire compren-dre, les faire aimer par les lves; mais leursefforts seraient impuissants si les parents, les tu-teurs, les correspondants ne les secondaient paspar leurs conseils, ne les dveloppaient pas parleurs leons, ne les soutenaient pas dans leurs cor-respondances.

    C'est pourquoi, dans l'intrt de l'tablisse-ment , dans l'intrt sacr des jeunes gens qu'il re-cueille , au nom de la reconnaissance qu'ils doiventtous l'Empereur , le ministre invite les familles marcher srieusement et constamment dans cettevoie, recommander aux enfants la soumission,le respect pour les chefs qui les guident, l'assiduitaux leons qu'ils reoivent et la patience dans lesprenves que la ncessit du rgime intrieur peutleur imposer.

    La justice du ministre sera inflexible, s'il estoblig de la faire sentir; dcid, par le sentimentd'un grand devoir envers les familles et enversl'Etat, maintenir l'ordre an Prytane, il ne re-culera devant aucune mesure de rigueur pour viterles carts, et les bonts de l'Empereur cesserontpour ceux qui auront eu le tort de ne pas s'en mon-trer dignes.

    Le marchal de France, ministresecrtaire d'Etat de la guerre,

    Sign : R ANDON.

    Note. Le gnral rappelle anx familles qne leslettres adresses anx lves et qui ne sont pas contre-

    CHAPITRE XXII. ROSES DIABOLIQUES.

    Brassinet ne manquait pas des principaux talents n-cessaires pour exercer le commandement sur une troupede pirates.

    11 avait l'loquence convenable l'emploi.Ds la premire nuit, autour de la barrique de tafia ,

    ses compagnons purent en juger d'aprs le discours cyni-que entreml .de jurons qu'il leur adressa, le verred'une main, le coutelas de l'autre.

    Passons le faubert sur le pass! dit-il. Je sais qu'audernier moment plus d'un enfant de la perte a eu enviede nous gner, suffit !... Soyons frre !... Je brle la cer-

    velle au premier qui fait mine de trahir!... Parts gales.Obissance absolue au capitaine !... Buvons et amusons-nous pour commencer.

    Les deux hommes que Brassinet craignait le plustaient naturellement Biflard et Requin , mais il n'igno-rait point l'art de diviser pour rgner.

    Tout d'abord, il eut soin de dmontrera Biflard que lesconnaissances pratiques du matre taient indispensablespour la navigation des lies de la Malaisie. D'un autrect , attendu que Requin ne savait pas faire le point,il lui prouva que le capitaine ne suffisant pas toujourspour les observations et les calculs astronomiques , Bi-flard devait conserver le poste de second. Ensuite , avecune astuce fort habile , il n'imposa jamais son autoritaux deux complices la fois.

    signes par les parents ne seront pas reues par lechef de rtablissement. Il en sera de mme lors-qu'elles ne seront pas affranchies. (Le Pays.)

    On lit dans le mme journal :Par une circulaire, en date do 23 dcembre der-

    nier . S. Exc. M. le ministre de l'intrieur a adressa MM. les prfets des recommandation" dont la sa-gesse et l'opportunit seront aisment comprises.Dj M. Billault , dans une autre circulaire . s'taitprononc avec nergie contre les lenteurs adminis-tratives et les critures inutiles. Les nouvelles pres-criptions de M. le ministre ordonnent aux prfetsune enqute ce sujet d'o sortira un systme desimplification uniforme.

    Ds maintenant les affaires devront recevoir uneimpulsion plus rapide par la-substitution de l'exa-men personnel l'examen par crit dans tous lescas o cela sera possible.

    En voyant frquemment au milieu d'elles, ditla circulaire , le premier magistrat du dpartement,actif , bienveillant , s'occupant sans relche de leursaffaires de leurs intrts , les populations au-ront de jour en joar poor lui plus de dfrence, plusde confiance, plus d'affection; votre force pour fairele bien en sera dooble.

    M. le ministre, de l'intrieur recommande gale-ment aux prfets la solution de ces affaires impor-tantes qui intressent souvent des populations eutires, puis il termine par la phrase suivante :

    Je recommande fortement ces indications h vo-tre zle; conduire vite et bien les affaires, faire ai-mer le gouvernement de l'Empereur, tel est ledouble devoir de tout fonctionnaire , et surtout celuides prfets.

    Une administration qui se proccupe aol3nt desintrts des citoyens et des communes dans ses ac-tes intrieurs, et qui ne sont point destins lapublicit , prouve ainsi combien elle est dvoue l'Empereur et au pays. Jules Richard.

    Pour chronique locale : P. -M -E. GODET.

    UOTEL BUDAN, A SAUMUR.PAUL DEZAUNAY. successeur.

    Cet htel, eu passant en d'autres mains, ne per-dra aucun des avantages qui l'ont toujonrs fait re-chercher. M. Dezaunay continuera do tenir un ma-gasin de comestibles, assortis et de premier choix. Le dimanche et le jeudi de chaque semaine il re-cevra de la mare.

    Il apportera tous ses soins , soit en ville, soit lacampagne, pour la disposition des dners qu'on vou-dra bien loi confier.

    Il espre que quinze annes de travail avec M.Budan contribueront inspirer au public une con-fiance qu'il s'efforcera de mriter. (9)

    La troisime livraison des GRANDES USINESDE FRANCE , par M. TURGAN , vient de paratre la Librairie-Nouvelle. Elle a pour sujet les Gobe-lins (3* partie : Teinture. Tapisseries. Tapis).

    La prochaine livraison, qui paratra le 15 jan-vier, contiendra la description du Moulin Darblay,dans lequel ont t appliqus tous les. utiles perfec-tionnements de la meunerie moderne. Une maguifi-que planche reprsentant une coupe longitudinaledu btiment lont entier, a t grave avec le plus

    Dans toutes les circonstances graves, il les runissaiten conseil , en se rservant de parler le dernier. Requinet Biflard taient-ils par hasard tous les deux d'un axisoppos au sien, il feignait de partager leur opinion etsauvait ainsi les apparences.

    Les capitaines-pirates de haute-vole n'usent gure demnagements pareils : poignard et pistolet au poing , ilsimposent leur volont despotique jusqu'au moment oleurs quipages les massacrent.

    Drassinet n'tait point de taille dominer ainsi , maisil pouvait combiner une ruse avec une tnacit touteparticulire.

    Il se mnageait toujours des moyens chappatoires :ainsi , quoiqu'il et par deux fois fait la traite mainarme sur les ctes d'Afrique , il parvint par deux fois rentrer en France sans tre inquit.

    Ah ! lui demanda Biflard , m'expliqueras-tu unpeu ce que tu nous as fait faire ? Pourquoi n'avoir pasharponne le capitaine comme le voulait Requin ? pour-quoi nous faire arracher le couronnement et jeter un tasde choses par-dessus le bord ?

    Un capitaine tombe la mer et se noie , c'est toutsimple ; mais un cadavre harponn peut tre repch ,reconnu....

    Reconnu par qui , dans ce diable de pays , Brassi-net?

    Excs de prcaution ne nuit pas. Nous venons deBatavia o le capitaine tait assez connu ; il a dj fait

    grand soin par M. Linton snr les dessins de M.Boordelin ; deux autres gravures donneront uneide exacte de l'intrieur d'un moulin vent et d'unmoulin eau , tels qu'ils taient autrefois et tellqu'ils sont encore dans une partie de la France. Leslivraisons suivantes contiendront :

    L' Imprimerie Impriale. - Les Etablissements

    Derosneet Cail. La manufacture des tabacs. La

    Manutention militaire. La Monnaie La Manu-

    facture de Svres. La Papeterie d'Essonne. Fon-

    deries , Filatures , Suvonneries . etc.

    En envoyant au Directeur de la librairie-Nou-velle, 15. boulevard des Italiens, 12 francs, soiten UD mandat, soit en timbres, on recevra franco,par la poste , en France et en Algrie , les 20 livrai-sons formant le 1er volume.

    Entre tons les Almanachs qui ont paru pour 1860,nons remarquons avec un intrt particulier lestroils suivants : l'ALMANACH PARISIEN, lan-terne magique, pices curieuses voir pour 1860;l'ALMANACH DE JEAN GUTR , rustique etguerrier; l'ALMANACH DE JEAN RAISIN , joyeuxetvinicole , et pour faire honneur ces auteurs sijustement populaires, l'diteor a dploy un luxede typographie et de gravures inusit dans ce genrede publications. C 'est vraiment un des miracles denotre poque que cette magnifique vulgarisation dela littrature, de la science, des beaux-arts et dudessin 50 centimes.

    Ces trois Almanachs sont rdigs par MM. A.D ESNOYERS . THOPHILE GAUTIER , TH. DE B ANVILLE,CflAMPFLEURY , CH. BAUDELAIRE, HlPPOLYTE CAS-TILLE. CH. MONSELET. EMILE DE LA B DOLLIRE ,G. MATHIEU, P IERRE D UPONT, L ON GOZLAN . ALE-XANDRE D UMAS, H. M ILGER , A. DE LA F IZELIRE,A. ESQUIROS , etc., et illustrs par N ADAR ,STAAL, COURBET, B ONVIN , A. GAUTIER, H ANOTAUX,L. E LAMING , L. B ALLY. CASANO , B ENASSIS , J. R-GNIER , B ELLOT, BOETZEL , etc.

    Chacun de ces Almanach forme un joli volumein 32 , de prs de 200 pages , illustr de portraits ,vignettes et gravures. Prix : 50 centimes, et parla poste , 60 centimes.

    On peut se procurer ces Almanachs chez tous lesprincipaux Libraires et Papetiers des dpartements,au prix de 50 centimes.

    Pour les recevoir directement et franco, envoyer M. E. P ICK , diteur, rue du Pont-de-Lodi , 5, Paris , 60 centimes en timbres poste, ou 1 fr. 50 Cpour les trois almanachs runis. (Affranchir.)

    NOTA. La mme librairie publiera, dans lecourant de janvier, le Grand Almanach de la FranceImpriale, illustr de prs de 100 gravures et por-traits, et leseul qui contiendra l'Histoire complte detous les vnements des douze mois de l'anne 1859.

    Cet Almanach , de 200 pages, qui dpassera cer-tainement tout ce qu'on a fait de pins beau et deplus national en ce genre, ne se vendra nanmoinsqne 50 centimes.

    BOURSB OU 6 JANVIERS p. O/o batoc &u cent. l'erme a 68J204 1/2 p. o/o sans changement. l-'erme 96 OO.

    BOUHSB DU 6 JANVIER5 p. O/O hausse 30 cent. Hernie a 68 50.4 l/J p. o/o .ans changement. Ferm H 96 00.

    P . G( >DET , propritaire - grant.

    campagne par ici. En mer, et mme sur terre , le hasardest grand. Du reste , mon but principal , en cas de mal-heur, est de pouvoir prouver que nous sommes innocentset que le capitaine voulait voler le navire l'armateur.J'ai combin ce plan-l depuis le Havre.

    Ah ! ah! ceci est drle! fit Biflard.

    Grandfort ne voulait pas s'assurer, je l'y ait poussferme pour qu'il et l'air aussi de vouloir frauder l'as-surance par un faux naufrage.

    Brassinet , n'ayant aucun motif pour cacher Biflardses ru^es compliques, les lui expliqua tout au long.

    Bah! fit l'autre, un boulet aux pieds de Grandfortaurait mieux valu que toutes tes inventions.

    Mais l'ambition secrte de Brassinet tait d'aller unjour vivre Paris du fruit de ses rapines. 11 n'et garded'en parler ; Requin ni Biflard n'taient capables d'ap-prouver cette conception , dont l'excution n'est cepen-dant pas sans exemples.

    Ajouterons-nous que Bra>sinet obit avec un cre plai-sir un mobile plus hideux que les autres ?

    Je m'y prendrai si bien que le vertueux Maurice

    Grandfort, mon ternel cauchemar, passera pour bara-teur, voleur et pirate...

    Brassinet avait misrablement raison, il proph-tisait de malheur ; les bruits les plus infmes devaientavant peu fltrir la rputation de l'infortun capitainede l' Esprit-des-Eaux.

    (La suite au prochain numro.)

  • 5 FRANCS PAR ANLa Toilette de Paris, charmant Journal de Modes paraissant deux fois par mois (2& fois dans l'anne), et

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    La Toilette de Paris n'a que deux ans d'existence, et elle compte dj six MILLE ABONNES.On peut acheter les numros, au prix de 15 centimes , chez les marchands de publications pittoresques.Pour s'abonner , envoyer un bon de poste de 5 francs M. PHILIPON fils, 20, rue Bergre.LES ABONNEMENTS NE SE FONT PAS POUR MOINS D'UN AN, ET ILS FAUTENT TOUS DU 1 ER JANVIER ou DU 1 ER JUILLET.

    Eludes de M8 BEAUREPA1RE , avou-licenci Saumur.

    Et de M" POYNOT. notaire Mon-treuil -Bellay.

    PAR LIC1TATION,

    Entre majeurs et mineurs ,

    DE

    Logements et Caves, et de

    Peigne ,

    SlILS A MONTFORT ET C1ZAY.

    L'adjudication aura friu le dimanche

    5 feiri r 1860, midi,

    En l'tude et par le ministre de M"POYNOT , notaire a Montreuil-Bellay.

    On fait savoir qu'en excution d'unjugement rendu cootradicloiremeotpar le Tribunal civil de premireinstance, de Saumur, le 7 mai 1859,enregistr ,

    Et la requte de :1 Pierre Masson , cnltivateur, de-

    meurant Montfort ;2 Franois Masson, cultivateur,

    demeurant au mme endroit ;3 Perrine Masson, pouse dment

    assiste et autorise de Pierre Auge-reau , cultivateur, demeorant Fosse-Bellay, commune deCizay, et de celui-ci pour la validit ;

    Poursuivants , ayant pour avooconstitu M 8 Charles-Thophile Beau-repaire , avou prs le Tribunal civilde Saumur, demeurant dite ville , rueCendrire , n 8 ;

    En prsence, ou eux dment appelde : 1 M m8 Marie Taille ouTaillier,veuve en premier mariage du sieurJein Masson actuellement pouse dusieur Franois Chauffeleau, cultivateur,demeurant Montfort ;

    Au nom et comme tutrice du sieurFranois Masson, et demoiselle MarieMasson, ses deux enfants mineurs,issus de son premier mariage , avec lesieur Jean Masson , ci-dessus nomm,en son vivant sabotier Montfort ;

    2 Franois Chauffeleau , ci-dessusnomm et qualifi , au nom et commeco-tuteur, avec la dame son pouse ,des mineurs ci-dessus nomms;

    Co licitants ayant poor avou M8

    Coulbault-Et encore , en prsence de M. Pierre

    Rangeard , cultivateur, demeurant Montfort , au nom et comme snbrog-tuteur ad hoc desdits mineurs Masson ;

    Il sera, le dimanche 5 fvrier 1860, midi, en l'tude et par le ministre deM8 POYNOT , notaire Montreuil-Bellay,commis cet effet, procd la ventepar adjudication et aox enchres publi-ques des immeubles ci-aprs dsigns :

    1 Un logement en cave , situ aubourg de Montfort, comprenant troiscaves se joignant , petite cour par-devant, petite enrie y attenant, com-munaut la courdoire qui y descend,et une autre cour commune danslaquelle existe un puits commnn ;caves joignant au levant Bourg etSarason , au couchant Ren Balln. Au-

    dessus du puits commun , il y a nn pe-tit jardin , contenant un are cinquantecentiares environ, qui joint au le-vant Bontemps , ou couchant et aunord Bourg, an midi Christophe Gui-bert ; swr la mise prix de.. 400 fr.

    2 Une autre grande cave,situe aussi Montfort, avecla cominunaut la courdoireqni y descend ; plus un petitjardin rgnant au dessus dede la cave contenant un areenviron ; le tout joint an le-vant le chemiu , au couchantBourg , an nord la courdoire,et au midi Ren Ballu ; surla mise prix de 300

    3 Dans le clos des Vi-gneaux , commune de Cizay,un are dix centiares de vigne,en deux petits morceaux sejoignant par un angle , joi-gnant au midi Dlogea e , aulevant un sentier, au cou-chant M. Delavau, au nordEtienne Hausse ; sur la mise prix de 30

    Total des mises prix . . 730 fr

    &adresser, pour les renseignements :

    1 A M POYNOT , notaire Mon-treuil-Bellay ;

    2 A M 8 B EAUREPAIBE , avou-pour-suivant, rue Cendrire, n 8.

    Dress Saumur, le 30 dcembre1859.

    Sign: BEAUREPAIRE,Avou-licenci.

    Enregistr a Saumur, le 31 dcem-bre 1859, f c8 Reu 1 fr. 10 c,dcime compris.(8) Sign LIRACIER.

    Elude de M 8 ARMAND SIMON, huis-sier-audiencier a Saqmur.

    VENTE MOBILIRE

    Le dimanche 8 janvier 1860 , etjours suivants s'il y a lieu , midi , ilsera procd, par le ministre deM8 PL , commissaire priseur a Sau-mur , an domicile du sieur SEVIN ,charron forgeron, mme ville , rue deBordeaux, a la vente anx enchres etan comptant . plus cinq ponr cent , dedivers meubles, objets mobiliers, unegrande quantit d'outils de forgeronet de charron, forge, fer, ferrailles,bois de travail et travaill, madriers,etc.

    On paiera comptant. (6)

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    S'adresser M* TOUCHALEAUMB ,notaire. (568)

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    Entour de murs , affi d'arbresj fruitiers, sis au Pr Boisseau , com-I mune de Saint Hilaire-Saint-Florent.

    S'adresser M. TRANCHANT , pro-pritaire, rue Courcouronne, Sau-mur. (554)

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    Situe Saumur, l'angle de la ruedu Paradis et de la rue du Temple, etconnue anciennement sons le nom dela Des e-des-Fleurs.

    S'adresser M8 DTJTERME , notaire aSaumur. (569)

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    Situe A Saumur , rue Cendrire, n 8.

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    Au rez de-chausse : vestibule, sallea manger, la suite une galerie vitredonnant sur le jardin, office, cuisine; ct de la salle manger nne grandepice a chemine, avec cabinet; sousla cuisine une cave vote , ct unepompe; gauche de la cour une cham-bre basse , pouvant servir de remisepour deux voitures.

    Au 1er tage : vestibule , salon ,chambre coucher avec cabinet de toi-lette, une autre chambre a coucher,donnant sur le jardin , avec cabinet detoilette et lieux a l'anglaise; deux an-tres chambres a coucher avec cabinetde toilette; escalier de service , man-sarde et greniers. Jardin de deuxares vingt centiares, derrire la mai-son ; lieux d'aisances ;

    Au bout du jardin, nne cave ouserre-bois avec greuier au-dessus.

    Au midi de la maison , et au bout del'alle qui la spare de celle actuelle-ment occupe par M. Lger, un serre-bois , avec greuier au dessus , et unespace de terrain o l'on pourrait faireune belle curie.

    S'adressera M. B EAUREPAIRE , avou,rue Cendrire, n 8. (524)

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    Sise place Saint-Pierre , ancienne-ment occupe par M. Cbozamy.

    S'adresser M. M ILLOCHEAU , Eu-gne, quartier des Ponts. . (561)

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    S'adresser Mme veuve LORRAIN.

    M. COURTOIS-JAGOT,

    Rue d'Orlans, 31 , l'houneur de prvenir sa clientle

    qne, loin de quitter les affaires, ainsiqu'on en a rpandu le bruit , il vientde renouveler une partie de ses mar-chandises et qu'il vendra ses papiersau plus juste prix. (541)

    AVIS. Le dpt des DRAGES DE PATS01 DE GUIMAUVE, DE JUJUBE ET DERGLISSE , reconnues si efficaces contreRHUMES , TOUX , ENROUEMENTS et IRRI-TATIONS DE POITRINE , est tabli chezM. PIE fils, marchand droguiste , ruede la Tonnelle , u 23, Saumur.

    Un JEUNE HOMME de 18 ans d-sirerait se placer comme valet dechambre.

    S'adresser au bureau du journal.

    Saumur, P.-M.-E. GODET, imp.

    Vu pour lgalisation de la signature ci- contre.

    En mairie de Saumur, le

    Certifi par l'imprimeur soussign,

    .*iot fil s feayil