TR.IBUNE LIBRE - ?· LE VOILE D'ISIS pas impassibles devant nos efforts, devant les efforts des jeunes,…

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    12-Sep-2018

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    Nouvelle srie Novembre 1905

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    Nmnro 1

    Journal d'ludes solriques, psychiques el divinatoires

    n'existe pas

    LE IIASARDDirecteur: PAPUS

    RDATEU'R EN CHEF :

    ETIENNE BELLOT n'existe pas

    ABONNEMENT UNIQUE : 3 FRANCS PAR AN

    Un numro spcimensera adress~ toute pel'-sonne qui en fera la de-mande.

    ADMINISTR,.l TlON

    Il, Quai St-l\liebel, 11

    PARIS

    N os collaborateurs gar-dent pel:sonuellement laresponsabilit morale deleuL's articles.

    Il sera rendu compte de tout livre philosophique qui nous sera adressr

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    SOMMAIRE

    A nos leetcuJ.~ PAPUSDcIaratio11.. . . . . . . . . . . . .. LA.. Rl~DACTIO~Tribune libreLa Chance ETINNE BloLLOTSitnplcs Coascils n. lluclInEL'Astrologi,e F. B.Notes et Implcssions STEPHAl'.'1JSLa l\lo,l.'t de l'Amundicw. " E. B.Ecbos ct Nouvelles.Annonces CIU1COI"nae.

    A nos LecteursA et des Revues techniques toujours

    iI),dispensables pOUl' l'tude des Scienceset des Arts occultes, il est utile d'avoir desorganes de propagande susceptibles d'ame.-ner nos ides une foule de lecteurs queles dissertations' scientifiques ne peuventencore intresser suffisamment.

    Voil pourquoi nous sommes heureuxde voir renatre ce petit organe, que nouse,royons appel un brillant avenir, tantdonn ses prcdents.

    Nous ferons nos efforts pour le rendre

    toujours attrayant et facile lire. Du reste.la Rdaction en chef a t confie notreconfrre Bellot dont le talent de vulgarisa-tion et les bautes qualits littraires sontconnus de nos lecteurs.

    La plupat'l des crivains occultistes ontbien voulu promeLLre des tudes attrayn-tes cet organe de leur Ecole et nous nedoutons pas, sous celte gide, que ce prio-dique, repris sur de nouvelles bases, n'at-.teigne bientt le tirage lev auquel il auradroit et ne soit l'objet d'un nouvel essordans les sphres de la Science occulte.

    A nos lecteurs de ratifier ou d'infirmercette espr

  • LE VOILE D'ISIS

    pas impassibles devant nos efforts, devantles efforts des jeunes, afin qu'ils les aidentde leur appui moral dans un bel lan fra.ternitaire.

    Nous essaierons d'baucher la caract-ristique d'une large philosophie qui ouvri-rait sa porte tous ceux qui pensent et quiexpriment. Pour cela, il faut apporter l'uvre commune, la synthse, despl'euves et des ides, non des hypothseschimriques. Certes~ on sera bien tonnde nous voir englober toutes les philoso-phies dans une belle intuition; on serapeut-tre surpris de voir une phalange dechercheurs, ayant des vues et des temp-raments opposs~ se rencontrer sur Je che-min vaste de la vrit. Nous appelleronsl'attention du public sur ce fait d'idologi-que volution de la pense surgissant etse faisant jour en des cerveaux ant.ipodi-ques. Il en ressort encore~ suivant nous,ce fait d'une dmonstration facile, queranti-mysticit combattant' une mysticitest la pire des mysticits, au mme titrequ'un habit retourn est encore un habit.Nous pensons, en outre, que vainementnous nous efforcerions de nous persuaderqu'il peut en tre autrement. On n'inventerien dans la philosophie des ides, onrvle; on est l'interprte plus ou moinsinspir des forces de la nature. Ds lors,

    . quoi bon prcipiter nos jugements? Ne"audrait-il pas mieux, en prsence descontroverses, ne reconnaltre les chosescomme probables plutt que comme cer-taines? On s'viterait ainsi de nombreu-ses dceptions, attendu que rien n'existequi n'est dtermin et dfini dans des con-ditions absolues.

    Il faut en prendre son parti; quiconquese runit, se relie, se religionne sans levouloir, et ds lors christianisme, socia-lisme, sotrisme, {)olutionisme~ sont tou-jours une religion, reliement contre d'au-tres religions.

    Les rveurs ne voient que dans le fondde leurs cervcaux, de leurs tempramentsplus ou moins affins. Leur cerveau estaou"mt troubl par les laborieuses mdi-

    talions les sparant desides et des causes.Les uns ne veulent rien emprunter l'in-connu, et, par leur myopisme, roulent dansl'indicible ornire de toutes les routinesconsacres; les autres ne veulent sympa-thiser qu'avec les toiles, et la ralit lesenserre dans ses forces victorieuses, bri-sant, au besoin, leurs illusions sur le roc dutangible.

    La supplantation du rve par la ralit,de l'idoltrie dvastatrice d'autres croyan-ces se posant toutes en sauveurs de l'hu-manit, est modifiable l'infini. Les cultesne se dtruisent pas, ils se modifient. Lefanatisme des uns justifie parfois le fana-tisme des autres.

    Si, pour exprimer toutes nos ides l'en-contrede ces thories, lesquelles nous con-duisent vers des croyances plus ou moinsvagues, nous nous laissions aller l'nu-mration de nos penses, o irions-nous?En pleine mtaphysique, et peut-tre enplein mystre, car nous ne comprenonsgure les questions d'ordre purement phy-sique.

    Et Dieu? Toutes les preuves de l'exis-tence de Dieu que nous donnent les philo-sophies ne tiennent gure debout, aprs desrieuses rflexions! Mais faul-il pour celase dire athe? Nous ne le pensons pas.:Faut-il croire aux forces de la nature, quiont agi et agiront avec une harmonie siadmirable ? Est-il suffisant de dire: Dieu,c'est la nature? Qu'importent les mots,nous ne sommes pas plus avancs. Enfin.devonsnous tre sceptiques ? Encoremoins qu'autre chose, car il, est certainspoints que nous ne pouvons nous refuserde croire et de constater. Comm~nt pen-ser que nous rvons? N'est-ce pas avecnotre pense que nous constatons notrerve? En rsum, la science ne sait pasencore beaucoup, cosmogoniquement, phi-losophiquement parlant. Mais elle peutapprendre. Est-il possible de savoir? Peut-tre 1 Toujours est-il qu'on n'a pas le droitde dclarer les hautes vrits inaccessibleslant qu'on n'a pas fait tout cc qui se peutfaire pour y arriver.

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  • LE VOILE D'ISIS 3

    Or, il ne faut pas se contenter de lireles quelques traits de philosophie quetout le monde a entre les mains : Si l'Eu-rope ne peut rien nous rvler, il fauts'adresser l'antique Asie. Si les sciencesouvertes ne suffisent pas, il faut plongerdans les sciences occultes, sans cependanttrop s'y attarde~, car la servituderoulinireest dc divaguer sur des ruines ou des tresvanouis.

    Ny a-t-il rien dans l'Inde. au Thibet?N'y a-t-il pas les initis? N'y a-t-il pas destudes qui peuvent amener la connais-sance parfaite de Dieu ou sa ngationformelle? Tant .qu'on ne peut rpondrescientifiquement ces questions l, on n'apas le droit de dsesprer de.savoir, pas plusqu'on n'a le droit d'tre sceptique oucroyant. Les sicles prcdents bclaientvite la solution des problmes religieux,mais aujourd'hui il faut des preuves tan-gibles pour ou contre les ides que nousexaminons.

    La vrit tant faite de nuances. nousdevons tre tour tour, mage, thosophe,adepte, symboliste, iconoclaste pour com-prendre la lettre ce que nos prcurseursont tudi depuis l'poque la plus recu-le. Nous avons la conviction que l seu-lement il y a quelque chose.

    Partant de ce principe, comment oser sedire logiquement crqyant, athe. nantiste,surpitaliste ? Sommes-nous aujourd'hui ceque nous avons t il ya seulement quel-ques annes? Et c'est bien heureux quenous nous transformions, car commentpourrions-nous voluer, nous qui sommeslis l'humanit passe el future, qui recon-naissons avoir en nous du sanglot de l'uni-vers ternel ?

    C'est pour aboutir cette juste compr-hension que les rdacteurs du Voile d'Isisharmoniseront leurs efforts, afin de pr-senter leurs rflexions dans une envergureclaire, large el lumineuse.

    On nous verra l'uvre.

    LA RDACTION

    TR.IBUNE LIBRENotre journal tant ouvert tous, nous

    ouvrons une TRIBUNE LIBRE pour ceux denos lecteurs qui nous honoreraient desrflexions courtoises que pourraient leursuggrer les articles de nos rdacteurs.

    Nous avisons, galement, les groupesd'tudes que nous serons toujours heureuxd'accueillir dans nos colonnes leurs com-munications intressant le public.

    LA CHANCE

    La chance est une synLhse capricieuseet fantasque qui nous soumet des influen-ces que nous ne connaissons pas, mais quin'en existent pas moins, Si la sciencedmontre parfois que la nature possdeun ordre de succession invariable, ellen'en demeure pas moins impuissante devantles corpuscules insaisissables des radiationset des rayonnements.

    Est-ce parce que nos connaissances bor-nes, confuses, inexprimables, nous emp-chent d'en saisir le sens prcis, d'en voir lesvariations, d'en comprendre les manifes-tations, que nous devrions nier scientifi-quement le sentiment diffus de la chance?N'est-il pas aussi absurde de repoussersans raison la mystique translumineuseque d'admettre a priori la certitude ration-nelle lumineuse?

    Pour juger par raison dmonstrative, ilfaut faire entrer en ligne de compte lesexpressions figures que couve l'ImprPlJqui, pour nous, nest ni le hasard ni la Pro-vidence, puisque la science, elle-mme,affirme que chaque fait de la pie est pr-cd par un autre fait! Cc serait doncvouloir touffer la vrit que de ne pastenir compte des phnomncs constantsqui ont une importance notoire et dont lesrsultats sont des plus surprenants.

    Entre les sacristains de la science offi-cielle, qui meltent des boulets aux piedsde leurs ides, et les mandarins du saint-office qui veulent tout subordonner leurs

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    LE VOILE D'ISIS

    Ami lecteur, qui cherches ta voie, mditebien ces conseils que chacun peut suivre,tant ils sont simples. Tu n'y trouveras pasla clef d'or du sanctuaire, mais si tu lesappliques a,rec sagacit, ils ne tarderontpas . tre pour toi un instrument de rno-vation physique et morale.

    Le matin, au moment o les forces spiri-tuelles reprennent possession consciente ducorps, tu pratiqueras une lente aspirationen contractant forlement tes muscles et tesnerfs; alors, retenant ton souffie quelquessecondes, tu exalteras ton imagination etadresseras un appel mental la Puissancede Lumire, qui se trouve en toi; puis tuexpireras lentement l'air emmagasin dans

    Et pourquoi, d'autre part, le Cosmosn'aurait pas. dans sa marche voluante,ses lois morales comme il IDaxfeste seslois physiques? Les lois de probabilitsqui nous treignent n'en subiraient pasplus d'influences draisonnables, le coupde pouce de la destine Lant loin des'mouvoir des ngations myopiques oudes affirmations errones des ternelsinvoyanls !

    Il y a mille sortes d'hallucinations, maisles hallucinations philosophiques sont lesplus hideuses, parce qu'elles permettentaux myopes crbraux de ddaigner ou dempriser cc qui est au del de leurs rayonsvisuels, en niant la cause des phnomnesqui leur chappent, et surtout en dclaranttre en possession de la Vrit, pourempcher les autres de la rechercher uti-lement.

    Devant la porte des mystres, la scienceofficielle est muette. - cc qui est sa con-damnation, Elle doit se taire, puisqu'elle nepeut encore expliquer le mystrieux- quin'est pas le surnaturel 1 - qui unit lestres et les mondes. Son excuse est danssa lourde ignorance, mais son ridicule estdans sa vaste prtention.

    ETIENNE BELLOT

    dogmes ptrifis, il ya les intrpides cher-cheurs qui veulent dchiffrer loyalementles nigmes de la destine humaine, parl'action conycrgente, illuminant, au lieude la borner, la limite entre le connu et lemystre.

    Pour nous, la chance existe. Elle a undegr reconnu d'vidence, qui n'est pasune certitude, comme le serait la prci-sion des synthses dans l~ splendeur deschoses voques; mais elle est, c'est unfait. Elle dmontre clairement la filiationmJstrieuse et les liens invisibles qui nousunissent les uns aux autres par la forceinsaisissable du sens intime ct de la raisonintuitive.

    Cette filiation est-elle due aux influencesastrales, morbides, magntiques ou psycbi-ques? Nous cherchons le savoir, maiselle est, hypothtiquement, le rsulLat pos-sible d'un ordre de choses donn, la com-binaison insaisissable de circonstances quiexpriment merveilleusement notre igno-rance sur des causes profondes, que nousne pouvons encore scientifiquement pn-trer. TaI\t que l'homme ne sera pas omnis-cient, la science ne sera pas omnisciente,et le mystre, le conjectural, les arrire-fonds intuitifs qui sont dans l'homme,seront toujours une manifeste closion deses dsirs ardents.

    Nous le disons bautement clair, la chanceexiste srement, puisque des gens en sontfortement imprgns, formant dans notremonde comme une dynastie de veinards,alors que d'autres - me suis-je nomm?- en sont dpourvus par le fait de la gui-gne, sorte de gnie malfaisant, employdans les contes moraux pour signifier ouexpliquer les contrarits successives quenous subissons en les luttes de l'existence.

    L'explication rationnelle de la chanceentranerait fatalement la chute des super-stitions qui la dnaturent.

    Concluons en disant que, si tout effet aune cause, la chance pourrait tre la foiscause et effet, puisqu'elle puise sa sourcedans la ralisation du dsir, ct que, par l'-voluon, elle devient une force agissante.

    Simples conseils

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    LE VOILE D'ISIS

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    tes poumons. Par une vive reprsentationde pense, tu examineras le plan de tajourne, trac dans ton esprit la veilleavant de t'endormir, et tu te lveras rapi-dement avec la dtermination bien netted'accomplir ce que tu auras dcid. Prendston ponge et n'hsite pas te faire desaffusions d'cau froide sur le front, la nuque,la poitrine. las reins, au bas ventre et auxpieds. Baigne-toi les yeux, rince-toi conve-nablement la bouche. Garde-toi d'omettreaucun de ces dtails de la toilette intime.Comme raction, habille toi prestement etexcute quelques mouvements d'assouplis-sement avec les bras et les jambes. Pourcollation, tu prendras, selon ton got, unesoupe lgre, du laitage ou des ufs. Tute rendras gaiement ton travaU. Aie toujours l'esprit appliqu ton ouvrage, nete laisse point distraire ni aller la rverie.Ne songe surtout jamais au pass pOUl' leregretter, et ne regarde l'avenir que pourle prparel' activement. Profite le plusavantageusement de l'heure qui s'coule etsache vivre dans un perptuel prsent. Soiscalme et maUre de toi en toutes circonstances; parle le moins possible et seulement lorsque tu le jugeras absolument utile.Ne dis jamais rien de contraire la vrit;tout mensonge est un obstacle, une forcerelle qui uvrerait contre toi. Sois aima-ble avec chacun, mais garde toujours uneparfaite dignit.

    Prends tes repas des heures rgulireset avant chacun d'eux rpte l'exercice dumatin pour la respiration, la contraction etla dtente des nerfs et des muscles. Mangepeu ou point de viande, nourris-toi sur-tout de lgumes, bois peu el autant quepossible de l'eau pure; son dfaut. destisanes rafralchissantes. N'absorbe ni caf,ni th, ni alcool. A prs chaque repas tuferas au moins une demi-heure de mal'che acclre. Le soir avant de te meUreau lit, tu proederas minutieusement tesablutions. Aussitt couch, tu te melll'asdans un tat de passivit absolue. Tu repas-seras en quelques instants dans ta mmoireles vnements de la journe ct tu consa

    creras quelques nnutes une apprciationsvre de tes actes. Tu rflchiras tonprogramme du lendemain et tu l'al'rterasdfinitivement. Tu rpteras encore unefois le premier exercice du matin, il teprocurera une dlicieuse sensation de frai-cheur. Tu concentreras tes penses et leurimprimeras une direction unique vers laPuissance de Lumire qui est le centre deton activit mentale, alors ton tre s'ab-sorbera...