Nouvelles N°1968

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Nouvelles du 15 novembre

Text of Nouvelles N°1968

  • Dessin : Urbs Source www.cgt-aquitaine.fr/tous-les-dessins.html

    Jeudi 15 novembre 2012 - N° 1968 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Prix : 0,80 euro

  • 2 • Les Nouvelles 15 novembre 2012

    A c t U A l i t é

    Votons !

    Mobilisation tPE Dans les unions locales la cgt poursuit sa campagne pour que s’expriment les salariés des très Petites Entreprises (moins de 11 salarié-e-s) Distributions de tracts et rencontres des salarié-e-s des tPE organisées par les unions locales

    Novembre Vendredi 16 : UL Mérignac et UL Pessac (Talence/Gra- dignan) Samedi 17 : affichage UL Bègles / St André de Cubzac Jeudi 22 : UL Mérignac Dimanche 25 : Foire Ste Catherine Blaye Mercredi 28 : UL Pessac (Cestas/Canejan). Vendredi 30 : UL Mérignac

    Décembre Jeudi 6 : UL Mérignac 10 : UL Mérignac Les 1, 3, 8 et 10 : permanence UL Bègles votes TPE (infos et aides aux votes)

    Écoutez voir

    On leur fait un dessin ? la bataille de l’emploi

    A l’heure de boucler cette édition, l’euromanifestation du 14 novembre à l’appel de la CES se prépare acti- vement dans plusieurs pays européens. En Gironde, salariés du pu- blic et du privé, sans em- ploi, retraités, citoyens, élus, manifestent leurs exigences et leur solidarité, pour une Europe vraiment sociale, à l’appel des organisations syndicales CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA et UNEF, rassemblées pour le dévelop- pement de l’emploi. Depuis des semaines, le mas- sacre industriel a repris de plus belle : près de 100 000 emplois industriels sont mena- cés, près de 300 000 avec les emplois induits. Des milliers d’intérimaires ont été jetés au chômage. Depuis plus de trente ans, le chômage gangrène la société française avec près de 5 millions de demandeurs d’emplois aujourd’hui. Premières victimes, les salariés de l’industrie qui subissent

    lourdement les restructurations exigées par les actionnaires et les stratégies des grands groupes, des décideurs publics. Dans ce contexte, 98 patrons du CAC 40 ont osé exiger de nouvelles baisses de charges sociales, au nom de la «compé- titivité», alors qu’ils imposent l’austérité aux salariés, avec son cortège de licenciements, de précarité généralisée, de baisse salariale et de conditions de travail dégradées. Dans la négociation sur les retra ites complémentaires ARRCO et AGIRC, le Medef revendique aussi l’abaissement des droits concernant 18 mil- lions de salariés actifs du privé et 11 millions de retraités. Refuser le diktat du Medef Jamais les richesses créées par le travail n’ont été autant détour- nées pour maintenir des taux de profits à deux chiffres au détriment des salaires, des in- vestissements, de la recherche. Depuis l’élection de François Hollande, aucune mesure coer- citive n’a été votée au Parlement pour interdire les licenciements par les entreprises qui versent des dividendes à leurs action- naires, aucune loi donnant des droits et des pouvoirs nouveaux aux salariés pour s’opposer aux stratégies patronales. Pire, en reprenant les précon- nisations du rapport Gallois, le gouvernement fait un cadeau supplémentaire de 20 milliards aux patrons, cadeau payé par une augmentation de la TVA qui va réduire encore le pouvoir d’achat des Français. Ce cadeau s’ajoute aux 172 milliards d’aides dont bénéfi- cient déjà les entreprises et les dépenses publiques baisseront

    de 10 milliards supplémen- taires en plus des 50 milliards déjà programmés. C’est le coût du capital qui tue l’emploi, et non le « coût» du travail A l’Assemblée nationale, Le groupe communiste Front de gauche, exige que, de toute urgence, ses propositions de lois soient examinées et qu’une commission d’enquête sur la politique industrielle soit mise en place. Le gouvernement doit se positionner à la hauteur des besoins et refuser le diktat du Medef  : ils sont 98 et nous, nous sommes 98% à vivre de notre travail quand 2% pillent les richesses de notre pays ! Pour une véritable politique industrielle, moderne, du- rable et planifiée L’État doit porter une vraie ambition industrielle avec de grands projets structurant des filières et revitalisant les régions : un pays qui ne produit plus de richesses ne peut plus coopérer, ni investir dans l’édu- cation, la santé et de grands services publics. La mobilisation de crédits publics, la prise de pouvoir majoritaire de l’État dans les conseils d’administration, voire la nationalisation, doivent concrétiser un vrai changement de cap. Pour le PCF, les luttes so- ciales et les combats poli- tiques peuvent faire reculer les prétentions de la droite et du patronat, imposer au gouvernement le vote de lois pour l ’emploi et la tenue en urgence des assises de l’emploi industriel.

    Propositions •  Une loi pour interdire les licenciements boursiers •  Le remboursement des aides publiques par les entre- prises qui licencient •  La taxation sur la réim- portation des productions délocalisées • La création d’un pôle public financier • La baisse de l’abattement sur le montant des dividendes perçues, • la taxation des compagnies pétrolières • Un salaire minimum à 1700€ et une augmentation générale des salaires

    Emploi Vite, de vraies solutions durables Le groupe communiste Front de Gauche exige l’examen de ses propositions de lois et des Assises de l’emploi industriel

    Evénement

    UD-cGt 33 Débat Vendredi 16 novembre, 14h à 17h, Bourse du travail, crs A. Briand, Bordeaux « Quel nouveau dé- veloppement hu- main durable pour nos territoires ? » avec la participation de Bernard thibault secrétaire général de la CGT

    En chiffres

    750 000 : c’est le nombre d’emplois industriels détruits en 10 ans Salaire annuel brut moyen (plein temps services et industrie)

    32 826 € en France 43 942 € en Allemagne En 30 ans, tandis que la masse salariale (rémunéra- tions et cotisations des salariés) était multipliée par 3,6 les dividendes étaient mul- tipliés par 20

    05 56 91 45 06 auprès de cathy

    ou mail : gironde.pcf@gmail.com

    épisode 12 sur : alternatv.pcf.fr

    www.cgt-gironde.org

  • Les Nouvelles 15 novembre 2012 • 3

    A l’heure d’une crise de civilisation suite à la crise du système capitalisme, où le vieux monde se meurt, il devient clair que les grilles de lecture de l’idéologie dominante sont périmées.

    Encore plus périmées vis-à-vis des classes populaires que l’on écarte, du salariat dont on ne comprend plus les nouvelles formes d’exploita- tion par le travail, des syndicats dont on occulte les paroles, du PCF que l’on croit disparu.

    Le PCF a reçu 400 de ses nouveaux adhérents, samedi, à son siège national, dont 6 jeunes girondins.

    Réunis le week-end dernier au siège du PCF, place du Colonel-Fabien, à Paris, ils ont donné un visage à cette nouvelle génération de com- munistes, souvent occultée.

    Un visage, mais aussi une force d’engagement et d’idées. Parmi les 6  500 adhésions réalisées ces douze derniers mois, dont ils étaient ce jour- là les représentants, on compte « des jeunes mais aussi des syndicalistes aguerris, des gens qui accompagnaient jusque-là nos idées sans s’engager dans le combat militant  », a relevé Pierre Laurent.

    Après cette initiative, qui avait quelque chose d’universel, parmi ces jeunes camarades, je me suis dit : « Qu’est-ce que ça fait du bien d’être communiste ! » On dit souvent « il faut être avec les gens », mais je dirai que nous sommes aussi ces gens, ouvrier, employé, fonctionnaire, sans travail, femme, homme, syndicaliste, associatif, jeune, vieux…

    Répondons à la question de l’engagement, cet élément déclencheur pour entrer dans une force collective, répondons à la question, qu’est-ce qu’on va faire ensemble pour que notre rêve devienne une réalité ?

    Comptons-nous, et voyons combien nous sommes qui souffrons de l’injustice. Nous tous qu’on outrage, nous sommes la foule immense, nous sommes l’océan qui peut tout engloutir. Dès que nous en aurons la conscience et la volonté, un moment suffira pour que justice se fasse.

    Une personne me disait il y a peu : « Franche- ment, à l’heure actuelle, qu’est-ce qu’il reste pour nous ?… Je crois qu’il nous reste les com- munistes. »

    Editorial

    loïc Boisson

    membre du comité exécutif du PCF 33

    c’est l’heure des brasiers, il ne faut voir que la lumière

    José Marti

    A c t U A l i t é

    Le Parti de la gauche euro- péenne (PGE) tient à expri- mer son soutien incondition- nel à cette journée d’action, à saluer particulièrement tous les salariés qui se mettent en grève pour les droits de tous les peuples européens. Pour la première fois une grève générale internationale est orga- nisée en Espagne, au Portugal, en Grèce, à Chypre et à Malte. A l'appel de la Confédération européenne des syndicats, cette journée devient une journée d'ac- tion et de solidarité européenne. Dans de nombreux pays, dont la France et la Belgique, la mobili- sation sera importante, avec des grèves secto- rielles et des manifes- tations. C'est l'Europe des tra- vailleurs qui hausse le ton face à l'offensive des marchés et des di- rigeants européens et

    nationaux contre leurs droits, leurs salaires, leurs retraites... Cette lutte coordonnée, face aux plans d'austérité et aux « mesures de compétitivité