Nouvelles N°1990

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Nouvelles N°1990 du 18 avril 2013

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  • FETEHUMA33.FR

    J-37fte de lhumanit gironde

    Jeudi 18 avril 2013 - N 1990 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Prix : 0,80 euro

  • 2 Les Nouvelles 18 avril 2013

    Le Snat examine son tour, partir du mercredi 17 avril, le projet de loi de scurisation de lemploi, transcription de lAccord National Interprofes-sionnel sign le 11 janvier par le patronat et trois syndicats. Comme leurs collgues du groupe GDR lAssemble na-tionale, les lus du groupe CRC sapprtent mener une bataille parlementaire contre cet accord quils jugent particulirement rgressif pour les salaris.

    Les snateurs communistes abor-deront lexamen du projet de loi dit de scurisation de lemploi avec la plus grande dtermination. Nous allons dcortiquer ce projet de loi et dmontrer point par point que la transposition de cet accord minoritaire constituerait une succession de reculs sociaux tous aussi graves les uns que les autres. Les syndicats majoritaires non signataires ont engag une campagne dexplication dans les entreprises qui a dbouch sur une premire grande mobilisation le 5 mars.

    Nous saisissons cette dynamique pour mettre chacun des parle-mentaires de gauche, en parti-

    culier chaque snateur socialiste, devant ses responsabilits. Com-ment pourraient-ils accepter les dispositions qui permettront dacclrer les licenciements, les rendront moins coteux pour lentreprise, qui accroitront la prcarit et la pression sur les salaris, gnraliseront la mobi-lit professionnelle force tout en rduisant leurs moyens actuels de recours la justice ?

    Rappelons aussi que le droit dentre de 35 euros mis en place en octobre 2011 pour lengage-ment des procdures en matire prudhomale na toujours pas t supprim, contrairement aux engagements du gouvernement. Valider ces dispositions, ce serait faire payer la crise aux seuls sala-ris quand, dans le mme temps, les entreprises vont recevoir du gouvernement 20 milliards deuros sans contrepartie aucune. Les snateurs communistes utili-seront leur droit damendement.

    Contrairement ce que souhaite-rait le gouvernement, une simple transposition de laccord, les par-lementaires, quel que soit le banc sur lequel ils sigent, nabdique-ront jamais leur droit inalinable

    de faire la loi et de lamender. Les snateurs du groupe Communiste Rpublicain et Citoyen ne seront pas isols. Dj la snatrice socia-liste Marie-Nolle Liennenmann a crit que cet accord tait, je cite, inacceptable. Dautres parlemen-taires socialistes ont exprim leurs rticences et leur embarras. Nous rappellerons que toute la gauche stait oppose la recodification sauvage du Code du travail par or-donnance et que lANI reprend en les aggravant encore les mesures de laccord comptitivit emploi de Nicolas Sarkozy, critiques lpoque.

    Pour rdiger les amendements que nous prsenterons, nous avons auditionn de nombreuses personnalits qualifies. Nous nous sommes appuys sur de mul-tiples travaux, dont ceux engags par Grard Filoche (membre du Bureau National du PS - NDLR) qui a dcrypt 54 reculs des droits des salaris et qui propose sur cette base plusieurs dizaines damendements.

    Laccord fait la part belle au MEDEF. Or, ce nest pas le MEDEF qui fait la loi ! Nous avons aussi travaill ,dans le cadre

    ActUAlit

    ANile combat continue au snatAprs la mobilisation des dputs du Front de Gauche, cest au tour des snateurs de poursuivre le combat

    lcole de la Rpublique sest construite pour offrir des gn-rations de filles et de garons, quel que soit leur milieu social dorigine, laccs au savoir, et pour permettre les aventures humaines et sociales de notre socit. Mais aujourdhui notre cole ne par-vient plus dpasser les ingalits sociales et territoriales. Elle a t depuis dix ans malmene par la droite coups de rvision gnrale des politiques publiques et de d-nigrement des quipes ducatives. Lcole a besoin dune rupture forte avec ces politiques librales. Cest pourquoi il faut une nou-velle ambition pour lcole, une ambition qui permette de garantir la russite de toutes et de tous.La cration des coles suprieures du professorat et de lducation, marque le retour une forma-tion professionnelle des matres. La cration de 60 000 postes devrait permettre dassurer cette formation et damliorer les rem-placements dans les territoires les plus tendus. Et il y a urgence : en Seine-Saint-Denis et ailleurs, la situation est catastrophique, tant on manque de remplaants. Cest le rsultat des suppressions aveugles de postes dcides par

    lancienne majorit.Dans votre projet, lcole mater-nelle voit ses missions revisites. Laccueil deux ans est confirm pour les zones prioritaires. Un service public du numrique ducatif est cr. Le dbat a permis denregistrer un certain nombre davances au regard du projet initial. Ma collgue Marie-George Buffet y a activement contribu. Les rseaux daides sp-cialises aux enfants en difficult sont conforts, lenseignement artistique est clairement intgr au cursus scolaire, le rectorat conserve un droit de regard sur les filires professionnelles.Toutefois, le chantier ouvert par ce projet de loi na pas t, mon avis, men son terme. Je dplore galement que nous nayons pas progress vers un vritable prrecrutement des enseignants. Certes, les emplois davenir professeur se mettent en place, mais ils relvent du droit priv. Si nous voulons durable-ment revaloriser la profession et engendrer de nouvelles vocations, il faut aller plus loin sur le statut et la rmunration.Votre projet de loi donne la prio-

    rit au premier degr ; ce souci est juste. On sait en effet que cest ce niveau-l que les difficults et les ingalits apparaissent et quil est possible dy remdier. Mais vous avez repouss les indispensables rformes traitant du secondaire, alors que nous allons prochaine-ment dbattre dun projet de loi sur lenseignement suprieur et la recherche. Je regrette que ce projet de loi ne traite pas de la refondation des contenus et des missions tout au long de la scola-rit, que nous souhaitons rendre obligatoire de trois dix-huit ans.Cela nous aurait permis de lutter plus globalement contre lorientation prcoce et dac-compagner tous les lves vers une culture commune de haut niveau qui leur permette dacqurir un haut niveau de connaissances et de comp-tences indispensables demain leur bien-tre de femme et dhomme, dans leur vie profes-sionnelle mais aussi personnelle et dans leur vie de citoyen. Nous aurions souhait une culture commune plutt quun socle commun tel que le prvoyait la loi Fillon, et qui a hlas t maintenu.

    Cela nous aurait galement per-mis de traiter de la filire profes-sionnelle autrement qu travers sa rgionalisation en parlant qualification et mtier. La ter-ritorialisation des formations professionnelles porte en germe la dnationalisation du service public de lEducation natio-nale.

    Ma dernire remarque concerne les conseils nationaux mis en place sur les programmes et lvalua-tion : jespre que vous donnerez suite votre engagement dy asso-cier les enseignants et les parents.Cest un plus et un mieux pour lcole que les lves attendent. Nayons pas peur de limmensit du chantier. Les mobilisations des enseignants et des parents doivent nous inciter franchir tous les obstacles dici au vote dfinitif en deuxime lecture. Pour atteindre cet objectif, les parlementaires du Front de gauche continueront de travailler sur ce projet de loi. Cest pourquoi, en attendant ce moment, nous nous abstiendrons. Cette abstention est un appel clair poursuivre avec audace le travail pour une cole en pleine refondation.

    Refondation de l'cole de la RpubliqueIntervention de Franois Asensi lassemble nationale

    dun atelier lgislatif, avec les salaris en lutte, avec des juristes, une proposition de loi qui permettrait de vraiment de scu-riser lemploi et de combattre les licenciements boursiers (dont une

    premire mouture avait t vote au Snat par le groupe socialiste). Avec lANI, les salaris de PSA, Goodyear, Mittal, Molex, Petro-plus, Renault seraient encore plus dmunis dans leurs luttes !

    Rythmes scolaires 2013 ou 2014 ?Au niveau national envi ron 20 % des communes disposant d'cole primaires vont mettre en place la r-forme des rythmes sco-laires en 2013 67,1 % des communes ont opt pour une mise en oeuvre la rentre scolaire 2014. Dans le dpartement de la Gironde, 16,4% des communes (31 500 lves sont concerns, soit 24,2% de la popu-lation scolaire du 1er degr).

  • Les Nouvelles 18 avril 2013 3

    Editorial

    claude MellierPrsidente de lADECR 33

    Runi en urgence le 13 avril, le conseil national du PCF appelle prparer les rasemblements du 1er Mai et du 5 Mai en orga-nisant partout des assembles citoyennes et propose des des initiatives pour sortir de cette crise.Prenant la mesure de laccentua-tion de la crise politique dans toutes ses dimensions, crise qui risque de durer, le Conseil natio-nal sengage dans une dmarche porteuse dune dynamique de changement de politique.Pour le PCF, le cur de cette crise, cest la domination orga-nise de la finance sur toutes les activits de la socit : le sys-tme conomique, institutionnel, et cest le dessaisissement des citoyens, des salaris sur tous les grands choix qui engage leur vie et le pays.Aussi, il dcide dengager toutes ses forces et son nergie pour concourir :- A la mise en mouvement et au rassemblement de toutes les force, des citoyens, citoyennes qui ont voulu le changement au printemps dernier sous toutes les formes possibles, partout en France pour exiger den finir avec la politique austritaire mene par le gouvernement, pousse par le Medef, la Commission euro-penne et les marchs financiers ;

    - A la construction dun nouveau contrat politique pour une poli-tique de gauche rpondant aux exigences populaires et pour sortir de la crise.Pour cela, le Conseil national appelle les communistes :- A tenir partout des rencontres publiques, des assembles ci-toyennes, pour dbattre des pro-positions concrtes pour lutter